François Fillon a assimilé, mardi 9 mars au soir, à de "la science-fiction" son intronisation médiatique dans le club des présidentiables, réaffirmant sa loyauté à Nicolas Sarkozy, avec lequel il dit former un tandem "qui dérange". Une éventuelle candid
ature à l'élection présidentielle de 2012 est "une question qui ne se pose pas", a affirmé le premier ministre au journal de 20 heures de France 2.
Selon un sondage Ipsos publié la semaine dernière par Le Point, qui consacrait sa "une" au "président Fillon", le premier ministre serait considéré comme le meilleur recours par les sympathisants UMP si le chef de l'Etat ne se représentait pas. "Les commentateurs sont formidables. Il y a deux ans, j'étais inexistant, il y a six mois, j'étais sur le point de démissionner, et aujourd'hui je suis présidentiable", a ironisé François Fillon. "La vérité, c'est que le tandem que nous formons avec le président de la République, depuis maintenant près de trois ans, est un tandem qui surprend, et j'ai envie de dire qui dérange", a-t-il poursuivi, dans une description inédite de ses relations, parfois tendues, avec Nicolas Sarkozy.
Selon une source gouvernementale, leurs relations traverseraient une nouvelle phase d'"agacement" mutuel. Ce regain de tension a été illustré mercredi dernier par une prise de bec en plein conseil des ministres entre les deux hommes, dont Le Canard enchaîné du 10 mars se fait l'écho, après d'autres organes de presse. Selon l'hebdomadaire satirique, François Fillon a défendu un décret mettant fin à la tutelle du ministère de l'économie sur les opérations externes de La Poste, présenté malgré les réserves du chef de l'Etat, en affirmant qu'il ne fallait pas "avoir la main qui tremble". Ce à quoi Nicolas Sarkozy aurait répondu : "Pour ce qui est des mains qui tremblent, j'ai de la marge." Un échange dont une source gouvernementale a confirmé la teneur à Reuters, de même que la décision du chef de l'Etat de reporter l'adoption du décret.
mercredi 10 mars 2010
François Fillon dément toute tension avec Nicolas Sarkozy
Des parents revendiquent un "droit aux cours"
Des parents qui se battent pour rendre obligatoire la présence d'un maître devant chaque classe, d'un professeur pour chaque cours : les temps ont bien changé depuis l'instauration de l'école obligatoire. Le "droit aux cours" est né.
"C'est devenu un droit aussi légitime que le droit opposable au logement, ou celui de trouver un médecin, observe la médiatrice de l'éducation nationale, Monique Sassier. Cela fait partie de ce que j'appelle les droits de la personne." Depuis la rentrée, la médiatrice et ses relais académiques perçoivent la montée de cette nouvelle revendication. Les dizaines de courriers reçus l'ont vite convaincue que ce sujet "allait se structurer".
Au point que Mme Sassier a alerté le ministre de l'éducation, Luc Chatel, à l'automne 2009. "Or, quand les parents demandent sans réponse l'application d'un droit, ils se tournent vers une juridiction pour rappeler ses devoirs à l'Etat", ajoute-t-elle. A ses yeux, la médiation n'exclut pas la judiciarisation. Toutes deux étant là, à leur place pour faire avancer l'école.
Donnant raison à son analyse, des parents de Seine-Saint-Denis viennent d'opter pour la voie judiciaire en postant, mardi 9 mars, une trentaine de lettres au ministre. Des missives où chaque famille rappelle à M. Chatel que "les obligations mises à la charge de l'Etat ne sont pas remplies".
En Seine-Saint-Denis, depuis la rentrée scolaire, 1 738 journées d'absence d'enseignants non remplacées ont été signalées dans le premier degré et 559 dans le secondaire, sur le site Ouyapacours, mis en place par la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).
C'est Daniel Garault, père d'une élève de Pantin, qui a ouvert la voie, excédé de voir sa fillette de CE1 sans maîtresse. "Après avoir menacé de faire soi-même classe, que reste-t-il dans la boîte à outil du citoyen?", se désole ce délégué FCPE. "Il n'y a plus que le recours devant un tribunal administratif", répond Me Patrick Roulette, un des avocats qui aident les familles à monter les dossiers.
A l'issue d'une réunion, organisée mercredi par la FCPE de Seine-Saint-Denis, une centaine de nouvelles lettres devraient partir vers le ministère demandant chacune 1 euro de dédommagement par journée d'enseignement non assuré. Si ces lettres restent sans réponse, les familles déposeront un recours, dans deux mois, devant le tribunal administratif.
Au lendemain des annonces de M. Chatel dans un entretien au Parisien du 9 mars sur l'amélioration des remplacements en collège et lycées, les parents d'élèves de primaire n'attendent pas de mieux. La gestion des enseignants absents est devenue cruciale, à la suite du non-remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux. Et la démarche engagée en Seine-Saint-Denis pourrait faire des émules. Même si ce problème est d'abord celui des quartiers difficiles.
MANQUEMENT DE L'ÉTAT
Selon le rapport sur la qualité du service public, remis à Eric Woerth, le 3 mars, par le député (UMP) François Cornut-Gentille, le taux global de remplacement des enseignants, de 90 % en général, tombe à 70 % dans les zones d'éducation prioritaires. Avec 10 % de cours perdus, un élève voit s'envoler une année de sa scolarité. Avec 30 %, il en perd quatre.
Or la Seine-Saint-Denis compte un fort pourcentage de ses collèges en ZEP. Les avocats ont cependant choisi de plaider le manquement de l'Etat plutôt que l'inégalité territoriale.
Dans le passé, d'autres parents d'élèves ont obtenu condamnation de l'Etat sur ce motif. Deux arrêts du Conseil d'Etat ont ainsi donné raison aux familles. La première affaire remonte à 1987. Des parents se plaignaient de la fermeture d'un collège, trois semaines avant la date des vacances. En 1998, la justice a condamné l'Etat alors que des élèves en grande difficulté avaient subi toute l'année un emploi du temps amputé de 7 heures.
En juin 2006, une autre histoire a défrayé la chronique. Jérôme Charasse, neveu de Michel Charasse, qui vient d'être nommé au Conseil constitutionnel, avait obtenu 6/20 à l'épreuve de philosophie du baccalauréat, en 2003. Il avait estimé que sa mauvaise note – qui l'a empêché de décrocher la mention très bien et d'intégrer Sciences Po – était due aux absences répétées de son professeur de philosophie. Il réclamait 169 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand lui a donné raison sur le fond, mais attribué 150 euros.
"Hier, on était face à la démarche isolée de quelques individus qui exigeaient un droit aux cours. Aujourd'hui, se répand l'idée que la famille a un droit de regard, qu'on peut surveiller l'école, y compris en passant par le tribunal administratif, analyse l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. La judiciarisation est une évolution globale de la société, qui se manifeste aussi dans l'école. Cela recrée un rapport de force à l'heure où les syndicats ont perdu de leur poids."
La médiatrice estime, elle, "positif" que le sujet soit débattu sur la place publique. "Il est important que les parents soient pris en compte comme des acteurs de l'éducation, estime Mme Sassier. Demandons-leur des idées pour mieux assurer la continuité du service public d'éducation. Ils en esquissent déjà dans leurs courriers."
mardi 9 mars 2010
Carla, cachez ces seins …
On connaissant Carla icône de la mode, mais voici que la Première Dame ne cache plus rien de ses jolies formes. Une tenue moulante sans soutien-gorge, ça réjouit les messieurs et fait parler la presse internationale
Carla Bruni-Sarkozy ne défile plus sur les podiums mais sur le perron de l'Elysée. La Première Dame de France fait d'ailleurs so
uvent la une des magazines people, qui commentent avec intérêt les choix vestimentaires de la belle. Dernière folie ? Une robe turquoise signée Roland Mouret. Une tenue des plus moulantes qu'elle a décidé de porter mardi soir lors d'un dîner officiel donné en l'honneur de Dimitri Medvedev, et … sans soutien-gorge !
Si la presse française ne s'est pas trop attardée sur le physique avantageux de Madame Sarkozy, les journaux internationaux en ont fait leur choux gras. "Oh là là, où est son soutien-gorge ?", s'est interrogé le quotidien anglais le Sun. "Audacieusement moulante" a écrit le Daily Mail. "Peu de place à l'imagination" pour le Telegraph. Quant à USA Today, il se demande si Carla est "éblouissante ou audacieuse".
Carla prouve encore une fois sa singularité par rapport aux autres femmes de dirigeants français. Avec une tenue pareille, c'est sûr qu'on est bien loin de Bernadette...
D.B
lundi 8 mars 2010
RAS LE BOL
Les bonnes volontés sont les bienvenues.
dimanche 7 mars 2010
La CGT, isolée dans sa grève illimitée à France Télévisions
La CGT est-elle en mesure de bloquer les soirées électorales du 14 mars prochain sur France 2 et France 3 ? La question est actuellement soupesée par la direction de France Télévisions, qui a proposé à la centrale syndicale une réunion de négociations dès mardi prochain à 11 heures. Arlette Chabot, la directrice de l'information du group
e, qui coiffe désormais les deux rédactions, et René Siacci, le négociateur de Carolis, jouent une partie difficile tant Jean-François Téaldi, le représentant syndical, et ses militants semblent décidés à mener la "mère de toutes les batailles"... Motif du courroux syndical : la renégociation en cours de la convention collective de l'audiovisuel public à propos de laquelle Carolis a adopté une attitude de fermeté. "Nous avons organisé des assemblées générales en province, et ce qui remonte, c'est que la base est prête à en découdre", déclare Téaldi au point.fr.
Cela dit, la CGT n'a pas réussi à entraîner les autres syndicats dans ce mouvement à durée illimitée. La réunion de l'intersyndicale de jeudi dernier a, au contraire, démontré l'isolement de la centrale de Montreuil. La CGC, qui avait déposé un préavis pour les JO de Vancouver avant de le retirer, n'a pas souhaité s'y associer pour les régionales. Le SNJ refuse de perturber une soirée électorale au nom du devoir d'information des citoyens. La CFDT estime que Patrick de Carolis, à quatre mois de la fin de son mandat, ne sera plus impressionné par le moindre mouvement social. Toute grève devient donc, aux yeux de la CFDT, inutile. FO et la CFTC sont d'accord pour rejoindre la grève à condition que l'union syndicale soit le préalable. Comme ce n'est pas le cas...
La CGT déplore "l'attentisme malheureux" des autres syndicats
"L'attentisme malheureux des autres syndicats est incompréhensible au regard de l'agression que constitue la remise en cause de 25 ans d'acquis sociaux, déplore Jean-François Téaldi. Il ne s'agit pas d'une "grève de témoignage" où le lendemain, gagnant ou perdant, tout le monde reprend le travail. Il s'agit cette fois d'un conflit illimité, un mouvement que nous voulons inscrire dans la durée si la direction de France Télévisions ne retire pas ses propositions, lesquelles consistent à démanteler nos acquis sociaux."
Au sein de la direction de France Télévisions, la ligne dure semble pour l'instant l'emporter. "Nous avons une occasion unique de réformer le service public pour lui donner un avenir, explique un hiérarque de l'équipe Carolis. Le président du groupe ne doit pas flancher. Si nous ne terminons pas cette négociation avant la fin du mandat, son successeur pourra être tenté de vouloir "se faire aimer" et lâchera sur tous les points... Ce sera une occasion historique ratée. Nous avons connu cela trop longtemps dans le service public lors des changements de direction."
Ni Putes ni Soumises recouvre la statue de la place de la République d'une burqa
C'est avec deux jours d'avance que l'association Ni Putes ni Soumises a fêté le 8 mars. Une soixantaine de jeunes militants de l'association Ni Putes ni Soumises s
e rassemblées place de la République samedi, coiffés de bonnets phrygiens. Scandant en musique "des actes, pas des mots", les jeunes militants, dont une petite dizaine de garçons, ont organisé un défilé circulaire en brandissant des pancartes "Ni voile ni burqa", "service public = avortement et contraception" ou "raser mes jambes oui, raser les murs non".
Un peu plus tard, les militants ont symboliquement recouvert la statue d'une burqa noire géante, afin de protester ce qu'ils estiment être un retard pris dans le vote d'une loi interdisant la burqa dans les lieux publics. "Nous avons souhaité dénoncer l'intolérable, nous demandons à ce que la question de la loi sur la Burqa ne soit pas enterrée", a déclaré Sihem Habchi, présidente de l'association. "Cette burqa de couleur noire, haute de neuf mètres a été retirée" une heure après, "par les forces de l'ordre", a-t-elle précisé. "Nous avons voulu interpeller tous les mouvements féministes pour leur dire que sans laïcité, il n'y a pas de féminisme."
Roger Gicquel décède d'un infarctus
Le présentateur-vedette du journal télévisé dans les années soixante-dix était âgé d
e 77 ans.
La France perd un grand nom du journalisme. Présentateur-vedette du journal télévisé dans les années 1970 - resté célèbre pour son fameux «La France a peur» -, Roger Gicquel est décédé samedi des suites d'un infarctus. Il était âgé de 77 ans.
Né le 22 février 1933 à Thiers-sur-Thève (Oise), Roger Gicquel est d'abord steward au sein de la compagnie UTA et comédien de 1953 à 1960, avant de débuter sa carrière de journaliste au Parisien-libéré en 1961. Il y reste dix ans, puis intègre en 1971 le service d'information de l'Unicef, où il travaillera deux ans en tant que consultant.
Il se fait connaître à la radio en présentant la revue de presse de France-Inter (1968-1973), dont il est grand reporter à partir de 1969. Directeur de l'information à l'ORTF entre 1973 et 1974, Roger Gicquel invente un nouveau style de JT, très personnalisé, lorsqu'il devient présentateur vedette du journal de 20 heures sur TF1.
Le 18 février 1976, le regard grave, Roger Gicquel ouvre le journal ainsi : «La France a peur. Je crois qu'on peut le dire aussi nettement. La France panique depuis qu'hier soir, une vingtaine de minutes après ce journal, on a appris l'horreur : un enfant est mort, un doux enfant au regard profond, assassiné, étranglé ou étouffé, on ne sait pas encore, l'autopsie ne l'a pas complètement révélé, par le monstre qui l'avait enlevé pour de l'argent».
De 1983 à 1986, il produit et anime l'émission «Vagabondages» sur TF1, au cours de laquelle il reçoit des personnalités du monde socio-culturel. Disparaissant de nouveau du petit écran, il retourne à la radio, en tant que chargé de la revue de presse du week-end sur France-inter, de 1987 à 1994. Entre temps, il revient à la télévision, sur France 3-Ouest, où il anime l'émission hebdomadaire «En flânant», grâce à laquelle il retrouve la Bretagne de son enfance. L'émission s'arrête en 1997.
Depuis, Roger Gicquel avait poursuivi la ballade en écrivant. Il est notamment l'auteur «Tous les chemins mènent en Bretagne» (1998) et plus récemment «Croisières et escales en Bretagne» (2007).
samedi 6 mars 2010
Nicolas Sarkozy à la rencontre des agriculteurs
Nicolas Sarkozy est arrivé samedi à 8 h 30 au salon de l'agriculture, une demi-heure avant son ouverture au public. Le chef de l'Etat a été accueilli notamment par Jean-Michel Lemétayer, président de laFédération nationale des syndicats d'exploitants agricol
es (FNSEA). Peu après, Nicolas Sarkozy a commencé à arpenter les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1, aux côtés de du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et du ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, Michel Mercier.
Nicolas Sarkozy devrait faire des "annonces" en faveur des agriculteurs, confrontés à la crise la plus grave de ces trente dernières années. Électorat généralement classé à droite, le monde agricole a été cette année très déçu, voire ulcéré de l'absence du chef de l'État à l'inauguration du Salon. "S'il était venu au début, cela aurait calmé la tension, mais si jamais il n'annonce rien à la clôture, cela risque de faire des dégâts", affirmait jeudi soir un éleveur de vaches Salers, devant ses collègues qui tous opinaient du chef. Les "annonces" que pourrait faire Nicolas Sarkozy consisteraient à compléter le plan de soutien de 1,6 milliard d'euros lancé en octobre 2009.
Des aides pour les jeunes agriculteurs
C'est ce que souhaite le syndicat majoritaire, la FNSEA, la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, dont le président, Jean-Michel Lemétayer, a été reçu mercredi par le chef de l'Etat. Jean-Michel Lemétayer n'avait pas ménagé ses critiques sur l'absence du Président à l'inauguration, estimant que ce dernier avait "beaucoup de difficultés avec le monde paysan". Un sentiment partagé par nombre d'agriculteurs, toutes tendances confondues, qui souhaiteraient une "reconnaissance", comme le soulignait une responsable d'un syndicat concurrent, la Confédération paysanne.
Parmi les annonces, devrait figurer une augmentation de l'enveloppe de prêts relais qui passerait à 1,5 milliard d'euros pour aider les agriculteurs à faire face à leur problème de trésorerie. Ce coup de pouce devrait coûter 30 millions d'euros supplémentaires à l'Etat, sans pour autant contenter nombre d'agriculteurs déjà surendettés. Le chef de l'Etat pourrait aussi annoncer un nouvel allègement des charges sociales. Celles-ci ont déjà diminué depuis le 1er janvier pour les travailleurs occasionnels. Enfin, des aides pour les jeunes agriculteurs en cours d'installation pourraient être également au programme.
Vers une politique agricole commune "forte"
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a aussi promis que Nicolas Sarkozy s'engagerait pour une politique agricole commune "forte". La révision de la PAC, qui prendra effet à partir de 2013, devrait donner lieu à de vifs affrontements entre Européens.
Lors de la table ronde avec le chef de l'Etat, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) compte souligner l'importance "stratégique" du secteur : "Les pouvoirs publics doivent être conscients que vendre de l'agroalimentaire est aussi important que de vendre des Airbus", a déclaré Jean-René Buisson, son président. Il souhaite aussi souligner la perte de compétitivité de la France sur le marché mondial. En 2009, l'excédent des échanges agroalimentaires français, un point fort du commerce extérieur de l'Hexagone, a dégringolé de 38,6 %, à 5,4 milliards d'euros, contre 8,8 milliards en 2008. Signe de la crise aiguë que traverse l'agriculture française : les revenus des agriculteurs ont baissé, en un an, de plus d'un tiers, et jusqu'à 50 % pour la filière du lait.
Nicolas Sarkozy annonce des mesures de soutien aux agriculteurs
Comme attendu, Nicolas Sarkozy a fait des "annonces" en faveur des agriculteurs, confrontés à la crise la plus grave de ces trente dernières années. Samedi, lors d'une table ronde au Salon de l'agriculture, le chef de l'État a annoncé une augmentation de 800 millions d'euros, pour la porter à 1,8 milliard d'euros, de l'enveloppe de prêts bonifiés destinés à la consolidation des trésoreries des agriculteurs.
En visite au salon de l'Agriculture, le chef de l'État a assuré les représentants du monde agricole que "l'argent sera(it) là pour financer tout ce qui vous permettra de passer le gros de la cris
e". L'annonce de l'enveloppe de prêts bonifiés avait été faite en octobre dernier dans le cadre d'un plan de soutien au secteur, qui traverse une grave crise marquée par la baisse l'an passé d'un tiers de ses revenus, qui avaient déjà reculé de 20 % en 2008. "On avait annoncé un plan qui prévoyait un milliard d'euros de prêts bonifiés. C'est très simple, à la minute où je vous parle, on est à 1,8 milliard", a dit Nicolas Sarkozy. "Nous allons financer en complément la totalité des prêts bonifiés de trésorerie et de consolidation déposés dans les délais impartis. Personne ne restera en dehors, on prend tout", a-t-il ajouté. Il a indiqué d'autre part que les aides aux agriculteurs endettés pour les aider à rembourser leurs intérêts d'emprunt seraient portées de 100 à 150 millions d'euros.
"Je crois à l'agriculture durable" (Sarkozy)
Concernant une autre disposition du plan de soutien à l'agriculture, Nicolas Sarkozy a annoncé que les décrets sur la suppression des charges sociales pour les travailleurs saisonniers seraient signés d'ici la fin du mois.
Le chef de l'État a également déclaré qu'il fallait "changer les méthodes de mise en oeuvre des mesures environnementales dans l'agriculture", souhaitant que la France soit au premier plan de l'agriculture durable. Il a précisé que les ministres de l'Agriculture Bruno Le Maire et de l'Écologie Jean-Louis Borloo allaient réfléchir à de "nouvelles méthodes d'analyse en matière environnementale dans l'agriculture". "Je crois à l'agriculture durable", a affirmé Nicolas Sarkozy, en assurant qu'il voulait que la France soit "au premier plan des pays, en matière d'économie durable et d'agriculture durable".
Nicolas Sarkozy est arrivé à la Porte de Versailles de Paris , samedi à 8 h 30, soit une demi-heure plus tôt que prévu. Le chef de l'État a arpenté les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1, aux côtés du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et du ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, Michel Mercier. Nicolas Sarkozy avait provoqué la déception et la colère de professionnels en n'inaugurant pas le Salon le 27 février, sur fond de crise du secteur.
L'abstention fait trembler la droite comme la gauche
En s'exprimant dans la dernière semaine, Nicolas Sarkozy espère mobiliser son camp sans créer de sursaut de l'opposition.
«C'est aujourd'hui la principale clef du scrutin», rapporte un responsable de l'UMP. À huit jours du premier tour, l'abstention et son pendant politique, la mobilisation partisane, sont l'objet de toutes les inquiétudes dans les états-majors.
C'est que les instituts de sondages laissent ent
revoir un record d'abstention pour le cru 2010 des régionales : près d'un électeur sur deux bouderait les urnes le 14 mars. Le scrutin cumule les handicaps : il est le plus récent du corpus électoral - il date de 1986 - et concerne l'échelon administratif le moins connu des Français. Il intervient en outre à mi-mandat présidentiel, dans une période de crise économique et sociale où les Français sont davantage en attente de politiques nationales que d'initiatives locales méconnues.
Pis, les régionales sont pour la première fois en vingt-cinq ans dissociées de toute autre élection, notamment des cantonales qui n'interviendront qu'en 2011.
Le précédent record d'abstention date de 1998, quand 58 % du corps électoral seulement s'était déplacé. Le résultat des élections avait alors été marqué par une poussée de la gauche - qui a notamment fait basculer l'Ile-de-France, le Centre ou Provence-Alpes-Côte d'Azur - et une grave crise de la droite, divisée entre partisans et opposants d'une alliance avec le Front national.
Au dernier scrutin régional, deux ans après la présidentielle de 2002 qui avait vu Lionel Jospin être éliminé au premier tour, le regain de mobilisation (66 % de participation) a profité à la gauche, qui dirige depuis 24 des 26 régions.
C'est pourquoi le PS et ses alliés craignent cette année une forte abstention malgré des intentions de vote qui leur sont favorables. Martine Aubry, la première, redoute cette victoire annoncée dans les sondages qui la priverait d'une victoire dans les urnes : «Tout est possible, nous pouvons gagner toutes les régions, mais rien ne serait pire que croire que la gauche a gagné», expliquait la première secrétaire du PS mercredi. «Il y a beaucoup d'hommes et de femmes en difficulté qui hésitent à voter. Je leur dis : l'abstention sert Nicolas Sarkozy et sa politique», a-t-elle ajouté.
Papillons sous les essuie-glaces
«À la différence de 2004, il n'y a pas de mobilisation contre nous et nous le sentons bien sur le terrain», assure le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. Comme pour la gauche, la majorité semble en mesure de faire le plein des voix de son électorat fidèle, ce qui lui permet d'arriver en tête au premier tour dans les sondages dans une majorité de régions. Manquent cependant à l'appel ceux des électeurs qui voteraient davantage pour rejeter le projet de l'adversaire que par adhésion. D'où les mises en garde qui se multiplient à droite contre «l'abstention boomerang». Celle qui, en faisant perdre la majorité, ferait «gagner les hausses d'impôts et le laxisme sur les questions de sécurité», selon Lefebvre.
C'est d'ailleurs sur ces deux thèmes que la majorité s'apprête à faire le coup de force, en glissant d'ici le premier tour des milliers de papillons sous les essuie-glaces des voitures. Il y sera notamment question de la délinquance «qui a diminué de 14 % depuis que Nicolas Sarkozy a été ministre de l'Intérieur». Au-delà du choix de traiter de la sécurité, question sur laquelle les régions ne disposent pas de prérogatives, c'est l'entrée en lice du président de la République qu'il faut souligner. L'UMP espère que son implication saura créer le sursaut nécessaire sans mobiliser l'adversaire. L'entretien qu'il accordera au Figaro Magazine à la fin de la semaine prochaine relève à ce titre du quitte ou double.
vendredi 5 mars 2010
UNION EUROPEENNE- Barroso esquisse des objectifs économiques communs aux Vingt-Sept
Après l'échec de la stratégie de Lisbonne, la Commission européenne veut rebondir, en proposant
à l'Europe cinq objectifs de modernisation.
Si la stratégie de Lisbonne mise sur les rails en 2000 avait été un succès, l’Europe serait devenue cette année « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». On en est loin. La crise a encore accéléré le rattrapage par les pays émergents, dégradé le taux d’emploi et rendu plus menaçant le spectre d’une défaillance des régimes sociaux. En dix ans, les indicateurs de pauvreté se sont dégradés et l’effort de recherche a stagné. La stratégie de Lisbonne passera à la postérité comme une pétition de principe au service de laquelle bien peu a été entrepris depuis son lancement. Mercredi, José Manuel Barroso a eu ce mot stupéfiant : « dès le début, je n’ai jamais caché que je n’y croyais pas. »
Il n’en a pas moins présenté sa remplaçante : baptisée Europe 2020, elle propose aux gouvernements des Vingt-Sept d’inscrire leur politique économique dans un cadre commun. À la place des innombrables indicateurs de la stratégie de Lisbonne, la Commission propose de se focaliser sur cinq objectifs : l’augmentation du taux d’emploi des 20 à 64 ans de 69 % actuellement à 75 %, une hausse colossale de l’investissement en recherche, de moins de 2 % à 3 % du PIB, la « décarbonation » de la consommation et de la production énergétiques, la réduction du taux d’abandon scolaire à moins de 10 % assortie de l’augmentation du taux d’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur à plus de 40 % (contre 31 % actuellement), et enfin une réduction de 20 millions du nombre de personnes menacées de pauvreté (80 millions actuellement).
Optimisme
Cette fois-ci, José Manuel Barroso y croît-il ? En tout cas, il l’assure. La crise a réveillé, selon lui, la volonté des dirigeants nationaux d’avoir une vraie gouvernance économique européenne. La chancelière allemande a toutefois d’ores et déjà mis en doute la faisabilité des objectifs proposés par la Commission.
Autre raison de se montrer plus optimiste, assure le président Barroso : le traité de Lisbonne lui donne de nouveaux instruments de pression et notamment le pouvoir d’« adresser un avertissement » à une capitale qui dévierait de ses engagements. « Je pense que nos objectifs sont réalistes », a-t-il déclaré, « tout dépend maintenant des États membres ».
par Florence Autret, à Bruxelles
jeudi 4 mars 2010
Quand Sarkozy voulait rendre constructibles les zones inondables
"Il faut rendre constructibles les zones inondables"... La petite phrase, prononcée comme une évidence à la Cité de l'architecture et du patrimoine, dans un discours sur le Grand Paris le 29 avril 2009, e
st signée Nicolas Sarkozy. C'était sans compter sur Xynthia et les dégâts que la tempête a provoqués entre samedi et dimanche sur le littoral vendéen et charentais.
Lundi, en déplacement à La Rochelle, Nicolas Sarkozy enfile les habits du président indigné. Et s'interroge : "Comment, en France, au XXIe siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison", comme en Vendée et en Charente-Maritime ? Réponse de la secrétaire d'État à l'Écologie : le laxisme des permis de construire accordés en zone inondable... Chantal Jouanno prône même un durcissement des règles de construction dans ces zones inondables. Couac au sommet de l'État ? Ou changement de discours opportun ?
Régionales : la gauche conforte sa position de favorite
Une campagne peu mobilisatrice malgré la proximité de l'échéance, une gauche confortée dans sa position de favorite: telles sont les principales tendances de la deuxième vague du sondage TNS-Sofres/Logica réalisée pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter, les 1er et 2mars, sur un échantillon représentatif de 1000 personnes selon la méthode des quotas.
A gauche, les listes conduites par le P
S et les listes divers gauche sont créditées de 30 % des intentions de vote, soit deux points de plus que dans la première vague de l'enquête TNS-Sofres des 1er et 2 février. L'extrême gauche, en revanche, s'effrite légèrement. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) perdant deux points tombe de 3,5 % des intentions de vote à 1,5 %, Lutte ouvrière (LO) de 3 % à 2,5 %. Ce tassement s'effectue au bénéfice du Front de gauche, en augmentation d'un point (7 %) par rapport à la précédente enquête. Enfin, les listes d'Europe Ecologie s'éloignent un peu plus de leur score historique des européennes de juin2009 (16,3 %) et enregistrent également une légère baisse (de 13 % à 12 %).
LE MODEM FIGÉ À 4 %
]L'addition des intentions de vote de gauche et d'Europe Ecologie l'emporte toutefois largement sur celle de droite. L'UMP et les listes divers droite recueillent 31 %, soit un point de plus qu'il y a un mois, tandis que le Front national, crédité de 8,5 % début février, perd 0,5 point. Quand au MoDem, il reste figé sur son score de 4 %.
Cette stabilité des intentions de vote – à l'exception du NPA, sans doute pénalisé par la polémique sur la présence d'une candidate tête de liste, portant le foulard, dans le Vaucluse – s'accompagne d'un intérêt toujours médiocre des électeurs pour la campagne. Ils sont encore moins de la moitié (49%), et à peine un peu plus nombreux qu'il y a un mois (45 %), à s'intéresser au scrutin, ce qui laisse présager un taux d'abstention élevé.
Les jugements formulés sur les campagnes menées par les différents partis sont sans appel. A l'exception des personnes interrogées s'apprêtant à voter pour le Front de gauche au premier tour et qui considèrent, à 66%, que ce parti mène "plutôt une bonne campagne", les électeurs potentiels des autres partis manifestent peu d'enthousiasme. Moins de la moitié de ceux qui choisissent l'UMP considère que le parti de la majorité fait une bonne campagne (49 %). Les niveaux de satisfaction ne sont pas plus élevés chez les électeurs potentiels d'Europe Ecologie (48 %) ou du PS (46 %).
A noter que le parti écologiste est celui qui recueille, de la part des partisans des autres formations, les meilleurs indices de réussite de sa campagne. La jugent "plutôt bonne" 40 % des électeurs potentiels du Front de gauche et 41 % de ceux du PS et, dans les rangs de l'UMP, Europe Ecologie est le seul parti de gauche pour lequel les bonnes opinions sur la campagne (26 %) l'emportent sur les mauvaises (18 %). "Cela témoigne d'une expression de sympathie assez partagée à l'égard des écologistes, souligne Brice Teinturier, directeur adjoint de TNS-Sofres. Reste que, globalement, les indices de réussite des campagnes sont soit négatifs, soit très bas, ce qui traduit, chez les personnes interrogées, le sentiment d'une absence d'enjeux mobilisateurs."
Christine Garin
Fillon ferait un meilleur président qu'Aubry ou Royal
Selon un sondage Ipsos, l'actuel premier ministre écraserait tous ses rivaux à droite, de Juppé à Copé en passant par Villepin. Seul DSK, à gauche, lui est préféré par les Français.
François Fillon ferait, aux yeux des Français, un meilleur président que les socialistes Martine Aubry et Ségolène
Royal, mais moins bon que Dominique Strauss-Kahn, selon un sondage Ipsos* à paraître jeudi dans Le Point.
Ainsi, à la question «selon vous, qui ferait le meilleur président de la République ?», le premier ministre l'emporterait sur la première secrétaire du PS par 47% contre 31% (22% ne se prononcent pas). Domination encore plus forte encore face à Ségolène Royal : il gagnerait à 57%, contre 23% en faveur de la présidente de Poitou-Charentes (20% NSP).
Plus de trente points d'avance à droite
Mais le chef du gouvernement ne remporte pas pour autant la course : s'il devance Martine Aubry et Ségolène Royal, il est - a contrario - dominé par l'actuel directeur général du FMI : 46% voient en effet en Dominique Strauss-Kahn (PS) un meilleur président que François Fillon, crédité face à lui de 34% seulement (20% NSP).
Parmi les sympathisants UMP, le premier ministre est par ailleurs considéré comme le meilleur présidentiable de leur camp dans l'hypothèse où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas : avec 45%, il écrase ses suivants Alain Juppé (12%), Dominique de Villepin (11%) et Jean-François Copé (10%).
Sincérité et sens du dialogue
Interrogés par ailleurs sur les qualités des deux têtes de l'exécutif, les Français créditent Nicolas Sarkozy d'autorité et de détermination tandis que François Fillon l'emporte sur le plan du dialogue et la sincérité. Le président fait ainsi preuve d'une réelle détermination pour 76% des Français et d'autorité pour 70% d'entre eux. 48% pensent qu'il a le sens du dialogue, mais 50% pensent le contraire. Enfin seuls 33% lui accordent la sincérité, 63% la lui refusant.
Le premier ministre, lui, affiche ses meilleurs scores auprès de l'ensemble des Français pour la détermination (62%), le sens du dialogue (57%), la sincérité (56%), l'efficacité et l'écoute (chacun 48% pour, 44% contre). Il n'est minoritaire que pour l'autorité (42% oui, 51% non).
*Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 février auprès d'un échantillon de 954 personnes représentant la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas)
mercredi 3 mars 2010
Les Français sont les plus favorables à l'interdiction de la burqa
Les Français se montrent les plus favorables à l'interdiction de la burqa, voile islamique intégral, dans certains lieux publics, parmi les habitants de sept pays interrogés pour un sondage publié mardi par le Financial Times.
Quelque 70 % des Français interrogés disent soutenir l'interdiction de la burqa, alors qu'une majorité des Européens sondés se montre également favorables à l'adoption d'une loi similaire dans leur p
ays. 65 % des Espagnols et 63 % des Italiens verraient d'un bon oeil une telle interdiction même si le soutien est plus modéré en Grande-Bretagne (57 %) et en Allemagne (50 %).
Résultats différents pour les scanneurs corporels
Aux États-Unis, seule une minorité de 33 % des sondés soutiendrait un tel texte, et moins de 30 % en Chine. Les Américains et les Britanniques sont en revanche plus de 60 % à approuver l'usage de scanners corporels dans les aéroports alors que les personnes interrogées en France, Italie et Allemagne, y sont favorables à une courte majorité. En Espagne, seuls 46 % des sondés approuvent cette idée.
Le sondage a été effectué entre le 3 et le 10 février par l'institut Harris pour le Financial Times auprès de 7.256 adultes en France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, États-Unis et Chine. Le gouvernement français souhaite déposer un projet de loi prévoyant une "interdiction du voile intégral la plus large et la plus effective possible" et a saisi le Conseil d'État de l'aider à rédiger un texte adéquat. En Grande-Bretagne le ministre de la Justice Jack Straw a dit début février sa ferme opposition à une loi interdisant le port de la burqa.
Un érudit musulman publie une fatwa contre le terrorisme
Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné mardi les terroristes, considérés comme des ennemis de l'islam, dans une fa
twa (avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique) rendue publique à Londres.
Il souligne que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al-Qaida, dans cette fatwa de quelque six cents pages présentée au cours d'une conférence de presse à Londres, en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.
Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de l'oumma [la communauté musulmane], non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri. "Il n'y a aucune place pour le martyre, et leurs actes ne seront jamais, jamais, considérés comme le djihad ['guerre sainte']", a-t-il ajouté.
Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman. Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence. Il a souligné que l'islam était une religion de paix, appelant d'autres responsables religieux à rejoindre sa position.
Muhammad Tahir-ul-Qadri est à la tête du mouvement Minhaj-ul-Quran, une organisation de tradition soufie, qui combat l'extrémisme religieux dans des centres situés dans des dizaines de pays.
mardi 2 mars 2010
Le MoDem tourne le dos à l'UMP
Lundi soir, la vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), Marielle de Sarnez a écarté toute possibilité d'alliance avec les listes de la majorité présidentielle.
Invitée lundi soir de l'émission "Mots croisés" sur France 2, la vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), Mar
ielle de Sarnez, a exlu toute alliance avec l'UMP au second tour des élections régionales prochaines.
"Parce que l'UMP a choisi de nationaliser le scrutin", a justifié Marielle de sarnez. "Le message qu'entendrait l'UMP si jamais c'était un message qui allait dans son sens serait 'vous voyez, les Français soutiennent la politique gouvernementale'. Donc, je le regrette", a-t-elle ajouté.
Du coup, la dirigeante du moDem a exposé les deux possibilités qui s'offrent à son parti: "rester indépendant", à condition de réunir au moins 10% des suffrages exprimés afin de pouvoir se maintenir au second tour. Ou bien se rapprocher de la gauche. "Il y peut-être d'autres régions où nous regarderons avec les uns ou les autres, avec les présidents de région s'ils sont ouverts, en fonction des projets, des propositions, du contenu. Donc, tout est ouvert. Possiblement, des alliances sont envisageables", a-t-elle dit.
CERTIFICAT VOLTAIRE - Zéro faute !
"Veuiller trouvé si-joint mon CV ainsi que ma lettre de motivation"….Ça les employeurs n’aiment pas du tout ! Le Certificat Voltaire est un tout nouveau diplôme qui espère devenir une référence francophone et un outil au service des recruteurs en matière d’orthographe
Les anglophones ont leur TOEFL, dorénavant les francophones auront leur Certificat Voltaire. Il s’agit d’un test conçu par une équipe d’experts et par le champion du monde d’orthographe, Bruno Deweale. Son objectif est de valoriser sa maîtrise de la langue française sur un CV.
En plaidant dans son dernier livre "Zéro Faute", pour une simplification de l’orthographe, le journaliste François de Closets savait bien qu’il n’était pas au bout de ses peines, dans un pays où la langue est sacrée, pratiquement intouchable mais aussi sous la tutelle de l’Académie Française.
Woonoz, une société lyonnaise spécialisée dans les outils numériques a décidé de prendre le problème au contrepied pour rassurer des recruteurs inquiets face à la recrudescence des fautes, notamment dans les lettres de motivation. "Un bon CV avec les compétences attendues mais accompagné d’une lettre truffée de fautes passe vite à la poubelle !" , explique-t-on dans une agence intérimaire. "Avec l’usage croissant de l’e-mail au détriment du courrier, la majorité des écrits de l’entreprise part sans bénéficier du regard vigilant d’une secrétaire ni d’une relecture. Pouvoir prouver que l’on a un bon niveau en orthographe devient donc un atout de taille lors d’une recherche d’emploi ", assure-t-on chez Woonoz.
Certificat Voltaire, mode d’emploi
Décliné sur le modèle des QCM de nos voisins anglophones, l’examen Voltaire d’une durée de 2h30 est constitué de 300 questions qui couvrent règles grammaticales, sémantiques, lexicales, syntaxiques. Pour environ 60 euros, l’inscription est réalisée en ligne, l’examen a lieu en salle d’examen universitaire. Pour le moment une vingtaine de villes hébergent l’examen mais après février le projet devrait être étendu un peu partout en métropole. Le score de la certification est compris entre 0 et 1000. À titre de référence, un score de 300 points qualifiera un candidat qui n’aura pas de difficultés majeures à rédiger un texte simple. Avec 900 points, le candidat est considéré comme référent en matière d’orthographe ! Une fois l’examen de certification effectué, les candidats reçoivent par courrier postal (et par e-mail) une attestation indiquant leur score ainsi qu’un code de validation. Ce dernier permet à tout employeur de vérifier l’authenticité du score obtenu sur le site internet de la certification Voltaire pendant deux ans. Les détracteurs du projet Voltaire regrettent que l’examen ne soit encore une fois l’occasion de piéger les candidats avec les éternelles exceptions ou homonymies complexes, style : satire/satyre, martyr/martyre, prémices/prémisses….Pour les adeptes, reste à savoir si le projet Voltaire deviendra la véritable référence francophone dans nos CV de demain ?
Sylvie Forder
CERTIFICAT VOLTAIRE
SALON DE L'AGRICULTURE - Casse-toi, tu pues !
Nicolas Sarkozy n'était pas présent samedi pour inaugurer le salon de l'Agriculture. Un désistement pas vraiment apprécié des agriculteurs alors que la crise fait rage dans le secteur
(Edition internationale)- La 47ème édition du Salon de l'Agriculture a ouvert ses portes samedi à Paris porte de Versailles, et ce, pour une semaine. 1.045 exposants sont présents de 25 pays différents et 700.000 visiteurs sont attendus. Alors que d'habitude, c'est le président de la République qui inaugure le Salon de l'Agriculture en compagnie de son ministre, cette année, Bruno Le Maire s'est baladé seul dans les allées serrant la main des paysans et caressant les bêtes. La raison ? Nicolas Sarkozy a préféré intervenir en clôture de la manifestation samedi ou dimanche prochain.
Nicolas Sarkozy a brillé par son absence samedi
Il y a peu de temps, Nicolas Sarkozy déclarait "La France a un lien charnel avec son agriculture et, j’ose le mot, avec sa terre". Une position fortement appréciée par les agriculteurs en mal de reconnaissance. Et pourtant, contrairement aux deux années précédentes, Nicolas Sarkozy n'est pas venu samedi ouvrir le salon de l'Agriculture. Certes, le chef de l'Etat n'a pas le même attachement que Jacques Chirac au saucisson et aux valeurs du terroir. Citadin, il n'apprécie d'ailleurs guère les poignées de main franchouillardes de rigueur lors de cette manifestation. Pire, le salon lui rappelle des mauvais souvenirs: en 2008, il avait lancé le désormais célèbre "Casse toi pauv' con" à un visiteur refusant de lui serrer la main.
Un désistement lourd de sous-entendus pour les agriculteurs
Alors que la période est morose pour les agriculteurs (certains ont perdu 30 à 40% de leurs revenus), notamment pour les producteurs de lait qui ont fait grève cet automne pour réclamer une hausse des prix, l'absence de Nicolas Sarkozy a été vue comme un abandon de la profession, comme une traitrise. Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a ainsi estimé "qu'il n'y a pas toute la compréhension, parce que le président Sarkozy a beaucoup de difficultés avec la campagne, avec le monde paysan". Cette incompréhension se manifeste aussi dans les sondages puisqu'a été constatée une baisse significative de la popularité de Nicolas Sarkozy chez les agriculteurs pourtant traditionnellement acquis à la droite. Ainsi, si le chef de l'Etat recueillait 56% d'opinions favorables il y a encore un an, il n'en séduit aujourd'hui plus que 47%. Les autres syndicats étaient quant à eux partagés. La Confédération paysanne s'est déclarée "surprise pour ne pas dire choquée" de l'attitude de Nicolas Sarkozy qui trahit "soit une absence de solutions " à la crise agricole, soit "qu'il a peur des paysans, des manifestations". Pour la coordination rurale en revanche, "cela ne va pas changer grand chose pour les agriculteurs que le président Sarkozy passe au salon. L'important c'est qu'il défende l'agriculture européenne à Bruxelles".
L'opposition se gausse
Si les agriculteurs étaient les mieux placés pour critiquer l'absence de Nicolas Sarkozy, les autres formations politiques n'ont pas hésité à aller de leurs petits commentaires. Après Dominique de Villepin qui avait attaqué le chef de l'Etat sur son attachement à l'agriculture le 15 février lors d'une visite dans le Finistère «Je regrette que [l’agriculture] ne soit pas une priorité du chef de l’Etat et du gouvernement, même si mon ami Bruno Le Maire se donne beaucoup de mal.», c'était au tour de Martine Aubry ce week-end d'estimer que son absence "montre son mépris pour les agriculteurs". François Bayrou, lui, a considéré que c'était "un geste d'abandon". Qui pourrait croire face à ces commentaires que François Mitterrand lorsqu'il était président n'a jamais inauguré, ni même visité le salon de l'Agriculture ?
Bruno Le Maire relativise
Le ministre de l'Agriculture a donc inauguré seul le salon, rejoint plus tard par le nouveau commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. Il a cependant tenu à défendre le chef de l'Etat qui interviendra samedi ou dimanche en clôture. "Il a une vraie attention sur le secteur", a-t-il expliqué. "Il y aura des choses nouvelles, qui ne sont pas forcément habituelles dans la relation qu'a le président de la République avec le monde agricole. Ce sera le signal d'un rassemblement du monde agricole et l'ouverture de perspectives pour l'avenir".
Magali MASSA
LES FRANÇAIS AIMENT LA CAMPAGNE QUAND ELLE VIENT À PARIS, QUAND C'EST L'INVERSE, ON S'ARRÈTE AUX IMAGES D'ANTAN... CELLE DU BON FERMIER ET SA CRÈMIÈRE QUI TRAIT SA VACHE POUR FAIRE DU LAIT ET DU BEURRE, C'EST TORDANT.
SARKO N'AIME PAS, C'EST NORMAL, IL A LE COURAGE DE LE MONTRER, APRÈS TOUT POURQUOI PAS.
EST-CE POLITIQUEMENT CORRECT QUE DE TRAINER SES POMPES DANS LA MERDE ? POUR CERTAINS PEUT-ÊTRE, À GAUCHE SUREMENT.
dimanche 28 février 2010
La Poste a changé de statut
Le décret instituant le changement de statut de La Poste est paru samedi au Journal Officiel. Le groupe était un établissement public et devient une société anonyme. Le texte prévoit que "La Poste est une société anonyme régie par les dispositions légales et réglementaires applicables aux sociétés anonymes, notamment le code de commerce". Le changement de statut a été au cœur d'une polémique. Pour ses partisans, il permettra au groupe d'affronter l'ouverture à la concurrence. Pour ses détracteurs, qui avaient organisé une "votation populaire" en octobre 2009, c'est une porte ouverte à la privatisation rampante.
Les courbes d'une femme : une drogue pour les hommes ?
Une étude américaine a réussi à déterminer les effets de la contemplation féminine sur le cerveau masculin. Les jolies courbes provoqueraient chez les hommes le mêm
e effet que la drogue ou l'alcool.
Des courbes parfaites, des photos de nus : le cocktail explosif pour faire tourner la tête de ces messieurs. Une étude révèle que les hommes qui contemplent une femme au courbes généreuses, comme Beyoncé Knowles, Scarlett Johansson ou encore Jennifer Lopez, ressentiraient les mêmes effets euphorisant que la drogue et l'alcool.
Dans cette étude, faite au Georgia Qwinnett College, 14 hommes, pour la plupart, âgés de 25 ans ont participé à l'étude qui consistait à observer des photos de fesses nues avant et après des retouches, redistribuant la graisse, la retirant des hanches en la faisant descendre vers l'arrière des fesses, sans modifier le poids général des demoiselles. Résultat : en scannant les cerveaux de ces messieurs, les scientifiques ont remarqué que le fait d'observer les photos retravaillées activait des parties du cerveau, notamment celle qui est active lors de la consommation de drogue.
Le chercheur Steven Platek, neuroscientifique de l'évolution cognitive au Georgia Gwinnett College, explique : "Il ne s'agit pas seulement d'acheter un Playboy, Maxim, ou FHM. Ces résultats pourraient nous aider à comprendre l'addiction des hommes aux images pornographiques". L'équipe de chercheurs avance même que les résultats pourraient servir de base à une recherche scientifique sur l'infidélité sexuelle.
L'étude révèle qu'une silhouette tout en courbes
serait synonyme de fécondité. Les scientifiques expliquent que les femmes qui ont un corps en forme de bouteille, avec la taille fine et les hanches larges, sont perçues comme plus fertiles, capables d'avoir des enfants en meilleure santé et moins sujettes aux maladies graves. Alors pas de panique, mesdames, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
samedi 27 février 2010
Comment faire un tabac avec une campagne "fantôme"
La campagne antitabac qui a fait le tour du monde médiatique... n'existait pas. Tout a commencé mardi 23 février, avec la publication en "une" du Parisien de deux photos qui jouent la provocation, présentant de jeunes fumeurs à genoux devant des adultes dans un
e position à connotation sexuelle. Une campagne publicitaire qui "fait scandale", selon le quotidien. L'information est reprise sur TF1, France Inter, les Guignols de Canal+, "C dans l'air" de France 5, et même le New York Times et la chaîne publique chinoise CCTV.
Mais qui a réellement vu la campagne ? A-t-elle été insérée dans une page publicitaire d'un journal ? A-t-elle été affichée dans les rues ? Non. Seule certitude : journalistes et blogueurs ont reçu, lundi 22 février, un communiqué de l'agence publicitaire BDDP & Fils évoquant le lancement "d'une campagne choc auprès des jeunes" pour l'association Droits des non-fumeurs. C'est sur la foi de ce communiqué que les journalistes ont relayé l'information. Ils ont aussi demandé des comptes à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (l'ARPP). "Il n'y avait pas de campagne publicitaire. L'agence nous a dit qu'il s'agissait en fait de 15 000 cartes distribuées dans les boîtes de nuit et les bars en Ile-de-France", affirme Joseph Besnaïnou, directeur général de l'ARPP.
Mais, face aux protestations des associations et de Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, l'ARPP a publié, jeudi, un communiqué demandant la "cessation immédiate de cette campagne". Une ingérence dans le contenu éditorial puisque la publicité n'existait de fait que dans des articles qui la commentaient.
Vendredi, Droits des non-fumeurs et l'agence BDDP & Fils se frottaient les mains, comptabilisant des "retombées médias" dépassant toutes leurs espérances. La campagne a finalement été diffusée ce jour-là dans les espaces publicitaires des magazines Choc et Entrevue. De quoi lui donner un minimum de réalité si elle souhaite concourir au prochain Festival international de la publicité de Cannes, du 20 au 26 juin, où la présence de campagnes "fantômes" fait régulièrement polémique.
Laurence Girard
(Je suis vulgaire, je sais mais là je suis furieux contre cette bêtise médiatique)












