dimanche 15 juillet 2012
Le volontarisme sur les dossiers chauds poussera-t-il François Hollande à oublier sa promesse de ne pas être un hyper-President ?
PSA montre que Montebourg n'est qu'un petit fusible
La situation s'éclaircit. Pas pour tout le monde, soyons clairs, et
certainement pas pour les ouvriers de PSA qui vont subir à la fois une
tempête médiatique, politique, et surtout sociale. Mais pour certains
membres du gouvernement, en revanche, la situation s'éclaircit
franchement. C'est notamment le cas d'Arnaud Montebourg Du Dressement
Très Progressif : de la position enviée d'homme à tout redresser, il
passe à celle de bouffon coloré et impuissant. Mais surtout ...
... Mais surtout, suite à l'annonce par PSA d'un plan de
restructuration conduisant à la suppression de 8000 emplois et la
fermeture du site d'Aulnay-Sous-Bois, on peut mesurer de façon très
précise l'ampleur du pouvoir réel dont dispose le vaporeux ministre.
Pour cela, on pourra regarder tout le déroulement de l'affaire, du point de vue politique et médiatique.
On pourrait noter que, comme pour Billancourt jadis, des signes avant-coureurs d'une santé de plus en plus hésitante de l'automobile française laissaient pourtant percevoir que ceci devait arriver un jour. La multiplication récente des primes à la casse et autres bidouilles gouvernementales pour soutenir à bout de bras cette industrie n'ont, en définitive, que repoussé au frais de contribuables déjà saignés à blanc une issue inéluctable. Par comparaison, les fabricants automobiles étrangers qui ne furent pas aidés subirent, au déclenchement de la crise en 2008, une violente chute de leur chiffre d'affaire et de leurs ventes, qu'ils ont maintenant au moins en partie rattrapés. L'industrie française, faussement protégée par les mesures gouvernementales dispendieuses, savait déjà que le retour de bâton serait douloureux. Pas étonnant, dès lors, que les rumeurs de fermetures allaient bon train depuis plusieurs années.
La suite immédiate de l'annonce n'étonnera guère que les plus jeunes d'entre nous. Comme prévu, le gouvernement, déjà au courant depuis des mois si ce n'est des années, s'est immédiatement et hypocritement placé sur ses ergots et, d'un petit cri strident et unanime, a clairement fait savoir sa totale désapprobation.
Plusieurs modes sont de mise : "Gasp ! L'entreprise a massivement reçu des subventions", "C'est un scandale car l'industrie automobile a un avenir en France", pour une Martine Aubry remontée comme un coucou suisse. En effet, pour elle, une entreprise qui reçoit des subventions massives de l’État est une entreprise qui va -- forcément -- bien et dont l'avenir est -- obligatoirement -- florissant. C'est même un signe clair, vérifié pour toutes les industries et toutes les entreprises : plus elles sont subventionnées, moins elles font faillite. Et puis Martine, qui, on l'oublie trop souvent, a elle-même conçu huit modèles différents de voitures vendues à plusieurs millions d'exemplaires, sait que cette industrie a un avenir en France. En patronne de trois grands groupes (automobiles, fusées techno-spatiales et débouteillage industriel), elle a une idée précise et pertinente de ce qu'il faut faire pour remettre toute la situation d'équerre, pif, paf, et elle ne se gênera pas pour l'exprimer.
Et pour en venir au frétillant gentleman farmer du Dressement Reproductif, il a déclaré sans ambages :
"Nous n'acceptons pas en l'état le plan présenté par PSA, sabre de bois !"(L'option "scrogneugneu" a été écartée par un habile conseiller qui jugeait cela trop passéiste.) Et bien sûr, aucune précision n'a été fournie sur les terribles moyens de pression que le gouvernement pourrait faire jouer sur le groupe privé.
En tout cas, le premier ministre, un certain Jean-Michel
Le même Jean-Paul Héraut en a d'ailleurs profité pour lancer un petit coucou sympathique à la direction de PSA, en lui demandant, si c'était possible, sauf vot'respect, d'engager une concertation bien bisou-compatible avec les partenaires sociaux, afin que toutes les options soient bien discutées, tout ça, afin de pas trop faire de casse, enfin, voilà. Évidemment, on saisit sans trop de mal que derrière sa langue de bois, Jean-Jacques Haireau est à sec pour son pistolet à eau et que sa seule arme encore capable de produire quelque chose est son petit kit à bulles Dora l'Exploratrice. C'est mignon, un petit premier ministre qui fait de jolies bulles irisées dans la tempête de Juillet...
Quant à Arnaud, lui, il a déjà rempli sa tâche. Il attendra calmement le 25 juillet pour remettre sa copie au Conseil des Ministres (une feuille petit format, petits carreaux, margée, écrit gros) dans laquelle on trouvera peut-être un malhabile dessin de voiture, un touchant poème aux rimes incertaines, ou un coloriage bigarré qui déborde un peu.
Ne nous leurrons pas : le pauvret n'a, en réalité, aucun pouvoir.
Si on peut reprocher pas mal de choses à François Hollande (à commencer par le temps pourri qui le poursuit), on ne peut pas lui retirer un certain entregent politique et un talent de calculateur certain. Or, cette affaire PSA illustre parfaitement ce calcul qui fut mené dès le départ par le nouveau président, encombré qu'il était par ce cuistre frémissant.
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| Va falloir que je me mouille ! |
De plus, comme le faisait judicieusement remarquer Authueil dans un billet daté du 30 juin, dans les textes, le pauvre ministre du Redressement Inductif n'a quasiment aucun pouvoir si ce n'est celui d'occuper la place, sous les sunlights. Sur le long terme, c'est assez malin pour Hollande puisque tout le monde sait déjà que les plans sociaux à la PSA vont très probablement se succéder ; à chaque fois, Arnaud devra se cogner les petites grimaces télévisuelles et les emportées lyriques sur ce que le gouvernement s'engagera à faire pour sauver tout le monde. À chaque fois, le plan social ne sera modifié qu'à la marge, histoire de lui faire vaguement conserver la face. À chaque fois, il perdra un peu plus de sa superbe, déjà passablement amoindrie après même pas deux mois de gouvernement.
Il faut se rendre à l'évidence : Montebourg n'est plus qu'un petit fusible, ou, disons charitablement, un magnifique bouclier pour Moscovici, qui pourra l'envoyer au feu à chaque nouvelle désagréable. Ce con suffisant sera, au moins au début, ravi de faire de la présence dans les productions folliculaires. Mais au rythme que la crise promet d'atteindre, il n'est pas impossible que le jouet de Hollande se lasse et tire sa révérence froufroutante.
Pendant ce temps, bien sûr, incompétence aidant, l'industrie française continuera d'agoniser.
François Hollande maquille la rigueur en «effort juste»
Le chef de l'État lors de son intervention du 14 Juillet a indiqué vouloir redresser le pays «dans la justice».
«J'ai hérité d'un pays dont je connaissais l'état,
donc je ne vais pas faire semblant de le découvrir», a assuré François
Hollande, souvent tenté de renvoyer à Nicolas Sarkozy et à la droite la
responsabilité de l'état du pays. «Je rappelle que la droite était au
pouvoir depuis dix ans», a-t-il glissé à deux reprises lors de son
entretien diffusé sur TF1 et France 2. Mais désormais, c'est lui qui est
à la manoeuvre. Et qui doit par conséquent affronter des difficultés
qu'il résume en trois chiffres: d'abord celui de la dette, ensuite celui
du chômage, enfin celui du déficit commercial. Tous sont
cataclysmiques. Tous appellent des mesures difficiles. Tous menacent de
plonger la France dans le déclin. D'où le diagnostic de François
Hollande en forme d'appel au patriotisme: «Il y a un effort à faire, il
doit être juste». «Chacun doit faire preuve d'audace pour faire des économies»
Il est surtout gigantesque. Selon la Cour des comptes, ce sont 33 milliards d'euros que doit trouver l'Etat l'année prochaine pour équilibrer son budget en respectant l'impératif de réduire les déficits publics. En clair, ce sont les grandes entreprises et les ménages les plus aisés qui paieront en premier, mais pas seulement. Alors que le gouvernement doit s'atteler à la réforme fiscale promise par François Hollande lors de sa campagne, ce dernier l'a assuré samedi: «Je n'écarte aucune ressource (...) Toutes seront sollicitées». Sauf celle, a priori, d'une hausse de la TVA dont il a rappelé qu'il avait abrogé la hausse programmée pour octobre par Nicolas Sarkozy. La hausse de la CSG semble donc désormais acquise mais il n'y aura pas que cela. «Pourquoi regarder la CSG comme seul moyen?» a demandé François Hollande, renvoyant aux partenaires sociaux la responsabilité de se mettre d'accord sur le sujet dans le cadre de la grande conférence sociale dont un bilan d'étape est programmé dans un an.Signe que «l'effort juste» sera tout de même assez douloureux, François Hollande a évoqué les économies que devrait réaliser l'État sur ses dépenses. Jusqu'alors, il s'était montré plutôt discret sur le sujet, se contentant de rappeler qu'en dehors de la police, de la gendarmerie, de la justice et de l'éducation, où les effectifs augmenteront, tous les autres ministères seraient appelés à réduire les postes. Selon François Hollande, «chacun doit faire preuve d'imagination, d'audace pour faire des économies». L'avertissement est valable pour la fonction publique territoriale mais aussi, dans la limite des moyens d'action de l'état, pour les entreprises. C'est en tous cas ce qu'a semblé dire François Hollande en commentant le plan social chez PSA. À mille lieux de Lionel Jospin qui avait assuré en son temps que «l'Etat ne peut pas tout», François Hollande s'est montré beaucoup plus martial. «L'Etat ne laissera pas faire», a-t-il promis en mettant en cause les choix stratégiques de l'entreprise et sa politique de distribution des dividendes.
S'il s'y était préparé, la tâche qui attend François Hollande à l'Élysée est immense. Mais il l'assure: «j'ai voulu y être. Cela a été un long combat. Ce n'est pas pour déserter maintenant».
Mali: «c'est aux Africains eux-mêmes de régler la crise»
François Hollande a également commenté la situation internationale, en évoquant notamment la situation au Mali: «C'est aux Africains eux-mêmes de régler la crise». Interrogé sur les propos de Laurent Fabius qui avait estimé jeudi que l'usage de la force serait «probable à un moment ou à un autre» pour s'opposer à l'emprise des groupes islamistes sur le nord du Mali, le chef de l'Etat a confirmé la «solidarité» de la France envers la Mali tout en estimant que c'est la mobilisation du Conseil de sécurité de l'Onu, où une première résolution a été votée le 5 juillet, et aux pays de la région d'œuvrer à une sortie de crise. La France, dont six ressortissants sont retenus en otage par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) «ne peut pas être en première ligne» avait dit jeudi le ministre des Affaires étrangères. Au Mali, a déclaré le président de la République, «ce n'est pas un coup d'Etat de plus». Il y a, a-t-il poursuivi, «un terrorisme qui s'est structuré, qui s'en prend aux personnes et aux monuments» et dont la menace s'étend «à l'échelle de l'Afrique, de la France et de l'Europe».
À propos de la Syrie, François Hollande a déploré que «les drames se succèdent». La réunion, le 6 juillet à Paris, du «groupe des amis» du peuple syrien a permis de «maintenir la pression pour que Bachar el-Assad parte», a affirmé le chef de l'Etat. Néanmoins, la Chine et surtout la Russie continuent à s'opposer à tout interventionnisme de la communauté internationale qui remettrait en cause le pouvoir du président syrien. Le président de la République a renouvelé un appel au président russe. «J'ai dit à Vladimir Poutine (qui a été reçu le 2 juin dernier à l'Elysée, ndlr) que le pire serait d'avoir une guerre civile en Syrie. Il est encore temps, plus que temps», pour agir, a insisté François Hollande.
samedi 14 juillet 2012
Tout craque. Tout craque de partout.
Votre correspondante, qui a besoin de vacances depuis quelques jours... la météo, qui rend la France schizophrène et menace les feux d'artifice de la Fête nationale... et l'Europe, bien sûr !
Moody's a dégradé l'Italie... les taux français sont devenus négatifs... la Finlande joue les trouble-fête... les banques espagnoles voient leurs dettes exploser auprès de la BCE...
... Et surtout, les fondamentaux économiques ne sont toujours pas au rendez-vous, comme l'expliquait Joel Bowman il y a quelques jours :
"L'histoire se répète à travers toute la Zone euro, où l'activité manufacturière ne cesse de ralentir de la Tamise au Danube. L'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas et la Grèce ont tous enregistré une croissance négative. Comme tout le monde (exceptés les économistes) pouvait s'y attendre la situation de l'emploi a empiré également, le taux de chômage s'élevant à 11,1% au cours du mois de mai... un record depuis la création de l'euro".
"Comme c'est le cas partout ailleurs, les chiffres du chômage ne racontent qu'une partie de l'histoire. Le problème est aussi d'ordre démographique : un nombre croissant de jeunes européens continuent de subir un taux de chômage excessivement élevé. Même dans les pays de l'Eurozone en moins mauvaise situation, le chômage des actifs considérés comme 'jeunes' oscille entre 8% et 10%".
"Mais en Espagne et en Grèce, une personne sur deux âgée de moins de 25 ans est sans emploi. Que feront ces jeunes de tout ce temps d'oisiveté ? Accepteront-ils avec résignation leur destin sans espoir et sans travail ? Hériteront-ils sans rechigner de la dette à laquelle leurs pères les ont entravés ? Paieront-ils des programmes d'aide sociale obligatoires qui selon toute probabilité n'existeront plus lorsqu'il sera temps pour eux d'en recevoir les bénéfices ?"
Décidément, le répit après le sommet du 28 juin aura été de bien courte durée. Envolée, la belle entente, les volontés de "plus d'Europe" et l'intégration accélérée. On apprend que les Grecs n'ont pas perdu leurs mauvaises habitudes... pendant que des citoyens allemands assignent le fonds d'urgence de la Zone euro, le MES, en justice.
Mais faut-il s'en étonner ? Quand on applique à une situation inédite les mêmes vieux remèdes inefficaces -- assouplissement quantitatif, baisse de taux et ainsi de suite (ouvertement comme la Fed ou plus discrètement comme la BCE) --, est-il vraiment surprenant que l'état général ne s'améliore pas ?
Non, cher lecteur, il va falloir s'y habituer : tout craque. Et l'effondrement final pourrait arriver plus rapidement qu'on le pense, étant donné que les autorités semblent désormais à court de clous et de planches pour colmater les brèches.
Etes-vous prêt ?
Meilleures salutations,
Andy Griffith est décédé mardi 3 juillet. L'acteur avait incarné l'avocat Matlock, qu'il a interprété pendant neuf ans.
C'est une véritable légende de la télévision américaine qui vient de s'éteindre. Andy Griffith
est mort à l'âge de 86 ans en Caroline du Nord. Le comédien avait
débuté sa carrière à la fin des années 50 en se faisant notamment
remarqué dans Un homme dans la foule de Elia Kazan. C'est surtout grâce
à la télévision qu'il accéda à une grande popularité : entre 1960 et
1968, il fut la star de The Andy Griffith Show, une comédie familiale où
il incarna le shériff Andy Taylor dans 249 épisodes. PSA : «Un complot de Nicolas Sarkozy, bien sûr !»
Hollande va annoncer une commission sur la moralisation de la vie politique
Sur le thème des armées «au service de la Nation et de la paix dans le
monde», le cru 2012 met à l'honneur les casques bleus qui servent dans
le cadre des forces de l'ONU et les troupes rentrant d'opération
extérieures (Opex). Avec 4950 hommes et femmes des trois armées et de la
Sécurité civile, le défilé sera aussi copieux que les années
précédentes. 241 chevaux, 450 véhicules et 82 motos sont également
mobilisés pour le défilé au sol et 66 avions, 32 hélicoptères seront
dans les airs. Plus de 3000 policiers et militaires sont mobilisés pour
assurer la sécurité du défilé et 1900 policiers et gendarmes seront
encore présents dans la soirée pour la sécurité du feu d'artifice sur le
Champ de Mars.
De nombreux membres du gouvernement,
du monde diplomatique, assistent comme à l'accoutumée au défilé depuis
la tribune présidentielle dressée, place de la Concorde. Parmi eux, la
présence de Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande sera
particulièrement observée. La journaliste va faire sa première
apparition officielle depuis l'affaire du «tweetweiler».
A l'issue des cérémonies, le président s'entretiendra avec des soldats blessés en opération et des familles de militaires morts en mission. A 13 h
15, la journée va revêtir un accent plus politique. François Hollande
va renouer avec une tradition abandonnée par son prédécesseur Nicolas
Sarkozy, l'interview télévisée. Interrogé par Claira Chazal et
Laurent Delahousse, respectivement pour TF1 et France 2. Le socialiste
devrait rendre un hommage appuyé aux armées, avant d'évoquer la crise
sociale et financière, après l'annonce du choc social à PSA. François
Hollande fera le bilan d'un début de quinquennat marqué par la crise de
l'euro et la montée du chômage. Il est également particulièrement
attendue sur l'affaire du tweet de sa compagne Valérie Trierweiler qui a
mis à mal sa volonté d'instaurer «une présidence normale». L'entretien
se fera en direct de l'Hôtel de la Marine, place de de la Concorde, où
aboutit le défilé militaire.
Il devrait ensuite se rendre dans les jardins de l'Elysée ouverts au
public pour l'occasion avant de rallier Brest pour le 20e anniversaire
de la fête maritime «Tonnerres de Brest»
Vendredi soir, le président s'est adressé aux militaires lors de la
réception au ministère de la Défense qui précède les cérémonies du 14
juillet. Le chef de l'Etat a lancé l'élaboration du nouveau Livre blanc
de la défense, qui doit redéfinir les menaces et les capacités des
armées pour les 15 ans à venir.
Vivez les principales étapes de cette journée sur le parisien.fr
11h25. La caméra loupe de France 2 amuse sur twitter. Pour
suivre les cérémonies du 14 juillet, France 2 a mis les moyens. Près de
120 personnes travaillent sur le direct orchestré à l'antenne par Marie
Drucker. Depuis le début de cette édition spéciale, la journaliste met
l'accent sur ... la "caméra loupe" qui permet de faire des images au
ralenti des militaires. Répétés plusieurs fois depuis le début de la
matinée, la caméra loupe est devenue au fil des minutes l'objet de
blagues sur twitter. «A la fin du défilé combien de fois Marie Drucker
aura dit caméra loupe ?», s'interroge un internaute. «LE mot du défilé
du #14juillet sur @France2tv c'est #cameraloupe !!!», enchaîne un autre.
«Quelqu'un m'explique pourquoi ma timeline est remplie de #cameraloupe ?
», s'interroge une autre.
11h15. Nicolas Dupont-Aignan salue les militaires sur twitter.
Fier de nos soldats qui risquent leur vie . Une belle armée au service de la République#défilé
— Dupont-Aignan (@dupontaignan) Juillet 14, 2012
11 heures. La compagne du président Hollande, Valérie Trierweiler, n'est pas assise à côté de lui. Elle a pris place dans la tribune d'honneur, au côté des personnalités invitées. La cérémonie retransmise à la télévision ne montre que très peu d'images d'elle. Sur le réseau social twitter, on s'interroge... Principal invité étranger à assister au défilé : le président du Parlement européen, Martin Schultz.
10h55. Hollande va annoncer une commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique lors de son interview télévisée du 14 juillet. Cette commission devrait en particulier se pencher sur le cumul des mandats, les modes de scrutin, le financement des campagnes électorales et les conflits d'intérêts, a-t-on ajouté. Lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale, le 3 juillet, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé l'introduction d'«une part de proportionnelle» dans le mode de scrutin des élections législatives et la fin du cumul de mandats pour les parlementaires dès 2014, conformément aux engagements de campagne de François Hollande.
10h40. Corinne Lepage se réjouit sur Twitter.
#Defilé formidable moment d'émotion avec le discours de Gambetta
— Corinne Lepage (@corinnelepage) Juillet 14, 2012
10h30. Le passage du discours de Gambetta qui évoque une pluie diluvienne, fait sourire le président de la République, à la tribune. François Hollande extrêmement malchanceux en terme de météo depuis son élection, a toujours assisté à des cérémonies par mauvais temps. Le 15 mai, les images lors de son investiture sur les Champs Elysées ont fait le tour du monde. On le voyait trempé dans son costume ruisselant, lunettes embués. Lors de son passage à Londres cette semaine, les médias anglo-saxons lui ont trouvé un surnom : «rain man» (l'homme de la pluie, ndlr)
10h18. Après avoir passé en revue les forces armées présentes sur les Champs Elysées, François Hollande est accueilli par Jean-Marc Ayrault, le premier ministre. François Hollande, l'air grave, reçoit le salut.
10h15. Faouzi Lamdaoui, un proche de François Hollande partage des photos de la tribune officielle.
J'assiste au défilé du 14 Juillet, Place de la Concorde. twitter.com/Faouzi_Lamdaou…
— Faouzi Lamdaoui (@Faouzi_Lamdaoui) Juillet 14, 2012
10h02. François Hollande commence le défilé dans une voiture militaire.
9h57. Jean-Marc Ayrault de la tribune présidentielle se confie. «Je n'oublie que c'est l'image à nos français, nos soldats, qui sont engagés dans des missions de paix», assure le Premier ministre.
9h55. La patrouille de France se met en place et s'apprête à décoller.
9h54. François Hollande quitte l'Elysée. Le président de la République a pris place à bord de la voiture officielle qui va le conduire jusqu'aux Champs-Elysées.
9h52. Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande arrive sur la tribune officielle où elle prend place parmi les personnalités. Elle est particulièrement attendue puisque c'est sa première sortie depuis son tweet de soutien à l'adversaire politique de Ségolène Royal, pendant les législatives. Un acte qui a plongé François Hollande au coeur de soucis familiaux. D'autant que cette semaine, son fils Thomas Hollande, le fils du Président s'est exprimé dans l'hebdomadaire le Point. Le jeune avocat de 27 ans a assuré qu'il ne voulait plus lui adresser la parole. Et qu'il fallait qu'elle précise son rôle en tant que première dame de France. «Soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l'Elysée», a-t-il taclé.
9h30. Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur est arrivé à la tribune présidentielle, entouré de nombreux membres du gouvernement. «C'est un moment de rassemblement , nous avons besoin de ces moments où les Français se rassemblent autour de l'essentiel, les valeurs», confie le ministre. Le président du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon, les ministres Cécile Duflot, Marisol Touraine, Fleur Pellerin, Aurélie Filipetti, ou encore Pierre Moscovici, discutent au pied de la tribune présidentielle. Deux anciens premiers ministres socialistes sont aussi présents. Lionel Jospin et son épouse Sylviane Agacinski et Michel Rocard font partis des invités.
9h15. Pour Jean-Yves Le Drian, il n'y a pas de «coupes sombres» dans le budget défense, mais redéfinir les priorités. Le ministre de la Défense, interrogé sur France Inter sur la Loi de programmation militaire (LPM) en cours d'application, a constaté qu'«il y avait des prévisions d'augmentation de financement d'avant la crise qui n'ont pas été au rendez-vous». «Je dis simplement : constatons la dure réalité des chiffres et essayons d'envisager l'avenir». «Ce que je ne veux pas, c'est que l'on envisage le budget de la défense par des coupes sombres, de manière aveugle, sans assurer la cohérence, la cohésion de notre outil de défense», a poursuivi le ministre. «C'est bien l'enjeu du Livre blanc», a-t-il souligné : «Faire en sorte que notre format corresponde aux missions que l'on veut donner à la défense de notre pays face aux menaces nouvelles qui apparaissent». «Et non pas pour qu'on puisse dire : on coupe là parce que c'est plus facile d'arrêter tel programme d'armement que tel autre. Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire», a-t-il déclaré. «La défense ne sera pas sacrifiée, ce ne sera pas une variable d'ajustement des engagements financiers futurs. Mais il faut que la défense redéfinisse son propre périmètre et ses propres priorités», a affirmé M. Le Drian.
PSA : La droite "était parfaitement au courant" selon le PS
Pour la ministre des Droits des femmes, qui intervenait sur i-Télé, la droite aurait même « obtenu le silence de PSA pour s'éviter d'avoir à subir les foudres en pleine campagne électorale d'une telle annonce ». « La réalité, c'est que cette décision a été prise depuis longtemps et que rien n'a été fait, ni pour la préparer et préparer notamment la reconversion des salariés, ni pour l'empêcher », a-t-elle insisté. « Le gouvernement précédent a dépensé des milliards d'euros pour soutenir PSA par exemple ces dernières années sans aucune contrepartie », a-t-elle encore condamné.
« Pas un enjeu électoral »
Faux, a pour sa part rétorqué Philippe Varin qui a rejeté en bloc les accusations de Najat Vallaud-Belkacem. « Évidemment, c'est une décision tellement importante qu'il n'était pas question d'en faire un enjeu de la période électorale », a déclaré le patron du groupe PSA sur RTL. « Ce sont des décisions extrêmement lourdes à prendre », a-t-il précisé, ajoutant que « la crise des dettes souveraines en Europe du milieu de l'année dernière a changé la donne sur le marché européen ». « Dans le premier semestre de cette année, nous nous sommes rendus compte que cette crise était durable et qu'il fallait prendre des mesures car nos usines tournent à mi-capacité », s'est-il justifié tout en précisant qu'il ne demandait pas d'« aide directe » au gouvernement, mais plutôt une baisse « massive » du coût du travail.« Arrêter de jouer aux pompiers »
Najat Vallaud-Belkacem a par ailleurs indiqué que l'État allait s'impliquer au « maximum pour aider les salariés » : « C'est aujourd'hui notre priorité », a-t-elle assuré. Selon la ministre des Droits des femmes, « l'État doit être stratège. Lorsqu'il intervient pour soutenir l'activité productive, ce qui doit être son rôle indéniablement (...), il faut qu'il le fasse en ayant à l'esprit à la fois la compétitivité des entreprises mais aussi les intérêts des salariés ». Il s'agit, selon elle, de « trouver une solution pour chacun des salariés (de PSA) et de faire en sorte, de façon plus générale, d'arrêter de jouer aux pompiers en permanence (et) d'élaborer un plan pour la filière automobile ».Selon Frédéric Saint-Geours, l'un des dirigeants du groupe PSA, « tous les mois, depuis un an, nous dépensons 200 millions d'euros de plus que nous gagnons. C'est donc 200 millions de trésorerie qui sortent du groupe ». Le constructeur, qui avait déjà vu son bénéfice net divisé par deux en 2011 (à 580 millions d'euros), assure avoir enregistré une perte nette au premier semestre 2012, dont l'ampleur n'est toutefois pas précisée. Sa division automobile a quant à elle accusé une perte opérationnelle courante de l'ordre de 700 millions d'euros au premier semestre.
Et les commentateurs d’y aller de leur petit couplet sur le paradoxe de ce sondage, à la fois flatteur et décourageant pour le Premier ministre.
La réalité, c’est que les Français ont compris depuis longtemps une chose qui semble totalement échapper à leurs « élites » : le politique a renoncé à compter dans la vie quotidienne.
Nos dirigeants ont pratiquement tous admis le vieux principe de Saint-Simon (le socialiste, pas le mémorialiste !), selon lequel il faudrait « remplacer le gouvernement des hommes par l’administration des choses ».
À beaucoup d’égards, c’est sans doute une excellente chose. Ne serait-ce que parce que notre classe politique est d’une extraordinaire médiocrité, toujours portée à la démagogie. Or, certaines décisions, comme le désendettement de l’État, ne peuvent être indéfiniment reportées.
Il faut donc que ces décisions soient prises, même si elles le sont sous tutelle d’officines plus ou moins légitimes comme le FMI ou la Commission européenne.
Cependant, cette éclipse du pouvoir politique pose également d’énormes problèmes.
D’abord, parce que, par définition, les décisions politiques devraient être prises par le pouvoir politique. S’il ne sert pas à cela, il ne sert à rien.
Ensuite, parce que la lâcheté des gouvernants se cachant derrière la Commission européenne risque d’avoir, à brève échéance, des conséquences sur la construction européenne elle-même, poussant les peuples à rejeter, non seulement la technocratie, mais aussi l’amitié nouvelle entre peuples européens.
Enfin, parce que les injonctions de la Commission en faveur du désendettement laissent une marge de liberté sur les moyens et que les gouvernants choisissent toujours la solution de facilité, c’est-à-dire la hausse des impôts plutôt que la baisse des dépenses (et donc la réflexion sur ce qui relève vraiment des missions de l’État).
Pour en sortir, il faudrait imposer aux politiques d’abandonner leur démagogie naturelle et donc leur interdire de songer à leur réélection. Ce qui impose qu’aucun mandat national ne soit renouvelable !
Les agences de notation ne sont plus les oracles des marchés financiers
Perçues auparavant comme de véritables oracles, les agences de
notation semblent avoir moins de poids sur les marchés financiers: ils
ne réagissent plus aussi violemment à leurs décisions, très prévisibles à
leurs yeux....
A l'été 2011, l'annonce de la dégradation de la
note triple A des Etats-Unis, la meilleure possible, avait fait trembler
la planète financière et provoquée l'ire des responsables politiques.
Tout comme les annonces similaires sur la Grèce, le Portugal ou
l'Irlande, sous perfusion internationale.
Aujourd'hui, "les agences de notation ne dictent plus aux marchés la
direction à suivre", estime Laurence Boone, chef économiste pour
l'Europe chez Bank of America-Merrill Lynch.
Moody's a ainsi relégué jeudi la note de l'Italie à deux crans de la
catégorie dite "spéculative", estimant que ce pays présente un risque
accru de défaut pour l'investisseur, sans que les marchés ne s'en
émeuvent.
Quelques heures après cette décision, Rome a réussi à emprunter 5,25
milliards d'euros. La principale émission, qui portait sur 3,5
milliards, a même été un franc succès et s'est faite à des taux en
baisse.
Fin juin, la dégradation par Moody's de 28 banques espagnoles du fait de leur forte exposition à des crédits immobiliers douteux n'avait pas davantage perturbé les investisseurs.
"Le statut des agences a changé depuis l'année dernière: elles ne donnent plus le +la+ au monde de la finance mais valident le plus souvent un sentiment partagé depuis longtemps par les opérateurs et déjà intégré dans les cours de Bourse ou les taux d'emprunt de tel ou tel pays", renchérit Philippe Waechter, directeur des études économiques chez Natixis AM.
Contrairement à l'année dernière, "on a aussi pris pleinement conscience des difficultés de l'Espagne et de l'Italie. L'effet de surprise a disparu", ajoute-t-il.
Rome et Madrid sont officiellement entrées en récession entre la fin 2011 et le premier trimestre 2012.
Pour Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole CIB, "la structure même du marché a changé par rapport à l'année dernière".
"Les investisseurs étrangers se sont nettement désengagés de la dette italienne ou espagnole. Les banques nationales ont en partie pris le relais. Or les dégradations de note affectent moins les investisseurs domestiques qui restent davantage fidèles à la dette de leur pays", explique-t-il.
Tout est aussi une question de réactivité aux yeux des analystes.
"La prise de décision au sein d'une agence d'évaluation suit un processus long et complexe alors que le marché réagit immédiatement à la moindre annonce de tel ou tel responsable européen et ajuste les cours en conséquence", explique Gilles Möec, chef économiste à la Deutsche Bank.
Leur influence sur les investisseurs institutionnels (fonds de pension, banques centrales...) est toutefois loin d'avoir disparu.
Ces derniers sont en effet obligés de détenir dans leur portefeuille des actifs notés "triple A" et doivent, à l'inverse, se débarrasser des plus risqués.
A ce titre, "les agences de notation pourraient très rapidement affoler à nouveau les places financières si elles décident de placer l'Espagne ou l'Italie en catégorie spéculative", avertit M. Ducrozet.
"De nombreux investisseurs ne pourraient plus acheter leurs titres de dette et les taux d'intérêt s'envoleraient", explique-t-il.
Catalogués comme "spéculatifs", la Grèce et le Portugal ont vu rapidement leurs taux d'emprunt bondir sur le marché obligataire pour atteindre actuellement, sur du dix ans, respectivement 25% et 10%.
PSA : incantation et impuissance
Les médias osent dénoncer l’opposition « violente » à Hollande
Il faut dire que Jean-François Copé ou François Fillon ont le tort de ne pas être transis d’admiration devant la politique suicidaire mise en place par le gouvernement Ayrault. Est-ce trop violent de considérer le recrutement de 60.000 fonctionnaires supplémentaires comme une folie alors que la dette nous tue ? Est-ce anti-démocratique de penser que le gouvernement nous enfume avec ses réformes sociétales qui sapent notre société (mariage et adoption gay, vote des étrangers) sans résoudre aucun problème des Français ? N’est-il pas légitime de faire remarquer aux journalistes les ratés et couacs d’un gouvernement sans cap et sans chef ?
Qu’on l’aime ou pas, l’opposition fait son boulot d’opposition… Un boulot qui consiste à servir de garde-fou contre un Etat PS qui possède tous les pouvoirs (y compris médiatiques). Mais cela, les journalistes ne l’acceptent pas tant ils veulent démontrer que leur quête pour chasser Sarkozy du pouvoir était juste et à quel point Hollande est un meilleur président.
On leur souhaite bien du courage pour raconter des sornettes aux Français pendant cinq ans…






















