L'ex-président de l'Assemblée nationale affirme que la République avait "obligatoirement des informations qui n'ont pas été prises en compte".
mercredi 17 juillet 2013
Accoyer : "À la tête de l'État, on savait pour Cahuzac"
mardi 16 juillet 2013
Les découverts bancaires bientôt moins chers
Les plafonds limitant chaque mois les commissions d’intervention facturées par les banques vont être abaissés, notamment pour les personnes les plus démunies.

Les commissions d’intervention facturées par les banques seront désormais moins chères. Appliquées par les établissements à leurs clients en cas de dépassement de découvert, pour un chèque non approvisionné, voire un ordre de paiement irrégulier, celles-ci seront désormais limitées. Selon nos informations, leur coût ne pourra pas dépasser 8 € par opération, dans une limite de 80 € par mois pour le grand public.
Aujourd’hui, ces commissions sont d’un montant extrêmement variable selon les réseaux. A en croire le dernier observatoire des tarifs bancaires publié pAAar la Banque de France, le tarif moyen d’une commission était, en 2012, de 8,23 €, la ponction pouvant aller jusqu’à 12 € par acte. Certes, des plafonds existent. Mais ils sont aujourd’hui bien plus élevés que ce qui sera inscrit dans la loi : en moyenne 163 € par mois (jusqu’à 459 € pour la banque la plus chère, 78 € pour la moins chère).
Ce qui, mis bout à bout, revient très cher. Surtout pour les personnes aux revenus modestes, les plus souvent à découvert . Selon les calculs du ministère de l’Economie, ces commissions, à l’échelle de tout le secteur bancaire, représentent 2 à 3 Mds€ de frais supplémentaires par an pour les clients.
Protéger les publics fragiles
Des dispositifs existaient déjà pour les plus démunis. Ces derniers bénéficient d’une gamme de moyens de paiement alternatifs (GPA) dont le principal est la mise à disposition d’une carte de paiement à autorisation systématique. Pour ce type de population, les plafonds de commission étaient de 33,44 € par mois, soit 13,44 € de plus que ce que prévoira la loi désormais. A ce jour, le plafond spécial concerne moins de 150000 Français (30 000 bénéficiaires de droit au compte, environ 100000 d’offre bancaire adaptée), mais la future loi bancaire prévoit d’autres mesures pour promouvoir « ces offres spéciales » et donc augmenter le nombre des Français qui pourront profiter du plafond le plus bas. Il sera notamment fait obligation aux banques de proposer ces formules aux publics fragiles — une offre bancaire spéciale peut par exemple être utile aux jeunes qui n’utilisent jamais de chéquier et qui veulent limiter au maximum leur capacité de découvert. Le client, lui, restera libre d’accepter ou de refuser cette proposition.
Le principe d’un double plafonnement a provoqué de vives discussions entre le gouvernement et leParlement ces six derniers mois. « Le projet initial du gouvernement ne concernait que les publics fragiles, explique une source proche du dossier. L’Assemblée nationale a voulu l’étendre à tous pour prendre en compte les classes moyennes qui jonglent souvent avec des fins de mois difficiles à boucler. C’est le Sénat qui a proposé cette solution mixte; une grande partie des députés ont ensuite bataillé pour revenir à un plafond universel. Mais le ministre Pierre Moscovici a pesé pour que le double plafond qui protège à la fois les classes moyennes et les plus modestes soit maintenu. »
Stérilisations forcées dans les prisons californiennes
Jusqu’à présent, les femmes détenues dans les prisons californiennes auraient été contraintes de subir une stérilisation permanente. Ces révélations ont été publiées dans un rapport de l’influent Center for investigating reporting. Les stérilisations forcées ont été bannies par la loi en 2010 sous pression des ONG, qui avaient déposé des pétitions au Congrès des Etats-Unis.
Deux tiers des Français régulièrement dans le rouge
Faut-il y voir une conséquence directe de la crise? Selon une étude menée par le comparateur de frais bancaires en ligne Panorabanques.com que notre journal dévoile en exclusivité*, 65% des personnes interrogées déclarent être en dépassement de découvert autorisé au moins une fois par an. 28% du panel estime être dans le rouge chaque mois.
Autre enseignement de cette enquête : 32% des femmes reconnaissent atteindre la limite de dépassement autorisée sur leur compte par leur banquier. Contre 24% chez les hommes.
Si on regarde plus dans le détail, la fréquence du découvert — ça n’est pas vraiment une surprise — dépend du niveau de revenus des clients des banques. Chez les personnes disposant de plus de 3000 € par mois pour vivre, seule une sur huit déclare aller au-delà du découvert autorisé par son agence. En revanche, parmi les Français affichant des revenus nets mensuels inférieurs à 1500 €, la tendance est tout autre : un sondé sur trois dépasse la limite fixée par son banquier. Ce qui engendre des frais élevés.
Au sein des panélistes reconnaissant être en découvert une fois par mois, 84% d’entre eux estiment que le surcoût généré est supérieur à 240 € par an. Et autres 12% chiffrent entre 180 et 240 € les frais qui leur sont facturés par leur établissement. Des frais qui sont souvent composés de commissions d’intervention (lire plus haut), de la facturation (de 10 € à 24 € selon les réseaux), d’une lettre informant les clients d’une situation de compte débiteur non autorisé (c’est souvent le terme employé). Enfin, les taux d’intérêt, les fameux agios, appliqués au montant du découvert, sont plus élevés.
« Pour limiter ces frais, le plus efficace est sans aucun doute de trouver la banque qui convient le mieux à ses besoins et construire une relation de confiance avec elle, avertit Guillaume Clavel,président de Panorabanques.com. Il faut établir un dialogue et c’est comme cela que l’on obtient le meilleur de sa banque. »
Dialoguer, la manière de devancer le problème? D’après l’enquête, 61% des personnes déclarant être à découvert une fois par mois estiment d’ailleurs avoir besoin d’un conseiller personnel. Mieux, 34% des sondés reconnaissant être dans pareille situation souhaitent disposer d’un service d’alertes envoyées par SMS. Un service qui est généralement… payant!
* Etude réalisée à partir des données collectées sur le site Panorabanques.com auprès d’un échantillon de 16113 personnes âgées de 18 à 50 ans entre les mois d’avril 2012 et mars 2013.
14 juillet amer pour François Hollande
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| Seul, perdu dans ses mensonges. |
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Cela ne va sûrement pas susciter des vocations de philatélistes

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lundi 15 juillet 2013
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dimanche 14 juillet 2013
L'État français bientôt à court de victimes ?
Le président François Hollande a déjà provoqué la colère de la majorité de sa propre base socialiste avec des plans de réduction des dépenses en termes absolus pour la première fois depuis 1958, mais c'est peut-être juste le début de la bataille. La Cour des Comptes n'est pas encore à mi-chemin de son resserrement budgétaire. "La France s'éloigne. Comme une vague qui s'en va, elle se retire petit à petit de l'économie mondiale, de façon imperceptible dans le passé, mais clairement visible aujourd'hui" déclare Jean-Pierre Letarte, le responsable d'Ernst & Young pour la France. Le gouvernement a prévu une contraction économique de 0,3% cette année avec une reprise faible pour la seconde moitié de l'année. Mais plusieurs économistes du privé craignent bien pire s'il y a un choc extérieur. "Cela pourrait atteindre une récession de 1,5%" a déclaré Jean-Michel Six de Standard & Poor's. M. Hollande a jusqu'ici suivi les demandes d'austérité de l'UE, retirant son engagement pour une stratégie de croissance dans le style du New Deal qu'il avait pris lors de sa campagne électorale. Mais sa cote de popularité s'est effondré plus vite que tous ses prédécesseurs, et la majorité de son parti est proche de la révolte.
La France a contracté le virus de la révolution soviétique
















