Notre Président ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnaît, depuis tout petit. À chaque fois, les gens raisonnables lui prédisent le désastre, qu’il n’a d’ailleurs pas toujours évité. Mais à chaque fois, il revient, décidé à oser plus pour gagner plus. Et en ce début d’année, notre Président ose à nouveau tout. Par exemple, imposer le vote d’une hausse d’impôt, la TVA sociale, à deux mois de l’élection. Contre sa majorité, contre une majorité de Français. Une mesure de « sale mec », dirait l’autre, à peine entré d’un demi-orteil dans son Rubicon. Pour faire bon poids, notre Président promet aussi de créer sa taxe sur les transactions financières tout seul comme un grand – un coup à gauche. Cela juste après avoir joué les dévots de la Pucelle – un coup à la droite de la droite. En clair, il ose prétendre nous refaire le coup de 2007. Oui, il ose, et c’est même à ça qu’on le reconnaît candidat.
samedi 7 janvier 2012
Notre Président ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnaît, depuis tout petit. À chaque fois, les gens raisonnables lui prédisent le désastre, qu’il n’a d’ailleurs pas toujours évité. Mais à chaque fois, il revient, décidé à oser plus pour gagner plus. Et en ce début d’année, notre Président ose à nouveau tout. Par exemple, imposer le vote d’une hausse d’impôt, la TVA sociale, à deux mois de l’élection. Contre sa majorité, contre une majorité de Français. Une mesure de « sale mec », dirait l’autre, à peine entré d’un demi-orteil dans son Rubicon. Pour faire bon poids, notre Président promet aussi de créer sa taxe sur les transactions financières tout seul comme un grand – un coup à gauche. Cela juste après avoir joué les dévots de la Pucelle – un coup à la droite de la droite. En clair, il ose prétendre nous refaire le coup de 2007. Oui, il ose, et c’est même à ça qu’on le reconnaît candidat.
vendredi 6 janvier 2012
Les règles, c’est capital
Quiconque commet des erreurs doit en subir les conséquences, y compris les banquiers. Depuis le début de la crise, il y a maintenant 5 ans, cette règle fondamentale de l’économie de marché est bafouée, déplore la Zeit. Entre les valeurs morales et la prospérité, les dirigeants politiques doivent pourtant choisir. Extraits.
Ceux qui se donneront la peine de parcourir ces jours-ci les forums Internet consacrés à la crise économique feront une découverte intéressante : ce ne sont pas les sommes absolument faramineuses injectées dans le marché, ni les divers fonds de sauvetage mis en place qui indisposent – mais l’identité des destinataires de cet argent : les banquiers, qui se sont longtemps remplis les poches et sombrent aujourd’hui dans la faillite. Les Etats, qui ont vécu au-dessus de leurs moyens et ne parviennent plus à se procurer d’argent frais. Les propriétaires, qui ont souscrit un trop grand nombre de crédits et ne sont plus en mesure d’assurer le service de leur dette.
Au lieu d’être sanctionnés, ces écarts de conduite sont récompensés – voilà ce à quoi assistent les sociétés occidentales depuis cinq ans. Pour comprendre la lassitude croissante à l’égard des plans de renflouement, il faut prendre en compte non seulement la dimension financière, mais aussi la dimension morale de la crise.
Le renard et les grappes de raisin
Un concept de psychologie peut nous y aider : le phénomène de dissonance cognitive. Il désigne l’écart entre notre façon de voir le monde et le cours réel des événements. Comme dans la fable [d’Esope] mettant en scène un renard affamé et les branches de raisin dépassant du faîte d’un mur. Le renard multiplie les bonds pour essayer d’attraper les grappes, mais sans y parvenir, et cet échec ne cadre pas avec l’image que l’animal a de lui-même, habitué qu’il est à obtenir ce qu’il convoite. Il n’en va guère différemment de l’homme dans les pays industrialisés.Profondément ancré dans la pensée occidentale, le principe de responsabilité propre est au cœur de la notion de justice dans l’ensemble des sociétés individualisées d’Occident : chacun y est responsable de ses actes. L’indissociabilité du risque et de la responsabilité est le fondement du capitalisme. C’est ce qui permet au marché de transformer la recherche individuelle du profit en intérêt général. "Le soin porté aux investissements est fonction de la responsabilité juridique de l’investisseur. Les excès ou écarts de conduite résultent uniquement de l’absence d’une telle responsabilité", écrivait dans les années 1940 l’économiste fribourgeois Walter Eucken, l’un des maîtres à penser de l’économie de marché. Aujourd’hui encore, la plupart des experts souscrivent à cette analyse.
Une solidarité inconditionnelle de tous envers tout le monde causerait en revanche la ruine des dispositifs incitatifs du capitalisme – et donc du capitalisme lui-même. C’est parce que cet impératif de l’économie de marché et la notion de justice prédominant dans la société font bon ménage que l’appel à davantage de responsabilité propre est devenu le leitmotiv de la bande-son des réformes libérales depuis les années 1980. Tout un chacun peut réussir, mais tout un chacun peut aussi échouer.
Justice ou efficacité
Comme souvent, ce sont les Américains qui ont poussé ce raisonnement le plus loin. Lors d’un récent débat public, le présentateur, Wolf Blitzer, a demandé à Ron Paul, candidat républicain à la présidentielle, comment la société devait aborder le cas d’un jeune homme qui n’avait pas jugé nécessaire de prendre une assurance maladie et se trouvait aujourd’hui dans le coma. Il faut qu’il assume ses responsabilités, a répondu Ron Paul. Wolf Blitzer lui a alors demandé si cela signifiait que la société devait le laisser mourir : "Oui !", s’est exclamé le public.Une telle position peut répugner par sa radicalité. Mais, au-delà de la question de la vie et de la mort d’un individu, elle vaut également pour l’Europe : quiconque se met en difficulté en n’engageant que sa responsabilité propre ne peut compter que sur une aide partielle de la communauté. Dès lors, le renflouement des Etats ou des banques est nécessairement vécu comme une violation grossière de cette règle.
Aux appels de plus en plus pressants à davantage de justice, les "renfloueurs" opposent l’impératif d’efficacité. Lorsqu’une banque sombre, elle entraîne les autres dans sa chute, et les petits épargnants à leur tour perdent leurs billes. Lorsqu’un Etat vacille, tous vacillent, et l’ordre public se disloque. Et ce sont les plus défavorisés qui sont les premiers à en souffrir. En un mot : renflouer coûte tout simplement moins cher que faire faillite.
Aider comporte aussi des risques
Distribuer des aides ne va pas non plus sans poser de risques. Quand la Banque centrale européenne (BCE) injecte un demi-milliard d’euros dans les banques, le risque d’inflation est réel si les autorités monétaires ne récupèrent pas leur fonds en temps et en heure. Mais ce qui importe davantage, c’est que si l’opération est couronnée de succès, elle n’aura pas coûté un centime au contribuable et aura permis dans le même temps d’éviter d’importants dégâts. C’est précisément dans ce but que les banques centrales ont été créées jadis.Si l’on constate que les sauvetages se justifient sur un plan financier mais sapent le fondement moral de l’économie de marché, voire de la société, l’Occident se retrouvera dans la situation pénible de devoir choisir entre la prospérité et la justice. En d’autres termes : ou bien nous prenons le risque d’une explosion, ou bien nous nous accommodons, dans une optique globale, de voir des injustices en temps de crise.
Une telle décision ne se prend pas à la légère. Lors de la Grande Dépression des années 1930, les Etats avaient placé les valeurs morales au-dessus de tout. Ils ont refusé les aides et ainsi ruiné l’économie. Aujourd’hui, ils placent l’économie au-dessus de tout au risque de ruiner les valeurs morales. Au bout du compte, il ne reste peut-être plus que la voie choisie par le renard de la fable. Il finit par comprendre qu’il est incapable d’escalader le mur et se dit à lui-même en s’éloignant : "Ils sont trop verts […] et bons pour des goujats".
Opinion
Prêtons moins cher aux Etats !
Les deux auteurs rappellent qu’en 2008, au moment où l’administration Bush débloquait 700 milliards de dollars (540 milliards d'euros) pour sauver les banques américaines,
"la Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %. Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples souffrent des plans d'austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés financiers n'acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux d'intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % "Rocard et Larrouturou citent le président Roossevelt – ”Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé” – et proposent “que la ‘vieille dette’ de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %’.”
Il n'est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en oeuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n'est pas autorisée à prêter aux Etats membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d'investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts [française], qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux Etats qui s'endettent pour rembourser leurs vieilles dettes.
« Sarko ou le complexe de Zorro » : Allègre juge son livre « équilibré »
Claude Allègre, l’ancien ministre de l’éducation de Lionel Jospin, publiera le 19 janvier chez Plon un ouvrage d’entretiens avec le journaliste Dominique de Montvalon intitulé Sarko ou le complexe de Zorro, avec en couverture un dessin de Plantu. "Ce n’est pas un livre de Sarkolâtrie, mais c’est un livre où je lui rends justice sur ce qu’il a fait de positif. Je ne parle pas sans cesse du Fouquet’s ou du Paloma", explique au Monde Claude Allègre, qui juge avoir a fait un livre "équilibré".
Il reconnaît rencontrer régulièrement Nicolas Sarkozy, avec lequel il a des relations "confiantes" et "amicales", "malgré le tour de con qu’il m’a fait". Le chef de l'Etat, après avoir proposé deux fois à M. Allègre d’être ministre – se voyant opposer un refus –, l’a proposé une troisième fois. Claude Allègre a finalement accepté, mais M. Sarkozy s’est ravisé dans la foulée des élections européennes de 2009, qui avaient vu une bon score des écologistes. C’est fini. "Je suis un homme libre qui ne vise rien. Je n’ambitionne rien du tout. Je n’occuperai plus de poste ministériel", assure M. Allègre, qui invoque son âge.
L'ancien ministre de l'éducation salue la décision de Nicolas Sarkozy d’avoir limité à deux le mandat du président de la République, d’avoir nommé le socialiste Didier Migaud à la Cour des comptes et "de s’être bougé les fesses pendant la crise". En revanche, il critique la réforme des universités, juge que le Grenelle de l’environnement, "ce n’est rien du tout" et n’est pas en ligne avec la politique d’éducation, sujet qu’il affirme ne jamais avoir abordé avec le chef de l'Etat. "Je n’ai jamais été pour que les proviseurs recrutent leurs professeurs. Je suis un Républicain strict".
Claude Allègre estime que Nicolas Sarkozy n’a pas "le sens d’une équipe". Il se dit partisan d’un gouvernement d’union nationale avec plus de techniciens et moins de politiques, comme en 1958. Mais il refuse, pour l’instant, de désigner son président : celui qui dit s’être abstenu au second tour de la présidentielle de 2007 refuse de dire pour qui il votera en 2012.
Il précise toutefois que dans certaines propositions qu’il fait, il se situe à droite du PS. "Je dis du bien de Jean-Luc Mélenchon et de Montebourg", déclare M. Allègre, ajoutant : "Si Hollande est là où il est, c’est parce que je l’ai fait entrer dans l’équipe Jospin."
La Grèce menacée d'un "défaut incontrôlé" en mars sans accord salarial
Le Premier ministre grec Lucas Papademos a mis en garde mercredi contre un "défaut (de paiement) incontrôlé" auquel la Grèce pourrait faire face en mars si le patronat et les syndicats ne parvenaient pas à un accord sur la réduction des coûts du travail pour stimuler la compétitivité.
"Les partenaires sociaux doivent déployer de grands efforts au cours des négociations pour améliorer la compétitivité de l'économie et stimuler l'emploi", a souligné le Premier ministre.
"Nous ne pouvons pas escompter que d'autres Etats de l'Union européenne et les organisations internationales continuent à soutenir financièrement un pays qui ne s'adapte pas à la réalité et ne traite pas ses problèmes", a relevé M. Papademos.
Les bailleurs publics de la Grèce, Union Européenne et Fonds Monétaire International (FMI), ont demandé au gouvernement de revoir les salaires du privé pour améliorer la compétitivité de son économie.
Le chef du gouvernement a reconnu mercredi qu'ils avaient à nouveau soulevé "une série" de questions liées au marché du travail, dont celle du salaire minimum, à l'approche de négociations cruciales sur le versement de nouveaux fonds à la Grèce.
Ces discussions visent à débloquer le nouveau plan d'aide à la Grèce mis en place par la zone euro fin octobre. Athènes espère un premier versement de prêts d'un montant de 89 milliards d'euros à la fin janvier.
"Si nous ne prenons pas des mesures importantes, si nous ne faisons pas bonne impression, l'évaluation de nos partenaires risque de ne pas être positive", a prévenu M. Papademos. "Nous risquons de nous retrouver sans rien."
Le principal syndicat du secteur privé a toutefois rejeté mercredi toute baisse de salaire et insisté sur le respect des conventions salariales.
"Nous ne sommes pas disposés à céder le moindre pouce sur le salaire garanti des travailleurs pauvres", a déclaré à la presse Yiannis Panagopoulos, le chef du syndicat du secteur privé GSEE.
"Nous avons signé un accord, nous demandons aux employeurs d'honorer leur signature", a-t-il poursuivi après avoir rencontré M. Papademos.
Le salaire minimum légal en Grèce - actuellement juste au dessus de 750 euros -- est fixé par une convention collective signée par les syndicats des salariés.
RTL Group va se retirer du marché grec de la télévision en raison de la crise
Le groupe audiovisuel européen RTL Group va se retirer du marché grec de la télévision en raison de la crise économique qui frappe le pays, en vendant sa part de 70% dans Alpha Media Group, a-t-il annoncé jeudi.
RTL Group va vendre sa part à l'entrepreneur grec Dimitris Contominas, qui possède déjà les 30% restants d'Alpha Media Group, dont fait notamment partie la chaîne nationale Alpha TV, et deviendra de ce fait son propriétaire unique.
La transaction "est sujette à l'approbation de la commission grecque de la concurrence et devrait se conclure au premier trimestre 2012", indique RTL Group dans un communiqué.
RTL Group avait pris 66,6% du capital d'Alpha Media Group pour 125,7 millions d'euros en septembre 2008, tablant sur des perspectives de croissance du marché publicitaire alors prometteuses en Grèce.
Depuis lors, la crise est passée par là et "le marché de la publicité télévisée en Grèce a diminué d'environ 50%", souligne RTL Group.
"Etant donné la crise économique et financière profonde que la Grèce continue de connaître, nous avons finalement décidé de quitter le marché grec", a déclaré le PDG de RTL Group, Gerhard Zeiler, cité dans le communiqué, tout en se réjouissant d'avoir trouvé une solution "qui permet à Alpha de poursuivre sa diffusion".

jeudi 5 janvier 2012
Vous la connaissez, la dernière de Coluche ? C’est l’histoire d’un mec… Un mec, heu, normal, quoi. Blanc, pas Belge… Candidat socialiste et normal, le mec… Attendez ! C’est pas là qu’il faut rire. Le mec, heu, il veut parler d’un autre mec, du Président qui préside, candidat aussi, mais pas normal… Bon, alors le mec normal, il imite le pas normal, et il dit : « Je suis un sale mec ». Enfin, c’est ce que répète un journal. Alors, heu, tous les copains de l’autre, du candidat pas normal, ils crient : « Il l’a dit ! C’est pas beau, et c’est celui qui dit qui y est ». Alors le mec, le premier, le socialiste - vous suivez, là, hein, parce que je vais pas répéter… Donc le mec y dit : « J’ai dit sale mec, oui, mais c’était pour expliquer. Et ça suffit comme ça ! » Bon, et qu’est-ce qu’il dit, l’autre mec, le pas normal de droite ? Ben rien… Voilà, c’est tout. Elle est rigolote, hein ?
Sarkozy, «sale mec» : l'UMP veut des excuses de Hollande
Il aura suffi d'une courte citation de trois mots enfouie au milieu d'un article pour embraser la majorité. Plusieurs ténors de l'UMP ont réclamé mercredi à François Hollande des excuses publiques vis-à-vis du chef de l'Etat qu'il aurait traité de «sale mec». Des paroles qui se sont finalement révélées retranscrites incorrectement. La polémique est née d'un article du Parisien, daté de mercredi. Le quotidien relate un déjeuner, mardi midi, entre François Hollande et six journalistes, dont l'auteur de l'article. «Pour Hollande, il n'y a pas de mystère: c'est bien le chef de l'Etat, ‘un président en échec', ‘un sale mec', qui se cache derrière les formules de l'UMP'», écrit le quotidien qui évoque les attaques des élus de la majorité sur la personne du député de Corrèze.
Ces propos rapportés n'ont pas tardé à susciter l'ire l'UMP. La ministre de l'Apprentissage Nadine Morano et la députée Valérie Rosso-Debord, ont exigé des «excuses publiques». La première a jugé les propos prêtés au candidat socialiste d'«intolérables et inqualifiables». «C'est carrément carton rouge, on n'insulte pas le président de la République», a affirmé la seconde. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a lui dénoncé un «comportement indigne d'un candidat à la présidence de la République», évoquant une attitude «abjecte sur le plan personnel mais également dangereuse sur le plan politique car elle abaisse la fonction présidentielle». «Hollande a commis une erreur. Si on n'est pas mauvais, on peut monter cela en épingle», a décrypté au MondeBrice Hortefeux. «Soit il s'excuse, et souligne sa faute. Soit il persévère, soulignant son absence de crédibilité, car il n'est pas capable de respecter les hommes et les institutions». «Quand on dit une connerie, c'est très difficile de savoir comment on s'en sort. C'est un spécialiste qui vous parle», relevait l'ancien ministre de l'Intérieur.
«C'est quelque chose qui est intolérable», a jugé l'actuel locataire de la place Beauvau, Claude Guéant. «J'observe que beaucoup de gens qui travaillent avec lui se laissent aller à des propos violents, mensongers, à des insultes». «François Hollande est un mauvais candidat qui rend la campagne médiocre», a déploré Gérard Longuet, ministre de la Défense. «La France mérite mieux que ce type de formule». «En démocratie, il est bon qu'il y ait des propositions, pas des attaques personnelles. À mon avis, il a fait une grosse erreur», tranchait de son côté Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur.
"Sale" polémique pour François Hollande
Mardi midi, le candidat socialiste s'attable avec six journalistes pour une conversation en "off", où les propos ne sont pas destinés à être publiés. Ce mercredi matin, pourtant, un article du Parisien explique qu'au cours de la conversation Hollande a qualifié le chef de l'Etat de "sale mec".
Problème, cette formulation a été démentie par plusieurs participants, du moins l'interprétation qui en a été faite par le Parisien. Selon un journaliste de l'AFP, présent à table, le candidat PS se serait glissé dans la peau de Nicolas Sarkozy pour imaginer sa façon d'entrer en campagne, notamment avec la TVA sociale: "Je suis le président de l'échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le courage...", aurait-il en réalité déclaré.
"Mais le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l'estime qu'il porte à son adversaire. Raison pour laquelle nous avons décidé, ce matin, de le publier", s'est justifié l'auteur de l'article du Parisien, Matthieu Croissandeau, sur le site Internet du quotidien.
"Nous sommes choqués par ces propos indignes de celui qui se voyait déjà président de la République", a fustigé le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, lors de ses voeux.
Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, s'indigne également "des propos insultants". Elle "condamne ce dérapage inacceptable et exige du candidat des excuses publiques. La démocratie ne s'accommode ni de l'injure ni du dénigrement. Quand on aspire aux plus hautes fonctions de l'Etat, la moindre des qualités est le sang-froid et la sérénité", écrit-elle dans un communiqué. Sur BFM TV, elle continue en soutenant que "François Hollande n'insulte pas seulement Nicolas Sarkozy, mais la fonction de Président elle-même".
Le député-maire de Nice, Christian Estrosi (UMP), estime qu'après avoir écrit dans Libération que le chef de l'Etat "méprise la République", le candidat socialiste "jette une fois de plus le discrédit sur le PS et sa candidature. L'injure ne peut pas tenir lieu d'argument politique. Monsieur Hollande vient de démontrer qu'il n'est pas au niveau pour un tel poste." Pour le député-maire de Nice, s'il s'agit d'un dérapage, la majorité "attend des excuses immédiates" et s'il s'agit d'une ligne politique, François Hollande "emprunte un sale chemin".
Dans l'entourage de François Hollande, on dit vouloir s'assurer de la teneur exacte des propos du candidat socialiste avant une éventuelle réaction.
Cette agitation, qui ne fait pas la grandeur de la politique, pourrait être zappée en quelques secondes si elle ne risquait pas de coûter de précieux points au favori des sondages. Et c'est bien ce qui explique les tirs en rafales de l'UMP depuis ce matin.
En 2002, en off là aussi, Lionel Jospin avait en effet qualifié Jacques Chirac d'homme "vieux, fatigué et usé." Là aussi la majorité s'était déchainée contre l'ancien Premier ministre. Et Chirac avait immédiatement senti le bénéfice, qu'il pouvait en tirer. "Le grand fauve politique a immédiatement compris que son adversaire avait gravement dérapé et qu'il allait en tirer un avantage politique significatif, racontait en août dernier, à L'Express, son directeur de campagne de l'époque, Antoine Rufenacht. J'ai rarement vu Jacques Chirac aussi joyeux et détendu qu'au cours de la réunion matinale de travail qui a suivi la déclaration de Lionel Jospin. C'était une belle matinée de printemps. Nous étions tous heureux."
mercredi 4 janvier 2012
Les étudiants étrangers rejettent la nouvelle circulaire Guéant
Les étudiants étrangers réunis dans le Collectif du 31 mai continuent de réclamer le retrait de la circulaire Guéant, car son assouplissement annoncé mercredi 4 janvier est fondé sur des critères "qui laissent la place à l'arbitraire", ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse.
"Les principaux concernés n'ont pas été représentés à la réunion et nous le regrettons. L'enjeu crucial du nouveau texte concerne les critères d'appréciation, et on demande des critères clairs qui ne laissent pas place à l'arbitraire", a déclaré Fatma Chouaïeb, porte-parole du Collectif. "En outre, quel va être le devenir des victimes de la circulaire ? Nous avons recensé plus de 1 000 cas, les dégâts créés sont bien trop importants. Donc on demande encore le retrait de la circulaire, le retour à la situation d'avant le 31 mai", a-t-elle ajouté."ON RESTE DANS L'ARBITRAIRE"
"Que veut dire 'compétence spécifique' ? Parfois les étudiants ne connaissent pas leur pays d'origine. La nouvelle circulaire ne règle donc pas la situation, on reste dans l'arbitraire", a déclaré lors de la conférence de presse Bertrand Monthubert, un des initiateurs (PS) d'une pétition demandant le retrait de la circulaire controversée qui a recueilli quelque 30 000 signatures.
Des signataires de cette pétition vont organiser mardi 10 janvier "une séance publique de parrainage" d'étudiants en difficultés, a-t-il annoncé.
Dans un communiqué, la première organisation étudiante, l'UNEF, a elle aussi "demandé l'abrogation de la circulaire Guéant", car le nouveau texte revient à "beaucoup de bruit pour des évolutions mineures". "Ces évolutions ne sont pas satisfaisantes, c'est au final encore une fois la logique du cas par cas qui prime sur l'établissement de règles claires garantissant les mêmes droits pour tous", a regretté l'UNEF, qui va proposer des mobilisations dans les universités pour obtenir le retrait de la circulaire.
"TROP PEU, TROP TARD"
"C'est trop peu et trop tard", a pour sa part réagi le député socialiste Alain Claeys, responsable du supérieur dans l'équipe de François Hollande. "Trop tard parce que depuis la parution du premier texte, le 31 mai, des milliers d'étudiants ont connu des tracasseries administratives qu'ils n'auraient pas dû subir dans un pays qui s'enorgueillit de savoir les accueillir et les former", a-t-il expliqué.
"Trop tard aussi parce que l'Allemagne, si souvent citée en modèle, n'a pas attendu pour assouplir entre-temps les conditions d'emploi des étudiants étrangers et prendre un temps d'avance dans la compétition mondiale en matière de formation à laquelle se livrent les grands pays occidentaux", a-t-il ajouté.
"Trop peu parce que plus qu'un texte, cette circulaire est devenue pour des millions d'étudiants étrangers le symbole d'une France qui ne souhaite plus les attirer sur son sol. C'est pour cette raison que ce texte n'a pas besoin d'être rapiécé, mais supprimé", a conclu M. Claeys.
Présidentielle 2012 : Hollande cible des attaques
François Hollande s'est montré très actif depuis le début de l'année. Le candidat socialiste a publié une lettre puis est passé au 20h de France 2. Des sorties vivement critiquées.
A commencer par Cécile Duflot. La chef de file d'Europe Écologie les Verts a vu dans la lettre de Hollande « beaucoup de formules qui la frustrent un peu ». Attendant qu'on « débatte des solutions », la secrétaire nationale des Verts s'est aussi étonnée d'une publication « en tête d'un journal », une « forme un peu surprenante ». Le candidat du MoDem, François Bayrou, a dénoncé « une opération de com » et « du techno-politico-bla-bla ».
L'UMP cogne
L'UMP et le gouvernement ont focalisé leurs critiques sur l'absence de propositions. Jean-François Copé a ainsi estimé que François Hollande incarnait « la couardise en politique » en refusant « d'abattre ses cartes ». La droite dénonce une grande « imposture ». « C'est le candidat du vent, de la parole, des grands mots », a affirmé Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.Mais du côté du socialiste, on garde une ligne de conduite ferme. Pour Bruno Le Roux, porte-parole de Hollande, « la vigueur des critiques montre que François Hollande a fait quelque chose qui place sa campagne sur une dimension de président de la République », a-t-il commenté auprès de l'AFP. « M. Copé est dans l'escalade verbale précisément parce que le texte de Hollande présente un contenu politique fort, clair et précis », a estimé Delphine Batho, autre porte-parole. Sur le terrain, le député de Corrèze va multiplier dans les prochaines semaines déplacements et meetings alors que le chef de l'Etat s'est lancé dans le marathon des voeux avec à la clé un vaste tour de France.
François Hollande sera mercredi à Mérignac (Gironde), jeudi à Caen, samedi à Tulle (Corrèze), dimanche à Jarnac (Charente) pour l'anniversaire de la mort de l'ex-président François Mitterrand. Le 22 janvier, de retour des Antilles et de Guyane, il tiendra au Bourget le premier des sept grands meetings qui doivent rythmer sa campagne. Le candidat socialiste trace sa route.
Le patron de la Française des Jeux le dit, bien assis sur son jackpot 2011 record : « Le principe de la loterie, c’est de donner un petit moment de bonheur dans un univers de contrariétés ». En trois mots, vive la crise ! On se gratte moins la tête avec les numéros de la FDJ qu’en recalculant la dette du pays et en renégociant la sienne avec son banquier. Le cinéma aussi, qui a battu ses records de fréquentation peut remercier la crise. La 3D construit des mondes meilleurs que le triple A de Moody’s, surtout quand des films ravivent de vraies valeurs humanistes et solidaires comme Intouchables. Réfugiés dans les salles obscures et des bureaux de tabac, les Français jouent et se divertissent mais surtout cherchent du rêve et du rire pour entretenir le moral, les illusions et les utopies. Tout ce que les politiques n’ont plus les moyens ni l’audace de proposer. Solutions ou échappatoires, le peuple se fait du bien en jouant et en se divertissant. Et tant pis si demain, avec la TVA sociale, pour avoir son ticket à la FDJ et au cinéma, il faudra passer un peu plus à la caisse.
mardi 3 janvier 2012
La lettre du candidat Hollande aux Français
Dans une longue tribune publiée mardi par Libération, le candidat socialiste à l'Élysée attaque les «fautes économiques et morales» du quinquennat de Sarkozy et promet d'oeuvrer à «l'indispensable redressement de la Nation».
Soulignant que le scrutin «interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la cinquième République», il estime que le choix des électeurs au printemps 2012 sera «décisif». «Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes», écrit-il.
Les «échecs» et les «contorsions» de Sarkozy
Estimant que «la dépression économique est là, l'angoisse sociale est partout, la confiance nulle part», François Hollande éreinte le chef d'État. Car pour lui, la crise n'explique pas tout. «Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l'Etat depuis cinq ans», dit-il. «Comme les choses seraient faciles, si l'échec devenait une excuse, si l'expérience -même malheureuse- devenait une justification opportune de poursuivre et si l'abandon des promesses une preuve de courage!». Il ironise sur les «contorsions» de Sarkozy, «incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize “sommets de la dernière chance” en à peine deux ans». «Plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président tout simplement?».Pour redresser le pays, il se fixe quatre principes: «la vérité, je ne serai pas un président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu'il doit changer de cap», «la volonté», «la justice» et «l'espérance», car «je veux retrouver le rêve français».
«Oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin», poursuit le candidat PS, rappelant «que la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose». «Il peut y avoir des défis incontournables. Il n'y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre, pire, un mensonge».
«Incarner l'alternance»
Face à la candidate FN Marine Le Pen aux alentours de 20% dans les intentions de vote, il dit ne «rien ignorer des tentations d'électeurs, souvent issus des classes populaires vers l'extrême-droite». «Ma campagne sera tournée vers eux, je leur parlerai net. J'entends leur colère et leur désarroi», mais «je leur démontrerai» qu'avec l'extrêmisme, «c'est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République».S'agissant des autres candidatures de gauche et des écologistes, Hollande estime qu'elles «peuvent marquer des orientations», mais qu'il «sera difficile pour l'une d'entre elles d'être présente au second tour». «Dès lors, il me revient d'incarner l'alternance et de permettre le changement». «Rien n'est acquis», prévient-il, mais, «comme il y a 31 ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes (...) c'est à moi que (les Français) confieront la responsabilité de diriger le pays».
François Hollande entre dans le vif de sa campagne cette semaine. Invité du JT de France 2 mardi soir, il tiendra mercredi à Mérignac en Gironde son premier meeting depuis sa victoire à la primaire, avant d'enchaîner jeudi par un déplacement à Caen, samedi sur ses terres de Corrèze et dimanche à Jarnac en Charente pour l'anniversaire de la mort de l'ex-président François Mitterrand. Hormis les très nombreux déplacements thématiques, le candidat tiendra sept «grands meetings» de portée nationale. Le premier aura lieu le 22 janvier au Bourget avec «un discours à la nation», devant «plusieurs milliers de personnes», a détaillé Manuel Valls, responsable de sa communication. A l'heure où Nicolas Sarkozy multiplie les déplacements pour ses voeux de nouvel an, François Hollande cherche à tout prix à occuper le terrain.
QUEL MARIOLLE !!!!


















