TOUT EST DIT

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samedi 5 juillet 2014

C’est – presque – la guerre !

C’est – presque – la guerre !

« Huit ans à patienter »« tout un peuple bleu réglé sur l’heure du coup d’envoi »« la France retient son souffle »… Sans vraiment nous surprendre, les médias en font des tonnes et des tonnes, et accordent une importance totalement démesurée à la rencontre France-Allemagne de ce soir. Mais il y a pire encore : ils osent établir une comparaison entre les Bleus de 2014 et ceux de 1982.
L’effet Coupe du monde
Voilà plusieurs jours en effet que les chaînes classiques et celles d’information continue se consacrent presque entièrement au Mondial, nous livrant la moindre anecdote sur les joueurs, repassant en boucle les buts marqués par l’équipe de France et évoquant tous les scenarii possibles pour les Bleus au Brésil. Aujourd’hui, on nous apprenait même que François Hollande regarderait France-Allemagne à l’Elysée, en compagnie d’une centaine de lycéens et de l’ancien sélectionneur Michel Hidalgo.
On ignore encore si Normal Ier se fera livrer une pizza par scooter, mais ce qui est sûr, c’est qu’il a bien compris tout l’intérêt qu’il y avait pour un président de la République à afficher sa passion – même simulée – pour le ballon rond. Les deux derniers sondages réalisés à la toute fin du mois de juin sont d’ailleurs là pour le lui rappeler. Celui de l’IFOP pour Paris Match, nous annonçant que l’approbation de l’action présidentielle est passée de 18 % en juin à 23 % en juillet. Et celui de TNS Sofres pour le Figaro Magazine, enregistrant sur la même période une hausse de deux points des cotes du chef de l’Etat et du Premier ministre.
Pas étonnant que Flamby projette déjà un petit voyage au Brésil, au cas où la France irait en finale le 13 juillet. Ce qui donne du fil à retordre à l’administration, qui envisage actuellement de reporter le défilé du 14 au 15.
Comparer l’incomparable
En même temps, ce quart de finale étant un France-Allemagne, on nous ressort bien évidemment le match légendaire de 1982, moment d’anthologie du football pour tous ceux qui – comme moi – ont aimé ce sport et sont consternés de voir à quel point il a été depuis pourri par l’argent. Les Platini, Giresse, Tigana et autres légendes de 1982 ont en effet cédé la place aux milliardaires, pour qui le Mondial est devenu l’occasion de mieux se vendre auprès des clubs, sponsors et autres publicitaires. Le public lui même a changé. Les classes populaires, jugées trop remuantes, ont été peu à peu chassées des stades au profit des bobos.
Interviewé vendredi par le Figarovox, Eric Zemmour avait bien raison d’expliquer : « Ça a l’air complètement fou, mais il faut comprendre ce qu’a été le football pour nous. C’était un sport méprisé par les élites, dédaigné par les intellectuels. C’était le sport du peuple : les joueurs n’étaient pas encore milliardaires, ils ne sortaient pas avec des mannequins, ils épousaient Madame tout le monde. Giresse aurait pu être notre voisin. Nous étions “eux” et ils étaient “nous” ». 

Pour une "déclaration des devoirs civiques"

Pour une "déclaration des devoirs civiques"

Il est difficile de ne pas reconnaître que la France "d’en haut", la classe dirigeante est en pleine dérive. Le fond du problème – me semble-t-il – tient à une sorte d’effondrement de l’esprit civique, du sens du bien commun au profit d’un narcissisme généralisé. Nous sommes dans la quintessence du repli nombriliste, obsession du "je", disparition du respect des valeurs communes, que dénonçait Gilles Lipotewsky dans L’ère du vide, Gallimard, 1983. Cela touche la politique, mais aussi la haute fonction publique, le monde médiatique, la presse, la magistrature. Le temps est venu d’adopter une déclarations des devoirs, qui serait insérée dans la Constitution et compléterait les grands textes républicains qui y figurent déja (déclaration de 1789, Préambule de 1946, lois fondamentales de la IIIe République). Cette nouvelle déclaration des devoirs, constitutionnalisée, affirmant ou rappelant certains grands principes, s’imposerait à toutes les autorités, y compris les juridictions et magistrats chargés de la faire appliquer. Elle comprendrait:
  • Le devoir d’impartialité absolue de toute personne chargée d’une fonction publique ou dans la magistrature.
  • La suppression de toute nomination dans une fonction publique en dehors d’une procédure de recrutement neutre et anonyme (concours, examen professionnel).
  • La destitution systématique de tout responsable public, ou perte de mandat électoral, en cas de détournement de pouvoir ou de fonds publics à des fins personnelles ou illégales.
  • L’incompatibilité entre certaines fonctions à connotation stratégiques, dans la magistrature ou la haute administration avec l’appartenance à un parti politique ou un syndicat.
  • L’obligation d’une expérience de 7 ans au moins dans la société civile avant d’exercer des fonctions d’autorité dans la fonction publique ou la magistrature.
  • La démission impérative et immédiate de la fonction publique en cas d’élection à un mandat politique national.
  • La neutralité rigoureuse de l’audiovisuel public accompagnée d’un principe d’égalité absolue du temps de parole entre les prises de position diverses.
  • Un principe absolu de laïcité et de neutralité idéologique et politique dans tout service public, toute fonction financée par des moyens publics.
  • La création d’une commission civique de 21 membres, élus au suffrage universel parmi les citoyens exempts de toute engagement politique, doté de pouvoirs importants notamment celui de sanction allant qu’à la destitution de tout responsable public (haut fonctionnaire, homme politique, magistrat) ayant bafoué l’un de ces principes.
Cela ne réglerait pas tous les problèmes de la France bien entendu, mais une telle réforme marquerait un changement profond de mentalité à la tête de l’Etat et remettrait le pays dans la bonne direction. Bien que totalement consensuelle (qui serait contre sur le fond?) elle a peu de chance de se réaliser, car il faudrait que toute une nomenklatura accepte de se remettre en cause et de renoncer à ses petits privilèges misérables. Pour bien, faire, elle devrait partir du peuple, des gens comme vous et moi et s’imposer à la caste politique et médiatique. Mais comment s’y prendre, s’organiser, on en revient toujours au même obstacle…

Mise en examen de Nicolas Sarkozy - Tesson : "Le mal est fait avant la preuve"

On impute trop de crimes à Nicolas Sarkozy pour qu'on ne soupçonne pas ses adversaires d'un excès de zè le. Il est devenu une cible, déplore Philippe Tesson.
Il y a l'intime conviction. Vous êtes l'esclave de vos engagements, de vos amitiés, de votre passion politique, de vos intérêts. Cela vous conduit à pré-juger, et parfois même à aller contre l'évidence, avant même que celle-ci ne soit avérée. C'est une tentation qu'il faut absolument combattre. La présomption d'innocence est le rempart qu'on a inventé pour conjurer cette tentation. La présomption d'innocence est malheureusement polluée par des formes judiciaires insupportables : ces conditions indignes qu'on inflige au prévenu, ce réveil au petit matin, cette garde à vue interminable, et puis ce mot de mise en examen, bref, tout un cérémonial qui signale déjà le soupçon et un vocabulaire qui suggère le déshonneur. Pour un simple citoyen, c'est déjà beaucoup. Pour un simple citoyen qui fut président de la République, c'est pire. Qu'au moins on respecte a minima la fonction tant que la chose n'est pas jugée.
Alors, qu'on s'en tienne au doute. Il n'est pas juste que ces procédures sèment le doute sur l'accusé avec un temps d'avance au profit de l'accusateur. Le mal est fait avant la preuve du crime ou de l'innocence. En la circonstance, il est vrai que Nicolas Sarkozy, par tempérament, par bravade, par maladresse, n'a jamais été avare de défis. Il appelle le soupçon. Parmi tous les crimes qu'on lui impute, il se peut qu'il y en ait de réels. On verra bien. Mais on lui en impute trop pour qu'on ne soupçonne pas ses adversaires d'un excès de zèle, sachant que leur nombre est à lui seul suspect. Il est une cible de choix. Ne parlons pas de ceux qui sont de sa famille, parmi laquelle des amis dont il contrarie les ambitions. Parlons de ses ennemis politiques qui, sous la houlette du président de la République, ne cessent depuis deux ans de jurer sa perte et le poursuivent d'une haine revancharde. Puisque ce serait injurieux et diffamatoire, on ne les accusera pas de manipuler la justice qui, selon les termes de la Constitution, est indépendante. Mais manipuler l'opinion, ils s'y entendent, offensivement ou matoisement, jusqu'au mensonge (le fameux "je n'étais pas au courant" de Taubira).

Accusation de corruption : la plus infamante des sanctions

Pour ce qui est de la justice et de son acharnement, observons simplement qu'elle emploie des moyens singulièrement détournés pour parvenir à son but. C'est par le biais d'une procédure relative à des écoutes téléphoniques, méthode dont la légalité est pour le moins douteuse, qu'elle ouvre un chemin qui pourrait lui permettre de piéger la bête sur des terrains où on soupçonne celle-ci d'avoir commis des crimes. Alors, pour l'affaiblir, on n'hésite pas à lui infliger la plus infamante des sanctions : l'accusation de corruption. En toute indépendance. La juge en charge de l'affaire est en effet membre d'un syndicat qui avait appelé à voter contre lui au second tour de l'élection présidentielle.


Si d'aventure la culpabilité de Nicolas Sarkozy dans les crimes que la justice lui imputerait était avérée, on respecterait sa décision avec loyauté. Une loyauté qui ne nous interdit pas aujourd'hui de dénoncer son acharnement sournois, dont le pouvoir politique a toutes les raisons de profiter dans l'état où il est.
 

Espagne : Moody’s réclame plus d’impôts

Toujours plus … tel semble être le maître mot des agences de notation, enfonçant un clou déjà planté par la troïka européenne.
Alors que la plupart des Espagnols doivent faire face à une situation particulièrement exsangue, Moody’s a critiqué jeudi la réforme fiscale dévoilée il y a quelques jours par Madrid. Selon la célèbre agence de notation US, les nouvelles mesures envisagées manquent d’ambitions. Moody’s estime même que le gouvernement espagnol accroît le risque de ne pas pouvoir atteindre son objectif de déficit public pour 2015 et 2016.
« Les changements fiscaux ne suivent pas les ambitions initiales d’une réforme fiscale plus large, telle que l’avait recommandée la commission d’experts du gouvernement lui-même », déclare ainsi Moody’s dans un communiqué.
Rappelons que la réforme, approuvée la semaine dernière en Conseil des ministres, prévoit une baisse des impôts sur le revenu et sur les sociétés à partir de 2015, sans toutefois inclure de hausse de la TVA, contrairement aux préconisations du Fonds monétaire international et de l’Union européenne.
Constant que « l’Espagne lève moins d’impôts, par comparaison avec les autres pays de la zone euro », Moody’s considère  la réforme espagnole comme insuffisante. Pire encore : elle estime que de telles décisions auront  » un impact négatif sur la qualité d’emprunteur » du pays. Allant même jusqu’à brandir la « menace » d’une rétrogradation de sa note souveraine, laquelle est actuellement à Baa2 avec perspective positive.
Cette réforme « est cohérente avec l’objectif de réduction du déficit public », a quant à lui assuré lundi le ministre du Budget Cristobal Montoro.
Rappelons que Madrid table sur un déficit de 5,5% du PIB pour cette année, puis de 4,2% en 2015, comptant repasser sous la barre des 3% en 2016.

Petits pois et démesure

Petits pois et démesure

Au bal des hypocrites la gauche et la droite peuvent se donner la main après la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Au PS, soucieux d'apparaître scrupuleusement respectueux des droits de la défense, on insiste sur la présomption d'innocence mais on ne peut s'empêcher de souligner, avec une jubilation contenue, la lourdeur des charges pesant sur l'ex-président. À l'UMP, on affiche une compassion de façade envers Nicolas Sarkozy tout en cachant mal la désapprobation engendrée par sa virulente mise en cause de l'institution judiciaire. Sur ce plan, au moins, les deux plateaux de la balance sont équilibrés.
Il ressort de tout cela que Nicolas Sarkozy ne va pas trouver énormément d'alliés, au sein de la droite, dans sa stratégie de reconquête du pouvoir. Beaucoup redoutent qu'un « retour » de Sarkozy ne soumette la reconstruction de l'UMP aux aléas de son calendrier judiciaire. Sa « charge », à la télé et à la radio, contre une « instrumentalisation d'une partie de la justice » ne va pas inciter les magistrats à la clémence.
L'erreur de Nicolas Sarkozy a sans doute été de se dispenser de toute justification sur le fond, en insistant sur la forme vexatoire de sa mise en garde à vue. Même s'il s'est refusé à l'amalgame, son réquisitoire contre une « partie de la justice » accrédite son aversion pour une institution qu'il eut le tort de critiquer dans des formules inutilement blessantes comme celle des « petits pois ». Bien sûr qu'il paye aujourd'hui cette démesure. C'est d'autant plus regrettable qu'il provoque ainsi un réflexe étroitement corporatiste des magistrats.
Car l'institution judiciaire, tout comme la classe politique, n'est pas exempte de tout reproche et voit son image se dégrader dans l'opinion. Indépendance et impartialité sont les deux piliers d'une bonne justice. Il y a manqué, ces derniers temps, la sérénité. La syndicalisation des magistrats n'est pas en cause. C'est l'expression publique de leurs options politiques, et plus encore l'affirmation d'un vote partisan pour la présidentielle, qui peut porter atteinte à une image de neutralité. 
Par nature, la justice doit être insoupçonnable.
EN CE MOMENT ELLE NE L'EST PAS

vendredi 4 juillet 2014

L’autre match France-Allemagne

L’autre match France-Allemagne



Le résultat du match France-Allemagne est déjà connu : ce sont les Allemands qui l’ont emporté. Non pas tellement parce que, paraphrasant un célèbre joueur anglais, « le football est un jeu simple qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne », mais parce que la confrontation France-Allemagne dont il s’agit ne se déroule pas sur les terrains de foot. Elle a lieu partout, tous les jours. C’est un choc de puissance, une compétition larvée mais réelle, un enjeu de domination qui touche une multitude de domaines. Un peu partout, l’Allemagne l’emporte sur la France.


C’est le cas à Bruxelles, et c’est nouveau. La présence, l’influence allemandes sont désormais servies par un grand nombre d’hommes-clefs qui, nolens volens, font pencher l’Europe du côté de Berlin : le principal collaborateur du nouveau président de la Commission est allemand, les directeurs d’administration allemands sont les plus nombreux, le président du Parlement européen est allemand.
Cette puissance tranquille ne vient pas de nulle part. Elle n’est pas artificielle mais s’appuie au contraire sur la solidité de l’économie allemande et son respect métronomique des règles de l’Union. Ainsi sur la croissance et le budget : ce match vient juste de se dérouler cette semaine, et l’Allemagne l’a emporté sur la France par 0 contre –4. Zéro déficit budgétaire d’un côté, et 4 % de déficits publics de l’autre. Même sans avoir la religion de l’orthodoxie absolue, on voit bien comment notre voisin, fort d’un tissu d’entreprises puissant et d’un taux d’emploi brillant, peut se concentrer sur la défense de ses intérêts et peser de plus en plus lourd en Europe et dans le monde.
La France dominera peut-être ses adversaires à Rio. Tant mieux, ce serait bon pour le moral. Mais ça ne suffira certainement pas pour tous les autres matches qu’il y a à jouer.

Salubrité publique

Salubrité publique

La mémoire est une drôle de machine : le souvenir est souvent d’autant plus prégnant qu’on ne l’a pas vécu. Ainsi le match de foot entre la France et l’Allemagne en 1982 connait une nouvelle jeunesse. La défaite française est disséquée à l’infini;  une télévision a même décidé de retransmettre intégralement cette rencontre du passé. Ceux qui n’étaient pas nés ne sont pas les derniers à avoir leur avis sur ce traumatisme français. La méthode a du bon. Il doit être utile de revivre des chocs de notre histoire pour, en une catharsis collective, mieux les surmonter. En ce sens, la télévision serait bien inspirée de rediffuser le moment où Martine Aubry annonça la création des 35 heures et où Chirac prononça la dissolution de 1997. Ce serait faire œuvre de salubrité publique.

Nikos Aliagas et Iker Casillas s'énervent sur Twitter : ils ont eu raison !

Sûrement vous souvenez-vous du "crève connard" tweeté par un Nikos Aliagas irrité par les réactions suite à la défaite de la Grèce contre le Costarica pour la Coupe du monde ? Ce genre coup de gueule n'est peut être pas préjudiciable à la personnalité en question. Il sert à l'humaniser. c'est l'avis d'Olivier Cimelière, communicant et responsable d'un cabinet en stratégie de réputation.

On savait que le football pouvait exacerber les passions. On l'a vérifié avec la Coupe du monde 2014.

En l’espace de quelques jours, deux personnalités mordues de ballon rond et de réseaux sociaux, l’animateur TV Nikos Aliagas et le gardien de but espagnol Iker Casillas, ont sèchement taclé des twittos à la limite de l’obscénité et du racisme. Ce genre de coup de gueule peut-il entacher une réputation ? 


Sur Twitter, le moindre clash peut vite prendre des proportions inattendues. Pour peu que vous soyez une personne connue et/ou exerçant une certaine influence auprès de votre communauté, quelques mots de travers peuvent suffire à mettre en émoi la volière à twittos. C’est précisément ce genre de mésaventure qui est successivement survenue à Nikos Aliagas, figure emblématique de TF1 et Europe 1 et à Iker Casillas, portier du Real Madrid et de l’équipe d’Espagne piteusement évacuée de la Coupe du monde au Brésil. 

Tacle assassin pour Nikos Aliagas !

Le 29 juin dernier, Nikos Aliagas commente avec ferveur sur son compte Twitter le déroulement de larencontre qui oppose le Costa Rica à son pays natal. Longtemps menée au score, la sélection hellène parvient in extremis à égaliser dans les arrêts de jeu de la seconde mi-temps. Les prolongations ne donnent rien. Les deux formations se départagent finalement dans une dramaturgique séance de tirs aux buts où les Sud-Américains l’emportent, évacuant ainsi la Grèce de la compétition la plus regardée au monde.

Au même moment, c’est un autre match qui se joue sur la timeline de Nikos Aliagas. Souvent planqués derrières d’anonymes pseudos, des twittos se mettent à chambrer l’animateur, à se moquer du jeu sans âme de l’équipe grecque et, plus grave, à verser dans le verbiage graveleux et raciste. A plusieurs reprises, Nikos Aliagas réplique avec un "ferme ta bouche morveux" et "joue pas avec ça petit". En vain.

Les provocs continuent jusqu’à la goutte de trop du twittos @TonyDSctf (encore un qui assume courageusement son identité !) qui écope d’un cinglant "crève connard" de la part de l’animateur excédé. Le buzz démarre aussitôt.
Le tweet mordant est partagé plus de 2700 fois en quelques heures. Bien que certains internautes suggèrent à Nikos Aliagas d’effacer son tweet, celui-ci n’en fait rien. Bien au contraire, il maintient ses mots et justifie sa réaction courroucée : "je réponds aux insultes comme il le mérite". Quelques jours plus tard, l’internaute clashé par Nikos Aliagas joue pourtant les victimes en déclarant à Télé 2 semaines :

"Lorsque j’ai posté ce message, c’était simplement pour chambrer Nikos Aliagas. Franchement, si un humoriste comme Nicolas Canteloup avait sorti le même message, je pense que la réaction de Nikos n’aurait pas été la même. […] J’ai le sentiment d’avoir pris pour les autres. J’ai vu qu’il s’était fait insulter toute la soirée. […] Mon message a dû être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, mais sa réponse était excessive." 

Iker Casillas sort à son tour le carton rouge

Quelques jours plus tard, une autre passe d’armes éclate sur Twitter. Elle met cette fois aux prises le gardien de but de la Roja, Iker Casillas et un de ses abonnés sur Instagram. Eprouvé par l’élimination précoce et sans gloire de sa sélection dès le premier tour, le portier espagnol est désormais en vacances où il décompresse et tente d’oublier sa déconvenue sportive en compagnie de son épouse et de son bébé sur une plage du Portugal. C’est alors qu’il publie un cliché attendrissant de sa femme et son enfant sur Instagram. Succès instantané puisque la photo recueille plus de 228.000 likes !

Sauf aux yeux d’un supporter énervé par la déroute espagnole au Mondial qui écrit dans la foulée :"Jette-le à l’eau qu’on voit s’il flotte"



Le joueur prend finalement connaissance du message au goût fort douteux. Tellement douteux qu’Iker Casillas renvoie l’impétrant dans les cordes avec virulence en écrivant : "Tu dois être un sacré fils de pute pour faire ce commentaire. J’espère que tu réfléchiras trois minutes à ce que tu as écrit… CONNARD ! ".

Impact garanti avec à ce jour plus de 12.700 commentaires relatifs à l’algarade digitale et aussitôt plusieurs articles dans les médias en ligne. 

Réputation impactée ou préservée ?

Tous les experts numériques l’affirment de manière unanime. Sur les réseaux sociaux, il est préférable de se relire, voire de temporiser avant de songer à répondre à une attaque ou à une mise en cause.

Même si on tapote 140 caractères sur son clavier en solo derrière un écran de smartphone ou d’ordinateur, la discussion devient elle publique et potentiellement virale si elle véhicule les ingrédients du tweet-clash dont raffolent les accros des médias sociaux. A tweeter trop vite, trop fort, on peut effectivement mettre sa réputation en porte-à-faux d’autant que le Web garde aisément trace même si on efface dans la foulée. 

Pour les personnalités, l’équilibrisme discursif peut s’avérer encore plus périlleux pour leur image. Dans le cas de Nikos Aliagas, certains socionautes se sont en effet offusqués que l’animateur puisse autant monter dans les tours et claquer le beignet à d’anonymes twittos très amusés de balancer des vannes racistes et des blagues éculées sur les Grecs. Il est vrai que l’image publique de Nikos Aliagas n’est pas celle d’un polémiste mais au contraire d’une figure publique plutôt chaleureuse. Il en est de même pour Iker Casillas. De toute la sélection espagnole, il ne fait pas vraiment partie de ceux qui défraient la chronique par des embardées verbales et des insultes à tire-larigot. 

Ils ont eu raison !

Il n’en demeure pas moins que les deux personnalités insultées ont largement eu raison de tonner et de baffer publiquement ces trolls qui pullulent trop souvent sur les réseaux sociaux et qui se défoulent à peu de frais et trop souvent à visage caché. Les tenants de la morale pourront toujours s’offusquer des vocables grossiers usités pour la circonstance.

Pourtant, leur spontanéité particulièrement bien adaptée face à la crétinerie des interlocuteurs, a le mérite d’humaniser ces deux figures médiatiques et de le rendre ainsi authentiques dans leurs emportements autant qu'ils le sont par ailleurs dans leurs coups de coeur. Il est évident que ces répliques sont à utiliser avec des pincettes et avec extrême parcimonie. Toutefois, à force de laisser des cons s’exciter gratuitement sans jamais ne rien dire, ces derniers finissent par croire indûment qu’ils ont raison.

Les réseaux sociaux, ça sert aussi à remettre les cons en place ! 

IL PEUT CHANGER DE BESICLES

Ça ne le rendra pas plus intelligent, ni plus efficace, et encore moins légitime pour gouverner la France.
Monsieur Ducon à lunettes 

jeudi 3 juillet 2014

De yéti, y a pas

De yéti, y a pas

Dans un temps qui ne déteste pas tout désacraliser, même les mythes les plus vivaces ont du plomb dans l’aile. Ainsi le yéti. Depuis longtemps, les adorateurs de cette bestiole accusent la science de ne pas tenir compte de leurs observations selon lesquelles des bêtes mystérieuses rodent dans l’Himalaya et ailleurs. A force d’être contestés, les scientifiques se sont énervés. Ils ont examiné pendant des années des échantillons de poils provenant de ces animaux.  Hélas, leurs conclusions sont sans appel, l’ADN ne peut mentir : tout cela provient d’ours, de vaches et d’autres espèces fort communes et parfaitement connues. De yéti, y a pas. Et voilà comment se fracassent les rêves des hommes et disparaissent leurs illusions.  Nous vivons décidemment une bien triste époque.

Le début d’une prise de conscience

Le début d’une prise de conscience



Est-ce le début d’une prise de conscience ? En promettant de repousser l’entrée en vigueur du compte pénibilité, Manuel Valls a fait plus que donner un gage au patronat : il a montré une prise de conscience de l’état de fragilité dans lequel se trouvent les entreprises françaises, et du sentiment d’exaspération inquiète qui habite leurs patrons.


Est-ce le début d’une conversion ? En commençant à démonter la loi Duflot sur le logement dans ce qu’elle a de plus néfaste pour l’économie, le Premier ministre a fait plus que tirer la leçon du départ des écolos du gouvernement : il a pris acte que l’effondrement de la confiance dans ce secteur avait coûté cher à la croissance française.
On est cependant loin du compte : la somme des erreurs commises depuis deux ans est immense et le balancier est loin d’être revenu à une position raisonnable. En outre, Manuel Valls doit dealer en permanence avec une majorité désunie dont une partie ne vit pas dans le monde réel. Il doit aussi faire avaler à ses interlocuteurs officiels – PS et CFDT en tête – la couleuvre du retour en arrière sur quelques points durs de leurs catéchismes. Cela aboutit à des demi-mesures, des applications progressives, des corrections partielles, des bricolages instables qui ne satisfont vraiment personne. Le cas le plus typique est celui des impôts : après avoir manié avec euphorie l’assommoir fiscal, on nous promet toujours plus de baisse, mais pour une partie seulement des contribuables, et sans réel espoir de retour à un seuil tolérable.
C’est d’ailleurs une leçon pour l’avenir : plus un pays est en crise, plus il est risqué, voire inutile, d’espérer réformer à petits pas, dans un petit consensus de façade, un arrangement d’appareils. Ces combinaisons, quand elles ne sont pas des combines, ne suffisent plus. Le temps manque déjà.

LA DÉFAUSSE DES GAUCHES

LA DÉFAUSSE DES GAUCHES 

TextO’ : La justice remise en cause par Lopinionfr

La France à témoin

La France à témoin

Nicolas Sarkozy est apparu hier soir à la télévision, dans son interview enregistrée, tel qu'en lui-même : blessé mais combatif, maîtrisant tant bien que mal une sourde colère. Nicolas Sarkozy fidèle à lui-même, n'écoutant que son impulsivité, étranger aux conseils de retenue de son entourage. Nicolas Sarkozy égal à lui-même, s'estimant seul capable de bien plaider sa cause et prenant pour cela la France à témoin dans un réquisitoire implacable contre la justice ou, plus exactement, contre certains juges. Nicolas Sarkozy insatiable, se disant prêt à guerroyer dans l'intérêt du pays qui aurait tellement besoin de lui, sans s'interroger sur la lassitude de l'opinion devant ce tumulte sans cesse renouvelé.
Là est le danger pour Nicolas Sarkozy. À la « sarkomania » qui le porta au pouvoir, pourrait succéder, dans une sorte d'épuisement de son électorat, une « sarkophobie » lui interdisant d'y revenir. C'est le risque que l'ex-président a pris en ouvrant frontalement les hostilités avec « une partie de la justice ». Faut-il être sûr de son fait pour s'autoriser une telle vindicte.
Il est vrai que Nicolas Sarkozy a subi un traitement inutilement humiliant. Il est vrai aussi qu'on aurait pu attendre d'une justice impartiale qu'elle se dispense de désigner une juge notoirement hostile à l'ex-chef de l'état pour instruire son dossier. Il est vrai encore que le secret de l'instruction qu'il aurait violé, a largement été bafoué par des fuites dans la presse venant des magistrats eux-mêmes.
Cela suffira-t-il à Nicolas Sarkozy pour convaincre de son innocence alors que, par ailleurs, ses explications dans l'affaire Bygmalion à venir, ont paru bien floues. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy compte sur son pouvoir de conviction et de séduction auprès des Français, et plus spécialement des militants de l'UMP, pour lever tous les doutes et enjamber l'hostilité à peine dissimulée de ses adversaires au sein du parti. Car on a bien remarqué qu'à l'exception des inconditionnels, Nicolas Sarkozy n'a eu droit qu'à la sympathie attristée de ses anciens amis. Une sorte d'adieu imprudent ?

La contre-attaque de Nicolas Sarkozy

Une contre-attaque à la mesure de la blessure. Signe de la gravité de la situation quelques heures après sa mise en examen pour « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel ». Pour la première fois, depuis sa défaite en mai 2012, Nicolas Sarkozy est sorti, ce mercredi soir, de son silence via une interview radiotélévisée à TF1 et Europe 1 enregistrée durant l’après-midi dans son bureau de la rue de Miromesnil à Paris. « Jamais je n’ai commis un acte contraire à l’Etat de droit », s’est-il défendu. Avant de contre-attaquer sur le thème du complot politique et de la victimisation. « La situation était suffisamment grave pour que je dise aux Français ce qu’il en était de l’ instrumentalisation politique d’une partie de la justice » a-t-il dénoncé. Pointant dans la « garde à vue pendant quinze heures » et « les deux dames qui m’ont donné rendez-vous à deux heures du matin » [les deux juges chargées de l’instruction du dossier, NDLR], « une volonté » de l’« humilier. »

Une victime des juges et du pouvoir

Dans le viseur de Nicolas Sarkozy, la validité des écoutes versées au dossier, mais aussi l’une des juges d’instruction, Claire Thépaut, et ceci, parce qu’elle est membre du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche. La garde à vue aussi, qu’il veut voir comme une mise en cause de l’institution présidentielle. Surtout, comme dans l’idée d’un match retour, Nicolas Sarkozy a pris pour cible l’exécutif. L’ex-chef de l’Etat a fustigé les propos tenus, ce mercredi matin, par Manuel Valls évoquant des « faits graves » et s’est interrogé sur ce que le Premier ministre sait de l’affaire. « Il y a des choses qui sont en train d’être organisées, les Français doivent savoir. Je suis profondément choqué. Est-il normal que mes conversations soient écoutées puis diffusées par des journalistes ? » s’est-il interrogé, suggérant des fuites politiques. « Cahuzac, lui, n’a pas fait une seconde de garde à vue. Est-il normal qu’on ait choisi une magistrate membre du SM dont l’obsession politique est de me détruire ? » a-t-il attaqué. Suggérant comme à chaque rebondissement judiciaire un traitement exceptionnel pour des raisons politiques, lui qui a laissé entendre, après l’éclatement de l’affaire Bygmalion et les soupçons qui pèsent sur un dépassement massif de ses comptes de campagne, qu’il se préparait désormais à prendre la présidence de l’UMP. Il a répété ce mercredi qu'il n'était pas« homme à se décourager devant les vilenies et les manipulations politiques ». Et a ajouté qu’il annoncerait sa décision « fin août début septembre », que c’est « l’intérêt de la France » qui déterminera sa décision.
Si, plus que jamais, le temps judiciaire compromet et contraint son calendrier, cette intervention sonnait comme une descente dans l’arène politique. « Cela démontre sa combativité, sa capacité à décider, tout ce que n’a pas François Hollande à gauche ni aucun des prétendants à 2017 à droite », voulait croire ce mercredi le député sarkozyste, Yves Foulon.

Soutiens prudents voire plus que réservés


EXCLUSIF - Interview de Nicolas Sarkozy sur... par Europe1fr
Reste qu’à l’UMP, en dehors des sarkozystes, les soutiens étaient prudents voire plus que réservés. Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l’UMP, qui vise aussi la primaire, a adressé sur RTL son « amitié » tout en ajoutant « qu’il y a une décision de justice qui s’impose à tous, il n’y a pas une justice des puissants et une justice des faibles ». Et, coup de pied de l’âne avec Bygmalion en arrière-plan, il a aussi lancé« on est tous responsable de la campagne qu’on mène. » Alain Juppé a twitté « en amitié » : « Il est bien sûr présumé innocent. Sa défense démontrera son innocence, je le souhaite. » Et François Fillon s’est fendu d’un court blog, rappelant la présomption d’innocence et estimant « urgent que la lumière soit faite pour l’homme […] comme pour le pays qui s’enfonce dans la crise de confiance. Ancien président de la République, il a droit au respect ». Un billet qui met l’accent sur la fonction.
Certains estiment à l’UMP qu’il ne peut pas faire autrement que se présenter à la présidence de l’UMP, « sinon cela serait un recul face aux juges ». D’autres ne l’imaginent pas en raison des affaires. « La Stasi et l’instrumentalisation politique, c’est comme les allumettes, c’est un argument qui marche une fois », grince un dirigeant. Tous s’accordent à dire que cette mise en examen est une nouvelle épée de Damoclès pour Nicolas Sarkozy. Et pour l’UMP.

mercredi 2 juillet 2014

Comme vous voulez

Comme vous voulez

   C’est une de ces histoires qui rendent la politique délicieuse. A en croire « L’Express », le chef du gouvernement n’était pas content du tout lors d’un récent conseil des ministres. Une éminence ayant tutoyé un collègue, il s’énerva, choqué que le protocole soit si peu respecté. « On n’est pas au PS ici » fit-il sèchement remarquer. On s’en tint là. L’anecdote illustre le souci des formes des socialistes les postes une fois conquis. Camarades dans l’opposition, bons bourgeois au pouvoir... Déjà François Mitterrand, à peine élu président, avait dû affronter ce problème. Il le fit à sa manière, glacée. Un vieux militant l’accueillit en province : «  On se connaît depuis si longtemps, dit-il. On se tutoie toujours ? ». Mitterrand répondit simplement : «  Comme vous voulez ».

Troisième Guerre mondiale à l'horizon!

Il y a cent ans l’assassinat de Sarajevo sonna le glas de la stabilité européenne que l’on continue à pleurer aux chaudes larmes. Quelles qu’aient été les raisons de la Grande-Guerre ses fruits résultèrent inexorablement en Seconde Guerre Mondiale qui marqua les prémisses du système international apocalyptique et des relations économiques basées sur l’usure qui sont notre lot au quotidien.

Les grands profiteurs de ce modèle de société sont les financiers de la planète et les sociétés de l’ombre qui rongent les puissances d’antan. Aucun Etat de type nouveau ne leur résiste ; Seuls les Etats du type dit traditionnel, synonyme de rétrograde semblent échapper à la règle dont le plus grand est la Fédération de Russie.
Le panacée est le rattachement farouche à ses racines, conservation des traditions contre vents et marées, droit à l’autodétermination, sauvegarde de ses frontières souveraines, répudiation de toute déviation sexuelle et, avant tout autre chose, l’exercice de la religion nationale maintenant l’authenticité de la nation.
Jean-Michel Vernochet, écrivain, politologue, spécialiste de la théorie des complots, expert du Proche-Orient et de l’Europe de l’Est nous livre sa conclusion sur le frappant parallélisme entre 1914 et 2014.
La Voix de la RussieIl y a 100 ans la Première Guerre Mondiale commençait… Voyez-vous un parallélisme avec la conjoncture actuelle ?
Jean-Michel VernochetVous avez parfaitement raison de voir l’orage qui monte à l’horizon et à la périphérie de l’UE c’est-à-dire en Ukraine, en Irak, en Syrie et peut-être même au Liban, alors que la plupart d’analystes en voit peut-être une mais beaucoup plus éloigné : en Asie, en mer de Chine, dans la montée en puissance économique et surtout militaire de la Chine et les tensions qui se font jour notamment avec le Japon… Aux yeux des mêmes analystes, le Japon jouerait le rôle de la France en 1914 ! Il tiendrait la même position à ce qu’il paraît !
En 1914, nous avions un grand Empire qui amorçait son déclin qui était la Grande-Bretagne. Aujourd’hui c’est les Etats-Unis mais qui, malgré tout, restent une grande puissance militaire.
Je n’oserai dire que cette montée des périls à l’Extrême Orient qui est bien réel et qui s’explique par la bataille pour le contrôle du bassin du Pacifique. Maintenant nous ne sommes plus à l’heure du bassin de la Méditerranée mais à celle du Pacifique, voire au-delà avec l’installation d’une hégémonie réelle pensée par les Etats-Unis en 1945. « Vers la domination mondiale » était le titre d’un ouvrage d’un visionnaire-précurseur, ancien trozkiste et néo-conservateur avant la lettre qui s’appelait James Bernan.
Maintenant pour revenir plus près de nous et puisque vous avez évoqué Princip qui appartenait à un mouvement des tueurs des mona rques ! Si non voit la liste des monarques qui pendant deux décennies ont été assassinés… - Eh bien, cette liste est très significative et impressionnante ! On peut se faire un parallèle entre ces nihilistes c’est-à-dire anarchistes qui veulent abolir toute hiérarchie sociale, qui prônent la tabula rasa et qui prépare le terrain pour la révolution de 1917 en Russie et les fanatiques islamistes jihadistes qui sont à l’œuvre, qui gagnent du terrain et qui aujourd’hui menacent la sécurité européenne alors même que ces armées salafistes maintenant ont été sollicitées et encouragées, conseillées et encadrées par les Etats-Unis depuis 1979 et avant même l’invasion soviétique d’Afghanistan. Aujourd’hui les Etats-Unis connaissent un retour de flamme : Qui sème le vent, finit par récolter la tempête ! Là on peut supposer qu’à l’Est de l’Europe une guerre est en gestation ! Je pense qu’il y a des signes et nous allons les évoquer ensemble…
LVdlREn passant au dossier ukrainien…
Jean-Michel VernochetEn Ukraine, les fanatiques sont vraiment des fanatiques ultra, mais ils sont surtout instrumentés par les Eta ts-Unis, par le truchement de la CIA !
LVdlRQue pensez-vous de la position du président Porochenko qui, épaulé par les Occidentaux, se fait intraitable sur le problème de la Crimée qu’il considère comme une annexion ?
Jean-Michel VernochetVu de la France, j’ai l’impression que le président Poutine essaye de louvoyer pour éviter les obstacles : les pièges tendus, les chausse-trapes, etc. qu’on sème sur son chemin. On a vu que la Douma est revenue sur la loi permettant à l’Etat qu’est la Fédération de Russie d’intervenir pour protéger les minorités russes menacées. C’est un geste ! Maintenant je ne sais pas si cette concession apparaît presque comme le début d’une cha îne de concessions à perpétuité !
On demande au Président Poutine de retirer ses troupes qui sont à la frontière, mais il n’y a plus de souveraineté russe si les troupes ne sont plus là ! Pour revenir à votre question : 1919, c’est la fin de la guerre avec le traité de Versailles (mais la guerre va se prolonger à l’Orient jusqu’en 1923 et le traité de Lausanne)… Mais déjà en 1919, on voit bien que sous l’influence des franc-maçons et du président franc-maçon Wilson, que le principe des minorités l’emporte sur le principe de l’intangibilité des frontières ! Donc là il y a une mutation du droit international. Les deux principes vont continuer à cohabiter. Mais le principe des minorités va s’affirmer de plus en plus ou le principe de la souveraineté des peuples et de leur capacité à s’autodéterminer – l’expression du Général De Gaulle ! – et à choisir leur destin… La Crimée s’est exprimée de façon totalement non-équivoque, à l’unanimité pour son indépendance et puis pour son rattachement à la Russie.
Tout le processus légal qui s’est opéré n’a pas été reconnu par le président Porochenko qui semble faire des concessions. On a bien vu que le cessez-le-feu qui devait durer plusieurs jours, en fait n’est jamais intervenu véritablement. Les combats font rage dans l’abominable silence médiatique occidental. On ne sait absolument pas ce qui se passe au Sud et à l’Est de l’Ukraine actuellement à travers nos médias concentrés sur le football la Coupe du monde oblige !
Toujours est-il que là on a une pierre d’achoppement avec cette affaire de Crimée. Même si Porochenko exige le retour de la Crimée, il est bien clair que le rattachement de la Crimée qui est plutôt un retour, est irréversible ! C’est mon sentiment sinon Monsieur Poutine n’existe plus politiquement ce qui, je pense, ne sera pas le cas !
Donc en fait nous avons un casus belli, car le ver est dans le fruit ! Cela ne peut que déboucher sur un véritable conflit à un moment donné ou à un autre, volens nolens! Bon gré mal gré la Russie sera obligée d’intervenir au Donbass pour défendre ses intérêts dans cette partie de l’Ukraine.
Toutes les forces occidentalistes vont s’efforcer à pousser la Russie dans cette direction, mais il est vrai que nous sommes dans une situation où le dos au mur, la Fédération de Russie ne pourra pas reculer.
D’ailleurs si vous avez bien écouté le discours de M.Porochenko à Bruxelles, vous auriez remarqué qu’il est sans ambigüités. Sans jouer les Cassandres – je ne suis pas le prophète et nul n’est prophète d’ailleurs dans son pays ! - je vois un conflit qui monte. Nous saurions si M.Porochenko ne met pas d’eau dans sa vodka, nous ne pourrons pas l’éviter ! Et ce conflit ira jusqu’aux frontières européennes c’est-à-dire jusqu’à la Pologne. Nous aurons un embrasement majeur. Bien sûr, il n’y aura certainement pas d’échanges de tirs balistiques. Le conflit restera conventionnel. Mais la cassure qui en résultera entre l’Occident et l’Orient fera rejeter la Russie vers le vaste bloc Eurasiatiques en formation. Grand dommage pour l’Europe qui manquera sa chance de devenir véritablement européenne et de constituer cette Europe-puissance que les véritables Européens appellent de leurs vœux !
Mon tempérament me porte au pessimisme qui est une sorte de réalisme. Si on voit bien ce qui se passe en Irak où le diable est sorti de sa boîte ! Je pense d’ailleurs que l’Ukraine, l’Irak et la Syrie forment un continuum de conflits, de guerres ! Et ces conflits ne sont pas étrangers les uns aux autres. C’est une seule et même guerre que l’Occident vit à sa périphérie !
J’ai édité un livre qui s’appelle « Les Egarés » sur le salafo-wahhabisme qui donne la clé du conflit actuel en Irak. L’une des clés majeures ! Si l’on veut comprendre ce phénomène, il faut de toute urgence lire ce livre. Il faut aller aux racines du mal pour pouvoir les curer !

Commentaire de l’Auteur. Y a-t-il un moyen de regagner le paradis perdu de l’Europe d’antan ? Oui, à condition de se mettre à l’unisson avec les salafistes c’est-à-dire réinsérer la religion dans le contexte national et réintroduire la notion du patriotisme. La triste vérité est que ce chemin ne saurait se faire sans effusion de sang. La Russie de nos jours en a payé le tribut lors de la Seconde Guerre Mondiale à laquelle la France a presqu’échappé aussi bien que pendant les guerres de décolonisation. On se demande si la France peut s’engager dans ce chemin ou si elle préfère faire place aux nouveaux venus qui fêteront leur victoire comme celle de football en festoyant joyeusement dans la cour de la Pyramide de Louvre.

La malédiction des « ex »

La malédiction des « ex »

Nicolas Sarkozy serait-il en train, à son corps défendant, de se « chiraquiser » ? Son placement en garde à vue constitue une « première » historique pour un ancien chef de l'État, tout comme avait été « inédite », sous la V e, la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. À ceci près que Jacques Chirac fut condamné sans avoir jamais été mis en garde à vue, alors que Nicolas Sarkozy, placé en garde à vue, n'est pas encore, à ce que l'on sache, condamné. On ajoutera que la peine infligée à Jacques Chirac intervint dans un climat général d'indulgence et de compassion envers un ex-président déclinant, quand beaucoup guettent avec avidité une éventuelle condamnation du présomptueux Nicolas Sarkozy.
Tout cela pour dire que notre pays baigne depuis de longues années dans le remugle des affaires liées au financement des partis ou des campagnes électorales. Ni la fonction présidentielle ni l'image de notre république ne sortent grandies de ces feuilletons à scandale qui nourrissent le populisme.
La notion d'immunité présidentielle contribue à l'ensevelissement des dossiers en cours de mandat et abîme la vie démocratique en l'installant dans l'ère du soupçon permanent. Tout cela conduit à cette malédiction des « ex » à qui les juges, frustrés pendant trop longtemps, demandent des comptes lorsqu'ils ne sont plus protégés. C'est aussi ce décalage dans le temps, avec des enquêtes différées, qui contribue à l'impression d'acharnement.
Il est évident que la procédure coercitive retenue à l'encontre de Nicolas Sarkozy, ainsi que l'interpellation à leur domicile, avant leur placement en garde à vue, de deux hauts magistrats, traduisent très symboliquement une volonté décuplée des enquêteurs d'étayer leurs charges. Il y avait trop d'affaires « pendantes » autour de Nicolas Sarkozy pour que celui-ci échappe à cette rude épreuve de vérité. Quelle qu'en soit l'issue, une réflexion s'imposera sur l'exigence éthique attendue, en toutes circonstances, de la part des politiques comme des magistrats.

Bercoff : la chasse au Sarko continue

Pour André Bercoff, la mise en examen de l'ancien président de la République est un nouvel épisode de la chasse au Sarko. Mais attention à ne pas réveiller la bête. Le retour de Montesarko pourrait être pour bientôt. 
Un spectre hante le petit monde politico-médiatique: Nicolas Sarkozy, ce pelé, ce galeux d'où nous vient tout le mal. Résumons: la dette, c'est lui. Le déficit, c'est lui. La corruption, encore lui. Avant Nicolas, il n'y avait jamais eu d'écoutes téléphoniques commanditées par un chef d'Etat. Avant Nicolas, il n'y avait jamais eu abus de faiblesse, visites guidées et généreuses de monarques étrangers, fausses factures et vrais dessous de table à tous les étages. Rappelons-nous: Nicolas Sarkozy a inventé la Françafrique, d'où les remerciements de Kadhafi. Nicolas Sarkozy ne respire qu'au Fouquet's
, ne nage que chez Bolloré, ne se loge que chez Bouygues et ne joue aux cartes qu'avec Balkany. Avant Balladur et ses comptes de campagne, avant 2007 et ses dérives, la France était une république vertueuse, juste, prospère, où les petits oiseaux chantaient aux oreilles enamourées des Bisounours intellectuels. Cinq ans de sarkozysme ont mené le pays aux résultats que l'on connaît: précipices béants dans lesquels se débat un Hollande qui fait ce qu'il peut. Mais comment remonter une pente si dure et si glissante?
Pendant ces cinq ans, on a traité Sarkozy de tous les noms. Florilège authentique: le menteur. Le voyou de la République. La tache sur le drapeau. Le nabot. Le machin. Le facho. Le réac. Depuis deux ans, cependant, depuis que la victoire aux doigts de roses a éjecté le nain de son siège usurpé, l'on aurait pu penser que l'affaire se calmerait, et qu'il se ferait oublier, voire qu'il se tairait enfin à jamais. Que nenni: à la grande tristesse d'une partie de la gauche et d'une partie de la droite, le ventre est encore fécond d'où peut jaillir la bête immonde. De Mélenchon à Marine, le souhait est le même: kill Sarko. Que l'on en finisse.
Il ne s'agit pas ici de discuter de sa mise en examen: ce n'est pas une chronique de juriste. Mais ceux qui veulent en finir avec l'ex-président, ont intérêt à le museler pour de bon. Pour ne pas transformer la séquence, rage et volonté aidant, en retour du Comte de Montesarko, plus vite que l'on ne pense.