TOUT EST DIT

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dimanche 14 juillet 2013

Caillassage des secours à Brétigny-sur-Orge : le retour des détrousseurs de cadavres


Après la catastrophe ferroviaire, les hyènes et les chacals... Mais dans quel pays vivons-nous ?
Un certain M. Frédéric Cuvillier occupe les fonctions de ministre des Transports. Es qualités il a été amené à réagir aux scènes révoltantes qui se sont déroulées au milieu des cadavres, des blessés, et des wagons disloqués. Chacun de ses mots mérite d’être cité. Des pompiers ont été caillassés. Dans la bouche de M. Cuvillier ça donne : « l’accueil des pompiers a été un peu rude » ! « Un peu rude » ? « Rude » selon la préciosité langagière de ce ministre de la République cela voudrait sans doute dire que des pompiers auraient été blessés… Et « très rude », que des soldats du feu auraient été tués... Rien de tel et on comprend le « ouf » particulièrement écœurant de M. Cuvillier.
D’après ce dernier il n’y a pas eu, à sa connaissance, de « pillage organisé ». Juste des « cas isolés » et « un vol de portable ». Re « ouf ». Des hyènes et des chacals – c’est-à-dire une trentaine de « jeunes » – étaient à l’œuvre à Brétigny-sur-Orge. La force de l’habitude sans doute, et quand l’habitude est forte on ne va quand même pas s’arrêter à quelques cadavres et blessés. Mais M. Cuvillier, et d’autres, nous demandent de nous habituer à ces habitudes. Car, évidemment, il ne s’est rien passé de très grave à Brétigny-sur-Orge. Des cas isolés… En effet, comme chacun sait, il serait assez naturel, dans l’ordre des choses, qu’après une catastrophe, un incendie, une dramatique collision de voitures, des « jeunes » viennent se livrer à l’exercice de la dépouille… Mais qu’ont-ils donc dans les tripes sinon la haine ? Et qu’ont-ils donc dans la tête sinon le plus visqueux des appâts du gain ?
Jérôme Guedj, député du coin, (socialiste mais d’une autre façon que M. Cuvillier) a, lui, trouvé les mots justes pour qualifier ces « jeunes » : « de sombres crétins inhumains ». Une partie de ce diagnostic pourrait fort bien s’appliquer à M. Cuvillier.

samedi 1 juin 2013

Procès pour racisme anti-blanc : lettre ouverte d’un "sale blanc" au Mrap

Alors que s'ouvre le premier procès pour "racisme anti-blanc", le représentant du Mrap a expliqué à Europe 1 pourquoi l'association, exceptionnellement, ne se porte pas partie civile. Le racisme anti-blanc ne serait qu'une réaction au racisme envers les noirs et les arabes, et serait instrumentalisé politiquement.


Je suis un sale Blanc et j'espère que de l'avoir confessé me vaudra l'indulgence du tribunal où siègent peut-être les membres du Syndicat de la magistrature. 
Je suis un sale Blanc car dans une vie antérieure j'ai affrété des bateaux à Bordeaux pour traverser l'Atlantique avec mes cargaisons d'esclaves.
Je suis un sale Blanc car j'ai usé de toute mon influence, qui est grande, pour que des dizaines de milliers d'Africains et d'Antillais soient enfermés dans des prisons appelées HLM.
Je suis un sale Blanc parce qu'un jour où mon fils s'était fait qualifier de "face de craie", frapper et dépouiller à la Foire du Trône je suis allé avec lui porter plainte et je ne l'ai pas dissuadé de dire que ses agresseurs étaient des Noirs.
Je suis un sale Blanc car j'habite un immeuble où aucune seringue ne jonche les escaliers et où aucun guetteur ne signale l'arrivée de mes visiteurs.
Je suis un sale Blanc car un jour, dans un regrettable mouvement de colère, j'ai dit à un grand gaillard notoirement plus foncé que moi et qui m'avait bousculé parce que je tardais à lui donner un clope : "Appelle-moi bwana!" ("Patron", comme disaient les Africains aux administrateurs coloniaux à une certaine époque).
Je suis un sale Blanc car, écrivant dans les journaux, je n'ai pas pris ma plume pour dénoncer l'affreux Eric Zemmour qui s'était permis de dire que les Noirs et les Arabes étaient largement majoritaires dans nos prisons.
Je suis un sale Blanc car, toute honte bue, je n'ai pas jeté à la poubelle mon exemplaire de "Tintin au Congo" que les forces progressistes, anti-racistes et anti-colonialistes tentent, à juste titre, de faire interdire. 
Je suis un sale Blanc car je ne milite pas au MRAP et que j'ai refusé -alors que j'ai de la thune- d'envoyer un chèque de soutien au CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires).
Je suis un sale Blanc car j'ai infiniment de respect pour Félix Eboué (nommé gouverneur de l'Afrique Occidentale Française par De Gaulle), pour Léopold Sédar Senghor et pour Rama Yade que je trouve très jolie. Or, ces gens-là sont, comme on dit dans les cités, des "Bounty", noirs à l'extérieur et blanc à l'intérieur, des "suceurs de Blancs", des traîtres. 
Et, enfin, je suis un sale Blanc car je suis blanc. 
Pour tous ces motifs-là, j'admets que je mérite d'être poursuivi. Je demande pardon pour l'esclavage et pour toutes les horreurs que je viens de citer. Faute avouée étant à moitié pardonnée, j'espère que le MRAP aura la bonté de ne pas exiger un verdict trop sévère.Peut-être même que les juges, compréhensifs et touchés par mon remord sincère, se contenteront de m'épingler sur le "Mur des Cons".

mercredi 20 février 2013

Petit Dictionnaire des idées reçues de l'extrême droite


A gauche, ces idées-là forment un énorme dictionnaire rempli de poncifs. A droite (très très à droite), c'est bien plus mince. Mais quelle imagination !
Le Dictionnaire des Idées Reçues où Flaubert épinglait la "pensée" du petit bourgeois ventripotent, est célèbre. Depuis, son petit bourgeois a fait des émules à gauche (lire à ce sujet l'excellent livre de Pierre Merle). Mais à côté de ce fleuve immense charriant des mots pour ne rien dire coule, en parallèle, un petit ruisseau nourri par la virtuosité imaginative de la droite extrême. Et ce filet d'eau est victime d'une omerta scandaleuse. Réparons cette injustice avec quelques exemples.
Etats-Unis. Ne jamais dire Etats-Unis. Utiliser le vocable "Empire" et appeler au combat contre l' Empire dominateur et tentaculaire. Toujours rappeler que l'Empire s'est bâtit sur le génocide des Indiens.
Bernard Henry-Lévy. Le traiter d'escroc. L'appeler Botul. Ne jamais omettre d'indiquer ses origines.
Juifs. Les désigner toujours par leur nom : Juifs. Sinon il y a le risque d'être confondu avec l'extrême-gauche qui les appelle "sionistes". S'abstenir, autant que faire se peut, de dire ce qu'on pense d'eux : l'infâme loi Gayssot est là pour vous en punir.
Caroline Fourest. La traiter de salope et de gouine. La frapper. Si elle s'en plaint, deux attitudes possibles. Soit insinuer qu'elle l'a bien cherché. Soit dire que c'est une chochotte douillette.
Hitler. Ne pas en dire du bien. C'est contre-productif. Mais glisser, chaque fois que c'est possible, qu'il a construit des autoroutes, fait fabriquer la Volkswagen (la voiture du peuple), qu'il a été soucieux du bien-être des mères allemandes et qu'il était un bon peintre.
Les Arabes. Cracher sur ceux qui viennent chez nous pour les allocs. Mais ajouter aussitôt qu'il y en a de formidables, ceux qui luttent contre l'Empire et l'Etat juif : Ben Laden, Al-Quaida, les Talibans, le Hezbollah et le Hamas.
La finance. Hurler contre. Dénoncer les banques qui nous étranglent. Pour la France citer la banque Rothschild. Pour les Etats-Unis, Goldman Sachs.
La France. Répéter que la France n'est plus la France. Dire que les Français en ont été dépossédés. S'abstenir toutefois de désigner les faux-Français, toujours à cause de la liberticide loi Gayssot.
L'Europe. Ne jamais rater une occasion de rappeler qu'elle nous tue, nous empoisonne, nous asservi. Dénoncer le complot de Bruxelles (téléguidé par l'Empire) contre notre identité nationale.
On peut très certainement trouver bien d'autres exemples. Car la matière est riche. Mais à chaque jour suffit sa peine.