TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 1 mars 2011

Exclusif: les 100 plus gros contribuables se partagent 3 milliards d’euros par an !

Marianne a pris connaissance d’une note confidentielle de Bercy. Le ministère de l’économie l’a adressée à vingt parlementaires de la majorité triés sur le volet, en vue de la réforme fiscale sur l’ISF et le bouclier fiscal. L’ensemble des revenus des 100 foyers les plus riches dépasse le budget du ministère de la Culture. 91% de ces revenus sont issus de cessions de valeurs mobilières comme les actions. Objectif: convaincre d’abandonner l’ISF. 


 C’est un chiffre qui va faire parler de lui. Car jamais l’administration fiscale n’avait dévoilé des statistiques aussi détaillées. Selon les données que Bercy a fourni à une vingtaine de parlementaires, les 100 Français les plus riches se partageaient 2,8 milliards d’euros, presque 20 milliards de nos ex-francs. 

Ca plane pour ces bienheureux à mille kilomètres au dessus de la tête des Français de base. En 2008, le revenu fiscal de référence moyen de l’ensemble des contribuables plafonnait à 22 202 €. Chacun de ces 100 très riches gagnait donc en un an ce qu’un Français gagnerait en presque en 1,3 millénaire, ou 300 vies de labeur à raison de la nouvelle durée légale de 42 ans de travail…
Mais la note détaille également la nature de ces revenus. Et si le contribuable moyen doit boulonner pour gagner son pain quotidien, 85 % de ses revenus sont constitués de salaires, pensions et autres retraites (certes différés, mais des revenus du travail aussi), ces très très riches tirent eux l’essentiel de leur 28,7 millions d’euros en moyenne de leur capital: 94 % de leur ressource annuelle.
Et encore ces 28,7 millions d’euros représentent-ils le revenu fiscal de référence, celui qui a subi le rabotage des niches fiscales, dont les hauts revenus sont si friands. Ainsi, notait un rapport de la Commission des finances de l’Assemblée : « 50 des 10 000 contribuables dont les revenus imposables sont les plus élevés et dont le revenu fiscal de référence était de l’ordre du million d’euros. Cela a même été le cas de contribuables déclarant des revenus imposables parmi les 100 plus élevés du pays et auxquels le Trésor public a restitué, en moyenne, 230 euros au titre de leur impôt sur le revenu de 2006.»
Plus intéressante encore est cette note dans la mesure ou elle différencie les revenus du capital en deux. D’un coté la rente, qui est constituée des loyers, dividendes et autres coupons d’obligations, et de l’autre les plus-values issues de la cession de valeurs mobilières, autrement dit de la vente de titres. C’est cette dernière composante qui est la plus importante : elle représente pas moins de 91% des revenus de ces très riches, contre 2% pour la moyenne des contribuables…merci la bourse.

Une note anti-ISF

La note est loin d’être anodine, car elle détaille également la structure des revenus des assujettis à l’ISF. En pleine discussion sur la future réforme qui doit enterrer cet impôt, ô combien symbolique, elle offre aux partisans de la suppression de l'ISF un argument de poids vis-à-vis des députés de l'UMP encore réticents à l'égard de cette réforme: les 100 plus gros patrimoines taxés à l’ISF gagnent beaucoup moins que les 100 plus gros contribuables. Bref, la spéculation enrichit plus que la propriété: avec un revenu fiscal de référence moyen de 4,5 millions d’euros, les premiers sont six fois moins bien lotis que les seconds.
Et c’est bien le propos de la note que de montrer que ces deux populations sont différentes, et que les vrais riches ne sont pas ceux qui payent l’ISF. La situation n’étonne pas Vincent Drezet, le porte parole du Syndicat national unifié des impôts : « en sortant le patrimoine professionnel de l’assiette de l’ISF, avec une vision très extensive - ainsi un gros paquet d’actions d’une entreprise du CAC ne sont pas comptabilisées, on déforme l’Impôt sur la fortune. Invisibles dans la déclaration ISF, ces actions n’apparaissent qu’une fois vendues via les plus-values. » 
La preuve par l’affaire Bettencourt. L’héritière de l’Oréal, possède un patrimoine d’au moins 15 milliards d’euros, essentiellement en actions, tandis son que patrimoine imposable à l’ISF peine à dépasser les 2 milliards d’euros.
A gauche, comme à droite, on n’ignore pas cette déformation de l’ISF. Pour autant, l’idée de mettre au rencard l’ISF et de le remplacer par la taxation des plus-values issues de la cession des titres -bref taxer les revenus plutôt que la détention du patrimoine- solution qui semble avoir la faveur du gouvernement, constitue-t-elle la solution ?  « On peut s’étonner de ce que les principaux promoteurs de cette solution, comme le sénateur Philippe Marini son ceux qui depuis des années, ont multiplié les initiatives pour réduire l’imposition sur les plus-values. Les mêmes aussi, qui n’ont eu de cesse de stigmatiser l’ISF comme un impôt entrainant une fuite des assujettis, sans jamais produire de preuves tangibles », s’amuse Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la Commission des finances de l’Assemblée qui n’est pas destinataire de la note.  
A droite également, on s'interroge, à l'instar Hervé Mariton, député UMP de la Drome: «Je reste prudent sur la réforme qui est en passe d'émerger. » 
 
Reste que le tableau que dresse ce document demeure édifiant. Il complète celui dressé par les auteurs de « Pour une révolution fiscale », Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez. Les 3 économistes fournissent sur leur site de précieuses données.
Grâce à la note de Bercy, on mesure l'énorme inégalité de revenus en France: les 1 000 foyers fiscaux les plus riches sur les 36,4 millions que compte le pays, disposent ensemble de 8,2 milliards d’euros, soit 1,1% du total. A titre de comparaison, les 6,25 millions de personnes qui travaillent pour moins de 750 euros par mois, et 445 euros par mois en moyenne, n'ont reçu qu'un peu plus que trois fois cette somme.  

ÊTRE RICHE EN FRANCE EST UNE HONTE !!!!!

Jane Russell est décédée

Elle fut l’une des pin-ups préférées des GI’s et restera dans les mémoires comme la brune incandescente qui donne la réplique à Marilyn Monroe dans Gentelmen Prefer Blondes: Jane Russell, décédée lundi à 89 ans, était le sex-symbol de toute une génération.

La légende veut que le producteur Howard Hughes, qui cherchait une actrice aux formes voluptueuses, l’ait repérée chez son dentiste, où elle travaillait comme réceptionniste, pour en faire l’héroïne de The Outlaw (1943).

Mais Jane Russell n’en était pas moins une enfant de la balle: fille d’une actrice de troupe ambulante, elle avait pris des cours de piano et de théâtre, notamment avec la fameuse actrice russe Maria Ouspenskaïa, et posait pour des photos de mode.

Née Ernestine Jane Geraldine Russell le 21 juin 1921 dans le Minnesota, elle est l’aînée de quatre garçons. La famille s’installe alors qu’elle est encore enfant à Burbank, en Californie. Son père, un ancien militaire, meurt à 46 ans et elle doit alors gagner sa vie. Howard Hughes arrive à point nommé.

The Outlaw, où ses jambes interminables et sa poitrine crèvent l’écran, la propulsera dans le monde de Hollywood, lui vaudra la célébrité et une aura de scandale. La censure tique sur ses décolletés et le film ne sortira pour de bon qu’en 1946. «Tout ça pour un décolleté! Aujourd’hui, ils en font dans le dos», dira-t-elle bien plus tard.

Dans l’intervalle, elle a eu le temps de tourner dans Young Widow et surtout de figurer sur un poster particulièrement populaire auprès des soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale. On l’y voit dans une pose lascive, étendue sur une meule de foin, le regard provocant, un revolver à la main.

Gentlemen Prefer Blondes de Howard Hawks, sorti en 1953, sera l’apogée de sa carrière d’actrice. Elle y joue le rôle d’une brune idéaliste mais ayant les pieds sur terre, à l’exact opposé du personnage de blonde naïve et vénale incarné par Marilyn. A l’écran comme à la ville, les deux femmes sont amies --même si le cachet de Jane Russell pour ce film est dix fois supérieur à celui de Marilyn Monroe.

Malgré une filmographie abondante, dont Gentlemen Marry Brunettes (1955) et des talents d’actrice indéniables --mais beaucoup moins exploités à l’écran que sa plastique--, la carrière cinématographique de Jane Russell s’essouffle dans les années 60.

Dans la décennie suivante, on ne la voit plus que sur le petit écran, dans des publicités pour des soutiens-gorge. Entre-temps, elle s’est en partie reconvertie dans le music-hall, à Las Vegas ou New York.

Jane Russell, mariée trois fois (et deux fois veuve) dénotait, dans un milieu hollywoodien réputé progressiste, par sa défense des valeurs républicaines et sa foi revendiquée. «Je suis née pour le mariage. La vie de famille est un soutien en toutes circonstances. Ca, et ma foi en Jésus», dira-t-elle en 2007 dans une interview au journal britannique Daily Mail.

Dans une autre interview en 2009, elle se décrira non sans autodérision comme «une chrétienne sectaire conservatrice de droite, avec l’esprit étroit et qui a mauvais esprit».

Farouchement opposée à l’avortement après avoir subi à 18 ans une IVG qui l’avait rendue stérile, elle avait adopté ses trois enfants avec son premier mari, le footballeur américain et producteur Bob Waterfield.

Elle avait également fondé WAIF, une association au sein de laquelle elle a milité pendant des décennies pour faciliter l’adoption d’enfants, y compris étrangers, par des familles américaines, contribuant à assouplir la législation de son pays sur le sujet.

Kadhafi "surpris" que l'Occident l'abandonne

Au quatorzième jour du mouvement de contestation, le colonel Kadhafi, dont les forces qui lui sont restées loyales ne contrôlent plus que Tripoli et sa région, a accusé l'Occident d'abandonner son régime. "Je suis surpris, alors que nous sommes alliés à l'Occident pour combattre Al-Qaida, qu'il nous abandonne maintenant que nous combattons les terroristes", a déclaré le dirigeant libyen à la journaliste vedette d'ABC Christiane Amanpour, dans une interview diffusée lundi 28 février. "Mon peuple m'adore. Ils mourraient pour me protéger", a-t-il affirmé, restant sourd à la contestation populaire.

Le dirigeant a limogé le chef de son service de renseignement Abdallah Al-Senoussi, considéré comme un acteur-clé dans la répression exercée dans le pays, rapporte le journal libyen Quryna, nommant à sa place l'un de ses gardes du corps, Mansour Al-Qahsi.

  • L'Union européenne vote des sanctions
Après l'ONU et les Etats-Unis, l'Union européenne a adopté, lundi, un embargo sur les armes contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le colonel Kadhafi et 25 de ses proches. Ces mesures pourraient entrer en vigueur rapidement, selon un diplomate européen. De son côté, Washington a bloqué 30 milliards de dollars (près de 22 milliards d'euros) d'actifs libyens à la suite des sanctions annoncées vendredi par la Maison Blanche contre le régime de Mouammar Kadhafi, a indiqué un haut responsable du Trésor.
Le premier ministre britannique, David Cameron, s'est par ailleurs associé à la requête de Nicolas Sarkozy en faveur de la réunion d'un sommet extraordinaire de l'UE pour décider d'une "stratégie commune" face à la crise libyenne. Selon une source diplomatique, l'UE réfléchit à la possibilité de convoquer ce sommet "en fin de semaine".

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a réitéré l'appel des Etats-Unis au départ immédiat de Mouammar Kadhafi du pouvoir, lors d'une réunion du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève. "Nous avons vu les forces de sécurité du colonel Kadhafi ouvrir le feu sur des manifestants pacifiques... Par ces actions, [les dirigeants libyens] ont perdu la légitimité nécessaire pour gouverner. Et le peuple libyen s'est exprimé clairement : il est temps pour Kadhafi de partir, maintenant, sans autre violence ou retard", a-t-elle déclaré. L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice a, de son côté, estimé que les déclarations de Kadhafi sur l'amour que son peuple éprouve pour lui sont "délirantes" et montrent qu'il n'est pas qualifié pour gouverner son pays.
Le Pentagone a indiqué que l'armée américaine positionnait des forces navales et aériennes autour de la Libye. "Nous sommes en train de repositionner des forces en vue d'avoir la flexibilité nécessaire une fois que les décisions auront été prises", a indiqué son porte-parole, Dave Laplan. Hillary Clinton a, pour sa part, déclaré qu'aucune action militaire impliquant des navires américains n'était prévue dans le pays.
  • L'option d'une zone d'interdiction aérienne
Plusieurs responsables de premier plan, dont le premier ministre français, François Fillon, n'ont pas exclu la possibilité que l'OTAN établisse une zone d'interdiction aérienne sur la Libye pour empêcher le colonel Mouammar Kadhafi d'utiliser avions et hélicoptères contre son propre peuple. L'Italie s'y est déclarée favorable tandis que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont dit ne pas exclure cette option. La Russie et la Chine pourraient toutefois s'y opposer.
  • La situation en Libye à l'étude à la CPI
Conformément aux statuts de la Cour pénale internationale, le procureur Luis Moreno Ocampo a commencé à examiner la situation en Libye et le mode de fonctionnement de l'armée du pays, estimant que les attaques de militaires contre des civils pourraient constituer des crimes contre l'humanité. Cet examen pourrait déboucher sur l'ouverture officielle d'une enquête. Dans cette dernière hypothèse, les procureurs pourraient demander à une chambre préliminaire de la CPI d'émettre des mandats d'arrêt ou des citations à comparaître à l'encontre les principaux responsables des crimes présumés.

  • L'opposition assoit son pouvoir
L'opposition revendique le contrôle de plusieurs villes autour de la capitale et dans l'Ouest, dont Nalout (230 kilomètres au sud-ouest de Tripoli) et Zaouïa (50 kilomètres à l'ouest de la capitale). Les villes stratégiques de Misrata (200 kilomètres à l'est de Tripoli), et Gharian, au sud, semblent aussi sous son contrôle. Des postes de contrôle ont été mis en place à Tripoli et autour de la ville par les militants pro-Kadhafi, et le pain et l'essence y étaient rationnés, selon un habitant. Selon des témoins, les forces de Tripoli préparent ou lancent des raids. A Misrata, des fidèles à Mouammar Kadhafi ont ainsi tiré, lundi soir, sur des passants, faisant au moins deux morts et un blessé grave.

L'Occident se prépare à aider les opposants, qui ont créé un "conseil national indépendant" chargé de représenter "les villes libérées". Cet organe sera "le visage de la Libye pendant la période de transition", a déclaré son porte-parole Abdelhafez Ghoqa alors que l'UE a indiqué être en train d'"établir des contacts" avec les autorités de transition. Le gouvernement libyen tente également de dialoguer avec l'opposition. Le vice-ministre des affaires étrangères, Khaled Kaïm, a annoncé que des émissaires seraient envoyé dans l'est de la Libye pour tenter d'établir un dialogue avec les villes aux mains des insurgés avant de recourir à la force.
Selon le commissaire à l'énergie européen, Gunther Oettinger, les principaux champs de pétrole libyens sont désormais "sous le contrôle de tribus et de forces provisoires, qui ont repris le pouvoir". L'opposition a annoncé la reprise imminente des exportations de pétrole en provenance de l'est du pays, qu'elle contrôle, avec le départ d'un bateau à destination de la Chine.

  • Plus de 100 000 réfugiés
Les estimations de morts en Libye du fait de la répression menée par Mouammar Kadhafi varient entre des centaines et des milliers tandis que plus de 100 000 personnes ont fui vers l'Egypte et la Tunisie, a indiqué lundi Valerie Amos, sous-secrétaire générale pour les affaires humanitaires à l'ONU. Plus de 61 000 personnes ont fui vers l'Egype et jusqu'à 40 000 vers la Tunisie, a-t-elle ajouté. Un millier d'autres sont entrées au Niger.
Les Etats-Unis se préparent à envoyer deux équipes humanitaires aux frontières de la Libye avec la Tunisie et l'Egypte, a-t-elle annoncé alors que la Croix-Rouge internationale a exigé un accès immédiat à l'ouest de la Libye. La France s'apprête à envoyer deux avions à Benghazi pour apporter de l'aide humanitaire, et le Programme alimentaire mondial a annoncé l'expédition de 80 tonnes de biscuits énergétiques.

JANE RUSSEL DISPARAIT À 89 ANS.

Gentlemen Prefer Blondes star Jane Russell dies at 89

 Hollywood siren shot to fame in Howard Hughes's film The Outlaw

Jane Russell, the Hollywood siren of the 1940s and 1950s and star of Gentlemen Prefer Blondes alongside Marilyn Monroe, has died at the age of 89. She died at her home in Santa Maria, California of a respiratory-related illness, according to her daughter-in-law Etta Waterfield.
Russell shot to fame in 1943 after Howard Hughes, the eccentric billionaire, discovered her and cast her in his controversial western, The Outlaw. The movie gained notoriety after censors kept the film from general release in a dispute over Russell's cleavage. Adverts for the film showed the star sprawled on a bale of hay with the tag line "How'd you like to tussle with Russell?"
"Yes, Howard Hughes invented a bra for me. Or, he tried to. And one of the seamless ones like they have now. He was ahead of his time. But I never wore it in The Outlaw. And he never knew. He wasn't going to take my clothes off to check if I had … " Russell said.
The film set the tone for a career in films that majored on her figure and talent for light comedy. Russell appeared in dozens of films and theatrical productions and wrote an autobiography in 1985 called My Path and Detours. Her biggest box-office hits were Paleface, a comedy western with Bob Hope, and Gentlemen Prefer Blondes.
She made only a handful of films after the 1960s but remained active in her church, with charitable organisations and with a local singing group.
Her health began to decline just a couple of weeks ago, her daughter-in-law told Associated Press. "She always said 'I'm going to die in the saddle, I'm not going to sit at home and become an old woman'," Waterfield said. "And that's exactly what she did, she died in the saddle."
Jane Russell was born Ernestine Jane Geraldine Russell on June 21, 1921, in Bemidji, Minnesota. Her mother was a lay preacher. Russell showed a wild side from an early age and admitted to back street abortions and struggles with alcoholism. In later life she was a committed Republican and leader of the Hollywood Christian Group.
"These days I am a teetotal, mean-spirited, right-wing, narrow-minded, conservative Christian bigot, but not a racist," she once said. Asked about today's liberal stars George Clooney and Sean Penn, she said: "I think they're not well."
Her abortions left her unable to conceive and after experiencing problems adopting, she founded World Adoption International Agency. Russell is survived by three children, six grandchildren and 10 great-grandchildren.

Le sphinx et le blog

On reproche si souvent aux hommes politiques de parler pour ne rien dire qu'il faut saluer ceux qui maîtrisent l'art de dire les choses sans en parler. Après l'interview télévisée de Dominique Strauss-Kahn, l'avis à peu près unanime des commentateurs sur la question de sa candidature aux primaires socialistes se résumait à cette conclusion : il n'a rien dit, donc il a dit oui. Conclusion fortement suggérée, on s'en souvient, par la confidence de son épouse, Anne Sinclair, qui déclarait, quelques jours auparavant, ne pas souhaiter le voir effectuer un second mandat à la tête du FMI. Mais se replacer dans le jeu politique, c'est s'exposer aux coups : on l'a bien vu avec les attaques de Jean-François Copé et de Christian Jacob, présentant le directeur général du FMI comme un technocrate éloigné des « vrais problèmes » des Français. Comment corriger cette image, créer cette proximité indispensable à un prétendant à l'Elysée, prouver qu'on suit d'un oeil attentif et critique ce qui se passe en France, sans se déclarer officiellement ? Là encore, en recourant au discours indirect. Sur France 2, DSK a insisté sur le rôle de son épouse : « Ce qu'elle dit a beaucoup d'importance, [...] son avis compte. » Sous-entendu : sur l'essentiel, son avis est aussi le mien. En somme, le blog d'Anne Sinclair n'est pas vraiment la voix de DSK, mais reflète ce qu'il dirait s'il n'était pas tenu par sa fonction au devoir de réserve... La première salve, sur ce blog, a été tirée le 20 février avec une critique virulente du « débat sur l'islam » ouvert par Nicolas Sarkozy - inspiré, selon l'auteur, par la volonté « d'agiter les peurs », et d'occulter « les inégalités inacceptables, le chômage omniprésent, l'école en déroute, la santé en panne ». La droite a réagi avec véhémence, en accusant le candidat potentiel de faire de son épouse son porte-parole : accusation qui, en un sens, le sert, puisqu'elle confirme son implication dans le débat national... Quelle que soit l'issue de cette querelle, elle pourra servir de cas d'école aux professionnels de la communication politique.

Ce qui pénalise la compétitivité française

Résumer le problème de la compétitivité française au seul coût du travail est une approche idéologique, explique François Chérèque. Plusieurs autres facteurs entrent en jeu, notamment la préférence des entreprises françaises pour les actionnaires et les hauts salaires, ce qui entraîne une vision stratégique de court terme. 

J'AI DES DOUTES QUANT À L'ANALYSE DE CE SYNDICALISTE.
TROP TIMORÉ TROP À GAUCHE, TROP À LA BOTTE DE LA CGT.

Les mises en garde de Bernard Accoyer

Dans une interview aux « Echos », le président UMP de l'Assemblée nationale critique le débat sur l'islam et prône une réforme de la fiscalité du patrimoine a minima.

Non, c'est une réponse cohérente et coordonnée. Il était nécessaire de renforcer la voix de la France dans le monde. Personne n'avait vu venir les révoltes dans les pays arabes, mais, depuis leur déclenchement, il apparaissait indispensable de permettre à la France d'être plus présente et mieux entendue. Avec Alain Juppé, l'arrivée d'un homme d'Etat au Quai d'Orsay, avec une très bonne connaissance de la diplomatie, répond à ce besoin, car la voix de notre pays devenait inaudible du fait des polémiques.

Le contexte politique est très difficile pour la majorité. Etes-vous inquiet pour les cantonales et, au delà, pour 2012 ?

Les élections intermédiaires sont toujours difficiles pour la majorité en place, mais je pense que nous pourrions avoir quelques bonnes surprises. Pour l'élection présidentielle, jamais les choses ne se sont passées comme on le pensait un an auparavant. Le meilleur moyen de préparer l'échéance, c'est de continuer à agir. Le contexte international est extrêmement grave sur le plan économique et compliqué sur le plan diplomatique. Qui, dans cet environnement, peut encore critiquer des réformes comme celle des retraites, l'action déterminée pour défendre notre industrie et les investissements massifs décidés pour l'université et la recherche ?

Quelle doit être, selon vous, la priorité des quatorze prochains mois ?

Le président de la République a fixé les priorités. La réforme de la dépendance des personnes âgées pour répondre à une exigence de solidarité. La réforme fiscale pour répondre à une exigence de justice. Les jurys populaires pour répondre à une attente de sécurité. Surtout, nous devons continuer à dire la vérité aux Français et à ne pas les bercer d'illusions comme le fait le PS, qui s'est opposé à toutes les réformes pourtant reconnues comme indispensables.

Le débat annoncé sur la laïcité et sur la place de l'islam vous semble-t-il opportun ?

J'aurais préféré une réflexion plus longue et plus profonde avant son lancement. Car il s'agit d'éviter la stigmatisation de la religion de plusieurs millions de nos compatriotes. Un tel débat doit être centré sur la laïcité, le respect des droits et devoirs de tous les citoyens, y compris dans la pratique de leur culte, et sur la réflexion autour du thème de l'appartenance à la République et à la communauté nationale.

Faut-il aménager la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat pour faciliter le financement des mosquées ?

Non, ce texte est l'un des piliers de notre République laïque, il a permis, depuis un siècle, de surmonter bien des déchirements. Il n'en faut pas moins trouver des solutions aux besoins de financement des lieux de culte. Les lois de la République n'ont pas à être changées. Mais des marges de manoeuvre existent au niveau local : elles doivent être privilégiées.

Quels doivent être selon vous les contours de la réforme de la fiscalité du patrimoine souhaitée par le chef de l'Etat ?

La France a besoin d'une vaste réflexion sur ses prélèvements obligatoires. Mais, dans l'immédiat, la réforme qui sera soumise au Parlement d'ici à cet été doit être une réforme juste. Elle ne doit en aucun cas aggraver les déficits. La suppression du bouclier fiscal ne permet de dégager qu'une marge de manoeuvre relativement étroite, de l'ordre de 700 millions d'euros. La réforme doit, selon moi, porter sur le seuil d'entrée dans l'impôt sur la fortune, sur l'abattement forfaitaire sur la résidence principale, sur le barème ou sur le plafonnement. Les parlementaires sont au travail ; je leur fais confiance.

La candidature de Dominique Strauss-Kahn se précise. Est-il le candidat le plus dangereux pour Nicolas Sarkozy ?

L'hypothèse d'une candidature de Dominique Strauss-Kahn aux primaires socialistes me paraît soulever plusieurs questions. La première est que le monde traverse une bourrasque financière et économique comme il n'en a pas connu depuis la crise de 1929. Loin d'être finie, elle se prolonge en une crise sociale et, si l'on n'agit pas, pourrait déboucher sur des turbulences politiques majeures. Le directeur général du FMI a été nommé sur proposition de la France avec le soutien de tous les pays de l'Union européenne, des Etats-Unis et des pays émergents. Doit-il abandonner son poste dans la tourmente alors que certains pays émergents et les Etats-Unis ont prévenu qu'il serait sans doute le dernier Européen à diriger le FMI ? Que deviendrait l'exigence française, partagée par l'Europe, d'une régulation financière internationale renforcée, dont beaucoup de pays commencent déjà à s'éloigner ? Dominique Strauss-Kahn est-il plus utile à la tête du FMI ou dans les primaires socialistes ? Il y a là un choix majeur pour lui, d'autant que ses idées et son discours au FMI sont diamétralement opposés aux propositions du PS.

Remaniement: "le compte n'y est pas", dit Jean-Pierre Raffarin

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, favorable à un "acte II du quinquennat" de Nicolas Sarkozy "économique et social", a estimé lundi, après le remaniement ministériel du week-end, que "le compte n'y est pas" et qu'il attendait la nomination de "secrétaires d'Etat".
"Je pense que nous avons besoin d'un acte II du quinquennat pour gagner l'élection présidentielle et que le gouvernement doit renforcer son pôle économique et social", explique M. Raffarin au talk orange Le Figaro.
"Le pôle régalien est renforcé, je pense que le pôle économique et social avec les équipes actuelles doit être plus présent dans le débat politique parce que les préoccupations des Françaises et des Français sont encore aujourd'hui économiques et sociales", a-t-il insisté.
"Il est clair qu'Alain Juppé a un parcours exceptionnel, c'est un homme d'expérience (...) qui a des qualités humaines assez exceptionnelles".
"Je pense que la venue de Gérard Longuet dans l'équipe est une ouverture qu'il nous faut saluer parce que c'est vrai que depuis le départ d'Hervé Novelli, une grande partie des UDF se sentaient un peu orphelins", s'est félicité l'ex-Premier ministre.
Mais "je pense que le compte n'y est pas", a-t-il ajouté. "J'attends des prochains secrétaires d'Etat pour que le compte y soit complètement, mais c'est un signe (la présence de M. Longuet, ndlr) que nous relevons comme positif", a-t-il conclu.

lundi 28 février 2011

25-10-1931/28-02-2011




MERCI, MADAME GIRARDOT.

Beaucoup trop tard

Le départ de Michèle Alliot-Marie intervient beaucoup trop tard. Nicolas Sarkozy aurait pu, et dû, la limoger le jour où elle a affirmé que lorsqu’elle était en vacances (en Tunisie), elle n’était « pas ministre des Affaires étrangères ». C’était le 5 février, et Mam montrait par cette petite phrase désinvolte qu’elle n’avait nullement l’envergure pour diriger le Quai d’Orsay. Son prétendu professionnalisme à la tête de ministères régaliens était largement surfait. De demi-vérités en vrais mensonges, elle a mis, depuis plus d’un mois, toute sa pugnacité dans la défense acharnée de son maroquin ministériel. La ministre des Affaires étrangères de la France était devenue la ministre de ses propres affaires… étranges.

Elle n’est pas la seule responsable du crash, car la diplomatie française, définie à l’Élysée, est loin d’être lisible. Nicolas Sarkozy, généralement prompt à intervenir sur tous les sujets, a attendu six semaines après la fuite de Ben Ali, plus de deux semaines après la chute de Moubarak et dix jours après le début des massacres en Libye pour soutenir solennellement la volonté émancipatrice des peuples arabes. C’est ce qu’on appelle courir après l’actualité. En outre, le chef de l’État n’est pas allé au bout de sa logique. En gardant Patrick Ollier, le compagnon de Michèle Alliot-Marie – et son accompagnateur en Tunisie —, il a omis de désamorcer une autre bombe en puissance. Kadhafi appelle Patrick Ollier « mon frère ». Lors de la visite du Libyen, en 2007, c’est lui qui avait expliqué à quel point le dictateur était devenu fréquentable. Le sauvetage d’Ollier a-t-il été négocié en échange de la démission de Mam ? Ce n’est pas, en tout cas, un signal positif pour les opinions arabes.

Alain Juppé est chargé de redresser une diplomatie mise à mal par « Calamity Mam ». Mais celle-ci, déjà, devait faire oublier les errances de Bernard Kouchner… En réalité, le seul qui pourrait redonner du lustre à notre politique étrangère serait le chef de l’État… qui l’a menée dans l’impasse. La France paie aujourd’hui son retour dans l’Otan, son aveugle suivisme afghan, le soutien sans nuance à Israël malgré l’accentuation de la colonisation des territoires palestiniens, bref, l’abandon d’une politique gaullienne de grandeur et d’indépendance qui en faisait un État écouté. Mais de tout ça, Nicolas Sarkozy n’a pas parlé hier soir.

Euro : vers un ton légèrement plus ferme de la BCE

L'euro a traversé les dernières perturbations liées à la crise lybienne assez sereinement par rapport au dollar américain. En baisse contre les monnaies refuges comme le franc suisse ou le yen, la devise européenne a réussi à franchir en revanche contre la devise américaine un nouveau palier à 1,37 $.
L'onde de choc qui traverse de part en part l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, outre les problèmes pétroliers, pose la question de l'hégémonie américaine dans une zone où les États-Unis comptent de nombreux alliés qui sécurisent leurs accès aux matières premières de la région.
A ce facteur de long terme qui reste encore indécis mais qui tend à favoriser la monnaie unique, l'euro bénéficie également de discours de la part des dirigeants de la BCE qui vont dans le sens d'un resserrement de la politique monétaire.
Les attentes de hausse de taux font écho à la hausse des taux d'inflation des prix à la consommation en zone euro sous l'effet de la progression des produits énergétiques et de nombreuses déclarations comme celle du patron sortant de la BundesBank, Axel Weber, indiquant que les taux d'intérêt «ne peuvent aller que dans une seule direction maintenant et c'est le nord», donc vers le haut.
Dans les faits, alors que la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE rendra sa décision en matière de taux jeudi 3 mars à 13H45, un relèvement effectif des taux directeurs de la BCE apparaît encore assez peu probable dans un contexte européen toujours difficile et au sujet duquel Wolfgang Schäuble, le Ministre des Finances allemand, vient de rappeler à propos de la Grèce, que toute sortie du pays de la zone «serait le début de la fin de la monnaie unique».
D'autre part, l'inflation totale qui a atteint 2,4 % sur un an au mois de janvier pour l'ensemble de la zone euro, pour le 2ème mois consécutif au-dessus de la cible de 2 % de la BCE, est principalement le fait des composantes très volatils comme le pétrole et l'alimentation. L'inflation sous-jacente, qui excluent du calcul ces 2 types de produits, ne présente quant à elle qu'une progression limitée qui n'a même pas dépassé 50 % de l'inflation totale en 2010.
Avec des objectifs d'inflation qui se situent avant tout à moyen terme et des situations très hétérogènes entre les pays périphériques et le cœur de l'Europe, le terrain devrait être surtout préparé pour toute poussée inflationniste ultérieure mais sans décision réelle encore hormis sur les prêts aux banques et notamment la fin des opérations à 3 mois qui avaient été prorogées d'un trimestre fin 2010.
Sur le plan graphique, l'euro devra tenir sa position actuelle sur l'ancienne résistance oblique baissière brisée la semaine dernière et devenue support pour maintenir une orientation positive à court terme en direction de 1,39-1,40.
Le site de BOURSEREFLEXE.

Un sondage révèle qu'un tiers des adultes aux États-Unis et au Royaume-Uni sont des joueurs sur téléphone portable

PopCap Games, le numéro un mondial des jeux vidéo grand public, a annoncé aujourd'hui les résultats d'un nouveau sondage qui révèle des hausses importantes de l'usage et de la fréquence globale des jeux sur téléphones portables parmi les adultes aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce sondage, réalisé par Information Solutions Group, a également révélé que parmi les joueurs sur téléphone portable, le téléphone portable constitue aujourd'hui le principal dispositif de jeu, dépassant les consoles de jeux vidéo et les ordinateurs personnels en moins de deux ans. Par ailleurs, les propriétaires de "smartphone" (le segment mobile connaissant la croissance la plus rapide) sont de loin les consommateurs les plus avides de jeux sur téléphone portable. Ce constat, tout comme d'autres tendances d'achat et de consommation identifiées par le sondage, suggère que la croissance significative du secteur des jeux mobiles se poursuivra durant un avenir prévisible.
Globalement, plus de la moitié (52 %) des 2 425 personnes interrogées a affirmé avoir joué à un jeu sur téléphone portable à un certain moment par le passé ; 73 % des personnes interrogées au Royaume-Uni ont déclaré avoir joué à un jeu sur téléphone portable au moins une fois, comparativement à 44 % des personnes interrogées résidant aux États-Unis. Une portion de ces personnes résidant au Royaume-Uni semble être composée d'utilisateurs ponctuels, puisque les données relatives à l'utilisation indiquent pour la plupart une activité et des tendances similaires à travers les pays. 33,6 % de tous les adultes aux États-Unis et au Royaume-Uni ont joué à un jeu sur leur téléphone portable au cours du dernier mois écoulé, les qualifiant de "joueurs sur téléphone portable" dans le cadre du sondage, et près d'un quart (24,6 %) affirme l'avoir fait au cours de la dernière semaine écoulée, les qualifiant de "joueurs avides sur téléphone portable". Autre chiffre significatif, 83 % des joueurs sur téléphone portable possédant un smartphone ont affirmé avoir joué au cours de la dernière semaine écoulée.
"Les jeux mobiles constituent, tout comme les jeux sociaux, le secteur de loin le plus actif de l'industrie des jeux vidéo", a assuré Dennis Ryan, Vice-président exécutif de la publication mondiale chez PopCap, dont près d'un tiers des recettes totales est issu de la vente de jeux mobiles ultra-populaires comme Bejeweled(R) et Plants vs. Zombies(TM). "À l'heure où de plus en plus de smartphones sont vendus et où l'intégralité du processus de recherche, d'achat et d'utilisation de jeux mobiles devient aussi simple que de surfer sur le Web, le marché des jeux mobiles connaît une accélération encore plus forte."
En mai 2009, ISG a réalisé une étude similaire sur les joueurs mobiles au nom de PopCap, ciblant spécifiquement les utilisateurs de téléphone portables AT&T ; le cas échéant, des données historiques de ce précédent sondage sont présentées ci-dessous, parallèlement aux données du sondage plus récent. Les résultats complets du nouveau sondage sont accessibles à l'adresse : http://bit.ly/eSoDPx
Parmi les autres découvertes du sondage figurent les éléments suivants :
- 84 % de tous les joueurs sur téléphone portable et 97 % des joueurs avides sur téléphone portable affirment qu'ils jouent sur leur téléphone au moins une fois par semaine ; 92 % des propriétaires de smartphone qui jouent à des jeux mobiles affirment qu'ils jouent au moins une fois par semaine et 45 % déclarent jouer quotidiennement (comparativement à 35 % de tous les joueurs sur téléphone portable). Dans le sondage de 2009, seuls 13 % des joueurs sur téléphone portable avaient déclaré jouer quotidiennement et 40 % avaient affirmé qu'ils jouaient hebdomadairement ou plus souvent.
- Parmi tous les joueurs sur téléphone portable, 50 % ont affirmé que la période de temps qu'ils consacraient à jouer sur leur téléphone a augmenté au cours de la dernière année écoulée et parmi les propriétaires de smartphone, ce chiffre grimpe pour atteindre 63 % ; dans le sondage de 2009, seuls 20 % des joueurs sur téléphone portable avaient indiqué que leur consommation de jeux mobiles avait augmenté.
- Parmi tous les joueurs sur téléphone portable, 78 % ont indiqué que jouer à un jeu sur téléphone portable était devenu une partie régulière de leurs activités hebdomadaires et pour plus de la moitié (59 %), les jeux mobiles font partie des activités quotidiennes ; concernant les propriétaires de smartphone, ces chiffres s'élevaient à 84 % et 68 %, respectivement.
- Concernant le dispositif de jeu le plus fréquemment utilisé, 44 % des joueurs sur téléphone portable privilégient leur téléphone, catapultant les portables devant les consoles de jeux vidéo (21 %) et les ordinateurs (30 %), en tête de la liste. 51 % des joueurs avides sur téléphone portable et 55 % des joueurs mobiles possédant un smartphone ont indiqué qu'ils jouaient le plus souvent à des jeux depuis leur téléphone. En comparaison, seuls 17 % des joueurs sur téléphone portable privilégiaient leur téléphone en tant que dispositif de jeu le plus fréquemment utilisé dans le sondage de 2009.
- 43 % de tous les joueurs sur téléphone portable et 49 % des joueurs sur smartphone ont affirmé être passés d'une version d'essai de jeu gratuite à une version complète (payante) au cours de la dernière année écoulée ; plus d'un quart (27 %) de tous les joueurs sur téléphone portable et un tiers (34 %) des joueurs sur smartphone ont déclaré avoir payé pour accéder au contenu additionnel d'un jeu initialement gratuit au cours de la dernière année écoulée.
- 49 % de tous les joueurs sur téléphone portable, 58 % des joueurs avides sur téléphone portable et 56 % des joueurs sur smartphone ont indiqué qu'ils avaient dépensé 6 $ ou plus pour des jeux ou des contenus de jeux mobiles au cours de la dernière année écoulée ; 51 % de tous les joueurs sur téléphone portable et 61 % des joueurs sur smartphone ont affirmé qu'ils prévoyaient d'acheter au moins deux jeux mobiles en 2011.
- 19 % de tous les joueurs sur téléphone portable ont déclaré qu'ils jouaient à un ou plusieurs jeux sur réseau social via leur téléphone quotidiennement et plus d'un tiers (37 %) a affirmé qu'il jouait à un jeu sur réseau social via un téléphone au moins une fois par semaine.
- Parmi tous les joueurs sur téléphone portable, 23 % de la totalité de l'utilisation du téléphone portable (appels téléphoniques exclus) sont consacrés aux jeux.
Méthodologie du sondage
Cette étude internationale a été réalisée par Information Solutions Group (ISG ; http://www.infosolutionsgroup.com) exclusivement au profit de PopCap Games. Les résultats sont basés sur 2 425 sondages en ligne, complétés par des membres du panel électronique le plus important au monde (Toluna) aux États-Unis et au Royaume-Uni entre le 25 et le 31 janvier 2011.
Pour pouvoir participer au sondage, les individus devaient posséder et utiliser un téléphone portable. Parmi ces propriétaires de téléphone portable, 814 ont été identifiés comme étant des joueurs mobiles (ceux ayant joué à un jeu depuis leur téléphone portable au cours du dernier mois écoulé). De plus, 597 d'entre eux ont été identifiés comme étant des joueurs avides mobiles (ceux ayant joué à un jeu depuis leur téléphone portable au cours de la dernière semaine écoulée). Enfin, 495 d'entre eux ont été également identifiés comme étant des propriétaires de smartphone. En théorie, dans 19 cas sur 20, les résultats ne s'écarteraient pas de plus de 2,4 points de pourcentage points de ceux qui seraient obtenus en sollicitant et en interrogeant tous les propriétaires de téléphone portable âgés de 18 ans et plus aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les sous-groupes plus petits reflètent les marges plus grandes d'erreur d'échantillonnage. D'autres sources d'erreur, comme les variations dans l'ordre des questions ou la formulation au sein du questionnaire, peuvent également contribuer à des résultats différents.
À propos de PopCap
PopCap Games est le premier développeur, éditeur et fournisseur de jeux vidéo grand public : des jeux amusants, faciles à comprendre et captivants qui attirent tous les âges sur les plateformes PC, mobiles, sociales et bien d'autres. Basé à Seattle, Washington, PopCap a été créé en 2000 et compte une équipe internationale composée de plus de 400 personnes à Seattle, San Francisco, Vancouver, en Colombie Britannique, à Dublin, Séoul, Shanghai et Tokyo. Les jeux de PopCap ont été téléchargés plus d'1,5 milliard de fois par des joueurs du monde entier et sa franchise phare, Bejeweled(R), s'est vendu à plus de 50 millions d'exemplaires.
Le logo PopCap et toutes les autres marques commerciales utilisées ici listées sur www.popcap.com/trademarks sont la propriété de PopCap Games, Inc. ou de ses concédants de licence, et peuvent être déposés dans certains pays. Les autres noms de sociétés et de produits mentionnés peuvent être des marques de commerce de leurs propriétaires respectifs et sont utilisés ici au profit de leurs propriétaires.

Point final

C'est mon dernier billet, chers lecteurs. Et mon dernier jour au Monde. Oui, il y a une fin à tout.


J'ai eu la chance d'être engagé dans ce journal par Hubert Beuve-Méry, en 1969, peu de temps avant son départ à la retraite. Etant alors le plus jeune membre de la rédaction, on m'avait chargé, en compagnie du doyen de l'époque, André Ballet, de lui remettre la clé de la première voiture qu'il posséderait en propre, une modeste Daf, offerte par Le Monde. C'était dans un autre millénaire. Il y aurait beaucoup à dire sur la longue et belle aventure qui a suivi, de la rue des Italiens au boulevard Auguste-Blanqui. Mais cette rubrique, ne disposant que de 1 190 caractères, se prête mal à des Mémoires. Un mot de trop, et le cadre déborde. Le billet n'est qu'un clin d'œil, un regard... de biais sur l'actualité. Schématique, souvent injuste, il ne peut s'encombrer ni de précisions ni de nuances. On attend de lui - surtout s'il s'agit du dernier - une chute inattendue, un feu d'artifice.


Mais, après tout... Et si, pour une fois, piétinant joyeusement la règle, quoique un peu triste de vous quitter, je me laissais porter, doucement, sereinement, jusqu'au point final ?

Libye: la Maison Blanche envisage un exil de Kadhafi

Au 14e jour d'un mouvement de révolte sans précédent, l'opposition libyenne se prépare à marcher sur Tripoli où le colonel Mouammar Kadhafi reste sourd à la pression internationale.

 
17h10 Face à la sollicitude mondiale, l'opposition libyenne récuse toute ingérence. "Pas d'intervention étrangère, le peuple libyen peut y arriver seul", prévient une plaque en anglais sur une avenue de Benghazi: les Libyens en révolte rejettent ainsi toute opération militaire de la communauté internationale qui les déposséderait de leur soulèvement. "Le reste de la Libye sera libéré par le peuple libyen", a affirmé dimanche à Benghazi (est) le porte-parole du comité de la révolution Abdelhafez Ghoqa. 
Les représentants de la diplomatie internationale se concertaient de leur côté lundi à Genève pour définir l'aide humanitaire et politique à apporter à la population libyenne.  
16h53 Confronté à la double menace de massacres à grande échelle et d'une vague de réfugiés, l'Occident étudie les options militaires dont il dispose dans la crise libyenne --principalement une interdiction de l'espace aérien--, mais n'agira pas sans l'aval de l'ONU. Plusieurs responsables de premier plan, dont le Premier ministre français François Fillon, n'ont pas exclu la possibilité que l'Otan établisse une zone d'interdiction aérienne sur la Libye, pour empêcher le colonel Mouammar Kadhafi d'utiliser avions et hélicoptères contre son propre peuple. 
"Nous étudions toutes les solutions pour faire en sorte que le colonel Kadhafi comprenne qu'il doit s'en aller (...). Je sais qu'on évoque des solutions militaires, ces solutions font l'objet d'évaluation de la part du gouvernement français", a déclaré François Fillon sur la radio RTL.

16h41 Plus d'un millier d'étrangers ont transité par le sud-est de l'Algérie, au poste frontalier de Debdeb, pour fuir la Libye et regagner leur pays, a déclaré ce lundi le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci.  
L'Algérie a "pris ses dispositions pour faciliter ce passage et (...) nous avons dépassé le millier de personnes de nationalités étrangères qui ont pu ainsi sortir dans des conditions tout à fait correctes et qui vont, après un séjour de quelques heures ou quelques jours en Algérie, pouvoir retrouver leur pays respectif", a indiqué le ministre, cité par l'agence APS. Debdeb, le principal poste-frontière avec la Libye, est situé à 1500 km au sud-est d'Alger. 
16h35 D'après les informations de la chaine Al Jazira, le colonel Kadhafi aurait demandé au chef des renseignements libyens de prendre contact avec les manifestants dans l'est du pays. 
16h30 Ahmed Swaihey, le fils du chef de l'opposition Abdulrahman Swaihey, a déclaré à la chaine Al Jazira que son père et ses frères avaient été enlevés ce matin. Sa maison est actuellement "peuplée de mercenaires et de forces de sécurité", ont indiqué des témoins sur place. 
16h25 Selon l'AFP, la Maison Blanche envisage désormais l'exil de Kadhafi. Dans le même temps, Barack Obama est sur le point de rencontrer Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, afin d'évoquer les possibles issues de la crise libyenne. Lors d'une courte conférence de presse, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney s'est toutefois refusé à "spéculer" sur la possibilité de voir les Etats-Unis contribuer à un tel exil. 
Jay Carney a par ailleurs affirmé que les Etats-Unis étaient en contact avec des groupes de la rébellion en Libye, mais qu'il était "prématuré" d'évoquer une reconnaissance de l'un ou de l'autre par Washington. 
16h11LibyanYouthMovement twette qu'à Zawia (ouest), près de 2000 policiers auraient officiellement rejoint le mouvement de contestation, barricadant désormais les rues de la ville, face aux fidèles du colonel Kadhafi. 
16h04 Selon des témoins sur place, des dépôts de munitions auraient été visés par des raids aériens des forces du dirigeant Mouammar Kadhafi, dans l'est du pays. 
Des avions ont frappé un dépôt à Adjabiya, à une centaine de km au sud de Benghazi, selon un témoin joint par téléphone par l'AFP, qui n'était pas en mesure de préciser l'étendue des dégâts. Un militaire de réserve à Benghazi, prénommé Adel, a pour sa part fait état de raids menés par deux avions sur Adjabiya et Rajma, à 15 km au sud de Benghazi, affirmant qu'ils avaient été repoussés par les tirs de la DCA. Selon lui, le raid à Adjabiya a détruit une citerne d'eau sans toucher le dépôt, ni faire de victime. 
Le 22 février, le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, avait reconnu que les forces armées libyennes avaient bombardé des dépôts d'armes, affirmant que les cibles se trouvaient loin des zones habitées. 
15h51 Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a réclamé lundi à Genève que soient préparées "des mesures supplémentaires" pour mettre fin aux violences en Libye. "Alors que nous progressons sur ces voies", a-t-elle déclaré, "nous allons continuer à explorer toutes les options possibles d'actions. Comme nous l'avons dit, rien n'est exclu tant que le gouvernement libyen continue de menacer et de tuer des citoyens libyens". 
15h43 Une vidéo circule en ce moment sur la Toile, reprise par Al Jazira, et suscite des interrogations. On y voit Said Kadhafi, un des fils du colonel, criant des slogans pro Kadhafi, et galvanisant la foule. Il y a peu, lors d'une interview à CNN et devant la presse internationale, il était apparu calme et assurait que "la situation était en paix en Libye." 

15h36 Les migrants sont nombreux à quitter la Libye et sa répression. Parmi eux, des Africains du Sud Sahara, qui craignent pour leur vie: pris pour des mercenaires engagés par Kadhafi, ils sont souvent la cible des manifestants opposés au régime. Le reportage de Nazanine Moshiri, journaliste pour la chaine Al Jazira, le montre bien.
15h26 Une frégate navale égyptienne serait sur le point de rapatrier, depuis le port de Jarjis, à la frontière entre la Tunisie et la Libye, près de 1 000 ressortissants égyptiens, d'après les informations de James Bays, correspondant d'Al Jazira. Direction Alexandrie.

15h21Selon le quotidien indien Hindustan Times, 600 ressortissants ont été rapatriés cette nuit par le gouvernement indien. Direction Bombay.

15h09 Le régime de Mouammar Kadhafi ne contrôle plus les principaux champs de pétrole de Libye, désormais entre les mains de l'insurrection, a annoncé ce lundi le commissaire européen à l'Energie, Gunther Oettinger.

"Nous avons tout lieu de penser que le gros des champs d'exploitation (de gaz et de pétrole) n'est plus entre les mains de Kadhafi, mais se trouve sous le contrôle de tribus et de forces provisoires qui ont repris le pouvoir", a expliqué le commissaire devant la presse à Bruxelles. Dans ces conditions, "nous avons décidé de ne pas imposer un blocus pour ne pas pénaliser les personnes qui ne seraient pas celles visées par des sanctions", a-t-il ajouté.
15h02 A Kiev (Ukraine), la "voluptueuse" infirmière ukrainienne qui aurait accompagné partout le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi se murait dans le silence ce lundi près de Kiev, évitant tout contact avec les médias après son retour précipité de Libye où elle a vécu neuf ans. Aicha Kadhafi et sa mère auraient elles trouvé refuge à Vienne (Autriche), depuis le vendredi 25 février, selon une de nos sources, la Britanno-libyenne Reemy Mazio. 
14h59 Alors qu'elle vient de décréter un embargo sur les armes, l'Union européenne réfléchit désormais à la possibilité de convoquer un sommet extraordinaire "en fin de semaine" de ses dirigeants sur la crise libyenne, à la suite d'une demande en ce sens de Nicolas Sarkozy, a indiqué une source diplomatique à l'AFP. 
14h55 Selon le correspondant du Guardian, à Zentan, les tribus berbères du pays, installées dans les montagnes de l'ouest, auraient rejoint le mouvement de contestation. A lire sur le site du Guardian. 
14h47LibyanYouthMovement tweete que les manifestants opposés au régime auraient désormais pris le contrôle de la ville de Tajoura, proche de la capitale Tripoli. 
14h07 L'Union européenne a adopté un embargo sur les armes (la décision avait prise dès vendredi) contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le colonel Mouammar Kadhafi et 25 proches, allant au-delà des sanctions décidées samedi à l'ONU, selon des diplomates européens. 
14h00 Des opposants au régime de Kadhafi ont affirmé avoir touché lundi un hélicoptère militaire près de la ville de Misrata (150 km à l'est de Tripoli) après que l'appareil eut tiré des roquettes sur l'antenne de transmission de la radio locale. 
13h23 La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a déclaré lundi devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU que l'UE allait prendre des sanctions contre la Libye "rapidement". 
12h52 L'Union Européenne est en train "d'établir des contacts" avec les autorités de transition libyennes mises en place par les insurgés au régime de Mouammar Kadhafi. 
12h30 Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mener un examen préliminaire sur les violences en Libye, préalable à une éventuelle enquête pour crime contre l'humanité, à la suite d'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies. 
12h10 Le Programme alimentaire mondial (PAM), une agence de l'ONU, a annoncé l'envoi d'une mission en Tunisie pour faire le point des besoins humanitaires engendrés par la révolte en Libye et ses répercussions sur les plus vulnérables, particulièrement les femmes et les enfants. 
11h24 Un avion gouvernemental bulgare est parti pour Tripoli afin procéder à une nouvelle évacuation: 1.500 ressortissants bulgares travaillant comme ingénieurs, membres du personnel médical et ouvriers du bâtiment, vivaient en Libye avant le début du soulèvement. 
11h20 A Benghazi, l'insurrection a vaincu le spectre du "chaos" que le régime de Kadhafi n'a cessé d'agiter: le comité civil assure les services de base, comme l'electricité et l'eau, l'approvisionnement de carburant et la sécurité. 
11h14L'ambassadeur de Libye en Afrique du Sud appelle Kadhafi à démissionner et "arrêter de tuer des gens innocents", rejoignant les critiques formulées par nombre de ses homologues libyens . 
11h05 Une habitante de Benghazi s'active à la confection des banderoles de la révolution libyenne. Comme elle, de nombreuses femmes participent à la mobilisation, sans s'écarter du rôle qui leur est assigné dans une société conservatrice. "Nous apportons de l'eau et des vivres aux manifestants", affirme une jeune fille coquettement voilée, qui a revêtu l'uniforme des volontaires. 
10h50Deux avions français vont partir "dans quelques heures" pour Benghazi, ville aux mains des opposants à Kadhafi, annonce François Fillon sur RTL, évoquant le début d'une opération humanitaire "massive". A bord: des médecins, des infirmiers, du matériel médical et des médicaments. 
10h45Rome favorable à l'interdiction du survol de la Libye. Ce serait "sans aucun doute utile" et "éviterait les bombardements en Cyrénaïque et dans les zones soustraites au contrôle du régime de Kadhafi", affime le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini. 
10h40 La haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, déclare que "le Conseil ne doit pas relâcher sa vigilance sur la Libye alors que la menace de représailles violentes sur les civils plane toujours". 

Juppé est-il surestimé?




L'opposition libyenne vise Tripoli, Kadhafi sourd aux appels des Occidentaux

L'opposition libyenne, forte du contrôle de l'Est et de plusieurs villes de l'Ouest, se préparait à marcher sur Tripoli où le colonel Mouammar Kadhafi, sourd à la pression internationale, continuait de minimiser l'insurrection sanglante qui ébranle son régime.
Au 14e jour lundi d'un mouvement de révolte sans précédent qui s'est mué en insurrection, M. Kadhafi et ses forces ne contrôlent plus que Tripoli et sa région, alors que Washington s'est dit prêt à aider les opposants qui ont créé un "Conseil national indépendant" chargé de représenter "les villes libérées".
Après avoir imposé des sanctions sévères au leader libyen, à sa famille et à des proches du régime, la communauté internationale, l'Occident en tête, réfléchit à une interdiction de l'espace aérien libyen en mesure d'empêcher des bombardements de la population.
Mais alors que les appels internationaux se succèdent pour un départ de M. Kadhafi, le dernier en date venant de Londres qui lui a demandé de s'en aller "maintenant", le leader libyen est resté inflexible fustigeant les sanctions de l'ONU et assurant que la Libye était "complètement calme".
"Des gens ont été tués par des bandes terroristes qui appartiennent sans aucun doute à Al-Qaïda", a dit le colonel Kadhafi par téléphone à la chaîne de télévision serbe Pink TV.
Mais depuis le début de la révolte le 15 février qui a fait des centaines de morts, ses déclarations n'ont pas d'impact sur les rebelles.
Ces derniers, désormais appliqués à remettre la population au travail dans l'Est, ont créé un "Conseil national indépendant" à Benghazi, deuxième ville du pays et fief de la contestation, chargé de représenter "toutes les villes libérées".
Cet organe sera "le visage de la Libye pendant la période de transition", a déclaré son porte-parole Abdelhafez Ghoqa.
"Nous comptons sur l'armée pour libérer Tripoli", a-t-il ajouté.
A plus de 1.000 km à l'ouest, autour de la capitale, l'opposition revendique également le contrôle de plusieurs villes.
Selon un dignitaire membre du comité révolutionnaire de Nalout, à 230 km à l'ouest de Tripoli, ces villes sont "aux mains du peuple": Al-Rhibat, Kabaw, Jado, Rogban, Zentan, Yefren, Kekla, Gherien et Hawamed.
"Nous nous plaçons sous l'autorité du gouvernement intérimaire de Benghazi (...) Nous préparons les forces pour marcher sur Tripoli et libérer la capitale du joug de Kadhafi", a ajouté Chaban Abu Sitta.
A Zawiyah, à 60 km à l'ouest de la capitale, les manifestants anti-Kadhafi semblent contrôler la ville, mais les forces qui lui sont loyales en contrôlent l'accès et les alentours, selon des témoins.
Les villes stratégiques de Misrata, à l'est, et Gherien, au sud, semblent aussi sous contrôle de l'opposition.
A Tripoli, seuls circulaient les miliciens du colonel Kadhafi, à bord de 4X4. Des postes de contrôle ont été mis en place dans et autour de la capitale, où le pain et l'essence étaient rationnés, selon un habitant joint par téléphone.
Une vidéo montrant un fils du leader libyen, Seif Al-Islam, armé d'un fusil automatique et haranguant des partisans de son père, a été postée sur le site Youtube. "Les gens disent que la police a pris la fuite, qu'elle a rejoint les agitateurs. Aujourd'hui nous leur montrons que la police est avec la Libye", dit-il, dans cette vidéo impossible à dater.
La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, qui doit s'entretenir lundi avec ses homologues à Genève en vue de préparer "l'après-Kadhafi" à l'occasion d'une réunion du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a dit que son pays était "prêt à offrir toute forme d'aide" aux opposants libyens.
La France, de son côté, va envoyer deux avions français à Benghazi pour apporter de l'aide humanitaire.
Après les sanctions de l'ONU comprenant le gel des avoirs de M. Kadhafi à l'étranger, une interdiction de voyager et un embargo sur les ventes d'armes à la Libye, la Grande-Bretagne a décrété un gel des avoirs de la famille Kadhafi, évalués selon le journal The Telegraph à environ 23,4 milliards d'euros.
Le bilan des violences restait difficile à évaluer. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a parlé d'un millier de morts. A Benghazi seule, 256 personnes ont été tuées et 2.000 blessées, selon des médecins cités par la Croix Rouge internationale.
Face au chaos, les évacuations des ressortissants étrangers continuaient dans des conditions difficiles. Près de 100.000 personnes, majoritairement des travailleurs égyptiens et tunisiens, ont déjà quitté le pays via les frontières. A l'aéroport de Tripoli, des foules énormes attendaient de pouvoir partir.
Sur les marchés, les cours du brut étaient orientés à la hausse lundi dans les échanges électroniques en Asie face à l'instabilité grandissante au Moyen-Orient.
Selon un responsable de la compagnie libyenne Arabian Gulf Oil cité par le Wall Street Journal, les exportations de pétrole, interrompues depuis plusieurs jours, sont sur le point de reprendre à Tobrouk, ville de l'Est sous contrôle des insurgés.
La China National Petroleum Corp (CNPC), le principal producteur chinois de gaz et de pétrole, a annoncé avoir interrompu sa production en Libye.

Le prestidigitateur

Les peuples arabes se révoltent contre leurs dictateurs qui furent les amis de nos gouvernements. La France des droits de l’homme est aphone. Empêtrée dans les erreurs et les mensonges de son ministre des Affaires étrangères, le remaniement du gouvernement effectué il y a trois mois est en échec, les Français ont le sentiment que tout fiche le camp au sommet !

Arrive Nicolas Sarkozy pour sept minutes de télé : face à cette situation dramatique, il s’est efforcé de reprendre les commandes de deux façons : une bonne et une douteuse.

La bonne consiste à reconnaître enfin – mieux vaut tard que jamais – qu’il faut soutenir et accompagner les peuples en révolution pour éviter des régimes pires encore, le terrorisme, et surtout des flux incontrôlés d’immigration qui menaceraient notre fragile économie.

La mauvaise, le coup du prestidigitateur, c’est d’essayer de faire croire aux Français que le président de la République réorganise le gouvernement et l’annonce lui-même pour faire face à la situation alors qu’il était obligé de le faire sous la pression des événements.

Certes, ce nouveau gouvernement paraît meilleur. Avec Juppé aux Affaires étrangères, Guéant à l’Intérieur et Longuet à la Défense, on a un trio de compétences et d’expériences impressionnant. Du coup, on oubliera MAM virée sans fleurs ni couronnes et l’ami fidèle Brice Hortefeux assigné à l’Elysée. Mais pour Nicolas Sarkozy ce rétablissement est aussi un affaiblissement car il devra compter avec Alain Juppé.

Steve Ballmer peut-il encore relancer Microsoft ?

A qui le tour ? La valse des dirigeants au sein de Microsoft a surpris au cours des derniers mois. En moins d'un an, ils sont quatre, parmi les cinq patrons de divisions du groupe, à avoir quitté leurs fonctions exécutives. Si le départ de Stephen Elop, ancien responsable de la division Entreprise, était motivé par une nouvelle orientation de carrière - il est devenu PDG de Nokia depuis l'été 2010 -, les trois autres responsables seraient partis sur fond de désaccord stratégique avec le directeur général, Steve Ballmer. C'est le cas notamment de Robert Muglia, patron de la division Serveurs, annoncé partant le mois dernier, alors qu'il est réputé pour être l'un des plus proches collaborateurs du patron de Microsoft. Cette succession de départs intrigue et laisse imaginer au sein de la communauté high-tech, qu'ils pourraient en annoncer un autre : celui de Steve Ballmer lui-même.
Lancinante depuis un an, la rumeur peine encore à prendre corps. Et pour cause : en un peu moins de dix ans, le charismatique dirigeant a imposé sa marque à la tête du géant informatique, devenant une véritable figure historique à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise, malgré l'ombre planante de Bill Gates, qui reste président du conseil d'administration de la société qu'il a fondée en 1975. Cependant, le bilan de Steve Ballmer reste aujourd'hui sujet à caution, alors que le numéro un mondial des logiciels éprouve les pires difficultés à se diversifier et à trouver un nouveau souffle dans l'univers changeant de la high-tech. La sanction de la Bourse est éloquente : la valorisation du groupe est aujourd'hui équivalente à celle d'il y a cinq ans. Dans le même temps, l'action de Google a rebondi de près de 60 % et la capitalisation d'Apple a été multipliée par cinq, installant la firme à la pomme sur le podium des plus grandes sociétés en Bourse.
Le principal grief fait à Microsoft, et à son responsable exécutif, reste encore et toujours son incapacité à prendre le virage de la mobilité. Jusqu'à présent, le groupe est passé à côté du boom des « smartphones » initié par Apple en 2007, avec la sortie de l'iPhone, et qui profite largement à Google, dont le système d'exploitation Android deviendra majoritaire cette année dans le mobile. Fin 2010, Windows Mobile équipait moins de 5 % des terminaux dans le monde, selon le cabinet Gartner. Si le lancement du Windows Phone 7 en octobre 2010 a été salué par les experts, il reste à convaincre les consommateurs. Les ventes n'ont pas encore décollé (2 millions de téléphones vendus lors des deux premiers mois de commercialisation). L'alliance conclue avec Nokia pour équiper les terminaux du fabricant finlandais devrait permettre à Microsoft de se repositionner plus favorablement dans la course. Mais le pari n'est pas gagné d'avance.
Distancé dans les « smartphones », la firme de Redmond accuse aussi un train de retard sur le marché prometteur des tablettes. Un comble, quand on sait que le géant informatique fut l'un des pionniers sur le sujet avec plusieurs projets envisagés au cours des dix dernières années. Mais le groupe n'a malheureusement jamais trouvé la recette pour les populariser. A l'occasion du Salon de l'électronique de Las Vegas, il a certes annoncé qu'il travaillait sur une nouvelle version de Windows pour tablettes, mais qui ne devrait pas être disponible avant 2012. D'ici là, les positions pourraient bien être établies entre les différents acteurs du secteur que sont Apple, Google, BlackBerry ou encore HP.
A la peine dans l'univers mobile, Microsoft l'est tout autant sur Internet. Le groupe éprouve les pires difficultés à rentabiliser sa division de services en ligne, qui comprend le portail Internet MSN et le moteur de recherche Bing. En 2010, la perte s'est élevée à 2,5 milliards de dollars, et elle ne cesse d'augmenter trimestre après trimestre. Là aussi, sur Internet, le numéro un mondial des logiciels souffre d'une position de challenger face au monopole de Google. La situation promet d'être plus difficile encore à l'avenir alors que le navigateur Internet Explorer continue de perdre du terrain face à Firefox (Mozilla) et Chrome (Google). Le navigateur est en effet un outil indispensable dans la stratégie de monétisation des services en ligne, car il constitue l'unique point d'entrée sur le Web pour chaque internaute. Les difficultés rencontrées par Microsoft dans sa stratégie Internet font irrémédiablement écho à celles dans le mobile. Avec le boom des « smartphones » et des tablettes, Internet devient de plus en plus mobile. Les deux univers sont intimement liés désormais. Et il devient urgent pour le groupe de trouver le moyen de s'imposer pour ne pas être mis à l'écart de ces nouveaux relais de croissance.
Le bilan de Steve Ballmer à la tête du groupe ne doit toutefois pas se résumer à ces seules impasses stratégiques, si grandes soient-elles. Microsoft reste de très loin le numéro un mondial du logiciel, et équipe encore plus de 90 % des PC vendus sur la planète en systèmes d'exploitation. Le succès de Windows 7 sorti en octobre 2009 en atteste (7 licences vendues par seconde dans le monde). La suite logicielle Office (Word, Excel, Powerpoint...) reste également plébiscitée par les particuliers comme les entreprises. Les ventes de la console de jeux Xbox n'ont jamais été aussi importantes depuis le lancement du nouveau système de contrôle sans manette Kinect. Et Microsoft n'a pas à rougir non plus du bon démarrage de ses offres de services dans le « cloud computing », cette nouvelle technologie qui permet d'héberger données et applications sur Internet, et promise à un bel avenir dans le monde professionnel.
Ces réussites suffiront-elles à éteindre la rumeur d'un éventuel départ ? Face à une telle éventualité, Steve Ballmer reste serein. Interrogé sur le sujet par un analyste en fin d'année dernière, l'intéressé répond qu'il déborde d'idées et de projets pour le groupe et il n'a qu'une seule hâte, c'est de les mettre en application. Il sait en outre que son bilan financier plaide pour lui. Microsoft demeure l'une des plus formidables machines à cash de la planète économique : en 2010, la trésorerie s'élevait à plus de 50 milliards de dollars. De quoi assouvir encore une montagne de projets...

Rupture en série

Pour le coup, c’est une rupture en série.

La séquence politique de ce week-end n’a ressemblé à aucune autre. A vrai dire, elle n’a ressemblé à rien. Elle a mis un terme à un épisode mais n’en a pas vraiment ouvert un autre. Et on se demande encore ce matin si, en la déroulant, le président avait un scénario mûrement composé ou s’il continue d’improviser, avançant sur un fil ténu suspendu au-dessus du vide.

Au fond, la disgrâce de Michèle Alliot-Marie n’est qu’un symptôme parmi d’autres des multiples hésitations qui semblent paralyser l’imagination de l’Élysée. A commencer par le choix des hommes dont le président a, étrangement, annoncé lui-même la nomination : si l’arrivée d’Alain Juppé au Quai d’Orsay s’est imposée naturellement, - il fait l’unanimité parmi les diplomates - le départ de l’Intérieur de Brice Hortefeux, remplacé par le solide Claude Guéant semble avoir surpris «l’ami de 30 ans» de Nicolas Sarkozy. La Défense, finalement confiée au revenant Gérard Longuet, ne sera pas pour lui… Ainsi, ce remaniement qui semblait pourtant simple a tourné au casse-tête et basculé dans le subliminal et le pathos. Qu’a donc bien voulu dire le chef de l’État en expliquant que cette réorganisation presque complète des ministères régaliens lui permettrait de mieux protéger les Français ? Fallait-il en déduire, par l’absurde, que l’équipe «de professionnels» mise en place il y a seulement trois mois à l’occasion du remaniement était vulnérable, voire faible, et que l’opération avait été un échec ?

L’intervention présidentielle toute entière a oscillé, elle aussi, entre deux discours. Le jour même de la démission du premier ministre tunisien, on attendait l’esquisse d’une nouvelle politique arabe et on a eu surtout des généralités aussi généreuses que tardives sur l’Histoire en marche, assorties d’un appel à l’Europe balançant entre le refus de la peur devant l’inconnu et l’évocation de la menace d’une submersion de l’immigration maghrébine. Fallait-il entendre la confiance optimiste devant les promesses de démocratie sur la rive sud de la Méditerranée ou la crainte frileuse, même si elle n’est pas exclusivement hexagonale, de leurs vagues migratoires ? Un peu des deux sans doute. Le président qui aurait tant voulu rassurer aura laissé de ses six minutes d’antenne un sentiment d’impuissance anxiogène. S’il a dominé son intervention avec aisance et style, il a montré aussi un voile de doute tellement inhabituel chez lui qu’il a flotté spectaculairement sur la prestation présidentielle. Était-ce donc du désarroi ? Une vraie lassitude, peut-être…

Ce n’était pas du de Gaulle en tout cas, ni du Mitterrand, ni du Chirac, ni même du Sarkozy version 2007. Il manquait le souffle tragique et inspiré du Général qui, dans l’incertitude algérienne, avait eu la grandeur de demander : «Français, aidez-moi!».

Trois raisons d'opérer à chaud

Inutile de se repasser le film des semaines passées : en dépit des soutiens souvent formels, tout le monde avait admis, sauf l'intéressée, que la situation n'était plus tenable pour Michèle Alliot-Marie. Ni pour le gouvernement qu'elle entraînait dans sa chute sondagière.

Un remaniement n'a jamais suffi à renouer avec l'opinion, celui du 14 novembre le confirme. Mais un non-remaniement aurait été synonyme d'un enlisement fatal dans un environnement international délicat et à quatorze mois de la présidentielle. Annonçant lui-même les nominations, solennel et protecteur, Nicolas Sarkozy était obligé d'opérer à chaud, pour trois raisons principales.

La première : quand on préside le G20 et que l'on veut peser sur les règles du jeu mondial, mieux vaut avoir une diplomatie lisible et des ministres forts. Ce besoin d'autorité de la France est rendu urgent par les incertitudes monétaires, les prix alimentaires et la question migratoire amplifiée par les révolutions arabes.

Il est pour le moins regrettable qu'une belle idée, l'Union pour la Méditerranée, garde-fou que le Président se propose de relancer, soit restée lettre morte depuis trois ans, du fait, entre autres, qu'elle reposait sur deux piliers dictatoriaux aujourd'hui effondrés, Ben Ali et Moubarak.

La seconde : pour envisager un second quinquennat, mieux vaut achever le premier dans de bonnes conditions. Hanté par les gaffes ministérielles qui seraient autant de cadeaux offerts à l'opposition, Nicolas Sarkozy voulait une équipe de pros. Il espérait que le gouvernement lui assurerait la paix de ce côté-là, pour mieux se présidentialiser sur la scène internationale.

Alain Juppé grand gagnant

Il vient de se priver de trois mois précieux dans son calendrier de reconquête de l'opinion que Brice Hortefeux, dans ses nouvelles fonctions à l'Élysée, devra rattraper. Après avoir mal maîtrisé le remaniement de novembre, il cède aux conditions posées par Alain Juppé ¯ « le meilleur d'entre nous », disait Jacques Chirac ¯ qui ne voulait pas voir « sa » politique étrangère confisquée par la cellule diplomatique de l'Élysée.

Grand gagnant de l'opération, le maire de Bordeaux devient l'homme fort de la nouvelle équipe de François Fillon.

La troisième : à trois semaines de cantonales que la majorité considère comme très difficiles, à sept mois de sénatoriales tout aussi compliquées pour elle, Nicolas Sarkozy veut prendre de la hauteur à la faveur des crises extérieures, espérant que son art de la communication reléguera l'affaire Alliot-Marie au second plan.

On mesure à quel point l'ampleur et la brutalité des désordres du monde peuvent percuter, en France comme ailleurs, la politique intérieure. Leur imprévisibilité devrait accessoirement nous conduire à rester très prudent sur les scénarios et les pronostics de l'élection de 2012 qui pourraient se décanter très tardivement.

En attendant, Nicolas Sarkozy doit à la fois déjouer le spectre migratoire brandi par l'extrême droite et redonner panache et lisibilité à une diplomatie grippée depuis dix ans. Le temps est court et la marge étroite.