La commission économique de la nation se réunit mardi prochain. Les pensions du régime général du privé subissent le contrecoup de la faible inflation de 2009. Le minimum vieillesse progresse de 4,7 %.
L'évolution des prestations sociales ne sera d'aucun secours cette année pour la croissance, alors que la reprise paraît molle et fragile et que la consommation donne des signes de faiblesse. L'an dernier, elles avaient joué un rôle puissant d'amortisseur de crise, car elles avaient été fortement réévaluées pour tenir compte du pic d'inflation de
2008 (2,8 % en moyenne). Les allocations familiales, en particulier, avaient été augmentées de 3 % au 1 er janvier 2009. Cette fois, c'est l'inverse : l'inflation a été plus faible qu'attendu l'an dernier. Elle a même été quasi nulle (0,1 % en moyenne annuelle). Résultat : les prestations progressent très faiblement cette année. Les allocations familiales n'ont pas été augmentées du tout au 1 er janvier. Et les retraites de base du régime général du privé ne devraient être relevées que de 0,9 % au 1 er avril.
La commission économique de la nation se réunit mardi prochain. Elle devrait confirmer le niveau d'inflation observé en 2009 ainsi que la prévision pour 2010 figurant dans les textes budgétaires (1,2 % de hausse des prix). Comme la revalorisation des pensions de l'an dernier, au 1 er avril, avait été calculée sur la base d'une inflation attendue à 0,4 %, le gouvernement va retrancher 0,3 point de la hausse des prix prévue pour 2010. Cela conduit donc à un relèvement des pensions légèrement inférieur à 1 %. Une hausse de 1 % des pensions du régime général des salariés du privé représente 840 millions d'euros. Cette évolution modérée de la retraite de base se conjugue avec une revalorisation également limitée des retraites complémentaires Arrco-Agirc du privé (« Les Echos » d'hier).
Un coût global de 400 millions
Le gouvernement pourra néanmoins souligner qu'il continue de faire des gestes pour les plus petites retraites. Conformément aux engagements de Nicolas Sarkozy, le minimum vieillesse va augmenter de 4,7 % au 1 er avril, à 708,96 euros par mois contre 677,13 euros auparavant. Un décret paru en 2009 établit la progression de cette prestation, réservée aux personnes de plus de soixante-cinq ans disposant de faibles ressources (soixante ans en cas d'inaptitude au travail), jusqu'à avril 2012 : elle atteindra alors 777,16 euros par mois, ce qui correspondra à une hausse de 25 % sur la législature. La revalorisation est réservée aux personnes seules (les couples au minimum vieillesse ne sont pas concernés), soit environ 400.000 bénéficiaires. Le coût global représente environ 400 millions d'euros sur la législature. Ce qui pèse sur les comptes déjà dans le rouge du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui finance le minimum vieillesse. Le FSV devrait être déficitaire de 4,5 milliards d'euros en 2010, qui s'ajoutent au besoin de financement du régime général, supérieur à 10 milliards.
ETIENNE LEFEBVRE, Les Echos
mardi 16 mars 2010
Les retraites revalorisées de 0,9 % au 1 er avril
Un site américain veut mettre à nu les excès des "riches"
La déchéance du financier escroc Bernard Madoff a inspiré les créateurs d'un site internet américain baptisé "L'infâme ploutocrate" ("The Vile Plutocrat") qui ambitionne d'expliquer pourquoi « les riches, ça craint ».
Paul Burton, l'un des créateurs du site, admet volontiers vouloir capitaliser sur la rancœur ressentie par bon nombre d'Am
éricains après la découverte de la gigantesque fraude dont Bernard Madoff s'est rendu coupable et qui pourrait avoir porté sur 50 milliards de dollars.
« L'idée nous est venue au moment du scandale Madoff », a expliqué M. Burton lors de la présentation de son site, www.thevileplutocrat.com, au festival multimédia "South By South West" qui se tient en ce moment à Austin au Texas (sud des
États-Unis).
« En gros, nous cherchons tout type d'information qui tourne autour de ces gens qui font partie de la frange supérieure de la société et dont l'activité principale est de dilapider l'argent de la classe moyenne », souligne Paul Burton.
Dimanche, on pouvait y lire pourquoi et comment un élu américain du Congrès s'était fait sermonner pour avoir accepté des « cadeaux » sous forme de voyages, ou encore un article sur le rôle qu'ont pu jouer les banques américaines dans la crise financière qui touche la Grèce.
Bernard Madoff purge désormais une peine de 150 ans de prison pour avoir fait miroiter des rendements juteux à des investisseurs, alors qu'il se servait des sommes investies pour payer les dividendes promis.
Selon M. Burton, la chute de la maison Madoff a mis en lumière un « tsunami » de fraudes du même acabit. Mais il s'est senti dupé lorsque les articles contant l'ampleur de ces fraudes ont commencé à progressivement quitter la "une" des journaux pour, au final, ne faire plus que l'objet de brèves dans les pages intérieures.
« L'infâme ploutocrate est un site d'informations. Rien n'est inventé, tout est vrai », insiste Paul Burton. « Pour nous, les riches, ça craint », rappelle-t-il en conclusion.
Pourquoi n'avez-vous pas voté aux régionales?
Plus d'un électeur sur deux a boudé les urnes dimanche pour le premier tour des élections régionales. Un record pour ce type de scrutin. Et vous, avez-vous voté?
Moins d'un électeur sur deux s'est rendu aux urnes dimanche pour le premier tour des élections régionales. Avec 53,65% contre 39% en 2004, l'abstention est le grand vainqueur du scrutin. Pourquoi ce faible niveau de participation ?
Vote sanction?
S'agit-il d'une abstention-sanction contre Sarkozy, comme aux dernières municipales ? C'est en tout cas l'interprétation du bloc de gauche, qui a remporté 53,46% des voix. Jean-Luc Mélenchon (PG), le leader du Front de Gauche a même vu dans l'abstention forte une "insurrection civique". De fait, en Alsace, l'une des deux régions que la droite avait gardées aux régionales de 2004, l'abstention atteint 57,5%...
Mais pour François Fillon, pas question de "tirer un enseignement national du scrutin", justement en raison de la faible mobilisation. Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, réfute lui aussi la thèse d'une abstention-sanction : "Quand on veut protester, on vote contre, on ne reste pas chez soi", a-t-il dit sur France Info. Il préfère mettre l'abstention massive sur le compte des exécutifs sortants "qui n'ont pas su passionner pour les questions régionales". Même son de cloche de la part de Brice Hortefeux: selon le ministre de l'Intérieur, la forte abstention "prouve en outre que la majorité de nos concitoyens n'a pas été convaincue par l'action des conseils régionaux".
Et si la vraie raison était tout simplement une indifférence envers les régions et les enjeux des élections. Bruno Jeanbart, de Opinionway, avait évoqué le "sentiment d'une certaine inutilité du vote". "Le président de région est moins perçu comme un politique que comme un administratif", avait-il dit, ajoutant que peu de personnes connaissent les compétences des régions. "C'est l'absence d'enjeu fort et clair dans cette élection qui a pour conséquence de tirer le débat vers le bas et de le ramener à des questions de personnes", expliquait début mars Brice Teinturier (Sofres).
Défiance vis à vis du pouvoir politique?
Dans tous les cas, l'abstention "traduit une défiance profonde à l'égard du pouvoir politique, quelle que soit sa couleur (...). Ce fut une élection de rejet, pas de projet", selon Jean-Francis Pécresse des Echos. Philippe Palat, de Midi Libre, y voit lui aussi un symptôme de "la lancinante décrédibilisation de la classe politique qui, manoeuvrière et individualiste, n'en finit plus de décevoir".
Axa prévoit de recruter 2 300 personnes en France en 2010
L'assureur Axa prévoit de recruter 2 300 personnes en France en 2010, dont environ 1 700 pour occuper des fonctions commerciales, indique-t-il dans un communiqué publié lundi. Ce chiffre n'inclut pas les contrats à durée déterminée et les stagiaires.
Sur ces 2 300 recrutements, 700 seront des conseillers clientèles en contrat à durée indéterminée et 300 des conseillers commerciaux en contrat d'alternance. 730 personnes prendront des fonctions d'agents généraux, agents mandataires et agents prévoyance et patrimoine.
Axa affirme avoir recruté plus de 2 000 personnes en 2009.
Annonces contradictoires en attendant un accord à gauche
La confusion régnait à gauche, lundi soir 15 mars, autour de la conclusion d'un accord électoral pour le second tour des élections régionales, dimanche. Dans la soirée, le Parti socialiste a annoncé par la voix de Claude Bartolone être parvenu à un accord d'alliance avec Europe Ecologie au plan national. Une annonce rapidement qualifiée d'"un peu prématurée" par le numéro deux des Verts, Jean-Vincent Placé, qui a assuré qu'il n'y avait "à l'heure actuelle, pas d'accord national" entre le PS et Europe Ecologie. Pour M. Placé les discussions continuent dans plusieurs régions, notamment en Ile-de-France.
"Il y a une volonté commune d'un accord ensemble dans toutes les régions" avec le principe de la proportionnelle acté et des avancées sur la gouvernance, a-t-il tempéré, assurant parler en accord avec Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France.
Quelques minutes plus tôt, pourtant, dans le hall de l'hôtel parisien où se déroulent les négociations, M. Bartolone, entouré de Pascal Durand (Europe Ecologie) et du Vert Jean-Marc Brûlé, avait annoncé un accord national. Le député socialiste n'a pas donné de détails sur l'issue des négociations, la constitution des listes ou les postes discutés.
Parmi les points d'achoppement, le plus sérieux se situe en Bretagne, où les deux listes ont d'ores et déjà annoncé la tenue d'une triangulaire. Après l'échec des négociations, Guy Hascoët, le chef de file des écologistes bretons, a tenu à préciser que la fédération bretonne d'Europe Ecologie avait "libéré les autres fédérations" régionales "de leur obligation de solidarité à notre égard, pour ne pas nuire à la dynamique nationale". (Lire l'article Europe Ecologie et le PS annoncent une triangulaire)
"GRANDES MANŒUVRES ET PETITES COMBINES ENTRE AMIS"
De son côté, la droite, largement devancée dimanche, continue d'y croire, ou au moins de faire semblant. François Fillon, en déplacement à Sèvres pour apporter son soutien à la chef de file UMP en Ile-de-France, Valérie Pécresse, s'est dit "convaincu qu'une nouvelle page de cette élection allait s'ouvrir avec le second tour de l'élection régionale", assurant que tous dans son camp étaient "mobilisés" pour se "battre".
Dans la soirée, le premier ministre a estimé que son camp n'avait "rien à perdre mais tout à conquérir", soulignant la position d'"outsiders" des responsables de la majorité face à des régions en grande majorité tenues par des socialistes. L'état-major de l'UMP inisiste notamment sur les régions Ile-de-France et Pays de la Loire, considérées comme gagnables. Les leaders de l'UMP dénoncent aussi, à l'image de la tête de liste en Pays de la Loire, Christophe Béchu, les "grandes manœuvres et petites combines entre amis" en cours entre le PS, Europe Ecologie et le Front de gauche.
lundi 15 mars 2010
"J'irai voter lorsque les élus feront leur devoir"
A la suite de l'abstention record au premier tour des élections régionales, dimanche 14 mars, Le Monde.fr a proposé à des abstentionnistes d'expliquer leur choix. Déception du sarkozysme, rejet des politiques traditionnels, critiques du sys
tème électoral : nous publions une sélection des centaines de témoignages reçus lundi matin.
* "Le non-vote est également un droit", par Louis
Certes ma "carrière" d'électeur est courte. A peine 20 ans et déjà je suis confronté à l'abstentionnisme, moi le passionné de politique. Je suis chaque élection avec beaucoup d'attention et pourtant, je n'ai jamais été voté. Manque à un devoir civique diront certains. Non je ne pense pas. Le non-vote est également un droit et il est plus juste qu'un vote par défaut. Les politiques sont si loin de nous qu'aucun ne me donne envie de voter pour lui. Je préfère donc ne rien voter, et regarder les résultats le soir en m'imaginant le non-changement que créeront ces élections. Mon parti a donc largement remporté ces élections et pourtant, personne ne nous écoute. C'est triste.
* "On ne tient pas compte ensuite du résultat des urnes", par Chantal - 50 ans
J'ai décidé de ne plus voter après le référendum contre le traité de lisbonne, largement désapprouvé par les Français, décision sur laquelle nos hommes politiques se sont assis. Inutile donc pour moi d'aller voter si on ne tient pas compte ensuite du résultat des urnes. Bien sûr, ça a surtout été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ; voilà quand même quelques années que j'étais dégoutée du comportement de la classe politique en général, même si mes valeurs syndicalistes restent à gauche.
* "La démocratie ne devrait pas s'arrêter au soir du second tour", par Pascal D.
Les hommes politiques sont déconnectés de la réalité, une fois les élections passées, ils prennent des décisions sans se soucier de l'opinion du peuple. Les deux partis majoritaires organisent les élection de manière à pouvoir cumuler des postes et servir les intérêts d'une minorité. Les électeurs des "petits partis" sont ignorés. Ils n'ont pas d'idées nouvelles ou de vision à long terme. La gauche ou la droite c'est la même chose, c'est toujours du gaspillage et des nouvelles taxes. La démocratie ne devrait pas s'arrêter au soir du second tour...
* "Je veux une gauche plus réaliste", par Marianne G.
J'ai volontairement boudé les urnes ce dimanche. J'aurais pu voter blanc, mais d'une part, le vote blanc n'est toujours pas comptabilisé comme un vote (ce qui explique pourquoi tant de gens ne font pas l'effort de se déplacer) et d'autre part, j'ai voulu renvoyer à la gauche, que je soutiens habituellement, le sentiment de désertion que j'éprouve en ce moment face à sa politique. J'en ai assez de ces petites querelles de cour de collège qui dure depuis l'élection de Sarkozy. Au lieu de regarder devant elle, la gauche regarde de biais, donne des coups de coude à ses petits camarades de l'UMP, fait la turbulente. Ce n'est PAS un comportement constructif, ce n'est PAS un projet politique. La gauche exprime une suffisance, un sentiment de supériorité idéologique qu'actuellement rien ne justifie. Son projet est un projet de réaction et non d'action: elle veut lutter contre l'UMP au lieu de proposer elle-même une véritable réforme en accord avec les problematiques contemporaines.
Les concepts qu'elle brasse sont désuets, les solutions utopiques. Je veux une gauche plus réaliste, une gauche qui sait jongler avec le capitalisme et une Europe aujourd'hui de droite. Je veux une gauche qui résiste dans la jungle du monde moderne. Une gauche moins people: pitié, virez Ségolène, qui a enfoncé le parti dans l'individualisation de la politique. Vu le score du FN, j'irai évidemment voter pour le deuxième tour. Mais que la gauche agisse enfin. Dans le monde réel, pas au pays des merveilles.
* "Campagnes sournoises, attaques personnelles, alliances opportunistes" par 2012
Je ne suis pas allé voter pour la première fois depuis que je suis en age de le faire. J'ai souhaité ainsi adresser un message aux politiciens de tous bords accrochés à leurs précieux privilèges et qui s'éloignent inexorablement des réalités du quotidien de la grande majorité des français. Campagnes sournoises, attaques personnelles, alliances opportunistes, manque de transparence, doubles mandats. Plus rien aujourd'hui ne me permet de croire qu'il y a encore des gens en France qui font de la politique parce qu'ils veulent servir le pays, les citoyens. Même le cher François Bayrou en qui j'ai un temps cru est tombé dans le marketing politique pour essayer de préserver ce qui pouvait encore l'être...
(...) Je retournerai voter le jour où nous changerons la façon de faire de la politique en France, avec plus de transparence, et des élus au service des citoyens
* "Les partis politiques ne sont plus majoritaires" par Jean-Michel B.
Si je ne vais pas voter, c'est parce que cela ne sert à rien. Le discours des partis représente pourtant un panel complet qui devrait satisfaire tout le monde, et j'y trouve encore ce qui me plait en picorant ça et là. Mais le discours n'est plus que du vent, des promesses, et seules quelques-unes de ces promesses seront tenues, au hasard des possibilités ou des pressions. Soit les promesses sont éxagérées, soit la volonté de les appliquer manque, mais en tout cas pour moi le politique ne fait pas ce qu'il dit, et c'est pour cela que je ne le considére pas. La leçon est pourtant évidente, les politiques ne sont plus majoritaires en France, ils ne représentent plus la majorité du peuple. Cette élection devrait étre invalidée, pour manque de quorum.
* "Je m'abstiendrai aussi au second tour" par Alain F.
Je me suis abstenu hier pour marquer mon désintérêt des politiques et de la lassitude que j'éprouve à les voir chercher à exister pour conserver leurs acquis au lieu de chercher ensembles des solutions pérennes pour sortir la France du marasme et de sa quasi-faillite. Il ne doit pas manquer dans les différents camps de personnes compétentes pour enfin construire une politique valable. L'affrontement gauche-droite quand on déplore 1500 milliards d'euros de dette c'est puéril et dépassé. (...) Jusqu'à hier j'avais toujours voté à droite. (...) Pour le second tour, ma position ne changera pas, je m'abstiendrai en espérant que l'abstention progresse encore.
* "Je ferai mon travail de citoyen lorsque nos élus feront leur devoir" par Quentin
Je réside dans une autre région que celle où je suis listé le temps d'un stage. Les procédures pour voter par correspondance sont pénibles, surtout que je n'ai pas vraiment le loisir d'y consacrer du temps. A quand un vote sécurisé et simple par internet ? J'arrive à la fin d'un cursus d'ingénieur de cinq ans, et je dois déjà me préoccuper de trouver un emploi. Mon pays n'a apparemment rien à m'offrir, moi qui pensait que des études aideraient.
Je suis pour la démocratie, mais pas comme ça. Je ferai mon travail de citoyen lorsque nos élus feront leur devoir de représentants du peuple.
* Déçu par la politique de Sarkozy, par Antoine-Frédéric F.
Electeur traditionnel de la droite, chef d'une petite entreprise, j'avais fondé des espoirs certains sur la rupture annoncée par Monsieur Sarkozy en mai 2007. Hélas, comme tant d'autres, je n'ai rien vu d'autre que le triomphe des idées interventionnistes défendus par le (mauvais) conseiller Guaino, le retour des chimères étatiques d'un Etat désargenté, l'absence totale de direction claire sur le plan économique, l'omniprésence d'un homme manifestement dépassé, la non exécution des promesses électorales de droite, l'ouverture systématique aux dinosaures de gauche, une politique économique soit compassionnelle ou en coups de mention ridicules (Estrosi et Renault, Estrosi et heuilliez, Estrosi et la suite,...), la continuation de l'écrasement des classes moyennes inférieures et supérieures sous les charges, les impôts,.. conduisant à leur paupérisation définitive, la fin programmée de l'identité nationale dans certaines zones de ce même territoire national,... bref aucun redressement en vue, la continuation du plongeon.
Autant que ce soit les socialistes qui l'assument ce plongeon, après eux ce sera le temps du nettoyage. Monsieur Sarkozy n'était pas fait simplement pour ce job. Au revoir, Monsieur Sarkozy. Good bye and good luck, comme on dit dans un film !.
* "Le système n'est pas adapté", par Frédéric C.
J'ai 29 ans et pour la première fois de ma vie, je n'ai pas voté dimanche. Je parle de ma situation car dans le débat sur l'abstentionnisme on n'aborde jamais la question de l'abstention "non voulue". Je suis Aquitain et à cause d'un entretien d'embauche sur Paris qui s'est organisée dans la semaine je n'ai pu rentrer à temps dimanche soir pour voter.
Je regrette donc que le système démocratique peine à s'adapter à la forte mobilité de nos concitoyens et à nos nouvelles façons de vivre. Les absences au bureau de vote ne sont pas toujours choisies contrairement à ce que l'on peut entendre. Alors pourquoi ne pourrait-on pas mettre en place le vote électronique ? J'aime le coté cérémonial du bureau de vote mais plutôt que de ne pas voter je préférerai largement la froideur d'un "i-vote".
* J'irai voter FN au second tour, par Jean-Luc M.
Manque de motivation pour ma part. Nicolas Sarkozy, avec ses mensonges nous a à tous, je pense, donné une image néfaste de la politique. Pour ma part, je préfère attendre le premier tour, pour aller voter au second. Le FN a eu une monté extraordinaire, mon vote sera donc pour le FN !
* L'UMP ne représente plus la droite... par Jeanne F.
Nous sommes une famille, habituellement des électeurs de droite (UMP). Or nous ne nous sentons plus représentés par aucun partis des en lice. Nous attendions de l'UMP une défense des valeurs traditionnelles françaises, une protection de la famille. Or il est question de réduire le congé parental rémunéré de 3 ans à 1 an, de travailler le dimanche, et d'autoriser le mariage homosexuel. Une lutte réelle contre l'islamisme en France. La triste affaire du quick de Roubaix aurait permis de mettre un coup d'arrêt symbolique à ce que les musulmans nous imposent : zéro réaction du gouvernement. Nous aurions volontiers voté FN, mais le racisme nauséabond qui se dégage de ses militants nous répugne. (...)
* "Le jeu politique me fait un peu peur", par Emmanuel G.
A 31 ans, je ne suis jamais allé voter. Non pas que je sois indifférent à la politique, simplement, je crois que je n'ai jamais été convaincu par un homme, une femme, ou un parti politique. Mais aujourd'hui, mon abstention a pris un caractère bien différent; elle est le fruit d'un regard sur le jeu politique qui me fait un peu peur.
Pour faire simple, on va dire qu'aujourd'hui, l'échiquier politique comporte les deux grandes "forces" que sont l'UMP et le PS, la fameuse "gauche et droite", mon cœur, mes idées sont généralement plutôt à gauche, voire extrême gauche en général. Aujourd'hui à gauche, c'est simplement le désert, pas d'idées, pas vraiment de mouvement, et même si Mme Aubry a l'air de mettre un peu d'ordre, c'est encore très timide.
* "La première fois de ma vie que je ne vote pas" par Jean-Michel G.
Je suis furieux contre Nicolas Sarkozy car c'est la première fois de ma vie que je ne suis pas allé voter mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour exprimer mon désaccord contre une politique où "l'ouverture" se fait au détriment de ses propres amis politiques, où la couleur de peau tient désormais lieu de brevet de compétence contre les idées de méritocratie républicaine auxquelles je suis attaché et où la politique succombe aux modes comme celles de l'imposture climatique avec cette nuisible taxe carbone. Manifestement mon abstention n'a pas été comprise, aussi je vais devoir récidiver dimanche prochain. Et je ne voterai plus jamais pour Nicolas Sarkozy...
* "Pourquoi leur faire croire qu'ils nous intéressent ?", par Thomas S.
Oui, je suis lamentable de ne pas être allé voter. Oui, le droit de vote est pour moi quelque chose de fort, qu'il faut préserver en montrant qu'il est utile, en allant aux urnes. Cependant, avec des hommes politiques qui jouent la carte de la célébrité, qui usent de discours ponctuels sans jamais expliciter l'enchainement logique de leur décision, ni leur objectif à atteindre et les différentes étapes pour y parvenir, pourquoi leur faire croire qu'ils nous intéressent ?
* Ne votons plus !, par Marie-Emma
J'ai toujours voté depuis l'âge de 18 ans. A droite, et une fois à l'extrème droite. Aujourd'hui à 40 ans je fais le choix de ne plus voter,car ça fait un peu trop longtemps qu'on se fout de nous et que nos politiciens usent de tout pour nous utiliser. Ils ne pensent qu'à leurs poches et non au peuple. Ils oublient qu'ils nous doivent leur position. Ils se déchirent comme des gosses dans une cour de récréation, sans scrupules ni respect pour eux même à fortiori les autres. Pour moi, aujourd'hui le peuple à le choix : ne pas voter! Leur faire comprendre qu'on ne veut plus d'eux. En France, les gens font carrière en politique, et assurent la carrière de leur descendance ; ça ne devrait pas exister. La France est devenue un pays de favoritisme pour certains et d'aide sociale pour d'autres. Et quel autres? Elle laisse crever les siens au seuil de sa porte. Nous faisant croire qu'il existe une certaine crise, laquelle par ailleurs a bien favorisée certains chefs d'entreprise et les banques. Réveillons-nous enfin ! Ces gens dépendent de nous en nous faisant croire le contraire. Marquons l'histoire : ne votons plus.
En 2009, 4 millions d'emplois ont été supprimés dans l'Union européenne
Dans l'ensemble des vingt-sept pays de l'Union européenne, 4,021 millions de personnes ont perdu leur travail sur l'ensemble de l'année 2009, soit une b
aisse de 1,8 % du nombre d'Européens ayant un emploi, selon des données provisoires publiées, lundi 15 mars, par l'office européen des statistiques Eurostat. En 2008, l'emploi avait progressé de 0,7 % dans l'UE.
En 2009, 2,721 millions d'emplois ont été perdus dans les seize pays partageant l'euro, soit un recul de 1,8 % du nombre d'emplois, après une hausse de 0,9 % en 2008. Sur le seul quatrième trimestre 2009, le nombre de personnes ayant un emploi a diminué de 0,2 % dans la zone euro comparé aux trois mois précédents, tandis que la baisse a été de 0,3 % dans l'UE (583 000 emplois perdus). C'est le sixième trimestre d'affilée de baisse de l'emploi dans la zone euro, après des reculs de 0,5 % aux deuxième et troisième trimestre. Au quatrième trimestre, 221,1 millions d'Européens avaient un emploi dans l'UE, dont 144,3 millions en zone euro.
Sur le trimestre, dans la zone euro, des baisses d'emplois ont été enregistrées dans l'industrie manufacturière (– 1,1 % dans la zone euro), la construction (– 0,4 %) et le secteur du commerce, des transports et communications (– 0,5 %). Il a également diminué de 0,1 % dans les activités financières et services aux entreprises. En revanche, l'emploi a crû dans l'agriculture (+ 0,5 %) et dans les autres services (administration publique, santé et éducation notamment, + 0,2 %).
L'irrésistible extension du .com
Le 15 mars 1985 apparaît sur la Toile le premier nom de domaine avec l'extension .com : Symbolics.com, un site commercial spécialisé dans l'intelligence artificielle. Vingt-cinq ans plus tard, ce nom de domaine a changé de mains, mais la réussite du .com n'est plus à démontrer. Sur plus de 192 millions de domaines dans le monde en 2009, on compte 80 millions de .com. 668 000 nouveaux noms de domaine, affublés de cette extension, s'ajoutent par ailleurs chaque mois.
Désormais, le .com est la garantie d'une dimension internationale pour les entreprises, même si son champ d
épasse celui des sites commerciaux. Douze millions de sites relèvent du e-commerce, souligne l'entreprise Verisign qui gère cette extension, ainsi que le .net. Pour l'entreprise américaine, 81 % des internautes américains visitent cinq sites ou plus par jour en .com, et deux tiers d'entre eux visitent aussi entre cinq et vingt-cinq sites en .com par jour.
Si le .com a des allures de "success story", sa croissance fut néanmoins difficile jusqu'en l'an 2000. Deux ans et demi après le premier enregistrement, on ne comptait que cent noms de domaines. Les premières grandes entreprises à l'avoir adopté étaient IBM, Intel, l'opérateur AT&T et Cisco. Le .com n'a passé la barre symbolique d'un million qu'en 1997. Au total, entre 1985 et 2000, 21 millions de noms de domaines ont été enregistrés, contre 57 millions entre 2000 et 2010. "D'une utilisation par la communauté des adeptes de nouvelles technologies, le .com a évolué jusqu'à faire partie intégrante de l'économie mondiale", souligne Verisign.
CROISSANCE DU .CN
Bien souvent préféré aux extensions nationales, le .com (pour "commercial") est d'abord une manne économique, notamment pour Verisign, qui gère exclusivement l'attribution des noms de domaine en .com. De fait, si l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) est l'autorité administrative chargée d'attribuer une adresse nominative aux adresses IP des ordinateurs, elle délègue le .com et le .net à Verisign, qui fixe notamment les prix.
En additionnant tous les chiffres du e-commerce du monde entier, l'Information Technology and Innovation Foundation (ITIF) évalue pour sa part le poids économique du .com à 400 milliards de dollars (293 milliards d'euros). "Cette part devrait plus que doubler, à 950 milliards de dollars [695 milliards d'euros], d'ici à 2020", souligne l'étude de l'ITIF.
Mais si Verisign se vante de la croissance du .com, l'extension doit désormais faire face à la concurrence de plus en plus accrue du .cn, plébiscité par les centaines de millions d'internautes chinois. "Le .cn devance le .de allemand, le .net, et le .uk (du Royaume-Uni)", souligne aussi la société américaine, dans son rapport du mois de février.
Laurent Checola
Quand Juppé reconnait "l'affaiblissement de l'UMP"
A droite, le maire de Bordeaux est le premier à reconnaître le mauvais résultat du 14 mars. Les responsables selon l'ancien Premier ministre: le débat sur l'identité nationale et la méthode des réformes.
Dans le concert d'auto-encouragements qui a cours à l'UMP ce lundi 15 mars, il est une voix qui détonne : celle de l'ancien Premier ministre Alain Juppé.
Le maire de Bordeaux a publié sur son blog un billet intitulé "Dimanche noir pour la démocratie". Il y fait preuve d'une franchise bienvenue après les résultats du premier tour des régionales.
A propos de l'abstention, d'abord, il estime que c'est un triple échec: "Pour les régions d'abord: visiblement elles ne sont pas connues et n'intéressent pas; leurs présidents ne se sont pas affirmés, aux yeux de l'opinion, comme des leaders. Echec aussi pour toutes les têtes de listes et leurs équipes, qui n'ont pas pu ou pas su créer le débat. Echec pour nous tous, responsables politiques, et pour nos partis qui ne répondons pas bien aux attentes de nos concitoyens."
Surtout, Alain Juppé est le premier responsable à droite à reconnaître "l'affaiblissement de l'UMP qui va devoir méditer la désaffection dont elle est l'objet". Il pointe aussi la responsabilité de "l'inopportun débat sur l'identité nationale" dans la remontée du Front national, servi par des "polémiques ambiguës".
Enfin, écrit l'ancien Premier ministre, "une réflexion s'impose désormais sur le rythme des réformes, la méthode selon laquelle elles sont lancées et préparées, la concertation qui les accompagne, la façon dont elles peuvent être mieux comprises et acceptées par une opinion que la crise déboussole. C'est apparemment l'intention du Président de la République." Tout est dans le "apparemment"...
Comment les Le Pen, père et fille, ont remis le FN en course
Dimanche 14 mars, 19 heures. Marine Le Pen traverse au pas de course la petite permanence qu'elle tient à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). "Le Front est de retour", lance-t-elle aux quelques journalistes présents. De retour, Jean-Marie LePen, déclaré mort politiquement il y a peu, l'est incontestablement.
Avec 20,29 % des suffrages, le président du Front national, 81 ans, assure au parti d'extrême droite son score le plus élevé du premier tour des régionales, en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Juste après lui arrive sa fille. Forte de 18,31 % des voix recueillies dans le Nord-Pas-de-Calais, elle talonne la liste UMP emmenée par Valérie Létard, secrétaire d'Etat aux technologies vertes.
Les Le Pen, père et fille, sont revenus, ensemble, au premier plan de la scène politique. Plus que jamais, le FN est une affaire de famille. De patronyme d'abord. Sur sa seule force, il permet à une formation financièrement exsangue, qui a perdu en quelques années l'essentiel de ses militants et de ses cadres, qui a disparu du paysage dans des départements entiers, de narguer le sort qui lui était promis.
"Ces scores prouvent que Le Pen est une bonne marque", s'amusait, dimanche soir, le président du FN, se disant "assez satisfait" des résultats de son parti. Avec un score global de 11,74 %, le FN réalise une sérieuse remontée par rapport aux européennes de juin 2009 (6,34 %) et aux législatives de 2007 (4,29 %), sans toutefois égaler les 14,7 % enregistrés lors des régionales de 2004.
Le père, meilleur des candidats frontistes, suivi par la fille. Dimanche, une sorte de privilège de l'ancienneté a été respectée. Formellement du moins. Pour Marine Le Pen, 41 ans, le leadership médiatique et politique qu'elle a pris au FN est confirmé. Et pour cause : elle est la seule à avoir amélioré le score régional de son parti par rapport à 2004.
En réalité, croit pouvoir en déduire Bruno Larebière, rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute et fin connaisseur du FN, "la marque FN est morte, et Marine Le Pen a réussi à transformer la marque Le Pen en marque Marine. C'est pour cela que l'idée d'un changement de nom du parti lui trotte dans la tête".
Il est vrai que la vice-présidente du FN a profité de ce scrutin pour poser son empreinte. Commençant sa campagne très tôt, dès le mois d'octobre, Mme Le Pen a pris le contre-pied de son père, dans la méthode et sur le fond. Si le président du FN s'est contenté, notamment en raison de son âge, de dîners et de déjeuners avec les militants de PACA, de préférence les week-ends, sa fille a décidé d'opter pour une campagne de "terrain".
Centrant son discours sur la crise économique et l'électorat populaire, elle est allée sur tous les marchés de la région. Elle n'a négligé aucune circonscription. Elle a multiplié les "sorties d'usine". Et a appliqué, méthodiquement, à l'échelle d'une région, la recette qui a fait son succès à Hénin-Beaumont, la ville qui est devenue sa base arrière et son laboratoire politique, où la liste FN a raté de peu l'élection lors d'une municipale partielle en 2009.
Dimanche soir, elle réalisait encore quelque 40 % des voix dans cette commune et distançait l'UMP dans le Pas-de-Calais, et plus largement encore dans le bassin minier.
Son père, lui aussi, a appliqué des méthodes éprouvées. PACA est une région où le FN a prospéré sur le vote des rapatriés d'Algérie ? Jean-Marie Le Pen a déposé une gerbe aux "martyrs de l'Algérie française" à Toulon, et fait siffler de Gaulle lors de la diffusion d'images d'archives.
PACA compte nombre d'habitants d'origine maghrébine ? Le FNJ, le mouvement de jeunesse du FN, a collé des affiches représentant une femme en voile intégral avec, en arrière-plan, un Hexagone aux couleurs de l'Algérie hérissé de minarets.
A elle le discours social sur "l'Etat-providence". A lui les sorties sur "l'invasion migratoire". "Il y a eu un partage des rôles entre le père et la fille qui a pu paraître calculé, mais le FN a essayé de s'adapter aux réalités du terrain, estime pour sa part Louis Aliot, secrétaire général. En PACA, il y a un gros problème d'immigration et d'insécurité alors que dans le Nord-Pas-de-Calais, les problèmes sont d'ordre économique et social."
Car, dès ce soir de premier tour, c'est bel et bien l'après-Jean-Marie Le Pen qui se dessine. Père et fille ont beau le nier, la succession à la tête du FN est dans tous les esprits. Bruno Gollnisch, autre vice-président du FN et prétendant potentiel, recueille 14,01 % des voix en Rhône-Alpes, alors que l'ensemble des sondages le donnait aux environs de 8 %.
Un "bon" score qui semble insuffisant pour disputer à Marine Le Pen la position de favorite dans la course à la succession. "Rien ne disqualifie personne", s'empresse-t-elle pour autant de préciser. Quant à celui qui est encore président du Front, la question de sa succession "n'est pas le problème ce soir. L'élection n'est pas encore terminée".
La date du congrès, qui verra Jean-Marie Le Pen quitter la tête du parti – il deviendrait "président d'honneur" –, n'est pas encore arrêtée. La fille pousse pour que ce soit le plus tôt possible, à l'automne 2010. Le père, lui, voudrait rester en place jusqu'au printemps 2011.
En privé, Marine Le Pen se dit confiante que son père respectera son engagement. Elle sait aussi qu'il conservera tous ses mandats et continuera à peser sur la vie du Front. Il pourrait d'ailleurs, fort de son score, y être encore davantage incité. En matière de succession, aussi, c'est une affaire de famille.
Abel Mestre (envoyé spécial à Hénin-Beaumont) et Caroline Monnot
SAKOZY NE L'A PAS COMPRIS. TANT PIS POUR LUI.
Peter Graves, vedette de "Mission: Impossible", est mort
L'acteur américain Peter Graves, vedette de la série d'espionnage "Mission: Impossible" à la fin des années 1960, est mort dimanche à l'âge de 83 ans.
L'acteur a été retrouvé à son domicile de Los Angeles et semble être décédé de cause naturelle, a dit la police. Un représentant de Peter Graves a déclaré qu'il avait été victime d'une crise cardiaque.
S'il est apparu dans 130 films ou programmes télévisés, son visage restera associé à celui de Jim Phelps, figure de proue de la série "Mission : Impossible" qu'il a incarné de 1967 à 1973.
Il a également connu la célébrité au cinéma avec son rôle de pilote pas très fin et dépassé par les événements dans la comédie "Y'a-t-il un pilote dans l'avion" en 1980.
Ces dernières années, il présentait un programme historique baptisé "Biography" sur une chaîne du câble américain.
Le pied de nez de Georges Frêche
Il l’avait rêvé. Les électeurs l’ont fait. Georges Frêche ne pouvait espérer mieux. Se retrouver seul représentant de la gauche, au soir du 1er tour, quel pied de nez à l’Histoire ! Pas de quoi gâcher la fête à Martine Aubry, bien sûr. Mais quand même… En frappant fort, ici et contre Paris, Georges Frêche a infligé un désaveu à tous ses ennemis. En Languedoc-Roussillon. Comme rue de Solférino.
Le fiasco d’Hélène Mandroux est une double victoire. D’abord contre ses détracteurs locaux. Ses vrais faux amis de trente ans. Il envoie, ensuite, un message clair à Martine Aubry : « Vous avez voulu la guerre. Vous l’avez perdue. Rendez-vous à la Présidentielle. » La défaite des Verts est aussi un signe fort. Jean-Louis Roumégas et ses troupes renvoyées
à leurs chères études. Adieu la percée espérée. Seul le Front de gauche aura été à la hauteur de ses ambitions. Mais en partant dispersées au combat, les listes de gauche avaient pris un risque démesuré. Elles en payent le prix fort. Hier soir, Georges Frêche pouvait arborer la mine des grands soirs. Celle des belles victoires. Se montrer magnanime. Tendre une main fraternelle à toutes les listes de gauche. Il lui reste à savourer le second tour. Et devenir, le seul président de Région à ne pas avoir la carte du PS.
A droite, Raymond Couderc n’aura pu résister à la vague nationale. Inaudible dans cette campagne, malgré sa bonne volonté, le sénateur-maire de Béziers fait moins bien que Jacques Blanc en 2004. Il limite les dégâts. Mais ne peut espérer renverser la tendance. Car l’ennemi refait surface.
Le Front national est de retour. Satané cauchemar pour lui. Comme pour toute la droite en France. Hier, Mme Jamet aiguisait déjà les couteaux pour la triangulaire meurtrière. La gauche, face à l’UMP et le Front national. Comme en 2004. Un goût de déjà vu. Frêche peut se frotter les mains.
François MARTIN
RÉGIONALES – Peu de votants, surtout à droite
La majorité UMP a été lourdement sanctionnée hier lors du premier tour des élections régionales, laissant la gauche loin en tête dans un scrutin marqué par un taux d’abstention record et par un rebond du Front National
Une abstention record
Moins d’un électeur sur deux (47%) s’est déplacé hier pour voter au premier tour des élections régionales. C’est la participation la plus faible dans l’histoire de ce scrutin, par ailleurs le dernier avec la création prochaine des conseillers territoriaux regroupant Régions et départements. Les Régions forment une entité diffuse qui n’a jamais vraiment mobilisé les électeurs. Toutefois, en 2004, le taux d’abstention s’affichait 13 points plus bas (40%) qu’hier. Les élections européennes de juin 2009 détiennent le record en la matière avec 59,37% d’abstentionnistes.
La gauche en tête
Avec presque 30% des voix, le Parti socialiste est le gagnant du premier tour. Le PS n’a semble-t-il pas été pénalisé par l’abstention. Au second tour, le PS pourra compter sur une bonne partie des voix des écologistes et des partis de la gauche radicale. L’objectif de grand chelem dans les 26 régions françaises est donc toujours d’actualité pour la gauche.
Les Verts en force
Avec 13% des voix au plan national, Europe Ecologie surfe sur la vague des Européennes de l’an dernier. Les Verts de Cohn-Bendit s’installent comme la deuxième force politique à gauche, loin devant le NPA de Besancenot (2%). Ils ne seront pas en mesure de remporter une Région, mais devraient prendre du poids dans les majorités de gauche des Conseils régionaux au terme des négociations sur les fusions de liste qui seront conduites avec le PS dès lundi.
L’UMP sanctionnée
Le scrutin d’hier, bien que de portée régionale, marque évidemment une sanction à mi-mandat contre la politique du Président Sarkozy et le gouvernement. En période de crise et de chômage, la gauche a mobilisé. A droite, les déçus du Sarkozysme sont restés chez eux. Au final, l’UMP récolte 27% des voix, mais ne possède pas de réserve pour aborder le second tour avec optimisme. Ses ministres cadors engagés dans l’élection (Pecresse, Darcos, Le Maire…) sont mal embarqués. L’ampleur de la défaite au second tour risque de dicter ou non un remaniement ministériel.
Le FN rebondit
Qui dit vote sanction, dit Front National. Le FN a dépassé les 10% au plan national lors du scrutin d’hier. Le parti d’extrême-droite sera présent au 2e tour pour des triangulaires dans de nombreuses régions : Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Languedoc-Roussillon, Centre, Haute-Normandie, Franche-Comté… Pour sa dernière bataille électorale, Jean-Marie Le Pen a obtenu plus de 20% des voix en PACA. Sa fille, Marine, a récolté 19% des suffrages dans le Nord-Pas-de-Calais.
Thierry CLÉMENT.
COMMENT RÉFORMER UN PAYS SI LES CONTRE POUVOIRS SE MULTIPLIENT ?
HEUREUSEMENT LE FN EST LÀ ET BIEN LÀ CELA ME RASSURE.
samedi 13 mars 2010
Hollywood veut son Hadopi
TELECHARGEMENT - Selon l'agent Ari Emanuel, l'industrie est en discussion avec Barack Obama...
Hollywood aime Paris. L'amour, la mode, la gastronomie... Et désormais Hadopi. Comme la Grande-Bretagne, les Etats-Unis aimeraient bien se doter d'une loi incluant la suspension de connexion comme sanction contre l'internaute pris en flagrant délit de téléchargement illégal. Philosophie de base: «Three strikes and you're out» («trois avertissements et t'es dehors»), comme au bas
eball.
Pour plaider sa cause en haut lieu, Hollywood dispose d'un atout de poids: Ari Emanuel, le patron de l'agence William Morris Endeavor Entertainment. Le nom vous semble familier? Normal. Il a servi de modèle pour le personnage culte d'Ari Gold, dans la série Entourage. Mais surtout, c'est le frère de Rahm Emanuel, le chef de cabinet de... Barack Obama. Pratique pour un accès direct à la Maison Blanche. «Nous sommes en pleines discussions avec le président et plusieurs ministres de la Justice (d'Etats, ndr) pour essayer de mettre en place» un système de riposte graduée, confie-t-il au Guardian.
Doutes
D'autres figures d'Hollywood ont vanté les mérites du système français, comme le réalisateur Steven Soderbergh. Mais si James Murdoch (fils de Rupert) estime que «télécharger illégalement, c'est comme voler un sac-à-main», certains attirent l'attention sur une conséquence inattendue du système français: selon une étude de l'Université de Rennes, le nombre de pirates aurait augmenté de 3% en France entre septembre et décembre. Le téléchargement illégal en peer-to-peer aurait baissé de 15%, mais les internautes se tourneraient davantage vers le streaming et les news groups.
Philippe Berry
Disparition de Jean Ferrat
Le chanteur s'est éteint en Ardèche samedi à l'âge de 79 ans. Retour sur la vie d'un artiste engagé, au service de tous les combats pour la fraternité, la révolte et l'idéal communiste, mais également un poète fou d'Aragon, qu'il a interprété avec talent.
Jean Ferrat, qui résidait depuis des années en Ardèche, y est décédé samedi à l'âge de 79 ans, a annoncé le sous-préfet de Tournon-sur-Rhône. «Il est décédé à l'hôpital d'Aubenas», où il avait été hospitalisé quelques jours auparavant, a-t-il précisé.
Jean Ferrat? Des chansons au drapeau rouge, diraient les uns. De grands poèmes gréés de mélodies vastes comme le cœur de la France, diraient les autres. Potemkine et La Montagne, Aimer à perdre la raison sur les vers de Louis Aragon et Un air de liberté dans lequel il croisait le fer avec notre confrère Jean d'Ormesson... Un air de Fête de l'Huma et des refrains immortels, des mots de tous les jours et tous les drames de l'Histoire convoqués au détour d'un refrain.
Jean Tenenbaum est né à Vaucresson le 26 décembre 1930, mais a grandi à Versailles. Non le Versailles des beaux quartiers, mais celui d'une famille modeste de quatre enfants. Père joaillier petit joaillier et mère fleuriste. La musique? Pas de phonographe, le concert du dimanche soir à la TSF, sa mère qui chante du lyrique léger d'une jolie voix de soprano: l'air des Clochettes de Lakmé, On m'appelle Manon...
Chimie, guitare, jazz et Aragon
La guerre arrive. Son père est juif, sa mère ne l'est pas : un jour, son père part pour ne plus revenir. A quinze ans, il quitte le lycée pour aider sa famille. Il commence en même temps des études de chimie qu'il délaisse de plus en plus au profit du théâtre et de la chanson, tendance Prévert et Kosma, répertoire à la Montand. A vingt ans, il joue de la guitare dans un orchestre de jazz, compose ses premières chansons. Il tente quelques auditions sous le nom de Jean Laroche, sans succès. L'horizon s'ouvre un peu en 1956, quand il met en musique Les Yeux d'Elsa, poème de Louis Aragon, cinq ans avant que Léo Ferré, à son tour, ne s'intéresse au poète communiste. Ce n'est pas Jean Ferrat lui-même qui «lance» Les Yeux d'Elsa, mais André Claveau, le plus populaire des chanteurs de charme du moment. Jean Ferrat, remarqué par le métier, commence à tourner régulièrement dans les cabarets de la rive gauche en s'accompagnant à la guitare. Ses chansons lui apportent surtout, à ce moment-là, de rencontrer une jeune chanteuse, Christine Sèvres, qui deviendra son épouse. «J'ai chanté sept ans avant de voir une petite lueur, nous dira-t-il plus tard. Sept ans, ce n'est rien du tout à dire, mais quand on les vit journellement, qu'il faut manger, c'est long...»
Il rencontre le complice professionnel de toute sa carrière à venir, Gérard Meys, tour à tour agent artistique, éditeur et, plus tard, patron de label discographique. Et, en décembre 1960, Jean Ferrat passe enfin à la radio: Ma môme, sur un texte de Pierre Frachet, est son premier succès. La France fredonne «Ma môme, elle joue pas les starlettes/Elle met pas des lunettes/De soleil/Elle pose pas pour les magazines/Elle travaille en usine/A Créteil.» Tout est là: l'air du temps vu du côté des gens simples, l'évidence des sentiments, le refus des chimères de l'argent et de la gloire...
Tout décolle avec Nuit et Brouillard
Il est couvert de prix et de récompenses professionnelles, mais le plus grand succès ne tardera pas : La Montagne sort en 1964 et évoque l'Ardèche où Ferrat s'installe justement cette année-là, dans le village d'Antraigues auquel il restera toujours fidèle, au contraire des ruraux qui, dans sa chanson, cèdent à l'appel de la ville, «Du formica et du ciné (...) Pourtant que la montagne est belle/Comment peut-on s'imaginer/En voyant un vol d'hirondelles/Que l'automne vient d'arriver?»
Dès lors, il ne va pas cesser d'écrire et de publier de grandes chansons, souvent marquées à gauche. Car le fils du déporté Tenenbaum est définitivement attaché à des valeurs de justice, de fraternité et de liberté qui, un temps, le rapprochent sinon du Parti communiste, du moins de ses combats du moment. Son voyage à Cuba, en 1967, le marque profondément, comme en témoignent les chansons Santiago et Guerilleros. Mais il n'est pas toujours à son aise avec l'Union soviétique: déjà Potemkine, en 1965, est interdit de télévision en France et lui vaut l'annulation d'un voyage en URSS. La rupture sera spectaculaire en 1980 avec Le Bilan. Mai 68 le voit participer à des soirées organisées pour les grévistes à Bobino puis régler leur compte aux gauchistes avec l'incendiaire chanson Pauvres Petits Cons.
Le fou de poésie retrouve aussi Aragon en 1971. Ferrat chante Aragon se vendra en quelques mois à un million d'exemplaires, chiffre au moins doublé depuis. Et il fait d'Aimer à perdre la raison un standard de la chanson française, avant de citer encore Aragon dans La Femme est l'avenir de l'homme, autre énorme succès populaire au texte exigeant.
La grande poésie française dans la rue
En 1973, il prend la curieuse décision de ne plus donner de concerts ou plutôt il n'en prend pas la décision. «Je me disais que j'arrêtais un ou deux ans. Je ne pensais pas arrêter définitivement. D'ailleurs, je n'ai pas arrêté définitivement. Mais le temps a passé. Quand je faisais un nouveau disque, tous les quatre ou cinq ans, j'avais un an de travail pour voir les journaux, faire des émissions, la promotion dans les autres pays d'expression française. Puis je soufflais et il me fallait deux ou trois ans pour réécrire un nouveau disque. Et je n'ai pas eu un désir de scène suffisant pour repartir.»
S'il lui arrivait encore de monter en ligne, ce n'est plus en mettant son nom au bas de pétitions politiques, mais en défendant, de prises de positions dans la presse en tables rondes dans les festivals, cette chanson française que l'on commence à appeler «classique». Mais quand on lui demandait quand il comptait sortir un disque de nouvelles chansons, il répondait: «Il faut que je me mette au turbin.»
Jean Ferrat avait apporté son soutien à la liste présentée aux élections régionales par le Front de Gauche en Ardèche.
Les héros du 11-Septembre seront indemnisés
Des milliers de pompiers, policiers et ouvriers new-yorkais ont été intoxiqués dans les décombresdes tours jumelles. Ils devraient se partager plus de 650 millions de dollars.
Huit ans et demi après les attentats du 11-Septembre, New York fait justice aux héros de Ground Zero, ces milliers de pompiers, policiers et ouvriers du bâtiment qui ont combattu l'incendie, évacué les victimes e
t dégagé les décombres du World Trade Center. Nombre d'entre eux ont contracté, dans la fumée et la poussière chargée d'amiante, des maladies respiratoires, parfois des cancers. Un accord, conclu hier, va permettre de les indemniser. Et d'assainir le climat.
« Pourquoi a-t-il fallu attendre ? »
Depuis 2003, 10 000 plaintes s'étaient accumulées sur les bureaux des juges, visant la municipalité de New York et les dizaines d'entreprises qui ont déblayé les milliers de tonnes de gravats laissées par l'effondrement des tours jumelles. La plupart accusaient la ville et leurs patrons de n'avoir pas fourni les protections indispensables. L'un d'eux, Raymond Hauber, un pompier de 47 ans, est mort il y a trois ans, d'un cancer de l'oesophage, avant que la justice ait examiné sa plainte.
L'accord signé h ier pourrait couper court aux procès qui devaient débuter en mai. Il a été conclu entre WTC Captive Insurance, un assureur créé exprès et doté de 1,1 milliard de dollars par l'Agence fédérale de gestion des catastrophes (Fema). « C'est un bon compromis, a déclaré Marc Bern, l'avocat de 9 000 plaignants. Ces hommes et ces femmes héroïques vont recevoir une juste compensation pour leurs souffrances, leurs salaires perdus et leurs dépenses médicales. »
Les intoxiqués du 11-Septembre pourraient toucher un total de657,5 millions de dollars d'indemnités. Individuellement, cela représentera entre quelques milliers et 1,1 million de dollars, selon la gravité, vérifiée par un expert, des affections. Encore faut-il que 95 % des plaignants ratifient le protocole, qualifié de « juste et raisonnable » par le maire de New York, Michael Bloomberg. Plus de 20 millions de dollars doivent couvrir les personnes dont la maladie se déclarerait ultérieurement.
L'amertume prévaut toutefois chez nombre de victimes, à l'image de Kenny Specht, 41 ans, ancien pompier atteint d'un cancer de la thyroïde. « Cet accord me permet de protéger l'avenir de ma famille, déclare-t-il au New York Times, mais pourquoi des familles qui ont enterré l'un des leurs ont-elles dû attendre aussi longtemps ? »
Environnement : la difficile mutation
Après avoir incité les agriculteurs à verdir leurs pratiques, le Président semble hésiter.Le premier volet d'une série de cinq articles consacrés à l'agriculture et l'écologie.
« L'environnement ça commence à bien faire ! » Propos électoral ou véritable changement de cap ? En anno
nçant au Salon de l'agriculture qu'il fallait réviser les méthodes de décision concernant les nouvelles contraintes environnementales imposées à l'agriculture, Nicolas Sarkozy, samedi dernier, a créé le choc. Choc de joie chez les agriculteurs, plutôt proches de la FNSEA, majoritaire ; choc scandalisé chez les organisations écologistes.
En fait, le chef de l'État ne faisait que reprendre et valider une demande émanant du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, exprimée le 19 janvier devant les producteurs de grandes cultures. Il en avait même parlé à son confrère de l'Écologie, Jean-Louis Borloo. Il proposait la mise en place d'un « groupe de coordination » qui interviendrait de façon « systématique » sur les décisions environnementales afin de discuter de leur impact sur l'agriculture. « Dans le respect du Grenelle, pour toute nouvelle mesure environnementale, je souhaite que l'on mette en place une étude d'impact. » À cette étude s'ajouterait une analyse de ce qui se fait dans les pays de l'Union européenne ainsi qu'une évaluation de l'intérêt réel pour la société de la nouvelle mesure environnementale.
Impossible de remettre en cause, évidemment, les décisions déjà prises dans ce domaine. Mais les enjeux pour les mois et années à venir ne manquent pas. L'autorisation ou l'interdiction de nouvelles molécules phytosanitaires, les décisions sur les OGM dont Bruxelles vient d'admettre le droit de cité en Europe, la mise en oeuvre de la conditionnalité des aides décidées par Bruxelles, les conditions imposées, sur le terrain, aux agriculteurs pratiquant l'irrigation... autant de sujets sur lesquels la nouvelle approche « pragmatique » selon le mot de Jean-Michel Lemétayer, peut s'appliquer. Certes, il ne s'agit pas de remettre en cause les grandes décisions du Grenelle de l'environnement : l'objectif de réduire « si possible » de 50 % les pesticides d'ici 2018 n'est pas abandonné. Mais les conditions imposées pour la réalisation de l'objectif pourraient être revues.
Hervé PLAGNOL.
René Descartes est-il mort empoisonné ?
D'après un universitaire allemand, le philosophe français n'est pas mort d'une pneumonie, mais aurait été assassiné par un prêtre, à l'aide d'une hostie empoisonnée. Une théorie controversée.
L'affaire a tout d'une intrigue shakespearienne : le philosophe français René Descartes ne serait pas mort de maladie, mais aurait bel et bien été assassiné. C'est du moins la théorie exposée par l'un
iversitaire allemand Theodor Ebert dans son ouvrage, Der rätselhafte Tod des René Descartes (La mort mystérieuse de René Descartes, non traduit). Officiellement, Descartes serait mort d'une pneumonie. Invité en 1650 à Stockholm par la reine de Suède, il aurait mal supporté le fait de devoir lui prodiguer des leçons tous les matins à cinq heures dans une pièce glacée. Mais pour Ebert, la vérité est toute autre. Le philosophe aurait été empoisonné par un prêtre catholique français, au moyen d'une hostie contenant une dose mortelle d'arsenic ! Pour étayer sa théorie, le chercheur a épluché les archives de l'époque à la recherche d'informations sur les derniers jours du philosophe en exil. Et sa conclusion est sans appel : vertiges, maux d'estomac, saignements dans les urines. Autrement dit, Descartes n'avait pas les symptomes d'une pneumonie, mais bien ceux d'un empoisonnement.
Mais pourquoi François Viogué, «missionnaire apostolique» pour les pays du Nord, aurait-il voulu la mort de l'auteur du Discours de la méthode ? Pour des raisons religieuses. En 1648, il informe ses supérieurs au Vatican que la reine Christine de Suède, protestante, est susceptible de se convertir au catholicisme. Or, Ebert explique que les idées de Descartes ne s'accordent pas totalement avec les dogmes catholiques. La transsubstantiation principe catholique selon lequel le corps du Christ se trouverait réellement dans les hosties consommées par les fidèles lors de la communion serait incompatible avec la pensée du philosophe. Viogué aurait donc vu en Descartes un obstacle à la conversion de la reine, affirme Ebert. Il aurait alors décidé de l'assassiner au moyen d'une hostie empoisonnée, le 2 février 1650. Neuf jours plus tard, Descartes rend l'âme. En 1654, la reine Christine abandonne sa couronne et se convertit au catholicisme.
Les preuves formelles sont minces
Ebert illustre son argumentation d'extraits de la correspondance de la reine de Suède et de l'ambassadeur de France à Stockholm. D'après lui, ces documents montrent clairement qu'ils ont cherché à étouffer l'affaire. Deux éléments troublants s'ajoutent à cela : dans une interview au magazine Books, Ebert explique que le malade s'était fait prescrire un vomitif, ce qui signifierait qu'il se savait empoisonné. Preuve supplémentaire de son forfait présumé, François Viogué aurait refusé l'extrême onction à un Descartes mourant…
Les avis sur cette théorie sont mitigés. Jugée crédible par plusieurs universitaires allemands, elle ne séduit pas tous du tout les spécialistes français du philosophe. Pour l'académicien Jean-Luc Marion, «la question, purement anecdotique, n'a aucun intérêt». Michel Fichant, qui dirige avec lui le Centre d'études cartésiennes, va plus loin : «le journalisme à sensation de M. Ebert ne touche à rien d'essentiel ni même de simplement intéressant». Pour lui, rien ne justifie de «monter de toute pièce une histoire d'assassinat jésuitiques à l'hostie, dont il n'y a pas l'ombre d'un commencement d'une preuve». Les spéculations sur l'assassinat de Descartes ne datent pas d'hier : au lendemain de sa mort, cette hypothèse avait déjà été évoquée. Depuis, plusieurs ouvrages ont fait référence à un assassinat de Descartes par des catholiques… ou des protestants. Mais les preuves formelles qui accusent Viogué sont minces. Cette controverse fait plutôt sourire Xavier Kieft, doctorant en philosophie et très bon connaisseur de Descartes : «Il faut aimer les reconstitutions posthumes. Toute cette affaire est finalement assez drôle».
Paris, ville la plus chère du monde
La Ville lumière serait la plus chère au monde selon une étude britannique.
Voilà une nouvelle qui ne devrait pas plaire aux acteurs du tourisme parisien. La capitale vient d'être
couronnée ville la plus chère du monde par une étude publiée dans le The Economist Intelligence Unit (EIU), filiale du magazine britannique The Economist.
Une étude, toutefois, qui ne s'appuie pas sur le pouvoir d'achat des habitants. Elle ne fait que comparer le prix des biens et des services (logement, alimentation, vêtements, transports et factures courantes) des 133 villes du monde passées au crible.
En tenant compte de ces critères, la Ville lumière, deuxième dans le classement 2008, passe donc en première place. Tokyo arrive en seconde position, gagnant quatre places par rapport à l'an passé. Oslo, première du classement 2008, chute à la 3e place. Londres, auparavant 8e, atterrit à la seizième place. Enfin, Moscou qui accuse la baisse du rouble, dégringole du 31e au 45 rang.
Comment expliquer la lointaine place des villes américaines – la première d'entre elles, Chicago, n'arrive qu'en 36e position? Simplement par la force de l'euro face au dollar, la monnaie européenne étant passée de 1,28 dollar à 1,51 dollar en cours d'année 2009.
A Londres, Brown et Sarkozy s'en prennent aux "méthodes" américaines
En visite à Londres, où il a rencontré le premier ministre britannique Gordon Brown, Nicolas Sarkozy a dénoncé vendredi 12 mars la manière dont a été géré aux Etats-Unis l'appel d'offres sur des avions ravitailleurs, dont l'européen EADS a dû se retirer. "J'avoue que je n'ai pas apprécié cette décision", a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec Gordon Brown. "C'est pas des méthodes. Ce sont des méthodes qui ne sont pas bonnes pour les partenaires des Etats-Unis et pour les Etats-Unis".
L'appel d'offres pour la fourniture de 179 avions ravitailleurs à l'armée américaine, évalué à 35 milliards de dollars, avait été attribué une première fois à Boeing en 2003, puis une deuxième fois à Airbus (EADS) et Northrop Grumman en 2008 et à chaque fois annulé. Airbus a finalement dû renoncer à participer à l'appel d'offres, laissant l'Américain Boeing seul en course.
TAXE FINANCIÈRE MONDIALE
Nicolas Sarkozy a également indiqué qu'il avait discuté avec Gordon Brown la question des fonds spéculatifs, dont l'Union européenne cherche à réformer la régulation, ce qui inquiète les pays où ils sont très représentés, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Selon lui, il s'agit de "trouver un point d'équilibre" qui permette d'obtenir la transparence, sans que la City "ne se sente mise en danger".
Gordon Brown a pour sa part affirmé avoir trouvé un terrain d'entente avec Nicolas Sarkozy pour aller vers la création d'une taxe sur les transactions financières. "J'ai fait des propositions à Nicolas : nous sommes d'accord sur la façon d'aller de l'avant", a assuré le premier ministre britannique. "Je crois que nos deux positions sont identiques sur ce point, nous pouvons donc aller de l'avant". "Il y a donc une taxe financière mondiale qui est non seulement à l'eordre du jour mais qui fera l'objet d'un rapport qui sera publié dans les semaines à venir", a ajouté Gordon Brown.
vendredi 12 mars 2010
Pirater une boîte mail peut se révéler un jeu d'enfant
Pénétrer dans la boîte e-mail d'autrui peut se révéler extrêmement simple. Deux députés en ont récemment fait les frais, rapporte le blog Web-Obscur, du site des Inrocks. Sans posséder de connaissances techniques particulières, une personne a pu s'introduire dans des messageries appartenant à Pierre Forgues, député de Tarbes, et de Philippe Goujon, député de Paris.
L'internaute, qui a envoyé au journaliste Nicolas Kayser-Bril des copies d'écran pour prouver qu'il avait pu pénétrer les messageries, a tout simplement utilisé l'option "mot de passe oublié" que proposent la quasi-totalité des services de courrier électronique. Pour connaîte l'adresse e-mail des députés, rien de plus simple : elles sont publiées sur leurs pages personnelles sur le site de l'Assemblée nationale. La plupart des députés utilisent un compte e-mail hébergé chez un fournisseur d'accès à Internet ou un service spécialisé.
"OÙ AVEZ-VOUS RENCONTRÉ VOTRE MARI ?"
Par défaut, lors de la création d'un compte e-mail, le service vous demande de renseigner une "question de sécurité", à laquelle vous seul avez théoriquement la réponse. Si vous perdez votre mot de passe et souhaitez le récupérer, le service vous pose alors la "question de sécurité" pour vérifier votre identité, et vous communique alors le mot de passe du compte.
Mais s'il est possible de personnaliser cette question, la plupart des sites proposent également une liste de questions prédéfinies : nom de jeune fille de votre mère, nom de votre premier animal de compagnie... Ces questions sont très peu sécurisées : quelques recherches peuvent permettre de trouver très facilement ces informations, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'une personnalité publique dont la vie est bien connue. La candidate à la vice-présidence américaine Sarah Palin l'avait appris à ses dépens, en 2008, lorsqu'un étudiant avait pu pénétrer sa boîte e-mail personnelle en répondant à la question "Où avez-vous rencontré votre mari ?". La réponse figurait dans la fiche Wikipedia de la candidate.
Il existe cependant une manière simple de sécuriser l'accès à sa boîte mail : éviter d'utiliser une des questions pré-générées, et utiliser une question véritablement secrète, à laquelle ni un inconnu ni un proche ne peut trouver la réponse. La question secrète a la même importance – et doit donc avoir le même niveau de sécurité – que le mot de passe qui protège votre compte. De même qu'il est fortement recommandé d'utiliser un mot de passe "fort" pour protéger sa messagerie (un mélange de lettres, de chiffres et de symboles, d'au moins huit caractères), la question de sécurité et sa réponse doivent faire l'objet de prudence.
Sur tous les services de messagerie en ligne, il est possible de modifier sa question de sécurité à n'importe quel moment, en passant par le menu "options" ou "paramètres" du compte.
L'intrusion dans la boîte e-mail d'un tiers sans son consentement tombe sous le coup de la loi : la violation du secret de la correspondance est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
Le Monde.fr
Les pratiques des internautes s'adaptent déjà à l'arrivée d'Hadopi
Pas encore appliquée, déjà invalidée : c'est – en résumé – le message des opposants à la loi Hadopi, l'autorité qui sera chargée d'envoyer des messages et, après deux avertissements, de couper l'accès des internautes qui téléchargent illégalement. Les anti-Hadopi s'appuient sur une étude récente du laboratoire de recherches M@rsouin, basée sur les résultats d'une enquête par téléphone auprès de 2 000 personnes, réalisée en Bretagne par téléphone fin 2009. Les chercheurs ont constaté que le vote de la loi, qui ne devrait entrer en application que mi-2010, a d'ores et déjà eu un impact sur le comportement des téléchargeurs, mais qu'il n'est pas tout à fait celui qu'espérait le gouvernement.
Le sondage montre qu'une partie des téléchargeurs a anticipé la mise en application du texte, et se tourne de plus en plus vers des systèmes d'échange de fichiers plus difficilement contrôlables que les réseaux peer-to-peer. Ce sont ces derniers qui sont visés en priorité par l'Hadopi. Parmi les personnes interrogées, 15 % affirment avoir cessé de télécharger sur ces réseaux, mais dans le même temps, les utilisateurs d'autres méthodes de téléchargement illégal (téléchargement direct, newsgroups...) augmentent dans des proportions similaires.
DISSUASION ET ÉVOLUTION DES TECHNIQUES
Peut-on pour autant en déduire que l'effet dissuasif de la loi est nul ? Pas exactement. Si les anti-Hadopi estiment, en se basant sur un chiffre de l'étude, qu'"Hadopi a fait augmenter le piratage", une partie des données analysées ne sont pas statistiquement significatives. En additionnant les chiffres, les chercheurs du M@rsouin aboutissent bien à une augmentation de 3 % du nombre de personnes déclarant télécharger illégalement, mais ce pourcentage est calculé à partir d'une sous-partie de l'échantillon et ne représente que six personnes. "Ce chiffre de 3 % est peu significatif statistiquement, reconnaît Sylvain Dejean, l'un des auteurs de l'étude. D'ailleurs il ne figure pas dans les principales conclusions de l'étude. En revanche, nous avons constaté une hausse de 27 % de l'utilisation des modes de téléchargement autres que le peer-to-peer : c'est une tendance nette et statistiquement significative." Une conclusion corroborée par d'autres indices indirects, comme l'augmentation des recherches sur Google pour des services de téléchargement direct.
La "peur du gendarme" aurait-elle facilité le développement de nouveaux moyens de téléchargement, au lieu d'inciter les internautes à cesser de télécharger ? Le M@rsouin note que pour l'instant, seuls 15 % des utilisateurs de réseaux peer-to-peer ont cessé de le faire, sachant qu'une partie d'entre eux s'est tournée vers d'autres moyens de téléchargement (les deux tiers d'après l'enquête, mais là encore l'échantillon est peu significatif statistiquement).
Les défenseurs de la loi notent de leur côté que l'Hadopi n'étant pas encore en place, il est beaucoup trop tôt pour tenter de tirer des conclusions sur l'efficacité de la loi. Une objection soulevée notamment par David El Sayeg, le secrétaire général du SNEP, qui regroupe les principales maisons de disques, dans une interview au site Electron Libre."Il est avéré que le marché du numérique se développe de manière significative dans les pays qui ont mis en place une législation destinée à lutter contre le piratage sur Internet", martèle M. El Sayegh, qui note qu'en Suède, où un équivalent de l'Hadopi a été mis en place en avril 2009, le marché de la musique numérique a augmenté de 98 % l'année dernière.
LES AMBIGUÏTÉS DE L'EXEMPLE SUÉDOIS
En réalité, la situation suédoise est plus complexe. Certes, les ventes de musique numérique y ont presque doublé en 2009 et les ventes de musique y ont progressé pour la première fois depuis dix ans. Mais la corrélation avec la mise en place de la riposte graduée n'est pas évidente. Le téléchargement payant a progressé, mais ce sont les services de streaming légal (Spotify, Deezer...) qui ont le plus contribué à la hausse : leur part dans les revenus de la musique numérique est passée de 17 % à 46,1 % des revenus. Dans le cas suédois, une partie de la hausse des revenus de l'industrie musicale est donc liée au développement d'une offre payante attractive, et ne peut s'expliquer seulement par une baisse du téléchargement illégal.
De même, l'impact de la riposte graduée suédoise sur le téléchargement illégal est moins clair que ne l'affirment les éditeurs. En avril 2009, lors de la mise en place de la loi, le trafic Internet du pays a connu une brusque chute de volume, vraisemblablement liée à une réduction du trafic peer-to-peer, gros consommateur de bande passante. Mais sept mois plus tard, le trafic avait atteint à nouveau son niveau d'avant avril, et poursuit depuis sa croissance.
Lors des débats sur la loi Hadopi en France, la majorité avait mis en avant le caractère "didactique" de la riposte graduée, estimant que la peur de la sanction aurait un impact important sur les comportements à moyen terme. S'il faudra effectivement attendre la mise en place de la Haute Autorité pour avoir des éléments de bilan, l'exemple suédois et l'étude du M@rsouin tendent à montrer que l'impact pourrait être plus faible que ce qu'espèrent les partisans de l'Hadopi.
Damien Leloup
L’appel de la France et de la Norvège pour la protection des forêts tropicales
Une éclaircie dans l'atmosphère toujours plombée des négociations climatiques ? Jeudi 11 mars, une cinquantaine de pays emmenés par la France et la Norvège ont décidé de travailler ensemble pour donner forme à la lutte contre la déforestation et s'assurer que les promesses faites en décembre 2009 à Copenhague ne restent pas des vains mots.
Tous les grands pays forestiers tropicaux – Brésil, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Etats du bassin du Congo… ainsi que les principaux donateurs ont participé à la rencontre. "La destruction massive de la forêt à l'échelle de la planète continue. Il faut y mettre un terme et la solidarité internationale doit fonctionner", a demandé le ministre français de l'écologie, Jean Louis Borloo.
La déforestation est à l'origine d'environ 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et l'équivalent de la superficie de la Grèce disparaît chaque année. Lors du sommet de Copenhague sur le climat, six pays – Australie, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon et Norvège – s'étaient engagés à verser 3,5 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) aux pays forestiers tropicaux. Depuis, rien ne s'est passé.
A l'issue de la rencontre qui s'est tenue à huis clos, M. Borloo a annoncé que le premier travail du "club des amis de la forêt" serait de recenser l'ensemble des financements – multilatéraux et bilatéraux – déjà dédiés aux forêts, puis d'identifier une série de projets prêts à être financés. "Nous souhaitons aller à Cancún [où se tiendra la prochaine conférence ministérielle de la convention climat des Nations unies, en décembre prochain] en montrant qu'il y a des choses qui marchent, pas seulement avec des idées", a expliqué le ministre brésilien de l'environnement, Carlos Minc.
POLITIQUES FORESTIÈRES CRÉDIBLES
L'accord de Copenhague a appelé à la mise en œuvre du REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). Cet acronyme un peu obscur est, pour les diplomates du climat, le sésame de la lutte contre la déforestation. Il promet de rémunérer, sous forme d'aide publique internationale ou de crédits carbone, les pays qui réussissent à préserver leurs forêts ou à en accroître la superficie. Mais avant de se présenter au guichet, il faut mettre en place des politiques forestières crédibles, et être en mesure de démontrer que les objectifs promis ont bien été tenus. C'est sur ce long chemin que sont engagés une quarantaine de pays. Les plus pauvres dépendent de l'assistance internationale pour faire un état des lieux précis de leurs forêts et définir une stratégie.
Dans les prochains jours, M.Borloo devrait également envoyer une lettre aux autres pays membres de la convention climat pour solliciter leur soutien financier. Selon les évaluations du cabinet McKinsey, entre 15 et 25 milliards de dollars seraient nécessaires pour réduire la déforestation d'un quart d'ici à 2015.
Si ces chiffres sont hors d'atteinte, l'idée est de réussir à drainer pour la forêt l'équivalent de 20% des 30 milliards de dollars promis globalement aux pays en développement d'ici à 2012. Jeudi, l'Allemagne, l'Espagne et la Commission européenne ont indiqué qu'elles se joindraient au groupe des donateurs. Il est aussi question de créer un secrétariat "léger" pour gérer le processus. Le représentant américain, Jonathan Pershing, a en effet exprimé l'hostilité des Etats-Unis à une nouvelle bureaucratie.
La création d'un fonds voué à accueillir l'ensemble des contributions semble par ailleurs une hypothèse pour le moment écartée puisqu'il existe déjà plusieurs initiatives multilatérales pour financer la lutte contre la déforestation. "Nous n'avons pas besoin d'une nouvelle structure qui prendrait des années de négociation avant de voir le jour, mais nous avons en revanche besoin d'une meilleure coordination entre les bailleurs", explique Monique Barbut, présidente du Fonds mondial pour l'environnement. Une prochaine rencontre est prévue fin mai à Oslo (Norvège).
Laurence Caramel











