vendredi 12 mars 2010
ELECTION - Le Conseil régional pour les nuls, c'est ici !
Les 14 et 21 mars prochains les Français seront appelés à aller voter aux élections régionales. Si la bataille électorale bat déjà son plein, encore faut-il savoir pourquoi glisser son bulletin dans l'urne. Lepetitjournal.com vous rafraîchit la mémoire
Un conseil régional, késaco ?
Dès 1972, apparaissent les premiers Établissements publics régionaux, les ancêtres de nos conseils régionaux actuels. A l'époque, l'assemblée délibérante des régions est dirigée pour moitié par les parlementaires de la région et pour l'autre par des représentants nommés par les conseils généraux et les plus importantes municipalités. En 1986, le conseil régional (AFP) devient une collectivité locale à part entière dont les conseillers sont élus au suffrage universel pour un mandat de 6 ans. En 2004 cependant, le mode de scrutin évolue. L'élection se passe depuis en deux tours avec des listes régionales comportant des sections propres à chaque département. A l'issue du scrutin, un quart des sièges est attribué à la liste arrivée en tête et le reste est distribué aux listes ayant récolté plus de 5% des voix, de manière proportionnelle au résultat des suffrages.
De quoi se mêle-t-il ?
Les 26 collectivités régionales (22 en métropole et 4 en Outre-mer) ont vu leurs compétences élargies au fil des années. Son but premier reste de gérer toute affaire concernant directement la région. Le conseil régional doit donc assurer le développement économique de la collectivité régionale. Depuis la loi de décentralisation de 2004, ses pouvoirs ont été renforcés et concernent aussi bien les aides économiques, le tourisme ou encore les investissements. La région a la main mise sur l'aménagement de son territoire, les transports et les infrastructures. Elle participe également activement à la politique de logement et de développement numérique. Le conseil régional est aussi en charge des lycées, des musées et de la préservation du patrimoine culturel.
Quel est son budget ?
Force est de constater que les dépenses des régions ont grandement augmenté depuis 2004 : + 120 % en Limousin, + 100 % en Bourgogne et Languedoc-Roussillon ou encore + 75 % en Pays de la Loire et Aquitaine. Et ce sont les contribuables via une augmentation des impôts qui ont dû payer la note. L’Association des régions de France (ARF) explique cependant que 75 % des dépenses relèvent de compétences obligatoires : gestion des lycées, formation professionnelle, transports et développement économique. L'élargissement des compétences doit donc être pris en compte : les 50.000 agents techniques, ouvriers et de service des lycées (TOS) sont par exemple aujourd'hui à la charge des conseils régionaux ce qui n'était pas le cas auparavant.
Reste cependant 25% du budget qui dépasse le cadre des compétences déléguées par l'Etat soit tout de même 6 milliards d'euros. Certains gaspillages auraient ainsi pu être évités. La Picardie a dépensé 5.976 euros d’achat de cigares en 2005 et 3.567 euros en 2007 ! En même temps, comme on le revendique au conseil régional : "On ne va pas recevoir avec des McDo tout de même !". La hausse du budget des 20 régions métropolitaines socialistes est donc un argument de poids de l'UMP pour cette campagne électorale, même si l'Alsace et la Corse n'ont pas forcément fait mieux.
Quel est l'enjeu de ces élections ?
Les élections du 14 et 21 mars prochains vont permettre de renouveler les conseillers régionaux et le président de région. Ce dernier, acteur clé de la politique régionale, est encore souvent trop méconnu de ses concitoyens. Un sondage LH2 révélait que seuls 7% des sondés parvenaient à citer son nom, à l'exception notable de la reine du Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Les administrés ont pourtant tort de ne pas s'intéresser à la politique de leur région qui va prendre d'autant plus de poids que les départements devraient disparaître d'ici 2014. Les conseilleurs régionaux et généraux seront alors remplacés par des conseillers territoriaux et une partie des compétences du conseil général remises à la toute puissante région.
REGIONALES – L'abstention, grande favorite du scrutin
A deux jours des élections régionales, la gauche caracole en tête des sondages dans toutes les régions, sauf l'Alsace. Mais plus encore que la vague rose, c'est l'abstention qui pourrait bien faire parler d'elle. D'après un dernier sondage Ifop, elle pourrait atteindre 47% dimanche, un niveau historique. Ce sera peut-être la clé du scrutin
Seuls 53% des Français sont tout à fait certains d'aller voter, d'après le sondage Ifop publié mercredi pour La lettre de l'Opinion. Un taux d'abstention de 47% dimanche constituerait un record, loin devant les 42% enregistrés au Régionales de 1998. Ce scénario pourrait changer la donne. Ainsi, 66% des cadres supérieurs ont l'intention de prendre part au vote contre 33% des employés, ce qui pourrait signifier un resserrement des écarts entre la gauche et la droite par rapport aux sondages.
Appel au vote à gauche
Traditionnellement, aux Régionales, une forte mobilisation des électeurs profite à la gauche. C'était le cas en 2004 où, avec 66% de participants au vote, la gauche avait conquis 24 des 26 régions. Martine Aubry, la secrétaire générale du PS, ne veut pas risquer de déconvenue alors que les bons sondages se succèdent depuis des semaines. Elle appelle au vote: "Il y a beaucoup d'hommes et de femmes en difficulté qui hésitent à voter. Je leur dis : l'abstention sert Nicolas Sarkozy et sa politique".
Appel au vote à droite
Quand aux leaders de la majorité, accablés par les sondages qui les voient largement battus au deuxième tour, ils espèrent encore un sursaut de leurs électeurs. "La campagne a démarré très tardivement. Les électeurs vont se décider dans la toute dernière ligne droite, assure un dirigeant de l'UMP. Contrairement aux socialistes, nous menons une campagne très active qui va convaincre nos partisans tentés par l'abstention d'aller voter." Nicolas Sarkozy s'est finalement impliqué dans la campagne, en se déplaçant en Alsace, en Corse, dans le Centre et en Guyane, avec le risque, toutefois, que cette implication du chef de l'Etat ne mobilise finalement plus la gauche que la droite.
Les sondeurs semblent surs d'eux et excluent un retournement de tendance. Même en cas de défaite de la droite, un fort taux d'abstention relativiserait pourtant bien le verdict de ces élections à mi-mandat de Nicolas Sarkozy. Les enjeux des Régionales, bien qu'importants, peinent à passionner les Français.
jeudi 11 mars 2010
Xavier Bertrand : "Les pronostics de Martine Aubry sont imprudents et arrogants"
À quelques jours du premier tour des élections régionales, lepoint.fr interroge les leaders des principaux partis politiques. Aujourd'hui, Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, se livre.
lepoint.fr : 35 déplacements en régions avant le premier tour, dimanche, vous mouillez votre chemise pour ces élections...
Xavier Bertrand : C'est normal.
Je suis à la tête de la première formation politique de la majorité présidentielle et, si je ne me déplaçais pas dans toutes les régions, ce ne serait pas compréhensible. Les gens nous disent : "Si vous voulez notre voix, il va falloir nous écouter d'abord." Je constate, du reste, qu'il y a une plus grande liberté de parole de la part des électeurs lors d'une campagne. Mes déplacements en régions ont aussi pour objectif de renforcer la mobilisation dans notre camp.
Le job n'est-il pas trop ingrat ?
Je ne trouve pas. J'ai connu des missions plus difficiles, comme quand, au ministère de la Santé, il a fallu affronter certaines crises sanitaires ou imposer l'interdiction de fumer dans les lieux publics. La vie politique n'est pas facile, mais la vie, d'une certaine façon, n'est pas facile pour beaucoup de Français. D'autant que je suis convaincu qu'il est possible de moderniser en profondeur la vie d'un mouvement politique.
Pour ces régionales, Martine Aubry souhaite réaliser "un grand chelem", Marie-George Buffet mettre "une bonne gauche à la droite"... Qu'espère l'UMP ?
Que de métaphores sportives chez ces femmes politiques ! À l'UMP, nous allons progresser en nombre de conseillers régionaux, en score et en nombre de régions. Pour y arriver, il faut que notre famille politique se mobilise davantage, parce que nos électeurs sont traditionnellement beaucoup plus mobilisés pour les élections nationales que lors des scrutins locaux.
Comment ?
En expliquant aux électeurs qu'une région gérée par le Parti socialiste, ce n'est pas la même chose qu'une région dirigée par la majorité présidentielle. Nous, nous faisons de l'emploi une priorité, nous voulons de l'apprentissage dans chaque entreprise, nous mettons l'accent sur l'industrie, nous avons supprimé la taxe professionnelle. Nous faisons de la sécurité également un élément-clé, avec de la vidéosurveillance dans les lycées et dans les gares. Enfin, nous nous engageons à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation en matière de fiscalité ni de gaspillage de l'argent public, auquel on a eu droit dans les régions présidées par le Parti socialiste.
Vous visez une victoire dans certaines régions, comme en Franche-Comté, en Basse-Normandie ou encore dans la région Centre. N'êtes-vous pas trop optimiste ?
Les Français détestent qu'on glisse un bulletin de vote dans l'urne à leur place. Ce sont eux qui décideront. Les pronostics de Mme Aubry sont à la fois très imprudents et très arrogants, les Français n'aiment pas ça. Mon rôle, ce n'est pas de faire des pronostics, mais de préparer notre famille politique à cette élection et de renouveler en profondeur le nombre d'élus. À droite, nous avons fait l'union dès le 1er tour, autour d'un projet commun, et ce sera un avantage déterminant pour aborder le second tour. Et puis, question renouvellement, dimanche, 65 % des candidats le seront pour la première fois.
Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé ne pas vouloir s'impliquer dans les régionales, a finalement reçu à l'Élysée les candidats de la majorité en Ile-de-France. A-t-il eu raison de le faire ?
Je préfère cette transparence. Par le passé, les présidents de la République recevaient des candidats dans le plus grand secret. Si le président ne le faisait pas, on le lui reprocherait. Là, il le fait, on le lui reproche. Je demande donc de la cohérence vis-à-vis de l'action du président de la République. Quant à l'opposition, elle n'a jamais compris que son rôle consistait parfois à être constructif. Comme elle n'a pas d'idée, ni de bilan à défendre, ni de projet parce qu'entre eux, ils ne savent pas sur quoi ils vont se mettre d'accord au second tour, ils passent leur temps à critiquer !
Craignez-vous un vote-sanction ?
Là aussi, il faut de la cohérence. Toutes les enquêtes d'opinion montrent que deux tiers des Français vont se déterminer en fonction d'enjeux régionaux.
Et si le PS l'emportait dans toutes les régions ?
Il ne faut pas se tromper, ce que vise Martine Aubry, c'est avant tout de préparer les primaires du Parti socialiste pour la présidentielle. Les élections régionales ne sont pas son sujet. D'ailleurs, le résultat est déjà un enjeu de rivalité, Gérard Collomb (maire socialiste de Lyon, ndlr) a déjà dit que ce ne serait pas la victoire de Martine Aubry. Les couteaux sont en train de s'aiguiser au Parti socialiste...
La stratégie de l'UMP est le rassemblement dès le 1er tour, mais certains dans vos rangs s'inquiètent de ne pas avoir de réserve de voix pour le second tour. Que leur répondez-vous ?
Que l'union, c'est toujours la stratégie gagnante. On l'a vu lors de l'élection présidentielle et lors de récentes élections partielles, à Aix-en-Provence, Perpignan où encore avec l'élection de David Douillet dans les Yvelines. Et comment expliquer aux électeurs que les socialistes et les Verts, qui ont géré les régions ensemble pendant six ans, ne se présentent pas unis au 1er tour et qu'entre les deux tours, ils se rassembleront. S'ils s'entendaient si bien, ils auraient joué l'unité dès le début.
Des alliances entre l'UMP et le MoDem, voire le Front national, sont-elles envisageables ?
Avec le FN certainement pas ! Qu'est-ce qu'incarne M. Bayrou ? Sûrement plus le centrisme. Je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'il soit toujours propriétaire des voix du MoDem aujourd'hui.
Barack Obama se plaint d'être pris pour un idiot par ceux qui lui écrivent
Le président américain, Barack Obama, a plaisanté mercredi sur le fait que la moitié des quelque 40.000 lettres qu'il reçoit chaque jour à la Maison-Blanche le font passer pour "un idiot". Barack Obama a noté avec ironie que ses collaborateurs ne lui épargnaient pas la colère de ses correspondants en sélectionnant pour lui, chaque jour, 10 lettres
à lire le soir lorsqu'il regagne ses appartements privés. "Je vais vous dire, mes collaborateurs sont très impartiaux, car environ la moitié de ces lettres me qualifient d'idiot", a déclaré Barack Obama en riant lors d'une réunion publique à Saint-Louis (Missouri, centre).
Il a fait remarquer, plus sérieusement, que de nombreuses personnes âgées lui écrivaient pour exiger que le gouvernement n'intervienne pas dans le système de couverture santé Medicare qui leur est destiné, et qu'il leur rappelait dans ses réponses que Medicare est justement un programme financé par le gouvernement fédéral. Barack Obama fait souvent mention du flot de lettres qui parviennent chaque jour à la Maison-Blanche, insistant sur le fait que leur lecture l'aide à ne pas s'enfermer dans une "bulle" et à rester en contact avec les Américains.
LES AMÉRICAINS NE SONT PAS SI CONS, IL A APPORTÉ UNE NOTE DE FRAICHEUR APRÈS CE NÉANDERTALIEN DE BUSH, MAIS IL EST IDIOT TOUT DE MÊME, AUCUNE VISION MODERNE DE LA POLITIQUE AMÉRICAINE BASÉE SUR SON PROTECTIONNISME ACHARNÉ...LA PREUVE ? ADS !
PiratageLa loi Hadopi aurait un effet négatif sur le téléchargement légal
Le nombre de pirates sur internet aurait augmenté de 3% en France depuis l'adoption de la loi contre le téléchargement illégal, Hadopi, qui pourrait aussi avoir comme effet pervers de priver le marché légal d'une partie de ses consommateurs, selon une étude citée par Les Echos mardi.
« Le nombre de pirates aurait augmenté de 3% entre septembre et décembre, soit trois mois après l'adoption de la loi Hadopi II », à l'automne 2009, rapporte le quotidien économique, citant une étude
réalisée par des chercheurs de l'université de Rennes 1.
Selon cette étude (qui peut être téléchargée sur www.lesechos.fr/documents), la première du genre, « à peine 15% des internautes qui utilisaient les réseaux 'peer to peer' avant l'adoption
de la loi Hadopi ont définitivement cessé de le faire ».
Selon Les Echos, « le téléchargement illégal utilise d'autres voies, comme le téléchargement direct, via des sites d'hébergement (...) ou le visionnage (sans téléchargement, du type 'streaming'). Des pratiques qui ne peuvent pas être détectées en l'état par Hadopi, alors même que les sites de 'streaming' sont devenus plus populaires que les réseaux 'peer to peer' ».
Les réseaux 'peer to peer' permettent de partager directement des fichiers, notamment de la musique ou des vidéos, de +pair à pair+ entre internautes. « Au total, plus de 3 millions d'internautes passeraient donc au travers des mailles d'Hadopi. La loi ne ciblerait, elle, 'que' 2,7 millions de Français », selon le quotidien.
Effet pervers de la loi, « les 'pirates numériques' se révèlent être, dans la moitié des cas, également des acheteurs numériques (achat de musique ou de vidéo sur internet). Couper la connexion internet des utilisateurs du réseau +peer to peer+ pourrait potentiellement réduire la taille du marché des contenus culturels numériques de 27%. Une extension de la loi Hadopi à toutes les formes de piratage numérique exclurait du marché potentiellement la moitié des acheteurs de contenus culturels numériques », estime cette étude.
« L'étude pourrait contribuer à tempérer les attentes des ayants droit quant à la loi Hadopi » estime le quotidien, relevant que, lors du dernier Marché international de la musique et de l'édition musicale (Midem), « l'industrie musicale se félicitait de l'augmentation des ventes sur internet », espérant y voir « un premier effet de la loi Hadopi ».
POUR/CONTRE – Remplacer les profs par des étudiants
2,2 millions d'heures de cours ne sont pas remplacées dans le secondaire. Un chiffre qui a poussé à une "mobilisation générale" de l'Education nationale. Son ministre propose le remplacement des profs absents par des étudiants. Les parents d'élèves se réjouissent, les syndicats réagissent. Qu'en pensez-vous ? votreavis@lepetitjournal.com
Qu'est-ce que c'est ?
Luc Chatel avait déjà évoqué cette idée le 20 janvier dernier. Il la confirme. Le ministre de l'éducation nationale souhaite endiguer le phénomène de l'absentéisme professoral en proposant à chaque académie de se doter, en plus des remplaçants titulaires, d'"un vivier de remplaçants qui pourra être composé soit de jeunes retraités de l'Education nationale soit d'étudiants en cours de formation ou juste diplômés, qui pourront subvenir à des besoins urgents". Ces personnes “auront déjà été vues par les inspecteurs”. Elles auront “dû bénéficier de stages d’observation avec des professeurs expérimentés”. Cette mesure sera mise en place dès la rentrée 2010, dixit le ministre.
POUR
Les parents d'élèves sont les premiers à avoir réagi favorablement à cette mobilisation du ministère. La FCPE, première fédération des parents d'élèves, s'est félicitée que "l'ampleur du problème [ait] enfin été reconnue".Le président de la Peep, deuxième fédération de parents d'élèves de l'enseignement public, Philippe Vrand a déclaré que le ministère allait "dans le bon sens", et qu'il fallait continuer à faire en sorte que "la continuité du service public [soit] assurée". La Peep avait demandé lundi que l'Education nationale assure le remplacement de "tous les cours". Cette mesure pourrait peut-être apaiser la colère des parents d'élèves de cinq écoles de Pantin (Seine-Saint-Denis) qui ont envoyé mardi 50 recours pour protester contre les non-remplacements. Ils demandent "une réparation symbolique d'un euro par jour".
CONTRE
Les syndicats de professeurs sont beaucoup moins enthousiastes et s'inquiètent de l'enseignement prodigué par des étudiants n'ayant pas l'expérience nécessaire. "Remplacer au pied levé un enseignant dans une classe de maternelle ou de CM2 ne s'improvise pas: cela demande connaissance des niveaux, de la gestion d'une classe et professionnalisme", souligne le SNUipp, principal syndicat du primaire. Le SE-Unsa (enseignants) a déploré ce recours à des "rustines cache-misère". Le Snes-FSU (premier syndicat des enseignants de collèges et lycées) a fustigé le gouvernement qui est, selon lui, le seul responsable du non-remplacement des professeurs absents. En 2009, 3.000 postes de professeurs-remplaçants ont été supprimés. Il dénonce un ministre "pompier pyromane" qui "tente de juguler des problèmes qui sont d'abord le résultat de sa politique".
Qu'en pensez-vous ?
Remplacer un prof absent par un retraité ou un étudiant est-ce une bonne idée ? Mieux vaut remplacer à tout prix ou n'avoir recours qu'à des professionnels, quitte à faire louper quelques heures de cours aux élèves ?
Damien Bouhours
FILLON – Futur Président ?
Le Premier ministre mouille sa chemise. A l'aise en France comme à l'étranger, signant des contrats ou motivant ses troupes pour les régionales, François Fillon est partout. Les Français en ont-ils marre ? Bien au contraire, ils le voient même comme un futur président ! Pas lui...
On le croyait invisible, bien caché au second plan d'un président omnipotent et pourtant on ne parle aujourd'hui plus que de lui. François Fillon est de tous les fronts aussi bien au chevet des candidats de la majorité aux régionales qu'à l'international.
Le nouvel hyperactif du gouvernement
François Fillon voyage de manière fréquente mais … utile. Le Premier ministre s'est ainsi rendu il y a deux semaines au Proche-Orient afin de décrocher des contrats pour les entreprises françaises, notamment Areva en Jordanie. Le Premier ministre enchaîne les conférences de presse, les poignées de main avec les dirigeants étrangers et les sourires diplomatiques. Le Premier ministre n'en oublie pas pour autant l'échéance des régionales et les candidats UMP en lice. Il enchaîne les meetings de soutien - douze avant le premier tour - pour telle ou telle tête de liste. Avec des sondages aux plus bas, il faut au moins ça pour motiver les troupes. "C’est mon rôle, je suis le responsable de la majorité.", explique l'homme politique sarthois sous les projecteurs mardi du 20 heures de France 2. Celui qu'on disait timide prend du poids dans l'échiquier politique et dans le cœur des Français.
Un Premier ministre populaire
Les sondages de popularité ont toujours placé le Premier ministre devant le président Sarkozy (50% contre 39% dans le dernier baromètre LH2/Nouvelobs.com). Raison invoquée : le Premier ministre n'a pas pris autant de balles que le président, toujours en première ligne lors de la crise économique ou des débats sur les réformes impopulaires. Sa bonne image a peut être d'autres explications. Les élus de droite apprécient la "Fillon touch" : un certain optimisme quand à une possible victoire et une agressivité non dissimulée envers le PS lors des meetings. Quant aux électeurs : les sympathisants de droite le trouvent rassurant et ceux de gauche le préfèrent largement à Nicolas Sarkozy. Un sondage Ipsos/Le Point consacre d'ailleurs François Fillon : meilleur présidentiable face à Martine Aubry ou Ségolène Royal dans le cas où Nicolas Sarkozy ne se présenterait pas. Il n'est devancé que par le président du FMI, Dominique Strauss-Kahn.
De là à être président…
"Ce doit être pour fêter mon anniversaire, j'imagine", a ironisé François Fillon, qui fêtait ses 56 ans, jeudi dernier alors que Le Point le mettait en couverture avec le titre évocateur : "Le Président Fillon". Les Français apprécieraient en premier sa détermination (62 %), son sens du dialogue (57 %), et sa sincérité (56 %), des qualités apparemment primordiales pour un futur président. De peur de vexer Nicolas Sarkozy, déjà irrité par la popularité de son second, le Premier ministre a estimé que de l'imaginer président relevait de la "science-fiction". "Il y a deux ans, j’étais inexistant, il y a six mois, j’étais sur le point de démissionner et aujourd’hui je suis présidentiable ! Tout ça n’a pas de sens.", s'est-il amusé. Pas question donc de se présenter à la candidature UMP en 2012 si Nicolas Sarkozy souhaite briguer un 2e mandat. "J’ai été loyal, je suis loyal et je serai loyal au président de la République", explique-t-il. D'après le Premier ministre, la confiance règne entre les deux hommes mais qu'en pense le président ?
Damien Bouhours
mercredi 10 mars 2010
François Fillon dément toute tension avec Nicolas Sarkozy
François Fillon a assimilé, mardi 9 mars au soir, à de "la science-fiction" son intronisation médiatique dans le club des présidentiables, réaffirmant sa loyauté à Nicolas Sarkozy, avec lequel il dit former un tandem "qui dérange". Une éventuelle candid
ature à l'élection présidentielle de 2012 est "une question qui ne se pose pas", a affirmé le premier ministre au journal de 20 heures de France 2.
Selon un sondage Ipsos publié la semaine dernière par Le Point, qui consacrait sa "une" au "président Fillon", le premier ministre serait considéré comme le meilleur recours par les sympathisants UMP si le chef de l'Etat ne se représentait pas. "Les commentateurs sont formidables. Il y a deux ans, j'étais inexistant, il y a six mois, j'étais sur le point de démissionner, et aujourd'hui je suis présidentiable", a ironisé François Fillon. "La vérité, c'est que le tandem que nous formons avec le président de la République, depuis maintenant près de trois ans, est un tandem qui surprend, et j'ai envie de dire qui dérange", a-t-il poursuivi, dans une description inédite de ses relations, parfois tendues, avec Nicolas Sarkozy.
Selon une source gouvernementale, leurs relations traverseraient une nouvelle phase d'"agacement" mutuel. Ce regain de tension a été illustré mercredi dernier par une prise de bec en plein conseil des ministres entre les deux hommes, dont Le Canard enchaîné du 10 mars se fait l'écho, après d'autres organes de presse. Selon l'hebdomadaire satirique, François Fillon a défendu un décret mettant fin à la tutelle du ministère de l'économie sur les opérations externes de La Poste, présenté malgré les réserves du chef de l'Etat, en affirmant qu'il ne fallait pas "avoir la main qui tremble". Ce à quoi Nicolas Sarkozy aurait répondu : "Pour ce qui est des mains qui tremblent, j'ai de la marge." Un échange dont une source gouvernementale a confirmé la teneur à Reuters, de même que la décision du chef de l'Etat de reporter l'adoption du décret.
Des parents revendiquent un "droit aux cours"
Des parents qui se battent pour rendre obligatoire la présence d'un maître devant chaque classe, d'un professeur pour chaque cours : les temps ont bien changé depuis l'instauration de l'école obligatoire. Le "droit aux cours" est né.
"C'est devenu un droit aussi légitime que le droit opposable au logement, ou celui de trouver un médecin, observe la médiatrice de l'éducation nationale, Monique Sassier. Cela fait partie de ce que j'appelle les droits de la personne." Depuis la rentrée, la médiatrice et ses relais académiques perçoivent la montée de cette nouvelle revendication. Les dizaines de courriers reçus l'ont vite convaincue que ce sujet "allait se structurer".
Au point que Mme Sassier a alerté le ministre de l'éducation, Luc Chatel, à l'automne 2009. "Or, quand les parents demandent sans réponse l'application d'un droit, ils se tournent vers une juridiction pour rappeler ses devoirs à l'Etat", ajoute-t-elle. A ses yeux, la médiation n'exclut pas la judiciarisation. Toutes deux étant là, à leur place pour faire avancer l'école.
Donnant raison à son analyse, des parents de Seine-Saint-Denis viennent d'opter pour la voie judiciaire en postant, mardi 9 mars, une trentaine de lettres au ministre. Des missives où chaque famille rappelle à M. Chatel que "les obligations mises à la charge de l'Etat ne sont pas remplies".
En Seine-Saint-Denis, depuis la rentrée scolaire, 1 738 journées d'absence d'enseignants non remplacées ont été signalées dans le premier degré et 559 dans le secondaire, sur le site Ouyapacours, mis en place par la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).
C'est Daniel Garault, père d'une élève de Pantin, qui a ouvert la voie, excédé de voir sa fillette de CE1 sans maîtresse. "Après avoir menacé de faire soi-même classe, que reste-t-il dans la boîte à outil du citoyen?", se désole ce délégué FCPE. "Il n'y a plus que le recours devant un tribunal administratif", répond Me Patrick Roulette, un des avocats qui aident les familles à monter les dossiers.
A l'issue d'une réunion, organisée mercredi par la FCPE de Seine-Saint-Denis, une centaine de nouvelles lettres devraient partir vers le ministère demandant chacune 1 euro de dédommagement par journée d'enseignement non assuré. Si ces lettres restent sans réponse, les familles déposeront un recours, dans deux mois, devant le tribunal administratif.
Au lendemain des annonces de M. Chatel dans un entretien au Parisien du 9 mars sur l'amélioration des remplacements en collège et lycées, les parents d'élèves de primaire n'attendent pas de mieux. La gestion des enseignants absents est devenue cruciale, à la suite du non-remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux. Et la démarche engagée en Seine-Saint-Denis pourrait faire des émules. Même si ce problème est d'abord celui des quartiers difficiles.
MANQUEMENT DE L'ÉTAT
Selon le rapport sur la qualité du service public, remis à Eric Woerth, le 3 mars, par le député (UMP) François Cornut-Gentille, le taux global de remplacement des enseignants, de 90 % en général, tombe à 70 % dans les zones d'éducation prioritaires. Avec 10 % de cours perdus, un élève voit s'envoler une année de sa scolarité. Avec 30 %, il en perd quatre.
Or la Seine-Saint-Denis compte un fort pourcentage de ses collèges en ZEP. Les avocats ont cependant choisi de plaider le manquement de l'Etat plutôt que l'inégalité territoriale.
Dans le passé, d'autres parents d'élèves ont obtenu condamnation de l'Etat sur ce motif. Deux arrêts du Conseil d'Etat ont ainsi donné raison aux familles. La première affaire remonte à 1987. Des parents se plaignaient de la fermeture d'un collège, trois semaines avant la date des vacances. En 1998, la justice a condamné l'Etat alors que des élèves en grande difficulté avaient subi toute l'année un emploi du temps amputé de 7 heures.
En juin 2006, une autre histoire a défrayé la chronique. Jérôme Charasse, neveu de Michel Charasse, qui vient d'être nommé au Conseil constitutionnel, avait obtenu 6/20 à l'épreuve de philosophie du baccalauréat, en 2003. Il avait estimé que sa mauvaise note – qui l'a empêché de décrocher la mention très bien et d'intégrer Sciences Po – était due aux absences répétées de son professeur de philosophie. Il réclamait 169 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand lui a donné raison sur le fond, mais attribué 150 euros.
"Hier, on était face à la démarche isolée de quelques individus qui exigeaient un droit aux cours. Aujourd'hui, se répand l'idée que la famille a un droit de regard, qu'on peut surveiller l'école, y compris en passant par le tribunal administratif, analyse l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. La judiciarisation est une évolution globale de la société, qui se manifeste aussi dans l'école. Cela recrée un rapport de force à l'heure où les syndicats ont perdu de leur poids."
La médiatrice estime, elle, "positif" que le sujet soit débattu sur la place publique. "Il est important que les parents soient pris en compte comme des acteurs de l'éducation, estime Mme Sassier. Demandons-leur des idées pour mieux assurer la continuité du service public d'éducation. Ils en esquissent déjà dans leurs courriers."
mardi 9 mars 2010
Carla, cachez ces seins …
On connaissant Carla icône de la mode, mais voici que la Première Dame ne cache plus rien de ses jolies formes. Une tenue moulante sans soutien-gorge, ça réjouit les messieurs et fait parler la presse internationale
Carla Bruni-Sarkozy ne défile plus sur les podiums mais sur le perron de l'Elysée. La Première Dame de France fait d'ailleurs so
uvent la une des magazines people, qui commentent avec intérêt les choix vestimentaires de la belle. Dernière folie ? Une robe turquoise signée Roland Mouret. Une tenue des plus moulantes qu'elle a décidé de porter mardi soir lors d'un dîner officiel donné en l'honneur de Dimitri Medvedev, et … sans soutien-gorge !
Si la presse française ne s'est pas trop attardée sur le physique avantageux de Madame Sarkozy, les journaux internationaux en ont fait leur choux gras. "Oh là là, où est son soutien-gorge ?", s'est interrogé le quotidien anglais le Sun. "Audacieusement moulante" a écrit le Daily Mail. "Peu de place à l'imagination" pour le Telegraph. Quant à USA Today, il se demande si Carla est "éblouissante ou audacieuse".
Carla prouve encore une fois sa singularité par rapport aux autres femmes de dirigeants français. Avec une tenue pareille, c'est sûr qu'on est bien loin de Bernadette...
D.B
lundi 8 mars 2010
RAS LE BOL
Les bonnes volontés sont les bienvenues.
dimanche 7 mars 2010
La CGT, isolée dans sa grève illimitée à France Télévisions
La CGT est-elle en mesure de bloquer les soirées électorales du 14 mars prochain sur France 2 et France 3 ? La question est actuellement soupesée par la direction de France Télévisions, qui a proposé à la centrale syndicale une réunion de négociations dès mardi prochain à 11 heures. Arlette Chabot, la directrice de l'information du group
e, qui coiffe désormais les deux rédactions, et René Siacci, le négociateur de Carolis, jouent une partie difficile tant Jean-François Téaldi, le représentant syndical, et ses militants semblent décidés à mener la "mère de toutes les batailles"... Motif du courroux syndical : la renégociation en cours de la convention collective de l'audiovisuel public à propos de laquelle Carolis a adopté une attitude de fermeté. "Nous avons organisé des assemblées générales en province, et ce qui remonte, c'est que la base est prête à en découdre", déclare Téaldi au point.fr.
Cela dit, la CGT n'a pas réussi à entraîner les autres syndicats dans ce mouvement à durée illimitée. La réunion de l'intersyndicale de jeudi dernier a, au contraire, démontré l'isolement de la centrale de Montreuil. La CGC, qui avait déposé un préavis pour les JO de Vancouver avant de le retirer, n'a pas souhaité s'y associer pour les régionales. Le SNJ refuse de perturber une soirée électorale au nom du devoir d'information des citoyens. La CFDT estime que Patrick de Carolis, à quatre mois de la fin de son mandat, ne sera plus impressionné par le moindre mouvement social. Toute grève devient donc, aux yeux de la CFDT, inutile. FO et la CFTC sont d'accord pour rejoindre la grève à condition que l'union syndicale soit le préalable. Comme ce n'est pas le cas...
La CGT déplore "l'attentisme malheureux" des autres syndicats
"L'attentisme malheureux des autres syndicats est incompréhensible au regard de l'agression que constitue la remise en cause de 25 ans d'acquis sociaux, déplore Jean-François Téaldi. Il ne s'agit pas d'une "grève de témoignage" où le lendemain, gagnant ou perdant, tout le monde reprend le travail. Il s'agit cette fois d'un conflit illimité, un mouvement que nous voulons inscrire dans la durée si la direction de France Télévisions ne retire pas ses propositions, lesquelles consistent à démanteler nos acquis sociaux."
Au sein de la direction de France Télévisions, la ligne dure semble pour l'instant l'emporter. "Nous avons une occasion unique de réformer le service public pour lui donner un avenir, explique un hiérarque de l'équipe Carolis. Le président du groupe ne doit pas flancher. Si nous ne terminons pas cette négociation avant la fin du mandat, son successeur pourra être tenté de vouloir "se faire aimer" et lâchera sur tous les points... Ce sera une occasion historique ratée. Nous avons connu cela trop longtemps dans le service public lors des changements de direction."
Ni Putes ni Soumises recouvre la statue de la place de la République d'une burqa
C'est avec deux jours d'avance que l'association Ni Putes ni Soumises a fêté le 8 mars. Une soixantaine de jeunes militants de l'association Ni Putes ni Soumises s
e rassemblées place de la République samedi, coiffés de bonnets phrygiens. Scandant en musique "des actes, pas des mots", les jeunes militants, dont une petite dizaine de garçons, ont organisé un défilé circulaire en brandissant des pancartes "Ni voile ni burqa", "service public = avortement et contraception" ou "raser mes jambes oui, raser les murs non".
Un peu plus tard, les militants ont symboliquement recouvert la statue d'une burqa noire géante, afin de protester ce qu'ils estiment être un retard pris dans le vote d'une loi interdisant la burqa dans les lieux publics. "Nous avons souhaité dénoncer l'intolérable, nous demandons à ce que la question de la loi sur la Burqa ne soit pas enterrée", a déclaré Sihem Habchi, présidente de l'association. "Cette burqa de couleur noire, haute de neuf mètres a été retirée" une heure après, "par les forces de l'ordre", a-t-elle précisé. "Nous avons voulu interpeller tous les mouvements féministes pour leur dire que sans laïcité, il n'y a pas de féminisme."
Roger Gicquel décède d'un infarctus
Le présentateur-vedette du journal télévisé dans les années soixante-dix était âgé d
e 77 ans.
La France perd un grand nom du journalisme. Présentateur-vedette du journal télévisé dans les années 1970 - resté célèbre pour son fameux «La France a peur» -, Roger Gicquel est décédé samedi des suites d'un infarctus. Il était âgé de 77 ans.
Né le 22 février 1933 à Thiers-sur-Thève (Oise), Roger Gicquel est d'abord steward au sein de la compagnie UTA et comédien de 1953 à 1960, avant de débuter sa carrière de journaliste au Parisien-libéré en 1961. Il y reste dix ans, puis intègre en 1971 le service d'information de l'Unicef, où il travaillera deux ans en tant que consultant.
Il se fait connaître à la radio en présentant la revue de presse de France-Inter (1968-1973), dont il est grand reporter à partir de 1969. Directeur de l'information à l'ORTF entre 1973 et 1974, Roger Gicquel invente un nouveau style de JT, très personnalisé, lorsqu'il devient présentateur vedette du journal de 20 heures sur TF1.
Le 18 février 1976, le regard grave, Roger Gicquel ouvre le journal ainsi : «La France a peur. Je crois qu'on peut le dire aussi nettement. La France panique depuis qu'hier soir, une vingtaine de minutes après ce journal, on a appris l'horreur : un enfant est mort, un doux enfant au regard profond, assassiné, étranglé ou étouffé, on ne sait pas encore, l'autopsie ne l'a pas complètement révélé, par le monstre qui l'avait enlevé pour de l'argent».
De 1983 à 1986, il produit et anime l'émission «Vagabondages» sur TF1, au cours de laquelle il reçoit des personnalités du monde socio-culturel. Disparaissant de nouveau du petit écran, il retourne à la radio, en tant que chargé de la revue de presse du week-end sur France-inter, de 1987 à 1994. Entre temps, il revient à la télévision, sur France 3-Ouest, où il anime l'émission hebdomadaire «En flânant», grâce à laquelle il retrouve la Bretagne de son enfance. L'émission s'arrête en 1997.
Depuis, Roger Gicquel avait poursuivi la ballade en écrivant. Il est notamment l'auteur «Tous les chemins mènent en Bretagne» (1998) et plus récemment «Croisières et escales en Bretagne» (2007).
samedi 6 mars 2010
Nicolas Sarkozy à la rencontre des agriculteurs
Nicolas Sarkozy est arrivé samedi à 8 h 30 au salon de l'agriculture, une demi-heure avant son ouverture au public. Le chef de l'Etat a été accueilli notamment par Jean-Michel Lemétayer, président de laFédération nationale des syndicats d'exploitants agricol
es (FNSEA). Peu après, Nicolas Sarkozy a commencé à arpenter les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1, aux côtés de du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et du ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, Michel Mercier.
Nicolas Sarkozy devrait faire des "annonces" en faveur des agriculteurs, confrontés à la crise la plus grave de ces trente dernières années. Électorat généralement classé à droite, le monde agricole a été cette année très déçu, voire ulcéré de l'absence du chef de l'État à l'inauguration du Salon. "S'il était venu au début, cela aurait calmé la tension, mais si jamais il n'annonce rien à la clôture, cela risque de faire des dégâts", affirmait jeudi soir un éleveur de vaches Salers, devant ses collègues qui tous opinaient du chef. Les "annonces" que pourrait faire Nicolas Sarkozy consisteraient à compléter le plan de soutien de 1,6 milliard d'euros lancé en octobre 2009.
Des aides pour les jeunes agriculteurs
C'est ce que souhaite le syndicat majoritaire, la FNSEA, la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, dont le président, Jean-Michel Lemétayer, a été reçu mercredi par le chef de l'Etat. Jean-Michel Lemétayer n'avait pas ménagé ses critiques sur l'absence du Président à l'inauguration, estimant que ce dernier avait "beaucoup de difficultés avec le monde paysan". Un sentiment partagé par nombre d'agriculteurs, toutes tendances confondues, qui souhaiteraient une "reconnaissance", comme le soulignait une responsable d'un syndicat concurrent, la Confédération paysanne.
Parmi les annonces, devrait figurer une augmentation de l'enveloppe de prêts relais qui passerait à 1,5 milliard d'euros pour aider les agriculteurs à faire face à leur problème de trésorerie. Ce coup de pouce devrait coûter 30 millions d'euros supplémentaires à l'Etat, sans pour autant contenter nombre d'agriculteurs déjà surendettés. Le chef de l'Etat pourrait aussi annoncer un nouvel allègement des charges sociales. Celles-ci ont déjà diminué depuis le 1er janvier pour les travailleurs occasionnels. Enfin, des aides pour les jeunes agriculteurs en cours d'installation pourraient être également au programme.
Vers une politique agricole commune "forte"
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a aussi promis que Nicolas Sarkozy s'engagerait pour une politique agricole commune "forte". La révision de la PAC, qui prendra effet à partir de 2013, devrait donner lieu à de vifs affrontements entre Européens.
Lors de la table ronde avec le chef de l'Etat, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) compte souligner l'importance "stratégique" du secteur : "Les pouvoirs publics doivent être conscients que vendre de l'agroalimentaire est aussi important que de vendre des Airbus", a déclaré Jean-René Buisson, son président. Il souhaite aussi souligner la perte de compétitivité de la France sur le marché mondial. En 2009, l'excédent des échanges agroalimentaires français, un point fort du commerce extérieur de l'Hexagone, a dégringolé de 38,6 %, à 5,4 milliards d'euros, contre 8,8 milliards en 2008. Signe de la crise aiguë que traverse l'agriculture française : les revenus des agriculteurs ont baissé, en un an, de plus d'un tiers, et jusqu'à 50 % pour la filière du lait.
Nicolas Sarkozy annonce des mesures de soutien aux agriculteurs
Comme attendu, Nicolas Sarkozy a fait des "annonces" en faveur des agriculteurs, confrontés à la crise la plus grave de ces trente dernières années. Samedi, lors d'une table ronde au Salon de l'agriculture, le chef de l'État a annoncé une augmentation de 800 millions d'euros, pour la porter à 1,8 milliard d'euros, de l'enveloppe de prêts bonifiés destinés à la consolidation des trésoreries des agriculteurs.
En visite au salon de l'Agriculture, le chef de l'État a assuré les représentants du monde agricole que "l'argent sera(it) là pour financer tout ce qui vous permettra de passer le gros de la cris
e". L'annonce de l'enveloppe de prêts bonifiés avait été faite en octobre dernier dans le cadre d'un plan de soutien au secteur, qui traverse une grave crise marquée par la baisse l'an passé d'un tiers de ses revenus, qui avaient déjà reculé de 20 % en 2008. "On avait annoncé un plan qui prévoyait un milliard d'euros de prêts bonifiés. C'est très simple, à la minute où je vous parle, on est à 1,8 milliard", a dit Nicolas Sarkozy. "Nous allons financer en complément la totalité des prêts bonifiés de trésorerie et de consolidation déposés dans les délais impartis. Personne ne restera en dehors, on prend tout", a-t-il ajouté. Il a indiqué d'autre part que les aides aux agriculteurs endettés pour les aider à rembourser leurs intérêts d'emprunt seraient portées de 100 à 150 millions d'euros.
"Je crois à l'agriculture durable" (Sarkozy)
Concernant une autre disposition du plan de soutien à l'agriculture, Nicolas Sarkozy a annoncé que les décrets sur la suppression des charges sociales pour les travailleurs saisonniers seraient signés d'ici la fin du mois.
Le chef de l'État a également déclaré qu'il fallait "changer les méthodes de mise en oeuvre des mesures environnementales dans l'agriculture", souhaitant que la France soit au premier plan de l'agriculture durable. Il a précisé que les ministres de l'Agriculture Bruno Le Maire et de l'Écologie Jean-Louis Borloo allaient réfléchir à de "nouvelles méthodes d'analyse en matière environnementale dans l'agriculture". "Je crois à l'agriculture durable", a affirmé Nicolas Sarkozy, en assurant qu'il voulait que la France soit "au premier plan des pays, en matière d'économie durable et d'agriculture durable".
Nicolas Sarkozy est arrivé à la Porte de Versailles de Paris , samedi à 8 h 30, soit une demi-heure plus tôt que prévu. Le chef de l'État a arpenté les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1, aux côtés du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et du ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, Michel Mercier. Nicolas Sarkozy avait provoqué la déception et la colère de professionnels en n'inaugurant pas le Salon le 27 février, sur fond de crise du secteur.
L'abstention fait trembler la droite comme la gauche
En s'exprimant dans la dernière semaine, Nicolas Sarkozy espère mobiliser son camp sans créer de sursaut de l'opposition.
«C'est aujourd'hui la principale clef du scrutin», rapporte un responsable de l'UMP. À huit jours du premier tour, l'abstention et son pendant politique, la mobilisation partisane, sont l'objet de toutes les inquiétudes dans les états-majors.
C'est que les instituts de sondages laissent ent
revoir un record d'abstention pour le cru 2010 des régionales : près d'un électeur sur deux bouderait les urnes le 14 mars. Le scrutin cumule les handicaps : il est le plus récent du corpus électoral - il date de 1986 - et concerne l'échelon administratif le moins connu des Français. Il intervient en outre à mi-mandat présidentiel, dans une période de crise économique et sociale où les Français sont davantage en attente de politiques nationales que d'initiatives locales méconnues.
Pis, les régionales sont pour la première fois en vingt-cinq ans dissociées de toute autre élection, notamment des cantonales qui n'interviendront qu'en 2011.
Le précédent record d'abstention date de 1998, quand 58 % du corps électoral seulement s'était déplacé. Le résultat des élections avait alors été marqué par une poussée de la gauche - qui a notamment fait basculer l'Ile-de-France, le Centre ou Provence-Alpes-Côte d'Azur - et une grave crise de la droite, divisée entre partisans et opposants d'une alliance avec le Front national.
Au dernier scrutin régional, deux ans après la présidentielle de 2002 qui avait vu Lionel Jospin être éliminé au premier tour, le regain de mobilisation (66 % de participation) a profité à la gauche, qui dirige depuis 24 des 26 régions.
C'est pourquoi le PS et ses alliés craignent cette année une forte abstention malgré des intentions de vote qui leur sont favorables. Martine Aubry, la première, redoute cette victoire annoncée dans les sondages qui la priverait d'une victoire dans les urnes : «Tout est possible, nous pouvons gagner toutes les régions, mais rien ne serait pire que croire que la gauche a gagné», expliquait la première secrétaire du PS mercredi. «Il y a beaucoup d'hommes et de femmes en difficulté qui hésitent à voter. Je leur dis : l'abstention sert Nicolas Sarkozy et sa politique», a-t-elle ajouté.
Papillons sous les essuie-glaces
«À la différence de 2004, il n'y a pas de mobilisation contre nous et nous le sentons bien sur le terrain», assure le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. Comme pour la gauche, la majorité semble en mesure de faire le plein des voix de son électorat fidèle, ce qui lui permet d'arriver en tête au premier tour dans les sondages dans une majorité de régions. Manquent cependant à l'appel ceux des électeurs qui voteraient davantage pour rejeter le projet de l'adversaire que par adhésion. D'où les mises en garde qui se multiplient à droite contre «l'abstention boomerang». Celle qui, en faisant perdre la majorité, ferait «gagner les hausses d'impôts et le laxisme sur les questions de sécurité», selon Lefebvre.
C'est d'ailleurs sur ces deux thèmes que la majorité s'apprête à faire le coup de force, en glissant d'ici le premier tour des milliers de papillons sous les essuie-glaces des voitures. Il y sera notamment question de la délinquance «qui a diminué de 14 % depuis que Nicolas Sarkozy a été ministre de l'Intérieur». Au-delà du choix de traiter de la sécurité, question sur laquelle les régions ne disposent pas de prérogatives, c'est l'entrée en lice du président de la République qu'il faut souligner. L'UMP espère que son implication saura créer le sursaut nécessaire sans mobiliser l'adversaire. L'entretien qu'il accordera au Figaro Magazine à la fin de la semaine prochaine relève à ce titre du quitte ou double.
vendredi 5 mars 2010
UNION EUROPEENNE- Barroso esquisse des objectifs économiques communs aux Vingt-Sept
Après l'échec de la stratégie de Lisbonne, la Commission européenne veut rebondir, en proposant
à l'Europe cinq objectifs de modernisation.
Si la stratégie de Lisbonne mise sur les rails en 2000 avait été un succès, l’Europe serait devenue cette année « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». On en est loin. La crise a encore accéléré le rattrapage par les pays émergents, dégradé le taux d’emploi et rendu plus menaçant le spectre d’une défaillance des régimes sociaux. En dix ans, les indicateurs de pauvreté se sont dégradés et l’effort de recherche a stagné. La stratégie de Lisbonne passera à la postérité comme une pétition de principe au service de laquelle bien peu a été entrepris depuis son lancement. Mercredi, José Manuel Barroso a eu ce mot stupéfiant : « dès le début, je n’ai jamais caché que je n’y croyais pas. »
Il n’en a pas moins présenté sa remplaçante : baptisée Europe 2020, elle propose aux gouvernements des Vingt-Sept d’inscrire leur politique économique dans un cadre commun. À la place des innombrables indicateurs de la stratégie de Lisbonne, la Commission propose de se focaliser sur cinq objectifs : l’augmentation du taux d’emploi des 20 à 64 ans de 69 % actuellement à 75 %, une hausse colossale de l’investissement en recherche, de moins de 2 % à 3 % du PIB, la « décarbonation » de la consommation et de la production énergétiques, la réduction du taux d’abandon scolaire à moins de 10 % assortie de l’augmentation du taux d’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur à plus de 40 % (contre 31 % actuellement), et enfin une réduction de 20 millions du nombre de personnes menacées de pauvreté (80 millions actuellement).
Optimisme
Cette fois-ci, José Manuel Barroso y croît-il ? En tout cas, il l’assure. La crise a réveillé, selon lui, la volonté des dirigeants nationaux d’avoir une vraie gouvernance économique européenne. La chancelière allemande a toutefois d’ores et déjà mis en doute la faisabilité des objectifs proposés par la Commission.
Autre raison de se montrer plus optimiste, assure le président Barroso : le traité de Lisbonne lui donne de nouveaux instruments de pression et notamment le pouvoir d’« adresser un avertissement » à une capitale qui dévierait de ses engagements. « Je pense que nos objectifs sont réalistes », a-t-il déclaré, « tout dépend maintenant des États membres ».
par Florence Autret, à Bruxelles
jeudi 4 mars 2010
Quand Sarkozy voulait rendre constructibles les zones inondables
"Il faut rendre constructibles les zones inondables"... La petite phrase, prononcée comme une évidence à la Cité de l'architecture et du patrimoine, dans un discours sur le Grand Paris le 29 avril 2009, e
st signée Nicolas Sarkozy. C'était sans compter sur Xynthia et les dégâts que la tempête a provoqués entre samedi et dimanche sur le littoral vendéen et charentais.
Lundi, en déplacement à La Rochelle, Nicolas Sarkozy enfile les habits du président indigné. Et s'interroge : "Comment, en France, au XXIe siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison", comme en Vendée et en Charente-Maritime ? Réponse de la secrétaire d'État à l'Écologie : le laxisme des permis de construire accordés en zone inondable... Chantal Jouanno prône même un durcissement des règles de construction dans ces zones inondables. Couac au sommet de l'État ? Ou changement de discours opportun ?
Régionales : la gauche conforte sa position de favorite
Une campagne peu mobilisatrice malgré la proximité de l'échéance, une gauche confortée dans sa position de favorite: telles sont les principales tendances de la deuxième vague du sondage TNS-Sofres/Logica réalisée pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter, les 1er et 2mars, sur un échantillon représentatif de 1000 personnes selon la méthode des quotas.
A gauche, les listes conduites par le P
S et les listes divers gauche sont créditées de 30 % des intentions de vote, soit deux points de plus que dans la première vague de l'enquête TNS-Sofres des 1er et 2 février. L'extrême gauche, en revanche, s'effrite légèrement. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) perdant deux points tombe de 3,5 % des intentions de vote à 1,5 %, Lutte ouvrière (LO) de 3 % à 2,5 %. Ce tassement s'effectue au bénéfice du Front de gauche, en augmentation d'un point (7 %) par rapport à la précédente enquête. Enfin, les listes d'Europe Ecologie s'éloignent un peu plus de leur score historique des européennes de juin2009 (16,3 %) et enregistrent également une légère baisse (de 13 % à 12 %).
LE MODEM FIGÉ À 4 %
]L'addition des intentions de vote de gauche et d'Europe Ecologie l'emporte toutefois largement sur celle de droite. L'UMP et les listes divers droite recueillent 31 %, soit un point de plus qu'il y a un mois, tandis que le Front national, crédité de 8,5 % début février, perd 0,5 point. Quand au MoDem, il reste figé sur son score de 4 %.
Cette stabilité des intentions de vote – à l'exception du NPA, sans doute pénalisé par la polémique sur la présence d'une candidate tête de liste, portant le foulard, dans le Vaucluse – s'accompagne d'un intérêt toujours médiocre des électeurs pour la campagne. Ils sont encore moins de la moitié (49%), et à peine un peu plus nombreux qu'il y a un mois (45 %), à s'intéresser au scrutin, ce qui laisse présager un taux d'abstention élevé.
Les jugements formulés sur les campagnes menées par les différents partis sont sans appel. A l'exception des personnes interrogées s'apprêtant à voter pour le Front de gauche au premier tour et qui considèrent, à 66%, que ce parti mène "plutôt une bonne campagne", les électeurs potentiels des autres partis manifestent peu d'enthousiasme. Moins de la moitié de ceux qui choisissent l'UMP considère que le parti de la majorité fait une bonne campagne (49 %). Les niveaux de satisfaction ne sont pas plus élevés chez les électeurs potentiels d'Europe Ecologie (48 %) ou du PS (46 %).
A noter que le parti écologiste est celui qui recueille, de la part des partisans des autres formations, les meilleurs indices de réussite de sa campagne. La jugent "plutôt bonne" 40 % des électeurs potentiels du Front de gauche et 41 % de ceux du PS et, dans les rangs de l'UMP, Europe Ecologie est le seul parti de gauche pour lequel les bonnes opinions sur la campagne (26 %) l'emportent sur les mauvaises (18 %). "Cela témoigne d'une expression de sympathie assez partagée à l'égard des écologistes, souligne Brice Teinturier, directeur adjoint de TNS-Sofres. Reste que, globalement, les indices de réussite des campagnes sont soit négatifs, soit très bas, ce qui traduit, chez les personnes interrogées, le sentiment d'une absence d'enjeux mobilisateurs."
Christine Garin
Fillon ferait un meilleur président qu'Aubry ou Royal
Selon un sondage Ipsos, l'actuel premier ministre écraserait tous ses rivaux à droite, de Juppé à Copé en passant par Villepin. Seul DSK, à gauche, lui est préféré par les Français.
François Fillon ferait, aux yeux des Français, un meilleur président que les socialistes Martine Aubry et Ségolène
Royal, mais moins bon que Dominique Strauss-Kahn, selon un sondage Ipsos* à paraître jeudi dans Le Point.
Ainsi, à la question «selon vous, qui ferait le meilleur président de la République ?», le premier ministre l'emporterait sur la première secrétaire du PS par 47% contre 31% (22% ne se prononcent pas). Domination encore plus forte encore face à Ségolène Royal : il gagnerait à 57%, contre 23% en faveur de la présidente de Poitou-Charentes (20% NSP).
Plus de trente points d'avance à droite
Mais le chef du gouvernement ne remporte pas pour autant la course : s'il devance Martine Aubry et Ségolène Royal, il est - a contrario - dominé par l'actuel directeur général du FMI : 46% voient en effet en Dominique Strauss-Kahn (PS) un meilleur président que François Fillon, crédité face à lui de 34% seulement (20% NSP).
Parmi les sympathisants UMP, le premier ministre est par ailleurs considéré comme le meilleur présidentiable de leur camp dans l'hypothèse où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas : avec 45%, il écrase ses suivants Alain Juppé (12%), Dominique de Villepin (11%) et Jean-François Copé (10%).
Sincérité et sens du dialogue
Interrogés par ailleurs sur les qualités des deux têtes de l'exécutif, les Français créditent Nicolas Sarkozy d'autorité et de détermination tandis que François Fillon l'emporte sur le plan du dialogue et la sincérité. Le président fait ainsi preuve d'une réelle détermination pour 76% des Français et d'autorité pour 70% d'entre eux. 48% pensent qu'il a le sens du dialogue, mais 50% pensent le contraire. Enfin seuls 33% lui accordent la sincérité, 63% la lui refusant.
Le premier ministre, lui, affiche ses meilleurs scores auprès de l'ensemble des Français pour la détermination (62%), le sens du dialogue (57%), la sincérité (56%), l'efficacité et l'écoute (chacun 48% pour, 44% contre). Il n'est minoritaire que pour l'autorité (42% oui, 51% non).
*Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 février auprès d'un échantillon de 954 personnes représentant la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas)












