samedi 1 juin 2013
Procès pour racisme anti-blanc : lettre ouverte d’un "sale blanc" au Mrap
Sylvia Pinel, la ministre qui va supprimer 400 000 emplois
Angela Merkel explique l’économie à François Hollande
Paresseux les Français ? Simplement épuisés!
N'en déplaise à notre confère, en 2013 l'économie a changé radicalement de visage et chacun devient expert à faire dire aux chiffres ce qu'il veut. D'une part, parce qu'il faut opposer la durée annuelle moyenne de travail où la France est au 7ème rang mondial, à la productivité horaire hebdomadaire où la France se situe au 3ème rang mondial derrière la Norvège et les Etats-Unis. La productivité française est donc l'une des plus élevées au monde. Les Français travaillent environ 1500 heures par an pour un revenu annuel par tête de 36.500 dollars quand les Américains travaillent 1800 heures par an pour un revenu annuel par tête de 44.150 dollars par an.
D'autre part, parce que tenir un tel discours par ces temps épouvantables et terrifiants de chômage et de souffrance au travail, est une insulte à ceux qui ne demandent rien tant que de travailler et de bien travailler. Dire aux français qu'ils sont paresseux, c'est comme asséner à un gamin qu'il est irrémédiablement méchant ou mauvais en classe. C'est une guillotine qui tombe comme un couperet. Comment dans ces conditions redonner un tant soit peu d'espoir à des millions de travailleurs salariés en souffrance qui ont le sentiment que ce qu'ils font n'est ni jamais suffisamment bien, ni jamais suffisamment assez ? Et les Français d'avoir été publiquement accusés par la lettre du PDG américain du fabricant de pneus Titans International. Dans sa lettre adressée fin février à Arnaud Montebourg, Maurice Taylor évoque "ces salariés français qui ont une heure pour leurs pauses et leurs déjeuners, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures". La méthode de Taylor, surnommée le "grizz" en référence au grizzly, n'est pourtant pas aussi exemplaire. Et sa critique n'est pas justifiée. Les Français produisent 25 dollars par heure travaillée quand les américains produisent 24,60 dollars. Ce chiffre suggère que nos ouvriers ne sont pas systématiquement en train de faire une pause.
A ces arguments psychosociologiques, il faut ajouter en guise de chiffres qu'avec seulement 3,7 jours perdus par an pour cause de grève dans le secteur privé les Français sont loin d'être les plus grévistes. On est même derrière les Etats-Unis ou le Royaume-Uni (IMD 2008). Le taux d'absentéisme ne cesse de reculer depuis 2007 avec 3,84% par ce qui fait seulement 14 jours seulement (Alma Consulting 2012). Notre pays est la troisième destination mondiale des investissements directs étrangers (AFII). Les Etats-Unis et l'Allemagne sont les premiers à choisir la France. Et seuls 3% des chercheurs s'expatrient hors de France, il s'agit du plus faible taux d'Europe. Enfin, une étude Regus de 2011 révèle que 50% des Français travaillent plus de 9 heures par jour et 83% d'entre eux emportent du travail à la maison. Ce taux grimpe pour les salariés des PME, soit la majorité des entreprises.
Des français épuisés... par la peur du chômage
Alors non les Français ne sont pas particulièrement paresseux...mais épuisés. L'intensification du travail et la précarité des situations créent chez nombre de salariés un état de stress préoccupant, au point que le Conseil Economique et social a décidé d'en faire un enjeu de santé publique. "Un être humain ne peut pas tenir les rythmes en étant en état de crise de nerf permanent" souligne Marie Pezé auteur de "ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés". Psychologue clinicienne et psychanalyste, cette spécialiste de la souffrance au travail relève dans ses consultations un nombre croissant de salariés paniqués à l'idée de perdre leur emploi. Quant à la sociologue et directrice de recherche au CNRS, Danièle Linhart, elle évoque le concept de « précarité subjective ». Un état entretenu par les techniques actuelles du management, qui cherchent à déstabiliser, à mettre le salarié dans une situation inconfortable. Plutôt que de dénoncer la pseudo-paresse hexagonale, il faudrait veiller à faire passer des messages bienveillants et rassurants comme ceux qui veillent à féliciter et à reconnaître plutôt que de fustiger.
3 264 400 laissés pour compte par la République française
L’embolie du chômage ne cesse de scléroser la France socialiste de François Hollande qui avait pourtant fait de cette cause l’objectif principal de son gouvernement. Alors que les CRS entassent dans des fourgons des opposants au mariage pour tous, alors que les idées sociétales qui portent en leur sein la division des Français fleurissent dans la bouche des responsables du PS, la France du chômage prospère à vue d’œil.
vendredi 31 mai 2013
Paris-Berlin, un axe incontournable
Faut-il privatiser Aéroports de Paris ?
Dans l'opération ADP, l'Etat entend rester majoritaire. Pas sûr du coup qu'elle intéresse Vinci(qui possède déjà 3%) si l'Etat ne veut pas aller plus loin.
Mais,si la cession de 10% du capital rapporte déjà 700 millions d'euros à l'Etat, pourquoi ne pas en vendre davantage et ne pas privatiser ? Par simple refus idéologique ? Par calcul politique ? Parce que les aéroports sont, comme les ports, considérés par la quasi-totalité des Etats comme stratégiques ? La réponse est dans tout cela évidemment.
Tout d'abord, si l'Etat souhaite passer en dessous de la barre des 50%, il lui faut modifier la loi aéroportuaire de 2005, comme cela avait été le cas en 2005 pour GDF. Risqué aujourd'hui de faire passer une loi de privatisation avec la seule majorité PS (qui perd des sièges et dont la frange gauche refusera), sachant que les Verts et le Front de Gauche s'y opposeront. Un nouveau camouflet serait en effet désastreux pour l'image du gouvernement.
Mais, au-delà de ces débats, se pose la question de fond. ADP est-il un actif stratégique et à ce titre doit-il rester dans la sphère publique ? Un regard sur ce qui se pratique ailleurs dans le monde, est édifiant. Dans la quasi-totalité des pays de la planète, les aéroports sont dans le giron de l'Etat. Ils sont bel et bien considérés, en particulier les portes d'entrées internationales, comme des actifs stratégiques, indispensables à l'économie d'un pays et à son rayonnement. C'est notamment le cas aux Etats-Unis.
Pour un banquier tenant de la privatisation, «il n'y a pas de raisons de ne pas privatiser des infrastructures qui dans tout les cas sont contrôlées à travers la régulation ». Depuis 2006, l'Etat signe tous les cinq ans un contrat de régulation économique (CRE), qui fixe notamment le niveau de hausse des redevances, les investissements et les objectifs de qualité de service. Un argument que réfute un proche d'Aéroports de Paris. «On l'a vu pour les autoroutes, les prix ont augmenté. Par ailleurs, aucun investisseur ne mettra 4 milliards d'euros pour racheter ADP sans veiller au préalable à obtenir de l'Etat des CRE lui garantissant des hausses tarifaires. Et le gouvernement lâchera s'il a besoin d'argent », explique un observateur.
Dernier obstacle, et non des moindres, à une privatisation totale d'ADP : le gestionnaire des aéroports parisiens a la pleine propriété de ses actifs (pistes, tours de contrôle...), une situation assez unique. Il semble difficile pour l'Etat d'en perdre entièrement le contrôle pour des raisons stratégiques assez compréhensibles. Il faudrait donc qu'en cas de cession, il récupère une partie des actifs. " Mais il faudrait alors indemniser le million d'actionnaires qui, pourrait s'estimer spolié. C'est compliqué », explique-t-on.
Il y avait à Bercy "un sujet fiscal" concernant Jérôme Cahuzac bien avant les révélations de Mediapart
"Mon souhait est d'éliminer le conflit d'intérêt potentiel entre un ministre responsable hiérarchique de l'administration fiscale et un contribuable faisant potentiellement l'objet d'investigations de la part de cette même administration: nous avons ici le sujet de la muraille de Chine", a expliqué le directeur général des finances publiques (DGFiP).
Malgré ces dispositions prises, le patron de la DGFiP, reconnait en des mots particulièrements choisis qu'il a subi de la part du cabinet de Jérôme Cahuzac, puis du ministre lui-même ce qu'il convient bien d'appeler des pressions pour accéder à des infiormations concernant l'enquête.
Enfin, le haut fonctionnaire révèle qu'il existait bien à Bercy un "sujet fiscal" concernant Jérôme Cahuzac avant les révelations de Mediapart.
Pourquoi notre sous-compétitivité n'est plus tenable
La France et l'Italie mésestiment la situation économique du monde et n'ont pas préparé leur économie à la crise. Patrick Artus tire la sonnette d'alarme.
Une heure de travail dans l'industrie coûte 36 euros en France, 22 en Espagne et au Royaume-Uni
Les gouvernements français et italiens n'ont pas encore compris la situation
UE: Copé dénonce les "rodomontades" et "effets de manche" de Hollande
Marine Le Pen : François Hollande est un président «fantoche»
Alors que le président de la République, François Hollande, a estimé hier que Bruxelles «n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire», Marine Le Pen a estimé ce jeudi, sur LCP, qu'«aujourd'hui, l'Union européenne décide de tout»
conséquence qualifié François Hollande de «président fantoche».
Cette déclaration intervient alors que la Commission européenne a détaillé les mesures qu'elle attend de la France en échange d'un délai de deux ans pour ramener son déficit public sous les 3% autorisés par les traités européens. Réformes du système de retraite et du marché du travail, ouverture de certaines professions comme les taxis, simplification des heures d'ouverture des magasins, fin des tarifs réglementés du gaz et de l'électricité, ouverture du transport ferroviaire domestique des passagers, simplification de la fiscalité : «C'est un message d'exigence», a estimé le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso.
«C'est l'Union soviétique européenne»
Face à ces exigences, Marine Le Pen considère que «l'Union Européenne nous impose une potion ultralibérale qui est la même que celle imposée à la Grèce». «L'Union européenne décide de tout aujourd'hui : la politique d'immigration, la politique économique. C'est ce que j'appelle l'Union soviétique européenne», dénonce-t-elle. Marine Le Pen considère ainsi que «nous n'avons plus de souveraineté monétaire, territoriale, législative» et que, fort de ce constat, «les Français ont élu un président qui n'a plus aucun pouvoir, qui est aux ordres terrifiants de Bruxelles. C'est un président fantoche».
La présidente du Front National demande donc un vote sur une sortie de la France de l'Union européenne, huit ans après le référendum sur la constitution européenne, auquel les Français avaient voté non. «Je veux une Europe des nations libres et souveraines. Je veux que mon peuple ait le droit de décider, affirme-t-elle. Je dis aux Français qu'il va falloir qu'ils expliquent un jour à l'UE, avec leur bulletin de vote, qu'ils sont maîtres chez eux».
Face à la crise, le cercle des antilibéraux : drame et mélodrame
La France vit en grande partie dans un système capitaliste, selon des règles libérales, mais ne veut pas le reconnaître.
Cave de l'Elysée aux enchères: mais qui achète des Petrus à 5.800 euros ?
Le premier jour de la vente aux enchères d'une partie de la cave de l'Elysée a dépassé les estimations, jeudi, rapportant 295.663 euros. Un Chinois a acheté une bonne partie des lots. Les ventes doivent se poursuivre ce vendredi.
Interrogé sur la valeur qu'il accordait au fait que cesvins provenaient de la cave de l'Elysée, il a dit: "C'est un grand honneur". Il a aussi expliqué ne pas savoir combien il avait dépensé dans la soirée, promettant de revenir pour la deuxième partie de la vente, ce vendredi à partir de 14 heures. La vente, qui s'est déroulée à Drouot, la plus célèbre des salles d'enchères en France, a d'abord été perturbée par des manifestants opposés au mariage homosexuel, qui ont scandé: "On veut du boulot, pas du mariage homo". Puis elle s'est déroulée dans une ambiance détendue. Outre les acheteurs, des curieux avaient fait le déplacement, même si les bouteilles, stockées dans une cave en banlieue parisienne, n'ont pas été présentées.
"Palais de l'Elysée", une étiquette qui fait vendre
La plupart des crus les plus prestigieux ont été vendus jeudi soir. Les prix ont souvent été multipliés par deux, trois ou quatre. Un château l'Angelus de 1961, estimé à 220 euros, a été vendu à 1.100 euros. Et la bouteille la plus ancienne, un Château Latour 1936, a été adjugée à 3.500 euros. Lesvins ont été achetés par des clients au téléphone et sur internet, mais aussi dans la salle. Un jeune Anglais a acquis pour l'anniversaire de son père un Saint-Emilion à 1.100 euros. Non loin, un jeune homme, Lishem Huang, a acheté plusieurs lots pour "un ami chinois importateur de vin". Lui dit ne rien y connaître et s'étonne des prix qui montent. A côté de lui, Jean-Français Devène est resté observateur: "Je voulais acheter pour ma consommation personnelle mais c'est trop cher". Toutes les bouteilles portent une étiquette mentionnant leur provenance, "Palais de l'Elysée", et la date de la vente.
C'est la première fois que l'Elysée vend ainsi une partie de sa cave, 1.200 bouteilles, soit environ un dixième de ses bouteilles. La cave a été créée en 1947 alors que Vincent Auriol était président de la République. La première soirée de vente a rapporté 295.663 euros, alors qu'il était prévu que la totalité de la vente fasse gagner à l'Etat 250.000 euros. Cet argent va permettre "de donner leur chance à des petits vignerons", a dit à l'AFP la chef sommelière de l'Elysée, Virginie Routis. L'Elysée consacre environ 150.000 euros par an à sa cave. "On ne peut plus se permettre de mettre sur la table des bouteilles à 2.000 ou 3.000 euros", a-t-elle expliqué, en référence à la crise. De plus, "on ne peut servir (les grands crus, ndlr) que pour des diners d'Etat, où il y a souvent 300 personnes, alors que nous n'avons que 5 ou 6 bouteilles" de certains crus.















