Présent le 15 septembre dernier à l'université d'été du Front National à Marseille, Jean Roucas avait exprimé sa sympathie pour le parti politique de Marine Le Pen. Depuis, l'humoriste est l'objet de vives critiques et de déprogrammation des spectacles auxquels il prend part. A Gardanne notamment, sa pièce Le secret de l'Abbé Taillère, qui devait se jouer le 25 octobre, a été retirée.
dimanche 6 octobre 2013
Jean Roucas : « On pardonne plus facilement à Bertrand Cantat... »
Le courage de l'espérance
Partage européen
Abus d’autorité
Décidément, la France n'aime pas les riches
Sujet sensible
La légende des "deux cents familles"
Sous les pressions cumulées de la démagogie politique, , de la culture catholique, de l'enseignement dithyrambique de l'épopée Révolutionnaire, du mythe de la lutte des classes, etc. , l'égalité est devenu le vecteur
justifiant de toutes les comparaisons - revenus, situations, patrimoines, avantages etc. ;
On a ainsi créé dans ce pays une sourde mentalité d'envieux que Victor Hugo dénonçait déjà dans "Choses Vues"
L'égalité se confond maintenant avec la justice et devient en réalité le joli nom du nivellement par la base ;
Ainsi, dans la langue de bois du socialisme moderne, on est pour la justice (augmentation des avantages) et contre les patrons, symboles de la
richesse par définition volée aux travailleurs.
On n'entend jamais "entreprise, travail, sélection, enrichissement collectif, etc. "
Et cette extrapolation perverse de la justice sociale originelle est une des cause du niveau désolant de la culture économique dans ce pays, de la mentatlité d'assisté qu'on y a créé, et de ses blocages.
Je rappelle que la Révolution française n'a jamais voulu supprimer les inégalités de fait : Robespierre a guillotiné Gracchus Baboeuf et les membres de la "conspiration des Egaux", puis nombre de révolutionnaires ont fait fortune en achetant les biens du Clergé avec des assignats sans valeur.
Toutes les études montrent que ceux qui suivent de bonnes études sont soit fils de cadres sups, soit fils... d'enseignants (qui connaissent bien les arcanes de notre mystérieux système éducatif). De plus, il est très facile, une fois le concours d'entrée réussi, d'obtenir un prêt dans n'importe quelles banque (ce que j'ai fait, avec des parents gagnant le smic), remboursable des années après. Les grandes écoles françaises sont bien moins chères -bien que très réputées- que celles des USA. Mais Bill Gates n'a jamais terminé ses études à UCLA !
la France est surtout bloquée par une caste de "politiques-haut-fonctionnaires", comme notre Président, qui n'ont jamais réellement travaillé ni surtout pris le moindre risque. Ma boulangère est en réalité mille fois plus compétente et méritante que Hollande ; qui a travaillé un an, très tranquillou, à la Cour des Comptes avant "d'entrer en politique". Il déteste les riches mais possède une villa avec piscine dans le Lubéron, comme tout smicard, je présume !
Diderot, homme communiste ?
samedi 5 octobre 2013
Tératogenèses européennes
Les mesures imposées à la Grèce par l’Europe ont eu comme première conséquence la genèse d’une force politique néo-nazie. Il faudrait être aveugle et stupide à la fois pour ne pas faire le rapprochement entre les mesures d’austérité, l’image d’un monde politique dévalorisé à force d’accepter l’inacceptable, la dégradation politique sociale et économique, la destruction du tissu social d’une part, et la floraison de ce parti d’extrême droite. Entre le début de la « crise » et aujourd’hui, ce groupuscule est passé de moins de deux pour cent à (selon les sondages) plus de douze.
Aux élections de l’année dernière il a fait élire dix-huit députés et il serait devenu, si les élections avaient eu lieu il y a dix jours, le quatrième parti de Grèce, bien devant le PASOK, qui fait désormais figure de groupuscule. Ce dernier, qui joue le rôle de canne au parti d’une droite désormais amputée de la moitié de ses électeurs traditionnels, n’était même pas certain d’être représenté au prochain parlement. En fait, le clivage stratégique, celui qui partage l’opinion citoyenne se situe entre ceux - minoritaires - qui font confiance, ou perçoivent comme une fatalité les réformes imposées par l’Europe et ceux qui les contestent radicalement.
L’Aube dorée, comme la plupart des partis d’extrême droite contemporains, surfent sur cette vague anti-européenne, version « moderne » de l’antiparlementarisme de l’entre deux guerres, et qui, très concrètement, déplace la cible des causes aux conséquences, des riches aux pauvres, de la finance aux émigrés, de la mondialisation aux frontières. Le vocabulaire de l’Aube dorée, plus radical - et perspicace - qu’ailleurs, avait fini par pénétrer l’opinion grecque.
Pour eux, la Troïka c’était « les usuriers internationaux », et les partis au gouvernement « les laquais de Merkel ». Même si ces dénominations paraissent pour aucuns excessives, elles font écho à des réactions émises par des personnalités éminemment respectées, dont celle du constitutionaliste Mr Kassimatis qui considère que les mesures imposées à la Grèce sont synonymes d’un coup d’Etat, n’est pas la moindre. L’Aube dorée composée - du moins à sa direction -, de nostalgiques de colonels grecs et de leur dictature, avait le désavantage pour le gouvernement grec de fixer au sein de l’arc politique anti-européen une population aux opinions archaïques viscéralement anticommuniste qui votait, selon des vieux schémas désormais éclatés, à droite.
Mettre en prison ou inculper les dirigeants de ce parti fait partie, bien entendu, d’un plan destiné à ramener au bercail ces brebis égarées d’une droite vieille comme la guerre civile et la collaboration. Cependant le calcul ne peut s’avérer que chimérique. En effet (et les premiers sondages non farfelus l’indiquent), la ligne de rupture entre ceux qui gèrent la déchéance de la Grèce et de son peuple et ceux qui les contestent est tellement profonde, que toute redistribution politique se fait et se fera au sein de la vaste palette de partis qui refusent l’inféodalisation et la décrépitude de leur pays. Car si la direction de l’Aube dorée est franchement nazie, son électorat est constitué des premières victimes des « plans de redressement » imposées : boutiquiers, ouvriers, employés, paysans, ayant perdu leur travail ou l’outil de leur travail. Ces lumpenprolétariats des temps modernes, certes peuvent être abusés par une propagande qui n’a rien à désirer de celle des régimes fascistes, mais continue à considérer les partis du gouvernement comme étant partie du problème et en aucun cas de sa solution.
Pourquoi la décadence?
Le syndrome d'un impensé raciste
La faute à l’extrême droite !
Portes ouvertes sur les maisons closes
Les maisons closes ont eu leur âge d’or. Certaines vont même connaître la célébrité et attirer la haute société du monde entier. Petite introduction bordelière.
Les Français "shootés au sarkozysme" et à "l'agitation perpétuelle" ou simplement plus clairvoyants que leurs élites sur les élans du quinquennat précédent ?
Interrogé hier jeudi par Radio Classique et LCI, Michel Sapin a récusé tout manque d'autorité du président sur ses ministres, estimant que la France était encore "shootée au sarkozysme" et qu'il fallait qu'elle se "désintoxique de l'agitation perpétuelle".
















