lundi 20 octobre 2014
Du pétrole toujours plus abondant, et encore moins cher
Du pétrole toujours plus abondant, et encore moins cher
En l’espace de quelques semaines, le prix du pétrole a chuté, passant de plus de 100$ le baril au cours du mois d’août à un petit 80$ actuellement. Comme on va le voir, cette baisse entraîne quelques remarques économiques fort intéressantes.
Plusieurs facteurs expliquent assez facilement la dégringolade des cours. Comme on peut le lire assez facilement à droite ou à gauche, il y a d’abord la forte diminution de la demande, liée à un ralentissement économique mondial. Tout particulièrement, la Chine demande maintenant nettement moins d’énergie (tant du côté du pétrole que du charbon, dont les prix baissent aussi) alors que son économie se ralentit notoirement. En Europe, la récession entraîne aussi une baisse de consommation : tant les industries qui produisent moins pour s’adapter à une baisse de la demande que les consommateurs individuels qui font des efforts d’économies poussent effectivement à une diminution marquée de la demande en produits pétroliers.
D’un autre côté, on note aussi une hausse de l’offre, de plusieurs façons. Si certains pays (comme le Venezuela) cherchent à réduire la production — et il faut bien dire que le socialisme a un talent certain pour générer, voire provoquer de la pénurie — d’autres en revanche n’ont aucun souci à l’augmenter, les États-Unis en tête avec le gaz et l’huile de schiste, suivis de l’Arabie Saoudite qui n’hésite pas à conserver ses robinets grands ouverts. Aux producteurs traditionnels se sont en outre ajoutés la Russie, qui n’a pas de souci de production, et l’Iran, qui n’est plus encombré de l’embargo sur son pétrole.
Mécaniquement, cette offre abondante alors que l’économie marque nettement une pause, qui entraîne une demande plus faible, aboutit déjà à un prix tendu vers le bas. À présent, les perspectives de croissance ayant été revues à la baisse, il n’est dans l’intérêt d’aucun producteur de pétrole actuel de noyer le marché dans une offre trop abondante, au risque de voir encore les prix descendre bien plus bas. La baisse actuellement constatée devrait, de ce point de vue, favoriser la mise en suspens de nouvelles exploitations, tant aux États-Unis (dans le pétrole conventionnel ou de schiste) qu’ailleurs — je pense ici aux gisements énormes récemment découvertss en Arctique par les Russes de Rosneft.
À ceci s’ajoute le désir du principal producteur et membre le plus influent de l’OPEP, l’Arabie saoudite, de limiter la prise de parts de marché de la part de ses concurrents (américains notamment). Comme les coûts de production de l’or noir ne sont pas partout les mêmes, l’Arabie joue ici surtout sur le fait que l’exploitation de son pétrole est bien plus facile à rentabiliser à 80$ ou même 70$ le baril que l’exploitation des schistes, ou des gisements iraniens ou russes qui ont besoin d’un prix du baril supérieur à 100$ (l’Arabie peut ainsi se satisfaire d’un prix du baril très bas, quitte à couper dans ses subventions publiques généreuses le temps que la situation s’apure). En outre, géopolitiquement, l’Arabie saoudite tient toujours à faire tomber le régime syrien, actuellement soutenu par les Russes, et ne voit vraiment pas d’un bon œil un régime iranien qui disposerait de l’arme atomique. Un prix du baril bas frappe donc, indirectement, les capacités des iraniens à parvenir à leurs fins nucléaires et, en même temps, les soutiens de Bachar el Assad. Poutine doit ainsi composer avec une réalité économique défavorable tant que les prix sont maintenus aussi bas.
Enfin, les pays du Golfe ont un autre adversaire à faire tomber, et il nécessitera un prix du pétrole durablement bas, qu’ils sont seuls en mesure de fournir de façon durable : il s’agit des énergies renouvelables dont les coûts de production apparaissent de plus en plus exorbitants à mesure que les prix du barils descendent. En effet, on ne doit pas perdre de vue que si le gaz et l’huile de schiste ne sont exploitables qu’à partir d’un baril raisonnablement et durablement au-dessus de 70$ (le « break-even » moyen aux États-Unis se situant autour de 68$), les énergies vertes, éco-conscientes et Gaïa compatibles sont réalistes économiquement avec un baril bien au-dessus de 100$ (et plus sûrement 150). En substance, les producteurs de l’OPEP sont en train de tuer leurs concurrents « renouvelables » et leurs errements écologistes rigolos mais totalement irréalistes.
Mieux : avec de tels prix, les baisses de profits entraînent des rationalisations, une recherche de tous les instants pour réduire les coûts du côté des producteurs. C’est à force de ces rationalisations que les exploitations de gaz et huile de schiste ont fini par être rentables bien en dessous de 100$ le baril. En revanche, la baisse des subventions dans les énergies renouvelables entraîne la faillite pure et simple des entreprises qui les fournissent, tout simplement parce qu’elles ne peuvent pas, en l’état actuel des techniques, rationaliser à ce point là. Tant que les rendements éoliens ou photovoltaïques sont aussi faibles, il ne faut pas espérer voir se développer ce genre d’offre alternative alors que leur coût, in fine, se situe à plus du double des énergies non renouvelables actuelles. Il faut se rendre à l’évidence : non seulement on ne manque pas assez de pétrole pour que les moulins à vent et les panneaux solaires soient rentables, mais en plus, le pétrole est actuellement si abondant et la demande suffisamment faible pour que la perspective d’en manquer dans les dix ou vingt ou même trente prochaines années semble parfaitement ridicule.
Enfin, cette baisse du prix du pétrole s’inscrit dans un contexte assez particulier puisque le pétrole n’est pas le seul produit dont le prix baisse. Eh oui : la déflation bat son plein ! La création de crédit s’effondre, les individus et les entreprises ont maintenant compris que l’épargne redevient nécessaire et souhaitable. À ceci, on doit ajouter la baisse des cours de bourses correspondant à une sortie très importante d’actifs boursiers : on parle en centaines de milliards voire en milliers de milliards de dollars qui se sont retirés des principales places de marché sur la semaine écoulée. La baisse des cours du pétrole s’ajoute donc à une baisse de prix assez générale.
Or, la déflation, ça a du bon : selon Brean Capital, 10$ de baisse sur le prix du baril de pétrole est l’équivalent d’un stimulus de 0.4% sur le PIB mondial, dont l’effet est nettement plus palpable que les milliards de dollars injectés récemment par les économies occidentales. Cette baisse du prix du baril, c’est en réalité un gain net de pouvoir d’achat estimé à 1.8 milliard de dollars journaliers (660 milliards à l’année). Et pour le moment, en Europe, qui récupère ces gains journaliers, le prix à la pompe n’ayant pas changé ?
Vous l’avez compris : non seulement, le consommateur européen va continuer à payer pour des moyens de production énergétiques très très loin d’être rentables comme l’éolien et le photovoltaïque, mais il va de surcroît continuer à payer le carburant au même prix alors que son prix de marché réel, lui, chute. En substance, on prive maintenant les foyers et les entreprises d’importants gains de pouvoir d’achat et de gains de productivité, pour rien.
Réjouissez-vous : l’écologie punitive, c’est maintenant.
Le come-back vers le passé de Martine Aubry, archaïque en chef
Le come-back vers le passé de Martine Aubry, archaïque en chef
Deux ans et demi que Martine Aubry se taisait. Deux ans et demi que la maire de Lille gardait pour elle son « analyse lucide » face à un gouvernement qui s’enferre, à un pays qui s’enfonce. Et au bout de ce long mutisme, qu’on imagine douloureux, quoi ? Un simili contre-programme fait de contrats aidés, de loyers encadrés, d’un Etat-stratège pour réguler la mondialisation, d’une société « bienveillante »... Tout ça pour ça ? Tout ça pour sommer l’exécutif d’emprunter un « bon chemin » qui tient plus de la voie sans issue que de l’autoroute vers le futur ! Tout ça pour se présenter « candidate au débat d’idées » sans le début d’une pensée originale ! Convenu, l’appel à « en finir avec les vieilles recettes libérales » dans le pays qui – faut-il donc le rappeler ? – étouffe sous le taux de dépenses publiques le plus élevé au monde, héritage de nos vieilles lunes étatistes. Rabâchée, la promesse d’un grand soir fiscal pour « distribuer du pouvoir d’achat aux plus modestes », comme si les classes moyennes pouvaient encore financer la folie redistributrice. Démagogique, la proposition de reformater un pacte de responsabilité accusé de profiter aux actionnaires et aux hautes rémunérations, quand les entreprises exsangues réclament visibilité et confiance. Simpliste, dangereux même, cet adage qui voudrait qu’on ne réforme pas l’assurance chômage au moment où il y a tant de chômeurs – mais quand alors ? Tout à son exercice de torpillage, Martine Aubry ne dit mot de l’exaspération fiscale, de la contrainte européenne, du délitement social. Archaïque en chef, la frondeuse prend date sans date, réoriente sans orientation, déconstruit sans reconstruire. Beaucoup de silence pour rien.
La Grèce insiste sur sa volonté de se libérer des plans d'aide
Le gouvernement grec a insisté lundi sur sa volonté de se libérer du plan d'aide du FMI, prévu pour durer normalement jusqu'en 2016, à l'occasion de l'arrivée à terme fin décembre du programme d'aide européen."Le plan d'aide européen termine à la fin de l'année. Il reste le plan du FMI. La discussion sur la sortie du plan d'assistance des créanciers devrait commencer", a indiqué la porte-parole du gouvernement Sophia Voultepsi aux médias.
La Grèce a bénéficié de la part de l'UE et du FMI de prêts de 240 milliards d'euros depuis l'éclosion de la crise en 2010, en échange d'un plan d'austérité draconien pour lui éviter la faillite.
Rappelant que "tous les pays qui étaient dans de tels programmes en étaient sortis", Sophia Voultepsi a estimé que la Grèce "devrait aussi s'en affranchir".
L'Irlande et le Portugal, pays également sous assistance financière, depuis le début de la crise, se sont libérés des plans d'aide en décembre et juin derniers respectivement.
"Dans nos discussions avec nos partenaires européens, nous évoquons la sortie du pays du +memorandum+ (plan de réformes liées à l'aide, ndlr) et son retour à la normalité", a souligné Sophia Voultepsi.
Elle a toutefois indiqué que la Grèce "allait poursuivre le programme d'assainissement de son économie, programme que nous ferons nous-mêmes", avec "une certaine flexibilité". "Sinon nous retournerons aux dettes et aux déficits", a-t-elle ajouté.
Après le plongeon de la Bourse d'Athènes la semaine dernière sur fond de tourmente des marchés et d'incertitude économique en Grèce, le Premier ministre grec Antonis Samaras a indiqué vendredi qu'une ligne de crédit de précaution de la part du Mécanisme européen de Stabilité (MES) était sur la table des discussions avec les partenaires du pays.
De leur côté, l'UE et la BCE ont exprimé leur soutien au pays.
Interrogé la veille par la presse sur le point de savoir si la Grèce souhaitait "un divorce d'avec le FMI", le ministre grec des Finances Guikas Hardouvelis a répondu qu'il ne s'agissait pas "d'un divorce mais d'un changement de relation" avec l'institution.
"Le FMI va rester à nos côtés comme un observateur (...)comme il l'a déjà fait dans d'autres pays qui avaient bénéficié de ses prêts", a-t-il souligné dans un entretien accordé dimanche à l'hebdomadaire RealNews.
La Grèce a bénéficié de la part de l'UE et du FMI de prêts de 240 milliards d'euros depuis l'éclosion de la crise en 2010, en échange d'un plan d'austérité draconien pour lui éviter la faillite.
Rappelant que "tous les pays qui étaient dans de tels programmes en étaient sortis", Sophia Voultepsi a estimé que la Grèce "devrait aussi s'en affranchir".
L'Irlande et le Portugal, pays également sous assistance financière, depuis le début de la crise, se sont libérés des plans d'aide en décembre et juin derniers respectivement.
"Dans nos discussions avec nos partenaires européens, nous évoquons la sortie du pays du +memorandum+ (plan de réformes liées à l'aide, ndlr) et son retour à la normalité", a souligné Sophia Voultepsi.
Elle a toutefois indiqué que la Grèce "allait poursuivre le programme d'assainissement de son économie, programme que nous ferons nous-mêmes", avec "une certaine flexibilité". "Sinon nous retournerons aux dettes et aux déficits", a-t-elle ajouté.
Après le plongeon de la Bourse d'Athènes la semaine dernière sur fond de tourmente des marchés et d'incertitude économique en Grèce, le Premier ministre grec Antonis Samaras a indiqué vendredi qu'une ligne de crédit de précaution de la part du Mécanisme européen de Stabilité (MES) était sur la table des discussions avec les partenaires du pays.
De leur côté, l'UE et la BCE ont exprimé leur soutien au pays.
Interrogé la veille par la presse sur le point de savoir si la Grèce souhaitait "un divorce d'avec le FMI", le ministre grec des Finances Guikas Hardouvelis a répondu qu'il ne s'agissait pas "d'un divorce mais d'un changement de relation" avec l'institution.
"Le FMI va rester à nos côtés comme un observateur (...)comme il l'a déjà fait dans d'autres pays qui avaient bénéficié de ses prêts", a-t-il souligné dans un entretien accordé dimanche à l'hebdomadaire RealNews.
Avis de recherche
Avis de recherche
A mi quinquennat, un avis de recherche doit être lancé d’urgence : qu’est devenue l’inversion de la courbe du chômage ? Martelée pendant près de deux ans, l’expression a disparu. Plus aucun socialiste ne l’emploie et son inventeur, le ministre Sapin, est le premier à ne pas reconnaitre son enfant. L’inversion est tombée aux oubliettes tout comme d’ailleurs la courbe elle-même : seuls surnagent les chiffres, implacables. Comme quoi il faut faire attention avec les mots. De nos jours, ils sont utilisés par commodité : à l’évidence, l’important est davantage le retentissement qu’ils peuvent susciter que leur sens. Ce week-end par exemple, les media ont répété qu’à Toulouse, un braquage avait « mal tourné » - un mort. Est-ce à dire qu’il y a des hold-up qui tournent bien ?
Tesson : le coup de poignard d'Aubry à Hollande
Sous couvert d'ouvrir le débat, la prise de position de la maire de Lille déstabilise encore un peu plus l'exécutif. Mais à quoi jouent donc les socialistes ?
À mi-parcours de son mandat, et alors qu'il est plus affaibli que jamais, François Hollande vient de recevoir de Martine Aubry un coup de poignard assassin qui risque de mettre en question son avenir. Cet acte fratricide n'est pas de nature à apaiser le trouble que jette depuis deux ans et demi dans l'opinion l'incohérence de la politique socialiste. C'est au moment où le chef de l'État s'engage péniblement et engage le pays dans une nouvelle voie que la maire de Lille demande "une réorientation de la politique économique". Elle a l'aplomb de déclarer qu'"une raison profonde du malaise est que les Français ne comprennent pas quelle société (ils veulent) construire", rejetant ainsi sur le peuple la responsabilité d'un malentendu qui incombe entièrement aux socialistes eux-mêmes.
Ce sont eux en effet qui ne comprennent pas ce qu'ils veulent et qui ne le savent pas. Une nouvelle preuve n'en est-elle pas fournie par les propos fracassants tenus par Martine Aubry ? Ses déclarations apportent leur contribution au déballage idéologique qu'ils donnent en spectacle au pays, de congrès en congrès, de palabre en palabre, de débat interne en débat interne. La France est depuis plus d'un demi-siècle le champ de bataille des querelles du Parti socialiste, de ses courants, des ambitions de ses dirigeants, de leurs divergences idéologiques ou personnelles.
Crise ouverte
Libre à eux de se livrer à leurs jeux délicieux lorsqu'ils sont dans l'opposition. Mais ils sont au pouvoir, ce qui implique un devoir de cohérence qu'ils trahissent honteusement. Cette honte atteint aujourd'hui son comble. "C'est pour sauver le quinquennat", dit-elle, que Martine Aubry lance sa proposition. On aurait préféré qu'elle dît "pour sauver la France". Ce lapsus est révélateur de ses sentiments partisans.
| Quelle interprétation a donner ? en action ou en délire ? |
Qui peut croire qu'elle n'ait pas mesuré la responsabilité qu'elle prend en jetant ce pavé dans la mare. Qu'elle veuille le triomphe de ses idées, on le comprend, et c'est honorable, mais ne sait-elle pas que le coup qu'elle porte à François Hollande peut être mortel pour celui-ci, et qu'il risque d'ébranler l'équilibre politique précaire du pays ? Ne sait-elle pas qu'on ne peut pas changer de politique tous les ans et qu'au demeurant François Hollande ne peut de nouveau se déjuger, et d'ailleurs il a répondu dès dimanche à sa rivale ? L'initiative de la maire de Lille répond de sa part, en toute logique, à l'intention d'ouvrir une crise dont les effets sont trop incertains pour qu'on n'en fasse pas l'économie.
Recomposition
Reste le fond du problème, c'est-à-dire "quelle politique ?". Là-dessus, on ne reprochera pas à Martine Aubry d'entrer dans le débat, ce débat que les socialistes auraient dû conclure avant de prendre le pouvoir plutôt que de palabrer sur le sexe des anges. Mais ils ont toujours eu un temps de retard sur l'histoire. On les voit aujourd'hui se diviser radicalement sur la définition de la politique économique conforme à l'intérêt national. Cette fracture annonce une recomposition politique qui intéresse l'ensemble du paysage français, une recomposition qui exige en première urgence que la gauche fasse le clair sur elle-même. Ce n'est pas en précipitant les choses par une sorte de putsch qu'elle y parviendra.
Puisque la maire de Lille est "candidate au débat d'idées", et à ce titre elle est légitime, on lui conseillera de se calmer, si faire se peut, et de préparer l'élection de 2017 en laissant François Hollande et Manuel Valls poursuivre jusqu'à la fin de leur mandat, fût-elle aléatoire, la politique qu'ils ont mise en chantier. On donnera le même conseil à la droite. On souhaite que les deux ans qui viennent amènent les politiques à leur devoir de responsabilité consacré au premier chef à une réflexion en profondeur sur leurs engagements respectifs face à l'avenir. Durant ce temps le président et le Premier ministre boiront le calice jusqu'à la lie, mais la France connaîtra une relative paix civile, dans une relative harmonie avec l'Europe.
La leçon de toute cette histoire est qu'il ne fallait pas voter socialiste en 2012.
QUESTION
Oû les Français ont-ils mis leurs couilles ?
Regardez le pays, dans quel état de délabrement économique et morale se trouve-t-il ?
Tout ça à cause d' un incapable qui a été élu par une sorte de fièvre anti-Sarkosiste.
La crise, la VRAIE a eu lieu en 2008, tous les pays s'en sortent, même difficilement, mais ils s'en sortent, seule la France s'enfonce et accuse l'Allemagne.
Elle accuse l'Allemagne ? mais de quel droit ?
Ouvrez les yeux, bordel, les Grecs se sont battus et se battent encore pour leur indépendance, ils ont eu leur période Polytechnique, contre Papadopoulos et sa clique de généraux de la junte. C'est la fierté d'un peuple que de se battre contre des dirigeants incompétents.
Les réformes ? Je ne les vois pas et en plus vous n'en voulez pas; pourquoi ?
Parce que vous avez peur, vous faites dans votre froc a chaque fois qu'il faut toucher à un de vos putain d'acquis social.
Ces acquis sociaux seront vos tombes, comme déjà celles de nombreux entrepreneurs qui ont été lâché par leur banques, des banques frileuses, couardes et sans imagination.
La vie peut se faire sans les banques le marché n' a pas besoin des banques, nous n'avons pas besoins de ces putains de banquiers, que Rothschild aille se faire foutre.
La vie avant tout; nos vies.
Et ne comptez pas sur les Mélenchon et compagnie pour faire une différence, ils travaillent tous avec les banques.
Réveillez vous non d'une pipe !!!
Ce message ne s'adresse pas aux fonctionnaires.
vendredi 17 octobre 2014
Requiem pour une armée défaite
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a annoncé mercredi une série de « restructurations » dans l’armée pour 2015, dans le cadre de la loi de programmation militaire (PLM) 2014-2019. 7 500 postes vont être sacrifiés sur l’autel de l’économie budgétaire dans les dépenses publiques. L’opération « enfumage et mensonge » continue.
Un article d’opex360.com paru mardi démontre que les pays d’Europe ont beau diminuer leur budget militaire afin de faire baisser les dépenses publiques, le résultat est le contraire de celui escompté. La preuve en images : le ministère va débourser 119,5 millions d’euros rien que pour accompagner le personnel militaire et 85,1 millions pour les civils. L’une des mesures principales, qui est la fermeture du 1er Régiment d’Artillerie de Marine (RAMA) et de l’état-major de la 1re Brigade mécanisée, basés à Châlons-en-Champagne (ville UMP), implique la perte de 1 000 emplois directs et 700 indirects. Quand on entend que le programme du PS est basé sur la lutte contre le chômage, il y a de quoi rire… ou pleurer.
L’autre nouvelle importante est la fin des activités médicales à l’hôpital du Val-de-Grâce, qui accueillera à partir de 2017 un pôle recherche et formation. C’est intolérable : où va-t-on soigner Bouteflika ? Pour le reste des mesures, toutes les armées sont touchées : deux régiments restructurés, des escadrons supprimés, cinq bâtiments de la Marine désarmés, deux bases navales fermées, des forces aériennes transférées, etc.
« On atteint le seuil critique »
Notre armée compte moins de 250 000 hommes, un seuil historiquement bas. Son budget a été divisé par deux en 30 ans. « On atteint le seuil critique », a déclaré le Gal Pinard Legry. Il avoue même que cette restructuration fait perdre des domaines de compétences : il existe des manques de capacité, ce qui est grave pour une armée qui se veut opérationnelle. Le matériel est déjà bien dépassé. Avec un tel processus, nous n’aurons plus d’armée dans dix ans, ce qui signifie une incapacité à agir seul et donc une perte d’indépendance de notre pays. Nos gouvernements ont finalement sous-traité notre défense à l’OTAN, dans un large programme de vente de notre souveraineté.
Louis Pasquerel
Le climat sur les marchés "ne reflète pas la situation de l'économie grecque" (ministre des Finances)
Le climat sur les marchés ces trois derniers jours, qui a provoqué la baisse des bourses européennes et la dégringolade de celle d'Athènes, "ne reflète ni la situation ni les perspectives de l'économie grecque", a affirmé jeudi le ministre grec des Finances, Guikas Hardouvelis.
"Souvent les réactions des marchés sont nerveuses et exagérées", a estimé le ministre grec lors d'un débat au Parlement, après un repli de plus de dix points en deux jours de la Bourse d'Athènes depuis mercredi et l'envolée à près de 9% du taux de rendement des obligations souveraines grecques à dix ans.
Le ministre a réaffirmé que la Grèce allait respecter ses engagements auprès de ses créanciers UE, BCE et FMI "pour achever d'une manière normale le plan de redressement de son économie" et qu'"une solution viable sera trouvée sur sa dette publique en coopération avec ses partenaires".
Ces déclarations interviennent sur fond de fortes tensions sur les places boursières européennes dues à la conjoncture médiocre en Europe et dans un moment de forte méfiance des marchés vis-à-vis l'économie de la Grèce, rappelant le pic de la crise grecque en 2012.
"L'avenir n'est pas facile mais ne rappellera pas la période douloureuse qu'on avait vécue ces dernières années", a souligné Guikas Hardouvelis en tentant de calmer les inquiétudes des marchés qui ont réagi, selon certains analystes, à l'éventualité d'Athènes de quitter plus tôt le programme du FMI, qui arrive à échéance en 2016.
"La Grèce est un champion, selon l'Organisme de coopération et de développement économique (OCDE), concernant les réalisations des réformes et se trouve sur la voie de la reprise", a-t-il rappelé.
Il a assuré que la Grèce pourrait "réussir à sortir de la crise plus tôt qu'attendu si elle fait preuve de sang froid et d'un consensus politique".
Encouragé par une certaine amélioration de ses finances et la perspective de renouer avec la croissance dès 2014 après une récession de six ans, la Grèce avait laissé entendre ces derniers mois qu'elle pourrait s'affranchir plus tôt que prévu du plan du FMI, après l'achèvement du plan européen qui arrive à terme fin 2014.
La France serait si forte…
La France serait si forte…
Sale temps pour les optimistes en France actuellement. La rotondité de notre président ne permet plus, à elle seule, d’envisager l’avenir sous un jour meilleur et le nombre de défaitistes voire de pessimistes prosélytes ne cesse d’augmenter. On va tous mourir, déjà, ça, c’est sûr, et ce pays est foutu, et ça, c’est bien connu.
D’ailleurs, il n’y a pas besoin de fouiller bien loin pour trouver des preuves indiscutables de ce pessimisme. C’est mêmestatistiquement prouvé : la France est le pays le plus pessimiste du monde, celui qui a la vision la plus sombre du futur, celui qui fait plus facilement la tête et qui ronchonne toujours plus que les autres. Et qui pleut sur son président, aussi. Pour 86% des Français, les enfants qui grandissent maintenant seront moins bien lotis que leurs parents.
Bon. En fait, l’étude, menée par le Pew Research Center, montre surtout une forte corrélation entre l’optimisme et le taux de croissance du pays, ce qui n’est pas absurde : plus une population peut mesurer la croissance d’un pays, voir que ses entreprises embauchent, que les gens sortent de la misère et augmentent leur pouvoir d’achat, plus ils ont tendance à considérer que leur progéniture sera mieux lotie dans le futur. Rien de bien extraordinaire à ceci, ce qui est d’ailleurs confirmé par l’optimisme presqu’insolent de certains pays émergents, dont, pourtant, le taux de pauvreté est important.
Mais voilà, l’humain est ainsi fait qu’on est plus facilement optimiste lorsqu’on est pauvre et que la situation s’améliore, que lorsqu’on est riche et qu’elle se détériore, ce qui, par définition, revient à une quasi-tautologie. Et concernant les Français, difficile de ne pas leur donner raison lorsqu’on constate qu’en plus de leur penchant naturel à pousser la ronchonnade assez facilement, un nombre croissant d’éléments vient renforcer leurs raisons de s’apitoyer sur leur sort.
Pour des raisons évidente de place et éviter une nouvelle vague de suicide parmi mes lecteurs, je passerai rapidement sur la tendance actuelle des impôts et autres vexations fiscales à augmenter, qui ne s’est pas démentie depuis les 8 ou 10 dernières années. C’est une véritable averse, n’y revenons plus.
À ceci s’ajoutent donc des perspectives économiques sombres, avec une croissance maintenant solide … du nombre des faillites d’entreprises. Et dans ces entreprises, ce sont surtout les micro-entreprises (avec près de 9 cas sur 10) qui calanchent, c’est-à-dire pour la plupart des cas les tentatives de monter des sociétés de la part d’individus qui ont peu de solutions alternatives à explorer, hormis le chômage. C’est d’ailleurs confirmé par la baisse continue de l’emploi à domicile, qui montre autant une réduction de la demande d’emploi que de l’offre côté employeurs, et un accroissement difficilement quantifiable mais inévitable du travail au noir. On comprend que, sur la masse, ces échecs et ces faillites nourrissent, Français par Français, le ressentiment et ce fameux pessimisme qui nous met en si bonne place dans les classements mondiaux des défaitistes.
Pourtant… Pourtant, si les bonnes raisons de froncer les sourcils et de s’assombrir l’esprit au niveau du vécu s’accumulent, il y a une excellente raison de considérer que la situation, aussi catastrophique soit-elle, recèle en elle-même quelques brillants espoirs.
On pourrait par exemple partir de ce récent article de Capital, mais il en existe d’autres, du même acabit, pointant tous dans la même direction : il existe en France un réservoir peu soupçonné d’entreprises innovantes, qui fonctionnent suffisamment bien pour à la fois grossir, faire des bénéfices et disposer de perspectives d’avenir encourageantes. Et il y a mieux : ces entreprises exportent, essaiment, font des filiales et se développent à l’étranger.
Bien évidemment, les pessimistes me feront remarquer, à raison, que toutes ces entreprises, aussi vaillantes soient-elles, ne peuvent pas, très clairement, absorber les 5 millions de chômeurs et assimilés en France. Pire : leur nombre et leur développement, aussi bon soient-ils, n’arrivent pas à entamer la tendance globale de l’économie française qui détruit actuellement beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en crée.
Certes.
Cependant, ces entreprises fructueuses montrent une chose particulièrement saillante, justement par le contraste avec la myriade qui se plantent tous les jours : elles ont réussi malgré le contexte français. Ces entreprises, peu connues, de tailles modestes, exportent, grossissent, font des bénéfices en dépit de l’action de l’État, malgré les obstacles administratifs jetés dans leurs roues de façon incessante, elles embauchent nonobstant le pilonnage permanent des députés avec leurs lois idiotes, des politiciens avec leurs saillies consternantes, des administrations avec leurs méthodes ubuesques.
Eh oui : malgré la guerre ouverte, permanente et globale de l’État, des administrations et d’une partie des Français contre les entreprises, certaines parviennent à s’en sortir très bien.
Oh, bien sûr, certaines doivent évidemment leur succès à la connivence avec l’État, les politiciens et les bonnes personnes bien placées. C’est certain. Mais statistiquement, cela ne peut pas constituer la totalité de ces succès. Aussi incroyable que cela puisse paraître, une partie non négligeable de ces entreprises arrive donc à se développer dans le pire des terreaux des pays développés, au milieu à la fois d’une administration délirante, d’une paperasserie, d’une bureaucratie devenues folles et d’un pessimisme en béton armé.
En réalité, ces entreprises qui réussissent dans un contexte aussi défavorable sont des pierres précieuses perdues dans un gros, un immense tas de fumier administratif putride. Sur n’importe quel autre marché, dans n’importe quel autre pays développé, ces entreprises, libérées des entraves invraisemblables qui leur sont dressées tous les jours, formeraient le fer de lance d’une industrie qui serait reconnue du monde entier.
Imaginez un instant ces mêmes entreprises, ces mêmes patrons, ces mêmes salariés dans un environnement sain, débarrassé des politiciens imbéciles, collectivistes ou seulement ignares en économie, dégarni des administrations folles et des lois étouffantes. Imaginez la France, exactement celle que vous connaissez actuellement, mais sans ces boulets navrants que nous nous sommes tous mis en laissant le pouvoir à ces fous communistes, ces intégristes de la redistribution, ces abrutis de la dépense publique, ces fanatiques du déséquilibre budgétaire, ces extrémistes de l’étatisme tout azimut et leur cortège minable d’économistes hydrocéphales.
Imaginez ce que serait le pays si, pour créer une entreprise, une simple inscription sur une boîte à lettre suffisait, si pour acheter et pour vendre, de simples contrats entre adultes étaient nécessaires. Imaginez ce pays sans les myriades de lois qui prétendent sécuriser les salariés mais condamnent les créateurs d’emplois à se limiter aux petites structures pour éviter les douzaines de contraintes sociales afférentes à une taille supérieure. Imaginez ce pays sans son principe de précaution débilitant, sans l’idée même qu’un salarié ne peut être qu’exploité par son patron, que si on ne l’oblige pas à prendre une assurance maladie, il ira jouer son salaire aux courses hippiques. Imaginez ce que deviendrait ce pays si, sur un coup de tête, on revenait sur 40 ans d’accumulation de lois illisibles, et qu’on reprenait les codes d’alors où, malgré leur minceur, les gens ne mourraient pas dans la rue, trouvaient un emploi dont les feuilles de salaires, lisibles, tenaient sur une demi-page, et où, pourtant, les gens étaient encore optimistes…
Qui peut affirmer que le pays s’en porterait plus mal ? Qui peut affirmer que tout irait de mal en pis ?
Mais surtout, qui peut affirmer, lorsqu’il entend les discours des politiciens actuels, que le souhait de ces hommes et de ces femmes n’est pas, justement, de préserver à tout prix un modèle français qui a conduit précisément à l’état dans lequel nous nous trouvons ? Quel politicien actuel, audible et crédible, peut prétendre sauver le pays, lui redonner le lustre qui fut jadis le sien, si, dans le même temps, il entend préserver ce qui fait de lui cet immense échec collectif, en croyant, en plus, pouvoir le rendre viable ?
Le pessimiste verra bien ces encombrants politiciens. Quant à l’optimiste, il rappellera qu’on doit pouvoir s’en passer.
Rouge bonnet et bonnet rose…
Rouge bonnet et bonnet rose…
Lors de la “manif pour tous”, le ras-le-bol fiscal ne l’a pas emporté sur les revendications éthiques. Heureusement pour la paix publique…
Comme un rendez-vous devenu presque routinier, les défenseurs de la famille se sont à nouveau mis en route dimanche dernier. Rien ne manquait pour irriter des médias qui depuis des mois refusent de voir et de comprendre ce qui est en train de se passer dans les profondeurs du pays. Tous les symboles, maintenant bien connus, étaient là ; jeunes couples avec poussettes, ballons bleus et roses, grands-parents équipés de bonnes chaussures, slogans rigolos, lazzis mordants, cols romains, foulards discrets, sweat-shirts subversifs et bien sûr, car sans eux la “manif pour tous” ne serait pas ce qu’elle est, une sous-évaluation systématique de la mobilisation…
Le tout s’est déroulé dans une atmosphère particulièrement bon enfant, car désormais les manifestants sont de vieux habitués, on se parle, on se congratule, on se reconnaît même parfois d’une manif l’autre. Il faut dire que c’était la huitième en deux ans. Du jamaisvu pour un mouvement “social” dans l’histoire récente de notre pays.
Quelques jours plus tôt, ce sont pourtant des événements beaucoup plus violents qui ont troublé “l’ordre public”. On ne compte pas moins de trois perceptions incendiées en une seule semaine et pas uniquement en Bretagne, bien connue, depuis le règne de Louis XIV, pour ses flambées de colère fiscale. Certains “meneurs” arrêtés par les forces de l’ordre seraient liés au mouvement des “bonnets rouges” qui ont pendant des mois joué à saute-mouton avec les fameux portiques de l’écotaxe, mais d’autres n’avaient jamais participé à cette grande jacquerie autoroutière. La fronde s’étend — c’est bien une fronde dont il s’agit — et elle devient très préoccupante car lorsque des bâtiments publics brûlent, c’est l’autorité de l’État qui menace de partir en fumée.
Fort heureusement pour le gouvernement et pour la paix publique, les revendications fiscales des familles, pourtant présentes sur les pancartes, ne l’ont pas emporté dimanche sur les revendications éthiques. Elles auraient pu, car le moins que l’on puisse dire est que les familles n’ont pas été épargnées ces derniers temps par les réformes fiscales. Toutefois, si la France tranquille a battu une nouvelle fois le pavé, ce n’était pas pour réclamer des baisses d’impôts mais bien pour dire son attachement aux droits de l’enfant et son refus horrifié devant sa commercialisation. Preuve s’il en était besoin que le libertarisme est bien le sémillant cheval de Troie du libéralisme.
Il faut, je crois, se féliciter de cette retenue des manifestants de dimanche, car si demain le cortège des bonnets roses venait à croiser puis à rejoindre celui des bonnets rouges, cela pourrait donner lieu à une de ces déflagrations qui secouent la France une à deux fois par siècle et dont je n’ose même pas imaginer les conséquences
Avance à l’allumage
Avance à l’allumage
Sommes-nous bien en octobre 2014 ? C’est qu’avec le retour de Nicolas Sarkozy et son interview au Figaro Magazine, Alain Juppé sur France 2, François Fillon qui veut sauver la France, Xavier Bertrand qui fait entendre sa petite musique dans Valeurs actuelles du 2 octobre, on jurerait que la campagne pour 2017 est déjà lancée. Du jamais-vu !
Bien sûr, l’impopularité abyssale du président n’y est pas pour rien. Mais c’est bien Nicolas Sarkozy qui génère cette électricité de haut voltage. L’enjeu du moment est la présidence de l’UMP. L’ex-président va affronter Bruno Le Maire et Hervé Mariton. Si son succès ne fait aucun doute, il a déjà dû concéder qu’une primaire ouverte serait organisée en 2016. Du coup, ses concurrents sont dans les starting-blocks. Seul élément positif : on commence à parler du fond. Ne surtout pas, à l’instar des socialistes, arriver au pouvoir sans y avoir réfléchi.
On perçoit déjà les nuances entre les candidats. François Fillon, qui a entrepris un travail de réflexion depuis deux ans, est le plus audacieux sur une ligne libérale. Cela surprend ceux qui ont oublié que ce proche de Philippe Séguin était un disciple d’Édouard Balladur. Mais, hélas pour lui, il ne décolle pas vraiment dans l’opinion. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé optent pour une ligne plus prudente, mais il n’y a pas entre ces trois-là de divergence irréductible comme entre le gouvernement et les frondeurs du PS.
À en croire les sondages, le match va se jouer entre Sarkozy et Juppé, qui a impressionné tout le monde, sur France 2, par son calme, sa détermination, son refus de la castagne. « Nicolas Sarkozy n’est pas mon adversaire. » Il promet d’apaiser, de rassembler, de réformer. On a découvert un homme pas aussi glacial que Bernadette Chirac le croit. Qui sera en lice au final ? La primaire va se jouer sur un profil, un caractère, un leadership.
Sarkozy est revenu. « Le meilleur facteur de cohésion de la gauche », selon les socialistes. Ce n’est pas lui, tout de même, qui peut empêcher les frondeurs de fronder. « On va débattre projet contre projet », sous-entendu : à notre avantage, dit Manuel Valls. Illustration : le gaz de schiste. “On ne peut s’en passer”, plaide Nicolas Sarkozy. « Tant que je serai ministre de l’Écologie, il n’y [en] aura pas », rétorque Ségolène Royal. Sarkozy veut remplacer le contrat à vie des fonctionnaires contre un contrat de cinq ans renouvelable. Les Français y seraient favorables à 66 %. François Rebsamen dénonce le « démantèlement de la fonction publique »… Oui, il y a bien accélération du débat droite-gauche.
jeudi 16 octobre 2014
Difficultés allemandes
Difficultés allemandes
L’issue est inévitable, l’heure de la revanche sonnera bientôt. Des années que nous sommes confrontés au « modèle » allemand sur lequel nous sommes sommés de prendre exemple. Alors qu’outre Rhin, on avance, chez nous, on reculerait. Au point d’être considérés, nous qui sommes depuis toujours une grande nation enviée de tous, comme condamnés au déclin. Ces balivernes ne sont plus supportables et notre Président, avec ses petits bras musclés, lutte pour les combattre. Déjà nos voisins connaissent quelques ralentissements économiques. Mais l’essentiel n’est pas là. Un autre signe est plus significatif : championne du monde, l’équipe allemande de foot vient d’être battue par les Polonais et tenue en échec par les Irlandais.
On peut en être certain, c’est le début de la fin.
En attendant le choc de libéralisation
En attendant le choc de libéralisation
On ne va pas s’en plaindre : « ouverture » et « liberté » sont les deux mots qu’Emmanuel Macron a le plus employés en présentant à Bercy sa loi pour la croissance. Ainsi, dit-il, c’est en augmentant la concurrence et en allégeant les procédures que la France pourra se guérir de ses trois maladies, sortir de la défiance, lutter contre la complexité et entamer les corporatismes.
Petit à petit, l’idée d’une libéralisation du pays fait son chemin, le culte absolu de l’Etat perd de ses fidèles. Certes, on en est encore au niveau des promesses et il faudra des mois, peut-être même une année encore pour que le dispositif Macron entre pleinement en action. Mais l’intention y est et l’objectif semble clair.
Reste un petit mystère : si cette loi « ouverture et liberté » est la solution à bien des problèmes français, pourquoi tant de timidité ? Pourquoi ne pas se libérer plus rapidement de l’Etat et des monopoles, pourquoi ne pas privatiser plus massivement ? Ce serait une manière de se donner toutes les chances d’un retour à la croissance. Certes, il faudrait en parallèle que la dépense publique recule, que le matraquage fiscal cesse, que le délire administratif paperassier se calme. Il faudrait que les conditions d’embauche et de rupture des contrats de travail se simplifient, que la contrainte sociale s’allège, que le Code du travail maigrisse. Bref, il faudrait que, après avoir parlé « ouverture » et « liberté », le ministre de l’Economie ose utiliser le mot « libéralisation », voire, quelle audace, qu’il assume une politique libérale. C’est à cette condition – exigeante, convenons-en – que le « choc de confiance » qu’il appelle de ses vœux pourrait échapper au destin misérable de ses deux prédécesseurs avortés, le « choc de compétitivité » et le « choc de simplification ».
La Grèce reconsidère sa position sur la fin de l'aide-responsables
La Grèce reconsidère sa position sur la fin de l'aide-responsables
Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro pensent que cette dernière commence à reconsidérer sa position concernant l'abandon de toute aide financière internationale l'an prochain et pourrait de ce fait solliciter une ligne de crédit qui se substituerait aux financements du Fonds monétaire international (FMI).
Des responsables de la zone euro ont dit à Reuters qu'Athènes semblait reconsidérer la possibilité de renouer avec un financement assuré uniquement par les marchés à la suite des pressions émanant de pays de l'Union européenne mais aussi des investisseurs qui se sont délestés de sa dette sur les marchés cette semaine.
Ils ajoutent que les Européens s'opposent à ce qu'Athènes arrête de se financer auprès du FMI, très impopulaire en Grèce et source de problèmes politiques.
"On admet en Grèce que se passer totalement des programmes de la zone euro et du FMI ne sert pas au mieux ses intérêts", a dit un responsable. Un autre a remarqué que la forte hausse des rendements obligataires grecs représentait un "retour à la réalité".
Les discussions de l'Ecofin (ministres des finances de l'UE) cette semaine à Luxembourg ont également contribué à ce que la Grèce révise son opinion, de l'avis de plusieurs responsables. (Jan Strupczewski, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Tangi Salaün)
Des responsables de la zone euro ont dit à Reuters qu'Athènes semblait reconsidérer la possibilité de renouer avec un financement assuré uniquement par les marchés à la suite des pressions émanant de pays de l'Union européenne mais aussi des investisseurs qui se sont délestés de sa dette sur les marchés cette semaine.
Ils ajoutent que les Européens s'opposent à ce qu'Athènes arrête de se financer auprès du FMI, très impopulaire en Grèce et source de problèmes politiques.
"On admet en Grèce que se passer totalement des programmes de la zone euro et du FMI ne sert pas au mieux ses intérêts", a dit un responsable. Un autre a remarqué que la forte hausse des rendements obligataires grecs représentait un "retour à la réalité".
Les discussions de l'Ecofin (ministres des finances de l'UE) cette semaine à Luxembourg ont également contribué à ce que la Grèce révise son opinion, de l'avis de plusieurs responsables. (Jan Strupczewski, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Tangi Salaün)
L’armée française se contente du service minimum en Irak
A peine deux frappes depuis l’annonce de l’engagement il y a un mois. Les militaires français ne regardent que vers le Sahel
Le ton était martial mais la réalité l’est moins. Quatre semaines après la conférence de presse du 18 septembre, au cours de laquelle François Hollande annonçait le « soutien aérien » de la France à l’Irak contre les djihadistes de Daesh, où en sommes-nous militairement ? Pas très loin… L’armée de l’Air n’a procédé qu’à deux frappes, les 19 et 26 septembre, contre des dépôts logistiques. Et depuis lors, rien. Les combattants islamistes voient passer chaque jour les Rafale au-dessus de leur tête, mais aucune bombe GBU-12 ne tombe du ciel. Entre-temps, le Français Hervé Gourdel a été décapité par des djihadistes algériens en réponse à l’opération française, baptisée Chammal. Sur le terrain, l’essentiel de l’action se déroule en Syrie, où Paris a décidé, pour l’instant, de ne pas intervenir militairement.
Par sa communication, le ministère de la Défense remplit le silence des armes, avec une vingtaine de communiqués publiés à ce jour. On y annonce d’abord la décision d’envoyer trois Rafale en renfort, puis leur départ de Saint-Dizier, puis leur arrivée à Al-Dhafra, la base française aux Emirats arabes unis, puis leur première mission, puis leur premier vol de nuit… Les djihadistes tremblent. Ce n’est pas la « drôle de guerre » de 1939-1940, mais ça y ressemble, en beaucoup plus modeste. En privé, les interrogations fusent désormais de toutes parts : « Que sommes-nous allés faire là-bas ? » « On y est, mais on ne fait rien. C’est grotesque, » tranche un observateur proche du dossier. A l’état-major, on se défend en expliquant que l’action de la coalition s’inscrit dans le « long terme » et qu’il faut compter en mois. Au moins.
Sur l’ensemble du théâtre Syrie-Irak, la participation aérienne française représente environ 1 % des missions d’une coalition à 90 % américaine. Le poids de la France correspond à celui des fidèles alliés de Washington également présents : le Royaume-Uni (qui a quand même procédé à cinq frappes en une semaine), les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et l’Australie. La réalité militaire de la participation arabe aux côtés des Etats-Unis – uniquement en Syrie – est difficile à évaluer ; seuls les Emirats semblent fournir un vrai effort aérien.
Une source militaire reconnaît que les frappes françaises sont « extrêmement modestes » parce que « les occasions de frapper sont rares ». « Il n’y a pas en Irak de “zones de chasse libre” comme il y en avait par exemple en Libye », où tout combattant repéré dans un secteur défini était considéré comme hostile. En Irak, « l’alliance entre les tribus sunnites et Daesh » pose un problème politico-militaire. Tirer sur des combattants ennemis signifierait, dans de nombreux cas, tuer des sunnites ralliés à Daesh, mais pas forcément des djihadistes de l’Etat islamique. Or, la stratégie globale de la coalition vise à séparer les sunnites de Daesh, pas à les précipiter dans leurs bras. Toute la difficulté est donc de « discriminer » les uns des autres. Pas simple, d’autant qu’il existe une « fusion » entre les combattants et la population. Toute frappe peut donc se solder par des pertes civiles, qui dresserait l’opinion sunnite contre la coalition. On l’a vu en Afghanistan et l’on craint de le revoir en Irak.
Cette modeste participation militaire présente un avantage : elle permet à la France d’être présente politiquement sur ce dossier. « Ne pas être dans la coalition contre Daesh aurait été incompréhensible » assure un diplomate français de haut rang. Grâce à ses diplomates et ses militaires, « la France occupe une position centrale dans la gestion des crises, elle est au cœur du laboratoire », ajoute-t-il. Interrogé sur les succès de la politique étrangère dans la région, il concède toutefois que « la médecine peut être en difficulté face à la maladie » Bref, que notre belle machine ne produit guère de résultats concrets en Afrique du nord et au Moyen-Orient.
Pour la Défense, l’Irak n’est pas le dossier prioritaire. Alors que le renseignement est essentiel, les militaires connaissent mal le terrain, à l’exception du Kurdistan où ils ont gardé de vieux contacts, et savent que c’est d’abord une affaire américaine. Ils seraient plus à l’aise pour intervenir en Syrie – mais l’Elysée met toujours son veto. Le grand sujet qui préoccupe l’armée française, c’est le Sahel et la Libye. Sur une carte interne au ministère de la Défense, on pouvait récemment voir un grand ovale courant du nord-Mali au sud-ouest libyen. Moins de deux ans après le début de l’opération Serval, les groupes armés terroristes opèrent à nouveau dans tout le secteur, en particulier dans le nord du Mali. En septembre, ils ont tué dix casques bleus tchadiens et, début octobre, neuf casques bleus nigériens. L’Algérie observe la remontée en puissance des groupes terroristes sur son territoire avec beaucoup de préoccupation, comme le Tchad ou le Niger. Le sud-ouest de la Libye, où aucune force armée nationale ou internationale n’est présente, est livrée aux groupes terroristes et/ou mafieux.
Les 3 000 militaires français de l’opération Barkhane dans la bande sahélo-saharienne sont aux premières loges. Or, cette opération repose sur une étroite coopération avec les Etats-Unis qui fournissent du renseignement, des drones, des ravitailleurs en vol. Au Sahel, la France ne peut pas se passer de l’aide militaire américaine. Difficile, dans ces conditions, de dire non à la Maison Blanche – même si personne n’y a songé – lorsqu’elle demande à la France de se joindre à la coalition en Irak. Fût-ce pour un apport militaire modeste, mais important pour l’affichage politique.
François Hollande, une humiliation pour la République ?
François Hollande, une humiliation pour la République ?
Venu mardi à Clichy-la-Garenne défendre le bilan plus que mitigé de son plan de lutte contre la pauvreté, le président normal de la République a essuyé le feu des critiques et la colère des associations. Désormais rompu à ce genre d’exercice inefficace de reconquête des Français, Hollande en a pris plein les dents par ceux qui œuvrent pour les « sans-dents ». Florilège de petites phrases hollandiennes.

On pourrait se demander si ce déplacement « social » n’est pas en fait une réplique à son ex-compagne Valérie Trierweiler, qui l’avait fait passer pour un président qui n’aime pas les pauvres. Un socialiste, quoi ! Il a souligné que la pauvreté était « une blessure pour celles et ceux qui sont concernés » et « une humiliation pour la République ». On lui retournera volontiers le compliment, tellement son bilan est catastrophique à tous les niveaux.
Il faut dire qu’il est grandement aidé par ses propres ministres dans la stigmatisation des exclus et des chômeurs. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, vient de provoquer une levée de boucliers avec sa réforme de l’assurance-chômage. François Rebsamen, ministre du Travail, veut ressortir le bâton contre les chômeurs pas assez motivés. C’est clair, ils ont le sens des priorités au Parti socialiste pour relancer l’emploi et faire des économies… Le tout assaisonné des bons vieux « principes républicains » (selon Hollande, « la solidarité n’est pas un supplément d’âme, mais un principe républicain ») dont on nous rebat les oreilles sans cesse. Saint Louis servant les pauvres ne devait donc pas être vraiment solidaire, puisqu’il n’était pas républicain. Comme on le plaint…
« Si vous enviez la pauvreté, essayez-la et vous verrez ! » (François Hollande)
En 2011, l’INSEE révèle que 8,7 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de la pauvreté (977 euros mensuels), soit 14,3 % de la population. Le « Moi Président » commence à devenir lointain et les promesses de campagne du candidat Hollande des chimères (à part le mariage pour tous, une priorité pour la France…). Ce dernier est allé jusqu’à pasticher Jean-Paul Sartre avec un petit « la pauvreté, ce n’est pas les autres ». De l’avis des représentants des associations présentes (Emmaüs, FNARS, Collectif Alerte, Fondation Abbé Pierre, etc.), l’heure n’est plus aux discours et aux petites phrases bien policées, mais à l’action.
Pas sûr que le gouvernement Valls II soit taillé pour cela. Et le gouffre n’est plus très loin, comme l’a démontré Stéphane Mantion, directeur général de la Croix-Rouge française, avec ses propres bénévoles qui deviennent eux-mêmes bénéficiaires de l’aide qu’ils prodiguent aux autres. Ségolène Neuville, la secrétaire d’Etat à la lutte contre l’exclusion, l’avoue elle-même : « Il nous reste encore beaucoup à faire ». C’est un doux euphémisme.
Maladies françaises
Maladies françaises
Trop d'annonces tue les annonces ! Hier, il n'y avait que l'embarras du commentaire entre la présentation en Conseil des ministres du projet de loi santé de Marisol Touraine, le dévoilement des grandes lignes du futur projet de loi sur la croissance par Emmanuel Macron, et le détail des restructurations dans l'armée par Jean-Yves Le Drian. C'est à se demander si la France n'est pas atteinte soudainement de « réformite compulsive ». Cette pathologie a manifestement échappé à notre ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, qui a diagnostiqué trois maladies dont souffrirait le pays : la défiance, la complexité et le corporatisme.
En fait, cette subite montée de fièvre réformatrice n'est pas totalement fortuite. Elle survient au moment où la France a transmis à Bruxelles son projet de loi de finances pour 2015 aux fins d'examen clinique par la Commission. Sachant que notre pays présente tous les symptômes d'une fâcheuse boulimie dépensière, il s'agissait de montrer qu'une sévère cure d'amaigrissement est programmée… pour demain.
Espérons que ces signaux venus de Paris suffiront à convaincre les Diafoirus bruxellois. Parce que, pour l'instant, on en reste au stade des bonnes intentions. Emmanuel Macron a présenté l'esquisse d'un projet comportant de nouvelles pistes – comme la libéralisation du transport par car – sur lesquelles il reste encore beaucoup à débattre. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a énuméré des restrictions qu'aggrave une absence de recettes budgétaires prévues dans la loi de programmation militaire. Au point de mettre en péril notre outil militaire.
Enfin, Marisol Touraine a fait le pari de la responsabilisation des patients et de la prévention pour que la France respire la santé, même si les médecins libéraux crient à l'étatisation du système. Au final, on voit bien que la principale maladie de la France, trop longtemps bercée d'illusions anesthésiantes par ses dirigeants, est, comme pour tout corps anémié, l'incapacité à supporter les réformes. De crainte que tout remède soit pire que le mal.
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