jeudi 8 mai 2014
Pense-bête
- La dépression nerveuse des égoïstes.
- Mon idéal humain : le communiste allemand.
- November Rain, de Guns N'Roses, et Jenny From the Block, deJennifer Lopez : les deux plus beaux clips musicaux du monde.
- La rue Alfred-de-Musset, à Malakoff, est la raison pour laquelle il ne faut pas avoir sa rue.
- Pourquoi n'y a-t-il pas de cimetières privés, comme les plages ?
- Le jour où je n'ai plus pu lire sans lunettes mon poids sur la balance.
- Le Christ, comme Al Capone, tombé pour fraude fiscale.
- Quand on se masturbe, on n'a pas à dire à la fille de s'en aller après.
- L'aigrivain.
- Une femme hésite entre deux hommes dont chacun lui vante les qualités de l'autre (nouvelle).
- J'en ai marre de la feuille de salade autour du nem.
- Si tu n'as pas eu peur pendant une journée, c'est que tu l'as gâchée.
- Le mystère physique de la mère de famille nombreuse.
- Lopez sauve le prénom Jennifer.
- L'interactivité est dégueulasse.
- Ses ronflements ne gênaient pas le chat.
- Pourquoi toutes les chanteuses indiennes ont-elles la même voix ?
- Le vaconsier.
- Le seul homme heureux est celui qui ne veut plus vivre.
- La mort est une toute petite chose à l'intérieur de moi.
- Amaigri à 60 ans : maîtresse ou cancer.
- Un vieux gay compte ses trois mille amants pour s'endormir (nouvelle).
- Le SDF, dans le bus : le seul qui drague.
- Kluaymaïpa ★★★,
Le Lotus ★★, La Gazelle ★,
La Rotonde ★★, La Closerie des Lilas ★★, Lipp ★,
Le Pré vert ★, Le Dôme ★★,
La Cagouille ★★, Chez Fatou (22, rue Rouget- de-Lisle, Montreuil) ★★★.
- Le gastronome n'avait d'érection que pour les serveuses de restaurant (nouvelle).
François Hollande, l'homme qui rêvait la réforme
Malgré tout ce qu'il affirme, François Hollande est bel et bien un homme du passé : incapable d'affronter le réel, il se contente de rêver le changement.
François Hollande gouverne la France depuis deux ans aujourd'hui. L'anniversaire de son accession au pouvoir est vécu dans une indifférence totale par le pays. La presse ne l'évoque qu'avec discrétion, quand elle ne dresse pas un bilan sévère de l'action du président, dont la popularité est au plus bas dans l'opinion. Cet échec, chaque jour en apporte la démonstration. Il tient à des raisons multiples et que l'on ne cesse de décliner : une politique illisible, des engagements non tenus, une communication déficiente, un défaut d'autorité à la fois sur le gouvernement et sur la majorité, etc. Mais qu'y a-t-il à la source du mal, qui explique cette incroyable incapacité à gouverner, même si l'on prend en compte à la fois les efforts déployés et les obstacles contextuels indépendants de cette bonne volonté ?
Le motif profond de cet échec nous semble essentiellement tenir au refus de François Hollande non pas de reconnaître la réalité du monde, mais de s'y adapter. Ce n'est pas qu'il la nie, certaines de ses analyses et certains de ses engagements le prouvent, fussent-ils idéologiquement contestables. Mais c'est qu'il a peur de l'affronter. Il pallie ce manque de courage par le recours au rêve, un rêve dont il devient dupe. Il rêve la réforme, il rêve le changement, celui de la société, celui du destin de la France, et ce rêve le tient quitte d'agir. Il se donne l'illusion de la puissance en développant une idée de la France hors de proportion avec les moyens dont celle-ci dispose dans sa situation actuelle. Il a communiqué cette illusion au pays en lui promettant la lune, en lui proposant un programme extravagant dont la réalité a tôt fait de révéler la vanité.
Un symbole d'immobilisme
Son crime est d'avoir proclamé en 2012 : "Je dirai toujours la vérité. Je n'abuserai pas le peuple avec des promesses illusoires, avec des projets de dépense dont nous n'avons pas le premier euro." Il savait donc que la France n'avait pas le premier euro. N'est-ce pas là abuser de la confiance de ceux qui l'ont porté au pouvoir ? C'est ce mensonge, dévoilé par les faits, qui est à l'origine de son discrédit. Un péché originel qui le condamne à jamais dans l'esprit public.
Naguère, en 2008, Manuel Valls recommandait à la gauche d'épouser son temps "pour ne pas passer à côté du réel et être capable d'agir". Visait-il Hollande ? Parmi d'autres, à l'évidence. Hollande, apparatchik de profession, vieilli à la tête d'un vieux parti, héritier d'un long passé pétrifié, étranger à la vérité et au mouvement de la vraie vie, n'est-il pas le symbole du conservatisme et de l'immobilisme, à charge pour la nostalgie de la réforme - voire de la révolution - de donner le change ?
La coquetterie de l'histoire veut que ce même Valls, apôtre de l'aggiornamento, soit appelé par ce résidu de l'histoire du socialisme à partager le pouvoir avec lui. Valls chargé d'assumer le rêve que ce dernier avait la prétention et n'a pas eu l'audace de réaliser ! Peut-on imaginer pire humiliation pour François Hollande ? Pire sanction, après la récente déroute électorale ? C'est cela, le bilan.
Arnaud Montebourg, c'est quoi, son problème ?
Il traite de menteur le P-DG d'Alstom, insulte la famille Peugeot, menace d'un contrôle fiscal le repreneur de SFR. Cet homme est manifestement trop nerveux...
On serait curieux de savoir à qui Arnaud Montebourg s'identifiait quand il étudiait l'histoire de France au lycée Stephen-Liégeard de Brochon (Côte-d'Or) : à Robespierre ou à Fouquier-Tinville ? Puis, plus tard, à Paris, pendant ses études de droit au Panthéon ou à Sciences Po rue Saint-Guillaume : à Che Guevara ou à Castro ?
Ce que l'on sait en revanche, c'est qu'il a toujours voulu régenter tout le monde.
Son père est fonctionnaire des impôts, ce qui peut être lourd à porter quand on veut devenir président de la République. Mais cela aide à comprendre sa propension à rudoyer et à menacer Patrick Drahi, le P-DG de Numericable et repreneur de SFR. Montebourg, qui préférait la solution Bouygues, avait réagi comme un coq blessé : "Il va falloir que monsieur Drahi rapatrie l'ensemble de ses possessions et biens à Paris, en France. Nous aurons des questions fiscales à lui poser." Pour le ministre du "redressement productif" - est-ce lui qui a trouvé ce titre pédant et pompeux ? -, cela semble naturel de vouloir imposer un "redressement" fiscal à cet honorable citoyen français pour la seule raison qu'il dirige de Suisse ses affaires internationales, à moins que ce ne soit pour un crime de lèse-majesté ?
Sur le même sujet, lire aussi "SFR-Numericable : la première défaite d'Arnaud Montebourg à Bercy"
Arnaud Montebourg réussit donc Sciences Po Paris, mais pour un homme de sa qualité et de son envergure qui veut devenir président, il doit épingler l'Ena sur son CV. Hélas, trois fois hélas, il est recalé à l'examen d'entrée. On n'ose imaginer la tragédie et les affreuses conséquences sur le caractère du jeune Rastignac de la Côte-d'Or qui devient finalement avocat, à défaut de pouvoir entrer dans la noblesse d'État comme haut fonctionnaire entretenu à vie par les contribuables.
Tonitruant
Le 31 mai 1997, il réussit à se faire élire député PS de Saône-et-Loire au second tour. La veille, comme peut-être pour exorciser ses démons, il a épousé en grande pompe, dans une abbaye cistercienne, la fille du comte Antoine de Labriffe et de la comtesse née Anne de Lacretelle. Un grand mariage aristocratique. Le couple se séparera officiellement treize ans plus tard. On connaît la suite. Quand on veut devenir président, on doit sortir avec de jolies journalistes (Audrey Pulvar) et de jolies comédiennes (Elsa Zylberstein). Les présidents de France ont toujours aimé les jolies journalistes (Valérie Trierweiler) et les jolies comédiennes (Julie Gayet), ce qui, en dehors de toute autre considération, est en France plutôt un signe de bonne santé.
L'avocat Montebourg qui tonitruait dans les prétoires, devenu député, tonitrue à l'Assemblée. Violemment opposé au cumul des mandats, il finit par se laisser convaincre par ses amis et, se reniant, par faire comme tout le monde en devenant président du conseil général de Saône-et-Loire. Devenu ministre en charge de l'Industrie alors qu'il ne connaît rien à l'économie ni à l'industrie et qu'il n'a pas la moindre expérience de l'entreprise, encore moins des multinationales, il bataille comme un soudardavec l'entrepreneur américain Maurice Taylor, P-DG de Titan, qui proposait de reprendre l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, et avec lequel il échange des noms d'oiseaux et des courriers comminatoires, essayant, en plus, de le faire passer pour un cow-boy dangereux et un primate inculte. Il devient comme un forcené quand Peugeot annonce la fermeture de son usine d'Aulnay et encore plus quand les syndicalistes extrémistes représentant les employés au comité de direction de Peugeot font connaître le montant de la "retraite chapeau" du P-DG, Philippe Varin.
Dégâts
La France est un curieux pays : l'extrême gauche a le droit de siéger dans les instances de direction des grandes entreprises et connaît les rémunérations des dirigeants. Essayez donc de savoir combien gagnent vraiment les dirigeants syndicaux qui n'ont de comptes à rendre à personne !
Notre ministre du "redressement" devient très "productif" en déclarations intempestives, en coups de gueule improvisés, en colères théâtrales, pourvu que ce soit devant des micros et des caméras. Nous avons enfin une vraie star au gouvernement. Encore heureux qu'il ait raté l'Ena où on lui aurait sans doute appris à modérer ses humeurs belliqueuses et ses coups de menton péremptoires, sinon son classement final en aurait pris un coup !
Lire aussi "Montebourg, ministre des clashes"
Ensuite, c'est comme dans les séries de bandes dessinées : "Montebourg/Astérix chez Goodyear", "Montebourg/Astérix chez Peugeot", et maintenant "Montebourg/Astérix chez Alstom". Notre héros tombe Abraracourcix sur le P-DG d'Alstom, Patrick Kron, qui n'a pas, selon lui, "le civisme élémentaire d'avertir le gouvernement" de ses discussions secrètes entamées avec General Electric. Il aurait fallu aussi "avertir" la CGT peut-être ?
On apprend le 5 mai que le ministre trublion, devenu ministre de l'Économie ET du toujours fameux "redressement productif", a décidé comme un grand de rejeter "en l'état" l'offre de reprise de la branche énergie d'Alstom par General Electric. Comme si c'était à lui de décider du sort de deux entreprises privées, de niveau mondial, dont l'intérêt de se rapprocher paraît évident à tout le monde sauf à Montebourg/Astérix, qui éprouve un malin plaisir à faire du bruit avec sa bouche et du vent avec ses oreilles, quels que puissent être les dégâts qu'il occasionne et que l'on commence d'ailleurs à constater avec les départs annoncés des sièges sociaux, en Suisse et aux Pays-Bas, de Lafarge et Publicis qui vont quitter la France prochainement sans intention d'y revenir. D'autres vont immanquablement suivre. Le terrain de jeu des multinationales couvre le vaste monde et les présidents du CAC 40 aiment bien les clowns, mais uniquement avec leurs petits-enfants, pendant les vacances, au cirque
IL NE FAUT PAS OUBLIER QUE CET HOMME EST UN RATÉ.
IL A RATÉ L'ENA, DONC...PLUS NUL TU MEURS.
L’autre exception française… fiscale, celle-là
Cette année, la récolte a été très mauvaise, alors il faut payer le double… C’est normal ! Les pauvres, c’est fait pour être très pauvres et les riches, très riches, s’exclamait don Salluste, avec toute sa mauvaise foi, dans la Folie des grandeurs. C’est la constatation que l’on pourrait tirer de la nouvelle édition du rapport de l’OCDE consacré aux hauts revenus dans le monde.
« Depuis trente ans, la part des personnes considérées comme les plus riches dans le total des revenus avant impôts a progressé de manière significative dans la plupart des pays de l’OCDE,constate l’organisation. La hausse a été particulièrement spectaculaire aux États-Unis, où cette proportion a plus que doublé depuis 1980 ; elle capte 20 % du revenu brut en 2012. » L’OCDE remarque que la progression de cette population est plus importante dans les pays anglophones qu’ailleurs. Elle s’observe même dans les pays jugés traditionnellement les plus équitables dans la distribution des revenus, comme la Finlande, la Norvège et la Suède : cette population y a bondi de 70 % en vingt ans.
L’OCDE explique ce phénomène par les réformes fiscales conduites. Elles se sont traduites par la baisse des tranches marginales de l’impôt sur le revenu, tombées en trente ans d’une moyenne de 66 % à 43 %. Autres réductions fiscales, celles de l’impôt sur les sociétés, passé de 47 à 25 % en moyenne, de l’impôt sur les dividendes au titre des bénéfices d’origine nationale, quasi divisé par deux depuis 1981, s’établissant à 42 %. Enfin, certains pays ont supprimé l’impôt sur la fortune, considéré comme « une double, voire une triple taxation », quand d’autres ont réduit les frais de succession.
Et en France ? La part des plus riches n’a pas évolué en trente ans, elle représente toujours environ 78 % du revenu brut total… Sûrement parce que notre pays fait, une fois encore, figure d’exception, non pas culturelle… mais fiscale. Il se place parmi les trois premiers de l’OCDE où l’imposition générale rapportée au PIB est la plus élevée. Or, « il est souvent admis que des taux d’imposition marginaux trop élevés ont pour conséquence une croissance économique moindre ». Un rapport à méditer à Matignon et à Bercy !
Moi président déchu…
Deux ans après l’anaphore de François Hollande, il ne reste rien de toutes les promesses prononcées ce jour-là. Sinon un monarque abandonné par tous.
Moi président, j’avais déclaré que je ne serai pas le chef de la majorité et que je ne recevrai pas les parlementaires à l’Élysée. Bien sûr, je n’ai pas respecté cet engagement et je n’ai jamais pensé ce que je disais. C’est pour cela qu’après avoir nommé l’incapable Harlem Désir, Rue de Solferino, je viens de demander au trotskiste Jean-Christophe Cambadélis de reprendre en main le Parti socialiste.
Moi président, je n’ai pas traité mon premier ministre de collaborateur. Mais j’en ai fait le personnage le plus inutile de la République. J’ai saboté sa réforme de la fiscalité afin de l’affaiblir. Enfin, je l’ai sacrifié en quelques heures après les élections municipales.
Moi président, j’ai mis en place un “cabinet noir” destiné à déstabiliser mon prédécesseur. Ce qui a notamment permis au Conseil constitutionnel d’invalider le compte de campagne de Nicolas Sarkozy.
Moi président, je n’ai rien fait pour que la justice fonctionne de manière indépendante. Bien au contraire, ma garde des Sceaux a publié une directive afin que les parquets lui fassent remonter les dossiers les plus sensibles. Surtout, elle a joué un rôle déterminant, tout en le niant, dans les écoutes téléphoniques de mon prédécesseur.
Moi président, je n’ai pas eu à nommer des directeurs de chaîne de télévision. Je me suis contenté de mettre à la tête du CSA mon ami Olivier Schrameck, ancien directeur du cabinet de Lionel Jospin. Et puis j’ai offert la Caisse des dépôts sur un plateau à mon ex-secrétaire général de l’Élysée, Pierre-René Lemas. J’ai promu Dominique Voynet à l’Inspection générale des affaires sociales. Et j’ai demandé que l’État efface les 4 millions d’euros de dettes sociales du journal l’Humanité.
Moi président, j’avais fait la promesse que mon comportement serait en chaque instant exemplaire. Au moment où je prononçais cette phrase, je comptais bien installer ma compagne, Valérie Trierweiler, à l’Élysée. Mais j’entretenais déjà une relation avec Mme Julie Gayet. J’ai transformé le palais présidentiel en théâtre de boulevard. J’ai abîmé la République. Et, sans aucun scrupule, j’ai fait nommer la mère de mes enfants au poste de ministre de l’Écologie.
Moi président, non seulement je n’ai pas réformé le statut pénal du chef de l’État. Mais j’ai fait en sorte que toutes les procédures me visant soient étouffées.
Moi président, j’avais promis que mon gouvernement compterait autant de femmes que d’hommes. Cette parité, j’ai chargé Najat Vallaud-Belkacem de la mettre en place là où elle n’était pas nécessaire. En revanche j’ai mis un point d’honneur à l’enlever là où elle a toute sa place, dans le couple, en instaurant le mariage homosexuel.
Moi président, j’avais promis d’établir un code de déontologie pour les ministres. Ce que je n’ai pas fait. Si bien que mon ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a été contraint de démissionner. Comme mon plus proche conseiller politique, Aquilino Morelle. Et je ne parle pas de Christiane Taubira, qui se retrouve juge et partie dans une affaire destinée à salir mon prédécesseur.
Moi président, j’avais promis que j’instaurerai le non-cumul des mandats. Mais j’ai fait en sorte qu’il n’entre en vigueur qu’en 2017, quand je ne serai plus là. J’avais aussi parlé d’un acte de décentralisation. Bien sûr, j’ai oublié cet engagement et maintenant que Manuel Valls a annoncé une division par deux des régions et une suppression des conseils généraux, mes promesses sont toutes lettre morte.
Moi président, j’ai piétiné allègrement les engagements conclus entre partenaires sociaux en laissant transposer en termes législatifs un accord paritaire totalement dénaturé par les parlementaires socialistes.
Moi président, j’ai heureusement vite oublié ma promesse d’instaurer le scrutin proportionnel dès 2017, de même que le droit de vote des étrangers. Et ce n’est pas au moment où je n’ai plus de majorité à l’Assemblée que je vais chercher à en construire une plus large encore au Congrès.
Moi président, j’avais promis que j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue, et que j’aurai toujours le souci de la proximité avec les Français. Deux ans après mon élection, il ne reste rien de cet engagement. Je fuis désormais les Français, qui, même sur les terres de Jaurès m’insultent et me sifflent. Je ne cherche plus à voir loin. Je suis juste en survie politique. L’Élysée est devenu un théâtre d’ombres où chacun fait semblant d’exercer un rôle. Je ne suis plus qu’un monarque sans couronne, sans objet et sans sujets. Sinon des sujets de mécontentements.
Moi président, j’ai enfin réalisé à quel point Bonaparte, alors Premier consul, avait raison lorsqu’il déclarait : « Le seul crime en politique consiste à avoir des ambitions plus hautes que ses capacités. »
Philippe Bouvard : de droite et sans complexe !
Disciple d’Alphonse Allais et de Tristan Bernard, octogénaire mais juvénile, il ne prend rien au sérieux, pas même la mort, à laquelle il consacre son nouveau livre.
C’est dans sa maison parisienne, entre cour et jardin, que Philippe Bouvard, que l’on s’imagine, à tort, plus amateur de bitume que de verdure, nous fait la grâce de nous recevoir. L’animateur pour encore quelques semaines des Grosses Têtes reconnaît deux autres passions majeures : la lecture et l’écriture. En témoigne son bureau-bibliothèque, très semblable à celui de son ami, le regretté Jean Dutourd, où quelque 20 000 livres soigneusement reliés, parmi lesquels nombre d’éditions rares et les classiques de la littérature du XIXe siècle, attendent son bon plaisir sur les rayonnages d’une bibliothèque d’acajou digne d’un club londonien.
Dans cette cellule nullement monastique, où “tout est luxe, calme et volupté”, Philippe Bouvard a composé son dernier livre au titre aussi long, mais beaucoup plus drôle, qu’une épitaphe du Grand Siècle : Les morts seraient moins tristes s’ils savaient qu’ils pourront encore se tenir les côtes en regardant les vivants. À 84 ans, il est vrai, penser à sa fin future n’est pas forcément une preuve de pessimisme. Avec la camarde, notre humoriste a décidé d’entretenir des relations distantes mais sereines, après s’être aperçu qu’il pouvait « faire du blé avec la Grande Faucheuse ». Avec déjà 40 000 exemplaires vendus après son apparition dans Vivement dimanche, l’émission de Michel Drucker, son livre est en tête des ouvrages les plus vendus sur Amazon, et dépassera les deux autres titres de sa trilogie.
Un succès qu’il fêtera autour d’une bonne table, car cet épicurien ne cache pas un goût persistant pour les nourritures terrestres : « La table demeure un de mes derniers plaisirs et ne m’emmène plus obligatoirement au lit avec les dames que je convie ! » Colette, son épouse depuis plus de soixante ans — et la mère de leurs deux filles —, ne s’offusque plus, depuis longtemps, de ses saillies !
S’il se penche sur son passé, Philippe Bouvard ne s’écriera pas, comme Napoléon : « Quel roman que ma vie ! », mais il ne pourra s’empêcher de reconnaître, modestement, qu’il a parcouru du chemin depuis sa naissance à Coulommiers, en 1929, d’un père tailleur et d’une mère opticienne. Après des études nonchalantes et un bref passage à l’École supérieure de journalisme, il fit ses classes au Figaro, en 1953, comme coursier au service photo. Rien qui n’annonce la fulgurante carrière qui l’a mené de la rubrique parisienne du Figaro à la direction de la rédaction de France-Soir, de la création du Théâtre de Bouvard, pépinière d’humoristes, de Mimie Mathy aux Inconnus, à l’émission des Grosses Têtes, que sa verve et sa causticité firent l’un des plus grands succès de la radio. Bavard impénitent, il avoue avoir choisi ce métier « pour parler des autres » : « Mais j’ai surtout parlé de moi ! »
La page est presque tournée, non sans une pointe de nostalgie, mais Philippe Bouvard n’a rien d’un ancien combattant et son appétit de vie et de travail l’a vite relancé. Récemment, le rédacteur en chef de Nice Matinreçut un appel qui le laissa estomaqué : « Bonjour. Je suis un vieux journaliste : Philippe Bouvard, et je souhaiterais travailler pour vous. » Depuis, Philippe Bouvard se partage entre Paris et la Côte d’Azur, trouve le moyen de dormir huit à neuf heures par nuit, de faire une sieste et de gérer l’ensemble de ses occupations. L’âge de la retraite, ambition de tout fonctionnaire socialiste, est loin d’avoir sonné pour ce libéral assumé qui proclame sans complexes : « On m’a posé à droite et j’y suis resté ! »
La “sanctionnite” américaine gêne l’Europe
Les États-Unis font pression sur l’Europe pour appliquer de nouvelles sanctions contre la Russie, jugée responsable de la situation en Ukraine. Ils soutiennent Kiev et durcissent leur position face à Moscou : « Il est important que nous prenions de nouvelles mesures pour faire comprendre à la Russie que la déstabilisation doit cesser », prévient Barack Obama. « Nous allons accroître la pression sur les proches de Vladimir Poutine, les sociétés qu’ils dirigent et l’industrie de la défense », annonce son conseiller adjoint à la sécurité.
D’accord sur le constat, l’Europe résiste à ces pressions américaines. Elle estime que de nouvelles sanctions n’infléchiront pas Vladimir Poutine, qui a fait de la restauration de la puissance russe par le regroupement de l’ancien espace soviétique le coeur stratégique de sa politique. L’Union européenne cherche donc la désescalade, quitte à faire une croix sur la Crimée. La seule “ligne rouge” est désormais l’invasion militaire russe. Poutine la franchira-t-il ?
Les intérêts de l’Europe et de l’Amérique ne sont pas les mêmes. Le combat des Américains contre la Russie n’est pas celui des Européens. Les États-Unis sont loin du foyer de tension russo-ukrainien, alors qu’il est aux portes de l’Europe. L’Amérique échange peu avec la Russie — à peine 1 % de son commerce extérieur, 40 milliards de dollars, contre 460 milliards pour l’Union. L’Amérique se moque de l’énergie russe, 18 pays européens dépendent à plus de 50 % du gaz livré par Moscou (notre carte, ci-dessus).
La “sanctionnite” d’Obama est sans risque pour l’Amérique. Pas pour l’Europe. Elle refuse de frapper l’ensemble de l’économie russe et plaide en faveur de sanctions individuelles. Dans ce débat, la France est directement concernée par son énorme contrat d’armement (1,2 milliard d’euros) signé avec Moscou en 2011. Il prévoit la construction de deux bâtiments destinés à la marine russe. Le Vladivostok, déjà mis à l’eau, doit être livré à la fin de l’année. Le Sébastopol le sera en 2015. La France a intérêt à sécuriser ce contrat. S’il n’était pas exécuté, la Russie exigerait de lourdes pénalités. La réputation de la France en souffrirait. Tout cela est, bien sûr, le cadet des soucis des Américains.
L’effet toboggan
Sauf retournement improbable, une mécanique implacable se met en place pour pousser le président vers la sortie.
En politique, rien n’est désespéré tant qu’on garde sa liberté de mouvement. Or, François Hollande est bien près de perdre la sienne puisque, comme nous le montrons cette semaine ; deux ans à l’Élysée ont suffi à lui faire perdre le soutien du noyau dur de son électorat.
Une à une, toutes les fenêtres de tir se sont refermées devant lui : le retour de la croissance qu’il a trop promise pour qu’on puisse encore le croire, et surtout qu’on l’impute à sa politique le jour où elle s’annoncera ; l’espoir de remobiliser ses troupes par une fuite en avant dans le “sociétal” que personne ne lui réclamait à l’exception d’une minorité qui le tient désormais en otage ; et maintenant la possibilité d’une dissolution réussie. Autrement dit, permettant à la gauche de transférer à la droite la responsabilité des ré formes et l’impopularité qui va avec.
Risqué, le calcul serait jouable si l’impopularité en question portait seulement sur la politique et non pas aussi sur celui qui l’incarne. Qui sait si, à la suite d’une victoire de la droite aux législatives, celle-ci ne descendrait pas dans la rue pour réclamer la démission du président ? Cette épreuve de force, ni Mitterrand ni Chirac n’eurent à la subir parce qu’ils régnaient sans partage sur leur camp… Ce n’est plus le cas de François Hollande, qui a nommé à Matignon davantage qu’un rival, un substitut que le PS pourrait bien lui préférer en 2017. Autant dire que le président n’a peut-être pas mangé tout son pain noir pour les trois ans qui lui restent à l’Élysée !
mercredi 7 mai 2014
L'Europe se choisit une “taxe Tobin déshabillée”
“Il y aura donc bien une taxe Tobin, ce prélèvement controversé sur les opérations financières”, écrit De Morgen. A quelques jours des élections européennes, les ministres des Finances de dix pays (Belgique, France, Allemagne, Autriche, Italie, Portugal, Espagne, Slovaquie, Grèce et Estonie) ont approuvé le 6 mai un dispositif qui doit entrer en vigueur en janvier 2016.“Une grande partie des transactions ne visent qu'à profiter des taux de change pour faire un profit”, explique le journal. Le but de cette taxe est donc – outre de faire entrer des recettes fiscales – de freiner la spéculation, source d'instabilité. La proposition originelle de la Commission aurait rapporté entre 30 et 35 milliards d'euros. “Mais puisque c'est dans une version très amoindrie que cette taxe sera mise en place, elle ne rapportera qu'une toute petite partie de ce montant.”
Ordinateur quantique : il pourrait tout changer à notre monde mais de quoi s’agit-il vraiment ?
L'ordinateur quantique, au travers de la physique quantique, devrait permettre de repousser les limites des mathématiques classiques.
Après l'avènement de l'ordinateur classique tel qu'on le connait aujourd'hui, on assiste également à l'avènement d'ordinateurs quantiques. Fondamentalement, quelle est la différence entre un ordinateur classique et un ordinateur quantique ? Concrètement, comment définir un ordinateur quantique ?
Charles Corge : Le concept d’ordinateur quantique répond au souci de contourner la loi empirique de Moore selon laquelle doubler le nombre de puces par unité de volume permet de doubler la puissance de calcul, car l’industrie électronique ne saurait procéder indéfiniment à ce doublement sans se heurter aux effets quantiques qui ne peuvent que se manifester à partir d’un certain degré de miniaturisation. D’où l’idée de définir un modèle de calcul quantique fondé sur les lois de la mécanique quantique. L’unité d’information la plus élémentaire que l’on puisse traiter sur un ordinateur classique est le bit qui ne peut prendre que l’une ou l’autre des deux valeurs 0 ou 1 ; il pourrait correspondre, par exemple, à la présence ou à l’absence d’une charge dans un condensateur. En calcul quantique, on définit par analogie une unité d’information élémentaire que l’on appelle bit quantique ou qubit (abréviation de l’anglais quantum bit). Comme le bit, le qubit peut se trouver dans l’un ou l’autre de deux états, mais il est de nature différente car c’est un vecteur unitaire dans un espace vectoriel complexe de Hilbert de dimension deux. Un qubit peut, par exemple, être représenté par deux états d’énergie d’un électron atomique, l’état de plus basse énergie dit état fondamental peut jouer le rôle de 0, que l’on note |0>, tandis que celui du 1 correspond à un état d’énergie supérieure, noté |1>. Cela dit, tout qubit |φ> s’écrit sous la forme |φ> = α|0> + β|1>, avec |α|2 + |β|2 = 1. Pour manipuler cette information les physiciens envoient sur l’atome des impulsions lumineuses de fréquence, durée et amplitude adéquates, ce qui a pour effet d’imprimer au qubit une rotation dans l’espace de Hilbert.
Quelles sont les capacités dont dispose un ordinateur quantique ? A quoi sert cette nouvelle technologie, concrètement ?
L’espace de Hilbert est exponentiellement vaste. Il n’y a donc que l’ordinateur quantique qui permette de réaliser une simulation exacte d’un système quantique car il en est un lui-même. Comme le qubit est une superposition des deux états |0> et |1>, cela signifie que le processeur quantique peut effectuer deux calculs simultanément. Peter Shor tira profit de ce parallélisme pour élaborer un algorithme capable de réaliser la factorisation de grands nombres entiers en un temps polynomial, ce que ne saurait faire un algorithme classique. Il est un autre algorithme quantique supérieur à tout classique en termes de rapidité. C’est celui élaboré par Lov Grover pour la recherche d’une entrée dans une base de données non structurée. Sur un autre plan, la mécanique quantique nous révèle la faculté pour une paire de particules aussi éloignées l’une de l’autre qu’on le puisse imaginer de ne constituer qu’une entité indissociable. C’est le phénomène d’intrication, lequel permet en téléportation quan-tique de déceler toute écoute frauduleuse de l’information transmise.
Dans quelle mesure un ordinateur quantique représente-t-il une avancée particulière dans le monde de la science ? Que pourrait-il changer à notre monde, comme l'a fait l'avènement de l'ordinateur ?
En permettant la construction de nouvelles portes logiques, la mécanique quantique rend possibles de nouveaux algorithmes. Par ailleurs, les ordinateurs quantiques sont mieux adaptés à la simulation des systèmes quantiques que les calculateurs classiques dont la durée de traitement augmente exponentiellement avec la taille des don-nées. Le calcul quantique ajoute de nouvelles fonctions logiques telles que la "racine carrée de NON". Ainsi la physique quantique permettrait de repousser les limites des mathématiques.
Quelles sont les applications irréalisables dans l'immédiat mais que l'on peut imaginer à l'avenir ?
Le calcul quantique offre de nouveaux outils qui permettent de mieux comprendre les implications de la physique quantique et de mieux la tester. Pour autant, les ordinateurs quantiques ne sont pas encore sur le marché et si des barrières fondamentales empêchaient de les construire, la physique quantique telle que nous la connaissons pourrait être remise en cause.
François Hollande va au contact mais ne parvient pas à donner de la visibilité aux Français
Le problème de François Hollande est qu'il ne parvient pas à être président. C’est-à-dire qu’il ne parvient pas à donner de la visibilité aux Français. Pas d’horizon, pas de cohérence dans les moyens. Il ne répond pas aux besoins des agents économiques. Il ne répond pas à la demande de confiance. Même la communication se perd désormais dans les détails.
L’exercice auquel s’est plié François Hollande sur BFM TV est intéressant, mais pourun président de la République il est pathétique. On n’attend pas d’un président de la République qu'il vienne réécrire une recette de cuisine, on attend qu’il fasse le menu. Alors quand il compatit au sort des retraites au minimum vital, oui c’est bien, mais et alors ? Quand il reconnait qu’interdire à un apprenti boulanger de travailler avant 6 heures du matin n’est pas tout à fait compatible avec le métier, ok, c’est une évidence, mais là encore, So what ! Même l’exercice de communication pure n’était pas réussi.
Soyons juste, le président de la République a été pêchu, pugnace, réactif. Il est allé au contact comme disent les boxeurs….Quand il a dit que la France avait frôlé le dépôt de bilan, il a dit vrai. Quand il explique que l’Europe avait une fois de plus évité la catastrophe, c’est ce n’est pas faux ...
Et même sur le diagnostic de la crise, il réussit à faire preuve d’autocritique. Là encore, il a raison. Il a reconnu tardivement que les entreprises françaises avaient un gravissime problème de compétitivité. Ok ! Mais le problème c’est qu'à chaque fois, il n’apporte pas les bonnes réponses. Le problème central de compétitivité ne se règle pas seulement en abaissant les charges sur salaires, il se règle par la création de valeur. Or, la création de valeur qui est à la source de toute l’activité ne s’opère que si les agents économiques ont retrouvé la confiance. Or, depuis deux ans, les investisseurs n’ont plus confiance dans l’avenir du système. Les investisseurs évitent de prendre des risques (alors que le risque est l’ingrédient de base de la création de valeur). Les salariés n’ont plus tellement envie de travailler (alors que le travail est le carburant de la fonction de production) ; quant aux consommateurs, ils se replient et caressent leur compte d’épargne (par précaution).
On n’attend pas du Président qu’il soit expert-comptable ou commissaire aux comptes, on n’attend même pas qu’il soit le DRH des Français, on attend qu’il trace les routes, qu'il éclaire le chemin et qu’il inspire confiance.
Il y a trois domaines ou les agents économiques ont un besoin urgent d’être informés et sécurisés.
Un, la mondialisation. On ne sait pas en France si la gouvernance assume le fait que l’espace économique est devenu mondial et que cette mondialisation pourrait offrir de formidables opportunités. Quand on écoute les membres du gouvernement, les uns et les autres, on est incapable de savoir si la France accepte ou refuse ce nouvel environnement. C’est au président de la République de dire clairement qu’on ne peut pas faire autrement que de se mettre en position d’affronter l’air du grand large. Sur l’Europe, le problème est encore plus urgent. En ne disant rien, le Président laisse s’installer un débat chimérique sur des hypothèses plus irresponsables les unes que les autres, alors que sa propre famille politique a été moteur dans la construction européenne. Où sont les ambitions fédérales qui pourraient rassembler les Français ?
Deux, l’économie de marché. Le système de marché s’est imposé dans le monde entier. Ce n’est pas un choix politique, c’est un fait. Le président de la République ne dit pas clairement qu’il peut assumer ce système. Pour vivre, les acteurs de l’économie de marché ont besoin d’un cadre règlementaire simple et stable. Et à partir de ce cadre, ils ont besoin de liberté. Quand on entend le président de la République revenir sur l’accord passé entre Alstom et General-Electric, on rêve et on se demande comment des investisseurs français ou étrangers vont encore accepter de venir prendre des risques en France. C’est au président de la République que de définir cet écosystème et de veiller à son application.
Trois, le progrès technologique. Rien, pas un mot sur la transition technologique, sur la politique énergétique, sur le nucléaire, les gaz de schistes, pas un mot sur les technologies digitales qui impactent désormais l’ensemble des activistes industrielles et de services. La France vit encore et toujours sous l’emprise de ce principe de précaution qui s’applique partout et n’importe où. Qui alimente la prudence et justifie l’autocensure ou même l’automutilation. On n’attendait pas du Président qu’il propose l’abrogation du principe de précaution (encore que), on attendait d’y voir clair à long terme.
Alors, faut pas être naïf, le président de la République n’apporte pas de précisions éditoriales pour des raisons politiques. Il sait parfaitement bien qu’une partie de son électorat se méfie de la mondialisation et considère même que la croissance économique n’est pas incontournable. Il sait bien qu’une partie de son électorat combat l’économie de marché au mépris de toute réalité. Il sait bien, enfin, que cette partie de l’électorat n’aspire pas à plus d’innovation et de technologie. Très bien, mais ce qui est absolument illisible chez le président de la république, c’est qu’il a déjà perdu cette partie de l’électorat qui s’estime trahi par rapport aux promesses de campagne. Ils attendaient une politique socialiste qui aurait changé le système, ils découvrent qu’on leur sert une politique vaguement social-démocrate qui, en plus, ne donne aucun résultat. Donc ils sont vent debout. Le président a perdu ses électeurs. Il n’a donc, selon sa formule, "plus rien à perdre" et ça n’est pas en allant à leur rencontre sur le terrain qu’il va les retrouver. Il ne pourra les retrouver qu’avec des résultats.
N’ayant plus rien à perdre, on s’étonne qu’il ne prenne pas tous les risques politiques pour arracher des résultats en restaurant la confiance de ceux qui pourraient créer de la valeur.
Najat Vallaud-Belkacem privilégie les « quartiers »
Najat Vallaud-Belkacem privilégie les « quartiers »
Depuis sa nomination le 2 avril dernier à la tête d’un ministère qui englobe tout à la fois la jeunesse, les femmes, les sports et les banlieues, Najat Valaud-Belkacem, confinée naguère dans le rôle de porte-parole-porte-coton du gouvernement, se sent pousser des ailes.
Rayon sports, on va surtout la voir dans les tribunes. Rayon femmes, elle n’a plus à faire ses preuves de pasionaria féministe. Pour les « jeunes » et les banlieues dites « sensibles » (c’est une sorte d’oxymore pour notre époque), elle part en croisade. Lesbanlieues, c’est aussi ce qu’on appelle pudiquement les « quartiers ». A savoir, pour parler vrai, des zones ethniques et, pour nombre d’entre elles, des zones de non-droit.
On l’a vue très remontée en ce sens lors de son déplacement à Amiens-Nord, le 2 avril, où elle est allée à la rencontre des « habitants ». Il y a aussi cette lettre adressée aux préfets et aux maires, tout récemment, lettre dans laquelle elle affiche quatre priorités (tout est désormais priorité pour les acolytes de Normal 1er) : nouvelle géographie prioritaire ; poursuite des programmes de rénovation urbaine (plus « ils » cassent et saccagent, plus on répare et on rénove aux frais du contribuable) ; participation des habitants ; création d’emplois.
On nous explique que les crédits seront reconcentrés sur 1 300 quartiers prioritaires « à partir du seul critère de pauvreté ». C’est vraiment le seul critère ? Ils nous prennent vraiment pour des truffes…
Concernant l’emploi dans lesdits « quartiers », Najat Vallaud-Belkacem dit vouloir consacrer « une enveloppe de 600 millions d’euros pour lever des investissements privés et co-investir des projets ». Et on nous ressert bien sûr la tarte à la crème des « discriminations à l’embauche ».
Quelles discriminations ? Najat Vallaud-Belkacem, fille d’un ouvrier dans le bâtiment Marocain immigré en France, née dans une famille de sept enfants n’est-elle pas la preuve (comme Rachida Dati) vivante que lorsque l’on étudie, comme elle l’a fait, que l’on s’accroche (même après deux échecs au concours de l’ENA), on n’est victime d’aucune discrimination. Etre né Marocain n’empêche pas d’obtenir un maroquin et de devenir ministre multiforme…
En 2007, la même Najat avait été nommée membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger par SM Mohammed VI. Comprenant que cela faisait un peu désordre, elle aurait, selon ses dires, quitté cette instance en 2012. En tout état de cause, je la vois mal, compte tenu de ses positions sur le lobby LGBT, se faire accepter par les Marocains d’ici ou de là-bas. Et on rappellera au passage qu’elle est à l’origine du programme anti-naturel intitulé les « ABCD de l’égalité » balancé dans les maternelles et les classes du primaire.
Cette priorité aux « quartiers », avec des moyens importants (genre le tonneau des Danaïdes) déversés dans ces zones où la seule priorité devrait être d’assurer et, dans la plupart des cas, d’imposer le respect des lois françaises, ne peut être ressentie que comme une injustice flagrante. Et même, osons le mot, une discrimination qui, compte tenu des réalités des « quartiers », s’apparente à une préférence ethnique qui fait problème.
(1) Peu avant la présidentielle de 2012, elle avait représenté le candidat Hollande au meeting Egalité LGBT organisé par l’Inter-LGBT.
Un « coup » de Bourdin !
Un « coup » de Bourdin !
Pour un coup de com', c'est un coup de com'. Mais c'est surtout un « coup » de Bourdin ! En choisissant, pour son interview-anniversaire, d'être interrogé en studio par Jean-Jacques Bourdin, François Hollande pensait bousculer les codes officiels. Quoi de plus audacieux, en effet, pour faire « peuple », que de se soumettre à la question du célèbre intervieweur de RMC et BFMTV, et de ses auditeurs ? Chaque matin, Jean-Jacques Bourdin, qui se définit avec un rien d'autosuffisance comme un « homme libre », passe les hommes (et femmes) politiques à la moulinette de son insinuant détecteur de mensonges.
Bon ! Reste à savoir si François Hollande avait intérêt à se « banaliser » en se soumettant au traitement commun. Sans doute Jean-Jacques Bourdin en aura-t-il davantage tiré bénéfice en terme de pub' que son invité. Apostrophant sans détour François Hollande, en évitant soigneusement de donner du « Monsieur le Président » qui aurait paru trop connivent, il aura été fidèle à sa réputation. Reconnaissons-lui de ne pas céder, comme trop de ses confrères des grandes chaînes, aux échanges empreints de componction.
Mais tout cela, en définitif, n'est qu'affaire d'image. Derrière les réponses de François Hollande (y compris aux auditeurs), on a trop senti les grosses ficelles de la démagogie. Ce n'était pas suffisant pour convaincre. Certes, le chef de l'État a confessé ses erreurs. Mais désormais, il faut accélérer en « filant le train » à Manuel Valls dont il ne veut pas apparaître comme le suiveur poussif.
N'empêche que François Hollande a admis qu'il n'avait pas pris le quinquennat par le bon bout, et par les réformes les plus essentielles. Il dit n'avoir pas voulu effrayer les Français. Mais il ne voulait surtout pas se faire violence. Par tempérament. L'heure est désormais à la recherche du temps perdu. Quitte à confondre vitesse et précipitation, comme sur la réforme territoriale. Remanier (aussi) le calendrier électoral : il ne manquait plus que cela !
Devra-t-on attendre le prochain « coup » de Bourdin pour apprendre que François Hollande repousse également la date de la présidentielle ?Los Angeles : quand Nicolas Sarkozy se moque (à nouveau) de François Hollande
Alors qu'il faisait son jogging quotidien à Los Angeles (Etats-Unis), Nicolas Sarkozy se serait félicité de sa cote de popularité auprès des touristes. Il en aurait même profité pour lancer une pique à l'encontre de son successeur à l'Elysée.
En retrait de la vie politique, Nicolas Sarkozy peut toujours se targuer d'une jolie cote de popularité à l'étranger. Lors de son dernier séjour outre-Atlantique en compagnie de son épouse Carla et de sa fille Giulia, l'ancien chef de l'Etat a pu apprécier sa notoriété auprès des touristes. Il en aurait même profité pour tacler François Hollande.
Une "star" à Los Angeles
C'est L'Express qui a relaté le récent séjour de Nicolas Sarkozy à Los Angeles (Etats-Unis), fin avril. Effectuant son jogging quotidien dans les rues de la ville et encadré par deux voitures de police, l'ancien président a croisé un car de touristes effectuant le "TMZ Tour", un circuit dans les rues de la ville consacré aux célébrités. Selon le magazine, les touristes ont été enchantés de tomber de nez à nez avec une "star". "Nous l'avons surpris (Nicolas Sarkozy, ndlr) en train de courir avec ses deux gardes du corps. Il nous a salués, est venu vers nous et a serré la main de chaque personne à bord", a confié l’une des participantes. Preuve que notre ex-président est connu au-delà de nos frontières. Ce qui ne serait pas le cas de François Hollande. C'est en tout cas l'avis de Nicolas Sarkozy. "Si Hollande se baladait dans la rue, on ne le reconnaîtrait pas, hein !", aurait-il ainsi lancé à un paparazzi américain, qui l'avait pris en photo plusieurs jours d'affilé.
Nicolas Sarkozy n'en serait pas à sa première "vacherie" lancée à l'encontre de François Hollande. "Tu l'as vu, ce petit gros ridicule qui se teint les cheveux ? T'en connais, toi, des hommes qui se teignent les cheveux ?", aurait-il déclaré quelques mois plus tôt, selon les informations de L'Express.
Double langage
Double langage
Qu’elle soit socialiste, sociale-démocrate ou sociale-libérale, la ligne politique de la majorité n’a aucune chance d’être un jour efficace si, en permanence, l’ambiguïté le dispute aux contradictions. En d’autres termes si le flou persiste. Pour être crédible, la politique doit être claire et son expression sans équivoque.
On en est loin. Alors que le Premier ministre a délibérément fondé son action sous le signe de l’effort et de la rigueur, le chef de l’Etat explique pour sa part que le retournement est déjà là et que bientôt on redistribuera les fruits de la croissance. Alors que l’on avait tout grand ouvert les portes de l’Elysée à la crème des investisseurs étrangers, on envoie un message d’hostilité aux trois-quarts de la planète business en rudoyant un industriel américain, General Electric, sous prétexte qu’il n’est pas assez européen pour acquérir Alstom. De même, au moment où le choc de simplification devient une ardente obligation, on introduit dans le système de retraite un compte-pénibilité, sorte de délire bureaucratique qui pèsera sur un très grand nombre d’entreprises.
Plus grave, le flou peut être sciemment organisé, dans un but clairement politicien. Mettre en avant, comme le fait le chef de l’Etat, des baisses d’impôts cent fois annoncées alors que des millions de Français remplissent des déclarations de revenus qui témoignent de l’inverse, c’est tromper son monde. Affirmer, comme il l’a fait à plusieurs reprises depuis la défaite des municipales, qu’il veut apaiser la société française et ressortir le bon vieil épouvantail du vote étranger, ou prendre prétexte d’une nécessaire grande réforme de structures pour repousser un rendez-vous électoral redouté, celui des régionales, c’est manipuler la démocratie. Ce n’est pas le meilleur moyen de reconstruire la confiance.
Monica Lewinsky : « Je regrette profondément ce qui s’est passé »
Après des années de silence, Monica Lewinsky est maintenant décidée à se faire violence et revenir sur son aventure avec Bill Clinton entre 1995 et 1997 pour tenter de tourner définitivement la page.
Dans un texte écrit pour Vanity Fair, l'ancienne stagiaire de la Maison Blanche explique qu'elle ne veut plus avoir "à marcher sur des œufs en ce qui concerne [son] passé" et se réapproprier son histoire teintée par une "humiliation mondiale".
Une démarche motivée par le suicide de Tyler Clementi en 2010 qui a rappelé à elle et sa mère de très mauvais souvenirs de harcèlement. Cet adolescent de 18 ans avait mis fin à ses jours quand une vidéo de lui embrassant un garçon, tournée à son insu, avait fait le tour du web.
"Ma mère avait peur que je meure de honte"
Quand elle a appris la mort du jeune homme, Monica Lewinsky raconte avoir fondu en larmes mais que la nouvelle a particulièrement touché sa mère. "Elle a de nouveau vécu ce qu'il s'est passé en 1998, quand elle refusait de me quitter des yeux. Elle a repensé à ces semaines où elle restait dans ma chambre pour dormir parce que, moi aussi, j'avais des pensées suicidaires".
Maintenant âgée de 40 ans, elle précise cependant n'avoir jamais essayé de mettre fin à ses jours mais explique que "la honte, la haine et la peur" qu'elle a dû affronter ont fait craindre à sa mère qu'elle ne se suicide. Elle "avait peur que j'en finisse, elle avait peur que je meure de honte".
Elle s'est alors demandée comment faire la paix avec son passé et comment l'utiliser à bon escient. Avec le décès de Clementi, "ma propre souffrance a pris une dimension différente. Peut-être qu'en publiant mon histoire, je pourrais aider d'autres personnes dans leurs pires moments d'humiliation", explique-t-elle.
"J'ai été accusée de tous les maux pour le protéger"
Outre la pression et le harcèlement médiatique, Monica Lewinsky revient aussi sur les rumeurs et les décisions qu'elle a été forcée de prendre après son départ de la Maison Blanche.
"Je regrette profondément ce qu'il s'est passé entre moi le président Clinton," écrit-elle tout en assurant que ce n'est pas la relation elle-même qui a chamboulé sa vie mais le scandale qui en a découlé. "Oui, mon patron a profité de moi mais je n'en démordrai pas: cette relation était consensuelle. Là où il y a eu 'violence', c'est après, quand j'ai été accusée de tous les maux, par tous, pour le protéger".
Elle détaille aussi son parcours chaotique pour trouver un travail suite à cette histoire. "J'ai dû refuser des postes qui m'auraient rapporté plus de 10 millions de dollars" mais qui n'auraient pas été justes et "à cause de ce que des employeurs potentiels ont appelé mon 'histoire', je n'ai jamais été considérées comme 'convenable' pour les autres emplois".
Le texte intégral, qui sera publié dans Vanity Fair en ligne le 8 mai et dans les kiosques le 13 mai, met aussi fin aux rumeurs selon lesquelles les Clinton auraient payé Lewinsky pour qu'elle garde le silence. "Pour quelle autre raison me serais-je tue?", ironise-t-elle. "Je peux vous assurer qu'il n'y a rien de plus faux."
mardi 6 mai 2014
Les radars de Chillon flashent 700 fois par jour
Les cinq appareils placés le long du viaduc en chantier ne chôment pas. La police prend des mesures pour enjoindre les automobilistes à lever le pied.
Vendredi 25 avril à Chillon, les cinq radars installés sur le viaduc ont pris des allures de stroboscopes, flashant 1500 automobilistes en une journée. La mise en service, dès l’aube, des appareils marquait la reprise du chantier d’assainissement des deux ponts qui surplombent la Riviera. Les automobilistes sont donc invités à lever le pied et à ne pas dépasser 80 km/h sur la chaussée montagne, voire 60 km/h au passage d’une chicane particulièrement délicate à la sortie du tunnel de Glion.
Aujourd’hui, les radars flashent moins, mais les chiffres restent très élevés: «Environ 700 infractions par jour», calcule Jean-Christophe Sauterel, le chef de la Direction prévention et communication de la police vaudoise, qui relève que la vaste majorité des conducteurs trop pressés seront sanctionnés pour des dépassements oscillants entre 1 km/h et 5 km/h, après déductions. «Ce qui, au compteur, représente tout de même une vitesse de 15 km/h supérieure à la limite.»
Pour tenter de freiner les automobilistes et réduire le risque d’accidents, plusieurs mesures ont déjà été prises: «Nous avons ajouté deux panneaux signalant la limitation à 60 km/h dans le tunnel de Glion. Il y en a désormais cinq au total. Nous avons également renforcé la signalisation de limitation à 80 km/h sur la chaussée en direction du Valais. Et placé des panneaux indiquant le nombre de permis retirés», énumère Jean-Christophe Sauterel.
Depuis le mois dernier, une vingtaine de conducteurs ont ainsi perdu leur «bleu» après avoir été flashés sur l’A9, sur le viaduc de Chillon, ou sur le tronçon Vennes-Vevey, autre partie de l'autoroute actuellement en travaux.
COMME JE VOUS LE DIS, IL
FAUT CASSER CES RADARS, CHASSEURS DE PRIMES MODERNES DES HORS LA LOI QUE SONT CEUX QUI DÉPASSENT LA LIMITE AUTORISÉE PAR DE FAUSSES ASSOCIATIONS.
Inscription à :
Articles (Atom)















