jeudi 29 novembre 2012
De nouveau une adolescente enlevée et violée
Ces échecs que les socialistes ont réussi à masquer depuis 10 jours grâce à l'UMPgeddon
1 – L’Umpgeddon n’aura qu’un temps
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| Il a l'air malade trouvez pas ??? |
2 - Taubira présidente de l’UMP ?
3 - Des bisous pour les chômeurs
4 - Comment François Hollande abîme l’image de la France en Europe
5 - UMP, Sciences-Po : le retour des Anciens
6 – Nationalisons Florange, privatisons Montebourg !
7 – Kyste l’eût cru ?
UMP, PS : le ridicule à tour de rôle
« On a les politiques qu'on mérite, c'est ça ? » Alain FO
« Ces zozos ne sont intéressés que par leur carrière personnelle et les avantages qu'ils tirent de ce simulacre de démocratie qu'est devenu notre pays », renchérit Bastienou CARCAJOU. « De droiche comme de gaute, l'électeur ne trouve plus de satisfaction dans son « camp », mais dans la panade de l'autre aussi épaisse que la sienne. Regardez donc objectivement le spectacle donné par ces politicards. Comment peut-on leur accorder la moindre confiance? »
Les Mariannautes se montrent inquiets quant au futur du pays. Sont-ce ces « bonimenteurs », ces « mafieux », sont-ce ces « caricatures », entre autres qualificatifs qui proliférant dans les commentaires - et ce quel que soit le camp ciblé - qui vont sortir la France du « marasme économique » dans lequel elle semble empêtrée ?
« Tour à tour les uns et les autres dénoncent le ridicule opposé », constate Michael SPECHT. « Finalement la vie politique française n'a jamais été autre chose et l'on comprend l'aversion du général de Gaulle pour la chose, qui était moins de l'antidémocratisme, comme le dénonçaient certains, qu'une désillusion devant ce qui lui évoquait sans doute un poulailler. »
La démocratie en danger
Les deux grands partis politiques sont suspectés d'être inféodés à l'Europe de la finance. De droite comme de gauche, dénoncent les internautes, on ne se bouscule pas pour mettre un terme au diktat des marchés. Nos politiques hâbleurs mais impuissants, censément élus par le peuple, semblent ne plus exécuter la volonté de ce dernier : « ça fait peur de voir pareil spectacle, la démocratie est en danger, et c'est dommageable pour tous . » (Roger LE GICHOUX)
Les actrices porno seraient des femmes plus heureuses
Les actrices porno seraient plus heureuses que les autres femmes d'après une étude publiée dans le Journal of Sex Research. De quoi provoquer de nouvelles crises d'hystérie chez les féministes radicales.
Après avoir été scandalisées par l'implacable démonstration déroulée dans le "Pourquoi les femmes de riches sont belles ?", voici qu'une étude publiée dans le Journal of Sex Research risque de provoquer de nouvelles crises d'hystérie chez les féministes radicales.
Oubliés les soporifiques discours sur l'humiliation et le machisme dominateur que les femmes sont supposées subir dans le cadre d'une sexualité patriarcale qui donne le pouvoir aux hommes. D'après cette étude, les starlettes du porno prennent visiblement du plaisir à se faire oppresser et presser la poitrine et font la différence entre obligation et abnégation professionnelle. Loin des clichés décrivant des femmes forcément malheureuses et soumises, l'étude conclut qu'elles dorment mieux et se sentent plutôt bien dans leur culotte, ou sans selon la teneur de leurs activités quotidiennes.
De même qu'elles ne portent pas sur elles le lourd poids social d'une enfance orpheline maltraitée sur fond de toxicomanie mais plutôt de légers sous-vêtements qu'elles exhibent aussi facilement qu'elles les enlèvent.
(...) il n’y a aucun rapport avec une violence subie étant enfant et le job exercé après.De quoi faire hurler les féministes radicales, de tout temps opposées à la pornographie et totalement contrariées par un autre courant féministe pro-sexe quant à lui. C'est ce qui ressort de cet entretien déjà ancien mené avec Ovidie, actrice et réalisatrice de films X dont le discours est réfléchi plus loin que le bout de son néné et qui explique notamment pourquoi elle a quitté les milieux militants radicaux.
Ultime clou planté dans la combinaison en cuir de la prochaine soirée orgiaque et filmée, les actrices interrogées dans le cadre de l'étude publiée dans Journal of Sex Research sont des coquines qui s'assument, pratiquant le sexe plus fréquemment que d'autres femmes, avec plus de partenaires et en ayant initialement abandonné dans les oubliettes leur virginité et son souvenir à l'âge de 15 ans environ, soit deux bonnes années de moins que la moyenne des autres... coquinettes nationales.
On comprend donc mieux ce qui peut distinguer telle actrice du cinéma d'Art et Essais et telle actrice du cinéma dard dressé. La première tourne avec l'air grave en s'interrogeant sur le sens des plaisirs, la seconde se retourne avec la cuisse légère en appréciant le plaisir des sens.
mercredi 28 novembre 2012
Crise à l'UMP: "On n'a pas le droit de faire un bras d'honneur à Sarkozy"
"Il n'est pas prévu de communiqué de Nicolas Sarkozy ce matin" assure mercredi l'entourage de l'ancien président, démentant une information diffusée plus tôt dans la matinée par I-Télé. Alors que Jean-François Copé, le président déclaré de l'UMP a posé un ultimatum à François Fillon pour retirer son groupe parlementaire, la plus grande confusion règne au sein du parti d'opposition. Nicolas Sarkozy semble chercher la bonne distance avec les protagonistes de cette crise.
>> Les dernières informations sur la guerre des chefs à l'UMP à suivre dans notre live
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| Lâchez moi un peu, j'étais si peinard..... |
Une fin de non recevoir qui provoque la colère des "non alignés"."On n'a pas le droit de faire un bras d'honneur à Sarkozy ni aux militants", a réagi l'ancien ministre Xavier Bertrand en réunion de groupe UMP, et en présence de Jean-François Copé.
Dans les bureaux de l'ancien président, c'est la tristesse et le désarroi qui dominent ce matin. Son entourage est consterné. "Nicolas Sarkozy suit les évolutions de la crise, bien sûr, mais cela devient totalement irrationnel", confie un proche.
Au dire de ses collaborateurs, Nicolas Sarkozy a aujourd'hui fait le choix d'une "nouvelle vie". Et à aucun moment, insistent-ils, il ne s'inscrirait dans la perspective de 2017. "Il faudrait qu'il soit tout le temps derrière Copé et Fillon, ce n'est pas possible".
"Quoi qu'il arrive, pour gagner une élection, il faut avoir une famille en ordre de marche. Si on casse l'instrument pour arriver au pouvoir, la victoire est compromise", analyse un ancien conseiller du président.
Augustin de Romanet nommé PDG d'Aéroport de Paris
L'ex-directeur général de la CDC prend la succession de Pierre Graff qui a démissionné en raison de la limite d'âge du code du commerce en vigueur pour le gestionnaire des aéroports parisiens.
L'ex-directeur général de la CDC Augustin de Romanet
a été nommé, mercredi 28 novembre, PDG d'Aéroports de Paris (ADP) en
Conseil des ministres, a annoncé la porte-parole du gouvernement Najat
Vallaud-Belkacem.
Ancien directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), Augustin de Romanet, 51 ans, avait été coopté en tant qu'administrateur d'ADP le 12 novembre dernier par le conseil d'administration du groupe, qui a proposé au président de la République sa nomination au poste de PDG du groupe.
L'Etat détient quelque 52% du capital d'Aéroports de Paris.
"Poursuivre l'amélioration de la qualité de service"
Première conséquence de sa nomination, le numéro deux d'ADP, François Rubichon, qui assurait depuis la mi-novembre l'intérim à la tête de la société après la démission de Pierre Graff, quitte la société gestionnaire des aéroports parisiens.
Auditionné mardi en Commission à l'Assemblée nationale et au Sénat, Augustin de Romanet a indiqué qu'il entendait placer son action dans le sillage de celle de son prédécesseur, à qui il a rendu hommage.
"La qualité du bilan de Pierre Graff autorise à avoir de très grandes ambitions pour cette société", a-t-il déclaré, en précisant que la priorité pour ADP était de poursuivre l'amélioration de la qualité de service aux passagers et aux compagnies aériennes clientes.
Pierre Graff, qui a pris les rênes d'ADP en 2003, a hissé la société dans le trio de têtes des opérateurs aéroportuaires internationaux.
Le Sénat propose un Chèque-Syndicat
Les parlementaires de ce pays ne cesseront jamais d'étonner. Certes,
ils n'ont pas trouvé de pétrole, et ont décidé, tant que l'argent coule à
flot, que la population pourrait se passer du gaz de schistes, de
l'énergie à pas cher et des emplois (le chômage ? Même pas mal). Mais
ils ont des idées, à foison, et toutes aussi ridicules les unes que les
autres. Par exemple, le syndicalisme en France étant déjà massivement
subventionné, le Sénat a décidé de l'aider en lui ajoutant une petite
niche fiscale. Trop mignon.
Il y a quelques jours, je notais, assez amer, que le syndicalisme
français n'était plus qu'une mafia légale, organisée autour de principes
simples de plomberie de base : les entreprises déversent des fonds dans
les syndicats par ces gros tuyaux ici, l'Etat aide massivement les
syndicats en regardant ailleurs lorsqu'il s'agit de comptabilité et de
fiscalité, et les syndicats utilisent les petits tuyaux ici et là pour
briser les rotules de ceux qui les empêchent de faire leur petit
business.
J'exagère ? Allons. C'est du lourd, du solide, du documenté : personne n'a obligé les syndicalistes à porter plainte contre Bricorama (et, selon toute vraisemblance, aboutir à la fermeture de dizaines de magasins en France). Le syndicalisme contre les salariés, c'est ça. Personne n'a obligé les syndicalistes à poursuivre une grève chez Arkema, grève qui aura définitivement liquidé les espoirs des chômeurs locaux de voir se concrétiser les investissements de 70 millions et les emplois à la clef prévus par la société. Le syndicalisme contre l'emploi, c'est ça. Personne n'a jamais poursuivi le Syndicat CGT Du Livre pour ses exactions nombreuses (trafic d'armes, intimidations, chantage, vol, violences en réunion, ...) Le syndicalisme de mafia, c'est ça. Et personne n'avait demandé à la CFDT de commettre des clips vidéos vantant la robotisation des salariés et le foutage de gueule financé avec vos sous, et pourtant, le syndicalisme décontracté, c'est ça :
Mais cela va plus loin : le syndicalisme, en France, c'est surtout un magnifique système pour pomper de l'argent des entreprises (et donc, des consommateurs, des salariés et des contribuables) vers cette caste ultra-protégée, tant par la loi que par les politiciens qui y trouvent leur compte. Pour rappel, on avait entraperçu la façon dont les syndicats se financent à la faveur de la parution (aux forceps) du Rapport Perruchot. Sa lecture est édifiante et permet de découvrir que leurs ressources atteignent ainsi 4 milliards d'euros par an, soit 3 à 4 fois les ressources des syndicats anglais ou allemands, qui ont pourtant 5 à 10 fois plus de membres.
Si l'on ajoute les évidentes magouilles, conflits d'intérêts et détournements purs et simples (régulièrement rapportés dans ces colonnes), là encore (j'insiste) le terme de mafieux n'est pas de trop.
Cependant, non content de piocher allègrement dans la poche d'un contribuable qui n'en peut mais, les syndicats s'expriment aussi vigoureusement dans le lobbyisme plus ou moins discret. Dernièrement, dans le cadre du débat sur le projet de loi des finances pour 2013, le Sénat, largement acquis à la cause syndicale surtout depuis qu'il est socialiste, a proposé un véritable Chèque-Syndicat : si, auparavant, la cotisation était déductible des impôts (à hauteur des deux tiers), à présent, les impôts vont carrément faire un petit chèque de remboursement, ce qui permet d'inclure les éventuels salariés non imposables à la bonne soupe.
Rassurez-vous : pour financer cette distribution de pognon supplémentaire, le texte prévoit la création d'une (nouvelle) taxe additionnelle (supplémentaire en plus de surcroît et additionnelle) sur la vente de tabac, pas du tout déjà touchée par une myriade de taxes. Oui, fumeur, tu vas payer pour que les salariés puissent s'affilier à un syndicat qui leur fait les poches et détruit de l'emploi !
Bien sûr, on m'objectera qu'avant cette loi, les salariés non imposables payaient donc plein-pot leur inscription aux syndicats. J'objecterai qu'il eut été plus simple, et nettement moins coûteux pour tout le monde, d'arrêter tout financement public de ces syndicats, d'une part, et de ne surtout favoriser personne dans le paiement des cotisations. On aurait alors observé la vraie puissance de ces organisations dont le nombre d'adhérent diminue tous les ans (malgré les sommes d'argent public de plus en plus considérables déversées dans leurs caisses, parfois noires). Après tout, si les adhérents payent plein pot, ils sont assez facilement en droit de demander des résultats, et de préférence en rapport avec leur condition salariale (parce que bon, des résultats bénéfiques pour les syndicats eux-mêmes, le salarié s'en fiche). Et dans ces conditions, si les syndicats ne remplissent pas leur feuille de route, les adhérents s'en vont et les syndicats finissent par s'évaporer ... ou laisser la place à des syndicats qui, eux, traitent le syndiqué comme un client, une personne auxquels ils doivent des comptes.
Pas comme maintenant, en somme.
En lieu de quoi, la blague syndicale persiste dans ce pays : les salariés, les contribuables, les consommateurs continuent de payer la présence de ces organisations plus que douteuses dont l'impact commence maintenant à se mesurer directement en terme de rigidités, de journées de grèves, de contrats perdus, de fermetures d'entreprises. Et comme manifestement, personne, absolument personne au gouvernement ni ailleurs, ne veut remettre en question ces groupuscules d'intérêts partisans, comme aucun effort ne veut même être esquissés pour remettre l'action syndicale au service du salarié, on peut affirmer sans hésiter que ce pays est foutu.
Footing pour l’UMP !
Plus que quatre jours pour sauver Florange
Les discussions au sujet du site sidérurgique de Florange, que l’Etat menace de nationaliser, vont se poursuivre jusqu’à la dernière minute, ont déclaré, hier soir, l’Elysée et ArcelorMittal.
Les discussions au sujet du site sidérurgique de Florange (Moselle),
que l’Etat menace de nationaliser, vont se poursuivre jusqu’à la
dernière minute, ont déclaré, hier soir, l’Elysée et ArcelorMittal après
une rencontre entre le président français et le patron du groupe.
François
Hollande « a demandé que les discussions se poursuivent entre l’Etat et
l’entreprise jusqu’au terme du délai (samedi) qui avait été convenu
pour trouver un éventuel repreneur» du site, a déclaré la présidence
dans un communiqué laconique.
« Les discussions se poursuivent », a
confirmé une porte-parole du groupe sidérurgique à l’issue de la
rencontre d’une heure, au cours de laquelle les deux hommes ont évoqué
l’avenir de Florange.
ArcelorMittal veut fermer en partie le site, ce que refuse le gouvernement, qui menace d’en passer par la nationalisation.
Peu
avant la rencontre, le président avait affirmé que la nationalisation
faisait « partie du sujet de la discussion ». C’était la première fois
qu’il faisait un commentaire public sur cette affaire.
L’hypothèse
d’un passage forcé et temporaire dans le giron public du site
sidérurgique lorrain pour in fine lui trouver un repreneur privé avait
été évoquée la semaine dernière par le ministre du Redressement
productif, Arnaud Montebourg, idée qui a reçu nombre de soutiens
politiques.
François Hollande et Lakshmi Mittal s’étaient déjà
rencontrés au début de l’affaire, il y a un peu moins de deux mois.
L’industriel veut fermer les hauts fourneaux et toute la filière liquide
(production d’acier brut), qui emploient 650 personnes, mais entend
conserver l’aval, c’est-à-dire la transformation d’acier en produits
industriels élaborés.
Or, l’Etat a seulement trouvé des repreneurs
intéressés par tout le site. Il veut donc forcer la main
d’ArcelorMittal, qu’il accuse de ne pas avoir tenu ses engagements. Le
groupe a mis dans la balance ses 20 000 salariés en France, affirmant
que nationaliser Florange serait de nature à remettre en cause la
présence du numéro un mondial de l’acier dans l’Hexagone.
Mesurer ses propos
Plusieurs voix ont toutefois appelé à la mesure dans les déclarations publiques.La députée UMP de Moselle Anne Grommerch soutient la nationalisation mais a reproché les « propos offensants » de M. Montebourg à l’égard du groupe, qui « risque ainsi de compromettre toute possibilité de négociations ». Les membres de la famille Mittal se sont dits « extrêmement choqués » par ces attaques.
Le gouvernement français a assuré ne pas craindre d’éventuels départs d’investisseurs. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a reçu, hier, des représentants des grands fonds d’investissement anglo-saxons (BlackRock, Morgan Stanley, JPMorgan ou Pioneer). « J’attendais des questions » sur Florange et « la surprise a été qu’il n’y en a pas eu », a-t-il dit. « Chacun peut comprendre que ce dossier est un dossier particulier. »
Refuser la fatalité
Climat et fatalisme économique
les 18e du genre depuis le grand sommet de la Terre à Rio, il y a vingt ans. On est au coeur du problème, dans cette petite monarchie pétrolière, 3e producteur mondial de gaz. Elle regorge de dollars qu’elle investit à tout va. Dans les stars de football, le BTP, l’industrie du luxe. Mais fort peu, jusqu’alors, dans la lutte contre le réchauffement.
Quelle image choc. Des organisations écologistes dînant sous la tente d’un « méchant » pays pétrolier, le diable en personne. Choc salutaire ? Ces négociations en auraient bien besoin. Que de désillusions. Après Rio, la ligne de conduite était toute tracée. Il fallait réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre pour que le réchauffement de la planète, au cours du prochain siècle – l’actuel – ne franchisse pas une limite jugée dangereuse : celle des 2 °C. Au-delà, la machine climatique s’emballe. Cataclysmes en cascade. Désastres assurés dans les pays les plus vulnérables, les plus pauvres.
Le bilan des vingt dernières années est pitoyable. Les hommes n’ont jamais autant produit de barils de pétrole, jamais rejeté autant de gaz carbonique dans l’atmosphère. Au rythme actuel, affirme la Banque Mondiale, on pourrait atteindre les 4 °C d’augmentation de la température du globe dès 2060.
Les accords de Kyoto, signés en 1997, n’ont servi à rien. Sauf à développer une certaine prise de conscience universelle des risques encourus. Mais c’est insuffisant. Chaque pays campe sur ses intérêts
nationaux. Malgré les signaux d’alerte – la fonte de la banquise, l’élévation du niveau de la mer, la déforestation, la multiplication des cyclones – l’humanité poursuit sa route. Informée, inquiète mais fataliste, prisonnière de la compétition économique mondiale.
Depuis l’échec du sommet de Copenhague, en 2009, le coeur n’y est plus. Ces grandes tablées de négociations onusiennes tournent sur elles-mêmes. Aujourd’hui, il s’agit de sauver ce qui peut l’être des débris de l’accord de Kyoto qui s’achève officiellement le 31 décembre prochain. Il sera prolongé, vraisemblablement, jusqu’en 2020, année théorique d’entrée en vigueur d’un nouvel accord international qui devrait donc être conclu, avant ratification, dès 2015. Peut-être à Paris.
Kyoto version 2 va se poursuivre, réduit à quelques pays, essentiellement l’Europe et l’Australie. La Russie, le Japon, le Canada et la Nouvelle-Zélande ont quitté le navire. Les États-Unis de Barack Obama naviguent à l’écart. Les grands pays émergents – Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud… – observent et comptent les points. Ce Kyoto dépenaillé n’est plus qu’un mirage d’accord, qui laisse les pays les plus menacés – les pays insulaires notamment – désarmés.
Les engagements pourtant ne manquent pas. Les pays riches ont, par exemple, promis de mettre au pot commun 100 milliards de dollars par an, en attendant 2020. Les premiers versements se font encore attendre. Non, sauf brutal changement de bord que rien n’annonce, les dirigeants politiques, obnubilés par la croissance perdue, les dettes à rembourser, soumis aux pressions de la grande finance internationale, négligeront après Doha, comme avant, le développement durable de la planète. Mais cette courte vue politique et ce fatalisme économique risquent de nous coûter très cher.
UMP : Sarkozy en anesthésiste réanimateur ?
mardi 27 novembre 2012
Mariage gay et liberté de conscience
La liberté de conscience sur le mariage gay pour le maire,
qui pourrait déléguer à un autre officier civil, est-ce une si mauvaise
idée ?
Noël Mamère n’est pas content, les militants du « mariage pour tous »
non plus. Trahison, reniement, abandon, incohérence : voilà comment ils
qualifient le comportement de François Hollande offrant aux maires de
France la possibilité de ne pas célébrer eux-mêmes le mariage par
« devoir de conscience », déléguant leur mandat d’officiers civils à
d’autres personnes.
La conscience serait ainsi respectée, la loi aussi puisque le mariage serait célébré et enregistré.
Cette affaire relèverait de la bouffonnerie si elle ne mettait en jeu
des questions de société d’une gravité exceptionnelle. Gravité des
conséquences pour les enfants, pour les familles, pour la société : de
quoi en effet émouvoir les consciences. Mais, au-delà des conséquences,
je voudrais attirer votre attention sur les questions de principe posées
en l’espèce.
1° question : le maire est-il un officier de l’Etat et à ce titre doit-il exécuter la loi ?
2° question : la loi peut-elle régir toutes choses ?
Dans son célèbre pamphlet sur « La Loi », Bastiat se demande « Qu’est-ce que la Loi ? Que dit-elle être ? Quel est son domaine ? Quelles sont ses limites ? Où s’arrêtent, par suite, les attributions du Législateur ? Je n’hésite pas à répondre : La Loi, c’est la force commune organisée pour faire obstacle à l’injustice, et –pour abréger– LA LOI C’EST LA JUSTICE » et Bastiat de préciser : « Il n’est pas vrai que le Législateur ait sur nos personnes et nos propriétés une puissance absolue, puisqu’elles préexistent et que son œuvre est de les entourer de garanties ». Ce qui est premier, c’est le respect de la personne humaine, ce sont les droits individuels qui vont avec (la vie, la liberté, la propriété). Ils sont antérieurs et supérieurs à la Loi, qui n’a pour but que de les faire respecter par la force légale. Il ne faut pas confondre le but et le moyen. Malheureusement, nous assistons au déclin du droit, parce que les législateurs, notamment en France, s’occupent de bien d’autres choses, et indiquent aux hommes comment ils doivent vivre, travailler, occuper leur temps, utiliser leur argent.
3° question : le mariage doit-il être régi par une loi ?
Dans notre pays de Code Civil, tout le monde en est persuadé. Je ne parle ici que de l’aspect « civil » du mariage. Pour beaucoup de croyants, le mariage a une dimension religieuse, et pour les catholiques, c’est un sacrement que se donnent librement les époux : un engagement sans doute plus exigeant que celui d’un acte civil ou notarial. Mais, du point de vue civil, le mariage établit des règles sur les droits personnels, sur les patrimoines, sur les dévolutions successorales, etc. Mais quel modèle de famille le mariage civil a-t-il inspiré ? Le Code est né d’une construction artificielle et unificatrice, destinée à remplacer les coutumes de l’Ancien Régime (et en particulier à éliminer le droit d’aînesse). Mais le Code a été réécrit plusieurs fois, par exemple la dot accompagnant la mariée est devenue désuète avec l’émancipation de la femme, puis le sort de l’enfant naturel et adultérin a été modifié, puis le divorce a été largement admis. C’est dire que plusieurs modèles de familles se sont succédés. Les textes du Code gardent-ils aujourd’hui quelque signification ? On peut en douter. Les législateurs successifs n’ont apporté que désordre et incertitude là où il faut, dans l’intérêt de tous, ordre et stabilité. Faire du mariage une convention librement rédigée entre époux et soumise à l’arbitrage d’un juge en cas de désaccord serait bien préférable à un agglomérat de textes arbitraires et contradictoires.
4° question : comment naît le « devoir de conscience » ?
La conscience d’un maire est éclairée par sa morale, dit-on, c’est pourquoi on lui laisserait quelque liberté. Mais on l’oblige indirectement à se plier à la morale ambiante : c’est lui qui est l’exception, l’empêcheur de se marier en rond, les mœurs sont contre lui. Quand les mœurs sont dissolues ou explosées, la morale n’est pas très robuste : « il faut vivre avec son temps ». En réalité, il ne saurait y avoir de réaction autre que personnelle, inspirée par le profond sentiment éthique qui pousse chaque être humain vers le bien. Oui, l’éthique éclaire et éclairera les maires, mais aussi toutes les personnes concernées par le « mariage pour tous ». Mais y a-t-il place pour l’éthique dans le projet actuel, voire dans le monde contemporain ? Vous en doutez peut-être. Mais je m’obstine à croire que l’on ne peut durablement ignorer ce qui porte les êtres humains vers leur pleine dignité. C’est ce qui donne un sens à leur liberté.
Arnaud Montebourg, un danger pour la France
Les dernières déclaration d'Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, confirme qu'il est un danger pour la France.
Comme de nombreux grands groupes en France, Arcelor-Mittal bénéficie d'aides publiques dont nous dénonçons le principe. La déclaration du Ministre révèle que ces subventions font l'objet d'un chantage, permettant au pouvoir d'interférer dans la gestion des entreprises.
Qui peut imaginer que les entrepreneurs continueront d'investir en France avec des propos de cette nature ? Dans l'immédiat, cette déclaration menace les 20.000 personnes employées par Arcelor-Mittal en France. Rappelons qu'une partie des 629 personnes concernées à Florange seront affectés à d'autres sites, les autres bénéficieront d'une aide à la reconversion.
Arnaud Montebourg cherche-t-il à se construire une image de jeune Mélenchon rebelle pour assurer son avenir au détriment de l'intérêt national ? Le Premier Ministre doit tirer les conséquences de la très grave dérive sensationnaliste de ce ministre, et s'en séparer.
Rocard : "Il n'y a plus de perspectives de croissance"
Selon l'ancien Premier ministre, la France va probablement entrer en récession. Assez pessimiste quant à la résorption de la crise, celui-ci exclut toute hypothèse de croissance à 0,89% du PIB en 2013.
Vers une prochaine récession ?
L’ancien Premier ministre va même plus loin, arguant que la France va “probablement entrer en récession“. "Il faut (...) reconnaître qu'il n'y a plus de perspectives de croissance“. “Consommation des ménages en berne, réduction des dépenses publiques et ses conséquences économiques, régression des exportations“… “Aucun des moteurs d'une croissance éventuelle n'est allumé", analyse Michel Rocard.
Mais de toute façon, "on ne retrouvera plus la croissance gaspilleuse d'objets industriels à jeter. Ce n'est plus possible et les investisseurs eux-mêmes n'auront plus confiance", pronostique l'ancien Premier ministre.
“Un pronostic faux“
Selon lui, les socialistes, analyse-t-il, sont arrivés "au pouvoir avec un pronostic faux", "avec une hypothèse d'un retour à un peu de croissance grâce à la sagacité de la politique socialiste. C'était une annonce erronée". Et l'ancien Premier ministre de préciser : "la prise en compte [par le gouvernement] du fait que nous sommes dans une vraie crise et pour des années n'est pas encore totalement faite".
Michel Rocard considère qu'au niveau international, en raison de la conjonction de différents éléments tels que le ralentissement de la croissance, les bulles financières et la spéculation, "tout cela continue", les dettes souveraines, le réchauffement climatique, le retour d'une "nouvelle croissance" durable n'est pas envisageable avant "l'ordre de la décennie".
De l’importance de la zone euro
Reste la condition sine qua non d’une solidarité entre les pays de l’UE. "Il est impératif que l'Europe soit soudée face à cette mutation", poursuit Michel Rocard, soulignant l'évolution des derniers mois de l'Allemagne, obligée de préserver "la solidarité" au sein de la zone euro.
Les cinq questions que le gouvernement devra se poser s'il veut "nationaliser" Florange
La nationalisation de Florange fait parler d'elle et trouve des soutiens à droite comme à gauche. Et pourtant, si elle était décidée, elle soulèverait un certain nombre de difficultés techniques. Revue des cinq questions que devra se poser le gouvernement s'il souhaite avancer dans cette voie.
• Quelle procédure adopter pour la nationalisation ?Premier point, pour nationaliser, il faut une loi de nationalisation, et donc passer par le parlement. « Une nationalisation ne se décrète pas, il est donc nécessaire de rallier une majorité sur ce projet » rappelle-t-il.
• Une nationalisation temporaire est-elle conforme au droit européen ?
« S'ils veulent le faire ils le peuvent, mais cela pose aussi des problèmes du point de vue du droit européen, car cela s'assimile à une aide d'État » signale Maître Guiroy. De fait, si l'objectif est bel et bien le maintien de l'emploi, il faudrait placer le site, qui n'est pas rentable, sous subvention le temps de trouver un repreneur. Or, cela ferait rentrer la subvention dans le champ de l'aide d'État prohibée par le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Ce parce qu'en subventionnant une société plutôt qu'une autre dans un secteur concurrentiel, l'État porterait atteinte à la libre concurrence.
• Comment rendre l'expropriation régulière ?
Mais si le gouvernement décide d'y aller, les difficultés ne s'arrêteront pas là. Car, selon les dispositions prévues en matière d'expropriation, il doit y avoir lieu à une indemnité pour éviter la spoliation.. « Une évaluation du site devra être faite par le ministère des Finances, mais s'il vend, Mittal voudra que cela se fasse au prix du marché » relève Maître Guiroy sur ce point.
• Quel risque l'État encourt-il ? Pour quel bénéfice ?
Se pose aussi le problème du terme « temporaire ». Combien de temps l'État est-il en mesure de subventionner l'activité à Florange ? Car l'hypothèse selon laquelle l'État ne retrouve pas de repreneur demeure. Ce qui pose la question de la viabilité d'une telle opération au regard des finances publiques. « Comment va-t-on financer cela ? » s'interroge Maître Guiroy. « D'autant plus que le temporaire, ça dure parfois longtemps » conclue-t-il. Et s'il n'y a finalement pas de repreneur (Arnaud Montebourg affirme qu'il a deux candidats pour l'ensemble du site), l'opération aura coûté mais n'aura rien rapporté.
• Peut-il encore y avoir un projet industriel à Florange ?
« On ne sait pas comment trouver un plan de charge pour ces hauts fourneaux » explique l'avocat qui ne comprend pas qui pourrait être intéressé par la reprise du site. Il concède toutefois que d'un point de vue stratégique, « on doit conserver un minimum de production d'acier pour garantir des secteurs clés comme l'armement, l'automobile ou la construction, mais à quel prix ? » Et selon le spécialiste du conseil, « on a plus besoin de produire de l'acier à cet endroit là ». Pour lui, il serait plus stratégique d'augmenter la production des aciéries de Fos et de Dunkerque, et y créer des filières de transformation, seule activité encore en cours à Florange, directement sur site. Cela serait plus rentable et permettrait d'y créer des emplois. Car ces sites sont situés sur des ports, points stratégiques pour la filière.
Taïaut !
Propos incendiaires
Objet d’un bras de fer entre l’État français et ArcelorMittal, les
deux hauts fourneaux de Florange ne sont pas viables à eux seuls, dans
une industrie en surcapacité de production. Le site comprend également
un secteur rentable, la fabrication d’acier pour les constructeurs
automobiles. L’industriel veut garder le meilleur et se débarrasser du
pire ; le gouvernement refuse une telle option, qui condamnerait les
hauts fourneaux et les 600 emplois qui en dépendent : voici l’enjeu.
Mais
il y a aussi le style. Le numéro un de la sidérurgie mondiale ne
déteste pas faire monter la température, avec acquisitions à la hussarde
et prise de risques financiers, qui en font aujourd’hui un groupe dont
la dette est considérable : plus de 18 milliards d’euros. Bienvenue dans
l’Hexagone en 2006, lorsqu’il se présentait en sauveteur d’Arcelor,
l’Indien Lakshmi Mittal était le symbole de la mondialisation et de la
réussite des pays émergents. Il est aujourd’hui présenté comme le diable
par Arnaud Montebourg, dont le goût pour la nuance est proverbial. «
Nous ne voulons pas de Mittal en France », proclame Monsieur
Redressement productif, au risque de donner une image caricaturale de la
France alors qu’elle cherche à retrouver sa compétitivité et à séduire
des investisseurs. Au risque, aussi, d’apparaître comme simplement
démagogue, au cas où Florange ne trouverait pas repreneur.
Industriel d’un côté, ministre de l’autre, chacun joue avec le feu, méthode stérile et infernale.
Le
chef de l’État reçoit ce matin le dirigeant sidérurgiste, utile montée
en ligne. François Hollande devrait se passer des effets de langage, ce
qui n’empêche pas la fermeté. Passera-t-elle par une nationalisation
temporaire ? Évoquée par le gouvernement, l’option n’est pas forcément à
exclure. En 2004, le ministre de l’Économie s’en était inspiré pour le
sauvetage – réussi – d’Alstom. Ce ministre se nommait Nicolas Sarkozy.
Et durant la grande crise financière, de nombreux pays y ont eu recours
pour éviter la faillite de leur système bancaire.
C’est d’une
approche pragmatique – et surtout pas idéologique, dans un sens ou dans
l’autre – dont le site mosellan a besoin. Aucun propos incendiaire ne
rallumera les hauts fourneaux.
De la banque, de la monnaie, de l'or et Dexia
La presse en a peu parlé, dépassée qu'elle était par les tourments
palpitants d'une UMP en décomposition avancée. Elle en parle toujours
aussi peu, occupée qu'elle est par les rodomontades consternantes de
Montebourg contre Mittal. Il n'en reste pas moins que le document de
convocation des actionnaires à l'assemblée générale extraordinaire de
Dexia mérite un peu plus qu'un entrefilet.
Ah, Dexia ! Quelle magnifique aventure luxembourgo-belgo-française !
Quel extraordinaire exemple de bonne gestion prudente et en bon père de
famille !
Rappelez-vous : Dexia, c'est la banque qui aura permis à tant de
collectivités locales françaises et belges de se financer en utilisant
de merveilleux outils comme le carry-trade ou des véhicules financiers
si opaques que les municipalités concernées, absolument certaines de
tout comprendre aux contrats qu'elles signaient, se gavèrent de ces
bidules jusqu'à s'en péter le haut et le bas de bilan. Pour certains maires, ce fut l'occasion d'aller faire un peu de barouf médiatique.
Mais pour les contribuables, toute cette aventure se solde déjà par des
milliards d'euros de pertes salées, avec le bonheur qu'on peut
imaginer.
Eh bien Dexia a donc tenu une assemblée générale extraordinaire le 21
novembre dernier, et a remis un intéressant document, dont on peut
prendre connaissance ici. Quelques articles de presse (ici, belge, et là,
française) en ont timidement parlé dans la foulée. Le contenu de ce
document a bien évidemment immédiatement attiré l'attention de toute une
classe politique responsable et déterminée à combattre les problèmes
financiers de la zone euro, ce qui a permis, dans la foulée, une
véritable prise de conscience que l'heure n'était plus aux éventuelles
batailles d'appareil. Copé et Fillon ont donc arrêté de se disputer la
présidence, et ont été reçus par Hollande dans le but de répondre dans
une logique de bien commun, au-delà des partis, aux menaces que
pointaient le Conseil d'Administration de Dexia, pour cette banque et
bien au-delà puisque tout le système bancaire et financier semble dans
le même caca gluant.
...
Oh. Je me suis laissé emporter. Évidemment, aussi intéressant le
document soit-il, Copé et Fillon n'en ont absolument pas entendu parler,
pas plus que les hommes et femmes troncs des journaux de 20H, ni les
ministres actuels et autres clowns à roulette en charge de l'orchestre
sur le pont du Titanic. La musique a continué à pleuvoir (choix du
moment : des ragtimes endiablés), alors que les passagers de première
classe s'occupent de descendre tranquillement dans les canots de
sauvetage et que la seconde et troisième classe est occupée avec des
émissions télés et des petits biscuits salés.
C'est dommage, parce qu'il y a quelques paragraphes croustillants
dans le document d'AGE de Dexia, notamment à partir de la page 34 et du
chapitre 5 paragraphe 5.1, sur les conséquences d'une dissolution de la
banque :
Un défaut du groupe Dexia rendrait exigible, par l’effet de clauses de défaut croisé et d’accélération figurant dans les conditions des emprunts conclus par certaines entités du groupe, principalement par DCL, la totalité de sa dette, soit environ EUR 386,5 milliards au 30 septembre 2012, et les montants dus au titre de contrats de dérivés, soit un montant notionnel d’environ EUR 605 milliards au 30 septembre 2012.
Bon.
Il va évidemment de soi que les dirigeants de la banque en perdition ont ici un intérêt bien calculé à noircir un peu le tableau sur le mode "Tu me bailoute ou je nous fais tous péter !". Il n'en reste pas moins que le 21 décembre prochain (coïncidence ?), si Dexia ne trouve pas cinq milliards et demi d'euros pour une augmentation de capital (histoire de fêter Noël dignement, je suppose), la banque pourrait devoir fermer ses portes (avec plusieurs milliers de nouveaux chômeurs à la clef)... En attendant, on ne sait pas d'où pourra venir le capital en question, sachant que les ressources des états sont un peu tendues en ce moment.
Et quand je dis tendu, je veux bien dire tendu, genre "on n'arrive plus à boucler les fins de mois". Oh. Cela reste, tout comme l'affaire Dexia, fort discret, mais c'est bien de cela dont il s'agit. C'est la fin de l'année, et aux fins d'années, c'est toujours un peu ricrac dans les budgets ministériels. Heureusement, si l'armée ne peut pas distribuer ses soldes correctement, c'est à cause d'un méchant logiciel ("Louvois") qui ne fait pas son travail. Et si les gendarmes ne reçoivent pas leurs salaires, c'est aussi à cause du logic... ah non, tiens, eux n'utilisent pas cette application mal bigornée et on se contentera de l'explication fournie par le journaliste, "pour certains réservistes, la ligne de crédit dédiée pour 2012 est épuisée". Parfaitement rassurant.
Heureusement, avec la nouvelle règle d'or votée au Parlement, cela va aller mieux oui heu j'en vois deux douzaines qui rigolent dans le fond enfin voyons un peu de sérieux moui bon bref n'insistez pas.
Hem.
Et puisqu'on parle d'or, pendant que Dexia va tenter de faire éteindre son incendie par une inondation de liquidités, on peut jeter un coup d'oeil rapide sur l'état actuel du métal précieux qui n'a jamais eu l'air d'aussi bien se porter. Oh, je ne parle pas des cours (qui indiquent pour le moment une performance de l'ordre de 9% sur l'année) mais bien des tendances générales. Très clairement, les banques centrales continuent d'acheter, aussi discrètement que possible.
Par exemple, en Inde, on aime déjà bien traditionnellement l'or, mais actuellement, la demande explose : selon le World Gold Council, l'import indien de métal jaune devrait s'établir à 800 tonnes cette année. Au point d'ailleurs que le gouvernement, qui voit la balance commerciale du pays amoindrie par cet import massif, a tenté d'augmenter les droits de douane sur l'or, mais ... sans succès.
Et ce qui est vrai en Inde l'est à peu de chose près aussi en Chine : la part de la Chine dans la demande mondiale en or a doublé, passant de 10% en 2007 à 21% en 2011, et continue d'augmenter assez fortement sur l'année 2012, tant et si bien que les deux nations chinoise et indienne se tirent la bourre pour savoir qui des deux plus grandes réserves de population de la planète sera la plus grosse consommatrice :
Parallèlement, on ne s'étonnera pas de voir fleurir les propositions de lois pour étouffer aussi vite que possible les velléités du peuple européen à suivre les exemples indiens et chinois. On se souvient qu'en France, c'est devenu une véritable tradition de bidouiller la loi sur l'achat et la vente de métal précieux, qui pour relever les taxes perçues, qui pour obliger l'enregistrement de la transaction et interdire l'utilisation de monnaie anonyme... Et maintenant, en Belgique, et toujours sous les mêmes prétextes de vouloir assurer la sécurité du gentil citoyen (qui n'en demandait pas tant), le budget de l'année 2013 aura été le prétexte pour introduire quelques dispositions rendant l'achat et la vente d'or plus compliqués.




















