samedi 21 juillet 2012
Destruction créatrice : ces effets positifs des délocalisations qu'on oublie trop souvent
Dessous des cartes : cette aimable Belgique qui cache si bien son jeu historique d'affaiblissement de la France
Avant même que soient entendus les responsables de Peugeot, ils sont accusés de dissimulation, de mensonge, d'incompétence, d'avidité. Bref, ces personnes seraient des ennemis du peuple et peut-être même des traîtres à la nation. Le procès est déjà fait, la condamnation prononcée !
On comprend la déception et l'inquiétude des personnels concernés par des suppressions d'emplois. Il est indispensable de tenir le plus grand compte de ces personnes, de faire tout ce qui est possible pour obtenir leur reclassement. Mais est-ce en dressant les gens les uns contre les autres qu'on arrivera à trouver les solutions possibles ? Qui veut plus de chômage ? Qui veut mettre sur le sable les personnels des entreprises en difficulté ? Personne bien évidemment et surtout pas les chefs d'entreprise. Ils ont une grande responsabilité : celle d'embaucher du personnel car, si les affaires tournent mal, l'embaucheur risque de devoir licencier. Il n'est jamais félicité lorsqu'il embauche, mais il est toujours vilipendé lorsqu'il débauche, comme si l'on pouvait faire fi des contraintes économiques.
La confiance, condition de la croissance
Si l'on comprend que des questions puissent, et même doivent être posées, que des situations soient analysées, au besoin réétudiées, il importe de le faire dans un climat serein où puissent naître le dialogue sincère et la coopération. Mais commencer par l'accusation, voire l'insulte, ne peut que nourrir les rancoeurs, les rancunes et les oppositions.
Ce n'est pas en faisant des patrons ou des salariés des boucs émissaires qu'on favorisera le sauvetage ou l'extension des entreprises nécessaires à la croissance. La désignation de boucs émissaires ne peut cacher ni la gravité d'une situation, ni les responsabilités des uns et des autres. La désignation de boucs émissaires ne peut, en définitive, qu'accroître les divisions et risque de déboucher sur la haine qui finit par retourner les sociétés contre elles-mêmes.
À l'aube d'un quinquennat qui, de toute manière, devra faire face à de nombreuses difficultés dans tous les domaines, attiser les oppositions au lieu de les apaiser ne peut que compliquer les choses, rendre plus difficile la recherche des solutions, leur application et ainsi compromettre l'avenir. La France n'a vraiment pas besoin de ces attitudes agressives mais, au contraire, de dynamisme et de confiance mutuelle pour aller de l'avant et vite !
Dans le civil, Arnaud Montebourg était avocat. En politique, il s’est mué tout au long de sa carrière en procureur. Ses attaques contre Jacques Chirac, qu’il a traité en 2002 de « quasi-délinquant » et qu’il voulait faire traîner en Haute cour de justice, lui ont coûté un maroquin ministériel, du temps de Lionel Jospin et de la cohabitation. Chargé en 2008 de la rénovation au PS, il a endossé les habits de Saint-Just, l’accusateur public de la Terreur révolutionnaire, fidèle compagnon de Robespierre, pour s’attaquer aux fédérations corrompues. Le voilà au gouvernement, et il s’est trouvé une nouvelle croisade, contre PSA. Le ministre du Redressement productif qui tire à vue sur l’un des fleurons de l’industrie nationale : c’est du jamais vu. Il faut dire que François Hollande lui a ouvert la voie, en accusant le groupe Peugeot de « mensonge », le 14 juillet.
Nous n’allons pas défendre ici les choix stratégiques de Peugeot, à bien des égards contestables. Mais il faut savoir raison garder : on ne peut pas accuser le groupe de tous les maux de la Terre. S’il est en mauvaise posture, c’est d’abord parce que les ventes de voitures sont en chute libre sur ses marchés du sud de l’Europe, et aussi parce qu’il a voulu produire en France, pendant que son concurrent Renault réduisait ses effectifs en douce pour investir à l’étranger. S’en prendre à la famille Peugeot est facile. Montebourg pourrait aussi se souvenir que, contrairement à Louis Renault qui a collaboré avec les nazis, du temps de l’occupation, Rodolphe et Jean-Pierre Peugeot ont facilité les sabotages de leurs ateliers sochaliens par la Résistance pour entraver l’effort de guerre allemand. Le patriotisme des Peugeot vaut celui de bien des ministres.
Ce n’est pas en affaiblissant PSA – son image ainsi que le cours de son action en bourse – que l’on défend l’automobile française ! Montebourg reste campé sur une position dogmatique qui n’a jamais sauvé un seul emploi. Il se comporte comme s’il était toujours dans l’opposition, alors même qu’il peaufine un plan de relance de la filière automobile qui va demander un effort national. Et qu’il faudra bien mettre en œuvre de concert avec les deux constructeurs français tant honnis.
Le gouvernement n’a pas fini de pratiquer le grand écart entre la pensée prêt-à-porter gauchiste des années soixante-dix et la réalité du XXI e siècle. Le déchirement musculaire guette. Et c’est l’industrie française qui en souffrira.
Mais quel jeu cruel jouent donc les Russes en Syrie, en s’opposant continuellement aux résolutions de l’ONU ? Pourquoi leur indéfectible soutien à Bachar al-Assad entouré de milliers de « conseillers » dépêchés par le Kremlin, jusqu’à l’envoi de navires de guerre qui en ce moment font cap sur la Syrie ?
Les explications « classiques » ne suffisent plus. Prétendre qu’un autre régime syrien chasserait la flotte russe de son unique base en Méditerranée, celle de Tartous sans grand intérêt stratégique, n’a guère de sens. Insister sur le monopole russe du marché des armes, non plus : Damas est incapable de payer.
D’autres raisons de cet engagement sont plus obscures. Ainsi Moscou, par Assad interposé, réglerait ses comptes au fondamentalisme sunnite, soutien de la rébellion en Syrie… et du terrorisme dans le Caucase. Et comme au temps des tsars, le Kremlin se verrait aussi protecteur des minorités chrétiennes potentiellement en danger car favorables au pouvoir alaouite. Des chrétiens surtout orthodoxes chers au Patriarcat de Moscou qui ne ménage pas son appui au système Poutine…
La réalité est plus pragmatique encore. La Russie mise sur l’impuissance de l’Occident, quitte à ne pas écarter une déflagration générale au Moyen-Orient avec les conséquences que l’on sait sur l’approvisionnement pétrolier. Un Occident qui, au nom de principes humanitaires, adouberait aujourd’hui des courants fondamentalistes musulmans. En invoquant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à renverser la tyrannie. Donc en invoquant aussi cette démocratie qui sait rassembler des dizaines de milliers de manifestants anti-Poutine à Moscou. Une démocratie dont le Kremlin et la Douma détricotent les derniers maillons russes…
Les « niet » sur la Syrie s’adressent également aux Etats-Unis, à une administration Obama paralysée au Moyen-Orient mais – au grand dam de Moscou – toujours partisane, via OTAN interposée, du bouclier antimissiles en Europe. Quant à la Chine, au diapason du veto russe, elle sait profiter de la situation : l’impuissance occidentale doublée par la crise financière en Europe fait oublier tous les griefs à son encontre.
Et pendant ce temps, le sang coule.
Au début, ils ont continué à regarder le film. Normal : la salle résonnait de détonations, et l’écran montrait une scène de fusillade. C’était synchrone… Mais les spectateurs du cinéma Century d’Aurora ont bientôt compris que les armes étaient des vraies armes, qui font des vrais morts – pas de ces images qui font peur et dont on se dit, moitié content, moitié coupable : c’est bien, on dirait que c’est vrai… Là, c’était vraiment vrai. Mais les douze morts n’étaient pas encore comptés que la tuerie revivait sur Twitter, Facebook et imgur, où une victime exhibait son T-shirt transpercé de balles et ses blessures. Puis nous avons vu à la télévision le visage du tueur, James Holmes, si souriant que l’on s’est dit : c’est pas vrai ! Si. Et sachez qu’on en fera sans doute bientôt un film, de la tuerie d’Aurora. Et vous imaginez, le jour de la première, la salle qui résonne de détonations…
Vers une dépression en France
La politique mise en place par François Hollande et le
gouvernement Ayrault ne fera qu'aggraver la situation économique de la
France, parce qu'elle pénalise les entrepreneurs, ceux qui créent les
richesses et les emplois.
La France a un nouveau gouvernement qui présente une caractéristique qui n’a jamais existé dans aucune autre démocratie : il ne contient aucun ministre issu du secteur privé. Aucun de ses membres n’a jamais dirigé une entreprise, ils ont toujours, tous été payés par le produit de nos impôts…
Je ne suis guère rassuré par le fait que ces fonctionnaires qui n’ont
donc aucune idée de ce qu’est la vraie vie soient « conseillés » par
des économistes, qui sont également tous issus de la fonction publique en étant tous professeurs/fonctionnaires.
Comme tous ces gens sont sans aucun doute de bonne foi et désirent
bien faire, je me suis dit qu’il était de mon devoir de procéder à leur
éducation, bien déficiente jusqu’à ce jour. Je ne doute pas que ces
lignes vont être portées à la connaissance de ceux qui nous gouvernent
et qu’ils sauront en faire leur miel, acceptant avec la modestie qui les
caractérise les conseils de quelqu’un qui a consacré sa vie à analyser
ces choses-là, sans jamais être payé par quelqu’un d’autre que par ses
clients [1].
Comme tous les gouvernements depuis 1974 sans exception, ils n’ont bien sûr qu’une idée en tête : le chômage
et qu’un but, le réduire.Voilà qui est déjà une idée bizarre : le
chômage n’a aucun intérêt pour un économiste, la seule chose qui compte
c’est l’emploi.
Il ne faut donc pas faire baisser le chômage, qui n’est qu’un résidu mais faire monter l’emploi.
Pour arriver à ce résultat, commençons donc par éliminer les solutions qui n’ont jamais marché.
- Embaucher des fonctionnaires,
- Stimuler la consommation, en augmentant par exemple le salaire minimum,
- Se lancer dans une politique industrielle,
- Créer une banque d’investissement,
- Faire des dépenses d’infrastructure et construire plus de ronds points à l’entrée de chaque village,
- Etc.
Après tout, s’il suffisait que l’État dépense de l’argent qu’il n’a
pas pour qu’il y ait forte croissance, la France aurait dû être en boom
économique depuis 1973 (date du dernier équilibre budgétaire) et l’Union
Soviétique le pays le plus développé du monde, ce qui ne s’est pas
produit, à ma connaissance. Mais je n’ai pas été dans les bonnes écoles…Toutes ces « fausses solutions » entrainent qui plus est une hausse de l’endettement public, ce qui n’est guère conforme aux traités que nous avons signés.
Ayant écarté d’un revers de main ce qui à l’évidence n'a jamais marché et ne marchera jamais, il nous faut maintenant identifier ce qui a toujours marché.
Commençons par poser une petite question socratique toute simple et cette question n’est pas « comment créer des emplois ? » mais qui crée ces fameux emplois et comment peut-on l’aider ?
À cette question, une réponse et une seule : un type curieux que nos fonctionnaires n’ont jamais croisé sur leur route et dont on ne parle jamais à l’ENA et qui s’appelle un entrepreneur.
Ce débile profond prend les risques de dépenses certaines, salaires, impôts, loyers, frais divers et variés qu’il essaie de compenser par des recettes incertaines en vendant ses produits et services à des clients qui ne voient pas très bien pourquoi ils devraient acheter chez lui plutôt qu’ailleurs. La différence entre ses coûts - certains - et ses revenus - fort incertains - s’appelle le profit, mot abominable et dont Marx a fort bien montré le caractère injuste et spoliateur. Forts de cette analyse incontestable dont chacun a pu mesurer le bienfondé en URSS, nos technocrates ont tout fait depuis bien longtemps pour assurer la justice sociale et donc pour que notre suceur de sang ait des profits en baisse constante.
Ils y sont fort bien arrivés, ce dont on ne saurait trop les féliciter.
Depuis 1972, la part des profits dans le PNB n’a cessé de baisser et nous sommes aujourd’hui au plus bas depuis 25 ans au moins.
Remarquons également que chaque fois que se produit une récession en France, la variable d’ajustement, ce sont les profits qui du coup baissent, puisque les ventes des sociétés chutent tandis que leurs coûts ne baissent pas.
Je suis sûr que le lecteur se sentira conforté dans sa croyance en l’excellence des élites qui nous gouvernent si je lui dis que pendant que le cash flow des sociétés passait de 30% du PNB à 22%, la part de l’État dans l’économie passait, elle, de 30% à 44%, assurant la justice sociale que chacun peut constater aujourd’hui et que le monde entier nous envie.
Le seul inconvénient est bien sûr que les emplois dans l’économie varient en fonction des variations de la rentabilité de mon entrepreneur et que quand sa rentabilité baisse, il licencie, fait faillite - ce qui prouve son incompétence notoire - et cesse en tout cas d’embaucher.
Quand l’entrepreneur gagne de l’argent, six mois plus tard il embauche, quand il n’en gagne pas, six mois plus tard il débauche…
Salauds de riches qui n’embauchent que quand ils gagnent de l’argent ! On a honte pour eux !
Et c’est là où les choses vont se gâter pour « notre cher et vieux pays », comme l’appelait de Gaulle.
L’économie française est en train de rentrer en récession, comme chacun le sait, et donc les profits des sociétés vont baisser sèchement, comme à chaque fois dans une récession, et six mois après, comme à chaque fois, le nombre d’emplois va donc plonger.
Les recettes fiscales vont fort logiquement s’écrouler tandis que les dépenses de l’État vont augmenter très fortement et donc le déficit budgétaire français va exploser à la hausse comme l’ont fait les déficits italiens ou allemands depuis un an.
Le déficit primaire (c’est-à-dire hors paiement des intérêts) va repartir à la hausse à toute allure, pour repasser la barre des -5% en termes de PNB et devant ce désastre, il est à craindre que les taux français ne se mettent à monter, comme en Espagne ou en Italie, rendant la situation ingérable puisque la France sera alors dans une trappe à dettes.
Heureusement, comme je ne cesse de le répéter, nous sommes gouvernés par des gens qui ont été dans les meilleures écoles et qui donc vont certainement prendre les bonnes décisions.
Et d’ailleurs, ils ont commencé à les prendre. Citons dans une liste qui se veut non exhaustive de ce qui a été déjà décidé :
- Un alourdissement de la fiscalité sur les sociétés.
- Une augmentation du SMIC, qui augmentera mécaniquement le coût du travail pour tous les employeurs.
- Un retour des charges sociales sur les heures supplémentaires, faisant baisser le salaire moyen.
- Une imposition plus lourde sur le capital, sur les revenus du capital, sur les plus values en capital et sur les salaires élevés, qui fera baisser le taux d’épargne français et donc à terme nos investissements.
- Une contribution spéciale sur les banques qui va réduire les fonds propres de ces profiteurs et donc renchérir le crédit tout en le rendant moins disponible.
- Une taxe spéciale sur les sociétés pétrolières qui va inciter ces dernières à se débarrasser encore plus rapidement de leurs activités en France, en fermant des raffineries et en en licenciant le personnel.
- Une quasi-interdiction de licenciement, accompagnée de la mise en examen d’un certain personnel de direction qui avait essayé de préserver la marge de leurs sociétés.
La marge brute d’autofinancement va donc se ratatiner, à la place de simplement baisser - à cause des mesures insensées prises par ce gouvernement et il existe maintenant une quasi certitude que l’économie de notre pays rentrera en dépression fin 2012, début 2013, tant le carnage dans les PME va être incroyable cet été, comme l’ont déjà fait l’Espagne et l’Italie qui ont suivi avec le succès que chacun peut voir des politiques tout à fait similaires.
Bref, les hauts fonctionnaires sous l’impulsion des génies profonds tels Trichet ou Delors avaient déjà mis l’économie de notre pays à genoux en imposant cette incroyable stupidité appelée l’Euro.
Cette même classe, qui dispose aujourd’hui d’un pouvoir absolument sans partage et qui est composée de gens au moins aussi incompétents que les deux personnages mentionnés plus haut (ce qui parait impossible, mais est hélas la réalité) ont décidé de finir le travail et d’achever de foutre en l’air notre économie puisque maintenant, ils n’ont plus aucun contrepoids. Tout à l’air bien parti pour qu’ils atteignent le but auquel ils travaillent depuis 1974 et qui semble être de faire de notre pays une zone de non droit où le secteur privé n’existera plus - enfin.
Mon premier livre, dans lequel je décrivais dans le détail tout ce qui allait se passer si on continuait à laisser agir ces gens-là, s’appelait Des Lions menés par des Ânes, publié chez Laffont en 2001.
Rétrospectivement, je trouve que j’ai été trop sévère pour ces pauvres ânes qui ne méritent en rien d’être mis en comparaison avec nos fonctionnaires… Mais après tout, comme me l’a fait remarquer un fidèle lecteur, âne n’est-il pas l’anagramme d’ENA ? Va donc pour l’âne.
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Sur le web.
Notes :
vendredi 20 juillet 2012
Commission Jospin, Jouyet à la CDC : la République des copains
L’Etat PS prend tranquillement ses marques dans la froidure
(sic) estivale. Ces mêmes socialistes, qui pendant cinq ans ont dénoncé
le « clan Sarkozy », se partagent les postes et les honneurs dans un
entre-soi qui en dit long sur leur conception de la morale publique.
Après la nomination à la tête de la Caisse des dépôts du
socialisto-sarkozyste Jean-Pierre Jouyet, sauvé des eaux de l’ouverture
par la grâce de son amitié de trente ans avec François Hollande, c’est
un autre proche du président de la République qui est prestigieusement
recasé : Lionel Jospin.
L’ancien Premier ministre mythique du socialisme à la française
(tellement brillant qu’il a réussi à se faire battre par Jean-Marie Le
Pen) revient au premier plan avec sa nomination à la tête d’une
commission (il va falloir s’habituer à ce terme tant François Hollande
semble l’apprécier et vouloir en faire l’alpha et l’oméga de sa
politique) pour la moralisation de la vie politique.
Quels curieux messages envoyés par le pouvoir socialiste que de
prétendre s’atteler à l’indispensable besoin de modernisation de notre
système démocratique en rappelant coup sur coup un ancien socialiste qui
aura mangé à tous les râteliers en devenant ministre de Nicolas
Sarkozy… et son mentor qui était pourtant très bien dans sa retraite de
l’île de Ré.
Les commentateurs et journalistes de gauche nous resserviront sans
doute la soupe du « Sarko faisait pareil »… Mais justement, n’a-t-il pas
été éreinté pour ses pratiques, qui ne sont pourtant jamais allé aussi
loin que le spectacle que nous donne à voir la gauche au pouvoir.
jeudi 19 juillet 2012
DSK, nouvelle marque de boisson... aphrodisiaque
Deux entrepreneurs, dont un producteur de safran, désireux de
valoriser les bienfaits naturels de cette épice, ont élaboré une boisson
gazeuse à base de kiwi qu'ils ont baptisé DSK, pour Drink safran kiwi,
tout en jouant sur les vertus dites aphrodisiaques de la plante.
"Depuis l'Antiquité, le safran est connu pour ses nombreuses vertus.
Il est antidépresseur, a la réputation d'apporter gaieté et sagesse,
soigne le foie, abaisse la pression artérielle, stimule la respiration,
et on lui confère des qualités d'aphrodisiaque féminin", explique à
l'AFP Stéphane Briault, concepteur de cette boisson "naturelle,
pasteurisée, sans colorant ni conservateur" avec Patrice Guillard,
producteur de safran dans le Cher.
"'Safran drink' n'étant pas très vendeur, on a pensé à 'Drink safran kiwi' qui faisait 'DSK'. On s'est demandé si on osait ou pas, puis on s'est dit que les gens s'en souviendraient plus facilement", ajoute-t-il.
22 entreprises avec l'acronyme DSK
Vingt-deux noms d'entreprises comportant l'acronyme DSK sont déposées à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI).
La cible des concepteurs de DSK est "la clientèle branchée, le monde de la nuit" pour mélanger notamment la boisson pétillante aux alcools forts. Stéphane Briault assure avoir lui-même constaté que le safran permet d'atténuer les effets néfastes de l'alcool.
Elaboré et conçu dans la Creuse, avec notamment 90% de safran cultivé dans le département, et lancé officiellement lundi à Guéret comme l'a rapporté France Bleu Creuse, 10.000 bouteilles de DSK ont été embouteillées pour démarcher cet été des établissements de nuit parisiens et de la Côte d'Azur.
La guerre des sexes a de l'avenir au bureau
Il faudra plus qu'une loi pour changer les mentalités en entreprise. Une étude de l'association IMS-Entreprendre pour la Cité démontre que les clichés homme/femme
dominent encore les esprits dans les entreprises : l'homme est vu en
«leader» doué pour l'action et fort en charisme, la femme en
«assistante», dotée d'empathie et d'un sens de l'organisation.
L'étude de l'association, qui rassemble plus de 200 entreprises, a été menée dans neuf d'entre elles (Accor, Capgemini, Egide, Pôle emploi, Renault, Sodexo, Sogeti, TNT et Total), les salariés étant interrogés via un questionnaire ou lors d'entretiens individuels.
Selon cette enquête, menée auprès de 1200 salariés en France, l'attribution de compétences spécifiques en fonction du genre est partagée par les deux sexes et concerne 44% des managers hommes et 51% des managers femmes. Pour ceux qui estiment qu'il y a une différence, 29% jugent qu'elle provient des gènes et 68,3% de l'environnement.
Les femmes ont une moins bonne image d'elles mêmes que les hommes
Ces stéréotypes qui «tendent à résumer le duo «manager-assistante», provoquent «des difficultés pour les femmes à être identifiées comme leaders et à se projeter sur des postes à haute responsabilité, mais également pour les hommes, une tendance à négliger la candidature de femmes à ces postes», notent les auteurs. Malgré ces clichés, hommes et femmes interrogés décrivent le manager «idéal» comme relevant d'un modèle androgyne, conjuguant des qualités attribuées aux deux sexes (charisme, leadership, empathie, organisation...).
Dans le détail, les hommes ont une bonne image des femmes... surtout si elles restent à des niveaux hiérarchiques inférieurs.
De leur côté, les femmes ont une image d'elles-mêmes moins bonne que celle des hommes vis-à-vis d'elles. Elles ont aussi une image plutôt négative de leurs collègues masculins, le sentiment et le vécu de discrimination renforçant cet état de fait, selon les auteurs de l'étude.
Les femmes avec des responsabilités se masculiniseraient
Ainsi, 57,5% des femmes pensent que leurs supérieurs favorisent les hommes pour les postes à responsabilité. Elles sont aussi 67% à penser que les hommes sont mieux payés, alors que seuls 34% d'hommes pensent la même chose. En outre, 67% des hommes estiment que l'accès aux promotions internes est équitable entre les sexes, contre 39% des femmes.
Par ailleurs, pour plus de la moitié des hommes (53,1%) et 48,7% des femmes, les femmes qui obtiennent un poste à responsabilité finissent par se masculiniser, une idée qui peut renforcer un phénomène d'autocensure de la part des salariées. Pour 85,1% des managers, les femmes dirigeantes sont mêmes parfois plus dures que les hommes et deviennent encore plus carriéristes (52,9%).
Chine : 27 ans et trop vieilles pour se marier
Cela fait presque un an que Xu, jolie
Chinoise trentenaire, fréquente le «Jardin de la joie». Ce club de
rencontre à Pékin a été crée pour échapper à la condition de célibataire
«sheng nu». Désormais inscrit dans le dictionnaire chinois, ce terme à
connotation très péjorative peut être traduit par «celle qui restent »
ou « celle dont on ne veut plus».
« Les hommes ne veulent pas d'une femme de 30 ans »
Un sondage très médiatisé publié en 2010 a entériné définitivement ce nouveau phénomène sociologique. Organisé par la Fédération chinoise de la femme, le sondage révèle qu'il y a 180 millions d'hommes et femmes célibataires en Chine, mais que 92% des hommes interrogés estiment qu'une femme doit se marier avant l'âge de 27 ans.
«Les hommes ne veulent pas d'une femme de 30 ans , un âge considérée comme déjà avancé pour le mariage en Chine » témoigne Xu, devant un jeu de majong. « C'est important pour eux qu'elle soit encore jolie » précise Summer, 26 ans, membre d'un autre club de rencontre.
Les filles tiennent à leur indépendance financière
« L'apparition du phénomène a plusieurs origines. D'une part les jeunes travaillent beaucoup et ont peu de lieux de rencontre en dehors de leur travail », explique Wu Di, sociologue, qui vend ses conseils 130 dollars la séance et vient de publier un livre sur le sujet. « D'autre part, le mariage n'a jamais été synonyme de bonheur. Or, aujourd'hui beaucoup de jeunes femmes vivent très bien seules et ne voient pas l'intérêt d'abaisser leur niveau de vie pour se marier », ajoute la sociologue.
Une forte pression familiale
« La vraie raison pour laquelle je viens au club, c'est pour ne pas décevoir mes parents. J'aimerais les rendre heureux », raconte Xu. Conscient des déséquilibres démographiques liés à la politique de l'enfant unique, le gouvernement lance régulièrement des campagnes qui font la promotion d'un mariage jeune.
A 34 ans, Shelly est consultante et revient tout juste des Etats-Unis. Depuis son retour, elle n'ose plus voir sa famille en province et fuit même ses amies proches qui ne cessent d'arranger pour elle des rendez-vous galants.
«J'ai de la pression de tous les côtés. Je sens bien que ma mère est triste lorsqu'elle voit les petits-enfants de ses copines », dit-elle. Shelly s'apprête à retourner aux Etats-Unis pour faire un deuxième Master. En partie pour échapper au regard de ses collègues, parents et amis. « Je pense rentrer en Chine à 40 ans. J'espère qu'à ce moment je serai tellement âgée, tellement « incasable » qu'on me laissera tranquille », lance-t-elle.
L'UE, cette momie socialiste
L’Europe est trop régulée, gérée par une bureaucratie
auto-complaisante et encline à l’intervention de l’Etat. Elle finira en
musée si elle ne retrouve pas son esprit d’entreprise, estime l’ancien
négociateur pour l’adhésion de la Pologne.
L'Union européenne oeuvre de moins en moins en faveur de la croissance économique et pour ses citoyens, et de plus en plus pour elle-même et ses fonctionnaires. Ses procédures et sa réglementation, au lieu de faciliter l'activité économique, l'entravent.
L'UE est de moins en moins compétitive. Les pays membres n'ont pas les moyens de financer son armée de fonctionnaires et ses dépenses publiques, alors ils s'endettent à l'infini soit à l'intérieur (Belgique, Allemagne, Pays-Bas, France), soit à l'extérieur du pays (Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Grèce).
Les anciens schémas de fonctionnement épuisés, l'UE n'est plus en mesure de favoriser la croissance économique. Les réformes proposées sous la forme d'une intégration politique plus étroite, d'une mise en commun de la dette, ou d'une politique de croissance au prix de l'explosion des déficits ne feront que renforcer les rangs de l'armée de fonctionnaires et engendrer de nouvelles réglementations, entravant plus encore l'activité des entreprises.
Le membre le plus ancien a 89 ans
Personne ne veut se souvenir de l'histoire récente, quand la libéralisation du marché en Pologne en 1989 a déchaîné un esprit d'entreprise sans précédent. L'Europe, elle, veut du socialisme, du monopole d'Etat, du plein emploi artificiel, surtout dans la fonction publique et dans les entreprises d'Etat. Et pourquoi pas des cartes de rationnement ?Pour ne pas parler dans le vide, appuyons-nous sur un exemple concret, que je connais bien. Regardons le fonctionnement du Comité économique et social européen [dont l'auteur fut membre entre 2004 et 2010], l'un des organes de l'UE censé exprimer la position de la société civile sur la législation européenne. A quoi ressemble en réalité la voix de la société civile ?
Les conseillers qui y siègent sont désignés par les ONG, les organisations syndicales et patronales. Leurs candidatures sont ensuite approuvées par les gouvernements et par le Conseil de l'Union européenne. La plupart des membres du Comité sont des fonctionnaires issus des institutions représentatives des partenaires sociaux. Ainsi, dans le groupe des employeurs, il est très difficile de trouver un vrai entrepreneur, dans le groupe des syndicats, un ouvrier digne de ce nom, et au sein du groupe des organisations non-gouvernementales un véritable travailleur social. Les champions de la longévité occupent leurs sièges pendant des dizaines d'années. Le plus ancien de ses membres a 89 ans.
8 000 euros par mois nets d'impôts
Tout récemment, le groupe des employeurs a pratiqué le vote par acclamation ! A la question – êtes vous un homme d’affaires ? – un de ses représentants m’a répondu qu’il ne l’était pas, mais qu’il se sentait un esprit d’entreprise ! Une réponse similaire m’a été donnée par un représentant des employés ; interrogé sur son profil professionnel, il a déclaré n'avoir jamais été ouvrier. Et lorsque je leur ai demandé s'ils pourraient échanger leurs groupes respectifs, ils ont avoué que cela ne leur poserait pas de problème majeur.Ces sont ces personnes qui sont censées nous représenter nous, la société civile. En tant qu'employés d’organismes sociaux, ils gagnent à peine plus que la moyenne nationale. Que leur offre l'UE ? Un salaire journalier de 233 euros pour avoir participé à une réunion. Il suffit de signer la liste de présence et vous pouvez disparaître, ce qui est devenu une habitude pour certains. Quelque 1 084 euros tombent une fois par semaine en remboursement de frais de déplacement. S’y rajoute un per diem de 30 euros pour les dépenses de logement, une double indemnité pour les déplacement en dehors de Bruxelles et de nombreux autres avantages (cantine bon marché, salle de gym, médecin, etc.) Au total, si l’on se donne du mal, on peut empocher jusqu'à 8 000 euros par mois, nets d'impôts.
Les personnes désignées peuvent gagner bien plus, pour peu qu'elles siègent souvent lors des sessions. Et qu'est-ce qui nécessite des délibérations à n’en plus finir? Des centaines de nouvelles réglementations à examiner et à évaluer. Plus il y a de législation, mieux c'est, parce qu'on gagne plus. Quand, il y a quelques années, le cabinet du président José Manuel Barroso a évoqué l'initiative de simplifier la loi, tout le monde a répondu oui. Tout le monde, sauf les membres du Comité.
100 000 réglementations par an
C'est comme ça dans toute l'Union. Tout le monde travaille et gagne de l'argent, en créant de nouvelles lois. En moyenne, 100 000 réglementations en dix ans, soit dix mille par an.C'est la course à la réglementation, dont le respect sera étroitement surveillé, aussi bien à l'échelle européenne que dans les pays membres, par de nouveaux fonctionnaires, spécialistes de la supervision bancaire.
Un jour ou deux jours passés dans une telle ambiance et on se sent à nouveau en pleine réalité socialiste. Personne ne veut se rappeler sa triste fin. L'UE et les Etats membres ont besoin de réformes fondamentales comme celles engagées en Pologne en 1989 : la libération de l'activité économique et un discours clair affirmant aux populations que leur destin dépend de leur labeur, et non pas d’une armée de fonctionnaires.
Tant que l'Union et ses citoyens ne comprendront pas que rien n'est gratuit, il sera difficile d'entrevoir une prémisse de reprise et de fin de crise. Pour l'instant, l'Union est en bonne voie pour devenir une Momie européenne.
"Le Titanic Euro a désormais touché l'iceberg"
Dans une récente intervention au Parlement européen, au cours
de laquelle il propose un saisissant résumé de la situation en Europe,
Nigel Farage (UKIP) pointe le principal défaut de l'eurozone : "le génie
de l'endettement mutuel".
Je ne suis pas toujours d’accord avec les analyses de Nigel Farage.
Nigel Farage a toujours été opposé à l’Euro, même lorsque celui-ci
fonctionnait intelligemment, et très souvent ses analyses
sont assorties de considérations subjectives voire idéologiques.
Néanmoins, il faut reconnaître que la situation actuelle de la zone
Euro lui permet des interventions au parlement européen comme celle-ci,
datant du 13 juillet dernier. Passée la première minute où il s’en
prend, à son habitude, aux deux Présidents de l’Europe, tout ce qu’il
dit est juste. Sa démonstration sur les taux d’emprunt de l’Italie est
exacte, sa projection et son évaluation des besoins des banques
espagnoles aussi. Ne perdons pas de vue que le gouvernement britannique
prépare une consultation populaire afin de savoir si les Britanniques
souhaitent ou non maintenir leur appartenance à l’UE. L’acharnement de
Nigel Farage à démontrer que si l’Euro marche sur la tête (et je le
répète sa démonstration est juste) c’est parce que toute l’UE marche sur
la tête, est à inscrire dans ce contexte.
Nous évoquions récemment différentes positions en Hollande, en Allemagne, en Finlande où commencent à se faire entendre des voix très hostiles à l’Euro et à l’UE. En voici une nouvelle : le Danemark. Ceci est paru dans JYLLANDS-POSTEN, premier quotidien danois : "Le Danemark échappe à une énorme facture", titre le quotidien danois à la une de son supplément économique. Il a demandé à deux économistes de calculer combien le pays aurait dû débourser dans le cadre des programmes de soutien aux pays de la zone euro, si le royaume en avait fait partie. Réponse : "338 milliards de couronnes, soit 45 milliards d’euros, c’est une énorme facture pour notre PIB. Les Danois ont donc eu raison de refuser par référendum l’adhésion à l’euro en 2000". "Qui voudrait faire partie d’un club dont la cotisation augmente sans que vous sachiez de combien et qui augmente constamment ?" demande Christian Blaabjerg, économiste.
Les politiques interrogés confortent cette analyse. Ceux qui étaient opposés à l’entrée dans l’Euro, bien sûr, "Il n’y a personne d’autre à payer la facture que les pays de l’euro, et nous ne sommes pas concernés, car, heureusement, nous ne sommes pas dans la zone euro", a déclaré Bjørnskov qui croit que l’euro était condamnée dès le début. Il ajoute : "L’euro est une structure qui encourage les pays à se comporter de façon irresponsable, parce que les politiques peuvent promettre n’importe quoi ; au bout du compte, ce seront les pays de l’euro, conjointement et solidairement, qui seront responsables des dettes que vous aurez contractées". Même Marianne Jelved, l’ancienne présidente de la gauche radicale qui avait fait campagne pour l’Euro prend aujourd’hui ses distances. Elle déclare : "Le problème est que plusieurs pays n’ont pas respecté les règles. S’ils l’avaient fait, nous n’aurions pas eu les problèmes que nous avons aujourd’hui."















