IL EN VEUT LE PÉPÈRE, C'EST DE LA POLITIQUE DU CAFÉ DU COMMERCE, ALLEZ, MANUEL REMETS NOUS ÇA !!!
lundi 3 janvier 2011
IL EN VEUT LE PÉPÈRE, C'EST DE LA POLITIQUE DU CAFÉ DU COMMERCE, ALLEZ, MANUEL REMETS NOUS ÇA !!!
dimanche 2 janvier 2011
La Poste a perdu son monopole du courrier
Depuis ce samedi 1er janvier, la totalité du marché du courrier est ouverte à la concurrence. Mais aucun acteur n'est venu défier La Poste sur le marché fragilisé des plis de moins de 50 grammes.
C'est au tour de La Poste. Après le transport aérien en 1997, les télécoms un an plus tard, le fret ferroviaire en mars 2006, l'électricité et le gaz en 2007, ou encore le transport ferroviaire de passagers à l'international fin 2009, les services postaux français s'ouvriront totalement à la concurrence ce samedi 1er janvier, avec la fin du monopole de La Poste sur les plis de moins de 50 grammes. Ceux-ci représentent 80 % des envois réalisés en France. Il s'agit de l'étape ultime de la libéralisation du courrier orchestrée par les directives européennes de 1997 et 2002 dans le but de baisser les prix et d'améliorer les prestations aux consommateurs. Mais cette ouverture est loin de provoquer le big-bang annoncé à l'époque. Aucun acteur, français ou étranger, n'a voulu défier La Poste. Avec l'essor d'Internet, le courrier est en recul, alors qu'en 2002 il apportait l'essentiel des résultats du groupe. Ses volumes devraient chuter de 30 % entre 2008 et 2015. « Personne n'avait imaginé que, au jour de son ouverture totale à la concurrence, le marché du courrier serait en déclin, contrairement aux marchés des télécoms, de l'énergie et des transports qui, eux, progressaient », rapporte un proche du PDG de La Poste, Jean-Paul Bailly.
Pour autant, la situation n'est pas figée. Ils n'étaient que deux à défier France Télécom en 1998. Et dans l'aérien, personne n'avait imaginé, lors de la fin du monopole d'Air Inter en 1997, l'essor d'Easyjet. « À court terme, aucun concurrent ne se profile à l'échelle nationale. À moyen terme, il en sera probablement autrement », assure la même source. Même s'il y a peu de chances qu'un concurrent tente de reproduire le schéma de distribution universelle de La Poste, il n'est pas exclu que des challengers se positionnent sur des zones spécifiques, comme Paris ou Lyon.
9 milliards d'investissements
Dans tous les cas, La Poste a pris les devants. Depuis la loi sur la régulation postale de 2005, elle s'y prépare. Le passage en société anonyme, au printemps, lui a facilité la tâche. Il a permis à la Caisse des dépôts de participer, aux côtés de l'État, à une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros. Cet argent frais était nécessaire au groupe public pour accompagner son plan de développement d'ici à 2015. Celui-ci fait la part belle à La Banque Postale, la locomotive du groupe, censée dégager à cet horizon la majeure partie des profits du groupe. Néanmoins, sur les quelque 9 milliards d'investissements prévus au cours de cette période, 1 milliard sera consacré au courrier.
Après les services postaux, la laborieuse libéralisation du marché ferroviaire domestique pour les passagers constituera le gros dossier à venir. Certains observateurs tablent sur 2014, deux ans après la publication d'une directive européenne sur le sujet attendue fin 2011-début 2012.
Catherine Séguin: "Philippe Séguin n'est pas catalogable"
La mort de votre père Philippe Séguin, il y a un an, a provoqué une grande émotion. Avez-vous été surprise? Oui, ce fut une grande surprise. Je pressentais cette popularité mais je n’imaginais pas qu’elle prendrait de telles proportions. Il y a toujours autour d’une disparition brutale une émotion mais là, c’était vraiment inattendu. Je gardais en mémoire la campagne cauchemar des municipales à Paris en 2001 marquée par une forte hostilité vis-à-vis de lui. Neuf ans plus tard, j’ai ressenti une ferveur populaire inversement proportionnelle. Quand son cercueil a été conduit dans la cour des Invalides sous les applaudissements, c’était extrêmement poignant.
Je crois qu’il n’a jamais caché aux Français ce qui faisait sa force et ses faiblesses. Il avait des fragilités qu’il ne dissimulait pas. Pour ces raisons, liées à l’homme, ajoutées à la force de ses convictions et de son engagement (il abhorrait les compromissions – souvenez-vous de sa posture face au FN), il était à la fois attachant, accessible et, même depuis la Cour des comptes, indissociable de la scène politique française. Après le choc, sa disparition a laissé place à un grand vide, et beaucoup ont, semble-t-il, découvert qu’il manquait dans le paysage politique de notre pays. Je pense aussi qu’il était profondément respectueux de l’Etat et de ses institutions. Cela compte dans l’esprit des gens, et ce n’est pas la qualité la mieux partagée chez les politiques actuels…
Aucunement. De l’ambition, il en avait certainement. Mais de plan de carrière, je ne lui en connaissais aucun. Ce n’était pas son genre. Sa popularité était peut-être liée au fait qu’il n’a pas fait tout ce qu’il fallait pour atteindre ces fonctions, et qu’il s’est toujours refusé à prendre des raccourcis et à renoncer à ses convictions pour accéder au sommet du pouvoir.
samedi 1 janvier 2011
Sarkozy : "2011 doit être une année utile pour les Français"
Le président de la République a présenté les traditionnels voeux à quelques heures du passage à l'année 2011.
Nicolas Sarkozy a promis, vendredi soir, de défendre l'euro de "toutes (s)es forces" en 2011, qui doit être une "année utile", a-t-il déclaré dans ses voeux de nouvel an aux Français. "Ne croyez pas, mes chers compatriotes, ceux qui proposent que nous sortions de l'euro", a dit le président français au terme d'une année 2010 marquée par la crise la plus grave de la courte existence de la monnaie unique européenne. "La fin de l'euro serait la fin de l'Europe." "Je m'opposerai de toutes mes forces à ce retour en arrière qui ferait fi de 60 ans de construction européenne", a-t-il ajouté dans cette déclaration radiotélévisée.À dix-sept mois de la prochaine élection présidentielle, le chef de l'État a estimé que la France ne pouvait pas se payer le luxe d'une "année d'immobilisme préélectoral". L'année 2011 doit être une "année utile" pour les Français, a-t-il souligné. "Nous allons donc continuer à réformer parce que c'est la seule façon de préserver notre modèle et notre identité." Il a notamment expliqué que la France devait continuer à réduire ses dépenses et ses déficits publics, sous peine de voir son indépendance "gravement menacée". "La France tiendra donc ses engagements en équilibrant ses comptes. Je ne transigerai pas sur cet objectif", a ajouté Nicolas Sarkozy.
"Principes républicains"
Le président de la République a également affirmé que son action en 2011 serait conduite avec le souci de respecter "scrupuleusement nos principes républicains les plus chers" et a rappelé qu'il ne pouvait "exister de droit sans la contrepartie des devoirs". En 2011, "je ferai mon devoir en écoutant, en dialoguant, mais, lorsque le moment sera venu, en prenant les décisions qui s'imposent dans un esprit de vérité et de justice. Je le ferai en respectant scrupuleusement nos principes républicains les plus chers", a déclaré le président.
Enchaînant sur "la laïcité et le refus du communautarisme", il a affirmé que la loi portant interdiction de la burqa serait "appliquée dans l'esprit comme dans la lettre".
Soucieux du rappel "à chacun qu'il ne peut exister de droit sans la contrepartie de devoirs", le chef de l'État a abordé les thèmes de l'école, de l'immigration, ou encore de "l'égalité des chances". "L'absentéisme (à l'école) est inacceptable, car il condamne à l'échec ceux qui s'y abandonnent", a-t-il fait valoir. "Le respect de la loi est intangible et on ne la bafoue pas. De même que le respect dû à la France par ceux que nous accueillons est une exigence", a ajouté Nicolas Sarkozy, avant d'estimer que "l'égalité des chances et la justice" devaient "conduire à considérer la revalorisation du travail comme une priorité absolument intangible". Il a enfin évoqué "la liberté (...) qui doit aller de pair avec le respect que chacun doit aux autres".
Otages et soldats
En terminant ses voeux, le chef de l'État a affirmé que la France continuerait à se mobiliser jusqu'au jour de la libération" de tous ses otages à l'étranger. "J'ai une pensée particulière pour ceux qui sont dans la peine et le désarroi, spécialement nos otages pour qui nous continuerons à mobiliser toutes nos forces jusqu'au jour de leur libération", a affirmé Nicolas Sarkozy.
De la même façon, le chef de l'État a dit avoir "une pensée particulière" pour "nos soldats qui passent cette fin d'année loin de leur famille en risquant leur vie pour défendre nos valeurs et notre liberté". Huit Français sont actuellement détenus dans le monde, cinq au Sahel, deux en Afghanistan et un en Somalie. Parmi les soldats français déployés à l'étranger, quelque 3.750 le sont en Afghanistan, où 52 d'entre eux ont trouvé la mort.
G20: la présidence française entre dans le vif du sujet
Le 10 janvier, le président français abordera ses priorités à Washington avec son homologue américain Barack Obama.
Les grands axes de son action sont connus, comme la lutte contre la volatilité des prix des matières premières ou l'amélioration de la gouvernance mondiale. Le chantier le plus emblématique mais aussi le plus complexe est la réforme du système monétaire international (SMI).
"Il faut un nouveau système monétaire international", martèle Nicolas Sarkozy depuis quelques mois, dénonçant le "non système" issu de la fin, en 1971, de la convertibilité en or du dollar.
C'est en fait un vieux cheval de bataille de Paris. Déjà en 1996, la France prenait les rênes du G7 des pays les plus industrialisés en promettant de stabiliser le SMI, mais n'obtenait in fine qu'une énième déclaration d'intentions.
Quinze ans et une crise financière mondiale plus tard, le sujet revient sur la table.
Mais la "guerre des monnaies" entre les puissances et son lot d'accusations mutuelles d'interventions égoïstes sur le marché des changes a cette fois convaincu plus d'un acteur de la nécessité d'agir.
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a ainsi fait de la promotion d'un SMI "plus stable" une "priorité" pour 2011, évoquant "l'aggravation des déséquilibres mondiaux, la volatilité des flux de capitaux et des taux de change, et l'accumulation des réserves en grande masse".
Le système "ne fonctionne pas aussi bien qu'il le devrait", a aussi admis le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke, pourtant accusé d'avoir unilatéralement injecté 600 milliards de dollars dans son économie. En cause selon les Américains: la sous-évaluation artificielle du yuan chinois.
La Chine elle-même semble disposée à participer au débat, qui devrait prendre la forme d'un séminaire international au printemps.
Reste à définir les contours d'une réforme. Là, les positions divergent et la France se veut prudente. "On est dans une phase de consultation", assure-t-on de source gouvernementale. "Nous allons en début d'année lancer des axes de réflexion, tâter le terrain, affiner le calendrier et les priorités".
Pas question pour l'instant de formuler des propositions précises. Pourtant, le temps presse déjà avant la première réunion des ministres des Finances du G20, les 18 et 19 février à Paris.
Quelques pistes ont tout de même été esquissées. La ministre de l'Economie Christine Lagarde a plaidé pour une "diversification" des devises de réserve internationales, une prérogative de facto dévolue au seul dollar.
Les experts restent toutefois sceptiques. "Un solution collective semble être hors de portée" tant "les intérêts des pays à court terme" sont "divergents", relevait Eswar Prasad, économiste à la Brookings Institution.
Du coup, Paris semble hésiter sur le ton à adopter, oscillant entre un volontarisme ambitieux - "On ne peut plus rester dans cette pagaille monétaire", lançait Nicolas Sarkozy en novembre - et un réalisme prudent - ces dossiers, "colossaux", "ne pourront être achevés au terme d'une seule année", relativisait-il.
Les Voeux de Nicolas Sarkozy pour 2010
envoyé par peanutsie. - L'info video en direct.
En cette période traditionnelle de vœux, faut-il que vous, lecteurs, souhaitiez à notre quotidien de ne présenter que de « bonnes nouvelles » ? Faut-il que nous, journalistes, détournions le regard des événements malheureux ? Ne faudrait-il rien écrire sur Haïti, sur la Côte d’Ivoire, rien sur le chômage, rien sur les catastrophes naturelles ? Curieuses questions adressées à un quotidien d’informations générales, qui essaie de poser sur l’actualité un regard éclairé par l’Évangile. N’y aurait-il pas de place dans ses colonnes pour les pauvres, les étrangers, les malades, les prisonniers, les persécutés pour la justice, ceux qui le sont au nom de leur foi ?
Bien sûr que si. Le vœu que, lecteurs et journalistes, nous devons formuler, c’est de repérer, au travers des difficultés, les raisons de croire en une solution et de savoir mettre en lumière les hommes et les femmes qui agissent pour construire cet avenir meilleur. Taizé rassemble actuellement des milliers de jeunes à Rotterdam et les invite ainsi à la Joie – mais une joie, précise Frère Alois, qui n’est pas une fuite devant les souffrances.
De l’année écoulée, trois images peut-être (d’autres choix sont possibles) disent cette joie, sans occulter le tragique où elle s’enracine : le film rappelant le martyre des moines de Tibhirine et leur message de fraternité, diffusé à l’heure où s’exaspèrent les tensions entre chrétiens et musulmans ; la force d’hommes emmurés vivants dans une mine chilienne, capables de faire front ensemble, sans douter qu’on viendra un jour les délivrer ; une femme d’une grande dignité, Aung San Suu Kyi, enfin rendue à la liberté en Birmanie. Souhaitons-nous mutuellement moins de noirceur sur l’horizon du monde et de telles personnalités pour l’éclairer de leur simple lumière.
vendredi 31 décembre 2010
«L'Allemagne a besoin de l'Europe» pour Merkel
Dans une allocution télévisée où elle adresse ses voeux aux Allemands, la chancelière allemande, Angela Merkel, réaffirme son soutien à l'euro et à l'Europe.
Alors que 51% d'entre eux se disent mécontents de l'euro, selon un sondage publié la semaine dernière par le quotidien allemand Bild, Angela Merkel a réaffirmé son soutien à la monnaie unique. «L'euro est bien plus qu'une devise. Il ne s'agit pas seulement de notre argent», a-t-elle déclaré dans son message télévisé. Cela vaut également pour l'Europe, dont elle vante l'unité. «Nous Européens, nous sommes unis pour notre plus grand bien. L'Europe unie est la garante de notre paix et de notre liberté. L'euro est la base de notre prospérité», explique la chancelière». Pour conclure, Angela Merkel a affirmé que «l'Allemagne a besoin de l'Europe et de la monnaie unique. Pour notre propre bien-être comme pour remplir nos devoirs à l'échelle mondiale». Toujours selon le quotidien Bild, 49% des Allemands souhaitent le retour du Deutsche Mark contre 41% qui le refusent.
Si ce discours ne fait que confirmer celui tenu par la chancelière allemande à Fribourg au sommet franco-allemand, il s'éloigne de la position adoptée par Angela Merkel au printemps, lorsqu'il la chancelière avait hésité à apporter son soutien à la Grèce plongée dans la tourmente financière. L'engagement pro-européen de l'Allemagne avait été mis sérieusement en doute. Dans un entretien au Figaro , au début du mois de décembre, le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, avait affirmé que les critiques contre l'Allemagne étaient «injustifiées». «L'Allemagne est européenne de cœur et de raison. Le gouvernement allemand ne se laisse pas influencer par des mouvements d'humeur. Pour la jeunesse, l'Europe et l'euro sont une garantie pour l'avenir».
L'Europe est certes unie pour Angela Merkel, mais en attendant, l'Europe tarde à mettre en place une véritable gouvernance économique.
2011, année charnière pour les quotidiens nationaux
Sous l'impulsion de nouveaux actionnaires ou dirigeants, « Le Monde », « Libération », « Le Parisien » ou « France Soir » sont engagés dans une nouvelle étape de leur histoire, qui devrait connaître un tour décisif l'an prochain.
Après une année 2010 mouvementée dans la presse, 2011 s'annonce comme une année décisive pour plusieurs quotidiens d'information nationaux.
« Le Monde » : une parution le matin ?
Première urgence pour « Le Monde », qui a changé de mains le 2 novembre 2010 : trouver un nouveau directeur pour le journal. Les nouveaux propriétaires, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, ont révoqué Eric Fottorino de ce poste mi-décembre tandis que le directeur général, David Guiraud, était remplacé par Louis Dreyfus, un proche de Matthieu Pigasse. L'objectif est d'avoir désigné un directeur début février, sachant que la Société des rédacteurs du Monde (SRM) doit l'approuver à 60 %. Trois candidats internes se sont déclarés, parmi lesquels Sylvie Kauffmann, actuelle directrice de la rédaction, serait donnée favorite. Un candidat externe s'est aussi déclaré, mais son nom n'a pas été dévoilé.
D'autres changements sont attendus : la fusion des régies publicitaires, le lancement en septembre d'une offre renforcée du week-end, et le passage de la rédaction du site Lemonde. fr sous l'autorité de celle du quotidien du soir. La question du rapprochement des rédactions Web et papier reste toutefois ouverte, et une réflexion est engagée sur une parution du journal le matin. Le sort de l'imprimerie devra également être tranché rapidement.
« Libération » : rapprochement avec le « Nouvel Obs » ?
Lancée depuis plus de huit mois, la recapitalisation de « Libération » n'attend plus que d'être signée : le groupe immobilier Colbert Foncier, dirigé par Bruno Ledoux, va apporter 12 millions d'euros pour une participation équivalente à celle d'Edouard de Rothschild, principal actionnaire actuel avec 36 %. Cet apport permettra au quotidien d'investir dans les abonnements et le numérique, alors qu'il devrait dégager un résultat net positif pour 2010.
La véritable inconnue est l'issue de la mission confiée à Laurent Joffrin, actuel codirigeant de « Libération » : après avoir refusé la direction du « Nouvel Obs » en remplacement de Denis Olivennes, parti début décembre à Europe 1, il a été chargé par Claude Perdriel, propriétaire de l'hebdomadaire, d'étudier un rapprochement des deux titres. Mais chez « Libération », certains estiment que cette mission n'est qu'un leurre avant un départ annoncé. En coulisses, on murmure qu'Edouard de Rothschild cherche déjà un remplaçant. Laurent Joffrin se contente de répondre qu'il décidera seulement une fois sa mission achevée. Rendez-vous début mars.
« Le Parisien » : quel projet numérique ?
Arrivé début octobre 2010, le nouveau directeur général du groupe Amaury, Philippe Carli, a convaincu sa propriétaire, Marie-Odile Amaury, de renoncer à vendre le quotidien populaire qui diffuse 467.607 exemplaires par jour et « ne perd pas d'argent ». Mais l'avenir du « Parisien-Aujourd'hui en France », dont Philippe Carli veut faire le quotidien multimédia de référence en France, passe par de profonds bouleversements. Il mise sur le numérique et veut renforcer l'offre sur le Web et les tablettes, du « Parisien » comme de « L'Equipe ». Ce projet nécessitera d'adapter les structures et, sans doute, de supprimer des postes. Philippe Carli se donne au moins six mois pour élaborer un projet. Il n'annoncera rien avant la seconde moitié de l'année.
« France Soir » : atteinte des objectifs ?
2011 sera décisive pour « France Soir ». Après avoir relancé le quotidien à grand frais en mars, son propriétaire, Alexandre Pougatchev, a recruté fin août Rémy Dessarts, ex-directeur de la rédaction de « L'Equipe », pour imaginer une nouvelle « nouvelle formule », prévue pour janvier. Objectif : dépasser les 100.000 exemplaires en 2011 et 140.000 en 2012, après être passé de 22.000 à 76.000 exemplaires.
Les magazines américains peinent à faire durer le succès des éditions numériques
Le magazine pour technophiles Wired a par exemple vendu en juin 100.000 exemplaires sous format numérique - d'après la plupart des observateurs, il s'agit essentiellement des ventes de son application pour iPad -, mais ce chiffre a chuté des deux tiers (30.936 ventes) dès le mois suivant, avant d'atteindre 23.000 en novembre.Steve Jobs
jeudi 30 décembre 2010
CÔTE D'IVOIRE - Les risques d'affrontements relancés
Les partisans du président autoproclamé de Côte d'Ivoire veulent "libérer" le QG d'Alassane Ouattara à Abidjan après le 1er janvier.
Les risques d'affrontements sont relancés en Côte d'Ivoire où les partisans de Laurent Gbagbo ont menacé de prendre d'assaut à "mains nues" le QG de son rival Alassane Ouattara à Abidjan, en pleines négociations ouest-africaines pour tenter de résoudre pacifiquement la crise. À peine venait-il de reporter un grand rassemblement prévu mercredi pour "donner sa chance" à la diplomatie menée par les voisins de la Côte d'Ivoire que Charles Blé Goudé, leader des "Jeunes Patriotes" pro-Gbagbo, revenait à la charge en annonçant la "libération" prochaine de l'hôtel qui sert de quartier général au camp Ouattara. Cet assaut de ses partisans "à mains nues" est prévu après le 1er janvier sur l'hôtel du Golf.
Cet établissement de luxe, soumis à un blocus de l'armée pro-Gbagbo, est protégé par 800 Casques bleus de la mission de l'ONU (Onuci) et des éléments de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) dirigée par le Premier ministre de Ouattara, Guillaume Soro. "Le peuple de Côte d'Ivoire est fatigué de ses voisins encombrants de la république hôtelière du Golf ! Chaque jour, Guillaume Soro et son armée nous menacent et nous narguent", a justifié Blé Goudé. L'arrivée au "Golf" de milliers de partisans de Gbagbo où ils seront confrontés aux blindés de l'Onuci est potentiellement explosive, d'autant que la mission de l'ONU est considérée par le camp Gbagbo comme une force alliée à Ouattara, reconnu président à l'extérieur. "C'est de la provocation, c'est un prétexte qu'ils cherchent pour créer un incident", a déclaré jeudi Anne Ouloto, porte-parole de Ouattara.
Après une mission mardi à Abidjan, les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert), mandatés par la Cedeao, doivent revenir lundi après avoir rendu compte de leurs premiers entretiens avec Gbagbo et Ouattara à Goodluck Jonathan, chef d'État nigérian et président en exercice de l'organisation. L'option militaire reste toutefois sur la table et les chefs d'état-major de la Cedeao se sont réunis à Abuja pour étudier "la logistique" nécessaire à une éventuelle intervention. Ouattara "continue de faire confiance à la Cedeao, mais il faut qu'elle soit ferme" et que la nouvelle visite des trois présidents lundi à Abidjan "soit vraiment l'ultime démarche", a averti sa porte-parole.
Dumas et Vergès soutiennent Gbagbo
Le camp Ouattara, qui, plutôt démuni à l'intérieur, gagne du terrain sur le plan diplomatique avec la reconnaissance d'ambassadeurs qu'il a désignés, en appelle à la communauté internationale pour éviter ce qu'il nomme "un génocide". Les violences ayant suivi la présidentielle du 28 novembre ont fait au moins 173 morts autour de la mi-décembre selon l'ONU, 53 selon les pro-Gbagbo, dont 14 parmi les éléments armés qui lui sont favorables.
Signe de l'inquiétude que la situation inspire, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé un appel d'urgence de plus d'un million d'euros pour renforcer l'assistance aux quelque 20.000 réfugiés fuyant ces violences. Isolé sur le plan international, Gbagbo peut se réjouir de l'arrivée, jeudi matin, à Abidjan de deux soutiens : l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Roland Dumas et Jacques Vergès, des avocats français qui n'ont pas tardé à s'en prendre à l'ex-puissance coloniale, accusée d'ingérence. "Le temps de la colonisation" est "terminé", a déclaré sur la chaîne française i-Télé Me Vergès.
Le PS a-t-il bénéficié de l'argent de Bongo ?
Pour le trésorier du PS, le parti de la rue de Solférino n'a pas bénéficié des fonds détournés par l'ex-président gabonais Omar Bongo.
Près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) par le défunt président gabonais Omar Bongo, pour son propre usage mais aussi à destination de certains partis politiques français, selon des notes diplomatiques américaines divulguées par WikiLeaks, publiées sur le site du journal espagnol El Pais. L'argent aurait profité « aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à (l'ancien président Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy ».
Le PS n'aurait pas touché le moindre centime d'Omar Bongo ? Non, répond son trésorier. Régis Juanico a assuré jeudi que son mouvement ne se sentait « en rien concerné » par les notes diplomatiques américaines révélées par WikiLeaks.
« Seuls des noms de droite sont cités »
« Il faut rester toujours prudent par rapport au contenu des dépêches diplomatiques qui sont révélées. Ce qui apparait dans ces dépêches, c'est que des fonds avaient été détournés par le président Bongo, une partie de l'argent semble-t-il, serait allé à des partis politiques français », a déclaré le trésorier. Or, « le Parti socialiste ne se sent en rien concerné par ces affirmations ».« Je note que seuls des noms de droite sont cités, a-t-il poursuivi. Ca reste à vérifier, mais rien ne vient étayer la véracité de ces affirmations. » « Ce genre de financement de partis politiques est strictement illégal, interdit », a-t-il fait encore valoir, rappelant que « le financement des partis politiques est transparent depuis les lois de 1988, 1990, 1995 et 2003. On dispose en France d'une législation sur les financements de partis et les campagnes électorales extrêmement complète et rigoureuse. Tout est aujourd'hui public. »
Quand ma fille portera la burqa
Essayez seulement ! D’ailleurs, n’est-il pas vrai que l’on attend de tout Européen responsable qu’il se prépare pour le futur ? Il est certain qu’il n’appartient pas à un peuple primitif, qu’il n’est pas un de ces fatalistes qui vit au jour le jour, même si n’avoir ni Internet, ni vélo, ni chasse d’eau pour ses toilettes ne fait pas de soi un être inférieur. Idem pour le port de la burqa, sauf qu’en Europe, on n’est pas très fans des musulmans. Pourtant, sur Internet, ils y sont comme à la maison, ils s’y sentent souvent bien mieux que dans leur France ou leur Allemagne natale. Aujourd’hui, les débats sur les musulmans et l’Europe battent leur plein. Même dans mon pays natal, la République tchèque, où tomber sur un musulman n’est pas vraiment chose aisée dans nos villes. "Qu’importe !", affirment certains de ces disputailleurs tchèques de droite : "Qu’ils aillent tous au diable !". Dans mon pays, jusqu’à présent, faute d’un nombre suffisant de musulmans, ils se sont plutôt attaqués aux Roms, aux Vietnamiens et parfois aux femmes.
Même les magazines les plus conformistes, pleins de jolies images, spécialisés dans la maison et le jardin, expliquent que l’avenir de l’Europe appartient aux femmes. Une telle affirmation n’a donc rien d’extravagant et ceux qui s’opposent à cette idée ont soit une dent contre les femmes, soit ils imaginent les Européennes du futur habillées en burqas. Ils pensent peut-être que, vêtues de la sorte, elles auront le plus grand mal à gouverner. Si tant est, bien sûr, qu’il y ait encore quelque chose à gouverner, question essentielle s’il en est.
L’espèce européenne s'éteint peu à peu. Certains en attribuent la faute à ces mêmes femmes émancipées auxquelles devrait appartenir le futur de l’Europe. Plus leur niveau de formation est élevé, plus elles sont à l’aise financièrement et moins elles ont d’enfants, les garces ! Les féministes prétendent que ce sont les hommes les fautifs. Car ce sont eux qui ont inventé la pilule contraceptive, afin de pouvoir profiter pleinement des plaisirs de la chair, en éliminant le risque de la procréation. Mais est-ce qu’un retour collectif au préservatif pourrait renverser la vapeur ? Difficilement.
Lorsque je regarde notre fille, dont je ne vois émerger de sous la couverture que deux petits yeux bleus et une petite tête de bébé toute chauve, je nous imagine nous deux, Européennes, dans 30 ou 40 ans. J’aurai alors rejoint l’armée de toutes ces retraitées exaspérantes. Nous irons envahir les rues, en masse, vieillesse amère de celles pour qui le passé était mieux, comme toujours lorsque la vieillesse regarde en arrière, vers sa propre jeunesse. Un peu sénile et désabusée, je m’attaquerai avec mes contemporains à la quatrième génération des livres numériques, ceux que l’on peut plier dans sa poche comme un billet doux, mon portable de douzième génération toujours allumé au cas où mes petits-enfants souhaiteraient m’appeler, tandis que ma fille, en route pour participer à une réunion, s’envolera à 500 km/h sur une autoroute virtuelle. La vitre ouverte, sa burqa flottera élégamment dans le vent. L’autoroute sera saturée de femmes identiques.
Les Européennes des années 2040 se battront à nouveau pour leur émancipation (combien de fois ne l’ont-elles pas déjà fait!). A condition, bien sûr, que tout se passe bien, que l’on tienne le coup. Je ne pense pas ici aux eurorégions, à la monnaie unique ou encore à l’idée de l’Europe, mais plutôt aux villes, aux patrimoines et aux gens. Comme dans ces films catastrophes. J’imagine un malheur écologique, l’effondrement d’Internet, l’apparition d’une épidémie. Face à l’éventualité de telles catastrophes, la perspective d’une extinction lente de l’espèce européenne ou d'une majorité de Musulmans en Europe semble bien douce. Quant aux femmes, même si elles devaient à nouveau se retrouver à la maison, cela ne serait, au fond, pas si grave. En réalité, il suffirait de très peu de choses pour nous débarrasser de cette vision sombre de l’avenir. Il suffirait qu’il y ait plus de naissances, que l’on vive plus modestement et que l’on soit moins dépensier.
Je regarde ma fille, allongée à mes côtés, et je me rends compte que, dans quelques années, elle me jettera un regard noir quand je lui dirais ce qu'elle doit faire et ne pas faire. C’est toujours pareil. Les exhortations ne peuvent qu’irriter. Nous-mêmes, en République tchèque, y sommes particulièrement allergiques après 40 ans d’expérience communiste. Alors que quelqu’un s’essaie aujourd’hui à faire de l’ingénierie du futur, ça non ! Sauf peut-être sur quelque forum ou à l’occasion de quelque séminaire où l’on présente des exposés et discute innocemment. Point. D’ailleurs, l’histoire ne montre-t-elle pas que les évènements ont toujours un dénouement différent de celui escompté ? Certes. Voilà un mot de la fin bien sympathique. Mais qui peut vraiment y croire ?


















