Je vais révéler un secret aux lecteurs de Vox - j'espère que mes collègues ne m'en voudront pas trop de trahir ce que notre ministre qualifierait sans doute de «délit d'initié». Nous autres, enseignants, nous sommes fondamentalement malveillants à l'égard de nos élèves. Lorsque nous les évaluons, notre but est de les humilier en leur montrant toute la profondeur de leurs lacunes. Nous nous délectons de leurs mines déconfites devant leurs sales notes, devant leurs zéros à répétition - que nous ne manquons jamais d'assortir d'une appréciation aussi méchante que laconique. Nous espérons ainsi les décourager et détruire en eux les belles dispositions dont ils étaient évidemment nantis à leur entrée dans nos classes: ils débordaient de bonne volonté, mais ce n'est certes pas avec nous qu'ils trouveront à l'employer! C'est bien pour cela que nous avons choisi ce métier, bien plus que pour la sinécure ou les salaires rondelets: nous voulons produire de l'échec afin de jouir du spectacle quotidien d'élèves démotivés par nos soins, et, petite satisfaction incidente, causer du tort à l'image de notre pays telle qu'elle se reflète dans l'enquête Pisa.
Bon, trêve de plaisanterie. L'interview donnée par Benoît Hamon au journal Le Parisien, où il dénonce le système actuel de notation et annonce l'ouverture d'une «consultation» pour le réformer, fait vraiment peine à lire.
D'abord parce qu'elle se fonde sur un certain nombre de clichés, que l'on pardonnerait sans doute au profane mais que l'on est beaucoup plus surpris d'entendre du ministre. L'école serait un lieu de souffrance pour les élèves (ils n'osent même pas répondre quand on leur pose une question, les pauvres), et de souffrance telle qu'on la rumine encore des années plus tard: «Tout le monde a le souvenir d'un échec à l'école», ne manque pas de noter M. Hamon, ce qui risque surtout d'alimenter les spéculations sur son propre parcours. Et par ailleurs, les notes telles qu'elles sont actuellement utilisées seraient un vecteur des inégalités sociales: «Si vous avez 10 de moyenne, on considère que vous “valez” 10. Cela satisfait d'abord les familles qui maîtrisent les codes de la réussite à l'école.» Eh oui, pas évident ces maudits codes: écoute ce que dit la maîtresse, fais tes devoirs, ne passe pas huit heures par jour devant les écrans, comment expliquer cela aux malheureuses victimes de l'élitisme?
Ensuite parce que l'on trouve, dans les propos du ministre, certaines inexactitudes qui semblent trahir une maîtrise insuffisante de ses dossiers ou, à tout le moins, de sa communication. Ainsi la dictée aurait-elle pour objet d'évaluer la maîtrise de la grammaire et de la syntaxe ; or le terme syntaxe désignant l'agencement des mots dans la phrase, on voit mal comment une dictée pourrait mesurer la maîtrise qu'en ont les élèves. De même on est très surpris de lire un éloge des «travaux personnels encadrés» (TPE) effectués par les lycéens de première. Cet exercice est donné en exemple des méthodes permettant d'«apprendre et d'évaluer différemment». Or les TPE donnent lieu à une notation sur 20 tout à fait classique, qui est indispensable pour qu'il puisse en être tenu compte dans le calcul des résultats du baccalauréat. Par ailleurs, dans mon expérience personnelle (aux enseignants qui liront ce billet de me dire si elle constitue une exception), les TPE consistent dans un grand nombre de cas en des séances hebdomadaires de glandouille collective sur poste informatique, conclues par la rédaction précipitée d'un document comprenant rarement moins de 70 % de copier-coller. Que le ministre pose ce pseudo-travail comme le modèle d'une pédagogie enfin positive ouvre de bien riantes perspectives à ceux qui ont encore la prétention de transmettre quelque chose à leurs élèves.
Enfin, M. Hamon se focalise sur la note comme si en elle se résumait tout le travail d'évaluation et de conseil fourni par les enseignants. Comme si ces derniers n'annotaient pas les copies qu'ils rendent à leurs élèves, comme s'ils ne consacraient pas une part substantielle de leurs heures de cours à la correction collective des exercices (en répondant aux questions de ceux qui veulent bien se donner le mal d'en poser), comme s'ils ne prenaient jamais le temps de revoir avec son auteur un travail raté, comme s'il n'y avait rien pour aider les élèves à connaître leurs faiblesses et à les surmonter - par exemple les soixante heures annuelles dues par tout enseignant du primaire aux élèves en difficulté, ou les soixante-douze heures d'accompagnement personnalisé intégrées dans l'emploi du temps de toute classe de lycée. En réalité la plupart des élèves savent très bien ce qu'ils doivent améliorer ; mais bien souvent ils n'en ont pas la capacité ou la volonté. Dans mon lycée (et ce n'est pas le pire de France, loin s'en faut), des élèves de terminale S ne savent pas leurs tables de multiplication, des élèves de terminale L avouent sans détour que la lecture de livres les ennuie profondément. Je ne pense pas qu'une réforme de l'évaluation, si bien pensée soit-elle, remédiera à des problèmes de cette nature.
Que souhaite obtenir le ministre au fond? Il est bien évident que la consultation annoncée aboutira, comme c'est toujours le cas, aux conclusions souhaitées par son commanditaire. Or les intentions de M. Hamon apparaissent assez clairement dans son interview: il souhaite une évaluation qui ne se présente pas forcément sous la forme d'une note, qui soit bienveillante et non anxiogène ; il veut aussi qu'elle permette «de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir» mais qu'elle ne brusque pas les apprentissages, puisqu'«on peut concevoir qu'un certain nombre de connaissances attendues à la fin de la 6e ou du CE2 puissent être acquises plus tard.» En termes clairs, il s'agit de systématiser la méthode d'évaluation par compétences qui prévaut déjà dans la grande majorité des écoles primaires, en l'assouplissant un peu pour achever de la rendre illisible et inutile.
Prenons un exemple clair. Les écoliers d'il y a trente ans ramenaient cinq fois par an à leurs parents émerveillés un petit livret où figuraient une dizaine de notes correspondant aux matières étudiées (l'approche par compétence n'étant pas totalement négligée puisqu'on distinguait évidemment grammaire, orthographe et rédaction). Ce document donnait aussi le rang de l'élève, ce qui chagrinait les derniers, mais remplissait les premiers d'une légitime fierté. Les appréciations portées par le maître ou la maîtresse pointaient les efforts accomplis ou leur absence. C'était finalement bien clair pour tout le monde.
Aujourd'hui, ah, le bel aujourd'hui de la pédagogie moderne! J'ai sous les yeux les livrets scolaires de mes deux garçons, élaborés par l'inspection académique du Val-de-Marne «en référence aux programmes nationaux». Dans le livret de Fifils n°2, actuellement en classe de CP, 89 items regroupés en 18 chapitres ont été notés de A (acquis) à D (non acquis). J'apprends ainsi que pour l'item n° 6, «prendre part à des échanges verbaux tout en sachant écouter les autres», mon cadet a obtenu un B+ fort encourageant ma foi. Et à présent qu'est-ce que je peux bien faire de cette information? En «pratiques artistiques et histoire de l'art», des évaluations ont permis de vérifier que les élèves savent «observer, écouter, décrire et comparer des œuvres» (les italiques sont d'origine), «proposer (ou utiliser) des procédures simples mais combinées (recouvrement, tracés, collage/montage)», et «chanter en portant attention à la justesse tonale, à l'exactitude rythmique, à la puissance de la voix, à la respiration et à l'articulation». Quand je pense qu'à cet âge je n'ai eu que de malheureuses notes sur 10 en «dessin» et en «chant», je me dis que j'ai vraiment manqué quelque chose.
Le livret de Fifils n°1, élève de CM1, compte huit pages. On y trouve 280 (deux cent quatre-vingts) items répartis en 70 chapitres. C'est, me suis-je laissé dire, le palier 2 du socle simplifié. On dirait le nom d'un talisman précieux dans un roman d'heroic fantasy ; celui qui le possède doit luire d'une étrange aura. Toujours est-il que j'ai photocopié le document pour les nuits d'insomnie. -Fifils n° 1, lui, a pris les choses avec beaucoup de pragmatisme. Il a parcouru le livret en diagonale pour compter le nombre de A qu'il a obtenus et a transformé cela en une note ; puis il a comparé cette note avec celle de ses camarades (qui avaient tous fait la même chose), et a abouti à une idée très précise de son classement. C'est ainsi qu'il entretient sa motivation. Ingénieuse méthode, pas vrai?
Si, comme je le crois très fermement, ce qui vient d'être décrit préfigure la réforme de l'évaluation voulue par M. Hamon, un certain nombre de questions méritent à mon sens d'être posées:
- en quoi obtenir un D (compétence non acquise) est-il moins humiliant et moins anxiogène que d'obtenir un 0, ou une autre mauvaise note chiffrée?
- en quoi une évaluation comme celle que l'on vient de décrire est-elle plus compréhensible pour les élèves et leurs parents, en particulier «les familles qui ne maîtrisent pas les codes de la réussite à l'école»?
- est-il possible ou même souhaitable de travailler à la mise en place d'une école dont seraient exclus classement, compétition et «anxiété» - sachant que ce dernier mot ne désigne rien d'autre dans le discours officiel que le désir de bien faire?
- comment le ministère envisage-t-il de rémunérer le surcroît monstrueux de travail inutile que la mise en place d'un système d'évaluation «réformé» produirait pour les enseignants?
Nul doute que la Grande Commission Consultative mettra tout son soin à éluder ces questions, et quelques autres encore…
Quelque 12.000 objets sulfureux, images et littérature confondues, reposent dans un coin bien gardé. L'État y a accumulé les œuvres saisies pour cause «d'idéologie bourgeoise», tout en les mettant à la disposition de ses sbires. Une esquisse de femme se masturbant signée Vasily Masyutin, qui illustraTchekhov, des gravures japonaises sensuelles, des photos et une vaste gamme de littérature pornographique... Tels sont les trésors que recèle un département très confidentiel de la Bibliothèque d'État de Russie à Moscou, longtemps tenu secret. Ces ouvrages sont les vestiges d'une collection toute particulière constituée depuis les années 1920, réunissant tous les écrits et images saisies par l'État soviétique pour préserver les bonnes mœurs. 12.000 objets transgressifs au total; un ensemble jamais ouvert au public.
Jugés «idéologiquement néfastes», ils avaient été relégués dans l'ombre. Les ouvrages érotiques de la bibliothèque nationale sont mis au grand jour par le Moscow Times. L'institution a ouvert ses portes au journaliste Joy Neumeyer, qui relate l'histoire de cette collection visitée par certains puissants de l'époque.
1920. Les Bolcheviques transforment un musée en bibliothèque, baptisée Lénine. L'équipe de l'établissement ouvre à ce moment un département spécial où elle stocke la littérature compromettante des aristocrates, confisquée à ses détenteurs. Avant la révolution, il était de bon ton de posséder ces «Livres pour dames» aux dessins très suggestifs. Dans les années 1930, on saisit également les écrits sur la sexualité et les publications médicales abordant la contraception. Sous Staline, la collection est mise à disposition de ses sbires amateurs d'images explicites, parmi lesquels l'officier et chef de cavalerie rouge Semion Boudienny et le dirigeant Mikhaïl Kalinine, selon la légende.
Une collection qui représentait un «danger considérable»
Mais c'est grâce à un fervent collectionneur que le département «sexe» de la bibliothèque s'est élargi. Nikolai Skorodumov, directeur de la Bibliothèque de l'université d'État de Moscou, avait amassé dessins et livres érotiques depuis des années et les autorités n'ont mis la main sur son trésor qu'après sa mort. Il se raconte que le chef de la police politique de Staline, très porté sur la chose, l'aurait mis sous sa protection pour profiter lui-même de ses stimulantes possessions. Quand la collection de Nikolai Skorodumov est saisie, l'État soviétique refuse de l'acheter à sa veuve, avançant qu'elle ne présentait aucun «intérêt scientifique ou historique pour les lecteurs». Il lui fut toutefois interdit de la conserver à cause de sa nature «nocive», qui représentait un «danger considérable»... Elle atterrit donc dans l'éternel département érotique.
Les dernières pièces arrivées dans ses étagères datent des années 70 et 80, résultat de saisies à la douane. Certains livres sont à présent accessibles au public mais la collection «secrète» reste à l'abri des regards et personne ne s'est vraiment attelé à répertorier les œuvres dans un catalogue. «L'enfer» de la Bibliothèque d'État de Russie reste donc intouché, comme la relique profane d'un temps révolu.
Il est toujours difficile de se repérer à un instant donné dans les grands courants de l’histoire, de s’élever du quotidien, prendre du recul, de la perspective et de se situer aujourd’hui par rapport à la marche du monde. Que diront les historiens du XXIIe siècle de la France de 2014? Etrangement, la mondialisation, l’abaissement ou disparition des frontières et l’émergence du "village global", tels que nous croyons les vivre, me paraissent receler un phénomène paradoxal: la solitude croissante de la nation française. Nos ex-colonies ne cessent de s’éloigner, il suffit d’un séjour en Afrique pour le constater, ces pays se tournant vers la Chine et les Etats-Unis. Notre allié de sang tout au long des tragédies du siècle passé, le Royaume-Uni, se prépare sans doute à sortir de l’Europe donc à séparer son destin du nôtre. Le moteur franco-allemand de l’Europe, fondé sur un équilibre et une entente fondamentale entre les deux pays, est fortement compromis par le décrochage économique français. Il en reste un vague mythe, une sempiternelle référence à laquelle plus personne ne croit vraiment. L’Italie, l’Espagne se réveillent et nous regardent de haut avec notre immobilisme, allergie chronique aux réformes et au mouvement. Bien sûr les institutions de Bruxelles fonctionnent toujours, imposant leur carcan aux Etats, mais aucun Empire ou communauté supranationale n’a jamais survécu longtemps dans le rejet, l’indifférence, le mépris des peuples. C’est chose que les diplomates et les eurocrates, le nez dans la fange, sont incapables de ressentir. La débâcle de la classe politique française, pouvoir et opposition confondus, ridiculise notre pays, tout comme la poussée du vote extrémiste qui en résulte. La France médiatique s’enferme dans ses névroses cocardières autour de l’équipe nationale de football mais la crête érigée du petit coq gaulois n’impressionne personne… Un pays dont la compétitivité s’effondre et la société se fragmente, qui s’enferme et se replie dans sa tête, s’engage sur la pente du malheur. La France, au-delà des apparences de la mondialisation, n’a jamais été aussi seule et solitaire.
Une pétition contre l'épreuve de maths jugée «trop dure» a réuni plus de 25 000 signatures sur internet. Pour Jean-Rémi Girard, si il est devenu scandaleux qu'une épreuve évalue vraiment les élèves, c'est parceque le bac est en soldes !
Chaque année, c'est la même chose: qui dit baccalauréat dit polémiques. Certains scrutent nuit et jour les forums et les réseaux sociaux en espérant trouver une fuite (et si on ne la trouve pas, on peut même tenter de l'inventer!), chacun commente à chaud les sujets (au choix trop facile, trop dur, trop court, trop long, trop classique, trop original… et le meilleur: trop scolaire!) et c'est à qui «buzzera» le plus sur le dos de ce vénérable examen que beaucoup semblent en réalité vouloir tuer à grands coups de putschs médiatiques. L'ami Victor Hugo, écrivain dont on aura du mal à dire qu'il est de seconde zone, et dont le seul crime est d'avoir commis un poème lyrique (ma foi très beau) qui faisait bruisser l'herbe et soupirer les tombes pour parler de l'amour, de la mort et du temps qui passe, s'est cette année retrouvé traité de tous les noms (oui, vraiment tous, y compris «fils de pute») sur Twitter, un peu à la manière d'un joueur de foot de l'équipe de France qui aurait marqué trois fois contre son camp.
Dernier avatar en date du «bac bashing»: la pétition d'élèves ! Eh oui! si tu as raté ton épreuve de maths de série S, viens te plaindre sur le net avec tes copains (et avec beaucoup de fautes de français: qui a dit que la série scientifique était une série d'élite?) . Que s'est-il passé? Des concepteurs de sujets taquins ont réalisé l'impensable: une épreuve qui prend appui sur le programme national (tout le monde le dit: tout ce qui est demandé est au programme) et qui demande un bon niveau de mathématiques aux candidats. Scandale! Hérésie! Si on se met à faire des sujets de bac qui évaluent réellement ce que l'Éducation nationale est supposée apprendre aux élèves, où va le monde?
Alors certains collègues se sentent floués (voire trahis) car leur inspecteur leur avait dit que… car en réunion de bassin on leur avait promis que… Je comprends bien le problème (et l'énervement des collègues), mais si le baccalauréat est national (et si les programmes sont eux aussi nationaux), ce n'est pas pour le soumettre aux exigences de tel ou tel cadre local. On ne peut pas à la fois entonner l'air de «le bac ne vaut plus rien ; on le donne à tout le monde» et parallèlement se plaindre d'une épreuve un minimum exigeante (et parfaitement règlementaire).
Qu'on se rassure (ou qu'on s'inquiète, au choix): on fera comme d'habitude. Un petit barème adapté et «bienveillant», des consignes de corrections qui «valoriseront» tout début de commencement d'une esquisse de raisonnement, un petit coup de commission d'harmonisation par dessus et les résultats seront, une fois encore, splendides, et l'on se félicitera du bac 2014, «un très bon cru», etc.
En effet, le problème, ce n'est pas le bac: c'est tout ce qui vient avant le bac. D'un côté, des programmes scolaires parfois denses, qui fixent un certain niveau d'exigence de plus en plus «de façade». De l'autre, un système qui dysfonctionne régulièrement, et même qu'on fait de plus en plus dysfonctionner. Après avoir charcuté l'apprentissage de la lecture, de la grammaire et du calcul, après avoir sapé l'autorité des professeurs, après avoir réduit petit à petit les horaires d'enseignement (que ce soit en primaire, au lycée général et technologique pour mettre en place des accompagnements personnalisés qui n'accompagnent pas et qui ne sont pas personnalisés, ou au lycée professionnel où l'on a carrément supprimé une année de formation!), que reste-t-il à faire, sinon bidouiller le seul indicateur un peu symbolique qui nous avons encore?
Et c'est ainsi que ce bon vieux baccalauréat subit chaque année des mutations de plus en plus incontrôlées (épreuves en cours d'années inorganisables, contrôles en cours de formation qui ne permettent même plus d'enseigner, épreuves expérimentales dont les sujets sont peu ou prou déjà connus, liste de croquis géographiques à décalquer tels quels sur la copie…). Aujourd'hui, on peut passer (et obtenir) son bac sans faire une seule dissertation. Il est un peu trop facile ensuite de se plaindre que le bac conduit au bachotage et qu'il ne permet pas aux élèves de réfléchir. Le problème, c'est que si toutes les épreuves ressemblaient à l'épreuve de mathématiques de cette année et étaient évaluées de manière honnête, on n'obtiendrait pas les taux de réussite dont on se gargarise chaque année. À l'arrivée, on ne peut pas dire que le bac soit donné: disons qu'il est en soldes.
Le mouvement olympique a eu 120 ans. Le 23 juin 1894, le baron Pierre de Coubertin propose de réanimer l’ancienne tradition des Olympiades.
Cette idée lui est venue des découvertes archéologiques faites à Olympie en Grèce, où les restes d’immenses stades ont été trouvés. Dans son discours au Congrès international d’athlétisme, ce célèbre personnage français a exposé sa conception des Jeux Olympiques. Cette proposition faite par le Baron à la Sorbonne a été accueillie par des applaudissements.
Le Congrès a accepté la proposition du Baron de réanimer la tradition des Olympiades de la Grèce ancienne. Il a été décidé d’organiser, une fois tous les quatre ans, une compétition dans différents sports où « tous les peuples seraient invités à participer ». Ce même jour a été créé le Comité international olympique (CIO) où sont représentés 12 pays membres parmi lesquels : la Russie, la Grèce, la France, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, les Etats-Unis. Le Baron Pierre de Coubertin a été élu Secrétaire général du CIO.
Il a été décidé d’organiser les premiers Jeux olympiques en 1896 en Grèce, le pays qui a donné naissance à ces compétitions. Selon la légende, les Jeux olympiques ont été organisés pour la première fois 12 siècles avant notre ère par le héros de la Grèce ancienne, Hercule. Les jeux avaient alors lieu tous les 5 ans. La principale idée des Jeux était de déterminer qui était le plus fort, non pas dans le domaine des batailles sanglantes, mais dans les joutes sportives. Au moment des Olympiades dans la Grèce antique, toutes les guerres étaient suspendues.
Selon les historiens anciens, la tradition des Jeux s’est maintenue pendant plus de 1000 ans. 292 Jeux olympiques ont eu lieu. Ils ont ensuite été interdits au IVe siècle de notre ère par le dernier empereur de l’Empire romain unifié, Théodose, qui a qualifié cette tradition de païenne.
C’est Pierre de Coubertin qui a lancé l’idée de réunir des gens de nationalités différentes autour du sport. Il a même écrit une « Ode au sport » dont la citation « ô sport, tu es la paix » est devenue l’une des devises du mouvement olympique des temps nouveaux. Les premiers Jeux à Athènes ont connu un immense succès. En 1900, les 2e Jeux olympiques ont eu lieu à Paris, ce sont les plus longs : ils ont duré cinq mois en tout. Pierre de Coubertin a présidé le CIO jusqu’en 1925, à l’exception des quatre années de la Première guerre mondiale. Puis jusqu’à la fin de sa vie, il en a été le Président d’honneur. Il a directement pris part à l’élaboration des principales règles pour le déroulement des Jeux olympiques, il a également rédigé le texte du serment des athlètes olympiques.
Durant toutes ces années, le mouvement olympique s’est rapidement développé. Des dizaines de nouveaux sports ont été inclus au programme. On s’est mis à organiser des Jeux d’hiver, également tous les 4 ans, en décalé avec les Jeux d’été. Les Jeux actuels ne sont pas seulement une compétition entre des sportifs, mais aussi un spectacle brillant et coloré regardé par des milliards de spectateurs. Les cérémonies d’ouverture des Jeux deviennent plus spectaculaires d’année en année. 15 000 artistes ont pris part à la cérémonie d’ouverture dans la capitale chinoise, Pékin, en 2008. Et plus de 11 000 sportifs de 204 pays ont participé aux compétitions regardées par 4 milliards de personnes. La cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver à Sotchi en 2014, à laquelle 44 chefs d’Etats ont été présents, a été saluée par des critiques dithyrambiques. Les experts internationaux ont reconnu l’excellent niveau d’organisation des Jeux à Sotchi, auxquels ont participé des athlètes venus de 88 pays.
Une nouvelle ère dans le monde du sport a commencé il y a 120 ans. C’est par la volonté d’un enthousiaste, qui n’a pas épargné sa fortune et a toujours poursuivi son rêve, que les Jeux Olympiques ont vu le jour. Comment ces Jeux des Grecs anciens sont-ils devenus l’événement sportif le plus populaire de la Terre ? Récit.
Nous sommes en France, à la fin du XIXe siècle. La guerre contre la Prusse, dans laquelle plus d’un million de soldats français ont péri, a été perdue, et le pays dévasté a plongé dans une grande dépression. Mais un garçon, né à cette époque à Paris, inscrira son nom dans les annales de l’histoire du sport deux décennies plus tard. Il s’agit de Pierre de Coubertin. Le baron de Coubertin, toujours avide de connaissances, a toujours prêté une attention particulière au sport. Ce jeune Français, qui se passionnait pour les idées humanistes et qui recherchait l’harmonie dans la vie, considérait que les gens ne doivent pas faire la guerre, ils doivent s’affronter lors de compétitions sportives. Le jeune idéaliste s’est essayé à promouvoir activement cette idée dans la société, et a pu finalement l’exprimer dans son projet de compétitions internationales. Vers la fin du XIXe siècle, la société européenne s’intéressait fortement aux Jeux olympiques anciens, surtout sur fond de découvertes par des archéologues près de la ville d’Olympie en Grèce. Et Pierre de Coubertin n'a pas laissé passer cette chance. A son initiative, après deux ans de débats, une nouvelle page du sport a été écrite dans l’une des plus anciennes universités françaises, celle de la Sorbonne. C’est dans cette université que le Comité international olympique (CIO) a été établi. Selon le vice-président de l’Association internationale de la presse sportive Nikolaï Dolgopolov, une véritable révolution s’est alors produite.
« C’était une décision sans précédent », explique-t-il. « Avant, des championnats séparés étaient organisés dans des disciplines sportives diverses. Il y avait un championnat de patinage artistique, des compétitions de patineurs dans les pays de Scandinavie. Mais c’étaient des Jeux scandinaves. Des compétions de tir, ou des compétitions d’escrime, étaient souvent organisées, et c’est tout. Coubertin a fait renaître un spectre large de compétitions sportives. Il s’agissait des premières compétitions de classe mondiale ».
Mais il ne s’agit là que d’un rêve partiellement accompli. Les JO, c’est un projet qui nécessite beaucoup d’argent. Et Pierre de Coubertin, qui possédait une fortune importante, a tout donné pour réaliser son idée, explique Nikolaï Dolgopolov.
« Pour organiser les Jeux Olympiques, Coubertin vendait ses propres collections de tableaux. Il a même vendu la collection de tableaux de sa femme. Obtenant de ces ventes des sommes fantastiques, il réinvestissait cet argent dans la formation du mouvement olympique. Lorsqu’il est mort, il était plutôt pauvre, tellement il avait investi de fonds dans les JO. Coubertin était non seulement un théoricien, mais aussi un praticien du mouvement olympique. On le considérait comme un olympien noble. »
Plusieurs dizaines d’années se sont écoulées depuis lors, et deux guerres mondiales ont secoué le monde. Mais le mouvement olympique, lui, a vécu et s’est fortement développé. D’année en année, les JO se sont transformés en un véritable show sportif à l’échelle planétaire. Et le progrès technique n’a pas joué le dernier rôle dans la popularité de ces Jeux, explique le rédacteur en chef du magazine Olimpiyskaïa Panorama (Panorama olympique) Alexandre Ratner.
« Grâce à la télévision, les Jeux Olympiques sont devenus un événement global. Cela a commencé dans les années 1960. Quant à l’ampleur des JO aujourd’hui, c’est la contribution de Juan Antonio Samaranch. Dans les années 1980-1990, cette idée abstraite a été matérialisée et a commencé à rapporter de l’argent. Depuis ces temps là, les JO sont devenus le principal événement de la planète. »
Aujourd’hui les Jeux Olympiques rapportent beaucoup d’argent grâce à la publicité, la vente des droits pour la retransmission et les droits de franchise. Tout cela est reversé au Comité international olympique. Mais les émotions liées à la victoire lors des compétitions et l’admiration des records des sportifs lors des JO sont n’ont rien de comparable avec tous les autres évènements sportifs d’aujourd’hui. N
L’opposition républicaine est en train d’exploser en plein vol: scandales politico-financiers, violences des haines exacerbées, trahisons, coups de poignard dans le dos. Un retour dans l’arène politique de Nicolas Sarkozy serait le bouquet final qui acheverait sans aucun doute l’UMP en y déclenchant une guerre mortelle. L’ancien président est aujourd’hui laché par ses soutiens politiques naturels. Ne parlons même pas de son ancien premier ministre et ministre des affaires étrangères, à la tête de la Fronde. Après Bernard Debré qui l’a qualifié de "vieille branche à couper" il ne manquait plus que Xavier Bertrand pour s’attaquer au bilan de son mandat, alors qu’il fut l’un des ses principaux ministres… Oh, ce n’est pas mieux ailleurs, avec un pouvoir en pleine débâcle et une droite radicale minée par ses contradictions, son image de népotisme familial et dont les Français – tous les sondages le montrent – ne veulent à aucun prix. Une plongée dans l’arène politique de l’ex chef de l’Etat, rêvée par ses derniers fidèles, serait totalement suicidaire pour lui et pour tout le courant républicain. Un ancien président – ayant incarné la Nation pendant 5 ans – n’a en aucun cas sa place dans le marécage et la putréfaction, il doit obligatoirement se tenir au dessus de la mêlée, au niveau, non pas de la fange, mais de l’histoire en marche. Son rôle, son devoir, est celui d’un guide moral. Il ne peut se présenter en recours que dans l’hypothèse d’un "appel" du pays qui viendra ou ne viendra pas… La décomposition générale est en cours, il ne faut pas y prendre part. Dans le climat de déliquescence générale de toute la classe politique, le seul combat qui vaille est aujourd’hui celui des idées. Dans un pays en pleine paralysie politique, déclin économique accéléré, crétinisation médiatique (dont la flambée de chauvinisme imbécile autour du Mondial est la dernière illustration), comment réhabiliter la démocratie, la volonté générale, les capacités de gouvernement? Aujourd’hui, il n’y a rien d’autre à faire que de laisser les crapauds s’entre-tuer dans la mare et de réfléchir aux grands chantiers de l’avenir; rien d’autre en attendant que des circonstances plus propices se prêtent à l’action.
L’affaire Alstom est un échec sur toute la ligne. L’entreprise voulait vendre sa division énergie ? Elle n’y parvient qu’en partie et se retrouve empêtrée dans un montage bringuebalant, avec l’Etat comme premier actionnaire. General Electric voulait acheter cash les métiers énergétiques d’Alstom ? L’américain dépensera moins que prévu, mais n’aura que partiellement satisfaction et devra gérer d’improbables associations 50-50 avec Alstom. Quant à Arnaud Montebourg, il voulait empêcher à tout prix une arrivée de General Electric : échec, là encore.
En quelques semaines, l’économie française a reculé de plusieurs décennies. Cela faisait longtemps, en effet, que l’Etat ne s’était pas imposé avec une telle brutalité et une telle improvisation dans la vie d’entreprises privées. Et il y a peu de pays développés où l’on pourrait revendiquer comme une grande victoire d’avoir contraint par la menace un actionnaire à céder ses parts à l’Etat. C’est pourtant bien ce qui a été imposé à Bouygues. Non content d’avoir par décret refermé les frontières de la France au nom d’intérêts stratégiques extensifs, le gouvernement a donc inventé la nationalisation par le chantage.
Le premier responsable de tous ces signaux catastrophiques pour notre image à l’étranger, c’est évidemment François Hollande. C’est lui qui a cédé aux menaces de démission d’Arnaud Montebourg et à sa comédie du « retenez-moi ou je fais un malheur ». C’est lui, impopulaire et sans autorité politique sur sa majorité, qui, pour le garder dans son gouvernement, a donné à son ministre de l’Economie le trophée de la nationalisation, exactement comme il avait concédé à Cécile Duflot cette loi sur le logement qui a mis à terre le secteur de l’immobilier. Les Verts ont quitté le gouvernement et la France ne s’en trouve pas plus mal. Il faut maintenant libérer Arnaud Montebourg.
Pourquoi diable ne pas se contenter de remplir des stades et de pousser la balle sans en faire des tonnes, sans chercher frénétiquement à mêler la diplomatie avec le sport ? Parce que ce cher baron de Coubertin n'avait pas lui-même, en 1894, que de belles visées apolitiques… Même mieux : il pensait géopolitique. Il rêvait de pacifier les relations internationales grâce à l'ouverture sur les autres, rappelle Pascal Boniface, auteur de La Terre est ronde comme un ballon, géopolitique du foot. Et de démontrer sa force.
Depuis, la chose est entendue. Les crampons ont pour mission de faire briller leur nation (sinon c'est l'opprobre national assuré) et d'assurer la paix. Il vaut mieux un Mondial qu'une guerre mondiale, comme dit le géopolitologue Boniface. Certes… Et passons sur le discours du foot exutoire pacifique, du foot opium du peuple (visiblement inopérant sur les miséreux brésiliens, au grand désespoir de Platini).
C'est en demander beaucoup à un simple ballon, qui se contente souvent de refléter le monde tel qu'il va. Les Diables rouges ont beau habiller francophones et néerlandophones de noir jaune et rouge, ils ne sauveront pas seuls la Belgique des séparatistes. Tout comme Sotchi n'a pas pacifié Poutine. Tout comme l'équipe multiculturelle qui a donné la victoire à la France en 1998 n'a pas su convaincre qu'il était possible de bien vivre ensemble, à la présidentielle qui a suivi… La Terre n'est pas aussi ronde qu'un ballon.
À l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage L’homme, le nouveau sexe faible, le journaliste Yves Deloison, spécialiste des questions sur la mixité, se penche sur le cas de « ces hommes empêtrés dans des stéréotypes qu’ils reproduisent et perpétuent. »Prisonnier du rôle que la société semble leur avoir imposé, ils peinent, selon l’auteur, à se réaliser et parfois même à se comprendre. Face à des femmes de plus en plus accomplies, qui ont su évoluer et finalement s’imposer dans de nombreux domaines, les hommes seraient déboussolés, pire, ils souffriraient d’une forme de “dévirilisation”. Yves Deloison livre ici une analyse qui permettrait à plus d’un homme d’assumer une certaine vulnérabilité dans une société où masculin rime encore avec force et combat.
Madame Figaro. - Comment en êtes-vous arrivé à vous pencher sur la condition de l’homme aujourd’hui ? Yves Deloison. - J’ai d’abord étudié la place de la femme dans la société, et les stéréotypes qui pèsent encore sur elles. J’ai réalisé que les hommes étaient tout aussi victimes de pressions sociales, sans forcément s’en rendre compte. Ils sont conditionnés pour assurer la vie du foyer. Pourtant la société avec la crise économique a beaucoup évolué dans son rapport au travail. L’épanouissement est recherché ailleurs. Dans ce schéma, les femmes semblent plus douées pour se réaliser, se comprendre et s’estimer.
Comment se traduit la différence d’approche entre les hommes et les femmes sur ce nouveau mode d’accomplissement ?Les femmes sont sorties de leurs anciennes postures archaïques. Elles ne veulent plus être cantonnées au foyer. Elles savent qu’elles peuvent concilier boulot et vie de famille... Les hommes, quant à eux, restent sans le vouloir ou le savoir, dans une vision assez manichéenne de leur propre condition. Ils se disent obligés d’être le « pivot travail » dans la vie.
"Les hommes sont souvent mono taches"
C’est pourquoi ils ne conquièrent aucun autre domaine. Ils passent à côté de plein de choses épanouissantes dont les femmes profitent. Alors que les femmes s’impliquent avec la même intensité dans différents domaines en même temps, les hommes sont souvent mono taches.
En quoi le sexe masculin est-il devenu le sexe faible ?Le sexe faible, vous l’aurez compris, n’est pas une appellation ou représentation négative. Au contraire. La façon dont je le conçois dans mon ouvrage est simple : il s’agit de montrer qu’il faut changer les mentalités.
Il existe une masculinité et une féminité
Les hommes ne seront heureux et épanouis réellement dans notre société que lorsqu’ils comprendront que la sensibilité et la vulnérabilité qu’ils peuvent dégager sont des atouts.
À l’inverse, peut-on dire que la femme est devenue plus virile ?Je n’aime pas parler de virilité que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. Selon moi, ce concept n’existe pas réellement. Il existe une masculinité et une féminité. Ces concepts sont biologiques et donc logiques, alors que LA virilité n’est pas une norme. En ce qui concerne les femmes, je ne les considère pas plus « masculines » aujourd’hui qu’hier, mais plutôt mieux préparées et surtout mieux armées dans nos sociétés.
Le problème de l’UMP, c’est que ses nouveaux leaders sont obsédés par le centre quand ses électeurs veulent une ligne politique claire, nette et réellement à droite.
Depuis dimanche soir l’UMP n’a plus un chef, mais trois. C’est-à-dire qu’elle est dépourvue d’un leader capable de porter haut et fort la voix d’une opposition ferme face aux délires de la majorité socialiste. Pour s’en convaincre, il suffit de voir de quelle manière l’inique réforme pénale de Mme Taubira a été votée par les députés, sans qu’aucun ténor de l’opposition fasse valoir les dégâts inimaginables que va produire ce texte, en laissant en liberté les auteurs de délits graves, fussent-ils des récidivistes.
Nous vivons un étrange paradoxe. Jamais la gauche n’a été moribonde à ce point. Jamais elle n’a fait l’objet d’une telle défiance de la part de tous les Français, comme en ont témoigné les récentes élections municipales et européennes. Jamais elle n’a été aussi décrédibilisée, en raison de l’absence de résultats, notamment dans le domaine économique. À tel point que même Manuel Valls n’a pas hésité à parler du risque de disparition de la gauche et François Hollande de sa « possible sortie de l’Histoire ». Et dans le même temps, jamais la droite n’a été aussi absente des enjeux économiques et sociétaux qui menacent notre pays. Jamais elle n’a été aussi inaudible, à cause de ses propres affaires, à cause de sa guerre des chefs, à cause surtout de son absence de ligne politique.
Et ce n’est pas parce que trois anciens premiers ministres, ayant atteint l’âge de la retraite, ont fait une OPA sur le principal parti de droite que tout va s’éclaircir brutalement. D’abord, parce que, entre eux, les couteaux sont déjà tirés. Ensuite, parce que leur seul dénominateur commun se résume en trois mots : tout sauf Sarkozy. Enfin, parce qu’ils ont tous les trois une vision différente de ce qu’attend l’immense peuple de droite. Alain Juppé ne pense qu’à une alliance avec le centre et a pris ses distances avec l’UMP au point de n’avoir pas participé au conseil national lors duquel le parti a adopté son projet économique et social, le 25 janvier dernier. François Fillon ne raisonne qu’en termes de revanche, après avoir été le premier ministre le plus “absent” de toute la Ve République. Quant au libéral Jean-Pierre Raffarin, il est le seul à bénéficier du bon sens des vrais terriens, mais sa préoccupation se limite, hélas, à obtenir, en septembre prochain, la présidence du Sénat.
Tout le problème de la droite française se résume dans l’excellente formule du député Thierry Mariani : « L’UMP souffre de strabisme divergent : une grande partie de ses dirigeants regarde vers le centre alors que ses électeurs regardent vers la droite. » Et ce strabisme va s’accentuer avec le bannissement de la ligne décomplexée qu’incarnait Jean-François Copé et qui a pourtant permis le raz-de-marée historique des dernières élections municipales. Les trois “pachas” qui ont pris le pouvoir à l’UMP sont atteints de ce strabisme.
Leur problème n’est pas tant de regarder vers le centre — c’est une maladie historique de la droite française — que de refuser de comprendre les préoccupations des électeurs. Ceux-ci ne sont pourtant pas compliqués. Ils veulent simplement qu’on leur parle de la patrie et d’un État qui assume enfin ses fonctions régaliennes (la police, la défense, la justice, l’éducation, voire la santé), plutôt que de s’occuper de leur mode de vie. Ils souhaitent une droite qui n’ait pas honte de brandir ces valeurs incontournables que sont le travail, le mérite, la réussite, la liberté, le progrès grâce au génie humain, la propriété, la famille, le droit à la vie, le respect des aînés et la richesse de la différence. Ils désirent enfin une droite qui n’ait pas peur de parler des dangers du communautarisme qui gangrène le corps social français, qui se préoccupe vraiment de l’immigration, clandestine ou pas, qui se soucie de l’assimilation des étrangers vivant légalement sur notre territoire, mais qui n’ait aucun état d’âme avec tous ceux qui refusent notre culture, brûlent notre drapeau, crachent sur nos institutions et sèment la terreur dans des zones de non-droit, estimées désormais à 650 dans toute la France.
C’est parce que la droite est incapable d’aligner enfin son regard sur les vraies préoccupations de ses électeurs naturels que certains d’entre eux sont attirés, nolens, volens, par le Front national. Et nul ne saurait les vilipender, les moquer ou les ignorer au motif qu’ils ont été déçus par une droite qui n’a jamais eu le courage de s’assumer et qui, à chaque fois qu’elle a été au pouvoir, a toujours eu la main qui tremblait. Mais le parti de Marine Le Pen affiche lui aussi son vrai visage. Celui d’une officine clanique, où les haines recuites, les dénonciations permanentes et les discours contradictoires devraient l’amener à s’autodétruire, pour finir au magasin des accessoires.
Seuls 16% des Français font désormais confiance à François Hollande pour « résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ».
Ce qui est dramatique avec les derniers sondages concernant François Hollande, c’est que 81% ne lui font plus confiance pour « résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ». Seuls 16% lui font désormais confiance… Et ça ne l’ébranle pas. Imaginez un général – mettons Eisenhower, puisqu’on parle beaucoup du débarquement du 6 juin 1944 en ce moment – qui n’aurait que 16% des gens lui faisant confiance. Vous pensez vraiment que le Débarquement du 6 juin 1944 aurait pu avoir lieu ? Heureusement pour nous, il y avait des Eisenhower, des Churchill, des Montgomery, des Bradley… Imaginez le désastre et la débâcle si François Hollande avait été Général des forces expéditionnaires alliées. J’ose à peine l’imaginer. Mon Dieu la honte…
Selon le baromètre mensuel de juin TNS Sofres-Sopra Group, seuls 16% des Français font désormais confiance à François Hollande pour « résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ». Un Président de la République doit entraîner ses troupes, les galvaniser, les encourager, les enflammer, les enthousiasmer, les exalter, les stimuler ! Pas les abattre, les décourager, les démoraliser. Qu’avons nous fait au Bon Dieu pour mériter un tel homme à qui désormais seuls 16% font confiance ?
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Message du Général Dwight D. Eisenhower Grand Quartier Général des Forces Expéditionnaires Alliées Veille du Débarquement du 6 juin 1944
. Soldats, Marins et Aviateurs des Forces Expéditionnaires Alliées !
Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux alliés et nos frères d’armes des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les nazis exercent sur les peuples d’Europe et vous apporterez la sécurité dans un monde libre.
Votre tâche ne sera pas facile. Votre ennemi est bien entrainé, bien équipé et dur au combat. Il luttera sauvagement.
Mais nous sommes en 1944 ! Beaucoup de choses ont changé depuis le triomphe nazi des années 1940-41. Les Nations-Unies ont infligé de grandes défaites aux Allemands, dans des combats d’homme à homme. Notre offensive aérienne a sérieusement diminué leur capacité à faire la guerre sur terre et dans les airs. Notre effort de guerre nous a donné une supériorité écrasante en armes et munitions, et a mis à notre disposition d’importantes réserves d’hommes bien entrainés. La fortune de la bataille a tourné ! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la Victoire !
J’ai totalement confiance en votre courage, votre dévouement et votre compétence dans la bataille. Nous n’accepterons que la Victoire totale !
Bonne chance ! Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise.
Hier, en rentrant d’un long voyage en train, j’ai lu "l’histoire passionnée de la France" de Jean Sévillia (Perrin 2013), une longue fresque synthétique, des origines à nos jours qui met l’accent sur la chronologie et le rôle des grands hommes, à l’inverse des normes de l’enseignement contemporain. Ce genre de vision panoramique de l’histoire invite à la réflexion sur le pouvoir, les hommes. Voici, pêle-mêle, quatre pensées sans prétention, qui me sont venues (ou revenues) à l’esprit au fil de cette lecture.
La notion de "France éternelle" a un aspect mythique. Notre pays est réellement né vers l’an 1000, avec l’avènement des Capétiens, les premiers à avoir l’idée de l’unité politique d’un territoire correspondant plus ou moins à sa géographie actuelle. Certes, elle aura une fin un jour comme toute entité humaine. Mais construire un pays, une solidarité humaine autour d’une organisation politique et d’une volonté commune est une oeuvre de très longue haleine, une construction extrêmement complexe – parfois sanglante. Envisager d’en finir avec cette entité – par fusion ou par éclatement – en l’absence de solution de rechange, ouvrirait sans doute la voie à la pire des barbaries.
D’ailleurs, notre époque qui se veut mondialisée, sans frontières, ouverte, se rapproche à certains égards de l’ancien Moyen-âge, entre la fin de l’Empire romain et l’émergence des Etats européens à partir des XIème et XIIème siècle. C’est une période de confusion, de superstition – la peur de l’an Mille, de l’Enfer –, d’invasions, de violences anarchiques, où les tyrannies locales issues de la féodalité l’emportent sur toute forme d’autorité centrale, où la loi du plus fort, la loi de la jungle domine tout le reste. Vie publique et intêrets personnels sont totalement confondus (d’où les partages à répétition de l’empire ou des royaumes francs et le système des apanages), le pouvoir étant livré à une sorte de chaos moral sans foi ni loi (assassinats, réglements de compte, trahisons…)
L’inconnue et l’imprévisibilité sont des facteurs clés de l’histoire qui marche constamment à l’aveuglette, au jour le jour. Les dirigeants ne cessent de se tromper. Ils prennent des initiatives en fonction de considérations présentes, dans l’ignorance des conséquences parfois monstrueuses de leurs choix qui le plus souvent conduisent au pire. Ainsi, exemple parmi tant d’autres, la politique de la Révolution puis de l’Empire napoléonien focalisée sur l’abaissement de l’Autriche, de sa dynastie des Habsbourg et du "Saint Empire", ouvre directement la voie à l’impérialisme prussien, source d’une succession de catastrophes pour la France et toute l’Europe.
Dans le conflit entre la raison et la folie, en filigrane du déroulement de l’histoire, c’est presque toujours la folie qui l’emporte en un premier temps, à l’origine du chaos et de la barbaries – les guerres de religion, les massacres de la Révolution, les conquêtes napoléoniennes, les tueries européennes du XXème siècle. La raison est constamment étouffée par la tyrannie de passions d’autant plus violentes qu’elles sont absurdes et éphémères. Ce n’est qu’après l’épuisement de la folie que la raison émerge des ruines avant le déferlement d’une nouvelle vague, inévitable, de démence et on ne voit pas comment le cycle pourrait un jour s’interrompre tant il semble co-substantiel à l"humaine nature" depuis au moins 12 000 ans, le début de l’histoire.
D'Hermoupolis, sur l'île de Syros, on connaît, au mieux, la courte escale entre deux Cyclades… Bien qu'elle faillisse être capitale et qu'elle ait vu naître celui qui lui a donné pour fond sonore le bouzouki.
C'est la plus vaste mairie hellénique, avec son escalier de ziggourat babylonienne. Son immense parvis est à l'avenant, désert ou surpeuplé au rythme du Peripatos - la « passeggiata » des Grecs. Hermoupolis ne vous barbera pas avec ses temples ioniques ou doriques : il n'y en a pas. Au mieux, un bout de mur près du stade et l'ombre de Phérécydes, mage antique qui prouva, par alpha plus béta, la réincarnation - avant de mourir dévoré par les poux. Alors bien sûr, cette « cité d'Hermès » porte le nom du dieu du commerce et de la roublardise ; qui lui a donné la carrure du plus grand port du pays : trois fois le Pirée ! Mais ça, c'était au XIXe, quand la Méditerranée avait ses vapeurs et qu'on « faisait » ici du charbon.
A cette Grèce évadée de l'Empire ottoman, étendue comme l'Espagne mais - mer oblige - avec dix fois moins de kilomètres carrés, il fallait un centre stratégique, ne serait-ce que pour reprendre militairement l'Asie mineure. A l'heure où Paros et Santorin l'ont transformé en simple correspondance, qui se souvient que cette préfecture faillit être la capitale ?
Parfum de mangas
Qui accoste l'île voit d'abord les deux demi-cônes de son tissu urbain, scellés en entonnoir sur les monts raides. Derrière, c'est la terre, aride comme un reg. Sentes et escaliers grimpent à l'assaut des sommets, coiffés chacun d'un sanctuaire, lourd comme une tiare. A droite, Hermoupolis proprement dite, et sa cathédrale orthodoxe. A gauche, Ano Syros, la cathédrale du quartier populaire des Frankosurianoi - les insulaires de rite catholique. Les deux paroisses fêtent Pâques ensemble, mais Hermoupolis n'en est pas moins scindée en plusieurs mondes. Au nord, Vaporia était le quartier cosmopolite des armateurs et des capitaines : demeures aux balcons en accolade, juchés sur des consoles de marbre, palais mutés en hôtels de luxe. Au milieu se dresse l'église Saint-Nicolas - le Poséidon des chrétiens. Son gros dôme bleu reste le seul indice qu'on soit dans les Cyclades. Les édifices publics sont dus aux officiers du génie bavarois. Le cercle Hellas était club anglais. Le théâtre d'Apollon chantait si bien Mozart - et tous ces musiciens métèques -, qu'il fut vandalisé par la dictature chauvine des « Colonels ». Tous les mois de juillet s'y tient le festival d'opéra de l'Egée, lancé par un Gréco-Américain ancien de Carnegie hall.
Ano Syros, elle, a recueilli les rescapés de toutes les îles, dont celle de Chio et ses massacres médiatisés par Delacroix. Sans rancune pour leurs bourreaux turcs, les réfugiés ont importé le loukoum, à déguster chez Vasileios - rue de Chio, comme il se doit. Sur les quais, la jeunesse sirote l'ouzo, liant contact avec quelque yachtman de Cornouailles. Le ferry du Pirée appareille, crachant ses bouffées noires. Dans le bassin d'une douane aux airs coloniaux, un cargo jamaïquain grince sur ses chaînes.
Plus loin s'ouvrent les docks. Dans les flashs des soudeurs à l'arc, on achève un yacht, un chalutier. Près d'une roue à aubes rouillée, une tour servait à lâcher des gouttes de plomb afin de les arrondir pour les cartouches. Devant, le musée industriel tisonne les vieux souvenirs : filatures, verreries, tanneries. Un univers de pistons, de suie et de gazomètres.
Après la première volée d'une série d'escaliers, on atteint la coulisse ; Katalymata, ex-quartier des bordels. Les peintures s'écaillent. Contre les grilles de fonte, les gravas se pressent comme au confessionnal : « Politi » (« A vendre »), « Enikiazetai » (A louer »), litanies de la crise. Ici a grandi un géant de la musique grecque. Père paysan mais as de la cornemuse, Markos Vamvakaris naît dans la campagne voisine, en 1905. Markos, c'est une voix acide de pomme à cidre, et des notes égrenées sur le bouzouki, tel un chapelet. L'instrument, persan puis ottoman, est venu de Smyrne et de Constantinople, avec les expulsés de 1922. Il est devenu la voix de l'univers rude et lascif du rebetiko, blues grec des bas-fonds, enrichi par le tango et la world music des Années folles.
Coqueluche des filles, les rebetes (joueurs de rebetiko) chantent le mangas, le voyou grec et ses manies : traîner la patte, n'enfiler qu'une manche pour dégainer plus vite, et jouer du surin pour une fille ou un jeune moine à peau douce. Sur fond de cartomancie et de marc de café, le mangas danse le zeybekiko, inventé par les Zeybeks, peuple mercenaire et justicier - et qui, à Syros, font les portefaix ; aussi le hasapiko, qui deviendra, filtré par Hollywood, la danse de Zorba.
Ressuscité par la crise
Même s'il fera carrière à Athènes, Markos n'en a pas moins débuté ici. En after d'un boulot aux abattoirs, il fait la tournée des 60 « tekes » (monastères, en turc - les tripots à haschisch), cajolé gratis par chaque « hanoumi » (dame, aux fonctions qu'on devine). Face à la rade, la laverie 5 à Sec est alors une des boîtes où il gratte le bouzouki et la baglama, son modèle réduit, facile à planquer sous la paillasse des geôles.
Un petit musée abrite les reliques du chanteur : baglamas, écharpe, casquette digne d'un mac de Pigalle, et ses deux couteaux d'équarrisseur - qui n'ont pas servi qu'à écorcher le bétail. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les voisins prudes et jaloux auront le méchant plaisir de revoir le fils prodigue, démodé à Athènes, luttant sur ses six cordes contre l'asthme et l'arthrite. Dans la même rue, se dresse la taverne de Lilis, le dernier protecteur. Devant les photos souvenirs, la jeunesse désarçonnée par la crise ressuscite le vieux Markos, mort en 1972. Dans le parfum embué des verres d'ouzo, on rechante en ricanant les vers mordants du chanteur bigame :« Si j'étais ministre, je les ferais tous se camer au narguilé - histoire qu'ils m'obéissent. » Qu'importe si Syros n'est plus qu'un chef-lieu, qu'on ne gagne que pour se mesurer à la paperasse ; car les orchestres joueront ce soir, renouant avec la légende qui a longtemps embarrassé l'île - avant de l'embraser.
Vivement qu'il n'y ait plus d'entrepreneur en France, plus de créateurs de richesse pour que l'on s'aperçoive enfin que l'argent ne pousse ni dans les champs, ni dans les ministères, mais que la richesse se créée avec de l'énergie, du talent, et surtout 95% de sueur, et aussi de la prise de risque. Entre temps, on sera passé à 10 millions de personnes avec un travail précaire. Ras le bol de vivre dans un pays ou la réussite est systémariquement mise sur le dos de la chance et pas du travail.
IL N'Y A QU'EN FRANCE OÙ L'ON PEUT SE PERMETTRE DE TELLES BÊTISES LA FRANCE AUX FRANÇAIS.
JUSTICE
Jean-Marc Ayrault - Député socialiste, Maire de Nantes, président de la communauté urbaine de Nantes Métropole, condamné le 19 décembre 1997 à 6 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende, pour "délit de favoritisme dans l'attribution d'un marché public".
Arnaud Montebourg - Ministre du Redressement Productif, président du Conseil Général de Saône-et-Loire, condamné le 23 mai 2012 par le tribunal de grande instance de Paris à 1 euro de dommages et intérêts à verser à chacun des cinq demandeurs et 3000 euros au titre des frais de justice pour "injure publique". Il a fait appel de ce jugement.
QUELQUES VÉRITÉS
Il n'y a pas lieu de désespérer parce que comme l'a dit Margaret Thatcher :"Le socialisme ne dure que jusqu'à ce que se termine l'argent des autres"
INAPTOCRATIE : un système de gouvernement où les moins capables de gouvernersont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de lasociété les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sontrécompensés par des biens et des services qui ont été payés par laconfiscation de la richesse et du travail d'un nombre de producteurs endiminution continuelle.
A l'école primaire des socialistes, on apprend les 4 opérations :
- L'addition des impôts - La soustraction des revenus - La multiplication des fonctionnaires et des immigrés - La division du travail.
Aux élections prochaines, votez pour Ali Baba. Au moins vous serez sûrs de n'avoir que 40 voleurs. JEAN D'ORMESSON
COMPTE À REBOURS
AVANT DE LE FOUTRE À LA PORTE, ÇA FAIT DÉJÀ TROP LONGTEMPS QU'IL FAIT DES DÉGATS....CASSE TOI PAUV'CON !!!!!
« Le gouvernement a un bras long et un bras court ; le long sert à prendre et arrive partout, le bras court sert à donner, mais il arrive seulement à ceux qui sont tout près. »
Ignazio Silone
Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent
C’est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j’ai besoin de les dire. — Ségolène Royal
J’étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui — Manuel Valls
«Le “canard boiteux” n'est pas à Florange, mais à Matignon! Il n'y a ni cap, ni vision.»RACHIDA DATI
La droite et la gauche, ce n’est pas la même chose — Pierre Mauroy
Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le syndicalisme, c’est le contraire — Henri Jeanson
Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit — Ségolène Royal
Stéphane Hessel à propos de Hollande:
"On n'en fera pas un Roosevelt !"
Le plus souvent, la liberté d’expression est mal comprise : chacun la revendique pour soi et pour ses amis, c’est-à-dire pour ceux dont on partage les opinions. Il s’agit de la liberté d’expression facile, qui donne lieu à un rituel de célébration inlassablement renouvelé. Mais la défense de la liberté d’expression au sens fort est plus rare. Elle devient en effet plus difficile à pratiquer dès qu’il s’agit d’exiger cette liberté pour ceux qui sont attachés à des idées très différentes, voire totalement opposées à celles que l’on chérit soi-même. C’est alors que la liberté d’expression prend toute sa signification politique : elle devient un combat pour autrui. Pour que « l’autre » puisse professer des opinions auxquelles je suis hostile. Robert Redeker
Etre homme politique, c’est être capable de dire à l’avance ce qui va arriver demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l’année prochaine. Et d’être capable, après, d’expliquer pourquoi rien de tout cela ne s’est produit. — Winston Churchill
Quand un politicien se touche le visage il dit la vérité, quand il se gratte l’oreille il dit la vérité, quand il lève le pouce il dit la vérité ; c’est quand il remue les lèvres qu’il ment. — Baptiste Foisy
FRANCE SOCIALISTE
CONTRE LA PENSÉE UNIQUE SOCIALISTE
Nous ne pouvons, nous ne pourrons jamais l'aimer ce nouveau président, qui nous scrute comme si nous étions de mauvais citoyens. Aucune de ses paroles ne me rassure car il est contre mes valeurs. Rien ne pourra me le faire aimer car il a été élu pour de mauvais motifs. Je me sens déjà trahi par ses mensonges par exemple la république irréprochable, alors que son gouvernement ne l'est en rien [...], ou le non cumul des mandats, trahi par son comportement à l'égard de Nicolas Sarkozy et ses gestes ou ses discours équivoques au sein même de l’Élysée, (quelle inélégance à l'égard des 48,7 % de Français), trahi par sa déontologie mesquine et ses états d'âmes moralisateurs, quand on sait que la gauche aime se parer de vertu mais est rarement probe, trahi par cet imposteur de la république, ce petit président, cet énarque élitiste qui veut nous faire croire qu'il aime les gens, qu'il aime le peuple, alors qu'il nous méprise et ne s'adresse qu'à ses amis, trahi parce qu'il brosse tout le temps dans le sens du poil, mais d'économie jamais il ne parle, trahi parce qu'il a su retourner l'opinion en sa faveur grâce à la complicité des journalistes qui ont relayé l'antisarkozysme primaire à longueur d'éditos oiseux [...].Tout cela ressemble à de la petite politique. Augurons qu'il démissionne en proie aux difficultés, ou une cohabitation avec un premier ministre réformiste, ou dans le pire des cas pour nous qu'il soit battu dans 5 ans. Je ne lui souhaite en aucun cas toute la réussite parce que cette réussite ne saurait être celle de la France notre nation, il va insidieusement après avoir pris les commandes de l'ensemble des pouvoirs de la république, lui et ses amis, contribuer à la socialisation lente, rampante, sournoise des esprits.
PHILIPPE BOUVARD
LA VÉRITABLE "EXCEPTION FRANÇAISE": CE SONT LES MÊMES CITOYENS QUI DÉPLORENT QU'UN GOUVERNEMENT N'AIT PAS CONCRÉTISÉ DAVANTAGE DE PROJETS ET QUI, À LA PREMIÈRE VELLÉITÉ DE RÉFORME, DESCENDENT DANS LA RUE