dimanche 29 juillet 2012
Harcèlement sexuel : Crozon chargée de trouver une solution pour sortir de l'impasse
Angela Merkel et François Hollande se sont dit vendredi « déterminés à tout faire pour protéger la zone euro. » Cette déclaration a immédiatement redonné du tonus aux Bourses, qui dégringolaient depuis le début de la semaine.
Il y avait urgence à donner un signal aux marchés… et aux Européens, car l’euro est à nouveau dans une tourmente violente. En Grèce, rien ne va mieux ; en Espagne, les régions sont au bord de la faillite et le renflouage des banques alourdira la dette de l’État. À tel point que des rumeurs insistantes font état de la nécessité d’un quatrième plan d’aide pour Madrid, après ceux d’Athènes, Dublin et Lisbonne. Un plan à 300 milliards d’euros…
La rupture de l’axe « Merkozy » après l’élection de François Hollande, et les tensions qui ont suivi entre Paris et Berlin, alimentaient les inquiétudes. Si la France et l’Allemagne se déchirent, c’est l’euro qui partira le premier en lambeaux. La déclaration du tandem « Merkhollande » a été d’autant plus appréciée qu’elle fait suite à des propos du même type de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. « La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro », a déclaré l’Italien jeudi, ajoutant : « Croyez-moi, ce sera suffisant. »
Tout cela est bien beau… mais reste affreusement général. Que recouvre le « suffisant » de Draghi ? Sur quelles bases se sont « réconciliés » Hollande et Merkel ? Personne n’en sait rien, et peut-être pas les protagonistes eux-mêmes. Ils ont paré au plus pressé pour éteindre un incendie qui devenait incontrôlable. Le feu a un peu perdu en intensité, mais ce qui l’alimente reste présent. Si des mesures concrètes ne sont pas effectives dans les toutes prochaines semaines, les flammes reprendront de plus belle.
La plus embarrassée est Angela Merkel, qui se heurte à une opinion publique qui refuse de continuer à payer pour « le laxisme des autres ». La Banque centrale allemande n’a pas craint de montrer les crocs en réaffirmant son opposition à tout rachat de dette publique par la BCE. Et ceci dès vendredi. La menace de l’agence Moody’s de baisser la note souveraine de Berlin ne peut que renforcer les réticences des Allemands à ouvrir une nouvelle fois leur porte-monnaie.
Merkel et Hollande sont allés au feu avec la seule arme de la parole. C’est courageux, mais un peu léger.
La fin de la planète en 2100 ?
Royal : "Najat Vallaud-Belkacem s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là"
"J'ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi. Najat doit accepter d'être là pour ça", a expliqué Mme Royal, qui avait confié à Mme Vallaud-Belkacem, née au Maroc, un rôle de porte-parole durant sa campagne en 2007 et à la primaire socialiste de 2011.
Et Ségolène Royal d'ajouter : "Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière."
Face à Le Pen, Madonna rend hommage à la France tolérante
![]() |
| Qui est cette catin, pour nous faire la leçon ? |
Un hommage à la France tolérante
"Remboursez!"
Dominique Strauss-Kahn empêtré dans une nouvelle affaire judiciaire
La procédure a été ouverte le 25 mai pour «faux et usage de faux» et «falsification de certificats», a précisé une source judiciaire vendredi à l’AFP, sans en dire davantage sur ce qui pourrait éventuellement être reproché à M. Strauss-Kahn.
L’entrepreneur se bat depuis 25 ans pour recouvrer des millions d’euros après avoir été «spolié» d’une entreprise au Congo. Il avait déposé plainte le 21 octobre 2011 auprès du parquet de Paris, qui s’est dessaisi du dossier le 6 décembre au profit de celui de Grasse (sud). La police l’a entendu le 11 juillet.
L’affaire touche aux conditions dans lesquelles la dette du Congo a été effacée en 2010 à l’occasion de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Documents falsifiés au FMI? Une des conditions de cet effacement était que l’Etat africain règle, au préalable, des dettes commerciales privées, dont celle du plaignant. Or, selon lui, des documents falsifiés au FMI auraient conduit à ce que sa créance passe à la trappe.
Complaisance
Selon une source proche du dossier, «on soupçonne une complaisance à l’égard du pouvoir congolais. Il y a des anomalies pour lesquelles il n’y a jamais eu d’explication fournie».
«A partir de là, toutes les hypothèses sont ouvertes. Mais le dossier pose un problème d’imputabilité. Le directeur du FMI a une immunité qui ne couvre pas tous les agents et décideurs de l’institution», a encore indiqué cette même source. Interrogé par l’AFP, le FMI a répondu qu’il n’était pas au courant et allait consulter son service juridique.
Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, était en passe de devenir le principal candidat de gauche pour l’élection présidentielle française, lorsque des accusations d’agression sexuelle et de tentative de viol portées par une femme de chambre d’un hôtel de Manhattan ont conduit à son arrestation à New York le 14 mai 2011 et l’ont contraint à renoncer à sa candidature.
Les poursuites au pénal ont ensuite été abandonnées dans cette affaire, mais une procédure civile est toujours en cours. DSK est par ailleurs mis en examen (inculpé) par la justice française pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l’affaire dite de l’hôtel Carlton de Lille.
Le barbecue néonazi a eu lieu en France
Il serait donc question des membres d'Artam Brotherhood, qui se revendiquent "national-socialistes" et défenseurs de la race blanche. Ceux-là même qui annonçaient sur leur site internet la tenue d'une rencontre à Genève ce samedi (lire nos éditions de ce week-end). La police dit ne pas savoir où le rassemblement a eu lieu exactement et combien de personnes s'y sont rendues.
Parallèlement et pour montrer leur opposition à l'idéologie raciste prônée par le groupe d'extrême droite, une soirée "antifasciste" se déroule ce soir à l'Îlot 13, près de la Gare. Cette soirée de concerts succède à une après-midi calme où militants et curieux ont partagé repas, discussions autour de plusieurs stands d'information et se sont essayé aux graffitis.
Une ombre plane néanmoins sur la soirée. Ce matin, un message posté sur le site internet "Indymedia" appelait à un "black block antifa", une manifestation violente d'extrême gauche, à la fin des concerts. Une information immédiatement démentie par le site des antifascistes de Genève.
samedi 28 juillet 2012
La sodomie est-elle contre-nature ?
HOLLANDIE, CETTE
PRATIQUE VA
DEVENIR LE LOT
QUOTIDIEN DE
NOMBRE DE
FRANÇAIS QUI LA
PRATIQUERONT
INVOLONTAIREMENT.
Dans l’Antiquité, les Grecs mettaient les guerres entre parenthèses à l’occasion des Jeux Olympiques. Jamais il n’a été possible d’appliquer cette trêve à leur version moderne. Ce sont au contraire les Jeux qu’il a fallu mettre entre parenthèses, lors des deux guerres mondiales. Ceux de 1916, 1940 et 1944 ont purement et simplement été annulés. Et même quand ils se tiennent normalement, les JO n’ont aucune influence pacificatrice. Pendant ceux de Melbourne (1956) et de Rome (1960), la France se battait en Algérie. Pendant ceux de Mexico (1968) et de Munich (1972), les Américains bombardaient le Vietnam. Pendant ceux de Moscou (1980) et de Los Angeles (1984), la guerre faisait rage en Afghanistan. Aujourd’hui elle ravage la Syrie et, encore, l’Afghanistan, où les protagonistes ont changé, mais pas les malheurs de la population.
La puissance du sport est immense, elle n’est pas infinie. Quand il s’agit d’intérêts économiques ou politiques, les athlètes doivent composer ou s’effacer. En général, ils s’effacent, de gré ou de force, devant la politique. Les Américains et leurs proches alliés ont boycotté les Jeux de Moscou, le bloc soviétique faisant de même quatre ans plus tard à Los Angeles. L’économie, elle, n’exclut pas, elle dévore. « Citius, altius, fortius » (plus vite, plus haut, plus fort) n’est plus une devise propre aux sportifs, mais aussi aux entreprises de BTP, de sponsoring ou de sécurité qui brassent des milliards à l’occasion des JO.
Cet argent est le plus souvent celui des contribuables, mais l’investissement leur profite rarement. Les Jeux d’Athènes en 2004 ont sérieusement contribué à la faillite de la Grèce. Qui ne peut même pas se consoler avec les superbes installations érigées pour l’occasion : elles pourrissent sous le soleil.
Aux bénévoles, la passion et le dévouement ; aux « investisseurs », les honneurs. Lakshmi Mittal, le propriétaire indien d’ArcelorMittal, et son fils, ont eu le plaisir de porter la flamme olympique à travers Londres. Les patrons sidérurgistes, qui sont avant tout des financiers, sponsorisent les Jeux, c’est leur médaille à eux. Les 70 000 volontaires qui aident à l’organisation londonienne n’ont droit, pour leur part, ni aux transports, ni à un hébergement gratuits. Ce sont eux, pourtant, qui ont gardé et qui font vivre l’esprit des Jeux Olympiques. Et qui, avec les sportifs, nous font aimer ce grand rendez-vous malgré tout.
TweetWeilergate : le vrai scandale caché par les médias
Si les journalistes français se sont empressés de traiter
abondamment l’histoire sordide du TweetWeilergate, tous sont passés à
côté du vrai scandale de ce drame clownesque : en soutenant
officiellement la candidate aux Législatives, Ségolène Royal, le
président est sorti de sa réserve et a ainsi bafoué la démocratie et la
Cinquième République. Fidèle à son habitude il a du coup trahi ses
engagements de campagne les plus virulents…
De toute l’histoire de la cinquième république, jamais un président de la République ne s’était permis de soutenir officiellement de candidat aux Législatives. Pour des raisons logique de respect de la démocratie, de hauteur nécessaire du président de la république, censé représenter tous les français, et non plus les membres de son parti, tous les chefs d’État français depuis De Gaulle s’étaient pliés à cette tradition démocratique seine et de bon sens.
« Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité. »
« Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. »
« Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts. »
« Moi président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue. »
C’est avec ce beau discours que François Hollande a réussi à convaincre de nombreux gogos qu’il serait un président « normal », éthique. En se faisant élire président de la république avec comme seul programme « regardez comme mon prédécesseur est méchant, je serai plus gentil que lui’, François Hollande devait s’attendre à un retour de bâton. Comment peut on faire une campagne basée sur les prétendus comportements antidémocratiques de son rival et se conduire de cette manière une fois élu ?
Jamais de l’histoire de la cinquième république un président en exercice n’avait soutenu officiellement un candidat pour des raison de démocratie évidente. Même le roi Mitterrand, même le Général de Gaulle n’ont pas osé enfreindre cette règle d’or démocratique. A socialiste, nul perfidie n’est impossible…
Encore une fois, ici, presque aucun journaliste n’a soulevé le problème, aucun éditorialiste ne s’est enflammé pour dénoncer les dangers de notre démocratie, les tentatives hégémoniques et totalitaire du président « normal ».
L’histoire ne retiendra peut être pas le Tweet grotesque de la première concubine de France mais bien l’entrée fracassante d’un président de la république dans un pouvoir que la démocratie avait prévu de donner à d’autres, par soucis de séparation des pouvoirs
Comment ne pas s’étouffer, le 14 juillet, devant l’interview du président par de bons journalistes complaisants aux brushings impeccables. On lui a demandé des comptes sur le Tweet de sa femme,mais pas pourquoi il avait soutenu officiellement Ségolène. C’est donc cela le journalisme ? Car en bafouant les principes de base de notre démocratie pour rendre un petit service à la mère de ses enfants, n’est-ce pas Hollande, plus que Trierweiler, qui a commencé à mélanger affaires publiques et affaires privées ?
Et dire qu’il a été élu en se faisant passer pour un moralisateur de la vie politique… Ils sont forts ces socialistes, très forts…
Parallèlement, sans que beaucoup de gens ne soient choqués, les médias français sont peu à peu envahis par les compagnes des ministres qui viennent, au nom du féminisme, faire la propagande de leurs compagnons aux frais du service public. Audrey Pulvar nommée à la tête des Inrocks, il y a de quoi s’exiler… C’est d’ailleurs ce qu’à fait l’éditorialiste historique du journal, Thomas Legrand qui a démissionné en apprenant la collusion répugnante de cette situation : « Le journalisme politique, c’est avant tout une lutte contre la communication politique, un contre-pouvoir institutionnel. Un journal traitant de politique ne peut pas être dirigé par quelqu’un d’aussi impliqué personnellement dans la vie politique du pays », a-t-il expliqué.
État socialiste : Zemmour frappé par la censure douce
Le CSA vient d’adresser un rappel à l’ordre à Éric Zemmour
et à son employeur, RTL, car le chroniqueur s’est permis de critiquer
la ministre de la justice, Christiane Taubira. Une critique indéfendable
pour notre bonne gôche morale. En conséquence, le temps de parole du
polémiste sera divisé par deux sur les antennes de RTL.
Le CSA a envoyé un rappel à l’ordre à Zemmour, considérant que ses propos « pouvaient apparaître comme stigmatisant ces catégories de population et véhiculer des stéréotypes raciaux et sociaux”.
Il est évident que quand la ministre, spécialisée dans les lois mémorielles et la repentance, nous explique qu’ »il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes », il n’y a rien de « stigmatisant » ni quoi que ce soit qui véhicule « des stéréotypes raciaux et sociaux »…
Comme punition officieuse pour avoir osé dénoncer un ministre socialiste, RTL a donc divisé par deux les chroniques d’Éric Zemmour qui ne sera plus que deux fois par semaine sur les antennes de la station de radio. Une censure en douceur, sous forme de menace et de punition, pour faire comprendre aux journalistes de France qu’ils n’ont pas trop intérêt à critiquer le gouvernement.
En soutien des pressions de l’organisme public (qui n’a reçu aucune consigne de la part du ministère de la justice…), ce sont les traditionnels organismes du totalitarisme socialiste qui sont venus sceller la chape de plomb au dessus de la tête d’Éric Zemmour. Le Mrap s’est déclaré “scandalisé” par cette “chronique haineuse, raciste et misogyne” et SOS Racisme a dénoncé une “haine quotidienne” exprimée avec “la sollicitude de RTL”
Si le PS, le Mrap, SOS racisme et le CSA le disent, c’est que cela doit être vrai…
Droits de succession : la gauche subit un revers au Sénat
À la surprise générale, la majorité sénatoriale a été prise à
revers jeudi 26 juillet au matin. L'article 4 du projet de loi de
finances rectificatives 2012 (PLFR), qui concerne la fiscalité des
droits de succession et les donations, a été rejeté. Cet article a été
retoqué à 5 voix près car le Sénat a adopté, par 170 voix contre 165, un
amendement du groupe UMP
supprimant le durcissement des droits de succession voulu par le
gouvernement et prévu par le budget rectificatif 2012. Un nouveau vote
doit être organisé dans la journée de vendredi.
La gauche s'est retrouvée minoritaire au moment du vote. De source parlementaire PS, on minorait cet incident aux conséquences momentanées en indiquant qu'il y avait eu un simple "problème technique" dans les délégations de vote. Le PS avait demandé un scrutin public. Juste avant le vote, la sénatrice UMP Isabelle Debré s'est dite "étonnée que pour ce premier texte important, la majorité de gauche demande un scrutin public parce qu'ils sont minoritaires" dans l'hémicycle.
"UNE ERREUR MATÉRIELLE"Les résultats du scrutin montrent que sur les douze sénateurs du groupe écologiste, onze n'ont pas pris part au vote. Au Sénat, la majorité de gauche étant très faible (6 voix d'avance), chaque voix compte et cela laisse peu de marges aux erreurs de vote. En fait, l'élu de Bretagne, Joël Labbé, aurait oublié de voter pour son groupe.
Le sénateur écologiste était "marri", a raconté le président du groupe PS, François Rebsamen sur RTL. "J'ai été le voir, il n'a pas l'habitude d'assumer la responsabilité du groupe Verts", a-t-il ajouté. "C'est une erreur matérielle. Il y aura une deuxième délibération et l'article sera revoté dans la journée", a expliqué le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé, au JDD.fr.
Dans tous les cas, l'Assemblée aura le dernier mot et devrait rétablir la version originale du texte.
Le gouvernement pensait avoir fait le plus dur. Il avait convaincu le groupe PS au Sénat de ne pas durcir davantage l'article 4 du texte voté par l'Assemblée. Cet article ramène l'abattement par héritier direct de 159 325 euros à 100 000 euros pour les donations et les successions ouvertes à compter d'août. Le délai entre deux donations (ou successions) en franchise de droits est porté à quinze ans au lieu de dix ans et les barèmes des droits de succession et de donation comme le niveau des abattements ne seront plus indexés sur l'inflation. En revanche, les exonérations de droits de succession bénéficiant au conjoint survivant sont conservées.
"À L'OPPOSÉ DE LA REVALORISATION DU TRAVAIL"
Selon la droite, la disposition en question "réduit le pouvoir d'achat des classes moyennes" et est "à l'opposé de la revalorisation du travail". Le président UMP de la commission des Finances, Philippe Marini, a défendu la suppression de la mesure, en expliquant que "100 000 euros, c'est 12 mètres carrés à Paris, 18 mètres carrés en Ile-de-France, 42 mètres carrés hors l'Ile-de- France". "Cela montre que les catégories visées, ce sont bien les classes moyennes de la société", a-t-il encore affirmé. "On ne peut pas fonder le droit fiscal français en fonction du prix de l'immobilier dans le 6e arrondissement à Paris", a répliqué François Marc, le rapporteur PS du budget.
Du coup, les sénateurs n'ont même pas eu le temps de débattre d'une modification que la commission des finances voulait apporter à cette mesure pour la durcir. Elle avait proposé de l'étendre pour les mutations entre frères et sœurs, qui passeraient de 15 932 euros à 10 000 euros, et en faveur des neveux et nièces, qui seraient ramenées à 5 000 euros au lieu de 7 967 euros. Cela rapporterait, selon le rapporteur général, 230 millions d'euros.
Jeudi matin, les sénateurs devaient poursuivre, voire terminer, l'examen de ce texte qui prévoit 7,2 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour permettre de tenir l'objectif d'un déficit ramené à 4,5 % du produit intérieur brut à la fin de 2012.
Taxer les riches les fait fuir
François Hollande est en train de tuer la poule aux œufs d'or. À
vouloir trop taxer les riches, la France va perdre des revenus alors
que la Grande-Bretagne va gagner davantage en baissant leurs impôts.
Oh, surprise ! De riches cadres d'entreprises quittent la France
au moment où le nouveau gouvernement socialiste s'apprête justement à
les taxer davantage. Comme tous les êtres humains, ceux qui ont des
revenus élevés n'aiment pas travailler pour rien, ou pour très peu.
Québec solidaire devrait prendre bonne note, eux qui promettent de taxer à 100% les salaires trop élevés au goût de Françoise David afin de financer leurs promesses électorales.
![]() |
| Monsieur plus, dont le seul programme est de se tromper. |
D'autres hauts salariés pourraient rester en France, mais leur rémunération pourrait bien être limitée à 1 million d'euros. Dépasser ce seuil, l'employeur paie beaucoup d'argent et l'employé ne reçoit pas grand-chose. Un exemple : Zlatan Ibrahimovic, un joueur de soccer qui vient d'être recruté par une équipe française aurait fait préciser que son salaire sera de 14 millions d'euros nets d'impôts. Autrement dit, si les impôts augmentent, le club de « foot », comme disent les Français, devra payer l'impôt supplémentaire. Pour lui assurer son 14 millions après impôt, l'équipe devra vraisemblablement débourser entre 70 et 89 millions d'euros chaque année pour ce seul joueur.
Taxer les riches, ce n'est pas une promesse électorale très originale. En 1960, aux États-Unis, les riches étaient taxés à 91%, jusqu'à ce que Kennedy baisse leurs impôts puisque ça ne donnait pas plus de revenus de toute manière. C'est ce que des économistes comme Jean-Baptiste Say et Arthur Laffer expliquent lorsqu'ils disent que trop d'impôt tue l'impôt.
Bref, c'est la fable de la poule aux œufs d'or des temps modernes. À vouloir trop taxer les riches, la France va perdre des revenus alors que la Grande-Bretagne va gagner davantage en baissant leurs impôts. Ne pourrait-on pas régler le « problème » si tous les pays augmentaient l'impôt des riches en même temps ? Outre le fait qu'un tel scénario est improbable, rien ni personne ne peut obliger quelqu'un à travailler fort contre une rémunération qu'il juge insuffisante. Les hauts salariés pourront donc toujours décider de travailler moins et la poule aux œufs d'or cessera alors de pondre.
La prochaine fois qu'un parti promettra une hausse de l'impôt des riches, parce qu'il y en a toujours un qui pense avoir trouvé l'idée du siècle, j'espère qu'un journaliste allumé osera lui demander : « Et où allez-vous couper pour financer cette hausse d'impôt ? »
Même les sociétés primitives recherchent le profit
Les socialistes occidentaux sont souvent désireux d'utiliser une
interprétation romantique des cultures traditionnelles pour traiter les
marchés ou les profits d’inutiles ou de contre nature. Mais la vérité
est différente : tout être humain dans toutes les cultures choisit les
meilleurs moyens qu'il peut imaginer pour atteindre les buts qu'il
désire. Illustration avec la Kula des îles Trobriand de Nouvelle-Guinée.
Les anticapitalistes aiment utiliser des exemples d'échange de
cadeaux prétendument altruistes dans des sociétés « primitives » pour
les opposer à l’avidité des comportements sur les marchés modernes. Mais
un examen plus attentif d’un système d’échange de cadeaux bien connu,
la Kula des îles Trobriand, renforce plutôt les affirmations des
libertariens quant à l’universalité de la recherche du profit.
Dans le commerce sophistiqué de la Kula parmi les îles au large de la
pointe orientale de la Nouvelle-Guinée, les hommes s'embarquaient pour
de nombreux milles nautiques pour recevoir des dons cérémoniels faits de
bijoux en coquillages, apparemment dans le seul but de donner ces
cadeaux à nouveau dans un an ou deux.
Un tel voyage était à la fois coûteux et dangereux. Les hommes
embauchaient des artisans pour construire des canots spéciaux, assez
robustes pour la mer et assez rapide pour la tâche. Et les voyages de
Kula des Trobriand les emmenaient jusqu’à la patrie des Dobuans, qui
vivaient sur une île à 60 milles de là, parlaient une langue différente,
et étaient considérés comme des cannibales.
Quand les visiteurs arrivaient, si tout allait bien, leurs hôtes les
accueillaient avec des cadeaux de cérémonie, « des bibelots indigènes
sales, graisseux et qui ne ressemblent à rien », comme un anthropologue
les décrivait en plaisantant [1].
Les plus convoités étaient des colliers et des bracelets de
coquillages, appartenant à la catégorie spéciale d'objets de valeur
appelés vaygu'a.
En fait, les hommes qui gardaient leurs vaygu'a beaucoup plus longtemps étaient « universellement vus comme blâmables et sans honneur», et appelés « lents » ou « durs » en Kula [2].
Tous ces risques et ces efforts peuvent-ils vraiment être entrepris pour la seule joie de donner à nouveau ces babioles crasseuses ?
"Inutilité évidente" ?
L’économiste socialiste Karl Polanyi semble en avoir été précisément convaincu. Et il admirait les insulaires pour cela. Polanyi faisait l’éloge des échanges de la Kula comme « une économie sans gain et hors marché … l'une des transactions d’échange les plus élaborées connues de l'homme », dans lequel « aucun bénéfice n’est impliqué, ni en argent ni en nature. » [3]Dans une note informelle, Murray Rothbard se moque de la Kula et de l'amour que Polanyi leur porte :
Il est apparemment enchanté par le « commerce Kula »… Ce que Polanyi en aime spécialement est son manque de vrai gain mutuel - ou bien est-ce son inutilité évidente ? [4]« Sans gain » ? « Hors marché » ? De toute évidence inutile ? Qu'est-ce qui se passait réellement dans le commerce Kula ?
Lorsque l'anthropologue Bronislaw Malinowski s'est rendu dans les îles Trobriand dans les années 1910, il a constaté que la Kula était la passion dévorante de la vie quotidienne de tout le monde. Recevoir des vaygu'a était la preuve d'un homme « chanceux, audacieux et entreprenant » [5].
En effet,
la propriété temporaire lui permet de tirer beaucoup de notoriété, d'exposer son cadeau, de dire comment il l'a obtenu, et de prévoir à qui il va le donner. Et tout cela constitue l'un des sujets préférés de conversation et de potins dans la tribu, dans lequel les exploits et la gloire reçus via la Kula par les chefs ou d’autres sont constamment discutés.Ces morceaux de coquilles « sales et gras » étaient en fait des biens de prestige, tout aussi précieux et arbitraires que des montres Rolex, des voitures de luxe ou des trophées sportifs. Ces marchandises attirent l'attention et signalent vos succès. Ils disent, « Je suis assez puissant pour avoir cela. »
En Amérique du Nord, quand une équipe dans la NHL remporte la Coupe Stanley, cela rend très célèbres les membres de cette équipe (du moins au Canada). Mais au lieu de fabriquer une nouvelle coupe chaque année, la NHL utilise le même trophée à chaque fois, de sorte que l'équipe gagnante de la Coupe Stanley la détient seulement jusqu'à ce que l'équipe suivante la remporte. La coupe est un artefact porteur de légende qui apporte la gloire à tout homme qui le possède, même si aucun homme ne peut le posséder pour toujours.
Il en va de même pour les vaygu'a. L’idée n’était pas de les avoir en permanence, mais de les obtenir pour un temps.
Donner pour recevoir
Dans la Kula, chaque acte de générosité était en fait un investissement prudent. Celui à qui vous aviez donné un vaygu'a était obligé de vous rembourser plus tard par un « contre-don » d'un autre artefact qu'il possédait. Donc, un homme prévoyait à qui donner des présents afin de contrôler de qui il recevrait un présent. De cette façon, un donneur de vaygu'a patient et habile pouvait voir passer les objets les plus célèbres dans ses propres mains.La Kula n'est pas inutile (contrairement à l’opinion de Rothbard) et certainement pas sans profits (contrairement à l’opinion de Polanyi). C’était une recherche organisée de profit personnel. Certes, le bénéfice était de réputation, et non pas strictement matériel. Mais en dernière analyse, tous les « profits » - dollars papier, trophées de la NHL, ou colliers de coquillages - sont un phénomène mental, l'accomplissement de nos fantaisies subjectives dépassant les coûts que nous avons payés pour y parvenir. La chose remarquable à propos des échanges libres comme la Kula, c'est que lors de chaque échange les deux parties en bénéficient.
Mais qu'en est-il de l’allégation de Polanyi selon laquelle la Kula était « hors marché » ? En un sens, il a raison: la Kula elle-même était juste un échange de cadeaux élaboré, pas un marché.
Pourtant, la Kula protégeait et encourageait un vaste troc entre les Trobriandais, les Dobuans, les habitants des îles Amphlett, et les autre cultures qui ont pris part. Dans chaque voyage de Kula, les pirogues des visiteurs regorgeaient de nourriture, ou de poterie, ou d’artisanat – de tout ce que leur société d’origine savait faire de mieux. Et après la première cérémonie de remise des cadeaux sur la plage des hôtes, les visiteurs restaient pendant plusieurs jours à troquer ce qu’ils avaient apporté avec leurs hôtes.
Comme dans une grande part de la Mélanésie, les îles au large de la côte est de la Nouvelle-Guinée connaissaient de fréquentes menaces de guerre, ce qui menaçaient certainement de rompre le commerce, forçant chaque village à s’isoler économiquement. Mais la Kula atténuait cette menace en fournissant une sorte de « cérémonie de pacification » entre des hommes de communautés et de cultures différentes [6]
Un bon partenariat par la Kula entre deux hommes pouvait fournir un flux constant de vaygu'a à travers de nombreux dons et contre-dons au fil des décennies ; la relation pouvait même être transmise en héritage à un fils. Chacun avait ainsi une bonne raison de protéger contre le vol ou la violence ses partenaires qui se trouvaient de passage sur son île.
En bref, le réseau décentralisé d'échange de cadeaux par la Kula a fourni l'échafaudage social nécessaire pour protéger le commerce international contre le vol et la guerre. Sans besoin d’État.
La puissance de l'intérêt
Les socialistes occidentaux comme Polanyi sont souvent désireux d'utiliser une interprétation romantique des cultures traditionnelles pour traiter les marchés ou les profits d’inutiles ou de contre nature. La stratégie rhétorique consiste à faire jouer aux « primitifs » le rôle de lutins tropicaux généreux et désintéressés, puis à nous présenter par contraste comme des singes bien réels, égoïstes, comploteurs et moins fréquentables qu’eux.Pris dans cette bataille rhétorique, Rothbard ne peut guère être blâmé pour avoir trop vite rejeté la Kula comme « évidemment inutile ». En effet, si le compte-rendu dénué de sens que fait Polanyi d'une Kula sans profit était exact, la caractérisation de Rothbard serait parfaitement correcte.
Mais la vérité est la suivante : tout être humain dans toutes les cultures choisit les meilleurs moyens qu'il peut imaginer pour atteindre les buts qu'il désire. Chaque participant à la Kula y prenait part parce qu'il s'attendait à faire une forme de profit. Et le résultat net de la Kula, comme celui de tous les systèmes d'échanges vraiment volontaires, a été un gain mutuel et la paix internationale par le biais du profit des individus.
----
Paru sur le site du Mises Institute le 20 Juillet 2012. Reproduit avec l'aimable autorisation du site.
Traduction : Benjamin Guyot pour Contrepoints.
Notes :
- Bronislaw Malinowski, Les Argonautes du Pacifique occidental (Londres: Routledge, 1922) p. 351. ↩
- Malinowski, pp 360, 94. ↩
- Karl Polanyi, La Grande Transformation: aux origines politiques et économiques de notre temps , 2e éd. (Boston, MA: Beacon Press, 2001) p. 52. ↩
- Murray N. Rothbard, "Down with Primitivism: A Thorough Critique of Polanyi", 1961. Réédité en 2004 sur Mises Daily. ↩
- Malinowski, p. 352. ↩
- Reo Fortune, Sorcerors of Dobu (Londres: Routledge, 1932) p. 209. ↩
François Hollande, l'hypnotiseur
Il n'est à l'Elysée que depuis dix semaines, mais paraît président depuis bien plus longtemps. L'imprévisible fracas des temps sarkozyens nous semble une lointaine ère "paléopolitique", tant la placidité de son successeur est vite devenue familière.
François Hollande préoccupé par l'entorse au genou d'un parachutiste blessé lors de la parade du 14 Juillet. François Hollande passionné par le coup de pédale de Thomas Voeckler sur le Tour de France. François Hollande empressé auprès de son prédécesseur, Jacques Chirac, éprouvé par l'âge. C'est le président de toutes les sollicitudes, de toutes les proximités. Mais est-il le président des solutions? A ce poste, on n'a pas le droit, aujourd'hui, d'être bonhomme; ni même d'être optimiste. A moins de faire semblant...
Avec ce président, le pays est sous tranquillisant
A la France qui a voté pour lui, le nouveau chef de l'Etat envoie quelques signes tangibles, bien que coûteux, comme la retraite à 60 ans pour les carrières longues ou le plan d'embauche dans l'Education nationale. C'est là une question de cohérence politique (rentable aux législatives), de fermeté idéologique (utilisable à l'international) et de continuité médiatique (vendable comme suite de la campagne).L'édito vidéo de Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express, sur la présidence Hollande.
A la France qui n'a pas voté pour lui, le président Hollande offre un personnage soucieux de sobriété dans l'exercice du pouvoir, de discipline au sein du gouvernement et de sérieux à tous les échelons politiques. Si l'action menée n'est pas approuvée par ces électeurs, la manière est appréciée. Voici donc le pays rasséréné, qui s'abandonne à la torpeur des vacances sans songer aux difficultés qui approchent. Avec ce président, le pays est sous tranquillisants, Hollande est un anesthésiste, le hollandisme est une hypnose.
C'est donc un grand malentendu qui se prépare, ou une terrible mésaventure. Un malentendu si Hollande cache son jeu, préparant pour l'automne un violent rendez-vous du réalisme. L'hypnose peut aussi être une technique pour opérer le malade par surprise et en limitant la douleur... En ce cas, le président annoncera aux catégories populaires et aux classes moyennes qu'elles vont, comme les plus riches, payer le prix du redressement des comptes publics, en perdant du pouvoir d'achat et des prestations sociales.
Il dira aussi aux fonctionnaires que la garantie de leur emploi, si elle n'est remise en question, ne peut être préservée qu'au prix d'une fonte de leur rémunération nette et d'une hausse de leur productivité. Il avouera enfin aux retraités que leur niveau de vie est appelé à chuter durablement. Il sera impopulaire, et la violence du ressentiment de ses propres électeurs sera égale aux espérances placées en lui, multipliées par le temps perdu avant d'annoncer la vérité. Car le président sera alors dans le vrai, c'est-à-dire dans le dur.
Plus de Calonne que de Turgot ou de Necker
Si François Hollande ne choisit pas ce réveil brutal, il entraînera le pays dans une fâcheuse mésaventure. La France ne peut se contenter de dépenses publiques qui n'augmentent plus, elle a besoin d'un plan drastique pour les réduire.Dans les premiers pas budgétaires du gouvernement Ayrault, il y a plus de Calonne, ce dispendieux contrôleur général des Finances de Louis XVI, que de Turgot ou de Necker, ses rigoureux prédécesseurs. Or, en 2012 comme en 1785, la dépense publique ne peut qu'être de la poudre aux yeux, qui réjouit et rassure, avant que la réalité de la dette ne présente la facture.
Hollande a sanctuarisé -non sans arguments- éducation, police et justice, mais il n'a donné pour le reste qu'une consigne générale; or il ne suffit pas de dire que tous les ministres doivent faire un effort: il faut préciser lesquels et à quelle hauteur. Si son projet est de proroger l'Etat redistributif par des rustines comptables, parce que c'est l'Etat électoral, le président ira vers de graves désagréments électoraux, et le pays, vers un durable châtiment économique.
L'absence de tournant de la rigueur au sommet de l'Etat est d'autant plus dommageable que cette exemplarité est le socle de toute politique de ponction fiscale. Si l'administration est irréprochable, si la protection sociale est subordonnée à l'efficacité, prélever plus d'impôts est légitime. Mais, s'il s'agit de payer plus pour que l'Etat gaspille davantage, alors c'est une double peine insupportable.
Dans son amorce de réforme de la fiscalité, le gouvernement commet deux erreurs: culpabiliser les riches au lieu de les associer à un redressement patriotique mobilisant leurs ressources; conférer à l'impôt une mission de "vengeance" sociale plutôt que d'efficacité économique. Le redressement du pays dans la justice, slogan du nouveau pouvoir, ne doit pas signifier que des torts supposés sont redressés par des justiciers autoproclamés.
C'est à la gauche de réformer le droit du travail
François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont le souci de l'intérêt général: accompagnant une purge des dépenses publiques, l'effort fiscal de tous permettrait à l'Etat de soulager les entreprises et de leur rendre de la compétitivité par une forte baisse des charges. Seule la compétitivité crée du profit, seul le profit permet l'investissement (plus, en tout cas, que le crédit, voir la tribune de Jean Peyrelevade), seul l'investissement entraîne l'emploi.Et encore: il faut instaurer une flexibilité, le CDI étant moins, aujourd'hui, un contrat à durée indéterminée pour l'employé qu'un risque à coût incalculable pour l'employeur. Le droit du travail est en train de s'autodétruire: il ne protège plus le salarié, puisqu'il dissuade l'embauche. C'est à la gauche de le réformer, comme elle le fit dans les pays nordiques ou en Allemagne, car elle a dans sa besace un indispensable humanisme et la nécessaire confiance des syndicats.
Il est un cauchemar français, que les citoyens endormis par les précautions émollientes de leur président feront peut-être au cours de l'été: pour mieux rompre avec Nicolas Sarkozy, François Hollande devient Jacques Chirac et ne réforme rien, comme si la France était victime d'une sorte de malédiction corrézienne. Même si, dans son interview télévisée du 14 juillet, il n'a prononcé qu'une seule fois le mot crise, il est peu probable que l'actuel président, intelligent et expérimenté, croie qu'à ne rien faire on ne risque pas d'échouer...
Il a vu François Mitterrand échouer en 1981-1983 et Lionel Jospin s'essouffler dès 1999, le premier parce qu'il mena une politique déraisonnable afin d'être fidèle à la présidentielle passée, le second parce qu'il refusa de mener une politique réaliste afin de préparer la présidentielle à venir. En grattant l'image de François Hollande, on espère trouver Jacques Delors, et même Winston Churchill: il serait désolant de tomber sur Henri Queuille...
Pour l'heure, l'intelligence élyséenne est tactique, elle se déploie à ras de terre: le président tient son camp, rassure les marchés, occupe les partenaires sociaux et endort l'opinion. Les "cent jours" devraient s'appeler les "sans jours", et cela ne peut durer. François Hollande doit prendre de la hauteur dans l'analyse de la situation et de la profondeur dans l'action. Alors il pourra à son tour scruter la France au fond des yeux, et pas pour l'hypnotiser; mais aussi, quand viendra l'heure du bilan, se regarder bien en face dans l'incassable et maléfique miroir du narcissisme politique.
Au royaume des animaux, l'homme ne gagnerait qu'au décathlon
Si des olympiades
réunissaient toutes les espèces animales, l'homme serait battu à plate
couture: largement distancé par le guépard, la star du 100 mètres Usain
Bolt serait même à peine face au dromadaire, selon une étude
britannique.























