TOUT EST DIT

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dimanche 7 mars 2010

La CGT, isolée dans sa grève illimitée à France Télévisions

La CGT est-elle en mesure de bloquer les soirées électorales du 14 mars prochain sur France 2 et France 3 ? La question est actuellement soupesée par la direction de France Télévisions, qui a proposé à la centrale syndicale une réunion de négociations dès mardi prochain à 11 heures. Arlette Chabot, la directrice de l'information du groupe, qui coiffe désormais les deux rédactions, et René Siacci, le négociateur de Carolis, jouent une partie difficile tant Jean-François Téaldi, le représentant syndical, et ses militants semblent décidés à mener la "mère de toutes les batailles"... Motif du courroux syndical : la renégociation en cours de la convention collective de l'audiovisuel public à propos de laquelle Carolis a adopté une attitude de fermeté. "Nous avons organisé des assemblées générales en province, et ce qui remonte, c'est que la base est prête à en découdre", déclare Téaldi au point.fr.

Cela dit, la CGT n'a pas réussi à entraîner les autres syndicats dans ce mouvement à durée illimitée. La réunion de l'intersyndicale de jeudi dernier a, au contraire, démontré l'isolement de la centrale de Montreuil. La CGC, qui avait déposé un préavis pour les JO de Vancouver avant de le retirer, n'a pas souhaité s'y associer pour les régionales. Le SNJ refuse de perturber une soirée électorale au nom du devoir d'information des citoyens. La CFDT estime que Patrick de Carolis, à quatre mois de la fin de son mandat, ne sera plus impressionné par le moindre mouvement social. Toute grève devient donc, aux yeux de la CFDT, inutile. FO et la CFTC sont d'accord pour rejoindre la grève à condition que l'union syndicale soit le préalable. Comme ce n'est pas le cas...

La CGT déplore "l'attentisme malheureux" des autres syndicats

"L'attentisme malheureux des autres syndicats est incompréhensible au regard de l'agression que constitue la remise en cause de 25 ans d'acquis sociaux, déplore Jean-François Téaldi. Il ne s'agit pas d'une "grève de témoignage" où le lendemain, gagnant ou perdant, tout le monde reprend le travail. Il s'agit cette fois d'un conflit illimité, un mouvement que nous voulons inscrire dans la durée si la direction de France Télévisions ne retire pas ses propositions, lesquelles consistent à démanteler nos acquis sociaux."

Au sein de la direction de France Télévisions, la ligne dure semble pour l'instant l'emporter. "Nous avons une occasion unique de réformer le service public pour lui donner un avenir, explique un hiérarque de l'équipe Carolis. Le président du groupe ne doit pas flancher. Si nous ne terminons pas cette négociation avant la fin du mandat, son successeur pourra être tenté de vouloir "se faire aimer" et lâchera sur tous les points... Ce sera une occasion historique ratée. Nous avons connu cela trop longtemps dans le service public lors des changements de direction."

FRANCE PAYS DE GRÈVES, QUEL BEAU PAYS OU L'ON REVENDIQUE LE DROIT À LA CONNERIE, LA CGT EN EST LE PORTE ÉTENDARD

Ni Putes ni Soumises recouvre la statue de la place de la République d'une burqa

C'est avec deux jours d'avance que l'association Ni Putes ni Soumises a fêté le 8 mars. Une soixantaine de jeunes militants de l'association Ni Putes ni Soumises se rassemblées place de la République samedi, coiffés de bonnets phrygiens. Scandant en musique "des actes, pas des mots", les jeunes militants, dont une petite dizaine de garçons, ont organisé un défilé circulaire en brandissant des pancartes "Ni voile ni burqa", "service public = avortement et contraception" ou "raser mes jambes oui, raser les murs non".
Un peu plus tard, les militants ont symboliquement recouvert la statue d'une burqa noire géante, afin de protester ce qu'ils estiment être un retard pris dans le vote d'une loi interdisant la burqa dans les lieux publics. "Nous avons souhaité dénoncer l'intolérable, nous demandons à ce que la question de la loi sur la Burqa ne soit pas enterrée", a déclaré Sihem Habchi, présidente de l'association. "Cette burqa de couleur noire, haute de neuf mètres a été retirée" une heure après, "par les forces de l'ordre", a-t-elle précisé. "Nous avons voulu interpeller tous les mouvements féministes pour leur dire que sans laïcité, il n'y a pas de féminisme."

Roger Gicquel décède d'un infarctus

Le présentateur-vedette du journal télévisé dans les années soixante-dix était âgé de 77 ans.

La France perd un grand nom du journalisme. Présentateur-vedette du journal télévisé dans les années 1970 - resté célèbre pour son fameux «La France a peur» -, Roger Gicquel est décédé samedi des suites d'un infarctus. Il était âgé de 77 ans.

Né le 22 février 1933 à Thiers-sur-Thève (Oise), Roger Gicquel est d'abord steward au sein de la compagnie UTA et comédien de 1953 à 1960, avant de débuter sa carrière de journaliste au Parisien-libéré en 1961. Il y reste dix ans, puis intègre en 1971 le service d'information de l'Unicef, où il travaillera deux ans en tant que consultant.

Il se fait connaître à la radio en présentant la revue de presse de France-Inter (1968-1973), dont il est grand reporter à partir de 1969. Directeur de l'information à l'ORTF entre 1973 et 1974, Roger Gicquel invente un nouveau style de JT, très personnalisé, lorsqu'il devient présentateur vedette du journal de 20 heures sur TF1.

Le 18 février 1976, le regard grave, Roger Gicquel ouvre le journal ainsi : «La France a peur. Je crois qu'on peut le dire aussi nettement. La France panique depuis qu'hier soir, une vingtaine de minutes après ce journal, on a appris l'horreur : un enfant est mort, un doux enfant au regard profond, assassiné, étranglé ou étouffé, on ne sait pas encore, l'autopsie ne l'a pas complètement révélé, par le monstre qui l'avait enlevé pour de l'argent».

Après six ans de collaboration avec la première chaîne, las d'occuper la même fonction et gêné par sa célébrité, Roger Gicquel décide d'arrêter le JT en 1981. Il ne quitte pas l'audiovisuel pour autant. Producteur de documentaires d'actualité, il tient une chronique sur Europe 1 jusqu'en 1982.

De 1983 à 1986, il produit et anime l'émission «Vagabondages» sur TF1, au cours de laquelle il reçoit des personnalités du monde socio-culturel. Disparaissant de nouveau du petit écran, il retourne à la radio, en tant que chargé de la revue de presse du week-end sur France-inter, de 1987 à 1994. Entre temps, il revient à la télévision, sur France 3-Ouest, où il anime l'émission hebdomadaire «En flânant», grâce à laquelle il retrouve la Bretagne de son enfance. L'émission s'arrête en 1997.

Depuis, Roger Gicquel avait poursuivi la ballade en écrivant. Il est notamment l'auteur «Tous les chemins mènent en Bretagne» (1998) et plus récemment «Croisières et escales en Bretagne» (2007).

samedi 6 mars 2010

Nicolas Sarkozy à la rencontre des agriculteurs

Nicolas Sarkozy est arrivé samedi à 8 h 30 au salon de l'agriculture, une demi-heure avant son ouverture au public. Le chef de l'Etat a été accueilli notamment par Jean-Michel Lemétayer, président de laFédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Peu après, Nicolas Sarkozy a commencé à arpenter les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1, aux côtés de du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et du ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, Michel Mercier.

Nicolas Sarkozy devrait faire des "annonces" en faveur des agriculteurs, confrontés à la crise la plus grave de ces trente dernières années. Électorat généralement classé à droite, le monde agricole a été cette année très déçu, voire ulcéré de l'absence du chef de l'État à l'inauguration du Salon. "S'il était venu au début, cela aurait calmé la tension, mais si jamais il n'annonce rien à la clôture, cela risque de faire des dégâts", affirmait jeudi soir un éleveur de vaches Salers, devant ses collègues qui tous opinaient du chef. Les "annonces" que pourrait faire Nicolas Sarkozy consisteraient à compléter le plan de soutien de 1,6 milliard d'euros lancé en octobre 2009.

Des aides pour les jeunes agriculteurs

C'est ce que souhaite le syndicat majoritaire, la FNSEA, la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, dont le président, Jean-Michel Lemétayer, a été reçu mercredi par le chef de l'Etat. Jean-Michel Lemétayer n'avait pas ménagé ses critiques sur l'absence du Président à l'inauguration, estimant que ce dernier avait "beaucoup de difficultés avec le monde paysan". Un sentiment partagé par nombre d'agriculteurs, toutes tendances confondues, qui souhaiteraient une "reconnaissance", comme le soulignait une responsable d'un syndicat concurrent, la Confédération paysanne.

Parmi les annonces, devrait figurer une augmentation de l'enveloppe de prêts relais qui passerait à 1,5 milliard d'euros pour aider les agriculteurs à faire face à leur problème de trésorerie. Ce coup de pouce devrait coûter 30 millions d'euros supplémentaires à l'Etat, sans pour autant contenter nombre d'agriculteurs déjà surendettés. Le chef de l'Etat pourrait aussi annoncer un nouvel allègement des charges sociales. Celles-ci ont déjà diminué depuis le 1er janvier pour les travailleurs occasionnels. Enfin, des aides pour les jeunes agriculteurs en cours d'installation pourraient être également au programme.

Vers une politique agricole commune "forte"

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a aussi promis que Nicolas Sarkozy s'engagerait pour une politique agricole commune "forte". La révision de la PAC, qui prendra effet à partir de 2013, devrait donner lieu à de vifs affrontements entre Européens.

Lors de la table ronde avec le chef de l'Etat, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) compte souligner l'importance "stratégique" du secteur : "Les pouvoirs publics doivent être conscients que vendre de l'agroalimentaire est aussi important que de vendre des Airbus", a déclaré Jean-René Buisson, son président. Il souhaite aussi souligner la perte de compétitivité de la France sur le marché mondial. En 2009, l'excédent des échanges agroalimentaires français, un point fort du commerce extérieur de l'Hexagone, a dégringolé de 38,6 %, à 5,4 milliards d'euros, contre 8,8 milliards en 2008. Signe de la crise aiguë que traverse l'agriculture française : les revenus des agriculteurs ont baissé, en un an, de plus d'un tiers, et jusqu'à 50 % pour la filière du lait.

Nicolas Sarkozy annonce des mesures de soutien aux agriculteurs

Comme attendu, Nicolas Sarkozy a fait des "annonces" en faveur des agriculteurs, confrontés à la crise la plus grave de ces trente dernières années. Samedi, lors d'une table ronde au Salon de l'agriculture, le chef de l'État a annoncé une augmentation de 800 millions d'euros, pour la porter à 1,8 milliard d'euros, de l'enveloppe de prêts bonifiés destinés à la consolidation des trésoreries des agriculteurs.
En visite au salon de l'Agriculture, le chef de l'État a assuré les représentants du monde agricole que "l'argent sera(it) là pour financer tout ce qui vous permettra de passer le gros de la crise". L'annonce de l'enveloppe de prêts bonifiés avait été faite en octobre dernier dans le cadre d'un plan de soutien au secteur, qui traverse une grave crise marquée par la baisse l'an passé d'un tiers de ses revenus, qui avaient déjà reculé de 20 % en 2008. "On avait annoncé un plan qui prévoyait un milliard d'euros de prêts bonifiés. C'est très simple, à la minute où je vous parle, on est à 1,8 milliard", a dit Nicolas Sarkozy. "Nous allons financer en complément la totalité des prêts bonifiés de trésorerie et de consolidation déposés dans les délais impartis. Personne ne restera en dehors, on prend tout", a-t-il ajouté. Il a indiqué d'autre part que les aides aux agriculteurs endettés pour les aider à rembourser leurs intérêts d'emprunt seraient portées de 100 à 150 millions d'euros.

"Je crois à l'agriculture durable" (Sarkozy)

Concernant une autre disposition du plan de soutien à l'agriculture, Nicolas Sarkozy a annoncé que les décrets sur la suppression des charges sociales pour les travailleurs saisonniers seraient signés d'ici la fin du mois.

Le chef de l'État a également déclaré qu'il fallait "changer les méthodes de mise en oeuvre des mesures environnementales dans l'agriculture", souhaitant que la France soit au premier plan de l'agriculture durable. Il a précisé que les ministres de l'Agriculture Bruno Le Maire et de l'Écologie Jean-Louis Borloo allaient réfléchir à de "nouvelles méthodes d'analyse en matière environnementale dans l'agriculture". "Je crois à l'agriculture durable", a affirmé Nicolas Sarkozy, en assurant qu'il voulait que la France soit "au premier plan des pays, en matière d'économie durable et d'agriculture durable".

Nicolas Sarkozy est arrivé à la Porte de Versailles de Paris , samedi à 8 h 30, soit une demi-heure plus tôt que prévu. Le chef de l'État a arpenté les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1, aux côtés du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et du ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, Michel Mercier. Nicolas Sarkozy avait provoqué la déception et la colère de professionnels en n'inaugurant pas le Salon le 27 février, sur fond de crise du secteur.

IL EST PLUS QUE TEMPS, NOS AGRICULTEURS SONT PRIS DANS UN ÉTAU QUI S'APPELLE LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE, LA POLOGNE NOUS ÉTOUFFE À COUP DE SUBVENTIONS, LE LAIT NE VAUT RIEN LÀ-BAS, D'OÙ LA BAISSE DES PRIX, CE N'EST PAS NORMAL.

L'abstention fait trembler la droite comme la gauche

En s'exprimant dans la dernière semaine, Nicolas Sarkozy espère mobiliser son camp sans créer de sursaut de l'opposition.

«C'est aujourd'hui la principale clef du scrutin», rapporte un responsable de l'UMP. À huit jours du premier tour, l'abstention et son pendant politique, la mobilisation partisane, sont l'objet de toutes les inquiétudes dans les états-majors.

C'est que les instituts de sondages laissent entrevoir un record d'abstention pour le cru 2010 des régionales : près d'un électeur sur deux bouderait les urnes le 14 mars. Le scrutin cumule les handicaps : il est le plus récent du corpus électoral - il date de 1986 - et concerne l'échelon administratif le moins connu des Français. Il intervient en outre à mi-mandat présidentiel, dans une période de crise économique et sociale où les Français sont davantage en attente de politiques nationales que d'initiatives locales méconnues.

Pis, les régionales sont pour la première fois en vingt-cinq ans dissociées de toute autre élection, notamment des cantonales qui n'interviendront qu'en 2011.

Le précédent record d'abstention date de 1998, quand 58 % du corps électoral seulement s'était déplacé. Le résultat des élections avait alors été marqué par une poussée de la gauche - qui a notamment fait basculer l'Ile-de-France, le Centre ou Provence-Alpes-Côte d'Azur - et une grave crise de la droite, divisée entre partisans et opposants d'une alliance avec le Front national.

Au dernier scrutin régional, deux ans après la présidentielle de 2002 qui avait vu Lionel Jospin être éliminé au premier tour, le regain de mobilisation (66 % de participation) a profité à la gauche, qui dirige depuis 24 des 26 régions.

C'est pourquoi le PS et ses alliés craignent cette année une forte abstention malgré des intentions de vote qui leur sont favorables. Martine Aubry, la première, redoute cette victoire annoncée dans les sondages qui la priverait d'une victoire dans les urnes : «Tout est possible, nous pouvons gagner toutes les régions, mais rien ne serait pire que croire que la gauche a gagné», expliquait la première secrétaire du PS mercredi. «Il y a beaucoup d'hommes et de femmes en difficulté qui hésitent à voter. Je leur dis : l'abstention sert Nicolas Sarkozy et sa politique», a-t-elle ajouté.

Papillons sous les essuie-glaces

«À la différence de 2004, il n'y a pas de mobilisation contre nous et nous le sentons bien sur le terrain», assure le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. Comme pour la gauche, la majorité semble en mesure de faire le plein des voix de son électorat fidèle, ce qui lui permet d'arriver en tête au premier tour dans les sondages dans une majorité de régions. Manquent cependant à l'appel ceux des électeurs qui voteraient davantage pour rejeter le projet de l'adversaire que par adhésion. D'où les mises en garde qui se multiplient à droite contre «l'abstention boomerang». Celle qui, en faisant perdre la majorité, ferait «gagner les hausses d'impôts et le laxisme sur les questions de sécurité», selon Lefebvre.

C'est d'ailleurs sur ces deux thèmes que la majorité s'apprête à faire le coup de force, en glissant d'ici le premier tour des milliers de papillons sous les essuie-glaces des voitures. Il y sera notamment question de la délinquance «qui a diminué de 14 % depuis que Nicolas Sarkozy a été ministre de l'Intérieur». Au-delà du choix de traiter de la sécurité, question sur laquelle les régions ne disposent pas de prérogatives, c'est l'entrée en lice du président de la République qu'il faut souligner. L'UMP espère que son implication saura créer le sursaut nécessaire sans mobiliser l'adversaire. L'entretien qu'il accordera au Figaro Magazine à la fin de la semaine prochaine relève à ce titre du quitte ou double.

vendredi 5 mars 2010

UNION EUROPEENNE- Barroso esquisse des objectifs économiques communs aux Vingt-Sept

Après l'échec de la stratégie de Lisbonne, la Commission européenne veut rebondir, en proposant
à l'Europe cinq objectifs de modernisation.
Si la stratégie de Lisbonne mise sur les rails en 2000 avait été un succès, l’Europe serait devenue cette année « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». On en est loin. La crise a encore accéléré le rattrapage par les pays émergents, dégradé le taux d’emploi et rendu plus menaçant le spectre d’une défaillance des régimes sociaux. En dix ans, les indicateurs de pauvreté se sont dégradés et l’effort de recherche a stagné. La stratégie de Lisbonne passera à la postérité comme une pétition de principe au service de laquelle bien peu a été entrepris depuis son lancement. Mercredi, José Manuel Barroso a eu ce mot stupéfiant : « dès le début, je n’ai jamais caché que je n’y croyais pas. »

Il n’en a pas moins présenté sa remplaçante : baptisée Europe 2020, elle propose aux gouvernements des Vingt-Sept d’inscrire leur politique économique dans un cadre commun. À la place des innombrables indicateurs de la stratégie de Lisbonne, la Commission propose de se focaliser sur cinq objectifs : l’augmentation du taux d’emploi des 20 à 64 ans de 69 % actuellement à 75 %, une hausse colossale de l’investissement en recherche, de moins de 2 % à 3 % du PIB, la « décarbonation » de la consommation et de la production énergétiques, la réduction du taux d’abandon scolaire à moins de 10 % assortie de l’augmentation du taux d’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur à plus de 40 % (contre 31 % actuellement), et enfin une réduction de 20 millions du nombre de personnes menacées de pauvreté (80 millions actuellement).

Optimisme
Cette fois-ci, José Manuel Barroso y croît-il ? En tout cas, il l’assure. La crise a réveillé, selon lui, la volonté des dirigeants nationaux d’avoir une vraie gouvernance économique européenne. La chancelière allemande a toutefois d’ores et déjà mis en doute la faisabilité des objectifs proposés par la Commission.

Autre raison de se montrer plus optimiste, assure le président Barroso : le traité de Lisbonne lui donne de nouveaux instruments de pression et notamment le pouvoir d’« adresser un avertissement » à une capitale qui dévierait de ses engagements. « Je pense que nos objectifs sont réalistes », a-t-il déclaré, « tout dépend maintenant des États membres ».

par Florence Autret, à Bruxelles

jeudi 4 mars 2010

Quand Sarkozy voulait rendre constructibles les zones inondables

"Il faut rendre constructibles les zones inondables"... La petite phrase, prononcée comme une évidence à la Cité de l'architecture et du patrimoine, dans un discours sur le Grand Paris le 29 avril 2009, est signée Nicolas Sarkozy. C'était sans compter sur Xynthia et les dégâts que la tempête a provoqués entre samedi et dimanche sur le littoral vendéen et charentais.

Lundi, en déplacement à La Rochelle, Nicolas Sarkozy enfile les habits du président indigné. Et s'interroge : "Comment, en France, au XXIe siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison", comme en Vendée et en Charente-Maritime ? Réponse de la secrétaire d'État à l'Écologie : le laxisme des permis de construire accordés en zone inondable... Chantal Jouanno prône même un durcissement des règles de construction dans ces zones inondables. Couac au sommet de l'État ? Ou changement de discours opportun ?

Nicolas Sarkozy ne prônait pas de faire fi du risque. Dans son intervention sur le Grand Paris, il précisait que sa volonté d'assouplissement des permis de construire n'était valable que "pour des bâtiments adaptés à l'environnement et au risque". Ce qui n'était apparemment pas le cas sur le littoral ouest, où les maisons n'avaient parfois pas d'étage... Il s'agissait surtout de résoudre la crise du logement qui touche le coeur de l'Ile-de-France. Malgré la nuance, de taille, l'intervention de Nicolas Sarkozy le 29 avril dernier, crée le buzz sur Internet depuis quelques jours.

AH PUTAINS DE MEDIA, TOUJOURS LÀ POUR CHERCHER LA MERDE, IL N'Y A QUE CELUI QUI GLANDE QUI NE SE TROMPE PAS. LES JOURNALISTES ASSISTENT EN SPECTATEURS, CRITIQUENT, MATRAQUENT, ASSASSINENT À TOUR DE BRAS, MAIS QUE FONT-ILS D'AUTRE LES CONS, J'AIMERAIS BEAUCOUP VOIR UN JOURNALISTE PRENDRE UNE DÉCISION POLITIQUE.

Régionales : la gauche conforte sa position de favorite

Une campagne peu mobilisatrice malgré la proximité de l'échéance, une gauche confortée dans sa position de favorite: telles sont les principales tendances de la deuxième vague du sondage TNS-Sofres/Logica réalisée pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter, les 1er et 2mars, sur un échantillon représentatif de 1000 personnes selon la méthode des quotas.
A gauche, les listes conduites par le PS et les listes divers gauche sont créditées de 30 % des intentions de vote, soit deux points de plus que dans la première vague de l'enquête TNS-Sofres des 1er et 2 février. L'extrême gauche, en revanche, s'effrite légèrement. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) perdant deux points tombe de 3,5 % des intentions de vote à 1,5 %, Lutte ouvrière (LO) de 3 % à 2,5 %. Ce tassement s'effectue au bénéfice du Front de gauche, en augmentation d'un point (7 %) par rapport à la précédente enquête. Enfin, les listes d'Europe Ecologie s'éloignent un peu plus de leur score historique des européennes de juin2009 (16,3 %) et enregistrent également une légère baisse (de 13 % à 12 %).

LE MODEM FIGÉ À 4 %

]L'addition des intentions de vote de gauche et d'Europe Ecologie l'emporte toutefois largement sur celle de droite. L'UMP et les listes divers droite recueillent 31 %, soit un point de plus qu'il y a un mois, tandis que le Front national, crédité de 8,5 % début février, perd 0,5 point. Quand au MoDem, il reste figé sur son score de 4 %.

Cette stabilité des intentions de vote – à l'exception du NPA, sans doute pénalisé par la polémique sur la présence d'une candidate tête de liste, portant le foulard, dans le Vaucluse – s'accompagne d'un intérêt toujours médiocre des électeurs pour la campagne. Ils sont encore moins de la moitié (49%), et à peine un peu plus nombreux qu'il y a un mois (45 %), à s'intéresser au scrutin, ce qui laisse présager un taux d'abstention élevé.

Les jugements formulés sur les campagnes menées par les différents partis sont sans appel. A l'exception des personnes interrogées s'apprêtant à voter pour le Front de gauche au premier tour et qui considèrent, à 66%, que ce parti mène "plutôt une bonne campagne", les électeurs potentiels des autres partis manifestent peu d'enthousiasme. Moins de la moitié de ceux qui choisissent l'UMP considère que le parti de la majorité fait une bonne campagne (49 %). Les niveaux de satisfaction ne sont pas plus élevés chez les électeurs potentiels d'Europe Ecologie (48 %) ou du PS (46 %).

A noter que le parti écologiste est celui qui recueille, de la part des partisans des autres formations, les meilleurs indices de réussite de sa campagne. La jugent "plutôt bonne" 40 % des électeurs potentiels du Front de gauche et 41 % de ceux du PS et, dans les rangs de l'UMP, Europe Ecologie est le seul parti de gauche pour lequel les bonnes opinions sur la campagne (26 %) l'emportent sur les mauvaises (18 %). "Cela témoigne d'une expression de sympathie assez partagée à l'égard des écologistes, souligne Brice Teinturier, directeur adjoint de TNS-Sofres. Reste que, globalement, les indices de réussite des campagnes sont soit négatifs, soit très bas, ce qui traduit, chez les personnes interrogées, le sentiment d'une absence d'enjeux mobilisateurs."
Christine Garin

ALLEZ EXPLIQUER À UN FRANÇAIS QUE LE CHANGEMENT DEMANDE UN MINIMUM DE COOPÉRATION DE LA PART DE CELUI QUI LE RÉCLAME.

DE VILLEPIN ET SON DERNIER NÉ.

Fillon ferait un meilleur président qu'Aubry ou Royal

Selon un sondage Ipsos, l'actuel premier ministre écraserait tous ses rivaux à droite, de Juppé à Copé en passant par Villepin. Seul DSK, à gauche, lui est préféré par les Français.

François Fillon ferait, aux yeux des Français, un meilleur président que les socialistes Martine Aubry et Ségolène Royal, mais moins bon que Dominique Strauss-Kahn, selon un sondage Ipsos* à paraître jeudi dans Le Point.

Ainsi, à la question «selon vous, qui ferait le meilleur président de la République ?», le premier ministre l'emporterait sur la première secrétaire du PS par 47% contre 31% (22% ne se prononcent pas). Domination encore plus forte encore face à Ségolène Royal : il gagnerait à 57%, contre 23% en faveur de la présidente de Poitou-Charentes (20% NSP).

Plus de trente points d'avance à droite

Mais le chef du gouvernement ne remporte pas pour autant la course : s'il devance Martine Aubry et Ségolène Royal, il est - a contrario - dominé par l'actuel directeur général du FMI : 46% voient en effet en Dominique Strauss-Kahn (PS) un meilleur président que François Fillon, crédité face à lui de 34% seulement (20% NSP).

Parmi les sympathisants UMP, le premier ministre est par ailleurs considéré comme le meilleur présidentiable de leur camp dans l'hypothèse où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas : avec 45%, il écrase ses suivants Alain Juppé (12%), Dominique de Villepin (11%) et Jean-François Copé (10%).

Sincérité et sens du dialogue

Interrogés par ailleurs sur les qualités des deux têtes de l'exécutif, les Français créditent Nicolas Sarkozy d'autorité et de détermination tandis que François Fillon l'emporte sur le plan du dialogue et la sincérité. Le président fait ainsi preuve d'une réelle détermination pour 76% des Français et d'autorité pour 70% d'entre eux. 48% pensent qu'il a le sens du dialogue, mais 50% pensent le contraire. Enfin seuls 33% lui accordent la sincérité, 63% la lui refusant.

Le premier ministre, lui, affiche ses meilleurs scores auprès de l'ensemble des Français pour la détermination (62%), le sens du dialogue (57%), la sincérité (56%), l'efficacité et l'écoute (chacun 48% pour, 44% contre). Il n'est minoritaire que pour l'autorité (42% oui, 51% non).

*Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 février auprès d'un échantillon de 954 personnes représentant la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas)

DSK L'HOMME QUI N'EST DIRIGÉ QUE PAR SA QUEUE, LA FRANCE DIRIGÉE PAR UNE TÊTE DE NŒUD QUEL TABLEAU !!!!!!

mercredi 3 mars 2010

Les Français sont les plus favorables à l'interdiction de la burqa

Les Français se montrent les plus favorables à l'interdiction de la burqa, voile islamique intégral, dans certains lieux publics, parmi les habitants de sept pays interrogés pour un sondage publié mardi par le Financial Times.

Quelque 70 % des Français interrogés disent soutenir l'interdiction de la burqa, alors qu'une majorité des Européens sondés se montre également favorables à l'adoption d'une loi similaire dans leur pays. 65 % des Espagnols et 63 % des Italiens verraient d'un bon oeil une telle interdiction même si le soutien est plus modéré en Grande-Bretagne (57 %) et en Allemagne (50 %).

Résultats différents pour les scanneurs corporels

Aux États-Unis, seule une minorité de 33 % des sondés soutiendrait un tel texte, et moins de 30 % en Chine. Les Américains et les Britanniques sont en revanche plus de 60 % à approuver l'usage de scanners corporels dans les aéroports alors que les personnes interrogées en France, Italie et Allemagne, y sont favorables à une courte majorité. En Espagne, seuls 46 % des sondés approuvent cette idée.

Le sondage a été effectué entre le 3 et le 10 février par l'institut Harris pour le Financial Times auprès de 7.256 adultes en France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, États-Unis et Chine. Le gouvernement français souhaite déposer un projet de loi prévoyant une "interdiction du voile intégral la plus large et la plus effective possible" et a saisi le Conseil d'État de l'aider à rédiger un texte adéquat. En Grande-Bretagne le ministre de la Justice Jack Straw a dit début février sa ferme opposition à une loi interdisant le port de la burqa.

IL EST VRAI QUE DE VOIR DES CAFARDS ÇA FAIT SALE DANS LES RUES.

Un érudit musulman publie une fatwa contre le terrorisme

Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné mardi les terroristes, considérés comme des ennemis de l'islam, dans une fatwa (avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique) rendue publique à Londres.
Il souligne que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al-Qaida, dans cette fatwa de quelque six cents pages présentée au cours d'une conférence de presse à Londres, en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.

Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de l'oumma [la communauté musulmane], non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri. "Il n'y a aucune place pour le martyre, et leurs actes ne seront jamais, jamais, considérés comme le djihad ['guerre sainte']", a-t-il ajouté.

Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman. Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence. Il a souligné que l'islam était une religion de paix, appelant d'autres responsables religieux à rejoindre sa position.

Muhammad Tahir-ul-Qadri est à la tête du mouvement Minhaj-ul-Quran, une organisation de tradition soufie, qui combat l'extrémisme religieux dans des centres situés dans des dizaines de pays.

mardi 2 mars 2010

Le MoDem tourne le dos à l'UMP

Lundi soir, la vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), Marielle de Sarnez a écarté toute possibilité d'alliance avec les listes de la majorité présidentielle.

Invitée lundi soir de l'émission "Mots croisés" sur France 2, la vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), Marielle de Sarnez, a exlu toute alliance avec l'UMP au second tour des élections régionales prochaines.

"Parce que l'UMP a choisi de nationaliser le scrutin", a justifié Marielle de sarnez. "Le message qu'entendrait l'UMP si jamais c'était un message qui allait dans son sens serait 'vous voyez, les Français soutiennent la politique gouvernementale'. Donc, je le regrette", a-t-elle ajouté.

Du coup, la dirigeante du moDem a exposé les deux possibilités qui s'offrent à son parti: "rester indépendant", à condition de réunir au moins 10% des suffrages exprimés afin de pouvoir se maintenir au second tour. Ou bien se rapprocher de la gauche. "Il y peut-être d'autres régions où nous regarderons avec les uns ou les autres, avec les présidents de région s'ils sont ouverts, en fonction des projets, des propositions, du contenu. Donc, tout est ouvert. Possiblement, des alliances sont envisageables", a-t-elle dit.

DONC DE PAR SES DIRES, LA PÉTASSE RABOUGRIE DU MODEM EN FAIT AUSSI UN ENJEU NATIONAL, NON ? QUELLE CONNE !!!!

CERTIFICAT VOLTAIRE - Zéro faute !

"Veuiller trouvé si-joint mon CV ainsi que ma lettre de motivation"….Ça les employeurs n’aiment pas du tout ! Le Certificat Voltaire est un tout nouveau diplôme qui espère devenir une référence francophone et un outil au service des recruteurs en matière d’orthographe
Les anglophones ont leur TOEFL, dorénavant les francophones auront leur Certificat Voltaire. Il s’agit d’un test conçu par une équipe d’experts et par le champion du monde d’orthographe, Bruno Deweale. Son objectif est de valoriser sa maîtrise de la langue française sur un CV.

En plaidant dans son dernier livre "Zéro Faute", pour une simplification de l’orthographe, le journaliste François de Closets savait bien qu’il n’était pas au bout de ses peines, dans un pays où la langue est sacrée, pratiquement intouchable mais aussi sous la tutelle de l’Académie Française.

Woonoz, une société lyonnaise spécialisée dans les outils numériques a décidé de prendre le problème au contrepied pour rassurer des recruteurs inquiets face à la recrudescence des fautes, notamment dans les lettres de motivation. "Un bon CV avec les compétences attendues mais accompagné d’une lettre truffée de fautes passe vite à la poubelle !" , explique-t-on dans une agence intérimaire. "Avec l’usage croissant de l’e-mail au détriment du courrier, la majorité des écrits de l’entreprise part sans bénéficier du regard vigilant d’une secrétaire ni d’une relecture. Pouvoir prouver que l’on a un bon niveau en orthographe devient donc un atout de taille lors d’une recherche d’emploi ", assure-t-on chez Woonoz.

Certificat Voltaire, mode d’emploi
Décliné sur le modèle des QCM de nos voisins anglophones, l’examen Voltaire d’une durée de 2h30 est constitué de 300 questions qui couvrent règles grammaticales, sémantiques, lexicales, syntaxiques. Pour environ 60 euros, l’inscription est réalisée en ligne, l’examen a lieu en salle d’examen universitaire. Pour le moment une vingtaine de villes hébergent l’examen mais après février le projet devrait être étendu un peu partout en métropole. Le score de la certification est compris entre 0 et 1000. À titre de référence, un score de 300 points qualifiera un candidat qui n’aura pas de difficultés majeures à rédiger un texte simple. Avec 900 points, le candidat est considéré comme référent en matière d’orthographe ! Une fois l’examen de certification effectué, les candidats reçoivent par courrier postal (et par e-mail) une attestation indiquant leur score ainsi qu’un code de validation. Ce dernier permet à tout employeur de vérifier l’authenticité du score obtenu sur le site internet de la certification Voltaire pendant deux ans. Les détracteurs du projet Voltaire regrettent que l’examen ne soit encore une fois l’occasion de piéger les candidats avec les éternelles exceptions ou homonymies complexes, style : satire/satyre, martyr/martyre, prémices/prémisses….Pour les adeptes, reste à savoir si le projet Voltaire deviendra la véritable référence francophone dans nos CV de demain ?
Sylvie Forder
CERTIFICAT VOLTAIRE

SALON DE L'AGRICULTURE - Casse-toi, tu pues !

Nicolas Sarkozy n'était pas présent samedi pour inaugurer le salon de l'Agriculture. Un désistement pas vraiment apprécié des agriculteurs alors que la crise fait rage dans le secteur

(Edition internationale)- La 47ème édition du Salon de l'Agriculture a ouvert ses portes samedi à Paris porte de Versailles, et ce, pour une semaine. 1.045 exposants sont présents de 25 pays différents et 700.000 visiteurs sont attendus. Alors que d'habitude, c'est le président de la République qui inaugure le Salon de l'Agriculture en compagnie de son ministre, cette année, Bruno Le Maire s'est baladé seul dans les allées serrant la main des paysans et caressant les bêtes. La raison ? Nicolas Sarkozy a préféré intervenir en clôture de la manifestation samedi ou dimanche prochain.

Nicolas Sarkozy a brillé par son absence samedi
Il y a peu de temps, Nicolas Sarkozy déclarait "La France a un lien charnel avec son agriculture et, j’ose le mot, avec sa terre". Une position fortement appréciée par les agriculteurs en mal de reconnaissance. Et pourtant, contrairement aux deux années précédentes, Nicolas Sarkozy n'est pas venu samedi ouvrir le salon de l'Agriculture. Certes, le chef de l'Etat n'a pas le même attachement que Jacques Chirac au saucisson et aux valeurs du terroir. Citadin, il n'apprécie d'ailleurs guère les poignées de main franchouillardes de rigueur lors de cette manifestation. Pire, le salon lui rappelle des mauvais souvenirs: en 2008, il avait lancé le désormais célèbre "Casse toi pauv' con" à un visiteur refusant de lui serrer la main.

Un désistement lourd de sous-entendus pour les agriculteurs
Alors que la période est morose pour les agriculteurs (certains ont perdu 30 à 40% de leurs revenus), notamment pour les producteurs de lait qui ont fait grève cet automne pour réclamer une hausse des prix, l'absence de Nicolas Sarkozy a été vue comme un abandon de la profession, comme une traitrise. Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a ainsi estimé "qu'il n'y a pas toute la compréhension, parce que le président Sarkozy a beaucoup de difficultés avec la campagne, avec le monde paysan". Cette incompréhension se manifeste aussi dans les sondages puisqu'a été constatée une baisse significative de la popularité de Nicolas Sarkozy chez les agriculteurs pourtant traditionnellement acquis à la droite. Ainsi, si le chef de l'Etat recueillait 56% d'opinions favorables il y a encore un an, il n'en séduit aujourd'hui plus que 47%. Les autres syndicats étaient quant à eux partagés. La Confédération paysanne s'est déclarée "surprise pour ne pas dire choquée" de l'attitude de Nicolas Sarkozy qui trahit "soit une absence de solutions " à la crise agricole, soit "qu'il a peur des paysans, des manifestations". Pour la coordination rurale en revanche, "cela ne va pas changer grand chose pour les agriculteurs que le président Sarkozy passe au salon. L'important c'est qu'il défende l'agriculture européenne à Bruxelles".

L'opposition se gausse
Si les agriculteurs étaient les mieux placés pour critiquer l'absence de Nicolas Sarkozy, les autres formations politiques n'ont pas hésité à aller de leurs petits commentaires. Après Dominique de Villepin qui avait attaqué le chef de l'Etat sur son attachement à l'agriculture le 15 février lors d'une visite dans le Finistère «Je regrette que [l’agriculture] ne soit pas une priorité du chef de l’Etat et du gouvernement, même si mon ami Bruno Le Maire se donne beaucoup de mal.», c'était au tour de Martine Aubry ce week-end d'estimer que son absence "montre son mépris pour les agriculteurs". François Bayrou, lui, a considéré que c'était "un geste d'abandon". Qui pourrait croire face à ces commentaires que François Mitterrand lorsqu'il était président n'a jamais inauguré, ni même visité le salon de l'Agriculture ?

Bruno Le Maire relativise
Le ministre de l'Agriculture a donc inauguré seul le salon, rejoint plus tard par le nouveau commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. Il a cependant tenu à défendre le chef de l'Etat qui interviendra samedi ou dimanche en clôture. "Il a une vraie attention sur le secteur", a-t-il expliqué. "Il y aura des choses nouvelles, qui ne sont pas forcément habituelles dans la relation qu'a le président de la République avec le monde agricole. Ce sera le signal d'un rassemblement du monde agricole et l'ouverture de perspectives pour l'avenir".
Magali MASSA

QUE MARTINE AUBRY AIME LES AGRICULTEURS C'EST NORMAL, UNE TRUIE AIME LA FERME, MAIS LA CAMPAGNE ÇA PUE, OUI, VRAIMENT, ÇA "CHLINGUE!" LA BOUSE ET TOUT LE RESTE.
LES FRANÇAIS AIMENT LA CAMPAGNE QUAND ELLE VIENT À PARIS, QUAND C'EST L'INVERSE, ON S'ARRÈTE AUX IMAGES D'ANTAN... CELLE DU BON FERMIER ET SA CRÈMIÈRE QUI TRAIT SA VACHE POUR FAIRE DU LAIT ET DU BEURRE, C'EST TORDANT.
SARKO N'AIME PAS, C'EST NORMAL, IL A LE COURAGE DE LE MONTRER, APRÈS TOUT POURQUOI PAS.
EST-CE POLITIQUEMENT CORRECT QUE DE TRAINER SES POMPES DANS LA MERDE ? POUR CERTAINS PEUT-ÊTRE, À GAUCHE SUREMENT.

dimanche 28 février 2010

La Poste a changé de statut

Le décret instituant le changement de statut de La Poste est paru samedi au Journal Officiel. Le groupe était un établissement public et devient une société anonyme. Le texte prévoit que "La Poste est une société anonyme régie par les dispositions légales et réglementaires applicables aux sociétés anonymes, notamment le code de commerce". Le changement de statut a été au cœur d'une polémique. Pour ses partisans, il permettra au groupe d'affronter l'ouverture à la concurrence. Pour ses détracteurs, qui avaient organisé une "votation populaire" en octobre 2009, c'est une porte ouverte à la privatisation rampante.

EH BEN J'ESPÈRE QUE MAINTENANT J'AURAI DU COURRIER DANS MA BOITE À LETTRE. Z'ÉTAIENT EN GRÊVE LES ENFOIRÉS, DEPUIS TROIS SEMAINES À PARIS 17 EME.

Les courbes d'une femme : une drogue pour les hommes ?

Une étude américaine a réussi à déterminer les effets de la contemplation féminine sur le cerveau masculin. Les jolies courbes provoqueraient chez les hommes le même effet que la drogue ou l'alcool.
Des courbes parfaites, des photos de nus : le cocktail explosif pour faire tourner la tête de ces messieurs. Une étude révèle que les hommes qui contemplent une femme au courbes généreuses, comme Beyoncé Knowles, Scarlett Johansson ou encore Jennifer Lopez, ressentiraient les mêmes effets euphorisant que la drogue et l'alcool.

Dans cette étude, faite au Georgia Qwinnett College, 14 hommes, pour la plupart, âgés de 25 ans ont participé à l'étude qui consistait à observer des photos de fesses nues avant et après des retouches, redistribuant la graisse, la retirant des hanches en la faisant descendre vers l'arrière des fesses, sans modifier le poids général des demoiselles. Résultat : en scannant les cerveaux de ces messieurs, les scientifiques ont remarqué que le fait d'observer les photos retravaillées activait des parties du cerveau, notamment celle qui est active lors de la consommation de drogue.

Le chercheur Steven Platek, neuroscientifique de l'évolution cognitive au Georgia Gwinnett College, explique : "Il ne s'agit pas seulement d'acheter un Playboy, Maxim, ou FHM. Ces résultats pourraient nous aider à comprendre l'addiction des hommes aux images pornographiques". L'équipe de chercheurs avance même que les résultats pourraient servir de base à une recherche scientifique sur l'infidélité sexuelle.

L'étude révèle qu'une silhouette tout en courbes serait synonyme de fécondité. Les scientifiques expliquent que les femmes qui ont un corps en forme de bouteille, avec la taille fine et les hanches larges, sont perçues comme plus fertiles, capables d'avoir des enfants en meilleure santé et moins sujettes aux maladies graves. Alors pas de panique, mesdames, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

samedi 27 février 2010

Comment faire un tabac avec une campagne "fantôme"

La campagne antitabac qui a fait le tour du monde médiatique... n'existait pas. Tout a commencé mardi 23 février, avec la publication en "une" du Parisien de deux photos qui jouent la provocation, présentant de jeunes fumeurs à genoux devant des adultes dans une position à connotation sexuelle. Une campagne publicitaire qui "fait scandale", selon le quotidien. L'information est reprise sur TF1, France Inter, les Guignols de Canal+, "C dans l'air" de France 5, et même le New York Times et la chaîne publique chinoise CCTV.
Mais qui a réellement vu la campagne ? A-t-elle été insérée dans une page publicitaire d'un journal ? A-t-elle été affichée dans les rues ? Non. Seule certitude : journalistes et blogueurs ont reçu, lundi 22 février, un communiqué de l'agence publicitaire BDDP & Fils évoquant le lancement "d'une campagne choc auprès des jeunes" pour l'association Droits des non-fumeurs. C'est sur la foi de ce communiqué que les journalistes ont relayé l'information. Ils ont aussi demandé des comptes à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (l'ARPP). "Il n'y avait pas de campagne publicitaire. L'agence nous a dit qu'il s'agissait en fait de 15 000 cartes distribuées dans les boîtes de nuit et les bars en Ile-de-France", affirme Joseph Besnaïnou, directeur général de l'ARPP.

Mais, face aux protestations des associations et de Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, l'ARPP a publié, jeudi, un communiqué demandant la "cessation immédiate de cette campagne". Une ingérence dans le contenu éditorial puisque la publicité n'existait de fait que dans des articles qui la commentaient.

Vendredi, Droits des non-fumeurs et l'agence BDDP & Fils se frottaient les mains, comptabilisant des "retombées médias" dépassant toutes leurs espérances. La campagne a finalement été diffusée ce jour-là dans les espaces publicitaires des magazines Choc et Entrevue. De quoi lui donner un minimum de réalité si elle souhaite concourir au prochain Festival international de la publicité de Cannes, du 20 au 26 juin, où la présence de campagnes "fantômes" fait régulièrement polémique.
Laurence Girard

MERCI À TOUS LES MEDIA DE MERDE QUI ONT FAIT LE BUZZ !!! BANDE DE CONNARDS !!! QUELLE SOCIÉTÉ DE MERDE PROMPTE À S'ÉMOUVOIR POUR DES CONNERIES !!!
(Je suis vulgaire, je sais mais là je suis furieux contre cette bêtise médiatique)

Apple a vendu 10 milliards de chansons sur iTunes en sept ans

C'est fait ! Apple a réussi l'exploit de vendre dix milliards de chansons sur Internet. Cela lui aura pris sept ans. Depuis 2003, iTunes, le logiciel lié aux baladeurs iPod, permet d'acheter légalement de la musique en ligne. Un compteur était visible depuis plusieurs jours sur le site d'Apple, et la Pomme promettait une carte iTunes d'une valeur de 10.000 dollars à l'heureux acheteur du dix milliardième téléchargement. Mercredi, Louie Sulcer, habitant de Woodstock, en Géorgie (ville américaine homonyme de celle qui accueillit le célèbre festival en 1969) a eu le clic heureux et est donc devenu cet acheteur. Depuis, Apple affiche un autre message : "10.000.000.000 de chansons téléchargées sur iTunes, et ça continue." Un joli cadeau pour le patron d'Apple, Steve Jobs, qui fêtait le même jour ses 55 ans !

Apple en profite pour publier un classement des vingt titres les plus téléchargés de l'histoire d'iTunes. Sans surprise, c'est I gotta feeling des Black Eyed Peas qui remporte la mise, après un succès planétaire soutenu par des lipdubs . Suivent Lady Ga Ga, Jason Mraz, Coldplay, Flo Rida, Taylor Swift, Leona Lewis, Ke$ha, Rihanna, P!nk, Katy Perry, Beyoncé, Kanye West, T.I., Plain White T's et Miley Cyrus. Certains affichent deux titres dans ce top 20, largement dominé par l'industrie musicale américaine. Apple ne le précise pas, mais il serait intéressant de savoir quelle proportion des dix milliards de téléchargements est concentrée sur ces quelques artistes...

Le magasin en ligne iTunes, qui propose aussi des séries télévisées, des films ou encore des podcasts, est "le numéro un mondial des disquaires" selon Apple. Son catalogue compte douze millions de titres, vendus 0,69, 0,99 ou 1,29 euro la chanson. Les verrous numériques (DRM), un temps présents, ont disparu depuis environ un an, ce qui a permis de percer un peu plus sur un marché biaisé par le téléchargement illégal. Dans le même temps, les ventes de disques (supports physiques) se sont effondrées, ce que les maisons de disques n'expliquent, évidemment, que par le piratage...

Les Rolling Stones intègrent 10 inédits à une réédition

Les Rolling Stones, qui ne publient pas volontiers d'enregistrements inédits, incluront dix chansons extraites de leurs archives dans une réédition prochaine de leur double album "Exile on Main Street".

Cette production de 1972, que beaucoup tiennent pour l'une des meilleures du groupe anglais, comprend des titres comme "Tumbling dice", "Shine a Light", "Happy" ou "Shake Your Hips".

L'album a été enregistré dans l'atmosphère moite de la cave d'une villa de la Côte d'Azur que la Gestapo utilisa durant la guerre - la Villa Nellcôte, au-dessus de Villefranche-sur-mer. Le guitariste Keith Richards était alors en pleine héroïnomanie et le chanteur Mick Jagger venait de se marier.

La réédition, que le groupe Universal Music de Vivendi prévoit pour les 17 et 18 mai à travers le monde, comportera de nouvelles plages telles que "Plundered My Soul", "Dancing in the Light", "Following the River" ou "Pass the Wine".

Bien que les Stones aient été copieusement piratés, les quatre titres dévoilés semblent inconnus aux collectionneurs. On trouvera aussi des versions inédites de certains titres de l'album, notamment de "Soul Survivor" et de "Loving Cup". Les autres titres inédits n'ont pas été communiqués.

Jagger a déclaré à la revue Rolling Stone que Richards et lui avaient ajouté des parties de percussions et de guitare à certains des nouveaux titres.

Les deux partenaires ont supervisé le projet avec le producteur Don Was, qui collabore avec le groupe depuis quinze ans. Le chanteur a également écrit de nouvelles paroles pour "Following the river".

Jagger évite généralement de puiser dans les archives du groupe, formé en 1962, parce qu'il préfère le considérer au présent plutôt que dans un esprit nostalgique.

La réédition sera accompagnée d'un documentaire réalisé pour la télévision, "Stones in Exile", qui présente des scènes filmées et des photos d'archives ainsi que de nouvelles interviews.

L'album sera disponible sous trois formes: le disque d'origine avec ses 18 titres, une édition avec inédits en prime et une formule comportant aussi une version vinyle, un DVD documentaire différent de 30 minutes et un livre.

Dean Goodman, version française Philippe Bas-Rabérin

Le système de santé en Iran : un modèle pour les États-Unis

Derrière la propagande médiatique, une autre image de l’Iran
Pour le public occidental, depuis plusieurs années, l’Iran est dénigré, et son gouvernement, au travers de son président, Mahmoud Ahmadinejad, est diabolisé systématiquement.

Le premier à pousser à son paroxysme cette rhétorique insultante à l’égard de l’Iran fut le gouvernement de Georges W. Bush bien connu pour son « respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression » (1), pour » son combat contre la torture et les inégalités » (« Kidnappés par la CIA, les charters de la torture », par Trevor Paglen et A.C. Thompson, éditions Saint-Simon), pour « son éthique électorale » (hacking democracy) et pour « son attachement à la transparence et à la vérité » : «Faux prétextes» (2).

Par le slogan néoconservateur d’Axe du Mal (Axis of Evil), l’Iran fut « popularisé » dans nos séries télévisées, dans nos journaux écrits et parlés, comme un État voyou, ainsi étiqueté par le pays comptant le plus de prisonniers au monde, 2,3 millions (3) (davantage que la Chine).

Depuis cette date, cette image salie, d’un Iran terrifiant, est profondément ancrée, imprimée dans l’esprit de nombreux occidentaux.



Le contentieux entre les États-Unis et l’Iran remonte certainement à l’occupation de l’ambassade américaine à Téhéran, en 1979, entraînant la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Cela n’avait pas empêché par la suite Ronald Reagan de vendre des armes à l’Iran pour, avec l’argent obtenu, soutenir les Contras au Nicaragua (Irangate). Mais bon...

Avant cela, en renversant pour des raisons de nationalisation du pétrole iranien le docteur Mossadegh élu en 1953, Washington et la CIA ont permis, et soutenu, 40 ans de dictature par le Shah Phalavi, régime très peu compatible avec la liberté d’expression et les droits de l’homme, sans que cela n’entraîne, autant qu’aujourd’hui, un tollé de protestations et de provocations des philosophes, des politiciens et des médias occidentaux. Ceux-ci s’accommodaient donc davantage de la Savak et des terribles tortures de la police secrète du Shah (4), qu’ils ne supportent aujourd’hui les débordements des Gardiens de la Révolution.

Depuis, des élections annoncées comme truquées (sans preuves), des phrases mal traduites (5), un programme nucléaire présenté comme ayant des buts militaires, des répressions de manifestants et d’opposants qualifiées de bains de sang, un prétendu antisémitisme insupportable (6), sont venus renforcer l’image diabolique du gouvernement iranien au point qu’aujourd’hui, pour l’Occident, il incarne le Mal Absolu. Il n’est plus sur l’Axe du Mal du « paisible » Bush, il est le Mal.

Sont ressorties également de façon très opportune, les images d’un gouvernement intolérant opprimant son peuple, ses femmes, à coups de matraques, confondant politique et religion, et pour lequel l’emprisonnement et la torture remplaceraient le dialogue et le débat critique, si « chers » aux occidentaux.

Connaissez-vous le système iranien d’accès aux soins de santé ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, ce système a permis de réduire de 70% la mortalité infantile dans ce pays, l’Iran islamiste, en 30 ans (7). Le Dr Aaron Shirley, premier pédiatre noir du Mississipi en 1965, connaît bien, lui, le modèle iranien, et à 77 ans, il voudrait l’importer dans le delta du Mississipi, où le taux de mortalité infantile est le plus élevé des États-Unis (50% de plus que la moyenne nationale) et où l’espérance de vie est la plus faible du pays. Aaron a passé, avec deux collègues, dix jours en Iran en mai 2009.

En octobre 2009, ce sont quatre médecins iraniens, dont un membre du ministère de la Santé qui ont passé une semaine dans le Mississipi. Il y a une certaine morale dans cette histoire dont personne, sur les grandes chaînes de la télévision occidentale, ne parle. Celle d’un pédiatre noir, qui a subi des violences policières alors qu’il était militant des droits civiques et qui a contribué à la création du plus grand centre de santé communautaire de l’État, accueillant dans le Sud profond des Iraniens afin de s’inspirer de leur système d’accès aux soins de santé : quelle leçon à tous les philosophes, philanthropes et politiques qui aboient sur l’Iran et répandent leur fiel sur ce pays.

Malgré les dizaines de millions de dollars injectés par le gouvernement fédéral étatsunien, les soins médicaux primaires dans le delta du Mississipi sont restés peu performants. L’Iran compte 17 000 maisons de santé, des dispensaires ruraux qui emploient les agents de santé locaux.

Aujourd’hui, plus de 90 % des 23 millions d’Iraniens habitant en zone rurale ont accès aux services de santé grâce à ce système, selon les responsables, et cet accès est gratuit (8). Sans écho dans les médias occidentaux qui préfèrent ne parler de l’Iran que quand on peut en dire du mal, sans tapages, les États-Unis et l’Iran ont discrètement apporté leur soutien à l’initiative proposée dans le delta où des noirs vivent en majorité.

L’Institut national de santé (National Health Institute) américain a fait part de son approbation, comme le confirme un texte publié sur son site internet : « Le succès remarquable du concept iranien des maisons de santé […] apporte espoir et inspiration aux autorités du delta du Mississipi. » (9).

En visitant l’Iran, le docteur Aaron Shirley, le pédiatre noir à l’origine du projet, a déclaré, en riant : « Je me suis senti plus en sécurité en Iran que dans le Mississipi des années 1960. »
Les Iraniens qui sont venus en octobre 2009 ont eu, eux, un choc en constatant l’immense pauvreté de l’Amérique rurale en arrivant à Baptist Town, un dédale de rues boueuses, de terrains vagues à l’abandon et de cabanes coincées entre deux voies de chemin de fer et un bayou. Pas d’écoles, pas de cliniques, pas de centre communautaire.

Le Dr Shirley s’est rendu récemment au Congrès, à Washington, avec un confrère pour récolter des fonds afin d’ouvrir des maisons de santé à l’iranienne à Baptist Town, dans la périphérie de Greenwood et dans quatorze autres zones du delta du Mississipi. Le projet du Mississipi vise à former des aides-soignants, puis à les envoyer faire du porte-à-porte pour délivrer des soins de base, comme prendre la tension artérielle, faire des soins d’hygiène. Pour les soins plus avancés, les patients continueront d’être envoyés dans des cliniques et des hôpitaux, et pourront ensuite bénéficier d’un suivi à domicile, au départ des maisons de santé créées à proximité (10), en s’inspirant du système iranien.

Le modèle iranien pour sauver de la mort des enfants américains que les millions de dollars fédéraux n’arrivent pas à mettre à l’abri de la maladie et du dénuement, quelle ironie, vous ne trouvez pas ?

Alors que les États-Unis, qui dépensent des trillions (milliers de milliards) de dollars dans leurs guerres mondiales illégales, à l’extérieur, pour dominer et piller la planète, les médias et les grandes chaînes américaines ne savent parler que de l’Iran démoniaque et tyrannique.

N’en déplaise à Shimon Perez qui déclare que « l’Iran est un danger pour le monde » (11), il est également un modèle, pour les Etats-Unis eux-mêmes.

Durant ses visites au Congrès, le docteur Shirley devrait essayer d’obtenir une entrevue avec le président, et lui toucher un petit mot de tout ça.

Dans le delta du Mississipi, il est probable que les Étasuniens voient l’Iran autrement que dans le reste du monde occidental.

vendredi 26 février 2010

Le FN provoque en copiant une affiche suisse anti-minarets

Un parti helvète d'extrême droite accuse le Front national d'avoir «volé» une campagne, qui avait déjà provoqué une vive polémique à l'automne dernier en Suisse. Et menace d'attaquer le parti frontiste en justice.
L'affiche anti-minarets, qui a valu à l'automne dernier une vive polémique à l'occasion du référendum suisse sur le sujet, inspire le Front national. A l'occasion de la campagne pour les régionales, la section «jeunes» du parti de Jean-Marie Le Pen l'a reprise quasi intégralement, avec ce message en lettres capitales : «Non à l'islamisme». Comme sur l'affiche initiale, les minarets, au nombre de sept, demeurent. La femme en burqa, dont on ne distingue qu'un regard agressif, également. Seul changement : le drapeau suisse n'a pas été remplacé par le drapeau français, mais par celui de l'Algérie, qui recouvre l'Hexagone dessiné.

Un plagiat en bonne et due forme qui n'est pas franchement du goût de l'UDC, le parti helvète à l'origine de la campagne anti-minarets en Suisse. «On se passerait aisément de cette promiscuité avec le FN dont je ne partage pas les valeurs, notamment par rapport à l'antisémitisme», déplore le vice-président de l'UDC, Yann Perrin. «C'est du vol !», ajoute le directeur de l'agence qui a conçu l'affiche, tout en annonçant son intention d'engager une action en justice contre le FN. «Notre agence va lutter avec tous les moyens contre ceux qui pillent nos idées. Nous ne voulons pas que nos affiches soient instrumentalisées, voire détournées, par d'autres partis politiques ou groupements. Nous n'avons jamais travaillé pour le FN français. Et nous ne le ferons jamais», affirme-t-il dans une interview au quotidien La Liberté.

Le FN prêt à s'expliquer devant un tribunal

Même s'il ne nie pas s'être inspiré de l'affiche de l'UDC et reconnaît ne pas avoir contacté ses concepteurs, le président du Front national de la jeunesse (FNJ), David Rachline, affirme ne pas comprendre la polémique. «Qu'est-ce que vous voulez que je mette sur cette affiche en dehors de minarets et de burqas ? Je suis surpris par l'UDC, qui se dit contre les minarets en Suisse, mais pas contre ceux qui s'implantent dans les autres pays», réagit-il, interrogé par lefigaro.fr.

Second problème pour le FNJ : son affiche pourrait bien tomber sous le coup de la justice française. «Dans les textes, la liberté d'expression doit respecter certaines limites, comme l'injure raciale et le respect de l'ordre public», explique Lauriane Josende, juriste et auteur de Liberté d'expression et démocratie (ed. Bryulant, 2010). «Ici, l'atteinte à un groupe en raison de son appartenance raciale et religieuse semble manifeste.» Dès lors, une procédure civile en référé pourrait être engagée sur la forme par une association par exemple, afin de faire retirer en urgence ces affiches. Une plainte pourrait par ailleurs être déposée, au pénal cette fois, pour juger l'affaire sur le fond et faire condamner le FNJ pour l'entrave à la loi dont il serait coupable.

«Sur le fond de l'affiche, je suis prêt à m'expliquer devant un tribunal, prévient David Rachline. Si l'on me reprochait une entrave à la loi, il s'agirait d'une censure, d'une vraie atteinte à la liberté d'expression.» En attendant, ces affiches ont commencé à fleurir en Paca, comme à Toulon, Bandol ou Sanary, et le président du FNJ prévoit d'ores et déjà un «collage massif» dans la région. Selon Rachline, plusieurs fédérations du FN auraient également fait part de leur souhait d'utiliser cette affiche. Contactée par Lefigaro.fr, la fédération Paca du FN n'était pas immédiatement joignable.

NOUS VIVONS DANS UN PAYS OU L'HYPOCRISIE EST REINE, LE FN POSE TOUT HAUT DES QUESTIONS QUE LA MAJORITÉ D'ENTRE NOUS SE POSE TOUT BAS. ARRÊTONS DE LE DIABOLISER, JE NE VOTERAI JAMAIS FN, MAIS SES IDÉES ONT LE MÉRITE D'ÊTRE CLAIRES....PAS COMME CELLES DU PS