TOUT EST DIT

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jeudi 6 janvier 2011

La transparence contre la corruption

A l’instar d’autres pays d’Europe centrale, la Slovaquie est gangrénée par la corruption. Son gouvernement a décidé de s’attaquer à ce fléau en publiant tous les appels d’offres de marchés publics. 

Avant Noël, le Parlement slovaque a adopté un amendement au Code civil. Depuis le 1er janvier 2011, tout contrat commercial passé avec l’Etat devra être rendu public sur Internet. Et sans cet affichage, aucun contrat ne sera valide.
Une telle transparence est tout à fait inhabituelle. Même dans les pays européens qui peuvent s’enorgueillir d’un très faible niveau de corruption, cette obligation n’est pas la règle. C’est en fait la corruption du milieu politique slovaque qui a conduit le Premier ministre Iveta Radičová à s’engager dans cette voie, et l’adoption de cet amendement constitue sans aucun doute sa plus grande victoire politique depuis son accession au pouvoir [en juillet 2010].
Il faut par ailleurs savoir que ce texte a un effet rétroactif. Le gouvernement slovaque a par conséquent déjà rendu publics tous les contrats passés avec l’Etat au cours des quatre dernières années et s’est engagé, d’ici la fin de l’année, à afficher tous ceux conclus depuis 2000.
Cette façon radicale d'instaurer la transparence peut s’expliquer par plusieurs raisons. Contrairement à la République tchèque, où le principal thème de campagne des partis de droite a concerné l’endettement de l’Etat, en Slovaquie, les débats ont avant tout porté sur la corruption rampante qui avait cours sous le gouvernement de Robert Fico.
L’opposition de l’époque avait alors tout fait pour susciter dans l’opinion publique un fort sentiment d’aversion contre tous ceux qui touchaient des pots-de-vin, en rappelant les détournements de biens publics auxquels s’étaient livrés les membres du gouvernement de Vladimír Mečiar dans les années 90, un épisode qui reste un souvenir très amer dans la mémoire historique de la Slovaquie.

Le monde politique soumis à une pression toujours plus grande

Iveta Radičová a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Mais on peut également proposer une autre explication, celle-là plus générale, qui renvoie à une tendance globale : les rapports sociaux sont de plus en plus influencés par Facebook et le monde politique est soumis à une pression toujours plus grande des médias. WikiLeaks ne constituerait qu’un effet secondaire du phénomène. Il ne resterait alors à la disposition des politiciens que deux options : se dissimuler derrière des remparts, ou, en revanche, jouer la carte de la totale transparence.
Seul le temps nous dira dans quelle mesure l’expérience slovaque réduira la corruption. L’opposition affirme que la publication de milliers de contrats n’aura pour seul effet que de submerger de données la société et les médias qui seront bien en peine de les traiter. Les défenseurs de cette expérience prétendent, quant à eux, qu’il y aura toujours quelqu’un – une entreprise ayant perdu un appel d’offres, par exemple – pour les alerter sur des prix de marché excessifs. Et puis surtout, la publication des contrats sur Internet obligera les entreprises et les fonctionnaires à adopter un comportement responsable.

La Slovaquie en laboratoire d'expériences sociales

Cette avancée de la Slovaquie vers une transparence quasi absolue de l’Etat est sans doute risquée et personne ne peut prédire quels seront ses effets non voulus. Par ailleurs, il n’est pas du tout certain que cette stratégie parvienne à tuer la pieuvre de la corruption, qui est tout autant hypertrophiée en République tchèque et dans le reste de l’Europe centrale et qui a su développer une aptitude tout à fait singulière pour contourner les lois.
En raison de son histoire politique mouvementée, qui voit régulièrement s’imposer à la tête du pays une escouade de politiciens radicaux, la Slovaquie devient à nouveau – pour la deuxième fois déjà après l’introduction il y a 8 ans de réformes fiscales radicales – un laboratoire d’expériences sociales.

L'UE dans le monde :Un ami qui nous veut du bien

Après la Grèce et le Portugal, Pékin vient au secours de l'Espagne, frappée par la crise de la dette. Sur fond d'achat massif d'obligations d'Etat espagnoles, cette politique s'insère dans la stratégie de pénétration chinoise en Europe.
"Le camarade chinois, le meilleur allié de Zapatero", note El Mundo, au moment où le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang effectue en Espagne une visite cruciale pour l’avenir de l’économie espagnole. Le gouvernement de José Luis Zapatero "croise les doigts pour qu’en 2011, la Chine continue d’insuffler de l’oxygène" dans l’économie espagole, estime ainsi le quotidien conservateur.
Selon ce dernier, Pékin aurait signé avec Madrid des accords économiques pour 5,5 milliards d’euros. La Chine a par ailleurs déjà acquis plus de 43 milliards d’euros d’obligations d’Etat espagnoles et "semble prête à en acheter davantage". Des annonces qui ont entraîné le 4 janvier une diminution de 9 points de la prime de risque de la dette espagnole.
El Mundo est toutefois critique vis-à-vis de la "complaisance" de Zapatero, qui aurait trouvé dans les hiérarques de la dictature communiste ses "meilleurs alliés dans ces moments difficiles", et souhaite que le chef du gouvernement s’inspire d'Angela Merkel ou de Nicolas Sarkzoy, "qui n’ont pas hésité à exiger de la Chine qu'elle respecte les droits de l’homme".

Chaque mois, la Chine achète 7 à 8 milliards d'obligations d'Etat de l'UE

L'Espagne n'est pas un cas isolé dans la stratégie européenne de Pékin, observe de son côté Dziennik Gazeta Prawna : "Chaque mois, la Chine achète des obligations d'Etat des pays de l'UE pour une valeur de 7 à 8 milliards d'euros, afin d'assurer la pérennité des exportations chinoises", écrit ainsi le quotidien polonais. En aidant les "PIGS" (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), ajoute "DGP", la Chine "se familiarise avec le marché européen et, plus important encore, elle influence indirectement le taux de change de l'euro, en affaiblissant par la même occasion son principal rival, l'Allemagne".
C'est d'ailleurs pour tranquilliser cette dernière que Li Keqiang a publié une tribune dans le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung. Le vice-Premier ministre chinois y célèbre la "lutte commune contre la crise" menée au cours des deux dernières années par la Chine et l'Allemagne, et souligne l'ampleur des échanges commerciaux entre les deux pays —"140 milliards de dollars en 2010, ce qui correspond à 30% des échanges commerciaux entre la Chine et l'UE" — ce qui fait de la Chine le premier partenaire commercial de l'Allemagne hors-UE.

Pékin espère échapper aux sanctions de Bruxelles

En tendant la main aux pays les plus endettés, Pékin espère ainsi échapper aux sanctions de Bruxelles pour le dumping qu'elle exerce par ailleurs (la Commission a lancé 50 procédures pour concurrence déloyale contre la Chine), explique l'analyste Yiyi Lu dans Dziennik Gazeta Prawna.
Il note que parallèlement à ces achats, Pékin exige que l'UE lui reconnaisse le statut d'économie de marché et qu'elle assouplisse les conditions pour le transfert des technologies les plus récentes. La prochaine étape, conclut Yiyi Lu, devrait être la levée de l'embargo sur les ventes d'armes, imposé par l'UE à la Chine après la répression sanglante de Tian' anmen en 1989.

Un sociologue : « L’islam est posé chez nous comme un problème »

Un sondage d’opinion a montré qu’en France et en Allemagne, quatre habitants sur dix perçoivent l’islam « plutôt comme une menace ». Peu avant sa publication, le sociologue Roland Pfefferkorn dénonçait certains facteurs de cette méfiance
Roland Pfefferkorn enseigne la sociologie à l’Université de Strasbourg et travaille au sein du laboratoire Cultures et sociétés en Europe du CNRS. Il s’intéresse aux inégalités et aux rapports de sexe et de classe. Il a été interrogé récemment dans le contexte de la recrudescence des actes racistes et antisémites en Alsace.
Le racisme devient-il plus fort en France, notamment dans nos régions ?
C’est tellement facile de dire que le racisme vient d’en bas, des ouvriers qui voteraient FN. Mais il faut voir comment des bailleurs traitent des candidats locataires à la peau noire, et comment, en Alsace aussi, on ne sert par des personnes « basanées » dans certains restaurants. Ces comportements se retrouvent partout. En revanche, ce qui est particulier à la France, ce sont des hommes au gouvernement qui n’hésitent plus à développer des discours xénophobes. Or, ce sont surtout les musulmans qui sont visés par ces propos ou par certaines mesures, comme l’interdiction du voile.
La moitié des filles exclues des classes en France pour porter le voile le sont en Alsace-Moselle. La loi de 2004 est clairement une loi raciste et les grands défenseurs de la laïcité ne dénoncent pas l’absence de cette dernière en Alsace-Moselle.
Un appel a été lancé à Strasbourg, à l’initiative du maire, Roland Ries, pour promouvoir le vivre ensemble. Qu’en pensez-vous ?
Il faut aller au-delà d’un appel de ce type. Il faudrait une pratique qui soit en accord avec les grandes déclarations. Or, un ministre de l’Intérieur condamné en première instance pour déclarations racistes et qui reste à son poste, c’est un signal clair. D’autre part, le racisme est surtout alimenté par ceux qui apparaissent à la télévision. (Il cite des noms, qui relèvent toutefois de l’appréciation personnelle, N.D.L.R.).
Mais on n’a jamais invité une jeune fille française qui porte le voile à s’exprimer à la télé. En revanche, on a vu la manipulation dans de récents reportages sur la polygamie ou les relations garçons-filles dans les cités.
Pourquoi les musulmans deviennent-ils la cible de cette méfiance et de ce rejet ?
Parce que l’islam est posé comme un problème, notamment depuis la première guerre du Golfe et les attentats de 2001.
Il y a une alliance politico-médiatique, qui va bien au-delà de la France, pour alimenter un sentiment anti-musulman et anti-arabe. On l’a vu chez nous, avec le bruit fait autour de la candidate voilée du NPA à Marseille, ou lorsqu’un fast food a proposé de la viande halal. Alors qu’il n’y a pas d’affaire concernant des plats casher ou végétariens, ou bien sur le port de la kippa.

Selon le sondage IFOP-Le Monde publié mardi, 42 % des Français interrogés considèrent les musulmans « plutôt comme une menace », et 22 % les voient comme « un facteur d’enrichissement culturel » (pour 36 %, ils ne sont « ni l’un ni l’autre »). Les Allemands sont respectivement 40 %, 24 % et 36 % à donner ces réponses. Dans les deux pays, une forte majorité estime que l’intégration des musulmans ne s’est pas faite : 68 % des Français et 75 % des Allemands le pensent.

Six Airbus A380 commandés par Asiana Airlines

Asiana Airlines, deuxième compagnie aérienne de Corée du Sud, va acheter six Airbus A380 pour près de 1,8 milliard de dollars.

La deuxième compagnie sud-coréenne a commandé, ce jeudi, six airbus A380 pour près de 2 milliards de wons (1,78 milliard de dollars) au prix catalogue. Les livraisons de ces gros porteurs débuteront à partir d'avril 2014. Basée à Séoul, la compagnie Asiana a précisé ne pas encore avoir décidé si elle choisira les moteurs de Rolls-Royce. Ces derniers ont provoqué en novembre 2010 l'immobilisation de plusieurs A380 de la compagnie australienne Qantas. D'ailleurs, Qantas a demandé un dédommagement à Rolls-Royce.
Membre de la même alliance aérienne que Lufthansa, United, Continental et Singapore Airlines, Star Alliance, Asiana Airlines prévoit d'utiliser ces très gros porteurs sur ses vols à destination des États-Unis et de l'Europe et vise en priorité la clientèle affaires. De quoi faire de l'iombre à son principal concurrent, Korean Air, membre, lui de l'alliance Sky Team dont Air France et Delta Airlines sont les chefs de file.

Qui va succéder à Anne Lauvergeon à la tête d'Areva ?

Un comité de nomination vient de se mettre en place. Sa mission : proposer trois noms à Nicolas Sarkozy. Les rumeurs vont bon train. Parmi les noms les plus cités : Marwan Lahoud et Yazid Sabeg.


Proposer trois noms à Nicolas Sarkozy à la fin du mois pour prendre la tête d'Areva, alors que le mandat de l'actuelle présidente du directoire, Anne Lauvergeon, s'achève en juin. C'est l'objectif, d'un comité de nomination qui vient de se mettre en place selon nos informations confirmant celles de l'AFP.

"Fin janvier reste néanmoins un objectif très ambitieux" explique à La Tribune un proche de cette commission qui comprend cinq administrateurs du groupe nucléaire. Présidée par le président du conseil de surveillance du groupe Jean-Cyril Spinetta, nucléaire, cette commission regroupe aussi François David, président de la Coface, René Ricol, commissaire général à l'investissement, Oscar Fanjul, vice-président de Lafarge et de l'experte comptable Guylaine Saucier. Un chasseur de tête aurait d'ores et déjà été choisi.
"Nicolas Sarkozy tient à ce que les délais soient tenus. Il y a une certaine urgence car il faut que le nouveau (président d'Areva ) regarde les contrats en cours, notamment en Inde (où le groupe nucléaire négocie la vente de deux réacteurs EPR), qui est un contrat extrêmement risqué", a indiqué une autre source à l'AFP. "Anne Lauvergeon peut tout à fait être candidate à sa propre succession et faire partie des trois noms", a précisé une autre source. Les noms de Marwan Lahoud (EADS) et de Yazid Sabeg (Altis) sont régulièrement cités, après l'élimination d'Alexandre de Juniac, directeur de cabinet à Bercy et le retrait de Denis Ranque, l'ancien PDG de Thales.
Anne Lauvergeon, qui a créé Areva en 2000 en fusionnant la Cogema et Framatome, a d'ores et déjà déclaré publiquement son intérêt pour un troisième mandat. Réussira-t-elle ce tour de force alors qu'elle est confrontée depuis des années à l'hostilité des gouvernements successifs ? Sans compter l'hostilité affichée ces derniers mois par Nicolas Sarkozy en personne, qui soutient les visées sur Areva d'Henri Proglio, PDG d'EDF. Tant et si bien que certains évoquent Air France-KLM comme point de chute d'Atomic Anne. Fabrice Gliszczynski et Marie-Caroline Lopez

Politesse




Il ne s’attendait pas à celle-là, notre Président... D’habitude, c’est lui qui bouscule les rituels, casse les codes et piétine la syntaxe, cette politesse de la langue. «Il parle vrai», explique son très zélé ministre Luc Chatel, c’est un signe de «grande sincérité». Mais notre Président a trouvé plus sincère que lui avec Bernard Thibault. Le patron de la CGT ne lui a certes pas lancé «casse-toi, pauv’con», car il a un minimum d’éducation. Mais c’est bien une forme polie de bras d’honneur qu’il vient de lui faire, en refusant d’aller recevoir ses voeux à l’Elysée. «Simulacre», dénonce Bernard Thibault, de nous offrir le verre de l’amitié après nous avoir méprisés sur les retraites.


On croirait entendre le jeune Sarkozy taclant les ronds-de-jambe des élites...
Reste une question: pour vivre en bonne société, peut-on vraiment tout se dire en toute sincérité et brutalité ?

Quand les procureurs renâclent

Tous les présidents de la République rêvent d'inscrire à leur bilan une grande réforme de la justice, à l'image d'un François Mitterrand abrogeant la peine de mort. Nicolas Sarkozy avait, en 2009, déniché sa réforme emblématique : il allait, sans coup férir, supprimer le juge d'instruction, ce petit juge d'un autre temps, trop mordant, trop indépendant. Dans la foulée, tout le système pénal français serait revu et corrigé. Le ministère de la Justice y a travaillé d'arrache-pied. En vain.

2010 est derrière nous et les juges d'instruction sont toujours debout. L'Élysée ne parle plus de les supprimer. Ironie de l'histoire, ce sont désormais les procureurs de la République, pièces maîtresses du système pénal français, à qui toutes les enquêtes devaient être confiées, qui sont sur la sellette. On leur reproche un manque d'impartialité et d'indépendance : ils relèvent de l'autorité du garde des Sceaux, dépendent de l'exécutif. Et comme l'affaire Bettencourt l'a confirmé, si besoin en était, non seulement ils obéissent, mais ils devancent bien souvent les désirs du pouvoir.

À de nombreuses reprises, la Cour européenne des droits de l'homme a mis en garde la France : vos procureurs ne peuvent être considérés comme une « autorité judiciaire ». Ce ne sont pas des juges, mais des fonctionnaires soumis aux desiderata de l'exécutif. On caricature à peine. Ces critiques, jusqu'alors, le gouvernement n'en avait cure. Pas question de revoir le statut du Parquet et de se priver d'un tel instrument de pouvoir, qui permet d'imposer ses vues en matière pénale et de contrôler les affaires dites sensibles.

Cette position est-elle encore tenable ? La Cour européenne a des alliés de poids en France. La Cour de cassation, le 15 décembre dernier, a fait sienne son analyse. Le Conseil constitutionnel n'en pense pas moins. Quant aux procureurs, reçus hier à la Chancellerie, ils regimbent. Ils réclament une réforme « forte et symbolique » de leur statut. Ils se sentent de plus en plus contestés et fragilisés. Leur dépendance à l'égard du pouvoir politique est vécue désormais comme un boulet insupportable.

Toute la réforme pénale concoctée à la Chancellerie est donc en miettes. La mosaïque, construite autour du pouvoir renforcé des procureurs, se désagrège. Sans révision du statut des procureurs ¯ qui nécessite une révision de la Constitution ¯ le système pénal est à la merci de recours multiples devant la Cour de Strasbourg. Déjà, le projet de loi sur la garde à vue, présenté par Michèle Alliot-Marie, il y a trois mois à peine, a été en partie détricoté par la commission des lois de l'Assemblée nationale, afin de se mettre en conformité avec la jurisprudence européenne.

Alors Nicolas Sarkozy a fait volte-face. Il n'évoque plus le sort des juges d'instruction. Nouveau joker. Il veut introduire des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels. Il y voit un triple avantage : cette réforme devrait plaire aux justiciables ; elle dégage des postes de magistrats dans des tribunaux surchargés ; elle peut être mise en place sans tarder, avant l'élection de 2012.

Cet optimisme présidentiel n'est pas partagé par tous et peut-être pas par le premier concerné, Michel Mercier, le nouveau garde des Sceaux. Casse-tête : cette réforme risque d'être coûteuse et juridiquement compliquée. Quant à la grande réforme du système pénal, elle attendra.

Le mur de défiance

Tous les sondages le confirment : les Français sont un des peuples les plus méfiants d'Europe. Yann Algan et Pierre Cahuc étaient, dès 2006, remontés aux sources du phénomène dans leur ouvrage « La Société de défiance ». Le sentiment n'est pas nouveau. On se souvient de la campagne de suspicion contre les « 200 familles » au temps du Front populaire. La crise récente n'a pu qu'exacerber cette tendance. Il suffit de se promener sur Internet pour y rencontrer une agressivité virulente contre les élites en général, les politiques et les financiers en particulier. Le terreau du populisme est là ; il suffit de se baisser pour le ramasser et d'aucuns ne s'en privent pas. L'extrême droite d'abord, c'est son capital historique. La gauche sans-culottes y trépigne également comme l'illustre le titre du nouveau livre de Jean-Luc Mélenchon : « Qu'ils s'en aillent tous ! ». C'était exactement le thème de la première campagne politique de Jean-Marie Le Pen sous l'étiquette poujadiste, lors des élections législatives de… 1956 !

Comment fait-on barrage à une dérive aussi préoccupante ? En rétablissant la confiance, dirait M. de La Palice. Mais encore ? Puisque la parole des élites n'a plus de crédibilité, il faut travailler sans relâche à des actes. Prouver concrètement que l'on fait ce que l'on dit. C'est peut-être le chemin qu'a voulu emprunter Nicolas Sarkozy lors de ses voeux télévisés. Mais les trois thèmes qu'il a choisis pour 2011 ne vont pas être d'un maniement commode : La création d'une branche « dépendance » de la Sécurité sociale, parce que cela coûte très cher et qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses ; les jurés populaires dans les tribunaux, car ce n'est pas cela qui fera concrètement reculer l'insécurité ; la réforme de la fiscalité du capital, parce que cela ne concerne qu'une minorité. Quant à sa principale adversaire politique actuelle, Martine Aubry, ses voeux ont consisté en de gentilles paroles sur de gentils sujets généraux. Les actes réalistes susceptibles de rétablir la confiance ne sont donc pas venus non plus de ce côté. Le mur de défiance est encore devant nous !

Pour une nouvelle stratégie de croissance

La crise est venue bousculer nos espoirs d'augmenter durablement le rythme de notre croissance. Tout d'abord en dégradant nos finances publiques : les stabilisateurs automatiques ont bien fonctionné pendant la récession, mais au prix d'un creusement de nos déficits publics et d'une augmentation de notre endettement public. Ensuite, en resserrant le crédit, ce qui a entraîné une baisse des investissements privés et une augmentation du nombre des faillites.

Face à la crise, une première approche, d'inspiration keynésienne, et pronée par des économistes comme Paul Krugman, est de préconiser une augmentation indiscriminée de la dépense publique, et de compter sur le surcroît de croissance généré par cette augmentation pour résorber les déficits. Questionnée par de nombreux économistes, une telle politique est tout simplement inapplicable chez nous car elle est incompatible avec nos engagements budgétaires de court et moyen terme au sein de la zone euro, engagements qui seront surveillés de près par les marchés et par nos partenaires européens. Une seconde approche, ultralibérale, qui inspire aussi bien les républicains américains que David Cameron en Grande-Bretagne, est de miser entièrement sur la réduction des dépenses publiques, et de compter sur les baisses de taux d'intérêt et/ou baisses d'impôt induites par cette réduction pour renflouer les entreprises afin qu'ellesmêmes relancent la machine. Une telle politique implique tout simplement que l'Etat renonce à son rôle de catalyseur du processus de croissance.

On propose ici une troisième voie : celle d'une intervention ciblée de l'Etat, lequel internalise la contrainte budgétaire mais en même temps investit dans les domaines et secteurs clefs pour la croissance : l'éducation, la santé, le soutien aux PME, la mise en place d'une véritable sécurisation des parcours professionnels, et la lutte contre la désindustrialisation de notre économie.

Comment réaliser la quadrature du cercle qui consiste à réduire nos déficits publics tout en maintenant nos investissements de croissance ? Pour partie, la solution doit certainement reposer sur une réduction de nos dépenses publiques : dans ce domaine, des progrès réels peuvent être réalisés, notamment en éliminant des échelons administratifs rendus superflus par la révolution informatique, et en soumettant un certain nombre de prestations sociales à des conditions de ressources. Mais cela ne suffira pas : la France doit également s'engager sans plus tarder dans une réforme radicale de son système fiscal qui aille bien au-delà des timides projets gouvernementaux en matière d'imposition du patrimoine.

En particulier, notre système fiscal souffre de l'existence d'une multiplicité de niches. Ces niches font que le taux moyen d'imposition n'est en fait que de 24,4 % pour les mille contribuables les plus aisés et devient inférieur à 20 % pour les dix contribuables les plus riches, alors qu'il dépasse les 40 % dans les pays scandinaves. Il faut donc commencer par supprimer les niches fiscales qui n'ont pas eu d'effet avéré sur la croissance : en particulier, la défiscalisation des heures supplémentaires, ou la TVA réduite sur la restauration (le passage au taux réduit de 5,5 % de la TVA coûte 3 milliards d'euros par an) ou la loi Girardin censée favoriser l'investissement industriel dans les DOM et qui s'est transformée en niche pour les très hauts revenus, ou encore les niches qui, en pratique, font chuter le taux d'IS de 33 % à 17 % pour les grandes entreprises et notamment le fameux amendement Copé.

C'est parce qu'ils se sont dotés de fiscalités transparentes et progressives, de fiscalités sans niche, que des pays comme la Suède ou la Finlande sont parvenus à considérablement réduire leurs déficits publics après les crises financières qu'ils ont traversées dans les années 1990, et ce sans porter atteinte ni à la qualité de leurs services publics - la Finlande est toujours parmi les meilleurs dans le classement PISA -, ni à leur potentiel de recherche et d'innovation, ni à leur compétitivité au sein de l'économie mondialisée. Pourquoi pas nous ?

L'Allemagne profite de la reprise, pas Angela Merkel

L'économie allemande, loin de subir le ralentissement annoncé à la fin de l'été dernier, démarre l'année en trombe. L'indice IFO, qui mesure le moral des entrepreneurs, est ressorti à son plus haut historique en décembre. Les exportateurs affichent une grande confiance. Les ventes à l'étranger, après avoir progressé de quelque 15 % en 2010, pourraient encore croître de 10 % en 2011 et donc franchir, pour la première fois, la barre des 1.000 milliards d'euros. Les difficultés des pays les plus fragiles de la zone euro devraient être plus que compensées par le dynamisme des pays émergents. La Chine pourrait ainsi devenir, dès cette année, le deuxième débouché pour le « made in Germany », derrière la France. Les industriels allemands s'intéressent de très près au douzième plan quinquennal de Pékin, qui vise, entre 2011 et 2016, à réorienter le modèle économique chinois vers les énergies renouvelables, les technologies vertes, les voitures à propulsion alternative. Tous domaines dans lesquels les entreprises allemandes estiment avoir d'importants avantages concurrentiels. L'autre poids lourd du continent asiatique, l'Inde, leur semble également très prometteur. Les pays qui croissent le plus vite actuellement sont gourmands en machines-outils et biens d'équipement allemands. La frange de leur population qui s'enrichit rapidement affiche volontiers son nouveau statut avec des voitures de luxe… allemandes. Daimler espère vendre en 2015 quelque 300.000 véhicules en Chine, trois fois plus que l'an dernier. Le constructeur a indiqué avoir atteint les limites de ses capacités de production et prévenu ses clients qu'ils devront s'armer de patience.

La nouveauté des derniers mois, c'est que les commerçants aussi ont retrouvé le sourire : les consommateurs, frileux depuis des années, ont repris le chemin des magasins. Ils ont été rassurés par plusieurs éléments : le programme gouvernemental de réduction des déficits ; les hausses de salaires arrachées par les syndicats ; la bonne volonté des employeurs, qui souvent accordent les revalorisations plus tôt que prévu, comme Bosch ou Siemens ; un chômage en repli régulier. Les ventes de Noël 2010 pourraient être supérieures de 2,5 % à celles de 2009. La consommation des ménages pourrait assurer une part majoritaire de la croissance de 2011, qui devrait tourner autour de 2,5 %, selon la plupart des instituts de conjoncture. Après son rebond estimé à 3,7 % en 2010, l'économie allemande devrait donc rattraper son niveau d'avant-crise au cours du second semestre 2011.

Un institut en particulier, Kiel Economics, a publié une étude remarquée, dans laquelle il pronostique une expansion durable, de l'ordre de 2,5 % par an jusqu'en 2015, notamment grâce à la politique monétaire accommodante de la BCE. Il est vrai que la crise de l'euro produit des effets positifs : la monnaie unique a baissé face au dollar ; les taux d'intérêt sont inférieurs à ce qui serait approprié pour la seule Allemagne ; et les difficultés des pays périphériques devraient exercer une pression à la baisse sur les prix de leurs produits, pour le plus grand bonheur de leurs clients allemands. Certes, on trouve aussi des conjoncturistes beaucoup plus pessimistes pour 2012 et les années suivantes. L'institut IMK, par exemple, n'exclut pas une nouvelle récession en 2012, en fonction des développements de la crise de l'euro et d'autres risques exogènes comme l'immobilier chinois.

Mais, pour l'instant, Angela Merkel peut se flatter d'avoir sorti le pays de la crise de 2009 de manière magistrale. Les finances publiques s'améliorent rapidement. Le déficit budgétaire devrait revenir, dès cette année, largement sous la barre des 3 % du PIB prévue par le Pacte de stabilité. Selon l'institut IWH, l'Etat fédéral pourrait même dégager un excédent dès 2014, en avance sur le mécanisme de frein à la dette inscrit dans la Loi fondamentale en 2009. Cette performance et la validation du modèle exportateur placeront Angela Merkel en position de force sur l'échiquier européen, alors que l'Union doit avancer cette année sur la voie d'une meilleure coordination des politiques économiques. Comme en 2010, Berlin restera au centre du jeu quand il s'agira de doter l'UE d'une meilleure gouvernance et de corriger les différentiels de compétitivité en son sein. Les Européens devront donc encore compter sur une chancelière très exigeante, pour ne pas dire autoritaire.

D'autant plus qu'en politique intérieure, le succès économique ne semble pas du tout profiter aux partis de la coalition au pouvoir. C'est une situation problématique pour la chancelière, car 2011 est une « super année électorale », avec pas moins de sept scrutins régionaux. Le scénario noir qu'on redoute à la chancellerie, c'est une victoire de la gauche à Hambourg, le 20 février, avec un effet d'entraînement sur les trois élections de mars, en Saxe-Anhalt, en Rhénanie-Palatinat puis dans le Bade-Wurtemberg. Compte tenu de l'effondrement du parti libéral, tombé fin 2010 à quelque 3 % des intentions de vote, il n'est pas impossible que Stuttgart, bastion conservateur depuis l'après-guerre, bascule à gauche. Un nouveau revers électoral majeur, après celui que la droite a subi en Rhénanie-du-Nord-Westphalie en mai dernier, aurait un effet symbolique désastreux. Au-delà, il compliquerait encore la tâche du gouvernement face à une opposition de plus en plus revigorée au Bundesrat, la Chambre haute du Parlement. La gauche y a déjà montré ses muscles, en décembre, en bloquant pour la première fois un texte adopté par le Bundestag : la réforme des minima sociaux. Quelles que soient ses réussites économiques, Angela Merkel risque donc d'être confrontée à une cohabitation de plus en plus inconfortable, avant même d'avoir atteint la moitié de son deuxième mandat.

Nicolas Hulot sauvé par des pompiers plongeurs de Saint-Malo

Cet après-midi à 15 h 57. Les pompiers plongeurs de Saint-Malo et ceux du centre de Saint-Briac sont appelés pour venir en aide à deux kite-surfeurs en détresse près de la plage du Lancieux (Côtes d’Armor). Le kite-surf est un sport de glisse qui consiste en une planche tractée par un parachute. Un sauvetage réussi et les kite-surfeurs sont ramenés à terre.

Par contre, surprise pour les pompiers. L’un des kite-surfeurs était Nicolas Hulot en personne. L'animateur de TF1 aurait refusé d’être transporté au centre hospitalier.

VOILÀ QUI LE FERA RÉFLÉCHIR À  LA PRÉSIDENTIELLE. 

L'Europe toujours sous surveillance

C'est formellement aujourd'hui en fin d'après-midi à Budapest, au cours d'une brève cérémonie, que la Belgique transmettra à la Hongrie le drapeau étoilé, symbole du changement de la présidence de l'Union européenne pour les six prochains mois. Demain, la Commission conduite par José Manuel Barroso tiendra au même endroit de premières séances de travail avec le gouvernement de Viktor Orban pour discuter des priorités de la présidence hongroise. Mais ce ne sont bien sûr pas ces dernières qui retiendront l'attention : c'est la façon dont l'Europe accepte de confier ses rênes à un pays qui prend ses distances avec ses valeurs communes. La désormais fameuse loi sur le contrôle des médias (votée en décembre) a fait l'objet d'une condamnation sans équivoque de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui y voit une « atteinte à la liberté de la presse » et une concentration des pouvoirs « sans précédent dans les démocraties européennes ». Les mots sont lourds. Aux dernières nouvelles, hier, Budapest a plaidé sa bonne foi et promis de tenir compte des remarques de la Commission… Une affaire à suivre, d'autant plus près que la mauvaise foi du gouvernement n'est plus à prouver. Il suffit de voir ce qui se passe dans un autre domaine, la nouvelle fiscalité bâtie sur mesure pour piéger les seules sociétés étrangères.

Cet épisode ne confirme pas seulement que le système de présidence semestrielle tournante a vécu et qu'il aurait déjà dû être remplacé par la présidence permanente confiée au très et trop discret Herman Van Rompuy. Il intervient au moment où, à l'autre bout du continent, les difficultés de la zone euro sont toujours présentes. Le Portugal, qui a réalisé hier sa première adjudication de l'année, a dû offrir aux investisseurs des taux d'intérêt presque deux fois plus élevés que lors des deux précédentes. Lisbonne n'est manifestement pas assuré de ne pas devoir un jour passer sous le parapluie des aides communautaires et du FMI. Il reste à espérer que le beau duo tenu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel plaidant à distance la cause de l'euro auprès de leurs peuples le 31 décembre et l'entrée de l'Estonie dans la zone euro le 1 er janvier aient été autre chose que cela : une parenthèse.

Menace sur le génie belge 

On peine à croire que l’histoire se passe dans le pays hôte des principales institutions européennes. Mais c’est ainsi : dans l’Europe de 2011, l’un des pays fondateurs de l’Union se paie le luxe de se déchirer. Un spectacle assez désespérant quand, au même moment, les 27 peinent à consolider le grand idéal d’un continent solidaire au-dessus des intérêts de chacune des nations qui le composent.

Querelles linguistiques, incompréhensions culturelles, jalousies territoriales : tous les ingrédients d’un conflit inextricable sont réunis derrière un paravent d’apparente tranquillité. Ce pourrait être déjà un naufrage : quel pays, en pleine crise économique, pourrait se permettre une paralysie politique de plus de 200 jours ?

La petite Belgique est bien la seule à pouvoir supporter une telle épreuve. Grâce à l’étonnante solidité de son appareil d’État astucieux et efficace, tellement rodé à l’instabilité gouvernementale - comme le fut l’administration française sous la IV e république - qu’il parvient à faire tourner cette drôle de machine sans personne dans la cabine de pilotage. Il y a là une sorte de génie si on considère les fort corrects résultats économiques du pays et une atmosphère générale bien moins dépressive que dans l’hexagone.

Vu de l’autre côté de la frontière la situation prêterait presque à sourire tant elle semble relever de l’absurde. Est-ce le miracle inattendu d’un personnel politique, souvent de qualité, qui ne manque pas d’humour ? Ses ténors ne se prennent généralement pas au sérieux, dédramatisant du même coup une sorte de jour sans fin où l’échec des négociations entre Flamands et Wallons se prolonge si longuement qu’il survit désormais au cycle des saisons. Mais combien de temps une telle comédie peut-elle encore durer ?

Avec le temps, tout ne s’en va pas. Ferré ne parviendrait pas à contredire l’amertume de Brel, ce Wallon qui crachait son exaspération envers les Flamands qui la lui rendaient bien. Les petites haines recuites et les rancœurs n’épargnent pas les territoires de la vieille Europe… Elles sont ordinaires mais elles font tellement froid dans le dos quand elles exigent le renoncement à des solidarités qui semblent évidentes sur de si petites superficies !

L’impuissance de l’Union à ramener les deux protagonistes à la raison ne peut que soulever les craintes devant le triomphe de la tentation d’un repli communautaire de plus en plus extrême. Le refus du parti indépendantiste flamand de donner son accord à un compromis qui semblait à portée de main accrédite l’hypothèse de la politique du pire. Si la partition n’est pas à l’ordre du jour, un péril bien pire encore menace la Belgique : le pourrissement.


Obsessions françaises

Si l'efficacité d'une politique économique devait se mesurer à l'intensité des débats et à la vigueur des déclarations d'intentions, la France serait à coup sûr championne du monde de l'industrie. On convoque des étatsgénéraux, on disserte sur le nouveau capitalisme, on se fixe des objectifs chiffrés ambitieux, avant de constater, désolé, que notre pays perd du terrain.

La France a deux obsessions récurrentes : la taille de ses PME et la fuite de son industrie. Depuis plus de dix ans, elle multiplie les discours martiaux sans grand résultat. Témoin les derniers chiffres, publiés hier par la Banque de France, qui montrent que sur ces deux fronts la situation n'évolue pas dans le bon sens. Entre 2008 et 2009, le nombre des entreprises de taille intermédiaire, entre 250 et 5.000 salariés, a baissé de 300, alors que l'objectif était d'en faire émerger 2.000 de plus. Quant à l'industrie, elle a été à nouveau la grande perdante de la crise. En un an, le chiffre d'affaires du secteur manufacturier a chuté de 15 %, et ses marges se sont effondrées de plus de 30 %.

Fâcheux dans la mesure où il assure encore à lui seul la majorité des exportations françaises.

Ces chiffres déprimants ne constituent pas une surprise. Ils reflètent la violence de la crise qui a secoué le monde en 2009 et qui n'a fait qu'amplifier les faiblesses françaises. Ils comportent néanmoins un élément positif en soulignant la capacité de résistance des ETI. Ces entreprises intermédiaires entre les PME et les grandes structures ont plutôt mieux résisté à la crise. Rassemblant un petit tiers des effectifs totaux, elles ont mieux préservé leurs marges que les grandes sociétés, présentent des finances plus saines, et restent les championnes de l'investissement dans l'Hexagone.

Les aider, et aider les PME plus petites à devenir elles-mêmes des ETI, est donc une bonne idée. Elles souffrent généralement de trois handicaps. Des charges trop lourdes, un maquis administratif inextricable et la tyrannie des grandes entreprises promptes à leur mettre la tête sous l'eau pour les maintenir en état de dépendance.

C'est de plus de liberté de mouvement dont elles ont besoin, plutôt que d'une couche supplémentaire de subventions qui rajoute à la complexité et profite surtout aux grandes. C'est évidemment moins spectaculaire que de se gargariser de politique industrielle et de grands contrats. Car en France, il est toujours plus compliqué de vouloir faire plus simple.

Les prix alimentaires mondiaux atteignent des niveaux record

Selon les derniers chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix alimentaires dépassent les sommets atteints en 2008 quand leur flambée avait provoqué des émeutes dans plusieurs pays.


2010 a été une année de forte hausse pour les matières premières agricoles. Sur les marchés, le blé et le soja se sont envolés de plus de 50 % depuis cet été ; le sucre a atteint un niveau record vieux de 30 ans.

Que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) constate des prix alimentaires en forte hausse sur l'année est la conséquence logique de cette flambée des prix. 

Pour l'heure, la sécurité alimentaire n'est pas en danger

Mais qu'elle publie pour le mois de décembre 2010 un indice qui mesure les variations de prix d'un panier de produit incluant céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre, à 214,7 points, contre 206 en novembre, au dessus de son précédent record touché à 213,5 points en juin 2008 a de quoi faire resurgir le fantôme des émeutes de la faim.
 Ce même si les différences sont notables selon les produits. Oléagineux, céréales et sucre ont beaucoup augmenté sur le dernier mois de l'année tandis que viande et produits laitiers sont restés quasi stables. 
« La situation est assez tendue, reconnait Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO. Mais elle est très différente de celle de 2008, car les récoltes en 2009-2010 ont été excellentes dans les pays pauvres, surtout en Afrique subsaharienne et sur le continent asiatique. Pour l'instant, la sécurité alimentaire n'est pas en danger. La hausse des prix s'est accentuée sur les trois derniers mois, en raison de aléas climatiques dans les principaux pays producteurs. Il est très difficile de dire si cette situation va perdurer en 2011. Mais il est vraisemblable que les prix risquent de rester à ces niveaux plus longtemps qu'ils ne l'ont été en 2008 ou en 1996. Il est donc important pour faire face à l'inflation que ces pays préparent l'avenir en prenant de bonnes décisions, en stockant leurs denrées alimentaires, en encourageant les agriculteurs à produire davantage ou en menant des négociations multinationales avec des exportateurs » ajoute-t-il.

Les prix devraient encore pâtir des aléas climatiques

Les débuts de l'année 2011 semblent indiquer que les aléas climatiques risquent de peser encore sur les prix. Même si l'Etat du Queensland dans le nord est du pays n'assure que 6 % de la production australienne de blé, les inondations catastrophiques qui s'y déroulent ont dans un premier temps fait grimper les cours de la céréale. 
La sécheresse qui sévit en Argentine est de nature à créer de nouvelles tensions sur le prix du maïs. Le ministre de l'agriculture a revu ses prévisions de récolte de maïs à 20 millions de tonnes contre 26 millions initialement. 
Le prochain rapport de l'USDA, le département américain de l'agriculture, qui sera publié le 12 janvier, devrait donner de nouvelles indications sur les récoltes et confirmer ou infirmer cette tendance de début janvier.
Mais sur les marchés, « tant que la campagne 2010-2011 n'est pas terminée, l'incertitude risque fort de régner » observe un analyste spécialisé sur les matières premières agricoles. 

 

Barack Obama pourra-t-il composer avec le nouveau Congrès ?

La nouvelle année marque pour le Congrès américain un tournant dans le mandat de Barack Obama. Mercredi 5 janvier, lors de la rentrée parlementaire officielle, les républicains désignés lors des élections de mi-mandat entreront au Parlement et feront basculer la majorité à la Chambre des représentants.

Pour les commentateurs américains, le temps est venu d'évaluer les chances de réussite d'une Assemblée qui risque de s'opposer âprement sur deux points majeurs : la réforme de la santé, chère à M. Obama et que les républicains n'ont toujours pas acceptée, et la réduction du budget fédéral soutenue par les républicains. Ces deux sujets ont déjà fait l'objet de discussions et de votes lors de la "lame duck session" – la session "canard boiteux", courte période de législature entre les élections de mi-mandat et la prise de fonction des parlementaires nouvellement élus.
Cette "lame duck session" a pourtant vu l'adoption d'un grand nombre de textes importants, notamment la poursuite des allègements fiscaux mis en œuvre par George W. Bush, un compromis que M. Obama a obtenu en contraignant les républicains à voter la reconduite des allocations pour les chômeurs en fin de droit. Pour la majorité des médias américains, cette capacité à faire émerger des compromis est le défi qui attend Barack Obama et les parlementaires fraîchement élus.
UN CONGRÈS DANS UNE DYNAMIQUE PRODUCTIVE
Pour le New York Times, un vote de rejet ("repeal") de la réforme de la santé par les républicains constituerait une "ouverture des hostilités" particulièrement explicite et symbolique. Pour autant, elle pourrait se révéler "une chance pour les démocrates de mettre à l'épreuve le soutien dont ils bénéficient de la part des Américains sur cette réforme". "Si l'on s'en tient au cadre législatif qui a déjà été voté, explique le journal, les consommateurs bénéficient déjà d'un certain nombre d'avantages que les républicains seraient prêts à leur retirer."
Pour le quotidien new-yorkais, il n'est pas sûr que les Américains acceptent ce retour en arrière. D'autant plus que le coût du dispositif ne cesse d'être réévalué, plutôt dans le bon sens : "le bureau du budget du Congrès estime que le coût de la réforme du système de santé réduirait les déficits de plus de 140 milliards de dollars en dix ans, en grande partie car les nouvelles dépenses seraient largement compensées par de nouveaux impôts et par un ralentissement de la croissance des dépenses liées au programme Medicare".
RAMENER LES DÉPENSES À LEUR NIVEAU D'AVANT LA CRISE


Attention toutefois à ne pas sous-estimer les ambitions des républicains en matière de coupes budgétaires, avertit le Wall Street Journal : "Paul Ryan, le nouveau chef de la commission du budget, a d'ores et déjà déclaré qu'il attendrait les projections budgétaires du Congrès pour définir les limites d'un programme de dépenses qu'il souhaite ramener – hors dépenses liées à la sécurité – au niveau d'avant le plan de sauvetage économique." Le journal rappelle également que les républicains souhaitent investir d'autres champs d'action, notamment limiter les engagements sur l'environnement et durcir les lois d'immigration.
Cette seconde partie de mandat donnera donc l'occasion au président et aux parlementaires de se livrer à un travail de longue haleine pour défendre leurs projets de loi. Pourtant, les analystes politiques sont prompts à souligner que cette culture du compromis a déjà été largement mise à l'épreuve par l'administration Obama et le Congrès lors des deux premières années de son mandat.
A ce titre, le site Salon insiste sur le fait que "2010 n'a pas été pas une mauvaise année pour Obama", elle fut au contraire une année productive : "une productivité justement basée sur le compromis, notamment lors des débats sur la fiscalité qui ont eu lieu lors de la "lame duck session. (...) Aucun président moderne n'a perdu autant de sièges lors des élections de mi-mandat qu'Obama en 2010, et pourtant, aucun président moderne n'a bénéficié d'une session parlementaire post-élections aussi dynamique que celle qu'(il) vient de présider".
Et les démocrates pourraient dans une certaine mesure être aidés dans les deux prochaines années par la présence à la tête de la Chambre de John Boehner, un politique jugé "peu idéologue" par le Christian Science Monitor, qui dressait en novembre le portrait d'un homme "pragmatique", "sans toutefois être un partisan convaincu du compromis entre les deux partis". Le journal tient à rappeler le précédent de 1995 : après avoir pris le contrôle du Congrès, les républicains avaient entravé tout compromis législatif, se montrant inflexibles sur la plupart des thèmes discutés. Résultat, "c'est Bill Clinton qui en est sorti victorieux". Le président démocrate a en effet été réélu. Il y a fort à parier que les républicains ne voudront pas retenter ce coup de poker, estime le journal. 

Du côté des optimistes figure également le Washington Post, pour lequel "les démocrates ne se sont pas surpassés lors de la précédente législature, au contraire ils ont régulièrement cédé du terrain". L'avantage d'une plus forte présence républicaine au Congrès serait "de clarifier le débat confus sur la fiscalité" et surtout d'"obliger les républicains à rapidement dévoiler l'ampleur des coupes qu'ils devraient opérer dans le budget fédéral pour couvrir le coût de leur obsession anti-taxes".
Autre atout des démocrates, le vice-président Joe Biden, qui a fait montre d'un franc-parler très apprécié des parlementaires, notamment lors de l'examen du traité de désarmement Start avec la Russie. Pour le site d'actualité politique McClatchy, Joe Biden, rompu aux manœuvres politiciennes propres à Washington, pourrait jouer le rôle de "président par procuration" auprès du Congrès, afin d'arracher des compromis bipartisans. Avantage de Joe Biden, il n'hésite pas à "légèrement dévier de la ligne présidentielle", souligne le site.
LA FIN DU TEA PARTY ?

Une menace semble en revanche s'éloigner, celle de voir les membres du Tea Party jouer un rôle de premier plan à Washington. Force est de constater que depuis les résultats du scrutin, l'engouement pour cette frange particulièrement radicale et anti-establishment du Parti républicain s'est largement dégonflé. Se sentant floués par les cadres du parti, qui n'ont accordé que très peu de place aux membres du Tea Party lors de la formation de leurs équipes, ils sont nombreux à exprimer leur colère. 

Pour le Los Angeles Times, "les leaders du Tea Party affirment être préparés à éviter les écueils dans lesquels sont tombés lors des précédents mouvements du même type". Arguant du fait que "leurs activistes sont plus engagés et investis", "ils plaident non pas pour une seule cause mais pour une véritable campagne pour 'retrouver l'Amérique' ("restore America")". Pourtant, cette élection ne s'est pas révélée à la hauteur de leurs espérances, souligne le journal : "ils ont échoué à installer leurs favoris à la tête de deux puissantes commissions parlementaires (...) et ils se sont montrés divisés sur le compromis fiscal négocié par Obama et les républicains".
Le constat est amer, renchérit le New York Times, qui rappelle que "plus de quarante candidats élus à la Chambre et au Sénat ont été soutenus par le Tea Party". Malgré cela, constate le quotidien, "celui-ci a perdu la bataille pour d'importantes nominations" et "les leaders du Tea Party se désolent du fait que Washington a à peine remarqué que les électeurs américains se sont prononcés contre l'establishment politique".

La Chambre passe à droite, les réformes d'Obama dans le collimateur

Les adversaires républicains de Barack Obama ont pris, mercredi 5 janvier, le contrôle de la Chambre des représentants, déterminés à faire machine arrière sur les réformes du président, avec en ligne de mire la reprise de la Maison Blanche l'an prochain.


Sans surprise, ils ont élu leur chef, John Boehner, nouveau président de l'assemblée, à la suite de leur victoire aux élections législatives du 2 novembre. A 61 ans, le républicain va ainsi incarner l'opposition à Barack Obama au moins jusqu'à la présidentielle de 2012.
Elu mercredi par 241 voix sur un total de 432 votants, avant d'être ovationné par les parlementaires des deux bords, il succède à la démocrate Nancy Pelosi, au perchoir depuis 2007.
"RENDRE LE GOUVERNEMENT AU PEUPLE"
John Boehner a affirmé que ce que le peuple voulait, "c'est un gouvernement honnête, qui rend des comptes et qui est sensible à ses besoins". "Notre but sera de rendre le gouvernement au peuple", a-t-il ajouté, donnant le ton de la nouvelle majorité qui a engrangé plus de 63 nouveaux sièges aux élections législatives du 2 novembre.
Dans un esprit de détente, Mme Pelosi a ensuite symboliquement remis à M. Boehner le marteau pour présider la séance, plaisantant sur la taille imposante de celui-ci en comparaison avec son propre "choix de marteau", plus modeste.
Mme Pelosi a ensuite affirmé que les démocrates étaient prêts à composer avec la nouvelle majorité s'ils venaient "avec des solutions pour répondre aux problèmes des Américains".
COUPER DANS LES DÉPENSES PUBLIQUES
De son côté, M. Boehner devra composer avec son aile droite et les dizaines d'élus du mouvement du Tea Party qui ont fait mercredi leur entrée à la Chambre. Des conservateurs qui, fidèles à leurs promesses de campagne, ont promis de couper dans les dépenses publiques et de lutter contre les régulations étatiques "destructrices d'emploi".
Surtout, ils comptent obtenir l'abrogation de la réforme phare du président Obama sur la couverture santé, destinée à offrir une couverture maladie à au moins 32 millions d'Américains qui en sont dépourvus. Un vote aura lieu mercredi prochain sur ce texte, avec une portée symbolique puisqu'une abrogation par la Chambre de la loi adoptée en mars 2010 se heurtera à l'opposition du Sénat, où les démocrates ont gardé la majorité, et au veto du président Obama.
Mardi, le républicain Eric Cantor, qui prend ses fonctions de chef de la majorité à la Chambre, a affirmé que même le Pentagone devrait se serrer la ceinture. En outre, les conservateurs de la commission de la surveillance et de la réforme de l'Etat ont prévu nombre d'auditions afin d'examiner les actes et les dépenses du gouvernement fédéral.
Au total, les républicains ont prévu une économie de 100 milliards de dollars sur le budget 2011-2012, mais devront vraisemblablement revoir leurs ambitions à la baisse.

mercredi 5 janvier 2011

R.Dumas & J.Vergès, france-info, 05 01 2011




R.Dumas & J.Vergès, france-info, 05 01 2011
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Energie: l'UE très en retard sur ses objectifs d'économies

L'Union européenne est très en retard sur son ambition de réaliser 20% d'économies d'énergie en 2020, a déploré mercredi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, très hésitant sur l'idée d'imposer des contraintes aux gouvernements.
"Il est réaliste de penser que nous atteindrons l'objectif de 20% pour les énergies renouvelables, mais nous n'arriverons qu'à 10% pour l'efficacité énergétique si nous restons sur la base actuelle", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.
Selon lui, l'Union européenne à un potentiel énorme d'économies d'énergies à réaliser dans les secteurs des transports et du chauffage des bâtiment, mais "elle n'a pas réalisé suffisamment de progrès dans le domaine de l'efficacité énergétique".
Le commissaire européen en charge de l'Energie Günther Oettinger avait déjà dressé ce constat le 10 novembre. Il avait jugé l'Union européenne mal préparée pour relever les défis posés par l'explosion du prix des ressources fossiles et sa dépendance vis-à-vis de l'étranger.
Les Européens sont pourtant pleins d'ambitions. Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement du climat, ils se sont fixé trois objectifs pour 2020: réduire leurs émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergies.
Le retard pour les économies d'énergie est dû au fait que les plans d'actions sont nationaux et ne sont pas contraignants, avait souligné M. Oettinger. La Commission veut les rendre "contraignants et contrôlables", avait-il annoncé.
Interrogé à deux reprises mercredi, José Manuel Barroso n'a pas montré le même volontarisme : "Je ne peux pas dire à ce stade quelles seront les mesures" préconisées, a-t-il simplement déclaré.
Un sommet de l'Energie est prévu le 4 février à Bruxelles. Les chefs d'Etat et de gouvernement s'y prononceront sur des investissements dans ce secteur devenu "non compétitif" en raison de "technologies vieillissantes et d'un manque d'infrastructures".
La Commission invite les pays de l'UE à investir mille milliards d'euros dans ce secteur d'ici à 2020 et a démanteler les monopoles existants.

Pourquoi les hommes perdent leurs cheveux

Si vous faites partie des nombreux hommes complexés par leur calvitie, ne perdez pas espoir! Des chercheurs pensent avoir découvert ce qui provoque la perte de cheveux chez l’homme.


Messieurs, si vous faites partie des 70% d'hommes victimes de calvitie (ou, plus précisément, d'"alopécie androgénétique héréditaire"), et que vous n'avez pas cédé à la mode du crâne rasé, cette information pourrait s'avérer être une bonne nouvelle!
Des scientifiques viennent de découvrir que les cheveux pourraient éventuellement repousser. C'est ce qu'indique le site du quotidien français Le Figaro, qui reprend une étude américaine publiée mardi 4 janvier par le Journal of Clinical Investigation.
"Réveiller" les bonnes cellules
La calvitie et autre dégarnissement du front n'auraient rien à voir avec un manque de cheveux: selon l'étude, elle serait due à l'inactivation des cellules souches contenues dans les follicules pileux. Il suffirait donc de les "réveiller" pour que ces "microscopiques usines à cheveux" se remettent à fonctionner normalement.
"Pour en arriver à cette conclusion assez surprenante, l'équipe dirigée par George Cotsarelis a comparé les follicules provenant des parties garnies et dégarnies du crâne d'hommes ayant subi une transplantation capillaire".
"Les chercheurs américains ont alors constaté que le nombre de cellules souches était le même dans les deux cas. En revanche, les follicules prélevés dans les zones chevelues contenaient beaucoup plus de cellules matures, ou "progénitrices", que ceux situés dans les parties chauves. D'où l'idée que la calvitie masculine ne serait pas liée à la baisse du nombre de cellules souches mais bien plutôt à la chute de leur activité" souligne le Figaro.
Des cheveux microscopiques
Pour quelles raisons ces cellules souches ne parviennent plus à se transformer en cellules "progénitrices"? Les chercheurs l'ignorent encore. Une certitude: cette panne aboutit "non pas à la disparition mais à l'atrophie des follicules, et à la production in fine de cheveux microscopiques, donc invisibles".
D'après les scientifiques, puisque le nombre de cellules souches est normal dans un scalp chauve, tout porte à croire qu'il sera possible de réactiver ces cellules. Néanmoins, pas de pilule miracle à ce stade: "L'une des prochaines étapes va consister à identifier les facteurs biologiques à l'œuvre dans la conversion des cellules souches en cellules progénitrices. Un travail qui nécessite encore des années de recherche".
Le site de la BBC évoque la possible mise sur le marché d'une crème, qui, appliquée sur le crâne, aiderait les cellules à produire des cheveux normaux. Jusqu’à maintenant, la cause exacte de la perte de cheveux chez les hommes n’était pas claire. Nombre d'experts pensent que l’hormone masculine testostérone est en partie responsable.

Un homme d’influence

Alain Juppé, ministre de la Défense, est en train de devenir l’un des principaux, sinon le principal homme d’influence auprès de Nicolas Sarkozy pour la prochaine campagne présidentielle. Bien au-delà des questions importantes de son ministère, la conduite de la guerre d’Afghanistan, la vigilance sur la Côte d’Ivoire ou la négociation pour libérer nos otages, Alain Juppé parle au président de la République presque chaque jour. Comme il fit hier en l’accompagnant à Saint-Dizier pour les vœux des armées. L’ancien Premier ministre est consulté sur de nombreux dossiers qui vont de l’économie à l’écologie, en passant par l’Europe, l’éducation et les dossiers politiques les plus sensibles.


C’est un véritable retour en force dans les affaires de l’Etat pour cet homme qui eut une carrière en dents de scie. Fidèle Premier ministre de Jacques Chirac, il fut emporté par les grandes grèves de 1995-96 puis rattrapé par la justice pour les affaires de la mairie de Paris où il paya pour son chef.
Après une traversée du désert en partie québécoise, il revint quelques jours au gouvernement en 2007 comme ministre de l’Ecologie avant de connaître la défaite électorale et de se consoler en redonnant à la ville de Bordeaux lustre et modernité. On le croyait condamné au rôle de grand baron provincial et de blogueur critique du sarkozysme avant que le Président n’aille le rechercher.


Parce qu’il en a besoin pour une campagne qui sera beaucoup plus dure que celle de 2007. Parce que la droite est divisée, parce que les déçus du sarkozysme sont nombreux, parce que les hommes de poids sont rares auprès du chef de l’Etat. François Fillon est un très bon Premier ministre mais il a pris son autonomie et ne révère que Philippe Séguin. Jean-François Copé est hyper-doué mais il a l’œil rivé sur 2017 au point d’oublier parfois l’étape intermédiaire, Brice Hortefeux reste l’ami très proche sans être le conseiller éclairé, alors Alain Juppé est l’homme qui monte, qui compte et qui pèse de plus en plus. Il peut faire la synthèse indispensable avec les chiraquiens, calmer le jeu avec Dominique de Villepin, éviter des embardées destructrices. Droit dans ses bottes, une sorte de Machiavel du prince !

Soro : "[...] Il ne restera que l'option militaire"




Soro : "[...] Il ne restera que l'option militaire"
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Bernard Thibault boycotte les voeux de Sarkozy

La CGT, Bernard Thibault en tête, n'ira pas, pour la première fois, aux voeux du président de la République Nicolas Sarkozy aux Forces vives jeudi, justifiant ce refus par la volonté de ne pas participer à "un simulacre" après le conflit sur les retraites, a-t-elle annoncé mercredi 5 janvier.
"Il n'y aura personne de la CGT. C'est une première", a-t-on indiqué à la centrale de Montreuil, à la veille des voeux du chef de l'Etat aux syndicats, au patronat et aux associations programmés jeudi à 17h00 à l'Elysée.
Rappelant que "2010 a été marquée par la mobilisation sociale unitaire pour s'opposer à la réforme des retraites fondées sur des bases injustes et inefficaces", la CGT note dans un communiqué que "c'est dans ce contexte que se présente la cérémonie habituelle des voeux de l'Elysée aux forces vives".
"Sans nul doute l'encouragement au dialogue social et la nécessité de syndicats forts seront classiquement présents dans les voeux présidentiels. La CGT refuse d'apporter son concours à ce simulacre, elle décide par conséquent de décliner l'invitation de la présidence pour les voeux de 2011", ajoute-t-elle.
La centrale de Bernard Thibault rappelle que "face à ce mouvement d'ampleur exceptionnelle de plusieurs mois" contre la réforme des retraites, "ce fut l'intransigeance du côté du président de la République et le dédain à l'égard des positions syndicales sur un choix de société qui a conditionné l'avenir pour des millions de salariés".

NE PAS VOIR LA TÊTE DE CON DE THIBAULT EST DÉJÀ UN BON PRÉSAGE POUR 2011 !