Le niveau de connaissance et les perceptions sur le Mouvement Poujade.
jeudi 28 novembre 2013
Pour mémoire : ce que pensaient les Français du poujadisme en 1955
A l’heure où les débats sur la fiscalité et le niveau des prélèvements obligatoires refont surface, l’Ifop donne un coup de projecteur sur l’écho rencontré il y a près de 60 ans par le mouvement Poujade, "révolte antifiscale" qui allait secouer une IVème République finissante.
L’enquête d’opinion dont les résultats sont décrits dans les pages qui suivent a été effectuée les 12, 13 et 14 mars 1955. Un questionnaire de 7 questions a été établi le vendredi 11 mars et expédié le même jour à 217 enquêteurs et enquêtrices de l’Institut Française d’Opinion Publique, répartis dans toute la France. Dans les journées du samedi, dimanche et lundi, ces enquêteurs ont interrogé au total 1 202 personnes. Les interviews ont eu lieu dans les toutes les régions de France et parmi toutes les catégories de Français, hommes et femmes, jeunes et vieux, ruraux et urbains, ouvriers, agriculteurs, employés, cadres, etc. Par ailleurs, toutes les opinions politiques étaient représentées parmi les personnes interrogées.
En mars 1955, 18% seulement du public français adulte, n’ont pas entendu parler du Mouvement Poujade. Non seulement la très grande majorité du public a entendu parler de ce mouvement, mais encore l’information est assez précise ; les personnes interrogées ne se sont pas laissé égarer par les suggestions du questionnaire. Elles savent que le Mouvement Poujade réunit des commerçants mécontents du fisc.
Avez-vous entendu parler du Mouvement Poujade ? Si Oui, comment définissez-vous le Mouvement Poujade ?
Quelques personnes (8% de l’ensemble) ont défini dans leurs propres termes le Mouvement Poujade. Nous avons reproduit ci-dessous quelques-uns des propos recueillis par nos enquêteurs.
Le Mouvement Poujade est largement connu dans tous les groupes de la population. Ainsi même dans les deux groupes les moins informés : agriculteurs et ouvriers, plus de 60% savent néanmoins que le Mouvement Poujade est un groupement de commerçants mécontents du fisc.
Trouvez-vous que les partisans du Mouvement Poujade ont raison de demander l’abolition du contrôle sur les commerçants ?
Est-ce que les revendications du Mouvement Poujade vous paraissent justifiées ?
Les réunions ou manifestations du Mouvement Poujade ont-elles votre sympathie?
Au regard des résultats des tableaux précédents, il ressort que le Mouvement Poujade est soutenu par environ un tiers du public et que ce soutien déborde des seuls rangs des commerçants et artisans. L’examen comparé des réponses aux trois questions qui précèdent fait néanmoins apparaître les nuances de l’opinion. Le plus grand nombre de « oui » (44%) a été obtenu à la question : « Les revendications du mouvement vous paraissent-elles justifiées » ; le plus petit nombre de « oui » (31%) a été obtenu à la question : « Le Mouvement Poujade a-t-il raison de demander l’abolition du contrôle fiscal sur les commerçants ». Il est donc clair que certaines personnes, sans s’associer aux revendications particulières des commerçants animés par le Mouvement Poujade, adhèrent néanmoins à l’idée d’une protestation contre le système fiscal.
Fait important, le Mouvement Poujade est soutenu dans la même proportion dans les grandes villes, les petites villes et à la campagne. Parmi les différents groupes professionnels les moins favorables au Mouvement Poujade, on retrouve les industriels et les cadres de l’industrie, les employés et fonctionnaires. Dans ces deux groupes, la moitié estime que le Mouvement Poujade a tort de demander l’abolition du contrôle fiscal sur les commerçants, une majorité relative précise que le Mouvement Poujade n’a pas leur sympathie, mais beaucoup pensent que les revendications du Mouvement Poujade sont néanmoins justifiées.
Parmi les cultivateurs et les ouvriers l’indifférence est fréquente ; une majorité relative estime les revendications Poujade justifiées et un bon nombre d’ouvriers expriment de la sympathie pour le mouvement. Parmi le groupe des commerçants : 80% estiment les revendications justifiées, 71% disent que le Mouvement Poujade a leur sympathie et 67% pensent que le Mouvement Poujade a raison de demander l’abolition du contrôle fiscal. Le tableau de la page suivante donne le détail de cette analyse.
Les sympathisants des différents groupements politiques ne réagissent pas de la même manière en face du Mouvement Poujade. Les plus favorables au mouvement sont les sympathisants du Parti Communiste et de l’U.R.A.S. (Gaullistes). Parmi les Socialistes, M.R.P., R.G.R. (Rassemblement des Gauches Républicaines) ou Modérés, une majorité relative estime que le Mouvement Poujade a tort de réclamer l’abolition du contrôle fiscal des commerçants.
Le Mouvement Poujade a-t-il raison de demander l’abolition du contrôle fiscal sur les commerçants ?
Trouvez-vous que les partisans du Mouvement Poujade ont raison de demander l’abolition du contrôle fiscal sur les commerçants ?
Est-ce que les revendications du Mouvement Poujade vous paraissent justifiées ?
Les réunions ou manifestations du Mouvement Poujade ont-elles votre sympathie ?
A votre avis, est-ce que les syndicats ouvriers devraient prendre position pour ou contre le Mouvement Poujade ou rester neutre ?
Cette question a embarrassé un tiers des enquêtés et près de la moitié ont estimé préférable que les syndicats ouvriers restent neutres. Parmi les commerçants eux-mêmes, près de la moitié souhaite la neutralité des syndicats ; un tiers estime souhaitable que les syndicats ouvriers se déclarent pour le Mouvement Poujade, 5% estiment souhaitable qu’ils se déclarent contre.
Parmi les ouvriers, 37% pensent que les syndicats ouvriers devraient rester neutres, 17% qu’ils devraient se prononcer pour, et 8% qu’ils devraient se prononcer contre.
En ce qui concerne la préférence politique, une majorité relative pour la neutralité des syndicats ouvriers s’exprime parmi tous les partis à l’exception du Parti Communiste, parmi lequel les réponses sont les suivantes : les syndicats ouvriers devraient rester neutres : 30% ; ils devraient se prononcer pour : 32% ; ils devraient se prononcer contre : 17% ; sans opinion : 21%. Ici encore, on voit que la base communiste est loin d’être unanimement hostile au Mouvement Poujade à ses débuts.
Voici plusieurs solutions qui ont été recommandées. Quelle solution doit-on adopter à votre avis ?
Un Français sur dix manifeste une opposition très violente à M. Poujade ; un quart du public est partisan de satisfaire ses revendications ; un nombre nettement plus important préfère qu’un certain nombre de satisfactions soient données aux petits commerçants en dehors du Mouvement Poujade.
On retrouve ici le signe d’un mouvement d’opinion plutôt favorable à une réforme de la fiscalité en même temps qu’une certaine réserve ou même une hostilité aux manifestations proprement « poujadistes ». C’est seulement dans la catégorie des commerçants et des artisans que l’opinion souhaite nettement que satisfaction soit donnée aux revendications du Mouvement Poujade. Dans tous les autres milieux, une majorité relative préfère qu’un accord soit recherché en dehors du Mouvement Poujade.
En ce qui concerne les préférences politiques, c’est seulement parmi les sympathisants communistes que la solution d’un accord avec le Mouvement Poujade est préférée à une autre formule d’accord. Le tableau ci-dessous indique le détail de l’analyse selon la profession et selon la préférence politique.
Voici plusieurs solutions qui ont été recommandées. Quelle solution doit-on adopter à votre avis : Mettre M. Poujade en état d’arrestation ; donner satisfaction aux revendications du Mouvement Poujade ; donner un certain nombre de satisfactions aux petits commerçants et artisans en traitant avec d’autres organisations que le Mouvement Poujade ?
(cliquer pour agrandir)
Le Mouvement Poujade est nettement soutenu par l’opinion dans les régions du centre et du sud-ouest (berceau du mouvement), où près de la moitié du public estime qu’il faut satisfaire le Mouvement Poujade. Les régions qui sont le moins favorables au mouvement sont le Nord, l’Est et la Région Parisienne, où l’on a tendance à souhaiter qu’une solution soit recherchée avec d’autres organisations que le Mouvement Poujade. Le tableau qui suit indique qu’elle est l’opinion dans les différentes régions. Le lecteur se reportera utilement à la carte qui figure à la fin du rapport et qui indique la délimitation de ces régions.
Quelle solution doit-on adopter ?
(cliquer pour agrandir)
Délimitation géographique des régions utilisées pour l’analyse
Les nombres indiquent combien de personnes ont été interrogées dans chacune des régions, sur le total de 1 202 enquêtés.
Ces résultats sont extraits de la revue : Sondages, revue française de l'opinion publique.
"Electeurs de François Hollande introuvables, SOS détresse ?"
Les votants d’hier sont devenus en quelques mois les plus grands mécontents d’aujourd’hui en France : tout cela finira mal !
Curieusement, 74 % des Réunionnais qui ont glissé leur bulletin dans l’urne au 2ème tour de l’élection présidentielle sont introuvables, alors que dans le même temps, 72 % des français se disent à présent mécontents de son action. (Quelle action ?)
La vérité m’oblige à écrire que M. Hollande devrait assumer ses responsabilités, lui qui a honteusement trompé les Français et les Réunionnais dans une voie sans projets, sans ambition, et sans issue.
M. Le Président, le peuple qui vous a sifflé le 11 novembre est celui là-même qui dans la lignée du programme commun de 1981 a voté pour François Mitterrand, comme nous, les socialistes de la première heure. Avec vous, les socialistes n’ont pas eu la rose, mais ont hérité du poing en pleine figure, à grands coups de matraquage fiscal, le front de gauche quant à lui devant se contenter des coups à la fois de marteau sur les plus faibles d’entre nous, et de faucille sur la classe moyenne.
Nous ne sommes plus dans une banale déprime du peuple de gauche, c’est maintenant la grande désillusion, la débandade, la déroute. Jusqu’où irons-nous comme ça ?
Ce qui, hier était inimaginable, ceux qui, en mai 1968 se sont fait traiter de SS, les CRS aujourd’hui en 2013 à Paris, capitale de la France, les CRS chargeant la foule sur les Champs-Elysées, Hollande l’a fait pour vous !
Monsieur le Président de la République, qui au cours d’un débat télévisé et d’une longue élucubration avait décliné sur tous les tons le désormais célèbre « Moi, Président de la République, ... » se couvre aujourd’hui de ridicule et rabaisse la France et les français à un degré jamais encore atteint. Bienvenue dans le monde magique de la démagauchie version Hollande.
Nous avons vu la case départ de votre quinquennat. Je me demande bien sur quelle case vous allez finir votre mandat, mais surtout ce qui m’inquiète le plus : dans quel état seront la France et La Réunion en 2017 ? La France et la Réunion ont peur.
Les récents sondages nous font apparaître une réalité bien cruelle et ma fois inédite : on ne trouve plus personne à la réunion qui a, ou aurait voté Hollande.
Curieusement, 74 % des Réunionnais qui ont glissé leur bulletin dans l’urne au 2ème tour de l’élection présidentielle sont introuvables, alors que dans le même temps, 72 % des français se disent à présent mécontents de son action. (Quelle action ?)
La vérité m’oblige à écrire que M. Hollande devrait assumer ses responsabilités, lui qui a honteusement trompé les Français et les Réunionnais dans une voie sans projets, sans ambition, et sans issue.
M. Le Président, le peuple qui vous a sifflé le 11 novembre est celui là-même qui dans la lignée du programme commun de 1981 a voté pour François Mitterrand, comme nous, les socialistes de la première heure. Avec vous, les socialistes n’ont pas eu la rose, mais ont hérité du poing en pleine figure, à grands coups de matraquage fiscal, le front de gauche quant à lui devant se contenter des coups à la fois de marteau sur les plus faibles d’entre nous, et de faucille sur la classe moyenne.
Nous ne sommes plus dans une banale déprime du peuple de gauche, c’est maintenant la grande désillusion, la débandade, la déroute. Jusqu’où irons-nous comme ça ?
Ce qui, hier était inimaginable, ceux qui, en mai 1968 se sont fait traiter de SS, les CRS aujourd’hui en 2013 à Paris, capitale de la France, les CRS chargeant la foule sur les Champs-Elysées, Hollande l’a fait pour vous !
Monsieur le Président de la République, qui au cours d’un débat télévisé et d’une longue élucubration avait décliné sur tous les tons le désormais célèbre « Moi, Président de la République, ... » se couvre aujourd’hui de ridicule et rabaisse la France et les français à un degré jamais encore atteint. Bienvenue dans le monde magique de la démagauchie version Hollande.
Nous avons vu la case départ de votre quinquennat. Je me demande bien sur quelle case vous allez finir votre mandat, mais surtout ce qui m’inquiète le plus : dans quel état seront la France et La Réunion en 2017 ? La France et la Réunion ont peur.
Chassez le client…
Chassez le client…
La prostitution est un débat qui passionne, au moins, la classe politique. Alors que la France était encore en ruines, Marthe Richard avait obtenu la fermeture des maisons dites de tolérance. Puis, de temps à autre, les parlementaires ont continué à œuvrer pour éradiquer « le plus vieux métier du monde ».
L’épisode actuel témoigne de l’évolution des mœurs politiques : les élus furent longtemps abonnés aux maisons closes. Cette fois, ils s’attaquent à un nouvel ennemi : le client. Une fois le texte voté, le fameux « micheton » risquera désormais gros s’il s’offre les services d’une prostituée. Les initiateurs de cette loi espèrent qu’en réduisant la demande, l’offre se tarira.
La gauche s’apprête à voter le texte alors que la droite hésite encore. Le sujet est délicat car l’unanimité est loin de prévaloir au sein de la population. Défenseurs et opposants se déchirent à coups de pétitions. Même au sein des associations, le texte ne convainc pas tout le monde. C’est dire, qu’une fois de plus, dans une période difficile, cette loi semble bien loin des préoccupations des gens. Pour la majorité, c’est du pain béni : les Français n’arpenteront ni les rues, ni les trottoirs pour défendre l’utilisateur d’amours tarifées. Voici au moins un texte qui passera sans anicroche. Le gouvernement n’aura pas à mettre la main à la poche pour se concilier les faveurs d’une minorité agissante. Seuls les sceptiques risquent d’être accrochés à la lanterne moralisatrice.
La chasse au client présente un immense avantage : il est plus facile à identifier que les réseaux mafieux qui mettent sur le trottoir des milliers de malheureuses. Cette prolifération est un véritable échec européen. La prostitution est une immense source de profits pour le crime organisé qui saura, une fois de plus, contourner l’obstacle.
Les péripatéticiennes vont devoir séduire un client qui fait mine de ne pas les voir. C’est délicat. Sauf si les deux personnes intéressées se retrouvent dans des lieux discrets, loin des regards policiers. Autrement dit, la prostitution risque de plonger un peu plus dans la clandestinité, ce qui n’améliorera en rien le sort des professionnelles de l’amour tarifé.
La responsabilité de Lucien Neuwirth
La responsabilité de Lucien Neuwirth
On l’appelait « le père de la pilule ». Lucien Neuwirth est mort dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 89 ans, laissant en héritage à la France une société décomposée, cette « dissociété » où ce qui subsiste de son socle, le mariage stable et fidèle, ouvert à la vie, n’existe plus que dans les faits, et non dans le droit. De la contraception légalisée à la négation du réel que constitue le « mariage » des homosexuels, c’est une même logique qui est à l’œuvre depuis plus de cinquante ans. Tellement triomphante que le seul fait de le dire est devenu inimaginable au sein de la culture dominante.
Comble d’ironie, Neuwirth, résistant de la première heure et miraculé d’un peloton d’exécution allemand, a toujours conservé sa dévotion à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, reçue de sa mère : dans La Vie il expliquait, en 2001, qu’en la remerciant pour sa survie il avait en quelque sorte pris un engagement. « Le contrat court toujours et je suis en train de l’honorer, du mieux que je peux, en initiant, par exemple, des lois qui essaient de faire avancer la société et d’améliorer la qualité de vie des gens. »
Lesdites lois ne se bornent pas à la fameuse « loi Neuwirth » légalisant la contraception pour toutes, y compris les mineures avec consentement parental : il y a eu, certes, la promotion des soins palliatifs, mais aussi l’engagement pour la légalisation de l’avortement, en tant que rapporteur de la loi Veil à l’Assemblée nationale, et en 2001 il était au Sénat rapporteur de la loi sur la « pilule du lendemain », potentiellement abortive. Voilà l’homme que La Vie – ex-catholique – présente aujourd’hui aussi favorablement, se joignant à un concert unanime de louanges dans le monde politico-médiatique de « droite » comme de gauche.
Franc-maçon ou non, on ne le saura sans doute pas. Il a été en tout cas l’agent médiateur de projets « initiés », justement, par la franc-maçonnerie, notamment sous l’impulsion et même la manipulation de Pierre Simon, de la Grande Loge, qui était, de son propre aveu, allé chercher l’inspiration pour une politique de contrôle des naissances en Chine, à l’époque des « Cent fleurs », en 1957. On sait les pratiques barbares de stérilisations et avortements forcés que cela a entraînées.
En France les choses se sont passées autrement, mais certes pas comme les avait présentées Neuwirth à De Gaulle pour obtenir son approbation : sa loi sur la pilule devait mettre fin aux avortements et maintenir la natalité en permettant que toutes les grossesses soient « désirées ». C’est l’inverse qui s’est produit et, plus gravement encore, sa loi a dissocié dans les esprits la sexualité de la procréation, la procréation du mariage, et le mariage de son rôle essentiel dans la société.
La mort de Neuwirth remet aussi en mémoire la complicité de certains responsables catholiques en France, à commencer par l’abbé Marc Oraison qui avait fortement appuyé le combat législatif de Neuwirth et, pour finir, avec le document épiscopal français qui, plus ou moins discrètement, contredit la condamnation de la contraception par Humanae vitae en mettant l’accent sur la conscience individuelle.
Avec le recul, c’est bien Humanae Vitae qui a vu juste, annonçant comme conséquences de la légalisation de la contraception artificielle ce que nous constatons aujourd’hui. Et encore, pas tout – car qui, en 1968, aurait imaginé que la loi Taubira puisse être un jour adoptée ?
« Qu’ils considèrent d’abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l’infidélité conjugale et à l’abaissement général de la moralité. (…) On peut craindre aussi que l’homme, en s’habituant à l’usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l’équilibre physique et psychologique de celle-ci, n’en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée », affirmait l’encyclique.
Sophie Huet, veuve de Lucien Neuwirth – oui, la rédactrice du Figaro qui est aujourd’hui présidente de l’Association des journalistes parlementaires – a déclaré mardi sur BFMTV, peu d’heures après le décès de son époux, que celui-ci avait vu sa carrière brisée par sa loi de 1967 : « Cela m’a coûté mon maroquin ministériel », avait-il coutume de lui dire. La faute aux gaullistes et aux catholiques, commentait, amère, Sophie Huet.
Au fil des ans, il a pourtant été salué de plus en plus comme un bienfaiteur de la France et de l’humanité. Au moment même où les effets sanitaires néfastes de l’Amère pilule – pour reprendre le titre de la première mise en garde du Dr Ellen Grant – sont sans cesse mieux documentés.
Indéfendable, et inévitable
Indéfendable, et inévitable
Les grands patrons ont l’art de se mettre dans des situations impossibles. Le cas Philippe Varin en offre une fois de plus une parfaite illustration. Dans toute sa brutalité, l’affaire des 21 millions d’euros de retraite-chapeau est indéfendable. Personne n’aura la moindre chance d’être audible sur le plus petit argument en défense de ce dossier : somme énorme, contexte social brûlant, bilan contesté de ce patron. Il n’en fallait évidemment pas plus pour que le monde politique, gauche et droite réunies, s’empare avec gourmandise de ce dossier grâce auquel on peut si facilement « flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés du plus grand nombre pour accroître sa popularité » (selon la définition de la démagogie donnée par le Larousse).
Et tant pis si on confond allègrement une rente avec un parachute doré. Tant pis si, taxe après sur-taxe, les 21 millions mis en réserve par l’employeur ne seront plus que 7 pour l’ex-patron, étalés sur deux décennies. Tant pis si cet avantage respecte la loi et les codes en vigueur. Tant pis si l’Etat représenté au conseil de PSA-Peugeot-Citroën a évidemment eu connaissance de ce contrat sans rien trouver à y redire.
Mais surtout, tant pis si ce genre de situation est inévitable. On ne convainc pas quelqu’un de prendre un poste aussi exposé, un emploi aussi éjectable, une mission aussi écrasante, une exposition aussi mondiale sans rémunération à la hauteur du risque. Bien entendu, les « packages » doivent être modulés en fonction des résultats, et les échecs sanctionnés –ce fut le cas pour Philippe Varin qui va en outre renégocier. Mais une fois de plus, c’est l’image des patrons qui en sort abîmée, le fossé entre une élite économique et le plus grand nombre qui en est élargi, et les chances du pays de se mobiliser autour de la notion de risque et de réussite économique qui s’en trouvent amoindries.
mercredi 27 novembre 2013
Un débat… à blanc
Un débat… à blanc
C'est une sorte de débat… à blanc qui va se dérouler demain à l'Assemblée. En effet, les députés se prononceront sur la prise en compte des bulletins blancs lors des élections. En cela, ils répondront à une revendication récurrente portée par les centristes de l'UDI. On aurait dû se féliciter d'une telle initiative, sauf que la portée en sera réduite presque à néant par les restrictions qui y ont été apportées. Les votes blancs seront certes comptabilisés et distingués des votes nuls, mais ils ne seront pas inclus dans les suffrages exprimés. Ils ne pèseront toujours d'aucun poids dans le résultat du scrutin.
Il y a là un vrai déni de démocratie. Le vote blanc est un acte civique s'inscrivant dans le devoir électoral en refusant de le tourner en dérision, comme le font certains bulletins nuls, et en écartant les inconséquences du vote protestataire. Sans parler de la désertion des urnes. Le vote blanc est l'expression assumée et responsable d'une insatisfaction devant l'offre politique. C'est bien pour cela que les élus ont tellement regimbé devant sa reconnaissance complète.
Le vote blanc est un vote-sanction à caractère républicain valant mieux qu'un vote défouloir vers les extrêmes. On objectera que la prise en compte des votes blancs dans les exprimés engendrerait parfois des impasses électorales faute de majorité absolue. Mais cela revient à casser le thermomètre pour ignorer la fièvre. Après tout, mieux vaut assumer le risque plutôt que d'avoir des élus à la légitimité entamée par un socle de votants ridiculement bas.
Ce qui déplaît à la classe politique, c'est que le vote blanc renverse le sentiment de culpabilité. Ce n'est plus le citoyen qui devient la cible des reproches en raison de son incivisme, mais le politique qui est renvoyé à ses insuffisances. Trop d'élections récentes ont été marquées par des votes de rejet plutôt que par des votes d'adhésion. Ils ont fatalement débouché sur des désenchantements successifs. Le vote blanc peut être un salutaire rappel à l'ordre pour ceux qui aspirent à nous diriger. On ne comprendrait pas que, sur l'instauration d'un « vrai » vote blanc, ils continuent lâchement de s'abstenir.
Les déboires chinois de Pierre Moscovici
La journée d’hier a été désastreuse pour le commerce extérieur et la place de la France dans la mondialisation. La France ne profite pas de la mondialisation et paie le fait de ne pas en assumer clairement les modalités de fonctionnement et les contraintes.
Le plus déçu du Conseil des ministres ce matin sera sans doute Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie. Non pas parce qu'il a été écarté de ce chantier de la réforme fiscale, il est évidemment déçu parce qu’il est rentré de Chine les mains vides. Son seul souvenir, celui, amer, d’avoir reçu des leçons d’économie de marché comme savent si bien le faire les Chinois.
Le ministre de l’Économie était à Pékin pour assurer le service après-vente du voyage officiel de François Hollande. Théoriquement, il allait moissonner les contrats commerciaux qui avaient été semés et allait signer avec des investisseurs pour qu'ils s’engagent en France. Et bien, la France n’a pas récolté grand-chose.
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| Bah ! |
Les deux pays se sont fendus de communiqués polis et positifs pour indiquer qu’ils s’engageaient à "renforcer leurs échanges commerciaux et leurs relations d’investissement". La Chine a promis de regarder de près l’impact de sa monnaie ajoutant que la réponse à la crise ne devait pas être défensive et protectionniste. La France a approuvé bien sûr, accompagnant cela d’un bla-bla diplomatique. Mais au-delà de ces relations épistolaires franco-chinoises, les caddies sont restés vides.
L’invitation de Pierre Moscovici auprès des investisseurs chinois a été assez tièdement accueillie. "Les négociations pour faire rentrer les Chinois au capital de PSA sont, selon le ministre français, bien engagées". Même si désormais, on ne sait plus avec quelle direction pourront parler les Chinois. Le départ de Philippe Varin ne donne pas de garantie sur l’issue de cette affaire surtout qu'une grande partie de la famille Peugeot est opposée à l’arrivée des Chinois et a poussé Philippe Varin dehors pour cela.
Le plus important de ces deux jours de négociation a été la leçon d’économie infligée par les autorités chinoises à la délégation française. "Nous sommes dans un univers concurrentiel mondial indiquent les Chinois, et la concurrence a cette immense vertu que celui qui gagne un marché est celui qui est le meilleur". Sous-entendu, les Français ne sont pas les meilleurs en termes de compétitivité, de sécurité et de transparence. Pour finir, les Chinois ont dit clairement trois choses.
Que d’une part, la France est très compliquée à comprendre, sa fiscalité et ses codes changent tous les jours. D’autre part que la France ne réussit pas à faire les réformes nécessaires pour rassurer les investisseurs. Enfin, la France a un problème de stabilité fiscale et sociale incompatible avec un investissement à long terme. Bref, le discours chinois s’articulait dans la tradition d’un bon cours de politique économique libéral tel qu'on le fait à HEC ou à l’EDHEC.
Moralité, mettez de l’ordre chez vous et nous viendrons collaborer. On ne peut pas dire que la délégation française ait réussi à convaincre les Chinois de notre attractivité. Rien de tout cela n’est surprenant.
Pendant ce temps à Paris, Arnaud Montebourg qui ne voulait pas rester trop longtemps en dehors des projecteurs, trop braqués à son goût sur Matignon et les problèmes fiscaux, a cru bon de préciser qu'il soutenait PSA au moment même où Pierre Moscovici écoutait les doutes et les inquiétudes de M. Zhu Fuzhou, le patron du constructeur chinois Dongfeng, à propos de sa relation avec PSA. On a compris que cette affaire était encore loin d’être bouclée.
Quelques minutes plus tôt, le ministre du Redressement Productif avait reçu à Bercy le PDG de Huawei venu donner des garanties à la France pour investir et apporter des fournitures à l’Europe. Il faut dire que Huawei est le leader mondial des équipements télécoms et tout le monde à Paris était aux petits soins pour lui.
Mais comment croire le ministre du Redressement quand, le même jour, il fait un sermon en faveur du "made in France" et surtout bouscule la centrale d’achat public en lui reprochant de ne pas être assez franco-française dans ses choix. Les étrangers à qui on dit de venir en France et qui entendent cela, et hallucinent.
Tous cela est sans doute très politique, n’empêche que pour un étranger c’est très étrange ! La fameuse centrale des achats publics n’a pas pour vocation de faire travailler les ateliers nationaux. On nage en pleine hypocrisie. D’une part, la centrale doit respecter une procédure d’appel d’offres. Le ministre le sait. D’autre part, elle a forcément pour vocation d’acheter le meilleur au meilleur prix. Le collègue du Budget est payé pour veiller au grain. Pourquoi pénaliser le contribuable ? On a même créé cette agence dans le but de faire quelques économies…
La vérité, c’est que dans ses propos et ses attitudes la France n’assume pas les codes et les procédures de la mondialisation. D’où les difficultés que l’on rencontre en Chine. D’où les contradictions du ministre du Redressement Productif qui se retrouve à la fois ministre des industriels français, de la protection de l’emploi, de l’aménagement du territoire et de la préservation des intérêts du contribuable. Tout cela est assez contradictoire.
Le fond du problème, c’est le déficit de compétitivité des entreprises françaises. Les produits et les services ne passent pas. On n’a pas compris que la concurrence internationale ne nous obligeait pas à être les moins chers mais à être les meilleurs.
Pour clore cette journée de la cacophonie commerciale, Cointreau, le champion français du cognac, a publié des chiffres désastreux sur le marché chinois : le titre en bourse s’est effondré. Décidément, si les Chinois arrêtent même de boire français, rien ne va plus...
Des clients de prostituées témoignent : «On ne peut pas me punir d'avoir des besoins»
Le projet de loi visant à pénaliser les clients de prostitué(e)s sera probablement examiné à l'Assemblée nationale à partir de ce mercredi. Interrogés par Le Figaro via un appel à témoignages sur notre page Facebook, les clients se confient sur leur pratique et l'impact que pourrait avoir la menace d'une amende sur leurs habitudes.
Ils ont entre 25 et 45 ans, exercent des métiers très différents: cadre dans une compagnie d'assurance, agriculteur, ingénieur, proviseur dans un lycée…Des monsieurs tout le monde, au look et physique passe-partout. Certains sont en couple. Mais tous ont un point commun: avoir fait appel à des prostitué(e)s. La première fois s'est souvent déroulée dans le cadre d'une soirée potache, lors d'une virée en Espagne ou ailleurs. «J'étais comme un gosse à la Grande Récré, elles étaient toutes magnifiques», se souvient Mathieu (tous les prénoms ont été modifiés), cadre en région parisienne, à propos d'une virée il y a plus de dix ans dans une discothèque-maison close à la frontière espagnole. Tous y sont retournés, seul, via Internet ou dans la rue.
Quand on leur demande pourquoi, ces hommes mettent en avant une forme de solitude. «J'ai décidé d'aller voir des escort-girls à une période très particulière de ma vie», raconte Thimothé , 34 ans, assistant d'éducation dans une école. «J'étais seul, et j'avais envie d'être libre.» Jeremy, 37 ans, en couple, évoque de son côté un vide affectif. «Ça dépasse l'aspect sexuel, mon couple est tombé dans la routine. Je trouve avec Sofia, l'escort que je vois environ une fois tous les deux mois, ce jeu de séduction que je n'ai plus chez moi.» «Ma femme ne voulait plus faire l'amour avec moi depuis plus d'un an...Vous imaginez, j'ai des besoins. La loi ne peut pas me punir d'avoir des besoins», enchaîne Stéphane, ingénieur à Bordeaux.
«C'est une façon de prendre le pouvoir sur les femmes»
Au fur et à mesure des conversations, les masques tombent et les désirs et fantasmes moins avouables se dévoilent. «Je fais appel à la prostitution masculine pour pouvoir pendant un temps posséder ces garçons, qui n'ont pas leur mot à dire dans le lit, c'est l'action de domination par l'argent qui m'excite», confie Pascal, 28 ans. «C'est horrible à dire, mais faire appel à la prostitution, c'est une façon de prendre le pouvoir sur les femmes. Celui de dire, ‘toi je te baise, et tu peux pas dire non'», renchérit Thimothé. «Elles font des trucs que les autres femmes n'acceptent pas. Et surtout elles te font pas ch...r. Comme disait mon grand-père, ‘c'est celle que tu payes qui au final te coûte le moins cher'», lâche Mathieu.
Les faiblesses, aussi, se laissent entre-apercevoir. Julien, agriculteur dans le Sud-Ouest, se sent lui plus à l'aise avec ces femmes. «Mon ex était une femme magnifique, elle me rendait fou. Elle m'excitait trop et avec elle j'étais éjaculateur précoce. Parce qu'il ne faut pas croire, quand vous êtes un homme, vous avez la pression. Vous devez assurer, donner un maximum de plaisir, tenir le plus longtemps possible. Avec les prostituées, je me sens libéré.»
«Elle avait l'âge de ma fille»
La morsure des remords n'est pourtant jamais loin. «Il y en a une, elle avait le même âge que ma fille. Je ne pouvais pas m'empêcher d'imaginer que cela aurait pu être elle. J'ai dû arrêter de la voir», poursuit Stéphane, que ça n'a pas empêché de continuer à fréquenter d'autres prostituées. Chacun trouve l'arrangement qu'il peut avec sa conscience. «Bien sûr que si elles avaient le choix, elles ne coucheraient pas avec moi. Mais je suis gentil et doux avec elles, et pas trop moche, je dois pas être le pire», se défend Mathieu. «Ma régulière, je l'emmène dîner, au restaurant, je lui offre des fleurs, on discute», renchérit Julien. «Je crois qu'elle prend du plaisir, elle me dit que oui, enfin, au fond, j'en sais rien», admet le jeune agriculteur. «Elles ne sont pas vraiment consentantes, mais c'est pas vraiment du viol non plus», estime Thimothé. Aucun ne juge mériter une amende ou pense cesser de fréquenter des prostituées à cause d'une loi. «On ne peut pas pénaliser ma misère affective», estime Thimothé. «Ce sont les proxénètes qu'il faut poursuivre! Même si on n'est pas complètement con... On sait bien qu'on est leurs complices».
Pays-Bas : l’ONU sort la grosse artillerie contre le serviteur noir de saint Nicolas
C’est sûr, l’ONU va envoyer les Casques bleus. Il va bien falloir cela pour mettre fin au conflit qui fait rage aux Pays-Bas entre les antiracistes bon teint (je n’ai pas dit « noirs ») et les affreux autochtones qui prônent le maintien d’une abominable survivance des époques les plus racistes (pour ne pas dire noires) de leur histoire. Car en demandant qu’on en finisse avec « Zwarte Piet » – Pierrot le noir – qui accompagne traditionnellement le bon saint Nicolas pour sa tournée de cadeaux le 6 décembre, à la plus grande joie des enfants sages, quelques poignées d’excités du politiquement correct ont allumé une guerre qui les met à la merci des rieurs.
Or à l’ONU, il n’y a pas de rieurs, seulement des petits hommes gris qui n’ont jamais attendu, le cœur battant, l’arrivée d’un bel évêque à la barbe fleurie en espérant que « le saint » leur aura apporté un joli train en bois, un ours blanc, marron ou noir, peu importe, ou une belle maison de poupée. Des petits hommes gris pour qui la menace du fouet de Zwarte Piet et le gros sac où il promet d’emporter les garnements et les voyous jusqu’en Espagne n’est que le signe d’une abominable société violente, esclavagiste et paternaliste, où les méchants sont punis et les bons récompensés.
Là-dessus, d’ailleurs, les petits hommes gris ont déjà gagné : depuis une bonne dizaine d’années, l’assistant de saint Nicolas a dû remiser ses instruments de correction au placard et se borner à faire le pitre en distribuant cadeaux et friandises. Moins impressionnant, Zwarte Piet en version « light » peut-il espérer faire le poids ?
A l’ONU, on aimerait bien avoir sa peau – une peau bien noire : mais essayez donc de garder un teint de pêche quand vous passez l’année dans un pays chaud et que l’essentiel de votre boulot consiste à descendre par les cheminées pour récupérer les carottes laissées dans leurs petits souliers par les enfants qui espèrent les voir garnis de cadeaux en retour !
Sans rire, le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a ouvert une enquête et demandé au gouvernement néerlandais d’encourager « un débat national destiné à promouvoir la compréhension, le respect et le dialogue interculturel » autour du pauvre serviteur de saint Nicolas. A quoi le gouvernement a répondu que « le débat existe depuis longtemps » et qu’il n’a donc pas besoin de l’« initier ».
Car à force de chatouiller les Néerlandais dans leur histoire et de dénoncer leurs meilleurs souvenirs d’enfance comme d’affreux relents du pire des crimes, l’ONU a créé un effet boomerang. Massés par dizaines de milliers dans les rues d’Amsterdam la semaine dernière pour accueillir la traditionnelle parade d’arrivée du saint évêque et de ses Zwarte Piet – dont le nombre n’a cessé de croître depuis 1945 – les spectateurs ont réservé à ceux-ci un accueil triomphal. Les 21 plaintes pour « racisme » déposées il y a deux mois devant le tribunal d’Amsterdam pour obtenir leur éviction ne traduisent décidément pas un sentiment majoritaire.
Pour l’heure, seule l’ambassade des Pays-Bas à Washington a décidé de remplacer Zwarte Piet par des Pierrots arc-en-ciel. Il est vrai que les missions diplomatiques néerlandaises sont en pointe pour la promotion des droits LGBT dans le monde – mais de là à remplacer un personnage mauresque par un symbole gay ?
Aux Pays-Bas les donneurs de leçons auront tout juste réussi à faire descendre les braves gens dans la rue – en leur faisant prendre conscience, qui plus est, de ce que leurs traditions et leur mode de vie sont menacés par l’antiracisme. Ces dernières semaines, les « Bureaux anti-discrimination » à travers le pays ont tous enregistré des dizaines de plaintes émanant d’autochtones qui s’estiment attaqués dans leur « néerlanditude ».
Il faut dire qu’une tweeteuse musulmane, Ima Dima, vient d’attiser les braises en s’attaquant aux « racistes » qui défendent Zwarte Piet : « Quand je lis des réactions aussi arriérées, je me dis pourquoi les Allemands n’ont-ils pas gazé les Néerlandais. Le monde serait bien plus relaxe. »
Tiens, c’est vrai, ça. S’il n’y avait plus de Blancs, il n’y aurait plus de racistes !
Cette Europe qui nous tue !
Depuis 1970, le chômage dans les pays de l’UE a quintuplé, la dette publique a quadruplé et la croissance annuelle a été divisée par quatre.
Même s’il ne se passe pas un jour sans que l’on nous parle de chômage, de fermetures d’usines, de déficits publics et de nouveaux impôts, jamais ou presque jamais l’Euro (et encore moins notre appartenance à l’Union européenne) n’est ouvertement remis en question. À dire vrai, ils ne sont qu’une poignée d’eurosceptiques comme Jacques Sapir, Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen à venir s’exprimer sur les plateaux de télévision et encore, à condition d’être cantonnés dans le rôle ingrat de repoussoir. Quant à François Asselineau, certainement le plus redoutable d’entre eux, il est tout bonnement interdit d’antenne. Le sujet est donc tabou, ce qui, pour un esprit scientifique, est un signe qu’il ne résisterait pas à une critique fondée sur les faits.
Même s’il ne se passe pas un jour sans que l’on nous parle de chômage, de fermetures d’usines, de déficits publics et de nouveaux impôts, jamais ou presque jamais l’Euro (et encore moins notre appartenance à l’Union européenne) n’est ouvertement remis en question. À dire vrai, ils ne sont qu’une poignée d’eurosceptiques comme Jacques Sapir, Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen à venir s’exprimer sur les plateaux de télévision et encore, à condition d’être cantonnés dans le rôle ingrat de repoussoir. Quant à François Asselineau, certainement le plus redoutable d’entre eux, il est tout bonnement interdit d’antenne. Le sujet est donc tabou, ce qui, pour un esprit scientifique, est un signe qu’il ne résisterait pas à une critique fondée sur les faits.
Or ces faits, les voici : depuis 1970, le taux moyen de chômage dans les pays de l’UE a plus que quintuplé, la dette publique rapportée au PIB a quadruplé et la croissance économique moyenne annuelle a été divisée par quatre.
Entre 1980 et 2012, le poids de l’UE dans le PNB mondial est passé de 32 % à 18 %.
Au cours des dix dernières années, sur les 34 membres de l’OCDE, les cinq pays les moins performants selon les critères combinés de la croissance, du chômage et de l’endettement public sont tous des pays membres de l’Union européenne et inversement, aucun ne figure parmi les cinq premiers de la classe.
Entre 1986 et 2010, la Grèce, l’Espagne et l’Irlande avaient perçu des différents dispositifs budgétaires de l’UE près de 300 milliards d’euros, un montant équivalent à trois fois le plan Marshall en monnaie courante. Or, en 2013, la Grèce est en faillite, l’Espagne sous perfusion et l’Irlande sort à peine de la plus grande crise de son histoire.
Inutile donc de se demander pourquoi Daniel Cohn-Bendit et Manuel Barroso nous sortent toujours le même argument : la construction européenne a apporté la paix ! Une affirmation bien commode certes mais qui n’en reste pas moins un mensonge historique. La paix en Europe a résulté en premier lieu de l’aversion pour la guerre de tous les peuples européens après la folie de 39-45, en second lieu de la partition du continent en deux blocs militaires intégrés, l’OTAN et le Pacte de Varsovie et enfin de l’absence de buts de guerre. Elle n’a eu strictement rien à voir avec l’UE.
Les européistes les plus convaincus rejettent la faute sur l’absence d’union politique et prônent une accélération du processus d’intégration vers le fédéralisme. C’est oublier que les peuples, qui ont bien senti que la démocratie allait leur filer entre les doigts, n’en veulent pas. Sans compter que la Flandre ne veut plus payer pour la Wallonie, ni la Catalogne pour la Castille, ni Milan pour Naples. Quand à nos voisins d’outre-Rhin, ils ne conçoivent le fédéralisme qu’à la condition totalement utopique que chaque membre soit à sa manière aussi vertueux que l’Allemagne.
La seule conclusion qui s’impose, c’est que la machine infernale de l’UE est un désastre total. Cette utopie supranationale, portée par des idéologues aveugles et maillon essentiel d’un nouvel ordre dominé par les multinationales, cette Europe-là nous tue.
Faire redémarrer PSA
Faire redémarrer PSA
L’arrivée de Carlos Tavares au poste de numéro 2 de PSA puis, courant 2014, à la tête du constructeur est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.
Bonne parce que l’homme est un professionnel aguerri, un passionné du monde automobile et un compétiteur né. Il n’y avait, disponible sur le marché, aucun responsable d’une telle envergure, qui plus est francophile. De par son expérience, aux antipodes de celle de ses deux prédécesseurs, Christian Streiff, passé par Saint-Gobain et Airbus, et Philippe Varin, venant de l’industrie sidérurgique, le futur patron de PSA sera immédiatement opérationnel.
S’il connaît tout de la stratégie de la marque au Losange, Tavares a surtout été au cœur de l’Alliance Renault-Nissan et, de ce fait, apparaît comme étant l’homme de la situation pour gérer, demain, un groupe PSA qui compterait, en son sein, des actionnaires aux intérêts si divergents que la famille Peugeot, General Motors, le groupe chinois Dongfeng et l’État français.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant que le dossier de la redistribution des cartes capitalistiques de PSA soit géré en direct par l’Élysée, le ministère du Redressement productif étant tenu à l’écart de ce dossier. Sur ce point, le futur pilote du groupe PSA n’ignore rien des nécessaires bonnes relations qu’une grande entreprise française doit entretenir avec l’État, quelle que soit la couleur politique du gouvernement.
Pour autant, la nomination de Carlos Tavares au côté, puis à la place de Philippe Varin est aussi une mauvaise nouvelle, car elle confirme la gravité de la situation dans laquelle se trouve PSA. La reconduction, au printemps dernier, de l’actuel président du directoire n’avait certainement pas pour but de changer de fusil d’épaule quelques mois plus tard. Jusqu’au bas de l’échelle, c’est-à-dire dans les concessions, le besoin du groupe en liquidités est perceptible. L’alliance avec General Motors, qui devait donner un nouveau souffle à PSA, n’ayant eu pour conséquence que d’accroître le trou financier déjà béant via la perte d’un marché dynamique, l’avenir de PSA passe aujourd’hui par la Chine. À l’évidence, l’arrivée de Tavares préfigure une conclusion prochaine des négociations menées avec Dongfeng. On va enfin savoir.
Ayrault le démineur
Jean-Marc Ayrault a ouvert hier le vaste chantier de la réforme fiscale. Le Premier ministre a fait d'une pierre deux coups ! Un : montrer qu'il était bien, pour quelque temps encore, le patron du gouvernement. Et deux : se concilier les bonnes grâces des partenaires sociaux, premiers invités à Matignon. Il convient en effet de ne pas être dupe. Avant de construire un nouvel édifice fiscal, Jean-Marc Ayrault a surtout entrepris une opération de déminage. Par son initiative d'une hardiesse insoupçonnée, il entend combattre le « ras-le-bol » fiscal et ramener dans le jeu des syndicats débordés.
Derrière sa volonté affichée d'entretenir un dialogue permanent avec les partenaires sociaux, il y a, chez le Premier ministre, le souci de s'en faire des alliés pour canaliser la fronde fiscale. Ce n'est pas sans inquiétude que les grandes centrales syndicales ont vu, ces dernières semaines, se développer des manifestations échappant à leur contrôle. Les « Bonnets rouges » ont beaucoup plus mobilisé que ne l'ont fait, samedi dernier en Bretagne, la CGT et la CFDT dans une tentative de récupération.
Il n'est donc pas étonnant que les syndicats aient réservé un accueil favorable à l'invitation de Matignon. Les voici, d'une certaine manière, « relégitimés ». On peut cependant s'interroger sur la pertinence d'une consultation syndicale dans le domaine de la fiscalité qui relève habituellement du pouvoir politique et du législateur. Il n'est pas certain, dans un pays au très faible taux de syndicalisation, que tous les Français se reconnaîtront dans les préconisations d'organisations surtout attachées à leurs privilèges.
Ce qui est à redouter, après qu'aient été reçus les présidents de groupes parlementaires et les rapporteurs généraux du budget des assemblées, c'est un fatras de demandes inconciliables. Comment François Hollande pourrait-il prendre le risque d'une réforme non consensuelle ? Déjà, comme sur la fameuse pause fiscale, on sent poindre une petite divergence de calendrier entre l'Élysée et Matignon. Il ne faut pas se leurrer : Ayrault travaille moins à une vaste réforme qu'à une simple pause… sociale.
Pour la bobocratie, Christiane Taubira est la « femme de l’année »
Le choix de Elle est un aveu et une gifle. C’est la grossièreté raffinée de ceux qui vivent dans la bulle des modes et des mondanités.
L’hebdomadaire féminin Elle a désigné Mme Taubira « Femme de l’année ». Ce choix est révélateur : il se justifie à court terme par l’indignation, ce baume d’entretien de la bonne conscience qui lui donne le teint éclatant du politiquement correct. Drapée dans la générosité et l’élégance de l’antiracisme, Elle participe au mouvement de stigmatisation de faits heureusement rares et tellement stupides qu’ils ne méritaient guère une pareille publicité. Mais l’essentiel n’est pas là : la « Femme de l’année » n’est pas seulement la victime d’un racisme vulgaire, elle est d’abord celle qui a revêtu depuis 18 mois le vernis de l’idéologie branchée de la bobocratie parisienne, pailleté d’obsessions et de priorités qui gomment les véritables préoccupations du peuple comme on efface les points noirs.
Le choix de Elle est un aveu et une gifle. C’est la grossièreté raffinée de ceux qui vivent dans la bulle des modes et des mondanités. Le peuple français se sent envahi… On l’écrase sous le mépris de l’antiracisme facile de ceux qui ne sont pas confrontés à une présence étrangère arrogante. Le peuple français est inquiet de la montée de la délinquance et angoissé par l’impunité grandissante des malfaisants… On s’épanche sur le sort douloureux des victimes de l’inconfort des prisons. On s’empresse de l’éviter au plus grand nombre. Les Français tirent une fierté légitime d’une histoire glorieuse qui compense le déclin actuel et pourrait même susciter l’énergie d’un renouveau… On leur rappelle les heures sombres de leur histoire qui les chargent des chaînes de la repentance. Louis XIV et Napoléon ne sont plus, l’un le roi de l’apogée classique de la France, l’autre le fondateur de sa modernité, mais des promoteurs de l’esclavage. Les Français ont donné à la politique familiale une place essentielle dont on perçoit les effets dans la démographie… On s’acharne à détruire la famille au nom d’un individualisme stérile.
Les lois Taubira – celle qui limite volontairement la traite négrière à l’Atlantique en oubliant l’esclavagisme arabe, celle qui introduit le mariage unisexe, celle qui veut vider les prisons – ont toutes deux points communs. D’abord, elles affichent un souverain mépris de la réalité, celle de l’histoire, celle des sexes, celle de la délinquance. Ensuite, elles visent une cible davantage qu’un but. Il ne s’agit pas pour elles de contribuer au bien commun des Français, mais de s’attaquer aux valeurs qui les animent, la fierté de leur histoire, leur goût de la famille, leur désir de sécurité. Leur objectif est de détruire, non d’édifier. Cela est-il étonnant chez une élue dont l’action politique est née sous le signe de l’indépendantisme ?
Forte de ses certitudes et de ses préjugés, Madame Taubira, qui écoute peu et ne dialogue pas, est parvenue à faire l’unanimité contre elle chez les magistrats. On comprend aisément le choix de Elle. Le mépris pour les valeurs nationales, c’est le mépris pour le populisme, c’est le moyen de souligner sa distinction, de montrer comment une caste privilégiée se distingue du reste du pays par l’aversion qu’elle ressent pour les idées populaires. Est-il étonnant que l’indépendantisme soit ainsi reconnu par le snobisme ? Non. On y trouve la même racine et celle-ci ne s’appelle pas l’amour de la France, mais ignore le sens de la démocratie.
Une petite mise au point d’un général...
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François Michel Gonnot, député de la 6e circonscription vient de publier un nouvel article sur son blog: «Voici l’article que le général de brigade Pierre Royal a fait paraître dans son bulletin de promotion en mai « Suite aux nombreuses questions qui me sont posées quotidiennement concernant mes liens de parenté avec Ségolène Royal, je tiens à effectuer la mise au point suivante :
Ségolène Royal est ma nièce, fille de mon frère ainé Jacques, qui a terminé sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel dans l’artillerie de Marine. Si je ne partage en aucune façon ses options politiques, l’esprit démocratique me contraint à les supporter. Par contre, je ne puis admettre que, pour construire sa carrière politique, elle ait sali de façon outrageante la mémoire de son père.
Lors de la sortie de son livre « Le printemps des Grands-parents », titre très cocasse quand on saura qu’elle a été particulièrement odieuse avec mes parents (ses grands-parents), elle a accordé un certain nombre d’interviews d’où il ressortait qu’elle avait eu une enfance très dure du fait de son père, militaire rigide et borné qui la brimait.
Par contre, au moment de la guerre du Golfe, dans une interview du journal « La nouvelle République du Centre », elle disait son soutien aux soldats français, évoquant avec émotion le souvenir du départ de son père pour l’Algérie et sa mort au combat (en réalité, mon frère est mort d’un cancer en 1981) ! (...)
En conséquence, je n’ai plus aucune relation avec cette jeune femme, résolument mythomane, et j’ai honte de voir le nom de ma famille ainsi galvaudé par une personne qui est en train de mettre à sac sa région sur le compte de ses administrés.... et ce sans payer l’ISF malgré son patrimoine bien garni.
Et Louis Mexandeau, ancien ministre socialiste, ainsi que nombreux de ses anciens collègues disent d’elle....:
«Ségolène Royal, c’est une inculture de taille encyclopédique, une sorte de trou noir de la science, une ignorance crasse, qui avoue même aujourd’hui en petit comité, qu’elle est bien heureuse de ne pas à avoir à gérer la crise actuelle; mais surtout satisfaite d’engranger ce que le P.S. lui verse à titre d’indemnités personnelles pour l’ensemble de ses déplacements, et pas au nom de l’internationale socialiste dans le monde ».
Fermez le ban !!!
Et quand on pense que près d’un français sur deux était prêt à voter pour elle, ça fait froid dans le chabichou !
Général Pierre ROYAL, oncle de Ségolène
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