TOUT EST DIT

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samedi 5 mars 2011

La loi anti-burqa, mode d’emploi

La burqa sera interdite de cité en France à partir du 11 avril. Publiée jeudi au Journal officiel, une circulaire détaille minutieusement le mode d’emploi de la loi adoptée en octobre dernier.

Pour préparer les esprits à l’interdiction de la burqa, effective le 11 avril, une campagne d’information – avec diffusion dans les lieux publics de 100.000 affiches, 400.000 dépliants et l’ouverture d’un site Internet d’information (www.visage-decouvert.gouv.fr)-, va débuter vendredi.

1. Que dit la loi ?

Elle interdit toutes les tenues « destinées à dissimuler le visage » dans l’espace public. Sont surtout visés les voiles intégraux (burqa, niqab…) portés par quelque 2.000 femmes en France. Mais les cagoules et autres masques sont aussi proscrits. La circulaire prévoit toutefois des exceptions pour les tenues professionnelles, les pratiques sportives ou culturelles. Pas question d’interdire le casque intégral aux motards, les masques médicaux ou la protection des escrimeurs, ni d’obliger les participants à un carnaval à abandonner leur costume ou les hommes du GIGN à ôter leur cagoule. De même, la « dissimulation du visage » reste autorisée dans le cadre de processions religieuses, mais à condition que celles-ci soient « traditionnelles ».

2. Où l’interdiction s’applique-t-elle ?

Dans tous les lieux publics. C’est-à-dire dans la rue, les transports en commun, les gares et aéroports, sur les plages ou dans les jardins publics, dans les salles de cinéma et de théâtre et les stades, et dans les commerces (cafés, restaurants, magasins, banques). Elle s’applique aussi dans tous les services publics : mairies, préfectures, hôpitaux, bureaux de poste, établissements scolaires, caisses d’allocation familiale, antennes de Pôle emploi, musées ou bibliothèques. Il est même interdit de se dissimuler le visage dans… les lieux de culte. La circulaire prend toutefois soin de préciser qu’il ne s’agit pas de « restreindre l’exercice de la liberté religieuse », c’est-à-dire d’interdire la burqa dans une mosquée par exemple.

3. Où la burqa reste-t-elle autorisée ?

Une femme portant une burqa n’aura désormais le droit de le faire que chez elle, dans sa voiture, considérée comme un lieu privé (mais à condition qu’elle ne soit pas au volant, car, alors, c’est le Code de la route qui s’appliquerait pour conduite dangereuse), voire dans une chambre d’hôtel, lieu privé… mais pas dans le hall d’un l’hôtel, lieu public.

4. Qui est concerné ?

Tout le monde, y compris les étrangers, à partir du moment où ils posent le pied en France. A sa descente d’avion, une touriste saoudienne, par exemple, devra aussi ôter son voile, sous peine d’amende. Pour éviter de mauvaises surprises aux voyageurs, un dépliant d’information sur la loi, en anglais et en arabe, sera diffusé dans les postes consulaires français à l’étranger.

5. Concrètement, que fera un policier face à une femme en burqa ?

Il doit dresser un procès-verbal. Mais, pour cela, il doit vérifier l’identité de la personne… ce qui suppose qu’elle se dévoile. Si elle refuse, elle risque fort de finir au poste pour refus de décliner son identité. Si elle obtempère, elle est passible d’une amende dont le montant sera fixé par le juge (jusqu’à 150 €). Elle peut aussi être condamnée à suivre un « stage de citoyenneté ». Et si, cas d’école, son compagnon lui interdit devant la police d’ôter son voile, c’est lui qui risque gros : contraindre quelqu’un à porter la burqa est, depuis octobre dernier, un délit passible d’un an de prison et 30.000 € d’amende.

6. Je suis commerçant. Une cliente en burqa entre dans mon magasin. Suis-je obligé d’appeler la police ?

Non. « Il ne s’agit pas de mettre des commerçants dans des situations difficiles et de les transformer en agents des forces de l’ordre », souligne-t-on à Matignon. Rien n’oblige un commerçant à intervenir s’il ne le souhaite pas.

7. Je travaille au sein d’une caisse d’allocation familiale. Une femme en burqa arrive à mon guichet. Que dois-je faire ?

En tant qu’agent public, vous devez lui rappeler la loi, en lui demandant de se dévoiler ou de quitter les lieux. Vous pouvez refuser de lui délivrer les prestations de service public. Mais « l’agent ne doit en aucun cas régler le problème lui-même » en tentant de forcer l’intéressée à ôter sa burqa, insiste-t-on à Matignon. Il doit prévenir son chef de service et, le cas échéant, la police ou la gendarmerie, seules habilitées à intervenir.

2012 : M. Le Pen arriverait en tête du 1er tour




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"Kadhafi doit partir" (Barack Obama)




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Un nouveau sondage illustre la dynamique Marine Le Pen

Marine Le Pen (FN) arriverait en tête au premier tour de la présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et le candidat du PS au coude à coude, selon un sondage Harris Interactive pour le Parisien à paraître dimanche. Les résultats de ce sondage seront rendus publics, samedi, vers 17h30, a-t-on précisé au Parisien.

C'est la première fois dans une étude sur les intentions de vote pour la présidentielle que la présidente du Front national est donnée qualifiée pour le second tour.
Depuis plusieurs semaines, des voix à droite comme à gauche mettent en avant le risque d'une réédition du 21 avril 2002, où Lionel Jospin avait été éliminé au premier tour, laissant Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen s'affronter au second.
Le 24 février, un sondage CSA désignait Nicolas Sarkozy comme le meilleur candidat de la droite pour 2012, même si 59 % des Français ne souhaitent pas qu'il se représente, car il serait le seul à droite capable de devancer au premier tour la présidente du Front national. Dans cette enquête, si le chef de l'Etat était devancé par Dominique Strauss-Kahn (23 %-28 %) au premier tour, Marine Le Pen arrivait en 3e position avec 18 % des intentions.
Dans l'hypothèse d'une candidature de François Fillon ou de Jean-François Copé ou Jean-Louis Borloo, Mme Le Pen se qualifierait pour le second tour, selon ce sondage CSA. Elle battrait Jean-François Copé (19 % contre 12 %), Jean-Louis Borloo (18 % contre 12 %) et serait à égalité avec François Fillon (18 % chacun).

Révolutions et contre-révolutions...


Face au double danger des oppositions islamistes et des rebelles pacifiques, les dictateurs n'ont pas dit leur dernier mot. D'après Khattar Abou Diab, enseignant à Paris-XI, les masses révolutionnaires du monde arabe sont partagées entre la jeunesse sincèrement démocratique branchée sur Facebook et des déshérités qui réclament seulement moins de pauvreté ou simplement un travail. L'Egypte n'aura bientôt plus assez de blé pour nourrir ses mégalopoles surpeuplées et explosives. Autre constat, aujourd'hui, on assiste à une révolution dans la révolution, tiraillée entre forces opposées : en Tunisie, les islamistes attendent des élections qu'ils espèrent gagner, et les communistes de l'UGTT se radicalisent par peur de les perdre. L'Egypte est prise en tenailles entre deux forces : les frères musulmans qui se réclament du « modèle turc » islamo-démocrate, et l'armée du statu quo. Au Yémen, on parle d'une possible scission du pays. Mais la contre-révolution est également en marche. En Libye, face aux fiefs islamistes de Jabal al-Akhdar, à l'est, Kadhafi achète les masses et les mercenaires. L'issue de la guerre civile libyenne sera déterminante. En Syrie, les révoltes ont été étouffées dans l'œuf, lorsque les blogueurs appelant à manifester ont été arrêtés grâce à leur adresse IP comme en Iran. La Syrie, Israël, l'Iran, le Maroc et l'Arabie saoudite forment désormais un axe contre-révolutionnaire paradoxal uni, prêt à tout pour maintenir le statu quo. Le roi saoudien a d'ailleurs essayé d'acheter Facebook pour 150 milliards de dollars ! Bizarrement, la télévision arabe Al-Jazira, basée au Qatar, qui a relayé toutes les révoltes, n'a pas commenté les manifestations dans les Emirats, en Arabie saoudite ou au Koweït. Or les révolutions pacifiques se nourrissent de la médiatisation. Ainsi, Barack Obama s'est bien gardé de soutenir la révolte chez son allié majeur, la dictature islamiste d'Arabie saoudite, où les sujets sont privés de liberté mais bien repus.

Bandits à Marseille

Il fut un temps, avant la Seconde Guerre mondiale où Marseille fut une sorte de Chicago d’Al Capone où les vrais bandits et les politiciens véreux faisaient très bon ménage. Certains de ces gangsters furent d’ailleurs de vrais résistants et après-guerre le socialiste Gaston Defferre (maire de 1953 à 1986) n’hésita pas à en utiliser certains comme gros bras pour ses campagnes électorales. Puis les choses parurent se normaliser et cette ville magnifique, hormis sur le port racketté par un syndicat , parut devenir une cité presque comme les autres avec à sa tête un Jean-Claude Gaudin aussi honorable que convivial. Depuis quelques mois les apparences craquent du côté d’un PS qui demeure très influent : le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, sénateur et patron de la fédération du PS, et son frère Alexandre, entrepreneur spécialisé dans les déchets, sont soupçonnés de malversations sur les marchés publics.
Et le socialiste Arnaud Montebourg candidat aux primaires de son parti évoque dans un rapport confidentiel avec beaucoup de détails « un système de pression féodal reposant sur l’intimidation et la peur ». Ce rapport ayant été communiqué à Martine Aubry on pouvait s’attendre à des réactions sévères de la première secrétaire. Or rien ne vient et l’omerta locale devient une omerta nationale. Quelle étrange différence avec la sévérité de l’état-major du PS à l’égard du défunt Georges Frêche, mégalo certes, mais dont l’honnêteté ne fut jamais mise en cause.

Débattre de ce qui fâche…

Le débat sur l’identité nationale a fait flop, celui sur l’islam a explosé avant même son décollage, mais l’UMP ne renonce pas et veut mener désormais un débat sur la laïcité… qui ne s’annonce pas moins périlleux que les deux premiers. Nous ne prétendrons pas que le sujet n’intéresse pas les Français. Mais cette frénésie à vouloir débattre de tout ce qui fâche est étrange. Elle ne peut s’expliquer que par la volonté du chef de l’État de renouer les liens distendus avec son électorat.

Nicolas Sarkozy avait réussi à décomplexer la droite entre 2002 et 2007, en prenant à bras-le-corps des sujets devenus tabous depuis l’émergence du Front National. Il avait affaibli au passage le parti lepéniste… et la gauche. Il cherche visiblement à réchauffer la recette. Il est vrai que le PS, malgré quelques autocritiques vite oubliées – de Ségolène Royal notamment – reste tétanisé par tout ce qui touche à la sécurité, à l’immigration, à l’islam, à la nation. La tentation est grande de vouloir surfer sur un prêt-à-penser idéologique qui désespère le peuple de gauche. Sauf que l’on n’est plus en 2007. Nicolas Sarkozy est au pouvoir depuis bientôt quatre ans, et rien n’a changé en matière de délinquance. Les électeurs ont été reconnaissants au candidat Sarkozy d’avoir parlé, sans langue de bois, de leurs problèmes. Ils aimeraient maintenant que les belles paroles se traduisent dans la vie courante, et ils ne voient pas venir grand-chose, hormis des effets d’annonce. À quoi bon multiplier à l’infini les débats si c’est pour pondre des lois qui n’entreront pas en vigueur, faute de moyens accordés à la police et aux magistrats… ou simplement faute de décrets d’application ?

En outre, sur la laïcité, les positions du chef de l’État sont tout sauf univoques. Fin 2007, en visite au Vatican, il aimait si peu le concept qu’il s’était senti obligé de parler de « laïcité positive ». Il avait choqué, alors, en affirmant que « l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». Depuis le départ de sa conseillère Emmanuelle Mignon, il semble être revenu à de meilleurs sentiments envers une loi de 1905 qui avait été accouchée dans la douleur, avant de garantir cent ans de relations apaisées entre les religions et l’État. Un débat sur la laïcité la remettrait pourtant inévitablement sur la sellette. Ce serait risqué pour tout le monde, y compris pour le locataire de l’Élysée.

Crash-test

L’ombre chinoise les aurait-elle rendus fous ?

L’histoire d’espionnage chez Renault pourrait passer du romanesque à la farce si, entre-temps, elle n’avait livré l’honneur de trois hommes aux chiens. Comment l’un des plus puissants constructeurs automobiles européens a-t-il pu accuser aussi légèrement de corruption trois personnages clé de Renault sans disposer d’aucune preuve formelle de leur hypothétique forfait ?

Il a fallu se pincer hier matin en entendant le numéro deux du groupe faire un début de mea culpa. Comment a-t-il fallu attendre deux mois après la révélation de l’affaire pour découvrir qu’aucune trace de prétendus comptes en Suisse ou au Liechtenstein — sur lesquels auraient été versés les pots-de-vin — n’avaient été trouvés ? Comment un président aussi emblématique que Carlos Ghosn a-t-il pu venir sur le plateau d’un 20 heures prononcer un réquisitoire sans appel contre les auteurs de l’espionnage dont aurait été victime l’entreprise sans détenir la certitude absolue, vérifiée, et recoupée que ses accusations étaient exactes ?

Il est un peu tard pour s’émouvoir d’une telle incurie, comme l’ont fait — justement d’ailleurs — la ministre de l’économie, Christine Lagarde, ou le ministre de l’industrie, Éric Besson… qui n’avait pas été le dernier, pourtant, à embrayer sur le scénario de l’espionnage. Mais l’essentiel va au-delà du jeu des excuses et des hypocrisies de circonstance. Ce que cet épisode met en évidence, c’est la triple précipitation de la direction de Renault, des politiques et de certains médias pour converger dans une dénonciation qui a broyé la présomption d’innocence. La psychose de l’espionnage industriel sur une production phare — un risque bien réel — et le goût du spectaculaire médiatique ont fabriqué un cocktail explosif qui a conduit à un effrayant délire juridique.

Ainsi, la foi dans le travail d’enquêteurs privés a prévalu sur la nécessité d’une enquête judiciaire et même sur la saisine de la très officielle DCRI. C’est bien cette méfiance envers la justice et les services de l’État qui est à la fois la plus scandaleuse — nous sommes encore en république ! — et la plus inquiétante. Elle révèle l’absence de scrupules d’un management qui prétend se passer de la loi française pour régler un problème grave en interne, sans autre forme de procès. La brutalité des méthodes employées envers les accusés, traînés dans la boue sans être informés de ce qu’on leur reprochait, était choquante. Avec le recul, elle apparaît carrément révoltante.

Si seulement ce genre de violence dans l’entreprise n’était qu’un accident, on pourrait soupirer et réclamer simplement réintégration et réparation… Mais le crash de Renault doit résonner comme un klaxon assourdissant contre le soupçon mortel, l’inhumanité de la peur, poisons immédiats d’une guerre économique prête à dévorer ses propres soldats.

Le Crazy Horse à la conquête de Moscou

C'était une grande première hier à Moscou. Le Crazy Horse a débuté sa tournée en Russie. Dix danseuses du cabaret parisien ont participé au spectacle. Ce sont "90 minutes de séduction à la française, retenue, élégante, dans la suggestion", résume la directrice générale du cabaret, Andrée Deissenberg.





Révolte,
liberté,
démocratie

Le surgissement de la liberté en Tunisie et en Égypte a surpris tout le monde et réjoui la plupart. Cette irruption des foules montre combien l'âme humaine dispose de ressources souvent cachées. C'est le courage, c'est l'aspiration aux droits de l'homme, à la dignité. Avec cette rupture, apparaît aussi en pleine lumière l'odieux des systèmes qui ont été renversés. Que de souffrances, que d'attentes n'avons-nous pas su ou voulu connaître !

Quoi qu'il en soit, « la révolte (donc aussi les révoltes actuelles) invite à la communication, au dialogue », écrit Albert Camus. « Elle installe une complicité entre les hommes. Elle crée de l'être... La révolte n'est pas la liberté totale... Quand elle entre dans l'Histoire, elle rencontre des contradictions et doit choisir entre violence et non-violence, entre justice (l'égalité) et liberté... Le révolté devra, à chaque occasion, fixer la limite qui marque la mesure à ne pas dépasser » (1). Les révolutionnaires du monde arabe en sont rendus à ce point crucial. Désormais, la difficulté majeure est devant eux.

N'oublions pas que, si la liberté est la condition absolument nécessaire à l'établissement de la démocratie, elle n'est pas suffisante ; d'autant plus que, comme l'écrit Pierre Rosanvallon, « le peuple, dans la démocratie, est un être à la fois impérieux et insaisissable... Comment donner forme et figure à ce souverain, lorsqu'il faut notamment le représenter dans une assemblée ? » (2).

La démocratie est à faire

« La démocratie est à construire jour après jour », écrivait Camus. Or, son « amorçage » prend du temps. Il nécessite un apprentissage, une assimilation de l'idée démocratique par la culture du pays concerné. « Il n'est pas de démocratie sans dialogue. » En effet, celle-ci nécessite pluralisme, concertation, négociation, limitation du pouvoir étatique, une presse libre et vivante. Il lui faut des corps intermédiaires comme les partis, les syndicats. « La démocratie n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité »... Le suffrage universel est un préalable mais pas une garantie. La démocratie est la patiente construction d'un consensus. Il lui revient d'assurer le bien-être, la protection des plus fragiles, la bonne marche de l'économie, la recherche du plein-emploi, etc.

Ces grandes orientations sont valables pour tous et donc pour nous-mêmes. En ce sens, nous n'avons pas de leçon à donner à ceux qui se lèvent et se mettent en marche, aujourd'hui, de l'autre côté de la Méditerranée. Mais nous voyons l'ampleur de la tâche qu'ils entreprennent et les risques de déceptions et même d'échecs qu'ils encourent.

Redisons-le : la liberté est une condition nécessaire mais pas suffisante de la démocratie. Parfois, le dictateur tombe mais la dictature demeure dans les faits. Si les situations économiques et sociales se détériorent durablement, la lassitude et le découragement risquent de submerger la liberté et les espérances qu'elle avait engendrées. Alors, les forces obscures risquent de ressurgir. C'est pourquoi, dans le respect de leur démarche et pour sauvegarder cette espérance, nous devons soutenir et aider, autant que nous le pouvons, ces révoltés d'aujourd'hui.

(1) Dictionnaire Albert Camus (L'homme révolté. M. Weyenbergh), Jean-Yves Guérin, Éditions Robert Laffont.

(2) La contre démocratie, Pierre Rosanvallon, Éditions du Seuil.

Histoires


Vous avez tous entendu l’histoire du retraité de Rivesaltes... Mais quelle histoire ? Car on nous en a raconté plusieurs, depuis la découverte de trois personnes tuées par le fusil d’un homme de 78 ans. La première histoire nous a été racontée jeudi soir: un coup de folie passagère, ou un conflit entre retraités. On se prépare à disserter du naufrage de la vieillesse. Mais dès le lendemain midi nous est proposée une nouvelle histoire: c’est un drame de l’amour, une fureur d’amant déçu par une maîtresse de cinquante ans sa cadette. Etonnement. Et quelques heures plus tard, une autre histoire encore: la liaison était forcée, pédophilie devenue prostitution. Horreur. Et demain ?... Chaque jour nous apporte ainsi son lot d’histoires de faits divers. Mais sommes-nous sûrs d’avoir toujours le fin mot de ces histoires - trop humaines, trop compliquées, pour tenir dans un article de journal ?

Montebourg, le vilain “rapporteur”

Le rapport “confidentiel” d’Arnaud Montebourg devient brûlot public. Des fuites opportunes nous en livrent les meilleurs passages. L’auteur y décrit “un système de pression féodal reposant sur l’intimidation et la peur”. En dénonçant les agissements de l’infâme Kadhafi ? Non, plutôt les manières de Jean-Noël Guérini, président de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Et accessoirement frère d’Alexandre, incarcéré pour une sale affaire de corruption…

Existe-t-il, entre l’aîné et le cadet, de coupables accointances ? Va savoir, l’instruction commence à peine. Mais le député de Saône-et-Loire, fort d’une enquête personnelle, a déjà condamné son camarade marseillais.

Sur la Canebière, les cadors de l’UMP se régalent. Tel Renaud Muselier, sur l’air de “ça fait des années que je le dis !”

Rue de Solferino, en revanche, c’est la soupe à la grimace. À quinze jours des cantonales, l’affaire ébranle la direction du Parti socialiste. On maudit Montebourg, “chevalier blanc” autoproclamé qui exerce ses talents d’inquisiteur contre ses propres troupes. Hier, il flinguait “tonton” Frêche, et aujourd’hui le “parrain” Guérini ! Avec des amis pareils, le camp de la rose n’a pas besoin d’ennemis. Il porte assez d’épines en son sein.

Martine Aubry, qui prône partout la transparence, juge urgent de ne rien entreprendre. À ses yeux, l’exigence de vertu pèse lourd. Mais moins que les 6 000 voix de la puissante “fédé” phocéenne, sans doute.

Fillon : «Sarkozy seul et meilleur candidat pour 2012»

Le chef du gouvernement relativise les mauvais sondages, à 14 mois de la présidentielle, et plaide pour un candidat unique de la droite et du centre en 2012.  
Les mauvais sondages se multiplient. La cote du président est au plus bas. La droite peut-elle encore gagner en 2012?
François FILLON. - Primo, si loin de l'élection, les sondages se sont toujours trompés. Deuxièmement, nous venons d'affronter une crise économique et financière mondiale, une crise monétaire qui a failli mettre l'euro par terre. Les révolutions qui se déroulent sur la rive sud de la Méditerranée sont porteuses de grands espoirs, tout en comportant des risques pour la croissance et la prospérité de nos pays. Il n'y a rien d'anormal à ce que le gouvernement soit dans une situation difficile. La gauche veut nous attirer vers le débat électoral de 2012, alors que les Français attendent que nous continuions à gouverner sérieusement et le plus longtemps possible. Fiscalité, justice, dépendance, nous poursuivons les réformes. Nous n'aurons pas à rougir de notre bilan. Et, à l'automne 2011, quand nous entrerons dans le débat de la présidentielle, la confrontation des projets nous sera favorable.
Nicolas Sarkozy est-il le seul candidat possible à droite?
Non seulement il est le seul, mais il est le meilleur candidat possible. Il n'y a pas l'ombre d'un doute. C'est lui qui rassemble le plus largement possible la majorité. Et il pourra faire campagne sur la crédibilité. Toute autre candidature serait une candidature de division qui ouvrirait un boulevard à la gauche.
Vos relations avec le président sont passées par des hauts et des bas. Comment les qualifier aujourd'hui?
Je les ai toujours qualifiées d'excellentes. En quatre ans, nous avons tous les deux appris à nous connaître et nous travaillons dans une atmosphère extrêmement confiante. Bien sûr, comme dans tout mariage, il peut y avoir des nuages. Mais, dans l'histoire récente, vous ne trouverez pas beaucoup de couples exécutifs qui aient fonctionné aussi longtemps et aussi bien.
On vous a qualifié d' «hyper premier ministre» puis vous êtes apparu en retrait , Alain Juppé étant décrit comme un «premier ministre bis»…
Quand donc allez-vous vous lasser de ces formules vides de sens? Je n'ai jamais cru un instant à ce qualificatif d'«hyper premier ministre» qui est contraire à toute l'histoire de la Ve République. Quant à Alain Juppé, c'est une grande chance de pouvoir s'appuyer sur son expérience et sa compétence.
Michèle Alliot-Marie a dû quitter le gouvernement après ses vacances tunisiennes. Vous-même avez été critiqué pour vos vacances égyptiennes . Quelles conclusions tirez-vous de ces polémiques?
Je me suis expliqué sur ces vacances en Égypte. Ce séjour s'est effectué selon les règles qui valent pour les déplacements des premiers ministres. Dans le cas de Michèle Alliot-Marie, il n'y avait rien d'illégal, mais l'enchaînement de ses prises de parole a rendu sa voix inaudible. Avec le président, nous en avons tiré les conséquences, sans plaisir. L'intérêt de la France était en jeu à un moment où l'on a plus que jamais besoin d'être présent dans les pays de la rive sud de la Méditerranée.
Un candidat centriste serait-il utile à Nicolas Sarkozy pour le deuxième tour de la présidentielle?
Je suis clairement en faveur d'une seule candidature de la droite et du centre. S'il y avait des différences idéologiques, pourquoi pas, mais où sont-elles? Aujourd'hui la politique conduite par le chef de l'État est à équidistance des trois familles politiques qui composent l'UMP, gaullistes, libéraux et centristes. Souveraineté nationale, compétitivité et solidarité, Europe politique: ce sont là nos valeurs communes.
Et François Bayrou?
François Bayrou n'est pas dans la majorité présidentielle. Son positionnement consistant à emmener ses amis centristes vers la gauche a été une erreur. S'il souhaite établir un dialogue avec la majorité, nous y sommes prêts.
Êtes-vous prêt au même dialogue avec Dominique de Villepin?
Sa candidature serait une candidature de division supplémentaire, dangereuse pour la famille politique à laquelle il appartient. Faut-il lui tendre la main? Il faut toujours tendre la main… Simplement, il faut que la probabilité qu'il tende la sienne existe.
À l'UMP, Jean-François Copé a lancé beaucoup de débats (TVA sociale, 35 heures, laïcité). Le moment n'est-il pas plutôt à l'action qu'au débat?
Un parti a vocation à organiser des débats pour faire émerger des idées. Le chef du gouvernement a vocation à rassembler la majorité et à prendre des décisions pour résoudre les problèmes qui se posent au pays. Chacun est dans son rôle.
Que vous inspire le débat sur la laïcité ?
Il n'est pas anormal de réfléchir à des évolutions pour faire en sorte que la liberté de culte, le respect des règles du pacte républicain soient une réalité. Réfléchir ensemble à la manière d'apporter un soutien à nos concitoyens de confession musulmane pour qu'ils puissent se doter de lieux de culte est un débat utile, nécessaire et qui honore notre pays. L'absence de culture française de certains imams est aussi un problème. Lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait mis en place une formation pour les imams. Il faut développer cette expérience positive et regarder comment certaines universités publiques pourraient s'engager dans cette voie. Nous devons veiller à ce que chacun respecte le pacte républicain car certaines dérives ne sont pas acceptables. La société française doit aborder ces questions sans tabou mais sans stigmatiser qui que ce soit.
À l'issue de ce débat, préconisez-vous une loi?
Je ne vois pas la nécessité d'une loi. Par exemple, la question des prières dans la rue doit se résoudre d'abord par une offre de lieux de culte.
À gauche, quel serait le candidat le plus «coriace» face à Nicolas Sarkozy?
On est dans un pays où le rapport droite-gauche est presque équilibré. Quel que soit le candidat qui représentera la gauche, il sera redoutable.
Que vous inspire l'avant-projet de Martine Aubry ?
Ce que j'en ai lu est désespérant, tellement il est éloigné des réalités économiques! On pouvait espérer que la longue période d'opposition traversée par le PS l'aurait amené à s'ouvrir aux réalités. Le PS se caractérise aujourd'hui par ses outrances: Martine Aubry a osé comparer le président de la République à l'escroc Bernard Madoff! Et les Jeunes Socialistes le comparent à Hitler! Le débat politique est rude mais est-on obligé de s'abaisser à ce niveau pour gagner les élections?
Que vous inspire le procès de Jacques Chirac ?
Le chef du gouvernement ne fait pas de commentaires sur les procès en cours. Je dirai simplement mon affection pour Jacques Chirac. Je suis triste qu'on lui impose cette épreuve.


«Matignon, ce n'est pas l'enfer»

Vous êtes à Matignon depuis quatre ans. Vous arrive-t-il d'avoir en­­vie de poser votre sac ?
Non. La succession de crises qu'on vient de connaître rend les choses plus difficiles mais aussi la mission plus exaltante. Je ne dis pas que, de temps en temps, je n'aimerais pas retrouver une vie normale. Le plus déroutant, c'est de se dire que, depuis quatre ans, je n'ai jamais passé un instant seul. Mais je n'ai jamais compris ceux qui disent que Matignon est «un enfer». C'est peut-être une question de caractère. J'essaie toujours de prendre du recul par rapport à l'actualité immédiate. J'essaye de ne jamais être prisonnier de l'urgence.

vendredi 4 mars 2011

Jouer les durs n’est pas sans risques

A quelques jours du sommet européen du 11 mars, qui s’annonce décisif pour l’avenir de la zone euro, Angela Merkel met la pression sur ses partenaires afin qu’ils acceptent le Pacte de compétitivité concocté avec Nicolas Sarkozy. 
En octobre dernier, le ministre portugais de l’Economie, Fernando Teixeira dos Santos déclarait que si les taux d’intérêts sur la dette dépassaient les 7 %, le Portugal serait candidat à un plan de sauvetage comme l’Irlande. Le pays avait alors une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Or depuis plusieurs semaines, les 7 % ont été dépassés.
Quand le même Teixeira s’est plaint le 15 février dernier après le dernier sommet des ministres de l’Economie et des Finances des "atermoiements et du manque de confiance" de ses partenaires — surtout côté allemand —concernant la demande d’une hausse de la capacité financière de l’actuel fond de sauvetage temporaire (FESF), il avait ses raisons. Le Portugal, comme la Grèce, a fait sa part en mettant en place un programme d’austérité. Et comme la Grèce, le pays paie très cher la lenteur de Berlin à prendre des décisions.
C’est une lenteur calculée. La chancelière allemande, Angela Merkel, a elle aussi ses raisons. Plusieurs échéances électorales approchent et le pays tout entier partage quasi unanimement cette vison ultra orthodoxe, pour ne pas dire nationaliste, de l’Union européenne : le salut passe uniquement par une réduction des déficits budgétaires et surtout pas par les euro-obligations ni par de nouveaux compromis communs… c’est pourquoi elle exige de ses partenaires européens un plan global, avec plus de contreparties pour sauver la monnaie unique : le Pacte de compétitivité.
Un "diktat" de Berlin et Paris?
Ce pacte en six points n’est pas une mauvaise chose. Mais il a été présenté le 4 février de manière peu diplomatique et perçu comme un diktat du duo Merkel-Sarkozy, suscitant un agacement légitime des partenaires européens. Le Président [du Conseil européen] Herman Van Rompuy a déjà arrondi les angles. Il a gommé l’aspect intergouvernemental du pacte, redonnant le rôle principal aux institutions, afin qu’il n’y ait pas que deux pays à décider du sort de l’Union. Et il s’est débarrassé de cette absurdité qu’il y aurait à inscrire dans les constitutions le déficit zéro.
En revanche les autres points — l’indexation des salaires sur la productivité, à condition de respecter le dialogue social ; la reconnaissance des diplômes ; une même base de calcul de l’impôt sur les sociétés ; l’allongement de l’âge des départs à la retraite : ou encore la mise en place d’un plan de résolution des futures crises bancaires — sont parfaitement nécessaires. Ils sont essentiels à la mise en place d’une véritable union économique.
Eviter la catastrophe en faisant payer les banques
Si ce plan se fraye un chemin, Berlin n’aura plus qu’à jouer sa partition. Comment ? Certains parient sur des tractations sous la table, des arrangements décisifs pour le prochain sommet. La capacité financière de l’actuel Fond de sauvetage pourrait alors monter à 500 milliards d’euros (avec l’aval des pays les plus solvables) et il pourrait soit émettre des euro-obligations (mais ne rêvons pas) ; ou bien acheter les titres de la dette des pays en difficulté (la plupart des Allemands, et pas seulement la chancelière, y sont hostiles) ; ou alors prêter de l’argent aux plus touchés afin qu’ils rachètent leurs obligations. Les effets économiques de ces deux dernières solutions équivalent  à l’émission d’euro-obligation.
Et en échange, Berlin obtiendrait ce dont elle rêve : qu’une partie de la facture du sauvetage soit payé par les banques. Comment ? En rachetant les obligations sur le marché secondaire, à un prix bien inférieur. Sans déclarer un pays en cessation de paiement, on parviendrait presque ainsi au même résultat : l’annulation de la dette. Ou quelque chose de semblable. Ou alors le calvaire recommencera avec, cette fois, une catastrophe à la clé.

Suivons l'exemple espagnol

Premier dirigeant européen à faire le voyage de Tunis, le 2 mars, le Premier ministre espagnol Zapatero a proposé 300 millions d'euros et une aide politique. Voilà ce que devrait être la politique de l'Europe dans les pays arabes qui se démocratisent, estime Le Monde. 
Le premier chef de gouvernement européen à s'être rendu dans la Tunisie post-Ben Ali a été José Luis Rodriguez Zapatero. Le président du gouvernement espagnol a voulu marquer, mercredi 2 mars, la solidarité de l'Espagne et de l'Europe avec le mouvement de démocratisation en cours dans le monde arabe. Il l'a fait sans forfanterie, prononçant les mots qu'il fallait : "Nous sommes là pour écouter et aider à construire un avenir fait de démocratie, de liberté et de dignité." Rien qui ressemble à de l'ingérence, à une vision angélique de l'avenir ou à une posture de donneur de leçons. Le ton et les mots adéquats.
Il faut remercier M. Zapatero, au nom de l'Europe. Il a comblé un vide. On peut comprendre que la France, qui avait salué la "progression de l'espace des libertés" dans la Tunisie de Ben Ali, n'ait pas été la première à célébrer sur place l'ère nouvelle qui s'annonce sur la rive sud de la Méditerranée.
Dès la mi-février, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avait, c'est vrai, fait le voyage de Tunis pour assurer l'appui de l'Union au nouveau régime. Mais, sans vouloir jouer les esprits chagrins, le sentiment qui domine est tout de même celui d'une Europe peinant à être au rendez-vous d'une histoire majeure, et qui la concerne au premier chef – parce qu'elle se passe à sa frontière sud.
Ce n'est pas que l'Union ait mal fait en se préoccupant prioritairement d'un possible afflux massif de réfugiés à ses portes. Elle a raison. C'est une question effectivement prioritaire pour des pays comme l'Espagne, l'Italie et la France. Dans les conditions de contrainte budgétaire qui sont celles de la plupart des pays de l'UE, qui peut dire que la période est propice à l'accueil de milliers de migrants ?
M. Zapatero a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 300 millions d'euros, par le biais des crédits de la Banque européenne d'investissement (BEI), au profit de la Tunisie. Pour aider les pays arabes qui font le pari de la démocratie, il propose de mobiliser le secteur privé.
Comme le président français, il suggère de redonner vie au projet d'Union pour la Méditerranée (UPM). Lancé en juillet 2008 par Nicolas Sarkozy, ce programme d'intensification des échanges entre l'Europe et sa rive sud n'a jamais décollé. Attendu cette semaine au Caire – bonne nouvelle -, Alain Juppé, le nouveau ministre des Affaires étrangères, veut, lui aussi, reprendre le dossier.
Tout cela est bien. Mais on eût souhaité, de la part de l'Europe, l'affichage d'un effort de solidarité politique à la hauteur de l'événement. On attend un geste qui marque la communauté de destin entre l'Europe et cet Orient si proche. On attend les mots qui diront que l'UE, pour être fidèle à ce qui la constitue, ne peut être indifférente à la nature des régimes qui l'entourent. Elle ne saurait donner des leçons ni ignorer tel ou tel pays. Mais, dans ses relations extérieures, il doit y avoir une "clause de la nation la plus favorisée" au profit des Etats les plus respectueux des droits de l'homme.

Ces universités qui font trembler les grandes écoles

Selon le classement SMBG des meilleurs masters, MS et MBA, publié ce samedi, plusieurs universités devancent ou talonnent les écoles de commerce prestigieuses dans certaines spécialités économiques et financières. Découvrez lesquelles...

 C'est un fait : les Français sont friands de classements mais ceux-ci, souvent critiqués, sont à interpréter avec prudence, ne serait-ce que par leurs différences de méthodologie. Publié par le cabinet de conseil en orientation SMBG-Eduniversal à l'occasion de son salon des meilleurs masters, mastères spécialisés et MBA qui se tient ce samedi 5 mars à la Villette à Paris (et en province du 12 mars au 9 avril), le classement SMBG, dont La Tribune publie en avant-première le top 10 de huit spécialités (Banque-finance, entrepreneuriat, fiscalité, gestion du patrimoine, gestion des risques, management de l'environnement et du développement durable, management de l'innovation et Droit des affaires et management), présente l'intérêt de comparer les diplômes de niveau bac + 5 / bac + 6 et MBA des grandes écoles et des universités (44% des 120 établissements représentés et 38% des 476 programmes classés concernant 52 spécialités de management, marketing, commerce, droit, gestion, ressources humaines, ingénierie, systèmes d'information...).
Trois critères ont prévalu pour l'enquête 2011 qui a interrogé 3.500 à 4.000 formations, 20.089 étudiants et un millier de professionnels RH : la notoriété de la formation, le salaire de sortie et le retour de satisfaction des étudiants. A noter que ce sont les formations qui sont classées (de 1 à 4 étoiles en fonction de la note finale obtenue entre 1 et 15) et non les établissements.
Paris-Dauphine et Panthéon-Assas toujours bien classées
Si les universités Paris-Dauphine (vingt-neuf masters classés en 2011) et Panthéon-Assas (vingt masters classés en 2011) figurent toujours dans ce classement depuis sa création en 2002, Marie-Anne Binet, responsable des classements et associée de SMBG-Eduniversal, note "une poussée des universités". Non que celles-ci étaient moins performantes auparavant, mais "les masters universitaires souhaitent de plus en plus entrer dans la compétition, ce qui passe par une logique de marque". Un mouvement amorcé avant même la loi LRU sur l'autonomie des universités de 2007, dû en grande partie à "une prise de conscience des enseignants et des directeurs d'UFR", la notoriété des masters relevant plus de leur directeur de programme que de l'institution elle-même dans le monde universitaire.
Mais avec l'autonomie des universités et la possibilité de créer des fondations, la création de pôles, l'opération campus et les projets d'excellence dans le cadre du grand emprunt, de nombreuses universités sont en train de mettre en place de véritables stratégies marketing. Pour Marie-Anne Binet, la LRU est aussi un atout pour gagner en compétitivité, même si "l'université française n'a pas eu besoin de la LRU pour dispenser de très bons programmes", puisque c'est là que l'on trouve "depuis toujours les meilleurs enseignants français".
Huit spécialités à la loupe
Ainsi, dans les huitspécialités publiées par La Tribune, les universités tiennent parfois la dragée haute aux grandes écoles, et s'immiscent sur de nouveaux territoires. Dans les top 10 des spécialités "Banque Finance" et "Fiscalité", disciplines traditionnellement universitaires, on retrouve ainsi respectivement 6 et 9 universités (dont un institut d'administration des entreprises). Dans le premier, Paris 1 Panthéon-Sorbonne pointe aux 1er et 5ème rangs, Assas (2ème rang) gagne même deux places et Dauphine (3ème et 6ème rang) une au détriment de l'ESCP Europe qui en perd deux (mais conserve ses 4 étoiles).
A l'inverse, l'"Entrepreneuriat" et la "Gestion de patrimoine" restent dominées par les écoles de commerce (ESCP Europe, EMLyon, HEC, BEM Bordeaux Management School...). Seule Dauphine figure dans la spécialité "Entrepreneuriat". Quant à la "Gestion de patrimoine", il est à noter la présence au 4ème rang de l'université d'Auvergne (Clermont 1), dont le master est historiquement réputé, mais aussi l'entrée en scène, à la 3ème place, de l'IAE de l'université Paris Est Créteil (Upec).
En "Gestion des risques", le top 5 n'est qu'exclusivement constitué d'écoles, l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en étant sorti au profit de Mines ParisTech. Mais l'université figure à la 9ème place de la spécialité "Management de l'environnement et du Développement durable", dominée par HEC (à noter là aussi la présence des IAE de l'Upec et de Valenciennes). En "Management de l'innovation", où l'EMLyon emporte la palme, l'université Paris 8 Vincennes Saint-Denis sort au profit de Dauphine, 6ème derrière l'IAE d'Aix-en-Provence.
Enfin, la spécialité "Droit des affaires et Management" est une "belle illustration de la poussée des universités, sur des spécialités habituellement réservées aux écoles de commerce", relève Marie-Anne Binet. Ainsi, le MBA-Master 2 de droit des affaires et management-gestion d'Assas, créé il y a seulement trois ans, est-il passé de la 5ème à la 1ère place. Les grandes écoles occupent certes les quatre rangs suivants (EMLyon, Essec, ESCP Europe, HEC) mais figurent à des places plus qu'honorables l'université Lyon 3 Jean Moulin (6ème) et l'université François Rabelais de Tours (10ème). Cette percée des universités, pousse d'ailleurs les écoles à "créer de plus en plus de programmes sur des domaines traditionnellement réservés aux universités" tels le droit ou la fiscalité, constate Marie-Anne Binet.
Notoriété grandissante
Reste à savoir si cette percée a des incidence sur le marché de l'emploi, alors dans le cadre de la loi LRU, les universités ont désormais des comptes à rendre en matière d'insertion professionnelle. Dans un contexte de crise, note Cécile Escape, directrice générale, associée de SMBG, les entreprises, qui peinent à se retrouver dans le maelstrom des formations universitaires, "se rassurent en privilégiant la marque des établissements même si la notoriété des programmes, révélée et développée par nos classements, est de plus en plus prise en compte par les recruteurs". De fait, les masters universitaires commencent à gagner leurs galons auprès des recruteurs avec le développement de réseaux d'anciens mais aussi de passerelles entre universités et écoles.

 Retrouvez l'intégralité du classement SMBG 2011 ce vendredi 4 mars à 20 heures sur www.meilleurs-masters.com

Pas de cure d'austérité pour les eurodéputés

D'un commun accord, les eurodéputés socialistes se sont alliés aux conservateurs afin de faire voter une «augmentation de 1.500 euros de l'enveloppe mensuelle destinée à payer leurs assistants», c'est ce que relate le journaliste de Libération, Jean Quatremer, sur son blog.

Réunis, le Parti Populaire européen et l'Alliance des socialistes et des démocrates pour l'Europe disposent d'une majorité absolue au sein du Parlement européen (449 sièges sur 736). Cette décision commune ne pouvait donc pas être contrariée par les autres partis européens.
Alors que leur enveloppe mensuelle s'élevait déjà à 19.709 euros par mois (voir le détail des revenus déclarés par Karima Delli sur Rue89 à titre d'exemple), le vote de cette augmentation est très mal perçu en cette période de «restriction budgétaire» dans la plupart des gouvernements européens. Pourtant ce n'est pas la première fois que les socialistes et les conservateurs tentaient l'opération comme l'explique Jean Quatremer:

«Ils avaient déjà essayé d’obtenir une augmentation de 3.000 euros il y a deux ans. Devant la fronde des autres groupes, ils avaient finalement accepté de couper la poire en deux en se contentant de 1.500 euros. Finalement, c’était reculé pour mieux sauter: l’enveloppe aura bien augmenté de 3.000 euros, mais en deux ans.»

Libye: Bombardements à Ras Lanouf

En Libye, les tensions ne s'apaisent pas, les mouvements pro et anti-Kadhafi se poursuivent depuis maintenant 17 jours. L'armée libyenne semble se renforcer à l'ouest de Brega ce vendredi et l'opposition a manifesté à Benghazi et à Tripoli. Quant au pont aérien mis en place jeudi pour rapatrier des milliers de travailleurs étrangers, il se poursuit, alors que la frontière entre la tunisienne est contrôlée par des forces pro-Kadhafi lourdement armées.
16h12: Zawiyah sous contrôle des pro-Kadhafi
Les forces de Kadhafi ont repris la ville de Zawiyah, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli, selon la télévision libyenne.

16h00: Au moins 4 mort à Ras Lanouf

Au moins quatre personnes ont été tuées dans des affrontements entre les forces loyales de Kadhafi et les insurgés près du port stratégique de Ras Lanouf, fief pro-Kadhaf où les insurgés ont pris possession de l'aéroport, a rapporté l'un d'eux.

15h47: Au moins 13 morts à Zaouïah

Au moins treize personnes ont été tuées dans des affrontements à Zaouïah, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli, rapporte la chaîne de télévision Al Arabia qui cite une source médicale.
15h37: Installations pétrolières en feu
Des installations pétrolières sont en feu à Zoueïtina, au sud de Benghazi, selon la chaîne de télévision Al Jazira, qui a diffusé les images d'une colonne de fumée noire s'élevant au-dessus des installations.
15h33: Londres étend le gel des avoirs libyens
La Grande-Bretagne a étendu le gel des avoirs à vingt autres membres de l'entourage du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et touche désormais 26 personnes, a précisé le ministère britannique des Finances.
15h14: Castro pour la médiation vénézuelienne
Hugo Chavez "réalise un effort valeureux pour chercher une solution sans l'intervention de l'Otan en Libye", a affirmé Fidel Castro, ex-président de Cuba, dans la presse cubaine. "Ses chances de succès dépendent de sa capacité à créer un vaste mouvement d'opinion avant, et non après, cette intervention, afin qu'on ne voit pas se répéter l'atroce expérience de l'Irak", a-t-il ajouté.
15h09: Objectif Tripoli
Les insurgés lanceront une offensive sur Tripoli pour en chasser Mouammar Kadhafi "dès que la communauté internationale aura imposé une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen", a déclaré Abdallah al Mahdi, porte-parole du conseil militaire de l'insurrection sur la chaîne Al Jazira, précisant que c'est leur "prochain objectif".

15h07: Bombardements à Ras Lanouf

Des bombardements intenses et des tirs d'artillerie ont été entendus près de Ras Lanouf, contrôlé par les forces du dirigeant libyen, alors que des camions avec des insurgés se dirigeaient vers ce secteur, selon un journaliste de l'AFP.
14h42: Affrontements entre opposants et forces de l'ordre à Tripoli
Des affrontements entre opposants et la police anti-émeute ont eu lieu après la prière à Tadjoura, quartier est de Tripoli, selon un témoin.
14h38: Aide médicale française opérationnelle
L'aide médicale partie de France mardi pour la Libye et qui est arrivée à Benghazi jeudi soir après avoir transité par Le Caire, est "opérationnelle à l'hôpital central de la ville", a indiqué vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
14h01: Heurts entre manifestants anti et pro-Kadhafi à Tripoli
Des dizaines de partisans et d'opposants au régime se sont battus sur la place Verte, à Tripoli, selon un témoin sur place, qui assure que les forces de l'ordre bouclaient le secteur mais qu'elles sont cependant restées en retrait sans intervenir, tirant simplement en l'air.
13h58: Le CICR demande une aide de 18 millions d'euros
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé un appel pour un montant de 24 millions de francs suisses (18,4 millions d'euros) afin d'aider plus de 200.000 personnes affectées par la crise en Libye. Le CICR aidera ces personnes pendant "les deux prochains mois", a-t-il indiqué dans un communiqué. Les fonds doivent servir à fournir des vivres, de l'eau, des soins médicaux et du matériel d'hygiène, pour environ 110.000 personnes à l'intérieur de la Libye et pour 100.000 autres ayant fui le pays.

13h53: Les manifestants dispersés à Tripoli

Les forces de sécurité libyennes ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser plusieurs centaines de manifestants anti-Kadhafi dans le quartier de Tadjoura à l'est de Tripoli, où des coups de feu ont été entendus, rapporte un journaliste sur place. "Elles ont tiré des grenades lacrymogènes et j'ai entendu des coups de feu. Les gens se sont enfuis dans toutes les directions", a-t-il indiqué.
13h44: Les Bangladais prennent la place des Egyptiens évacués
Des milliers de réfugiés originaire du Bangladesh ayant fui le chaos en Libye se trouvent entre le poste-frontière tunisien de Ras Jedir et le camp de réfugiés de Choucha, a constaté une journaliste de l'AFP. "Leur présence à la frontière pose des problèmes sanitaires. La majorité des Egyptiens étant partis du camp, ils vont prendre leur place", a expliqué l'adjudant Rachid Mijbri, de la protection civile tunisienne.

13h37: Saisie d'un bateau avec 117 millions d'euros destinés à la Libye

Un bateau contenant "des devises libyennes" d'une valeur de 117 millions d'euros, destinés à la Libye, a été intercepté mercredi par un navire britannique et "escorté dans le port de Harwich", au sud-est de l'Angleterre, a annoncé un porte-parole du ministère de l'Intérieur.
12h53: Les otages néerlandais toujours prisonniers
Des "négociations intensives" continuent d'être menées par les Pays-Bas pour obtenir la libération de trois soldats néerlandais, équipage d'un hélicoptère de la marine, prisonniers en Libye, a indiqué Otte Beeksma, un porte-parole du ministère néerlandais de la Défense.
12h50: Les rebelles avancent vers l'ouest
Les forces de l'opposition, qui s'attendent à une attaque, se sont avancées jusqu'à Uqayla, un petit village à 280 km au sud-ouest de leur fief de Benghazi et à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Brega, selon l'AFP.
12h30: Rome appelle Kadhafi à cesser les violences
Le colonel Kadhafi "doit cesser les actions militaires contre son propre peuple", a déclaré le président italien Giorgio Napolitano, devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies, axpliquant que l'Italie soutient l'appel du Conseil de Sécurité de l'ONU pour "une fin rapide de la tragédie libyenne". Les récents événements en Méditerranée "démontrent que l'Union européenne doit finir le travail inachevé d'établir un espace commun de liberté, de sécurité et de justice" en "fixant des règles sur les demandeurs d'asile et la protection des réfugiés", a-t-il poursuivit soulignant que "la mise en place d'une gestion plus efficace des frontières ne peut être laissée individuellement aux Etats membres". "Il ne s'agit pas de la frontière d'un pays, mais de la frontière de l'Europe", a-t-il affirmé.

11h34: Flotte américaine en Grèce

Deux bâtiments de guerre américains, l'USS Kearsarge et l'USS Ponce, sont arrivés dans la base militaire de Souda à la Canée, en Crète (Grèce), a indiqué par téléphone à l'AFP le porte-parole de la base, Paul Farley. "Dans le cadre d'un effort international pour aider à l'évacuation des personnes qui quittent la Libye, le ministère américain de la Défense sous les ordres du président, fournit des avions militaires pour aider les Egyptiens, qui avaient quitté l'Egypte pour la frontière avec la Tunisie à rentrer en Egypte", a-t-il également indiqué dans un communiqué.
10h51: Encore 12.500 personnes à évacuer
Quelque 12.500 personnes sont encore bloquées à la frontière tunisienne après avoir fui les violences en Libye et doivent encore être évacuées, a indiqué le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
10h51: Près de 100.000 personnes ont fui
Près de 100.000 personnes ont franchi la frontière tunisienne depuis le 20 février, a estimé le responsable régional du Croissant-Rouge tunisien.

10h50: Frontière tunisienne contrôlée par les fidèles de Kadhafi

La frontière entre la Tunisie et la Libye est contrôlée par des forces pro-Kadhafi lourdement armées, selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). "Le HCR craint que la situation sécuritaire en Libye empêche les personnes de traverser la frontière", a déclaré une porte-parole de l'agence onusienne, Melissa Fleming, lors d'un point de presse.
10h40: Des journalistes retenus à leur hôtel
Les autorités libyennes ont retenu des journalistes étrangers à l'hôtel Rixos de Tripoli pour les empêcher de couvrir les manifestations antigouvernementales prévues après la prière hebdomadaire. Leur présence en ville pourrait donner lieu à des violences, a déclaré un représentant du gouvernement, évoquant la menace d'extrémistes d'Al Qaïda. "Ce sont des circonstances exceptionnelles. Je sais que vous allez en parler et tourner ça comme vous voulez. Nous sommes prêts à prendre le risque de vous empêcher de travailler pour éviter que Tripoli ne devienne Bagdad", a ajouté le porte-parole.
10h22: Stockholm débloque 3,7 millions d'euros pour les réfugiés
La Suède a mis à disposition de l'ONU un avion de transport militaire C-130 Hercules pour procéder aux évacuations "de personnes en détresse à la frontière tunisienne" et a également débloqué 3,7 millions d'euros à destination du Comité international de la Croix-Rouge, du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés et de l'Unicef. a annoncé le ministère des Affaires étrangères suédois dans un communiqué. L'avion se trouve déjà à Malte où il a procédé ces derniers jours à des évacuations de ressortissants suédois en Libye.

9h44: Bombardements près de Ajdabiya

Un raid aérien des forces gouvernementales a visé une base militaire sous le contrôle des rebelles près d'Ajdabiya, dans l'est du pays. Il n'y aurait aucune victime ni dégât, selon des sources au sein de l'insurrection. Un journaliste de l'AFP a notamment vu de nombreuses caisses de munitions abandonnées dans la caserne mais n'a constaté aucun dommages.
9h00: L'est de la Libye, fief de l'opposition
L'armée libyenne semble se renforcer à l'ouest de Brega, ville contrôlée par les insurgés, au lendemain d'une contre-offensive apparemment infructueuse contre ce site pétrolier qui contrôle l'accès à Benghazi, fief de l'opposition.
L'opposition libyenne se prépare à des manifestations à Tripoli, alors que la rébellion est attaquée dans l'est du pays.
Le pont aérien mis en place jeudi par les pays européens pour rapatrier des milliers de travailleurs étrangers se poursuit.

Libye : des combats à Ras Lanouf

Pro et anti-Kadhafi continuent de combattre sans merci. Les forces loyales au chef d'Etat libyen n'hésitent pas à bombarder les villes aux mains des insurgés. La communauté internationale semble se diriger de plus en plus vers la solution d'une zone d'exclusion aérienne. Et les pays européens poursuivent leurs tentatives d'endiguer la crise humanitaire à la frontière Tunisie-Libye. Mouammar Kadhafi et ses proches sont visés par une enquête de la Cour pénale internationale (CPI) pour "crimes contre l'humanité". 


12h10 : Des combats à Ras Lanouf, dans l'Est libyen. Les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi et les insurgés s'affrontent pour le contrôle de ce terminal pétrolier, dans le golfe de Syrte, rapporte Al Djazira. La chaîne fait également état de combats à Zaouïah, à 50 km à l'ouest de Tripoli.
11h25 : Vienne gèle les avoirs d'un homme de confiance de Mouammar Kadhafi, Mustafa Zarti, qui s'est réfugié à Vienne et avait été entendu jeudi par la police antiterroriste autrichienne.
11h15 : Près de 100.000 personnes ont franchi la frontière tuniso-libyenne depuis le 20 février, a annoncé vendredi à l'AFP le responsable régional du Croissant-Rouge tunisien.
11h05 : 12.500 personnes sont encore bloquées à la frontière Libye-Tunisie, et doivent donc encore être évacuées, a indiqué le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
10h55 : La frontière entre Libye et Tunisie est contrôlée par des pro-Kadhafi, lourdement armées, a averti le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
10h46 : Rome réticente à une intervention militaire. "Seuls ceux qui ne connaissent rien au monde arabe peuvent parler légèrement d'une action militaire occidentale au coeur du monde arabe", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini.
10h30 : Des journalistes retenus à leur hôtel de Tripoli. Les reporters ont été empêchés de sortir de l'hôtel Rixos où se trouve la plupart des correspondants, par les autorités libyennes. Leur présence en ville pourrait donner lieu à des violences, a justifié un représentant du gouvernement, évoquant la menace d'Al Qaïda.
9h45 : Un raid aérien près d'une base militaire à Ajdabiyah a été signalé par les insurgés, rapporte l'AFP. Ce bombardement des forces pro-Kadhafi, qui a visé une base militaire contrôlée par les rebelles, n'a fait selon ces derniers ni victime ni dégât.
Reportage de l'envoyé spécial d'Europe 1 à Brega, au lendemain d'un combat violent entre pro et anti-Kadhafi :

"La révolution a triomphé"
envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct.
9h05 : Nouveaux bombardements à l'Est. Un avion de l'armée libyenne a bombardé les abords d'une base militaire aux mains des insurgés à Ajdabiyah, sans la toucher, ont annoncé des combattants de l'opposition.

8h30 : L'aviation libyenne bombarde un site proche d'un dépôt de munitions, aux mains des insurgés dans l'Est.

7h05 : Nouveaux bombardements sur Marsa el Brega. Cette ville pétrolière est de nouveau la cible des forces pro-Kadhafi, rapporte la chaîne de télévision Al Arabia.

Le commentaire politique de Christophe Barbier



Apple peut-il survivre sans Steve Jobs?

La présence de Steve Jobs sur scène pour présenter l'iPad 2 a créé l'événement. L'homme incarne plus qu'aucun autre patron l'image de son entreprise. Mais il n'est pas éternel... L'analyse de Jean-Marc Daniel, professeur à l'ESCP Europe.

Hermès affiche une "croissance exceptionnelle"

Le bénéfice net du groupe de luxe Hermès a bondi de 46 % en 2010 à 421,7 millions d'euros alors que sa rentabilité opérationnelle a atteint 27,8 % des ventes, "meilleure performance enregistrée par le groupe depuis son entrée en Bourse en 1993", indique la griffe vendredi 4 mars. La marge opérationnelle de la marque célèbre pour ses sacs et foulards, a gagné 3,6 points alors que le groupe affirmait s'attendre à une progression "sensiblement d'environ trois points" par rapport à 2009, contre un à deux points prévus initialement. Le résultat opérationnel s'envole également : + 44,3 % à 668,2 millions d'euros.
Hermès, qui parle de "croissance exceptionnelle des ventes et résultats", avait annoncé début février des ventes record de 2,4 milliards d'euros. Cette maison, comme LVMH, Richemont (Cartier, Montblanc…), Prada ou Tiffany, a tiré parti l'an dernier d'un net rebond de la demande, notamment en provenance d'Asie, mais profité aussi d'un bon dynamisme des marchés matures comme l'Europe et les Etats-Unis. "Ces résultats reflètent la qualité de notre modèle d'entreprise et l'efficacité des collaborateurs qui le mettent en œuvre", a commenté Patrick Thomas, gérant d'Hermès, qui a vu arriver dans son capital par surprise fin octobre et contre son gré le groupe de luxe LVMH.

Eric Clapton, un Guitar Hero aux enchères

Pour la troisième fois, le musicien anglais entend recueillir des fonds au profit de l'établissement de désintoxication qu'il a fondé en 1998. Sa dernière vente ?

Mais de combien de guitares dispose cet homme au juste? Pour la troisième fois en une douzaine d'années, la rock star Eric Clapton se sépare de sa collection personnelle au profit de Crossroads, le centre de désintoxication qu'il a fondé en 1998 dans les Caraïbes. La première vente, organisée en 1999, lui avait permis de recueillir 5 millions de dollars pour un total de 106 lots. La suivante, cinq ans plus tard (88 lots cette fois) avait atteint le chiffre impressionnant de plus de 7 millions.
Pièce maîtresse de sa collection, sa Fender des années 1950, surnommée Blackie sa guitare de scène principale entre 1973 et 1985 était alors partie pour près d'un million de dollars, un record absolu pour une guitare électrique. La chaîne américaine d'instruments de musique Guitar Center, qui la détient aujourd'hui, expose régulièrement cet instrument assemblé à partir de trois Stratocaster des années 1956-1957 dans ses différentes succursales.
Si les deux premières ventes avaient été organisées par la maison Sotheby's, celle du 9 mars se tiendra chez Bonham's, à New York. Moins historiques que les pièces proposées en 1999 et 2004, les 138 lots actuellement exposés contiennent pourtant plusieurs pépites. Ainsi, une Gibson demi-caisse de 1948, utilisée sur l'album From the Cradle (1994) et la tournée qui suivit, constitue une pièce de choix, avant même son association avec le Guitar Hero issu de la scène anglaise des années 1960.

Fervent adepte de la firme pendant cette décennie, le musicien est associé plus étroitement au concurrent historique, Fender, depuis la parution de son premier album solo, en 1970. Il bénéficie notamment d'une déclinaison de la Stratocaster portant son nom, diffusée par la marque californienne depuis la fin des années 1980. Plusieurs variations autour de ce modèle de prédilection sont aujourd'hui proposées par la maison de vente. Les plus notables sont celui de couleur noire utilisé lors des concerts de reformation de Cream, en 2005, et un modèle bleu dont jouait encore Eric Clapton lors de sa dernière tournée européenne.
Le catalogue dévoile la présence d'instruments plus insolites ou rares, avec lesquels Clapton s'est très rarement produit en public. Outre les prestigieux fabricants Fender, Gibson, Gretsch ou Martin, certaines pièces sont dues à des luthiers moins connus comme Danny Ferrington, Steven Kearney, Tony Zemaitis ou le Britannique Mike Lewis, basé à Vitry-sur-Seine.
«La dernière fois qu'il m'a acheté une guitare, c'était en mai dernier, explique ce dernier. C'est un honneur pour moi de vendre mes instruments au meilleur guitariste du monde. Il m'en a pris quatre en tout depuis 1995. Désormais, je connais ses goûts, et j'essaie de lui construire des guitares selon ceux-ci.»
Aux côtés de ses dizaines de six-cordes, de multiples amplificateurs sont proposés, dont certains remontent au début des années 1970. La prodigieuse source pourrait bien se tarir une fois cette vente passée.