TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO
Affichage des articles dont le libellé est Bruno Jeudy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bruno Jeudy. Afficher tous les articles

dimanche 23 juin 2013

Baromètre JDD : Hollande rechute


SONDAGE - L’inversion de la courbe de popularité de François Hollande, dans le baromètre Ifop pour le JDD, aura duré…un mois. Après avoir gagné quatre points en mai, il en perd trois en juin et annule ainsi l’effet "mariage pour tous" en retombant à 26% de personnes satisfaites. Un sondage préoccupant pour l’exécutif alors qu’il vient de lancer les co
nsultations sur la réforme des retraites.

Nouveau coup de tonnerre sur la cote de popularité de François Hollande. L’éclaircie constatée au mois de mai aura été de courte durée. Un petit mois le temps de gagner quatre points grâce à la validation de la loi sur le mariage pour tous. La réalisation de cette promesse électorale semble déjà loin pour le Président. Il perd trois points en juin et retombe à 26%. "Ce sondage est préoccupant pour François Hollande, car il est peut-être annonciateur du risque que court l’exécutif avec la réforme des retraites", estime Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop. Selon le sondeur, le risque c’est de ne pas gagner un soutien à droite et de se couper du peuple de gauche.

Huit points perdus chez les sympathisants socialistes

Il faut dire que François Hollande accuse en juin une baisse de huit points chez les salariés du secteur public. Preuve que la réforme des retraites - même sans toucher à l’âge légal du départ - ne passera pas comme une lettre à la Poste. Le Président recule fortement à gauche : -10 chez les sympathisants du Front de gauche ; -21 chez les écologistes et surtout -8 au PS.
Relégué en seconde ligne, Jean-Marc Ayrault ne perd que deux points (31%). Mais lui aussi n’est pas épargné par les craintes des salariés du secteur public auprès desquels il perd dix points.

dimanche 2 janvier 2011

Catherine Séguin: "Philippe Séguin n'est pas catalogable"

Un colloque et une exposition retraceront, vendredi prochain, le parcours de l'ancien président de l'Assemblée nationale. Sa fille, Catherine Séguin, évoque la mémoire de son père. Extraits.
La mort de votre père Philippe Séguin, il y a un an, a provoqué une grande émotion. Avez-vous été surprise?
Oui, ce fut une grande surprise. Je pressentais cette popularité mais je n’imaginais pas qu’elle prendrait de telles proportions. Il y a toujours autour d’une disparition brutale une émotion mais là, c’était vraiment inattendu. Je gardais en mémoire la campagne cauchemar des municipales à Paris en 2001 marquée par une forte hostilité vis-à-vis de lui. Neuf ans plus tard, j’ai ressenti une ferveur populaire inversement proportionnelle. Quand son cercueil a été conduit dans la cour des Invalides sous les applaudissements, c’était extrêmement poignant.
Comment expliquez-vous une si grande émotion?
Je crois qu’il n’a jamais caché aux Français ce qui faisait sa force et ses faiblesses. Il avait des fragilités qu’il ne dissimulait pas. Pour ces raisons, liées à l’homme, ajoutées à la force de ses convictions et de son engagement (il abhorrait les compromissions – souvenez-vous de sa posture face au FN), il était à la fois attachant, accessible et, même depuis la Cour des comptes, indissociable de la scène politique française. Après le choc, sa disparition a laissé place à un grand vide, et beaucoup ont, semble-t-il, découvert qu’il manquait dans le paysage politique de notre pays. Je pense aussi qu’il était profondément respectueux de l’Etat et de ses institutions. Cela compte dans l’esprit des gens, et ce n’est pas la qualité la mieux partagée chez les politiques actuels…
Etait-il amer de ne pas avoir été président de la République ou Premier ministre?
Aucunement. De l’ambition, il en avait certainement. Mais de plan de carrière, je ne lui en connaissais aucun. Ce n’était pas son genre. Sa popularité était peut-être liée au fait qu’il n’a pas fait tout ce qu’il fallait pour atteindre ces fonctions, et qu’il s’est toujours refusé à prendre des raccourcis et à renoncer à ses convictions pour accéder au sommet du pouvoir.
Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans les colonnes du Journal du Dimanche ainsi que sur leJDD.fr.