mercredi 22 octobre 2014
Le balancement névrotique de la réforme
Qui croire ? Martine Aubry lorsqu’elle propose, avec les frondeurs, de réorienter 20 milliards d’euros de baisses de charges vers les ménages ? Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, qui lui répond par la négative mais demande au Medef d’arrêter de « quémander toujours plus » ? Ou le sénateur PS Gérard Collomb, critique d’une ligne trop fluctuante, qui assène que l’« on ne peut prendre de mesures sociales fortes si on ne se donne pas les moyens d’une économie performante » ?
Dans cette cacophonie anxiogène, le Premier ministre surnage avec difficulté. Manuel Valls a beau se présenter en garant de la cohérence gouvernementale, le voilà dans le sable mouvant de la synthèse hollandaise, obligé de composer, d’équilibrer, de neutraliser pour éviter d’être englouti par l’absence de résultats. Comme si toute concession au principe de compétitivité passait par un retour à l’étatisme, rempart pour éviter tout procès en ultra-libéralisme.
Ainsi, sa politique de l’offre se double d’une relance de la demande, au prix de déficits persistants. Ainsi, sa déclaration d’amour à l’entreprise se trouve contrebalancée par des mesures abracadabrantesques en passe de jeter les patrons dans la rue : en un donnant-donnant névrotique, CICE et Pacte de responsabilité sont censés compenser les folies du compte pénibilité et le surréalisme des dispositions Hamon sur la cession d’entreprise…
Dans une conjoncture déprimée, le gouvernement est arrivé au bout de ce double langage permanent, de ces stratégies à trois bandes incompréhensibles, de cette quadrature budgétaire insoluble faute de réformes structurelles. Cette arithmétique politique a tué la confiance. Ite missa est.
'L'union monétaire ressemble à un train qui se dirige lentement vers l’appauvrissement, et que l’on ne peut arrêter'
«Les plus grandes économies de la zone euro - l'Italie, la France et l'Allemagne - ne parviennent pas à échapper à la stagnation et sont probablement déjà en train de se contracter. Mais la vraie menace n'est pas le genre de désastre financier qui a failli disloquer l’union monétaire il y a trois ans. La promesse de la Banque centrale européenne de garantir les bilans des banques et des gouvernements a largement compensé ce risque.
Le danger le plus grand pourrait venir d’un effondrement politique - les citoyens de la zone euro continuent d’abandonner les partis traditionnels et manifestent avec leur vote qu’ils voient l'union monétaire comme un train qui se dirige lentement vers l’appauvrissement, et que l’on ne peut arrêter. »
« L'euro est condamné, tout comme la lire, la drachme et la peseta ont échoué. Par conséquent, à mes yeux, nous ferions mieux d’arrêter maintenant, et minimiser les pertes, plutôt que d'attendre que la foudre s’abatte sur la totalité de la zone euro », écrit Edin Mujagic sur Jalta.nl.
Est-ce que ce n’est pas cher pour sortir de l'euro ? Oui, sans doute. Mais il est aussi cher d’y rester et les chances sont grandes que ce soit encore plus cher plus tard – si ce n’est pas déjà le cas – de l’arrêter.
(...) Horst Siebert, un économiste allemand, a déclaré dans les années nonante que l'euro échouerait si l'union monétaire n’était pas cantonnée au nord des Alpes. Il avait raison. Les modèles économiques et les normes économico-financières au nord des Alpes et au sud de ces dernières sont aussi différents que la nuit et le jour.
La seule façon dont l'euro peut continuer à exister, c’est par notre adoption du modèle économique des pays du Club Med, ou alors qu’ils appliquent le nôtre. Il est clair que les pays du Sud ne veulent pas s'adapter. Donc, à nous de partir. Ou plutôt, (...) serait-il préférable que nous nous adaptions au Club Med ? ».
Une information
Une information
On apprend de ces choses de nos jours. La multiplication des sites d’actualité, leur souci de se différencier les uns des autres et d’apporter un « plus », conduisent à proposer des à-côtés proprement hallucinants. A partir du drame de Christophe de Margerie, l’un d’eux va jusqu’à consacrer un long développement… à la moustache. Des spécialistes ont été appelés en renfort pour traiter de la question. Une de ces éminences se qualifie fort sérieusement de « barbier paysagiste ». Elle révèle que le patron de Total avait des « moustaches de chat en colère qui nécessitent un brossage quotidien ». Il pouvait en être fier car en Europe « peu de gens ont ce genre de pilosité faciale ». D’autres détails tout aussi passionnants suivent. C’est ce que l’on appelle de l’information.
mardi 21 octobre 2014
Vinci se positionne pour 14 aéroports en Grèce
Le groupe français Vinci est en lice avec l'allemand Fraport et l'argentin CASA pour la privatisation des aéroports grecs.Selon les informations de l'agence grecque des privatisations (Taiped) relayées par l'AFP, les multinationales Vinci, Fraport et CASA convoitent le rachat des 14 aéroports grecs - dont les aérogares de Thessalonique, les îles touristiques de Corfou, Rhodes, Mykonos et Santorin - répartis en deux lots.
Prise à la gorge par un déficit public abyssal, la Grèce a initié un programme de réformes prévoyant la privation de ses aéroports. Avec la vente de ces 14 aéroports, le pays espère récupérer 2,2 milliards d'euros en 2015, 3,2 milliards en 2016, 2,8 milliards en 2017 et environ 3 milliards en 2018, précise La Tribune.
LA QUESTION EST : OÙ INSTALLER CES AÉROPORTS ?
Réflexions de mi-mandat
A mi-mandat, 2 ans et demi, il me faut reparler de François Hollande. Un sondage Opinion Way le Figaro estime la cote de satisfaction du président de la République à 15% et un taux de rejet de 85%, nouveau record absolu dans l’histoire.
Soyons clair, je n’ai pas l’intention de l’accabler. Rien ne me révulse davantage que toutes ces créatures, ministres, députés, presse, responsables politiques, monde médiatique, simple électeur, qui l’ont adoré, portés aux nues et se joignent aujourd’hui à la curée ou se préparent à l’achever. Je ne joindrai pas ma salive à leurs crachats; jouer la mouche du coche, tirer sur une ambulance, cogner un homme à terre n’est pas dans mon style. La vérité, la voici. Hollande n’est pas pire que la moyenne du politicien français, il en est représentatif et c’est pourquoi il est arrivé si haut. Les aléas de sa vie personnelle qui lui coûtent si cher? Ils sont à l’image de la classe politique nationale dans sa globalité sauf exceptions bien entendu. Les politiciens nationaux (les grands), pour la plupart – pas tous, j’insiste – souffrent d’une maladie de l’esprit, l’hypertrophie de l’ego principal moteur de leur engagement mais qui s’exprime aussi dans les débordements de leur libido et le nihilisme moral. C’est un phénomène banal, non généralisable mais étendu, des plus communs, triste mais observable de tous ceux qui ont approché ce milieu… François Hollande qui en émane et l’incarne si bien est devenu une sorte de bouc émissaire national, haï plus encore par la gauche que par la droite. Pourtant, il n’est rien d’autre que le reflet de la France politique et médiatique actuelle, notamment de celle qui l’a soutenu et s’en détourne lâchement en se lavant les mains avec un air dégoûté.
Bien sûr, le président porte le chapeau de ses erreurs, reculs, annonces démenties par les évènements sur le chômage notamment. Mais voulez-vous parier avec moi? Dans le contexte d’un pays ingouvernable, rongé par une impuissance politique chronique, aucun des prétendants à la magistrature suprême (en incluant bien entendu les extrêmes de droite ou de gauche) ne se porterait mieux après quelque temps à l’Elysée. Au bout de 6 mois, tous seraient cramés, atomisés, déglingués, comme lui. Bien entendu, certains s’y prendraient plus habilement que lui pour faire semblant et détourner l’attention des foules, mais leur répit ne serait que de courte durée. D’ailleurs, depuis l’ère de Gaulle/Pompidou, la cote de popularité des présidents ne cesse de s’effondrer. 70% d’opinions favorables à l’époque. Aujourd’hui 15% de confiance pour un chef de l’Etat dont la mission fondamental est d’incarner et guider le pays: un désastre national. Mais détester Hollande, le moquer, le renier, le lyncher est une attitude désormais banale de lâcheté et lâche de banalité. Nous vivons dans une impasse politique totale, bien au-delà de sa personne. L’obsession des dirigeants est celle de leur image. Dès lors, ils se refusent, les uns après les autres, à engager les vraies réformes de fond douloureuses nécessaires, sachant que l’idée d’un « remède miracle » comme la sortie de l’Europe est une véritable imposture qui ne réglerait strictement rien du drame d’un pays qui, globalement, vit au-dessus de ses moyens et se sclérose, paralysé par les rentes de situation, l’immobilisme, les inégalités dans la répartition du travail et des responsabilités.
Non, cette situation dramatique de la « gouvernance française », qui s’exprime dans la chute sans fin de la cote du chef de l’Etat, pourrait être au contraire l’occasion d’engager un débat de fond, sur l’excès de personnalisation du pouvoir, sur l’avenir de la présidence de la République, des institutions, sur la nécessité de repenser la démocratie, de revenir à une conception plus collective et anonyme du pouvoir – donc moins axée sur l’image – la souveraineté du Parlement, l’efficacité de l’Etat et de l’action publique, la question de savoir pourquoi les politiques quels qu’ils soient, ne parviennent plus à régler les problèmes, le renouvellement de la classe dirigeante, de la représentation nationale. Eh bien non. Circulez, braves gens, il n’y a rien à voir…
CES PHOTO-REPORTERS QUI « TERRORISENT » LES CRS : ENTRETIEN AVEC MARIOS LOLOS
Les Chinois disent « une photo, mille mots »… pour la police grecque, se serait plutôt « une photo, une visite à l’hôpital ». Les passages à tabac des photo-reporters par les policiers durant les manifestations sont devenus une routine en Grèce.
Lorsqu'un(e) jeune décide de devenir photo-reporter, il sait que, tôt ou tard, il aura affaire aux matraques des CRS grecs. De même que, lorsqu'un jeune décide de devenir CRS, il « exercera ses talents », tôt ou tard, par la violence, sur un photo-reporter.
Jusqu'à il y a quelques jours, les passages à tabac, les actions d'intimidation et le gazage des photo-reporters par la police étaient restés impunis. Les informations annoncent que « le tribunal d'Athènes a condamné un CRS à une peine de prison de 8 mois avec sursis pour avoir frappé au visage la photo-reporter Tatiana Bolari, en octobre 2011... ».
Mais derrière cette annonce se cachent des hommes, les acteurs de ces événements : les photo-reporters, qui sont habitués à nous informer sur ces événements, et non à en constituer eux-mêmes le sujet principal. L'un d'entre eux, Marios Lolos, est le président de l'Union des photo-reporters.
Popaganda : As-tu été surpris par la décision du tribunal ?
Marios Lolos : Il existe deux lectures de cette décision. D'un côté, le Tribunal à admis lui aussi qu'un membre des CRS a frappé une photo-reporter, Tatiana Bolari, et l'homme en question a été condamné à 8 mois de prison avec sursis. Il existait déjà une décision de justice pour aggression de journaliste par la police, mais pour aggression de photo-reporter, c'est la première fois, et peut-être la dernière. La seconde lecture de cette décision, négative cette fois, c'est que le policier n'a pas été condamné pour avoir avoir abusé de son pouvoir ou manqué à son service. C'est comme si le Tribunal disait que frapper un reporter fait partie du travail du policier.
Marios Lolos : Il existe deux lectures de cette décision. D'un côté, le Tribunal à admis lui aussi qu'un membre des CRS a frappé une photo-reporter, Tatiana Bolari, et l'homme en question a été condamné à 8 mois de prison avec sursis. Il existait déjà une décision de justice pour aggression de journaliste par la police, mais pour aggression de photo-reporter, c'est la première fois, et peut-être la dernière. La seconde lecture de cette décision, négative cette fois, c'est que le policier n'a pas été condamné pour avoir avoir abusé de son pouvoir ou manqué à son service. C'est comme si le Tribunal disait que frapper un reporter fait partie du travail du policier.
"Avant 2008, on prenait les photos derrière les CRS, et on était contrôlés. Après 2008, on a décidé de passer du côté des manifestants, et ça n'a pas plu du tout."
J'étais témoin au procès, j'ai entendu la déposition du supérieur de ce CRS et la défense de son avocat. Jamais je n'avais entendu des mensonges pareils ! Ils ont présenté une photo où apparaît une femme qui tente d'enlever le masque du CRS, prétendant que cette femme était Tatiana, alors que les incidents étaient terminés au moment des faits : la circulation automobile avait été rétablie quand les policiers ont commencé à s'attaquer aux photo-reporters. Aucun collègue le portait de masque ni de casque pour se protéger. Tatiana, comme d'autres collègues, a commencé a protester et c'est à ce moment que le policier l'a frappée. Ce policier, pendant ces 3 années qui ont suivi, a travaillé comme si de rien n'était, et continue à travailler normalement. La décision de justice est un message adressé à mes confrères : nous ne devons pas avoir peur.
Concernant ces cas d'extrême violence policière, monsieur Lolos a lui-même beaucoup à dire… il en a aussi fait les frais…
Personnellement, j'ai été hospitalisé pour traumatisme crânien, et il s'en est fallu de peu que j'en meure.
Personnellement, j'ai été hospitalisé pour traumatisme crânien, et il s'en est fallu de peu que j'en meure.
"Les policiers de la section DELTA non plus, ne portent pas de matricule. Ils ont frappé un confrère de l'agence française, nous avions la plaque d'immatriculation de leur moto, et malgré cela, ils n'ont pas été retrouvés."
Sans l'opération, au mieux je serais épileptique, et au pire, mort. Le coup m'a laissé un problème de toucher à la main gauche, j'ai en permanence l'impression de porter un gant, et quelquefois des choses me glissent de la main. C'est arrivé en mars 2012, un jour après l'« assassinat politique » de Dimitris Christoulas, le pharmacien en retraite qui s'est tiré une balle sur la place Syntagma [place du Parlement] – pour moi, il s'agit là d'un assassinat politique dans la mesure où cet homme ne s'est pas suicidé parce qu'il ne savait pas quoi faire de sa vie, ni parce qu'il était dépressif. Son suicide a eu lieu dans une situation politique bien précise, et constitue un geste politique. Le lendemain, un rassemblement a eu lieu. À un moment donné, la police a repoussé les manifestants et, sur la place, seuls sont restés les photo-reporters et les journalistes. Ils ont commencé à nous repousser vers la rue Panepistimiou, où la section de police est apparue. Soudain, j'ai senti qu'ils me frappaient dans le dos avec leurs boucliers ; et ensuite, un coup sur la tête, puis tout est devenu blanc. Au début, je n'avais pas compris ce qui s'était passé. Quand j'ai repris mes esprits, j'ai essayé d'allumer une cigarette mais elle m'a glissé des doigts. J'avais perdu le sens du toucher à la main gauche et j'avais une bosse. Je suis allé à l'hôpital, les médecins qui m'ont examiné m'ont dit que je devais être opéré immédiatement par un neurochirurgien. Chrysoïdis, le ministre à ce moment-là, a fait une annonce. J'ai reçu un bouquet de fleur du Président de la République. Mais le policier qui m'a frappé n'a pas été retrouvé.
C'est si difficile que ça, de retrouver les policiers qui frappent dans des lieux publics ?
Dans mon cas particulier, c'était très facile, parce qu'il n'y avait qu'une section de police à cet endroit-là, c'est-à-dire environ 20 agents, ça n'était pas sorcier.
Dans mon cas particulier, c'était très facile, parce qu'il n'y avait qu'une section de police à cet endroit-là, c'est-à-dire environ 20 agents, ça n'était pas sorcier.
Alors pourquoi ne sont-ils pas retrouvés ?
Parce que personne ne le veut ! Notre Union ne se positionne pas contre le chef de la police, mais contre les dirigeants politiques. Ce n'est pas le policier qui nous intéresse, c'est l'homme politique. Auparavant, Chrysoïdis avait annoncé que les CRS porteraient un matricule permettant de les identifier. Les policiers de la section DELTA non plus, ne portent pas de matricule. Ils ont frappé un confrère de l'agence française, nous avions la plaque d'immatriculation de leur moto, et malgré cela, ils n'ont pas été retrouvés.
Parce que personne ne le veut ! Notre Union ne se positionne pas contre le chef de la police, mais contre les dirigeants politiques. Ce n'est pas le policier qui nous intéresse, c'est l'homme politique. Auparavant, Chrysoïdis avait annoncé que les CRS porteraient un matricule permettant de les identifier. Les policiers de la section DELTA non plus, ne portent pas de matricule. Ils ont frappé un confrère de l'agence française, nous avions la plaque d'immatriculation de leur moto, et malgré cela, ils n'ont pas été retrouvés.
Quand le métier de photo-reporter est-il devenu dangereux ?
"Quand le ministre de la Protection du citoyen a vu que notre boycot des déclarations officielles lui faisait du tort, il nous a convoqués dans son bureau et nous a dit ni plus ni moins qu'il ne pouvait pas nous assurer que la police ne nous aggresserait plus."
À partir de décembre 2008, quand nous avons annoncé que nous allions travailler avec l'équipe d'aide aux jeunes arrêtés durant les arrestations. Nous avons fait cela parce qu'à l'époque ils arrêtaient beaucoup de gosses qui n'avaient rien sur eux, et ensuite ils les montraient avec un sac [supposé contenir cocktail molotov, pierres ou autres]. Donc on prenait des photos pendant le déroulement des faits, et c'est comme ça qu'on a démontré que, le plus souvent, les jeunes n'avaient pas de sac. Et ça, ça n'a pas plu ! Avant 2008, on prenait les photos derrière les CRS, et on était contrôlés. Après 2008, on a décidé de passer du côté des manifestants, et ça n'a pas plu du tout. Quand on a compris qu'on n'arriverait à rien avec des déclarations, on a commencé à boycotter les apparations officielles des politiques. Quand Tatiana Bolari a été agressée, Christos Papoutsis était ministre de la Protection du Citoyen. Quand il a vu que notre boycot lui faisait du tort, il nous a convoqués dans son bureau et nous a dit ni plus ni moins qu'il ne pouvait pas nous assurer que la police ne nous aggresserait plus.
"Ils peuvent brandir leurs matraques, nous effrayer, nous menacer autant qu'ils veulent, nous continuerons à photographier."
Il a proposé que tous les photo-reporters portent un gilet fluorescent, comme des sapins de Noël, à quoi nous avons répondu qu'on ne porte ces gilets que dans les guerres, en nous demandant s'il considérait la place Syntagma comme une zone de conflit armé. Il nous avait aussi dit que les forces de police considèrent les appareils photos comme des armes mortelles en puissance. Je suis allé à une conférence du POASY (fédération nationale des employés de police) et je leur ai expliqué que ce qui nous intéresse, nous, photo-reporters, ce n'est pas le nom du policier, ni qui il est ou ce qu'il fait en dehors du service. Ce qui nous intéresse, c'est ce qu'il fait à partir du moment où il porte l'uniforme. Quand ils se prennent les cocktail molotov et qu'on prend des photos, on est des gentils, mais quand on prend des photos alors qu'ils tabassent on est des méchants ?
Et à l'étranger ?
À l'étranger aussi, il y a des cas de violence policière, mais il existe une différence : le coupable, ils le trouveront et il sera condamné. Même en Amérique, où les choses sont très violentes, ils sont condamnés. Ici les dirigeants politiques ne veulent pas que soient identifiés les policiers qui cognent, parce qu'ils ne peuvent pas d'un côté leur demander de faire le sale boulot, et de l'autre les condamner. La façon dont les choses se passent ici, ça n'existe nulle part ailleurs.
À l'étranger aussi, il y a des cas de violence policière, mais il existe une différence : le coupable, ils le trouveront et il sera condamné. Même en Amérique, où les choses sont très violentes, ils sont condamnés. Ici les dirigeants politiques ne veulent pas que soient identifiés les policiers qui cognent, parce qu'ils ne peuvent pas d'un côté leur demander de faire le sale boulot, et de l'autre les condamner. La façon dont les choses se passent ici, ça n'existe nulle part ailleurs.
Avec le mémorandum, beaucoup de photo-reporters étrangers sont venus en Grèce…
Quand ils sont arrivés ici, ils portaient des gilets pare-balles et des casques. Et ça, ils ne le font pas partout. Heureusement, personne n'a été blessé, mais j'ai sauvé du passage à tabac beaucoup de confrères étrangers.
Quand ils sont arrivés ici, ils portaient des gilets pare-balles et des casques. Et ça, ils ne le font pas partout. Heureusement, personne n'a été blessé, mais j'ai sauvé du passage à tabac beaucoup de confrères étrangers.
Comment changer cette situation ?
Faire des déclarations ou aller voir chaque ministre de l'Ordre Public n'est d'aucune utilité. Nous avons besoin d'un réseau de protection, et ce réseau de protection, ce doit être les gens dans la rue, les manifestants qui, quand ils se rendent compte qu'un policier frappe quelqu'un, ne doivent pas regarder de l'autre côté et partir. Objectivement, c'est la seule façon de se protéger. Ils peuvent brandir leurs matraques, nous effrayer, nous menacer autant qu'ils veulent, nous continuerons à photographier.
Faire des déclarations ou aller voir chaque ministre de l'Ordre Public n'est d'aucune utilité. Nous avons besoin d'un réseau de protection, et ce réseau de protection, ce doit être les gens dans la rue, les manifestants qui, quand ils se rendent compte qu'un policier frappe quelqu'un, ne doivent pas regarder de l'autre côté et partir. Objectivement, c'est la seule façon de se protéger. Ils peuvent brandir leurs matraques, nous effrayer, nous menacer autant qu'ils veulent, nous continuerons à photographier.
La suite de cet article est en cours de traduction : un autre cas qui a choqué l'opinion publique, celui du journaliste Manolis Kypraios
Source : popaganda.gr
|
Monsieur le Président ,
J'espère que votre secrétariat va être submergé par le courrier des retraités !!
Ceux qui sont en retraite de nos jours
n'ont pas travaillé 35h00 par semaine,
n'ont pas eu 5 semaines de congés payés,
20 jours de RTT,
n'ont pas commencé à travailler entre 22 et 25 ans,
et pour beaucoup, les retraités du privé, ont travaillé après 60 ans,
en ayant commencé à 16 ans voire moins !
Et, aujourd’hui ils devraient être pénalisés, quelle honte.
Ils ont largement cotisé.
Les retraités aident leurs enfants, petits-enfants,
le chômage touche tout le monde, les études sont de plus en plus chères,
et les grands-parents sont continuellement sollicités.
Alors STOP
Il y a des économies à faire dans ce pays, mais les énarques,
sont tellement loin des réalités quotidiennes...
Des amies à moi, ouvrières en couture,
touchent aujourd'hui 900 EUR / mois
et les cas comme celui-là ne manquent pas..
Ces femmes dont il est question, vont devoir sauver la sécurité sociale,
dont profitent certains qui n'ont jamais cotisé ?
Des vieux retraités habitant de vieux logements mal isolés
vont devoir payer plus cher leur électricité
pendant que des étrangers en situation irrégulière
vont être logés et chauffés aux frais du contribuable.
Honte à vous, gens de gauche,
près du peuple soit disant.
> > > > > > >
Je n'ai pas fait de grandes études,
mais je peux vous donner quelques solutions pour faire des économies :
Supprimer le SENAT qui ne sert à rien,
et que vous avez tant décrié quand vous n'en aviez pas le contrôle !
80% de ces gens ont largement dépassé l'âge de la retraite,
et continuent de percevoir des revenus indécents
pour dormir dans des sièges confortables !
Diviser par 2 le nombre des députés, cela suffirait.
Supprimer les budgets alloués par l’État à la presse quotidienne,
aux journaux télévisés, aux radios, qu'ils se financent avec la publicité
Supprimer la gratuité totale de l'ENA,
pour ceux qui accèdent à des postes de cadres dirigeants dans le privé,
ils devraient rembourser...
Supprimer les avantages donnés aux fonctionnaires en poste outre-mer,
et aux investisseurs tous les départements français devraient être égaux.
Aligner le système de retraite des fonctionnaires sur le système des privés,
vous qui parlez toujours de supprimer les privilèges.
Rétablir les 39 heures/semaine dans la fonction publique.
Supprimer les subventions aux multiples associations,
dont beaucoup sont, comme SOS racisme, des officines de la gauche..
On peut aussi supprimer les abattements d'impôts octroyés aux journalistes !
C'est un avantage injuste, mais c’est vrai qu'ils ont largement contribués
à l'arrivée au pouvoir de la gauche,
et qu'il faut donc les récompenser...mais : motus !..
Cet argent gaspillé sont NOS impôts, alors STOP !
Un peu plus de contrôles pour éviter les arrêts maladie de complaisance,
et réduire un peu le trou de la Sécu.
STOP aux primes allouées aux médecins
qui ne prescrivent pas trop de médicaments !
ils font tout simplement leur travail consciencieusement,
en évitant d'engraisser les grands laboratoires pharmaceutiques,
si bien défendus par Mme Bachelot,
HONTE à elle, prête à tout pour exister.
Passer des accords avec les dirigeants des pays du MAGHREB,
pour que les Voyous étrangers, soient emprisonnés dans leur pays
pour la durée de leur peine, et ne soient pas à la charge de notre Pays.
Les prisons chez eux sont de vraies prisons
et non des centres de loisirs qui nous coûtent très cher.
> > > > >STOP à l’Âme véritable pompe aspirante !!
STOP aux voyages à l'étranger avec autant de ministres,
ces déplacements sont simplement des "remerciements"
des vacances offertes gracieusement...
les Retraités ont le temps d'aller en vacances, en week-end,
au cinéma, au restaurant, au club de sport (pour certains) et alors ?
ce n'est pas gratuit pour eux, et ils contribuent à l'économie du Pays,
et c'est encore sur cette population que l'on veut frapper !
les retraités propriétaires sont montrés du doigt !!
mais ils se sont privés toute leur vie
pour ne plus avoir de loyer à payer pendant leur retraite,
ils payent déjà sur leur logement, qu'ils ont remboursé en 15 ou 20 ans,
des impôts fonciers de plus en plus lourds...
il faut donc pénaliser les gens économes et travailleurs,
pour aider ceux qui ont profité des largesses de la société toute leur vie ?
Et maintenant il est question de les imposer sur un « loyer fictif »
mais n'est-ce pas déjà cela l'impôt foncier ?
Vous n'ignorez pas les tarifs d’hébergement des maisons de retraite
2200 euros et plus par mois,
Qui peut financer cela ?
Celles et ceux qui n'en n’ont pas les moyens
se retrouvent dans des mouroirs,
alors que les prisons sont de plus en plus luxueuses et gratuites !
La fameuse «relance» dont vous aviez le secret
se traduit aujourd'hui par une croissance zéro
en 2012 et aussi en 2013.
Diminuer le coût du travail ne coûterait rien si l'on revenait
à 3 semaines de congés, mais ce sont les syndicats
qui vous ont fait roi et aujourd'hui ils vous tiennent,
alors vous amusez la galerie avec le mariage des homos
et le vote des étrangers....
Le remue ménage autour d'une bande de petits voyous islamistes
est bien venu pour faire oublier que dans les sondages
votre côte est en chute libre.
Les français ne sontpeut-être pas aussi cons que vous le pensiez !
Ne méprisez pas ce message et agréez, Monsieur le Président, mes salutations.
Cette lettre exprime ce qu’un très grand nombre de personnes
découvrent, pensent, et veulent dire haut et fort !
Hélas … je suis sûr que son destinataire, principal intéressé,
s’en moquera, enfermé dans sa « normalitude »,
entouré de son gouvernement de pieds nickelés
et imbu de sa haute fonction de Président élu !
|
La Grèce rechute, prouvant que la crise n'est pas finie
La mini-crise boursière qui a secoué la Grèce a surpris tout le monde à Athènes.
Un peu comme une piqûre de rappel pour ne pas oublier que cette crise est là, installée pour de longues années encore dans le pays.
Remontée brutale des taux d’obligation à dix ans de 9 %, baisse, sur deux jours, de la bourse d’Athènes de plus de 10%, en cours de séance, 11% de chute de l’indice des banques; cette rechute de l’économie grecque était la plus grosse rechute depuis deux ans.
Cet événement intervient alors même que le gouvernement de coalition socialo-conservatrice mettait en avant ses réussites économiques, son retour sur les marchés, son excédent budgétaire primaire et ses deux émissions d’obligation à moyen terme. Et clamait haut et fort une prochaine sortie de la tutelle économique de la Troika. Une Troïka qui a prêté au pays 240 mrds€ pour lui éviter la banqueroute.
Mais ceci expliquant cela, justement, les marchés sont devenus nerveux, d’où, entre autres, les attaques financières sur Athènes.
Pour Panayotis Petrakis, professeur d'économie financière à l'université d'Athènes, cette réaction était "un signe clair de la situation
économique du pays et de l'incertitude sur les négociations en cours entre la Grèce et ses créanciers sur le maintient de cette tutelle financière."
Opinion largement partagée par tous les éditorialistes grecs du pays qui accusent la classe politique d’irresponsabilité.
La gauche pour exiger la tenue de législatives anticipées, les conservateurs pour avoir affirmé pouvoir se passer de la Troïka alors que c’est loin d’être le cas. Avec pour résultat, une mini-panique boursière et une fragilisation supplémentaire de l’économie du pays. Le tout sur fond d’incertitude politique.
La gauche radicale qui caracole dans les sondages pourrait bien venir aux affaires en cas d’élections. Surtout si elles interviennent avant le printemps comme tout le laisse croire.
Un peu comme une piqûre de rappel pour ne pas oublier que cette crise est là, installée pour de longues années encore dans le pays.
Remontée brutale des taux d’obligation à dix ans de 9 %, baisse, sur deux jours, de la bourse d’Athènes de plus de 10%, en cours de séance, 11% de chute de l’indice des banques; cette rechute de l’économie grecque était la plus grosse rechute depuis deux ans.
Cet événement intervient alors même que le gouvernement de coalition socialo-conservatrice mettait en avant ses réussites économiques, son retour sur les marchés, son excédent budgétaire primaire et ses deux émissions d’obligation à moyen terme. Et clamait haut et fort une prochaine sortie de la tutelle économique de la Troika. Une Troïka qui a prêté au pays 240 mrds€ pour lui éviter la banqueroute.
Mais ceci expliquant cela, justement, les marchés sont devenus nerveux, d’où, entre autres, les attaques financières sur Athènes.
Pour Panayotis Petrakis, professeur d'économie financière à l'université d'Athènes, cette réaction était "un signe clair de la situation
économique du pays et de l'incertitude sur les négociations en cours entre la Grèce et ses créanciers sur le maintient de cette tutelle financière."
Opinion largement partagée par tous les éditorialistes grecs du pays qui accusent la classe politique d’irresponsabilité.
La gauche pour exiger la tenue de législatives anticipées, les conservateurs pour avoir affirmé pouvoir se passer de la Troïka alors que c’est loin d’être le cas. Avec pour résultat, une mini-panique boursière et une fragilisation supplémentaire de l’économie du pays. Le tout sur fond d’incertitude politique.
La gauche radicale qui caracole dans les sondages pourrait bien venir aux affaires en cas d’élections. Surtout si elles interviennent avant le printemps comme tout le laisse croire.
Incertitude politique
Le Parlement doit, en effet, élire le futur président du pays, d’ici janvier 2015.
Mais, si le Premier ministre, Antonis Samaras, ne rassemble pas les 180 députés nécessaires, sur 300, autour d’un candidat, le pays sombre dans des législatives anticipées. Or, la majorité gouvernementale ne compte que 155 députés, d’où les peurs légitimes des marchés.
Du coup tout le monde a mis de l’eau dans son vin. La Commission a réaffirmé un très ferme soutien au pays et la Banque centrale européenne (BCE) a donné un coup de pouce à ses banques. Même si, à l’heure actuelle, personne ne sait toujours pas comment le pays va combler son trou budgétaire, estimé à 12 mrds€. Le gouvernement a annoncé que la Grèce envisagerait un filet de sécurité après la fin du programme européen (prévu en décembre 2014), qui prendrait la forme d'une ligne de crédit de précaution de la part du Mécanisme Européen de Stabilité (MES).
"Nous sommes à un point d'équilibre délicat, la dynamique actuelle dans le paysage économique implique une stabilité politique", a déclaré Guikas Hardouvelis dans un entretien à l'hebdomadaire dominical RealNews. Le ministre grec des Finances a imputé "les réactions négatives" des marchés à"l'incertitude" sur l'économie du pays qui pèse avec la fin du programme d'aide européen arrivant à échéance en décembre 2014. "Le redressement des marchés reviendra quand les causes de cette incertitude vont disparaître."
Alexis Tsipras, dirigeant de la Gauche radicale "Syriza", principal parti d'opposition en Grèce en tête dans tous les sondages, a une opinion différente. Pour lui, "seule une solution sur la dette publique du pays pourrait freiner les spéculations des marchés."
Mais, si le Premier ministre, Antonis Samaras, ne rassemble pas les 180 députés nécessaires, sur 300, autour d’un candidat, le pays sombre dans des législatives anticipées. Or, la majorité gouvernementale ne compte que 155 députés, d’où les peurs légitimes des marchés.
Du coup tout le monde a mis de l’eau dans son vin. La Commission a réaffirmé un très ferme soutien au pays et la Banque centrale européenne (BCE) a donné un coup de pouce à ses banques. Même si, à l’heure actuelle, personne ne sait toujours pas comment le pays va combler son trou budgétaire, estimé à 12 mrds€. Le gouvernement a annoncé que la Grèce envisagerait un filet de sécurité après la fin du programme européen (prévu en décembre 2014), qui prendrait la forme d'une ligne de crédit de précaution de la part du Mécanisme Européen de Stabilité (MES).
"Nous sommes à un point d'équilibre délicat, la dynamique actuelle dans le paysage économique implique une stabilité politique", a déclaré Guikas Hardouvelis dans un entretien à l'hebdomadaire dominical RealNews. Le ministre grec des Finances a imputé "les réactions négatives" des marchés à"l'incertitude" sur l'économie du pays qui pèse avec la fin du programme d'aide européen arrivant à échéance en décembre 2014. "Le redressement des marchés reviendra quand les causes de cette incertitude vont disparaître."
Alexis Tsipras, dirigeant de la Gauche radicale "Syriza", principal parti d'opposition en Grèce en tête dans tous les sondages, a une opinion différente. Pour lui, "seule une solution sur la dette publique du pays pourrait freiner les spéculations des marchés."
lundi 20 octobre 2014
Du pétrole toujours plus abondant, et encore moins cher
Du pétrole toujours plus abondant, et encore moins cher
En l’espace de quelques semaines, le prix du pétrole a chuté, passant de plus de 100$ le baril au cours du mois d’août à un petit 80$ actuellement. Comme on va le voir, cette baisse entraîne quelques remarques économiques fort intéressantes.
Plusieurs facteurs expliquent assez facilement la dégringolade des cours. Comme on peut le lire assez facilement à droite ou à gauche, il y a d’abord la forte diminution de la demande, liée à un ralentissement économique mondial. Tout particulièrement, la Chine demande maintenant nettement moins d’énergie (tant du côté du pétrole que du charbon, dont les prix baissent aussi) alors que son économie se ralentit notoirement. En Europe, la récession entraîne aussi une baisse de consommation : tant les industries qui produisent moins pour s’adapter à une baisse de la demande que les consommateurs individuels qui font des efforts d’économies poussent effectivement à une diminution marquée de la demande en produits pétroliers.
D’un autre côté, on note aussi une hausse de l’offre, de plusieurs façons. Si certains pays (comme le Venezuela) cherchent à réduire la production — et il faut bien dire que le socialisme a un talent certain pour générer, voire provoquer de la pénurie — d’autres en revanche n’ont aucun souci à l’augmenter, les États-Unis en tête avec le gaz et l’huile de schiste, suivis de l’Arabie Saoudite qui n’hésite pas à conserver ses robinets grands ouverts. Aux producteurs traditionnels se sont en outre ajoutés la Russie, qui n’a pas de souci de production, et l’Iran, qui n’est plus encombré de l’embargo sur son pétrole.
Mécaniquement, cette offre abondante alors que l’économie marque nettement une pause, qui entraîne une demande plus faible, aboutit déjà à un prix tendu vers le bas. À présent, les perspectives de croissance ayant été revues à la baisse, il n’est dans l’intérêt d’aucun producteur de pétrole actuel de noyer le marché dans une offre trop abondante, au risque de voir encore les prix descendre bien plus bas. La baisse actuellement constatée devrait, de ce point de vue, favoriser la mise en suspens de nouvelles exploitations, tant aux États-Unis (dans le pétrole conventionnel ou de schiste) qu’ailleurs — je pense ici aux gisements énormes récemment découvertss en Arctique par les Russes de Rosneft.
À ceci s’ajoute le désir du principal producteur et membre le plus influent de l’OPEP, l’Arabie saoudite, de limiter la prise de parts de marché de la part de ses concurrents (américains notamment). Comme les coûts de production de l’or noir ne sont pas partout les mêmes, l’Arabie joue ici surtout sur le fait que l’exploitation de son pétrole est bien plus facile à rentabiliser à 80$ ou même 70$ le baril que l’exploitation des schistes, ou des gisements iraniens ou russes qui ont besoin d’un prix du baril supérieur à 100$ (l’Arabie peut ainsi se satisfaire d’un prix du baril très bas, quitte à couper dans ses subventions publiques généreuses le temps que la situation s’apure). En outre, géopolitiquement, l’Arabie saoudite tient toujours à faire tomber le régime syrien, actuellement soutenu par les Russes, et ne voit vraiment pas d’un bon œil un régime iranien qui disposerait de l’arme atomique. Un prix du baril bas frappe donc, indirectement, les capacités des iraniens à parvenir à leurs fins nucléaires et, en même temps, les soutiens de Bachar el Assad. Poutine doit ainsi composer avec une réalité économique défavorable tant que les prix sont maintenus aussi bas.
Enfin, les pays du Golfe ont un autre adversaire à faire tomber, et il nécessitera un prix du pétrole durablement bas, qu’ils sont seuls en mesure de fournir de façon durable : il s’agit des énergies renouvelables dont les coûts de production apparaissent de plus en plus exorbitants à mesure que les prix du barils descendent. En effet, on ne doit pas perdre de vue que si le gaz et l’huile de schiste ne sont exploitables qu’à partir d’un baril raisonnablement et durablement au-dessus de 70$ (le « break-even » moyen aux États-Unis se situant autour de 68$), les énergies vertes, éco-conscientes et Gaïa compatibles sont réalistes économiquement avec un baril bien au-dessus de 100$ (et plus sûrement 150). En substance, les producteurs de l’OPEP sont en train de tuer leurs concurrents « renouvelables » et leurs errements écologistes rigolos mais totalement irréalistes.
Mieux : avec de tels prix, les baisses de profits entraînent des rationalisations, une recherche de tous les instants pour réduire les coûts du côté des producteurs. C’est à force de ces rationalisations que les exploitations de gaz et huile de schiste ont fini par être rentables bien en dessous de 100$ le baril. En revanche, la baisse des subventions dans les énergies renouvelables entraîne la faillite pure et simple des entreprises qui les fournissent, tout simplement parce qu’elles ne peuvent pas, en l’état actuel des techniques, rationaliser à ce point là. Tant que les rendements éoliens ou photovoltaïques sont aussi faibles, il ne faut pas espérer voir se développer ce genre d’offre alternative alors que leur coût, in fine, se situe à plus du double des énergies non renouvelables actuelles. Il faut se rendre à l’évidence : non seulement on ne manque pas assez de pétrole pour que les moulins à vent et les panneaux solaires soient rentables, mais en plus, le pétrole est actuellement si abondant et la demande suffisamment faible pour que la perspective d’en manquer dans les dix ou vingt ou même trente prochaines années semble parfaitement ridicule.
Enfin, cette baisse du prix du pétrole s’inscrit dans un contexte assez particulier puisque le pétrole n’est pas le seul produit dont le prix baisse. Eh oui : la déflation bat son plein ! La création de crédit s’effondre, les individus et les entreprises ont maintenant compris que l’épargne redevient nécessaire et souhaitable. À ceci, on doit ajouter la baisse des cours de bourses correspondant à une sortie très importante d’actifs boursiers : on parle en centaines de milliards voire en milliers de milliards de dollars qui se sont retirés des principales places de marché sur la semaine écoulée. La baisse des cours du pétrole s’ajoute donc à une baisse de prix assez générale.
Or, la déflation, ça a du bon : selon Brean Capital, 10$ de baisse sur le prix du baril de pétrole est l’équivalent d’un stimulus de 0.4% sur le PIB mondial, dont l’effet est nettement plus palpable que les milliards de dollars injectés récemment par les économies occidentales. Cette baisse du prix du baril, c’est en réalité un gain net de pouvoir d’achat estimé à 1.8 milliard de dollars journaliers (660 milliards à l’année). Et pour le moment, en Europe, qui récupère ces gains journaliers, le prix à la pompe n’ayant pas changé ?
Vous l’avez compris : non seulement, le consommateur européen va continuer à payer pour des moyens de production énergétiques très très loin d’être rentables comme l’éolien et le photovoltaïque, mais il va de surcroît continuer à payer le carburant au même prix alors que son prix de marché réel, lui, chute. En substance, on prive maintenant les foyers et les entreprises d’importants gains de pouvoir d’achat et de gains de productivité, pour rien.
Réjouissez-vous : l’écologie punitive, c’est maintenant.
Le come-back vers le passé de Martine Aubry, archaïque en chef
Le come-back vers le passé de Martine Aubry, archaïque en chef
Deux ans et demi que Martine Aubry se taisait. Deux ans et demi que la maire de Lille gardait pour elle son « analyse lucide » face à un gouvernement qui s’enferre, à un pays qui s’enfonce. Et au bout de ce long mutisme, qu’on imagine douloureux, quoi ? Un simili contre-programme fait de contrats aidés, de loyers encadrés, d’un Etat-stratège pour réguler la mondialisation, d’une société « bienveillante »... Tout ça pour ça ? Tout ça pour sommer l’exécutif d’emprunter un « bon chemin » qui tient plus de la voie sans issue que de l’autoroute vers le futur ! Tout ça pour se présenter « candidate au débat d’idées » sans le début d’une pensée originale ! Convenu, l’appel à « en finir avec les vieilles recettes libérales » dans le pays qui – faut-il donc le rappeler ? – étouffe sous le taux de dépenses publiques le plus élevé au monde, héritage de nos vieilles lunes étatistes. Rabâchée, la promesse d’un grand soir fiscal pour « distribuer du pouvoir d’achat aux plus modestes », comme si les classes moyennes pouvaient encore financer la folie redistributrice. Démagogique, la proposition de reformater un pacte de responsabilité accusé de profiter aux actionnaires et aux hautes rémunérations, quand les entreprises exsangues réclament visibilité et confiance. Simpliste, dangereux même, cet adage qui voudrait qu’on ne réforme pas l’assurance chômage au moment où il y a tant de chômeurs – mais quand alors ? Tout à son exercice de torpillage, Martine Aubry ne dit mot de l’exaspération fiscale, de la contrainte européenne, du délitement social. Archaïque en chef, la frondeuse prend date sans date, réoriente sans orientation, déconstruit sans reconstruire. Beaucoup de silence pour rien.
La Grèce insiste sur sa volonté de se libérer des plans d'aide
Le gouvernement grec a insisté lundi sur sa volonté de se libérer du plan d'aide du FMI, prévu pour durer normalement jusqu'en 2016, à l'occasion de l'arrivée à terme fin décembre du programme d'aide européen."Le plan d'aide européen termine à la fin de l'année. Il reste le plan du FMI. La discussion sur la sortie du plan d'assistance des créanciers devrait commencer", a indiqué la porte-parole du gouvernement Sophia Voultepsi aux médias.
La Grèce a bénéficié de la part de l'UE et du FMI de prêts de 240 milliards d'euros depuis l'éclosion de la crise en 2010, en échange d'un plan d'austérité draconien pour lui éviter la faillite.
Rappelant que "tous les pays qui étaient dans de tels programmes en étaient sortis", Sophia Voultepsi a estimé que la Grèce "devrait aussi s'en affranchir".
L'Irlande et le Portugal, pays également sous assistance financière, depuis le début de la crise, se sont libérés des plans d'aide en décembre et juin derniers respectivement.
"Dans nos discussions avec nos partenaires européens, nous évoquons la sortie du pays du +memorandum+ (plan de réformes liées à l'aide, ndlr) et son retour à la normalité", a souligné Sophia Voultepsi.
Elle a toutefois indiqué que la Grèce "allait poursuivre le programme d'assainissement de son économie, programme que nous ferons nous-mêmes", avec "une certaine flexibilité". "Sinon nous retournerons aux dettes et aux déficits", a-t-elle ajouté.
Après le plongeon de la Bourse d'Athènes la semaine dernière sur fond de tourmente des marchés et d'incertitude économique en Grèce, le Premier ministre grec Antonis Samaras a indiqué vendredi qu'une ligne de crédit de précaution de la part du Mécanisme européen de Stabilité (MES) était sur la table des discussions avec les partenaires du pays.
De leur côté, l'UE et la BCE ont exprimé leur soutien au pays.
Interrogé la veille par la presse sur le point de savoir si la Grèce souhaitait "un divorce d'avec le FMI", le ministre grec des Finances Guikas Hardouvelis a répondu qu'il ne s'agissait pas "d'un divorce mais d'un changement de relation" avec l'institution.
"Le FMI va rester à nos côtés comme un observateur (...)comme il l'a déjà fait dans d'autres pays qui avaient bénéficié de ses prêts", a-t-il souligné dans un entretien accordé dimanche à l'hebdomadaire RealNews.
La Grèce a bénéficié de la part de l'UE et du FMI de prêts de 240 milliards d'euros depuis l'éclosion de la crise en 2010, en échange d'un plan d'austérité draconien pour lui éviter la faillite.
Rappelant que "tous les pays qui étaient dans de tels programmes en étaient sortis", Sophia Voultepsi a estimé que la Grèce "devrait aussi s'en affranchir".
L'Irlande et le Portugal, pays également sous assistance financière, depuis le début de la crise, se sont libérés des plans d'aide en décembre et juin derniers respectivement.
"Dans nos discussions avec nos partenaires européens, nous évoquons la sortie du pays du +memorandum+ (plan de réformes liées à l'aide, ndlr) et son retour à la normalité", a souligné Sophia Voultepsi.
Elle a toutefois indiqué que la Grèce "allait poursuivre le programme d'assainissement de son économie, programme que nous ferons nous-mêmes", avec "une certaine flexibilité". "Sinon nous retournerons aux dettes et aux déficits", a-t-elle ajouté.
Après le plongeon de la Bourse d'Athènes la semaine dernière sur fond de tourmente des marchés et d'incertitude économique en Grèce, le Premier ministre grec Antonis Samaras a indiqué vendredi qu'une ligne de crédit de précaution de la part du Mécanisme européen de Stabilité (MES) était sur la table des discussions avec les partenaires du pays.
De leur côté, l'UE et la BCE ont exprimé leur soutien au pays.
Interrogé la veille par la presse sur le point de savoir si la Grèce souhaitait "un divorce d'avec le FMI", le ministre grec des Finances Guikas Hardouvelis a répondu qu'il ne s'agissait pas "d'un divorce mais d'un changement de relation" avec l'institution.
"Le FMI va rester à nos côtés comme un observateur (...)comme il l'a déjà fait dans d'autres pays qui avaient bénéficié de ses prêts", a-t-il souligné dans un entretien accordé dimanche à l'hebdomadaire RealNews.
Avis de recherche
Avis de recherche
A mi quinquennat, un avis de recherche doit être lancé d’urgence : qu’est devenue l’inversion de la courbe du chômage ? Martelée pendant près de deux ans, l’expression a disparu. Plus aucun socialiste ne l’emploie et son inventeur, le ministre Sapin, est le premier à ne pas reconnaitre son enfant. L’inversion est tombée aux oubliettes tout comme d’ailleurs la courbe elle-même : seuls surnagent les chiffres, implacables. Comme quoi il faut faire attention avec les mots. De nos jours, ils sont utilisés par commodité : à l’évidence, l’important est davantage le retentissement qu’ils peuvent susciter que leur sens. Ce week-end par exemple, les media ont répété qu’à Toulouse, un braquage avait « mal tourné » - un mort. Est-ce à dire qu’il y a des hold-up qui tournent bien ?
Tesson : le coup de poignard d'Aubry à Hollande
Sous couvert d'ouvrir le débat, la prise de position de la maire de Lille déstabilise encore un peu plus l'exécutif. Mais à quoi jouent donc les socialistes ?
À mi-parcours de son mandat, et alors qu'il est plus affaibli que jamais, François Hollande vient de recevoir de Martine Aubry un coup de poignard assassin qui risque de mettre en question son avenir. Cet acte fratricide n'est pas de nature à apaiser le trouble que jette depuis deux ans et demi dans l'opinion l'incohérence de la politique socialiste. C'est au moment où le chef de l'État s'engage péniblement et engage le pays dans une nouvelle voie que la maire de Lille demande "une réorientation de la politique économique". Elle a l'aplomb de déclarer qu'"une raison profonde du malaise est que les Français ne comprennent pas quelle société (ils veulent) construire", rejetant ainsi sur le peuple la responsabilité d'un malentendu qui incombe entièrement aux socialistes eux-mêmes.
Ce sont eux en effet qui ne comprennent pas ce qu'ils veulent et qui ne le savent pas. Une nouvelle preuve n'en est-elle pas fournie par les propos fracassants tenus par Martine Aubry ? Ses déclarations apportent leur contribution au déballage idéologique qu'ils donnent en spectacle au pays, de congrès en congrès, de palabre en palabre, de débat interne en débat interne. La France est depuis plus d'un demi-siècle le champ de bataille des querelles du Parti socialiste, de ses courants, des ambitions de ses dirigeants, de leurs divergences idéologiques ou personnelles.
Crise ouverte
Libre à eux de se livrer à leurs jeux délicieux lorsqu'ils sont dans l'opposition. Mais ils sont au pouvoir, ce qui implique un devoir de cohérence qu'ils trahissent honteusement. Cette honte atteint aujourd'hui son comble. "C'est pour sauver le quinquennat", dit-elle, que Martine Aubry lance sa proposition. On aurait préféré qu'elle dît "pour sauver la France". Ce lapsus est révélateur de ses sentiments partisans.
| Quelle interprétation a donner ? en action ou en délire ? |
Qui peut croire qu'elle n'ait pas mesuré la responsabilité qu'elle prend en jetant ce pavé dans la mare. Qu'elle veuille le triomphe de ses idées, on le comprend, et c'est honorable, mais ne sait-elle pas que le coup qu'elle porte à François Hollande peut être mortel pour celui-ci, et qu'il risque d'ébranler l'équilibre politique précaire du pays ? Ne sait-elle pas qu'on ne peut pas changer de politique tous les ans et qu'au demeurant François Hollande ne peut de nouveau se déjuger, et d'ailleurs il a répondu dès dimanche à sa rivale ? L'initiative de la maire de Lille répond de sa part, en toute logique, à l'intention d'ouvrir une crise dont les effets sont trop incertains pour qu'on n'en fasse pas l'économie.
Recomposition
Reste le fond du problème, c'est-à-dire "quelle politique ?". Là-dessus, on ne reprochera pas à Martine Aubry d'entrer dans le débat, ce débat que les socialistes auraient dû conclure avant de prendre le pouvoir plutôt que de palabrer sur le sexe des anges. Mais ils ont toujours eu un temps de retard sur l'histoire. On les voit aujourd'hui se diviser radicalement sur la définition de la politique économique conforme à l'intérêt national. Cette fracture annonce une recomposition politique qui intéresse l'ensemble du paysage français, une recomposition qui exige en première urgence que la gauche fasse le clair sur elle-même. Ce n'est pas en précipitant les choses par une sorte de putsch qu'elle y parviendra.
Puisque la maire de Lille est "candidate au débat d'idées", et à ce titre elle est légitime, on lui conseillera de se calmer, si faire se peut, et de préparer l'élection de 2017 en laissant François Hollande et Manuel Valls poursuivre jusqu'à la fin de leur mandat, fût-elle aléatoire, la politique qu'ils ont mise en chantier. On donnera le même conseil à la droite. On souhaite que les deux ans qui viennent amènent les politiques à leur devoir de responsabilité consacré au premier chef à une réflexion en profondeur sur leurs engagements respectifs face à l'avenir. Durant ce temps le président et le Premier ministre boiront le calice jusqu'à la lie, mais la France connaîtra une relative paix civile, dans une relative harmonie avec l'Europe.
La leçon de toute cette histoire est qu'il ne fallait pas voter socialiste en 2012.
QUESTION
Oû les Français ont-ils mis leurs couilles ?
Regardez le pays, dans quel état de délabrement économique et morale se trouve-t-il ?
Tout ça à cause d' un incapable qui a été élu par une sorte de fièvre anti-Sarkosiste.
La crise, la VRAIE a eu lieu en 2008, tous les pays s'en sortent, même difficilement, mais ils s'en sortent, seule la France s'enfonce et accuse l'Allemagne.
Elle accuse l'Allemagne ? mais de quel droit ?
Ouvrez les yeux, bordel, les Grecs se sont battus et se battent encore pour leur indépendance, ils ont eu leur période Polytechnique, contre Papadopoulos et sa clique de généraux de la junte. C'est la fierté d'un peuple que de se battre contre des dirigeants incompétents.
Les réformes ? Je ne les vois pas et en plus vous n'en voulez pas; pourquoi ?
Parce que vous avez peur, vous faites dans votre froc a chaque fois qu'il faut toucher à un de vos putain d'acquis social.
Ces acquis sociaux seront vos tombes, comme déjà celles de nombreux entrepreneurs qui ont été lâché par leur banques, des banques frileuses, couardes et sans imagination.
La vie peut se faire sans les banques le marché n' a pas besoin des banques, nous n'avons pas besoins de ces putains de banquiers, que Rothschild aille se faire foutre.
La vie avant tout; nos vies.
Et ne comptez pas sur les Mélenchon et compagnie pour faire une différence, ils travaillent tous avec les banques.
Réveillez vous non d'une pipe !!!
Ce message ne s'adresse pas aux fonctionnaires.
vendredi 17 octobre 2014
Requiem pour une armée défaite
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a annoncé mercredi une série de « restructurations » dans l’armée pour 2015, dans le cadre de la loi de programmation militaire (PLM) 2014-2019. 7 500 postes vont être sacrifiés sur l’autel de l’économie budgétaire dans les dépenses publiques. L’opération « enfumage et mensonge » continue.
Un article d’opex360.com paru mardi démontre que les pays d’Europe ont beau diminuer leur budget militaire afin de faire baisser les dépenses publiques, le résultat est le contraire de celui escompté. La preuve en images : le ministère va débourser 119,5 millions d’euros rien que pour accompagner le personnel militaire et 85,1 millions pour les civils. L’une des mesures principales, qui est la fermeture du 1er Régiment d’Artillerie de Marine (RAMA) et de l’état-major de la 1re Brigade mécanisée, basés à Châlons-en-Champagne (ville UMP), implique la perte de 1 000 emplois directs et 700 indirects. Quand on entend que le programme du PS est basé sur la lutte contre le chômage, il y a de quoi rire… ou pleurer.
L’autre nouvelle importante est la fin des activités médicales à l’hôpital du Val-de-Grâce, qui accueillera à partir de 2017 un pôle recherche et formation. C’est intolérable : où va-t-on soigner Bouteflika ? Pour le reste des mesures, toutes les armées sont touchées : deux régiments restructurés, des escadrons supprimés, cinq bâtiments de la Marine désarmés, deux bases navales fermées, des forces aériennes transférées, etc.
« On atteint le seuil critique »
Notre armée compte moins de 250 000 hommes, un seuil historiquement bas. Son budget a été divisé par deux en 30 ans. « On atteint le seuil critique », a déclaré le Gal Pinard Legry. Il avoue même que cette restructuration fait perdre des domaines de compétences : il existe des manques de capacité, ce qui est grave pour une armée qui se veut opérationnelle. Le matériel est déjà bien dépassé. Avec un tel processus, nous n’aurons plus d’armée dans dix ans, ce qui signifie une incapacité à agir seul et donc une perte d’indépendance de notre pays. Nos gouvernements ont finalement sous-traité notre défense à l’OTAN, dans un large programme de vente de notre souveraineté.
Louis Pasquerel
Inscription à :
Articles (Atom)














