jeudi 3 juillet 2014
La France à témoin
La France à témoin
Nicolas Sarkozy est apparu hier soir à la télévision, dans son interview enregistrée, tel qu'en lui-même : blessé mais combatif, maîtrisant tant bien que mal une sourde colère. Nicolas Sarkozy fidèle à lui-même, n'écoutant que son impulsivité, étranger aux conseils de retenue de son entourage. Nicolas Sarkozy égal à lui-même, s'estimant seul capable de bien plaider sa cause et prenant pour cela la France à témoin dans un réquisitoire implacable contre la justice ou, plus exactement, contre certains juges. Nicolas Sarkozy insatiable, se disant prêt à guerroyer dans l'intérêt du pays qui aurait tellement besoin de lui, sans s'interroger sur la lassitude de l'opinion devant ce tumulte sans cesse renouvelé.
Là est le danger pour Nicolas Sarkozy. À la « sarkomania » qui le porta au pouvoir, pourrait succéder, dans une sorte d'épuisement de son électorat, une « sarkophobie » lui interdisant d'y revenir. C'est le risque que l'ex-président a pris en ouvrant frontalement les hostilités avec « une partie de la justice ». Faut-il être sûr de son fait pour s'autoriser une telle vindicte.
Il est vrai que Nicolas Sarkozy a subi un traitement inutilement humiliant. Il est vrai aussi qu'on aurait pu attendre d'une justice impartiale qu'elle se dispense de désigner une juge notoirement hostile à l'ex-chef de l'état pour instruire son dossier. Il est vrai encore que le secret de l'instruction qu'il aurait violé, a largement été bafoué par des fuites dans la presse venant des magistrats eux-mêmes.
Cela suffira-t-il à Nicolas Sarkozy pour convaincre de son innocence alors que, par ailleurs, ses explications dans l'affaire Bygmalion à venir, ont paru bien floues. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy compte sur son pouvoir de conviction et de séduction auprès des Français, et plus spécialement des militants de l'UMP, pour lever tous les doutes et enjamber l'hostilité à peine dissimulée de ses adversaires au sein du parti. Car on a bien remarqué qu'à l'exception des inconditionnels, Nicolas Sarkozy n'a eu droit qu'à la sympathie attristée de ses anciens amis. Une sorte d'adieu imprudent ?
La contre-attaque de Nicolas Sarkozy
Une contre-attaque à la mesure de la blessure. Signe de la gravité de la situation quelques heures après sa mise en examen pour « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel ». Pour la première fois, depuis sa défaite en mai 2012, Nicolas Sarkozy est sorti, ce mercredi soir, de son silence via une interview radiotélévisée à TF1 et Europe 1 enregistrée durant l’après-midi dans son bureau de la rue de Miromesnil à Paris. « Jamais je n’ai commis un acte contraire à l’Etat de droit », s’est-il défendu. Avant de contre-attaquer sur le thème du complot politique et de la victimisation. « La situation était suffisamment grave pour que je dise aux Français ce qu’il en était de l’ instrumentalisation politique d’une partie de la justice » a-t-il dénoncé. Pointant dans la « garde à vue pendant quinze heures » et « les deux dames qui m’ont donné rendez-vous à deux heures du matin » [les deux juges chargées de l’instruction du dossier, NDLR], « une volonté » de l’« humilier. »
Une victime des juges et du pouvoir
Dans le viseur de Nicolas Sarkozy, la validité des écoutes versées au dossier, mais aussi l’une des juges d’instruction, Claire Thépaut, et ceci, parce qu’elle est membre du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche. La garde à vue aussi, qu’il veut voir comme une mise en cause de l’institution présidentielle. Surtout, comme dans l’idée d’un match retour, Nicolas Sarkozy a pris pour cible l’exécutif. L’ex-chef de l’Etat a fustigé les propos tenus, ce mercredi matin, par Manuel Valls évoquant des « faits graves » et s’est interrogé sur ce que le Premier ministre sait de l’affaire. « Il y a des choses qui sont en train d’être organisées, les Français doivent savoir. Je suis profondément choqué. Est-il normal que mes conversations soient écoutées puis diffusées par des journalistes ? » s’est-il interrogé, suggérant des fuites politiques. « Cahuzac, lui, n’a pas fait une seconde de garde à vue. Est-il normal qu’on ait choisi une magistrate membre du SM dont l’obsession politique est de me détruire ? » a-t-il attaqué. Suggérant comme à chaque rebondissement judiciaire un traitement exceptionnel pour des raisons politiques, lui qui a laissé entendre, après l’éclatement de l’affaire Bygmalion et les soupçons qui pèsent sur un dépassement massif de ses comptes de campagne, qu’il se préparait désormais à prendre la présidence de l’UMP. Il a répété ce mercredi qu'il n'était pas« homme à se décourager devant les vilenies et les manipulations politiques ». Et a ajouté qu’il annoncerait sa décision « fin août début septembre », que c’est « l’intérêt de la France » qui déterminera sa décision.
Si, plus que jamais, le temps judiciaire compromet et contraint son calendrier, cette intervention sonnait comme une descente dans l’arène politique. « Cela démontre sa combativité, sa capacité à décider, tout ce que n’a pas François Hollande à gauche ni aucun des prétendants à 2017 à droite », voulait croire ce mercredi le député sarkozyste, Yves Foulon.
Soutiens prudents voire plus que réservés
EXCLUSIF - Interview de Nicolas Sarkozy sur... par Europe1fr
Certains estiment à l’UMP qu’il ne peut pas faire autrement que se présenter à la présidence de l’UMP, « sinon cela serait un recul face aux juges ». D’autres ne l’imaginent pas en raison des affaires. « La Stasi et l’instrumentalisation politique, c’est comme les allumettes, c’est un argument qui marche une fois », grince un dirigeant. Tous s’accordent à dire que cette mise en examen est une nouvelle épée de Damoclès pour Nicolas Sarkozy. Et pour l’UMP.
mercredi 2 juillet 2014
Comme vous voulez
Comme vous voulez
C’est une de ces histoires qui rendent la politique délicieuse. A en croire « L’Express », le chef du gouvernement n’était pas content du tout lors d’un récent conseil des ministres. Une éminence ayant tutoyé un collègue, il s’énerva, choqué que le protocole soit si peu respecté. « On n’est pas au PS ici » fit-il sèchement remarquer. On s’en tint là. L’anecdote illustre le souci des formes des socialistes les postes une fois conquis. Camarades dans l’opposition, bons bourgeois au pouvoir... Déjà François Mitterrand, à peine élu président, avait dû affronter ce problème. Il le fit à sa manière, glacée. Un vieux militant l’accueillit en province : « On se connaît depuis si longtemps, dit-il. On se tutoie toujours ? ». Mitterrand répondit simplement : « Comme vous voulez ».
Troisième Guerre mondiale à l'horizon!
Il y a cent ans l’assassinat de Sarajevo sonna le glas de la stabilité européenne que l’on continue à pleurer aux chaudes larmes. Quelles qu’aient été les raisons de la Grande-Guerre ses fruits résultèrent inexorablement en Seconde Guerre Mondiale qui marqua les prémisses du système international apocalyptique et des relations économiques basées sur l’usure qui sont notre lot au quotidien.
Les grands profiteurs de ce modèle de société sont les financiers de la planète et les sociétés de l’ombre qui rongent les puissances d’antan. Aucun Etat de type nouveau ne leur résiste ; Seuls les Etats du type dit traditionnel, synonyme de rétrograde semblent échapper à la règle dont le plus grand est la Fédération de Russie.
Le panacée est le rattachement farouche à ses racines, conservation des traditions contre vents et marées, droit à l’autodétermination, sauvegarde de ses frontières souveraines, répudiation de toute déviation sexuelle et, avant tout autre chose, l’exercice de la religion nationale maintenant l’authenticité de la nation.
Jean-Michel Vernochet, écrivain, politologue, spécialiste de la théorie des complots, expert du Proche-Orient et de l’Europe de l’Est nous livre sa conclusion sur le frappant parallélisme entre 1914 et 2014.
La Voix de la Russie. Il y a 100 ans la Première Guerre Mondiale commençait… Voyez-vous un parallélisme avec la conjoncture actuelle ?
Jean-Michel Vernochet. Vous avez parfaitement raison de voir l’orage qui monte à l’horizon et à la périphérie de l’UE c’est-à-dire en Ukraine, en Irak, en Syrie et peut-être même au Liban, alors que la plupart d’analystes en voit peut-être une mais beaucoup plus éloigné : en Asie, en mer de Chine, dans la montée en puissance économique et surtout militaire de la Chine et les tensions qui se font jour notamment avec le Japon… Aux yeux des mêmes analystes, le Japon jouerait le rôle de la France en 1914 ! Il tiendrait la même position à ce qu’il paraît !
En 1914, nous avions un grand Empire qui amorçait son déclin qui était la Grande-Bretagne. Aujourd’hui c’est les Etats-Unis mais qui, malgré tout, restent une grande puissance militaire.
Je n’oserai dire que cette montée des périls à l’Extrême Orient qui est bien réel et qui s’explique par la bataille pour le contrôle du bassin du Pacifique. Maintenant nous ne sommes plus à l’heure du bassin de la Méditerranée mais à celle du Pacifique, voire au-delà avec l’installation d’une hégémonie réelle pensée par les Etats-Unis en 1945. « Vers la domination mondiale » était le titre d’un ouvrage d’un visionnaire-précurseur, ancien trozkiste et néo-conservateur avant la lettre qui s’appelait James Bernan.
Maintenant pour revenir plus près de nous et puisque vous avez évoqué Princip qui appartenait à un mouvement des tueurs des mona rques ! Si non voit la liste des monarques qui pendant deux décennies ont été assassinés… - Eh bien, cette liste est très significative et impressionnante ! On peut se faire un parallèle entre ces nihilistes c’est-à-dire anarchistes qui veulent abolir toute hiérarchie sociale, qui prônent la tabula rasa et qui prépare le terrain pour la révolution de 1917 en Russie et les fanatiques islamistes jihadistes qui sont à l’œuvre, qui gagnent du terrain et qui aujourd’hui menacent la sécurité européenne alors même que ces armées salafistes maintenant ont été sollicitées et encouragées, conseillées et encadrées par les Etats-Unis depuis 1979 et avant même l’invasion soviétique d’Afghanistan. Aujourd’hui les Etats-Unis connaissent un retour de flamme : Qui sème le vent, finit par récolter la tempête ! Là on peut supposer qu’à l’Est de l’Europe une guerre est en gestation ! Je pense qu’il y a des signes et nous allons les évoquer ensemble…
LVdlR. En passant au dossier ukrainien…
Jean-Michel Vernochet. En Ukraine, les fanatiques sont vraiment des fanatiques ultra, mais ils sont surtout instrumentés par les Eta ts-Unis, par le truchement de la CIA !
LVdlR. Que pensez-vous de la position du président Porochenko qui, épaulé par les Occidentaux, se fait intraitable sur le problème de la Crimée qu’il considère comme une annexion ?
Jean-Michel Vernochet. Vu de la France, j’ai l’impression que le président Poutine essaye de louvoyer pour éviter les obstacles : les pièges tendus, les chausse-trapes, etc. qu’on sème sur son chemin. On a vu que la Douma est revenue sur la loi permettant à l’Etat qu’est la Fédération de Russie d’intervenir pour protéger les minorités russes menacées. C’est un geste ! Maintenant je ne sais pas si cette concession apparaît presque comme le début d’une cha îne de concessions à perpétuité !
On demande au Président Poutine de retirer ses troupes qui sont à la frontière, mais il n’y a plus de souveraineté russe si les troupes ne sont plus là ! Pour revenir à votre question : 1919, c’est la fin de la guerre avec le traité de Versailles (mais la guerre va se prolonger à l’Orient jusqu’en 1923 et le traité de Lausanne)… Mais déjà en 1919, on voit bien que sous l’influence des franc-maçons et du président franc-maçon Wilson, que le principe des minorités l’emporte sur le principe de l’intangibilité des frontières ! Donc là il y a une mutation du droit international. Les deux principes vont continuer à cohabiter. Mais le principe des minorités va s’affirmer de plus en plus ou le principe de la souveraineté des peuples et de leur capacité à s’autodéterminer – l’expression du Général De Gaulle ! – et à choisir leur destin… La Crimée s’est exprimée de façon totalement non-équivoque, à l’unanimité pour son indépendance et puis pour son rattachement à la Russie.
Tout le processus légal qui s’est opéré n’a pas été reconnu par le président Porochenko qui semble faire des concessions. On a bien vu que le cessez-le-feu qui devait durer plusieurs jours, en fait n’est jamais intervenu véritablement. Les combats font rage dans l’abominable silence médiatique occidental. On ne sait absolument pas ce qui se passe au Sud et à l’Est de l’Ukraine actuellement à travers nos médias concentrés sur le football la Coupe du monde oblige !
Toujours est-il que là on a une pierre d’achoppement avec cette affaire de Crimée. Même si Porochenko exige le retour de la Crimée, il est bien clair que le rattachement de la Crimée qui est plutôt un retour, est irréversible ! C’est mon sentiment sinon Monsieur Poutine n’existe plus politiquement ce qui, je pense, ne sera pas le cas !
Donc en fait nous avons un casus belli, car le ver est dans le fruit ! Cela ne peut que déboucher sur un véritable conflit à un moment donné ou à un autre, volens nolens! Bon gré mal gré la Russie sera obligée d’intervenir au Donbass pour défendre ses intérêts dans cette partie de l’Ukraine.
Toutes les forces occidentalistes vont s’efforcer à pousser la Russie dans cette direction, mais il est vrai que nous sommes dans une situation où le dos au mur, la Fédération de Russie ne pourra pas reculer.
D’ailleurs si vous avez bien écouté le discours de M.Porochenko à Bruxelles, vous auriez remarqué qu’il est sans ambigüités. Sans jouer les Cassandres – je ne suis pas le prophète et nul n’est prophète d’ailleurs dans son pays ! - je vois un conflit qui monte. Nous saurions si M.Porochenko ne met pas d’eau dans sa vodka, nous ne pourrons pas l’éviter ! Et ce conflit ira jusqu’aux frontières européennes c’est-à-dire jusqu’à la Pologne. Nous aurons un embrasement majeur. Bien sûr, il n’y aura certainement pas d’échanges de tirs balistiques. Le conflit restera conventionnel. Mais la cassure qui en résultera entre l’Occident et l’Orient fera rejeter la Russie vers le vaste bloc Eurasiatiques en formation. Grand dommage pour l’Europe qui manquera sa chance de devenir véritablement européenne et de constituer cette Europe-puissance que les véritables Européens appellent de leurs vœux !
Mon tempérament me porte au pessimisme qui est une sorte de réalisme. Si on voit bien ce qui se passe en Irak où le diable est sorti de sa boîte ! Je pense d’ailleurs que l’Ukraine, l’Irak et la Syrie forment un continuum de conflits, de guerres ! Et ces conflits ne sont pas étrangers les uns aux autres. C’est une seule et même guerre que l’Occident vit à sa périphérie !
J’ai édité un livre qui s’appelle « Les Egarés » sur le salafo-wahhabisme qui donne la clé du conflit actuel en Irak. L’une des clés majeures ! Si l’on veut comprendre ce phénomène, il faut de toute urgence lire ce livre. Il faut aller aux racines du mal pour pouvoir les curer !
Commentaire de l’Auteur. Y a-t-il un moyen de regagner le paradis perdu de l’Europe d’antan ? Oui, à condition de se mettre à l’unisson avec les salafistes c’est-à-dire réinsérer la religion dans le contexte national et réintroduire la notion du patriotisme. La triste vérité est que ce chemin ne saurait se faire sans effusion de sang. La Russie de nos jours en a payé le tribut lors de la Seconde Guerre Mondiale à laquelle la France a presqu’échappé aussi bien que pendant les guerres de décolonisation. On se demande si la France peut s’engager dans ce chemin ou si elle préfère faire place aux nouveaux venus qui fêteront leur victoire comme celle de football en festoyant joyeusement dans la cour de la Pyramide de Louvre.
La malédiction des « ex »
La malédiction des « ex »
Nicolas Sarkozy serait-il en train, à son corps défendant, de se « chiraquiser » ? Son placement en garde à vue constitue une « première » historique pour un ancien chef de l'État, tout comme avait été « inédite », sous la V e, la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. À ceci près que Jacques Chirac fut condamné sans avoir jamais été mis en garde à vue, alors que Nicolas Sarkozy, placé en garde à vue, n'est pas encore, à ce que l'on sache, condamné. On ajoutera que la peine infligée à Jacques Chirac intervint dans un climat général d'indulgence et de compassion envers un ex-président déclinant, quand beaucoup guettent avec avidité une éventuelle condamnation du présomptueux Nicolas Sarkozy.
Tout cela pour dire que notre pays baigne depuis de longues années dans le remugle des affaires liées au financement des partis ou des campagnes électorales. Ni la fonction présidentielle ni l'image de notre république ne sortent grandies de ces feuilletons à scandale qui nourrissent le populisme.
La notion d'immunité présidentielle contribue à l'ensevelissement des dossiers en cours de mandat et abîme la vie démocratique en l'installant dans l'ère du soupçon permanent. Tout cela conduit à cette malédiction des « ex » à qui les juges, frustrés pendant trop longtemps, demandent des comptes lorsqu'ils ne sont plus protégés. C'est aussi ce décalage dans le temps, avec des enquêtes différées, qui contribue à l'impression d'acharnement.
Il est évident que la procédure coercitive retenue à l'encontre de Nicolas Sarkozy, ainsi que l'interpellation à leur domicile, avant leur placement en garde à vue, de deux hauts magistrats, traduisent très symboliquement une volonté décuplée des enquêteurs d'étayer leurs charges. Il y avait trop d'affaires « pendantes » autour de Nicolas Sarkozy pour que celui-ci échappe à cette rude épreuve de vérité. Quelle qu'en soit l'issue, une réflexion s'imposera sur l'exigence éthique attendue, en toutes circonstances, de la part des politiques comme des magistrats.
Bercoff : la chasse au Sarko continue
Pour André Bercoff, la mise en examen de l'ancien président de la République est un nouvel épisode de la chasse au Sarko. Mais attention à ne pas réveiller la bête. Le retour de Montesarko pourrait être pour bientôt.
Un spectre hante le petit monde politico-médiatique: Nicolas Sarkozy, ce pelé, ce galeux d'où nous vient tout le mal. Résumons: la dette, c'est lui. Le déficit, c'est lui. La corruption, encore lui. Avant Nicolas, il n'y avait jamais eu d'écoutes téléphoniques commanditées par un chef d'Etat. Avant Nicolas, il n'y avait jamais eu abus de faiblesse, visites guidées et généreuses de monarques étrangers, fausses factures et vrais dessous de table à tous les étages. Rappelons-nous: Nicolas Sarkozy a inventé la Françafrique, d'où les remerciements de Kadhafi. Nicolas Sarkozy ne respire qu'au Fouquet's
, ne nage que chez Bolloré, ne se loge que chez Bouygues et ne joue aux cartes qu'avec Balkany. Avant Balladur et ses comptes de campagne, avant 2007 et ses dérives, la France était une république vertueuse, juste, prospère, où les petits oiseaux chantaient aux oreilles enamourées des Bisounours intellectuels. Cinq ans de sarkozysme ont mené le pays aux résultats que l'on connaît: précipices béants dans lesquels se débat un Hollande qui fait ce qu'il peut. Mais comment remonter une pente si dure et si glissante?
Un spectre hante le petit monde politico-médiatique: Nicolas Sarkozy, ce pelé, ce galeux d'où nous vient tout le mal. Résumons: la dette, c'est lui. Le déficit, c'est lui. La corruption, encore lui. Avant Nicolas, il n'y avait jamais eu d'écoutes téléphoniques commanditées par un chef d'Etat. Avant Nicolas, il n'y avait jamais eu abus de faiblesse, visites guidées et généreuses de monarques étrangers, fausses factures et vrais dessous de table à tous les étages. Rappelons-nous: Nicolas Sarkozy a inventé la Françafrique, d'où les remerciements de Kadhafi. Nicolas Sarkozy ne respire qu'au Fouquet's
, ne nage que chez Bolloré, ne se loge que chez Bouygues et ne joue aux cartes qu'avec Balkany. Avant Balladur et ses comptes de campagne, avant 2007 et ses dérives, la France était une république vertueuse, juste, prospère, où les petits oiseaux chantaient aux oreilles enamourées des Bisounours intellectuels. Cinq ans de sarkozysme ont mené le pays aux résultats que l'on connaît: précipices béants dans lesquels se débat un Hollande qui fait ce qu'il peut. Mais comment remonter une pente si dure et si glissante?
Pendant ces cinq ans, on a traité Sarkozy de tous les noms. Florilège authentique: le menteur. Le voyou de la République. La tache sur le drapeau. Le nabot. Le machin. Le facho. Le réac. Depuis deux ans, cependant, depuis que la victoire aux doigts de roses a éjecté le nain de son siège usurpé, l'on aurait pu penser que l'affaire se calmerait, et qu'il se ferait oublier, voire qu'il se tairait enfin à jamais. Que nenni: à la grande tristesse d'une partie de la gauche et d'une partie de la droite, le ventre est encore fécond d'où peut jaillir la bête immonde. De Mélenchon à Marine, le souhait est le même: kill Sarko. Que l'on en finisse.
Il ne s'agit pas ici de discuter de sa mise en examen: ce n'est pas une chronique de juriste. Mais ceux qui veulent en finir avec l'ex-président, ont intérêt à le museler pour de bon. Pour ne pas transformer la séquence, rage et volonté aidant, en retour du Comte de Montesarko, plus vite que l'on ne pense.
La démocratie du soupçon
La démocratie du soupçon
C’est un curieux cocktail que viennent de concocter magistrats et policiers en mettant en garde à vue un ancien président de la République. Une mixture faite de suspicion et d’arrière-pensées, un mélange amer pour quiconque pense que la justice doit s’exercer sereinement.
Non qu’il faille traiter Nicolas Sarkozy différemment d’un justiciable lambda, même si, ancien chef de l’Etat et membre de droit du Conseil constitutionnel, il n’est pas tout à fait Mister Nobody. Mais sa garde à vue est un événement tellement spectaculaire qu’elle nourrit forcément le soupçon. D’abord sur les juges : s’acharnent-ils sur celui qui les a si souvent rudoyés, n’ont-ils pas un agenda directement corrélé au calendrier politique ? Soupçon sur le pouvoir, également : n’est-il pas à la manœuvre, n’instrumentalise-t-il pas dans l’ombre cette succession d’épisodes ? Soupçon sur les procédures : ces multiples affaires qui servent chacune de marchepied aux autres, alternant non-lieu et saisine connexe, illustrent-elles une bonne façon d’exercer la justice ? Soupçon sur Nicolas Sarkozy lui-même : l’accumulation des procédures finira-t-elle par ébranler la foi de ses partisans, et à tout le moins ne va-t-elle pas dégoûter de la vie publique l’ancien président ? Soupçon sur ses amis-ennemis de l’UMP : sont-ils tous dévastés par l’immobilisation même temporaire de celui qui pense pouvoir les battre tous ?
Rien de tout cela n’est démontrable, bien sûr. Mais ce doute profond crée le malaise. Dans un pays malade qui accumule les contre-performances économiques et sociales, cette suspicion qui s’insinue dans tous les interstices de la vie publique achève de convaincre le plus grand nombre que, décidément, la politique est irrécupérable. Mauvais signal pour la démocratie.
mardi 1 juillet 2014
La justice européenne se prononce sur l'interdiction du port de la burqa en France
La Cour européenne des droits de l'Homme, saisie par une Française de 24 ans, jugera mardi si l'interdiction du port de la burqa sur la voie publique constitue un «traitement dégradant».
Forcer une musulmane à ôter son voile intégral constitue-t-il un «traitement dégradant» ? Avec sa loi sur l'interdiction du voile islamique, votée fin 2010, la France viole-t-elle la vie privée, les libertés d'expression ou de religion? Autant de questions que la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), saisie par une jeune Française de 24 ans, doit trancher mardi.
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| Hors de France, qu'elle retourne dans son pays. |
Au grand public, elle n'a révélé que ses initiales, S.A.S. La jeune femme se dit adepte aussi bien de la burqa - qui cache entièrement le corps, y compris les yeux derrière un tissu à mailles - que du niqab - qui couvre le visage pour n'en montrer que les yeux -. Elle n'a pas participé à l'audience organisée en novembre 2013 devant les juges de Strasbourg, préférant se laisser représenter par des avocats d'un cabinet de Birmingham, au Royaume-Uni. «Parfaite citoyenne française d'un niveau d'éducation universitaire», elle «parle de sa République avec passion. C'est une patriote», assure un de ses défenseurs, Me Tony Muman.
Dans sa requête, elle affirme ne subir «aucune pression» familiale, accepter les contrôles d'identité, tout en voulant rester libre de porter le voile à sa guise. Ses avocats invoquent diverses violations: la forcer à se dévoiler en public constitue selon eux un «traitement dégradant». Ainsi qu'une violation de la liberté de religion, d'expression, et du droit au respect de la vie familiale et privée.
423 contrôles de femmes voilées
Selon un rapport publié en juillet 2013 par l'Observatoire de la laïcité, 423 contrôles de femmes entièrement voilées ont eu lieu depuis le vote de la loi, dont quelques récidivistes. «Cette loi, qui touche une extrême minorité de musulmanes, est contre-productive si l'objectif est de libérer les femmes, affirme Naïma Bouteldja, auteur d'un rapport, pour la Fondation Open Society, sur des musulmanes qui portent le voile intégral en France. Sur les 32 femmes que j'ai interrogées, toutes le portaient par choix, et souvent contre l'avis de leurs parents. Avec cette loi, les voilà condamnées à rester chez elles! Une condamnation de la CEDH apaiserait les esprits, car la population musulmane se sent victimisée en France, et ce n'est pas de la paranoïa!»
À l'audience de novembre 2013, la représentante de l'État français Edwige Belliard avait assuré que le texte incriminé n'est pas antireligieux, et «concerne toutes les possibilités de dissimuler le visage: par voile, cagoule, casque de moto…». La Belgique, qui a voté en 2011 une loi similaire au texte français, s'est associée à la procédure.
Dans sa jurisprudence passée, la Cour a déjà accordé à la France une marge d'appréciation pour interdire, au nom de la laïcité, le foulard dans les établissements scolaires. Elle a aussi validé l'obligation de retirer foulards et turbans aux contrôles de sécurité. Mais en 2010, elle a condamné la Turquie, en disant qu'arborer un vêtement religieux ne constituait pas en soi une menace à l'ordre public ou du prosélytisme.
L’excuse bidon du paritarisme
L’excuse bidon du paritarisme
L’emploi devait être son objectif, le dialogue social sa méthode. François Hollande a déjà raté l’un : alors qu’il avait fait de la lutte contre le chômage l’alpha et l’oméga de sa politique, le chef de l’Etat devra bientôt inscrire à son bilan d’étape quelque cinq cent mille chômeurs de plus. Et il est en train de gâcher l’autre : jamais le dialogue social, qui devait être le signe de la modernité politique et le symbole de la maturité de la société française, n’a paru si tendu. Plus grave, jamais il n’a semblé si inutile.
Du côté des syndicats, on s’émeut de l’habitude qu’a prise le gouvernement d’intervenir pour défaire ou dérégler certains accords pourtant signés et validés par les partenaires sociaux. Le dossier des intermittents est l’exemple le plus caricatural de cette négation du dialogue social. Et du côté du patronat, on s’exaspère de la valse-hésitation de l’exécutif, incapable de cadrer ses troupes et de résister aux pressions d’une partie de sa majorité. Le cirque parlementaire autour du pacte de responsabilité est la démonstration par l’absurde du grand vide de ce barnum.
Dans ces conditions, à quoi peut bien servir la prochaine grand messe sociale ? « A s’y emmerder », répond crûment Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO. A donner bonne conscience à un gouvernement impotent, se disent de plus en plus de patrons, à éviter de faire une première brèche dans l’esprit du paritarisme. Et finalement à conforter François Hollande dans son mode de gouvernement, ses allers et retours, la mollesse de ses arbitrages, l’arrangement permanent avec les contraires, l’enlisement satisfait de sa politique. Petit à petit, le mythe du paritarisme et la célébration du dialogue social sont devenus l’excuse bidon d’un pouvoir désarmé face au chômage.
« Grèce, année zéro »
La crise de la dette publique laisse des traces et de la rancœur. Pour beaucoup de Grecs, l’Etat est responsable d’une situation qui les a mis à genoux. Pour toucherun prêt de 240 milliards d’euros du Fond monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE), le pays a dû mettre, dès 2010, sa population à « la diète ». Les différentes réformes et mesures d’économies engagées pour éviter que la Grèce fasse faillite ont « laminé » les classes moyennes et les plus modestes. Baisse drastique des salaires et des retraites – jusqu’à 50 % des revenus –, ils sont nombreux à souffrir. « On est des Albanais dans notre pays, lance même une dame en larmes. Je prie la Vierge pour manger. » Ses trois enfants sont au chômage et elle ne cesse de répéter, face à la caméra, qu’elle a faim. Comme cette anonyme, de nombreux Grecs – les plus fragiles surtout – ont le sentiment d’avoir été sacrifiés et de devoir payer les erreurs du passé.
Tel est le constat que fait ce documentaire qui revient sur la crise et ses conséquences. Pour Grèce, année zéro, les auteurs, Jean Quatremer et Pierre Bourgeois, ont choisi de se laisser guider par l’historien Nicolas Bloudanis, auteur de Faillites grecques, une fatalité historique ? (Xerolas, 2010), et de partir à la rencontre du peuple en colère et des hommes politiques – qui sont ou qui ont été en charge demettre en place la politique d’austérité –, ils leur donnent largement la parole.
EVASION ET FRAUDE FISCALES
Intéressants, les témoignages convergent : les différents gouvernements ont laissé la corruption des fonctionnaires s’installer, et l’Etat a préféré continuer à s’endetter que de lutter contre les évasions et les fraudes fiscales. Ainsi, au-delà des réformes, c’est à un changement de mentalité que doit faire face la Grèce pour en finir avec ses anciennes pratiques.
Paradoxalement, cette crise de la dette pourrait permettre à la Grèce de repartir de zéro, à condition de mettre en place une véritable politique fiscale qui toucherait également les plus riches et les grandesentreprises. Mais attention à la dérive populiste, le parti néonazi Aude dorée recueille les faveurs d’une partie du peuple qui est à bout. Et l’on refait le match !
Et l’on refait le match !
Et l'on refait le match ! Oui, mais pas celui qui a mis la France à l'arrêt hier à partir de 18 heures. Celui qui oppose, depuis des mois, Nicolas Sarkozy aux juges. Un match qui, notez-le bien, pourrait également mettre aux arrêts la « stratégie du retour » de l'ex président. Un match dont certains disent qu'il est truqué tant ses rebondissements interviennent à des moments où François Hollande accumule les difficultés. En tout cas, Nicolas Sarkozy, dès qu'il veut se redonner de l'air, se retrouve régulièrement acculé sur sa ligne de défense. Hier, les spectaculaires interpellations et mises en garde à vue de deux hauts magistrats et de l'avocat Thierry Herzog ont relancé l'enquête pour « trafic d'influence » et « violation du secret de l'instruction » liée à l'affaire Bettencourt.
C'est d'abord le caractère rarissime de la mesure qui interpelle. Comme s'il y avait la volonté de frapper les esprits davantage par « l'exemplarité » des gardes à vue que par une nécessité de fond d'agir de la sorte. Après l'ouverture, la semaine passée, d'une enquête confiée par le parquet de Paris à des juges spécialisés sur le financement de la campagne présidentielle de 2012 à la suite de l'affaire Bygmalion, on frise la saturation.
Il est entendu qu'il pèse beaucoup de soupçons sur Nicolas Sarkozy dont on a peine à croire qu'il se soit compulsivement mêlé de tout sans avoir jamais été au courent de rien. Il aurait grandement gagné à se mettre totalement en réserve plutôt que d'aiguiser les appétits vengeurs des uns ou des autres.
Mais il est évident que l'effet cumulatif des procédures donne l'impression que l'on cherche à mettre définitivement Nicolas Sarkozy hors-jeu. Au risque d'alimenter le reproche d'acharnement judiciaire à son encontre. À l'impulsivité de Nicolas Sarkozy, ne doit pas répondre une forme de frénésie judiciaire. Il appartient à la justice de démontrer des faits en se gardant bien d'être trop… démonstrative. Elle ne doit surtout pas donner l'impression de vouloir « épingler » l'ex-président plus pour ce qu'il a été, que pour ce qu'il a fait.
La dette française tutoie les 2000 milliards d'euros
La dette publique a augmenté de 45,5 milliards entre le dernier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014, pour atteindre 1985, 9 milliards d'euros fin mars.
Le gouvernement se serait bien passé lundi matin de la publication du nouveau chiffre de la dette française. Un chiffre qui va venir s'insérer dans les discussions houleuses que l'exécutif a, en ce moment même, sur les questions de finances publiques avec sa majorité. Ce lundi, l'Insee a annoncé que l'endettement avait atteint 93,6 % du PIB à la fin mars. Dit autrement, la dette atteignait 1 985,9 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2014, en forte hausse de 45,5 milliards par rapport au trimestre précédent. À ce rythme-là, il est fort probable qu'elle ait donc aujourd'hui dépassé le plafond hautement symbolique de 2000 milliards. Et si ce n'est pas le cas au milliard près, c'est une question de semaines…
Dans le détail, c'est l'État qui a généré en ce début d'année la plus grande augmentation (+43,3 milliards), puis les administrations de Sécurité sociale (+4,6 milliards). À l'inverse, la contribution à la dette des administrations publiques locales a baissé de 2,1 milliards.
Ce chiffre, aussi alarmant soit-il, ne va pas se traduire par un désintérêt soudain des investisseurs pour notre dette. La France emprunte actuellement à un prix très bas sur les marchés financiers - tellement bas que la loi de finances rectificative pour 2014 a permis de réduire de 1,8 milliard d'euros cette année les charges de la dette par rapport à ce qui était prévu.
Sonnette d'alarme
Et ni les économistes ni l'exécutif ne prévoient de vrai mouvement à la hausse à court terme. D'autant que le chiffre publié hier «n'est pas la traduction d'une dégradation subite de la situation ; les variations trimestrielles, qui s'expliquent par des éléments techniques de trésorerie, sont à prendre avec beaucoup de précautions», défend-on à Bercy.
Il n'empêche. Cela fait quand même de nombreux mois - voire de nombreuses années - que la situation de notre endettement inquiète. Dans son rapport sur «La France en 2025» remis la semaine dernière au président de la République, le commissaire général à la stratégie et à la prospective, Jean Pisani-Ferry, prévenait qu'«il faut être conscient que celui-ci nous expose à des tensions sur le refinancement de l'État en cas de remontée de l'aversion pour le risque sur les marchés financiers». Et rappelle que notre ratio de dette publique était dans les années 1990 «sensiblement inférieur à la moyenne ; il est aujourd'hui un peu supérieur» à ceux des pays de l'OCDE avec lesquels nous pouvons nous comparer.
La Cour des comptes, elle, tire régulièrement la sonnette d'alarme sur le sujet. Cela fait longtemps que son premier président, Didier Migaud, juge que le niveau atteint par la dette «place notre pays dans une zone dangereuse» et que «les efforts jusqu'ici engagés ne suffisent pas à nous en dégager».
Preuve, s'il en fallait encore, que l'État ne peut se permettre de se relâcher sur le déficit public. Que, même si le sujet est compliqué politiquement, le gouvernement ne doit plus donner gain de cause aux «frondeurs» sans que les mesures annoncées ne soient financées. Sinon, c'est un scénario déjà fragile - qui prévoit encore un déficit public ramené à 3 % du PIB l'an prochain - qui serait totalement remis en cause.
Un chiffre doubléen onze ans
Il aura fallu 11 ans pour que la dette française double de volume! C'est en effet au deuxième trimestre 2003 qu'elle avait atteint 1000 milliards d'euros. A la fin de cette année-là, l'endettement atteignait 63 % du PIB. La France n'a, depuis cette date, jamais réussi à tenir sa dette en dessous des 60 %, un chiffre pourtant préconisé par le traité de Maastricht. De déficits annuels en déficits annuels, la dette avait commencé à exploser à partir des années 1990.
La Grèce redevenue un "Etat-membre normal"
Un semestre à la tête de l'Union européenne a permis à la Grèce éreintée par la crise de s'affirmer en "Etat-membre normal" et d'améliorer son image en témoignant notamment d'une grande sobriété budgétaire, a estimé aujourd'hui le ministre des Affaires étrangères Evangelos Venizelos.
"Notre premier objectif était de montrer que la Grèce est un Etat-membre normal et à part entière (de l'UE, ndlr). Les six mois qui s'achèvent nous ont aidés et nous aideront encore à améliorer notre image", a estimé M. Venizelos lors d'une conférence de presse. La Grèce passe demain le relais de la présidence tournante de l'UE à l'Italie après avoir assuré cette charge pour la cinquième fois depuis son adhésion en 1981. Après avoir frôlé la faillite au fil d'une crise de la dette qui a également failli emporter la zone euro, Athènes avait fait de cette présidence un enjeu important. Or la Grèce, plombée par ses dérapages budgétaires passés, a "géré au plus serré les dépenses (de sa présidence, ndlr)", n'utilisant que 30% du budget de 50 millions d'euros qui lui était alloué, soit environ 19 millions, a vanté M. Venizelos.
Une performance saluée par l'ambassade de Grande-Bretagne à Athènes qui a évoqué un "exemple à suivre". Le ministère allemand des Affaires européennes a estimé que "l'UE sort plus forte de cette présidence", entamée dans des conditions "difficiles et troublées". Au cours des six derniers mois, l'UE a notamment trouvé un accord sur le délicat dossier de l'union bancaire, afin d'éviter que les faillites des banques de la zone euro ne soient supportées à l'avenir par les contribuables.
"Notre premier objectif était de montrer que la Grèce est un Etat-membre normal et à part entière (de l'UE, ndlr). Les six mois qui s'achèvent nous ont aidés et nous aideront encore à améliorer notre image", a estimé M. Venizelos lors d'une conférence de presse. La Grèce passe demain le relais de la présidence tournante de l'UE à l'Italie après avoir assuré cette charge pour la cinquième fois depuis son adhésion en 1981. Après avoir frôlé la faillite au fil d'une crise de la dette qui a également failli emporter la zone euro, Athènes avait fait de cette présidence un enjeu important. Or la Grèce, plombée par ses dérapages budgétaires passés, a "géré au plus serré les dépenses (de sa présidence, ndlr)", n'utilisant que 30% du budget de 50 millions d'euros qui lui était alloué, soit environ 19 millions, a vanté M. Venizelos.
Une performance saluée par l'ambassade de Grande-Bretagne à Athènes qui a évoqué un "exemple à suivre". Le ministère allemand des Affaires européennes a estimé que "l'UE sort plus forte de cette présidence", entamée dans des conditions "difficiles et troublées". Au cours des six derniers mois, l'UE a notamment trouvé un accord sur le délicat dossier de l'union bancaire, afin d'éviter que les faillites des banques de la zone euro ne soient supportées à l'avenir par les contribuables.
Les bésicles du Président
Les bésicles du Président
A suivre hier les media qui ne parlaient que de ça, on ne savait pas trop ce qui était le plus important pour la France : le match ou les lunettes de Hollande. Lui également était ignare: aussi, en champion de la synthèse et en quête d’une popularité évaporée, il regarda le foot à l’Elysée avec ses nouveaux lorgnons. Il n’ignorait pas les plaisanteries faciles que ce changement provoquerait, lazzi portant autant sur la nécessité d’une bonne vision que sur les avantages des doubles foyers et sa capacité à changer de monture. Pour nous, un grand mystère était enfin dissipé. Lorsqu’il y a plus de deux ans, Mme Aubry dénonça le flou de son adversaire, chacun crut qu’elle critiquait sa ligne politique. Pas du tout : en fait, elle n’ignorait rien des bésicles du Président.
LUI FAIRE VOIR LA RÉALITÉ
EN FACE...
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