TOUT EST DIT

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mercredi 14 octobre 2009

Les cigarettes bientôt en vente sur Internet

Les Français vont bientôt pouvoir acheter leurs cigarettes sur Internet, à un prix encore toutefois inconnu. La France s'apprête à autoriser la vente de cigarettes sur le Web, dans le but de se mettre en conformité avec le droit européen, rapportent Les Echos datés de mercredi 14 octobre. Selon le quotidien économique, le gouvernement devrait présenter "un texte en ce sens" à l'Assemblée nationale à l'occasion de l'examen de la loi des finances rectificative (collectif budgétaire) après la mi-novembre.
Il s'agit de mettre le droit français en accord avec une directive européenne de décembre 2008 avant le 1er avril 2010. Cependant, soulignent Les Echos, "une des pistes à l'étude au sein du gouvernement consiste à faire en sorte que le prix final sur Internet soit proche de celui en vigueur dans les circuits traditionnels en France. On ne devrait donc pas pouvoir acheter ses cigarettes sur Internet en France au prix espagnol, deux fois moindre". Le projet suscite en effet "la plus vive émotion chez les débitants de tabac", qui détiennent le monopole de la vente du tabac. Les buralistes avaient déjà jugé "inacceptable" la future hausse des prix du tabac évoquée par le gouvernement. Les prix devraient augmenter de 10 % en janvier ; l'annonce serait faite dans le cadre du plan cancer que Nicolas Sarkozy doit présenter à la fin octobre.

GÉNIAL, MÊME UN GAMIN DE 12 ANS POURRA ACHETER DES CIGARETTES SANS PROBLÈME.

Le petit-fils de Staline débouté de sa plainte contre un journal russe

Le petit-fils de Staline Evguéni Djougachvili a perdu, mardi 13 octobre, le procès pour "atteinte à l'honneur" qu'il avait intenté au journal d'opposition russe Novaïa Gazeta. Il s'était plein de la publication d'articles sur les crimes du Petit Père des peuples.
Le tribunal de Moscou qui examinait l'affaire depuis la mi-septembre a débouté M. Djougachvili de sa plainte, a rapporté l'agence Ria Novosti, précisant que le jugement serait rendu public ultérieurement.

M. Djougachvili réclamait à Novaïa Gazeta 10 millions de roubles (230 000 euros) de dommages-intérêts après la publication en avril d'un article sur les "crimes" de l'ancien dictateur soviétique. Dans son article, le journaliste Anatoli Iablokov avait écrit que Staline avait signé personnellement les ordres d'exécution de citoyens soviétiques et de plusieurs milliers de prisonniers polonais abattus par le NKVD (ancêtre du KGB, services secrets de l'ex-URSS) à Katyn, en Russie, en 1940.

Qui décide quoi à l'Epad ?

FOCUS - L'Etablissement public d'aménagement de la Défense, dont Jean Sarkozy est candidat à la présidence du Conseil d'administration, a la charge d'aménager le plus grand centre d'affaires d'Europe.

Que représente l'Epad ?

3,3 millions de mètres carrés de bureaux, 2.500 entreprises et 150.000 emplois : le quartier de la Défense, situé se,+Puteaux,+Hauts-de-Seine,+Ile-de-France&ll=48.881764,2.283955&spn=0.08173,0.154324&t=h&z=13">au nord-ouest de Paris abrite les sièges sociaux de nombre d'entreprises du CAC 40. Il est sorti de terre à l'initiative du général de Gaulle, qui, en 1958, décide d'aménager le vaste espace s'étendant après les Champs-Elysées, entre les communes de Neuilly, Puteaux et Courbevoie. Pour ce faire, il crée un Etablissement public chargé d'aménager ce quartier, baptisé la Défense. L'Epad est né.

Quel est son rôle ?

Dans la zone de la Défense, décrétée «opération d'intérêt national», l'Etat délivre lui-même les autorisations de construire. Tel est l'essentiel de l'activité de l'Epad, qui se charge des études d'urbanisme et de la vente des droits à construire, par laquelle elle se finance. Elle a également la haute main sur l'aménagement des infrastructures du quartier. Son budget avoisine cette année les 115 millions d'euros.

L'Epad doit fusionner début 2010 avec l'Epasa (Etablissement Public Seine Arche à Nanterre), chargé d'aménager 320 hectares à Nanterre. Le nouvel établissement, l'Epadsa (Etablissement public d'aménagement de la Défense Seine-Arche) aura en charge, outre les 160 hectares originaux et les 320 de Nanterre, près de 300 autres situés entre cette dernière et La Garenne-Colombes. Au total, plus de 770 hectares.

Comment sont désignés les dirigeants de l'Epad ?

Le décret en date 9 septembre 1958 qui fonde l'Epad en précise la répartition des pouvoirs. Elle est double : d'une part, un directeur général se charge de la partie exécutive. Il est nommé par arrêté ministériel. Depuis le 1er octobre 2008, c'est Philippe Chaix, ancien conseiller de Paris et ancien secrétaire général de la Préfecture des Hauts-de-Seine, qui assure cette fonction. le directeur général est nommé par décret par l'Etat.

L'autre instance décisionnaire de l'Epad, c'est son conseil d'administration, composé de 18 membres nommés pour moitié par l'Etat et pour l'autre par les collectivités locales. Parmi ces derniers, un représente la ville de Paris, trois les communes de Nanterre, Courbevoie et Puteaux ; un autre le Syndicat des transports d'Ile-de-France ; un la chambre de commerce et d'Industrie de Paris et un la région Ile-de-France.

Restent deux représentants du département des Hauts-de-Seine, désignés par le conseil général. Ce devrait être le cas de Jean Sarkozy, qui attend la démission d'un administrateur déjà en poste, Hervé Marseille, maire de Meudon. Ironie du sort, Hervé Marseille était aussi en lice pour la présidence du groupe UMP au Conseil général des Hauts-de-Seine, mais les conseillers lui ont préféré... Jean Sarkozy.

Ce conseil d'administration élit en son sein un président. Sur RTL, mardi, François Fillon a affirmé : «Le président de l'Epad est élu et choisi -c'est la loi qui le dit- parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine.» Ce qui est faux. Selon le décret du 9 décembre 1958, «le président du conseil d'administration est élu par le conseil d'administration», sans plus de précision.

Qui a vraiment le pouvoir au sein de l'Epad ?

C'est le conseil d'administration qui détermine le budget et la stratégie de développement de la zone, et qui décide des opérations à entreprendre ainsi que des conditions de leur financement. Le président du conseil d'administration convoque les réunions du conseil d'administration et il a d'une voix prépondérante en cas d'égalité lors d'un vote du conseil. Il bénéficie donc surtout d'une certaine visibilité, stratégique pour un élu local. Nicolas Sarkozy le sait, puisqu'il a présidé ce conseil du 1er avril 2005 à décembre 2006.

Le directeur général exécutif est chargé de gérer l'établissement au quotidien et de mettre en œuvre opérationnelle des décisions du conseil d'administration prises en accord avec l'Etat.

Depuis septembre 2007, c'était Patrick Devedjian, président du conseil général et ministre en charge de la Relance, qui présidait le conseil d'administration de l'Epad. Mais il a atteint la limite d'âge de 65 ans. Selon les informations du Figaro, Matignon s'apprêtait à signer un décret prorogeant son mandat, mais l'Elysée a demandé qu'il n'en soit rien.

mardi 13 octobre 2009

Redécoupage électoral : Martine Aubry dénonce un "tripatouillage"

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a accusé mardi 13 octobre le gouvernement et sa majorité de "tripatouillage" électoral le redécoupage des circonscriptions pour les prochaines élections législatives.

L'Assemblée nationale a commencé, mardi, l'examen de ce projet de loi présenté par Alain Marleix, secrétaire d'Etat chargé des collectivités territoriales. Il propose de supprimer 33 circonscriptions et d'en créer 33 autres, le nombre de sièges de députés restant fixé à 577. Parmi les nouvelles circonscriptions, 11 concernent les Français de l'étranger qui, contrairement au Sénat, ne sont jusqu'ici pas représentés à l'Assemblée nationale.
"Faute de pouvoir gagner ou de craindre de pouvoir gagner les élections par les urnes, par la démocratie, le gouvernement tripatouille, je crois qu'il faut le dire ainsi, les modes de scrutin ou les circonscriptions", a déclaré Martine Aubry, ajoutant que le PS n'était pas opposé à une réforme demandée "à juste titre" par le Conseil constitutionnel pour tenir compte des évolutions démographiques.

Selon Mme Aubry, le gouvernement a pris "les circonscriptions qui sont entre 47 et 53 % et qui, en général, basculent au moment où le Parlement passe à gauche ou à droite et on a fait en sorte de les maintenir à droite". Sur les 33 circonscriptions créées, 24 sont favorables à la droite et, sur les 33 supprimées, on en trouve 23 de gauche.

"Une voix de gauche n'aura plus le même poids qu'une voix de droite puisqu'il faudra pour la gauche avoir plus de 51,3 % des suffrages pour être majoritaire à l'Assemblée nationale", a-t-elle précisé. Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a confirmé que son groupe saisirait le Conseil constitutionnel dès le vote de la réforme par le Parlement.

DROITE ET GAUCHE DOS-À-DOS

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, estime quant à lui que "le Parti socialiste y va un peu fort". "C'est un sujet sur lequel on a travaillé en détail. Ce redécoupage a été fait sur la base de critères démographiques et géographiques", a-t-il argumenté. "Les socialistes le contestent, c'est de bonne guerre. En même temps, quand vous faites le compte, vous vous apercevez que de droite comme de gauche il n'y a pas beaucoup matière à contester", a estimé M. Copé.

Le porte-parole des députés communistes, Roland Muzeau, a pour sa part renvoyé droite et gauche dos-à-dos.
"Lorsque les ciseaux sont tenus par une main droite ou par une main gauche c'est toujours injuste. Un redécoupage ne peut être ni juste, ni démocratique", a-t-il dit avant de plaider pour l'instauration d'un scrutin à la proportionnelle.

BIZARRE, MARTINE AUBRY DEVIENT AUTISTE, ELLE NE SAIT PLUS QU'ILS EN ONT DÉJÀ DÉBATTU.

Sarkozy veut remettre les langues au coeur du lycée

Le chef de l'Etat, qui présentait mardi matin sa réforme du lycée, a également annoncé le bouleversement du système d'orientation et des mesures pour renforcer l'autonomie des élèves.

• Les langues vivantes, une priorité. «Tous nos lycéens doivent devenir bilingues et pour certains, trilingues». Le chef de l'Etat a avancé plusieurs idées pour en faire une priorité, a travers ce qu'il a qualifié de «plan d'urgence» : «Il faut plus privilégier l'oral», «pousser l'élève à plus participer», «organiser des séjours linguistiques», «changer les épreuves au baccalauréat».

• Bouleversement du système d'orientation. Il «va connaître une véritable révolution», a assuré Nicolas Sarkozy, car nous souhaitons que l'orientation «devienne progressive et surtout, réversible». «Nous allons donc instaurer un droit à l'erreur. Le redoublement va devenir l'exception. Les élèves qui souhaitent se réorienter auront accès à des stages passerelles de remise à niveau qui leur permettront d'éviter le redoublement». Soit pendant les vacances, soit pendant la scolarité, a précisé le chef de l'Etat.

• Rénovation de la filière STI. «Il faut casser la hiérarchie qui place la filière scientifique toujours en tête», plaide Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, «on va dans la filière scientifique pas parce qu'on aime les sciences, mais parce que c'est là que se trouvent les bons élèves». «Nous allons nous occuper de la voie technologique, et notamment de la série STI (...) qui permet de déboucher sur les métiers d'ingénieurs et de techniciens supérieurs (...) dont nous avons besoin», a-t-il par ailleurs estimé.

• Sauver la série Littéraire. «Aujourd'hui, elle est en perdition», a-t-il assuré. Pour la sauver, le chef de l'Etat a insisté sur trois points :
- «Créer un enseignement de langues et de civilisations étrangères, afin de faire de la filière littéraire une filière littéraire internationale».
- «Introduire de nouvelles matières, comme le droit».
- «Créer un enseignement culturel et artistique de haut niveau».

• Accompagnement personnalisé pour tous les élèves. «D'un côté, trop d'heures de cours, de l'autre, aucune plage horaire n'est prévu pour vous aider», a déclaré Nicolas Sarkozy. Ainsi, dès la rentrée prochaine, «tous les élèves bénéficieront d'une aide de deux heures par semaine en petits groupes». L'enjeu ? «Mieux préparer les élèves à l'enseignement supérieur. (...) On est loin de toute forme de cocooning», a-t-il expliqué. Le chef de l'Etat a tenu au passage à rendre hommage aux professeurs, «véritables artisans de la transformation de l'école». La réforme du lycée n'a «d'autre but que de faciliter l'exercice de leur métier», a-t-il assuré.

• Replacer la culture française au lycée. La part des activités artistiques au lycée est «scandaleuse», «misérable», voire «anecdotique» a estimé le chef de l'Etat. Or «le devoir de l'école est de valoriser toutes les compétences et tous les talents (...) et de développer le regard critique des élèves», a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a avancé dans ce sens un certain nombre d'idées, comme celle de créer dans chaque lycée «l'équivalent d'un ciné club». Il a également annoncé avoir demandé à France Télévisions de constituer une vidéothèque en ligne de films classiques à usage des lycéens.

• La conquête de l'autonomie. «Le lycéen a besoin de prendre des initiatives, a besoin de se confronter au monde». Pourtant, actuellement, «un élève qui prend des responsabilités (type association) n'est aucunement encouragé dans ce sens», a rapporte le chef de l'Etat. C'est pour contrer cela qu'a été imaginé par Martin Hirsh «le livret de compétences» : «Les initiatives que vous prendrez seront prises en compte dans votre parcours, et deviendront un élément d'appréciation pour votre rentrée dans l'enseignement supérieur», a-t-il assuré. Le chef de l'Etat a par ailleurs avancé l'idée de déléguer aux lycéens certaines compétences relatives à la vie scolaire.

Benoît Hamon jugé par ses pairs

Le porte-parole du PS se voit reprocher par certains de ses camarades son rôle lors de la polémique sur les propos controversés de Frédéric Mitterrand. Polémique qui se propage rue de Solférino. L'heure de l'explication en interne a sonné

Le bureau national du PS a lieu tous les mardis. C'est son instance exécutive. On y décide collectivement la ligne politique.

La semaine dernière, ce ne fut pas vraiment le cas. Alors que l'affaire Mitterrand éclatait et que le porte-parole du parti Benoît Hamon venait de prendre bruyamment position en se déclarant choqué qu'un "homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel", on évoqua les élections allemandes ou la votation sur la Poste, mais jamais le cas Frédéric Mitterrand.

Du coup, face aux caméras, Hamon s'est retrouvé seul sur le front, vite accusé de défendre sa ligne personnelle et non celle - pourtant non définie - du PS. Dès vendredi, Harlem Désir, numéro 2 du PS, ouvrait le feu sur le porte-parole. Et enclenchait une polémique interne.

Hamon est convaincu qu'il a été lâché

Cet après-midi, en bureau national, l'heure de la grande explication va sonner. Hamon s'est-il exprimé trop hâtivement, sans nuances? L'intéressé lui-même a bien l'intention de ne pas se laisser égratigner sans réagir. Il ne devrait pas mâcher ses mots. Il est convaincu qu'il a été lâché. Mercredi dernier, il envoyait un SMS au député PS de Paris Patrick Bloche, qui venait de pilonner le ministre de la culture : "Mille mercis pour ton soutien. Je crains que ça ne se bouscule pas beaucoup au portillon." Et, c'est vrai, cela ne s'est guère bousculé au portillon.

La première secrétaire Martine Aubry, qui n'a pas lu le livre, a d'abord minimisé le sujet avant de défendre son porte-parole du bout des lèvres : "Benoît a pu avoir une réaction de sensibilité" à la lecture du récit de Frédéric Mitterrand, a-t-elle lâché. Puis, elle a décidé de tourner la page presto. Cet après-midi, elle aurait bien aimé que le sujet ne soit pas abordé. Mais cette fois, impossible de couper à la séance de thérapie collective. C'est ce qu'on appelle le retour du refoulé.

CE SALE CON MÉRITE LARGEMENT CE QUI LUI ARRIVE, PASSONS MAINTENANT À SA DÉMISSION !!

Exclusif - Jean Sarkozy: "Je veux être jugé sur mes actes"

La probable élection de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, l'établissement chargé de l'aménagement du quartier de la Défense, a déclenché une vague de protestations. Le fils du chef de l'Etat s'explique dans un entretien exclusif accordé, ce lundi, à Metro.
A 23 ans et avec un CV encore mince, votre nomination à la tête du quartier d’affaire de la défense n’est elle pas choquante ?


On a voulu faire croire à une nomination. C’est un mensonge. Il s’agit au contraire d’une élection ou plutôt de trois élections successives. Au sein de mon groupe tout d’abord, par l’assemblée départementale ensuite, et par les administrateurs de l’Epad enfin. Depuis le début de mon parcours politique, je n’ai jamais été nommé, toujours élu. Est-ce que je suis illégitime pour me présenter à une élection au prétexte que je m’appelle Sarkozy ? C’est ça la question.

Votre âge ne pose donc pas problème ?
Il y a une loi qui existe. Elle autorise à être candidat à une élection à partir de 18 ou 21 ans. Et La loi de la république est la même pour tous. Au final ce sont 44 élus, qui ont reçu la confiance de plusieurs centaines de milliers d’électeurs, qui auront à juger de la crédibilité de ma candidature. C’est fort de cette légitimité et du travail que j’ai accompli depuis deux ans que je leur propose ma candidature.

Mais vous avez conscience que si vous ne vous appeliez pas Sarkozy, vous ne seriez pas où vous en êtes aujourd’hui ?
Je ne peux pas vous laisser dire ça. J’ai conscience que le fait de m’appeler Sarkozy rend les choses plus difficiles, comme le prouve les violentes attaques personnelles dont je fais l’objet depuis le début. On a voulu faire croire que j’étais parachuté sur des sujets que je ne connaissais pas. C’est totalement faux. Depuis deux ans, je n’ai eu de cesse de m’engager sur le combat des transports, un sujet central pour l’avenir de la Défense. Je préside aussi la majorité départementale et pas un jour ne s’est passé sans que j’ai à négocier avec des acteurs économiques. Je voudrais dire aux gens qui peuvent s’interroger que je veux les convaincre sur mes actes, mes idées, ce que je peux apporter à la Défense.


Que répondez-vous aux accusations de népotisme ?
Je ne demande aucun droit supplémentaire, mais je n’en demande pas moins non plus.

Votre ascension dans les Hauts-de-Seine est fulgurante. Est-ce que vous ne bénéficiez pas d’un traitement de faveur ?
Les critiques qui sont formulées à mon encontre depuis quelques jours, vous appelez ça un traitement de faveur ?


Un administrateur de l’Epad vous a cédé sa place pour que vous puissiez vous présenter à la présidence…
On ne m’a pas cédé la place pour que je puisse me présenter.
Hervé Marseille, membre du Nouveau Centre, ne souhaitait pas prendre la succession de Patrick Devedjian atteint par la limite d’âge. Il n’avait donc pas vocation à rester administrateur de l’Epad.


Votre carrière ne va pas trop vite ?
Vous me parlez d’empressement, je préfère parler de passion. Quand on a une vocation quelle soit artistique, professionnelle, ou politique, on la vit pleinement.


Que pense votre père de votre candidature ?
J’ai pris ma décision. Je l’en ai informé comme tous ceux qui me sont proches.


Vous évoluez comme lui à ses débuts dans les Hauts-de-Seine. Quelles sont vos ambitions politiques ?
J’ai choisi de faire de la politique là où ma vie et mes racines m’en donnaient la légitimité. Si j’avais été dans la Creuse ou le Béarn, j’en connais qui auraient dénoncé un parachutage.
Je n’ai pas caché mes ambitions politiques en proposant ma candidature pour la responsabilité d’administrateur de l’Epad Dans les Hauts-de-Seine, je pense franchement que le nom que je porte me crée plus de devoir et ne me donne aucun droit supplémentaire. J’ai été élu conseiller général et le suffrage universel n’est pas moins légitime dans les Hauts-de-Seine qu’ailleurs.


Vous poursuivez vos études en deuxième année de droit ?

J’ai fait le choix exigeant de mener en parallèle mon engagement politique, mes responsabilités d’élu et mes études. Il me reste un an et demi avant d’obtenir ma licence.

Le consensus mou bien français frappe encore, sans comprendre que ce n'est pas fait, que c'est une élection, donc qu'il n'est pas parachuté, qu'il n'est pas encore en poste, la presse attaque, le con français suit, le con international suit, mais au travers de ce "népotisme" c'est Nicolas Sarkozy qui est attaqué, comme toujours.
La ringardise française est contagieuse, c'est pire que la grippe H1N1

Une cinquantaine d'opposants arrêtés à Moscou après la victoire de Russie unie aux municipales

Une cinquantaine d'opposants dénonçant des irrégularités aux élections municipales à Moscou, remportées haut la main par le parti Russie unie du premier ministre Vladimir Poutine, ont été interpellés lundi 12 octobre dans la capitale, selon une source policière citée par la radio Echo de Moscou.
Lolita Tsaria, dirigeante du Front citoyen uni, mouvement de l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, et des opposants qui s'apprêtaient à participer à une manifestation non autorisée sur la place Pouchkine, au cœur de Moscou, ont été appréhendés par les forces de l'ordre, précise l'agence Interfax. Le leader du mouvement d'opposition Nous, Roman Dobrokhotov, a également été interpellé à la station de métro Pouckhine, au moment où il effectuait des déclarations à des journalistes, selon la même source.

A Moscou, la liste Russie unie conduite par le très controversé maire de la capitale, Iouri Loujkov, a remporté 66 % des suffrages, soit près de 20 points de plus que lors du précédent scrutin en 2005 (47,25 %), selon les chiffres de la commission électorale centrale. Maire depuis 1992, il a été accusé de corruption par ses détracteurs durant la campagne, et notamment d'avoir fait la fortune de sa femme, Elena Batourina, à la tête d'une entreprise de travaux publics omniprésente à Moscou. Malgré cette victoire, les médias continuent à spéculer sur son limogeage avant la fin de son mandat en 2011 – le maire de Moscou et les gouverneurs étant nommés par le président – tant ce personnage surpuissant agace.

"Nous avons de très gros doutes concernant les résultats de l'élection de l'Assemblée de Moscou", a réagi Sergueï Mironov, président du parti et du Conseil de la Fédération, le Sénat russe. Dans soixante-quinze autres régions, Russie unie remporterait près de 80 % des sièges à pourvoir, tandis que les opposants libéraux de Iabloko et Pravoe Delo n'en décrochent aucun.

"Les violations du processus électoral ne permettent pas de conclure (...) à des élections honnêtes, libres et concurrentielles", a jugé, dans un rapport, l'association Golos, qui surveille le déroulement des scrutins en Russie. Le président de la commission, Vladimir Tchourov, a lui qualifié d'"hystériques" les accusations de fraudes.

Les incidents les plus graves rapportés concernent la ville de Derbent, au Daguestan, dans l'instable Caucase russe, où un tiers des bureaux de vote n'ont jamais ouvert, tandis que la police faisait pression sur les électeurs pour assurer la victoire du maire sortant.

"Ce qui s'est passé à Derbent ouvre une nouvelle page de l'histoire électorale russe. Pour la première fois, l'appareil administratif a été utilisé pour empêcher les citoyens de voter", estimait lundi le quotidien Kommersant. Enfin, Joaquim Crima, candidat noir dans la région de Volgograd et coqueluche des médias durant sa campagne, s'est réjoui de ses 4,75 %. "Je ne m'attendais pas à plus de 1 %. Et je suis arrivé troisième !", s'est félicité ce Bissau-Guinéen naturalisé Russe, promettant de participer aux prochaines élections dans son district de Sredniaïa Akhtouba.

JE VOUS LE DISAIS BIEN, PAS DE PROBLÈME EN RUSSIE !!!

Les Verts refusent la main tendue de Bayrou pour les régionales

Le secrétaire national des Verts, Jean-Vincent Placé, affirme, dans une interview publiée lundi soir 12 octobre sur le site Internet du Figaro, que les Verts ne sont pas prêts à saisir la main tendue par François Bayrou pour les régionales. "Notre ligne est très claire. Au premier tour, nous sommes pour le rassemblement de tous les écolos. Nous ne cherchons pas d'accord au niveau national", indique M. Placé.

Le secrétaire national des Verts se dit en revanche "favorable à des accords régionaux", notamment en Alsace, en Haute-Normandie et dans les Pays de la Loire avec Cap 21, fondé par l'ancienne ministre Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, et le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter.
Mais "le MoDem n'est pas clair et uniquement tourné sur l'ambition personnelle d'un homme", dit-il en estimant que Verts et MoDem n'ont pas "la même vision des enjeux de la planète". "Et, en politique, quand ce n'est pas clair, 1 + 1 ne font pas forcément 2 et font rapidement 0,5 !", conclut-il.

lundi 12 octobre 2009

Le Royaume-Uni va privatiser pour réduire son déficit public

Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a annoncé, lundi 12 octobre, que le gouvernement vendra pour 16 milliards de livres d'actifs sur deux ans, soit plus de 17 milliards d'euros, afin d'aider à redresser les finances publiques.

Dans un discours devant des économistes à Londres, le premier ministre a indiqué que son gouvernement prévoit de céder une série d'actifs non-financiers, dont des infrastructures de transport, qui devraient rapporter de l'ordre de 3 milliards de livres (3,2 milliards d'euros). Il s'agira notamment d'High Speed One, la seule ligne ferroviaire à grande vitesse du Royaume-Uni, qui relie le Tunnel sous la Manche à Londres, de la participation britannique dans le consortium nucléaire européen Urenco (33 %), de la maison de paris Tote, et d'une société spécialisée dans les prêts aux étudiants, a précisé le premier ministre. Le reste du programme proviendra de la vente de biens immobiliers et d'autres actifs détenus par des collectivités locales, a ajouté Gordon Brown.
Le ministre des finances, Alistair Darling, a assuré de son côté que le gouvernement ne procéderait à aucune vente-éclair, alors que l'opposition craint qu'il ne soit tenté de s'en séparer au plus vite. Il a promis sur BBC Radio Scotland que toute cession n'interviendrait "que lorsque nous penserons que les conditions sont bonnes". "Nous n'allons pas nous précipiter pour vendre quelque chose, si nous estimons que nous pourrions en tirer un meilleur prix en patientant", a-t-il expliqué.

Ces annonces interviennent alors que les finances publiques devraient être un thème majeur des prochaines élections législatives, qui se dérouleront au plus tard en juin. Le gouvernement travailliste s'est engagé le mois dernier à réduire le déficit public de moitié sur les quatre ans qui suivront la fin de la récession, y compris en réduisant les dépenses publiques. Les Conservateurs, en tête des sondages depuis des mois, n'ont quant à eux de cesse de critiquer la dérive de la dette publique et ont eux-mêmes commencé à détailler leurs plans pour résorber le déficit. Les travaillistes les accusent de préparer des coupes claires qui pourraient miner la reprise économique. Gordon Brown a d'ailleurs repris cet argument dans son discours. "On doit redresser les finances publiques de façon à soutenir la croissance, et non à la détruire", et "si on n'y arrive pas, nous risquons une décennie d'austérité", a-t-il lancé.

Ces ventes devraient permettre de réduire un peu le déficit public du Royaume-Uni, tout en évitant d'avoir à tailler trop sévèrement dans les dépenses publiques, alors que le pays n'est pas encore sorti officiellement de la récession. Le déficit, qui a été gonflé par les plans de sauvetage bancaires et les mesures de relance sans précédent adoptées face à la crise, devrait atteindre 175 milliards de livres (près de 190 milliards d'euros) cette année, soit 12,4 % du produit intérieur brut, selon les projections du gouvernement.

QU'ATTEND LA FRANCE POUR PRIVATISER LA POSTE ET LA RATP ET DÉGRAISSER LE MAMOUTH ?

Le parti de Poutine et le maire de Moscou raflent la mise aux élections

Le très controversé maire de Moscou, Iouri Loujkov, a remporté haut la main des élections municipales dénoncées par l'opposition et, fort de ce résultat, il a annoncé lundi 12 octobre, qu'il resterait à son poste, malgré des accusations persistantes de népotisme.

Le parti Russie unie du premier ministre, Vladimir Poutine, a aussi raflé la mise lors des élections locales – municipales, de district ou régionales – organisées dans d'autres régions du pays. A Moscou, la liste Russie unie conduite par M. Loujkov a remporté 66 % des suffrages dimanche, soit près de 20 points de plus que lors du précédent scrutin en 2005 (47,25 %), a annoncé la Commission électorale dans la capitale.

M. Loujkov, 73 ans et maire depuis 1992, a été accusé de corruption par ses détracteurs durant la campagne, notamment d'avoir fait la fortune de sa femme, Elena Batourina, à la tête d'une entreprise du bâtiment, travaux publics, omniprésente à Moscou.

Malgré cette victoire, les médias continuent à spéculer sur son limogeage avant la fin de son mandat en 2011 – le maire de Moscou et les gouverneurs étant nommés par le président – tant ce personnage surpuissant agace.
"Loujkov sait que le Kremlin veut le changer depuis longtemps", écrivait lundi l'hebdomadaire Newsweek dans son édition en langue russe. "Je me considère comme l'un des artisans de Russie unie à Moscou, et nous dominons (...) Arrêtez toutes les spéculations, je ne compte pas partir!", a réagi M. Loujkov.

Outre Russie unie, seul le Parti communiste, avec 13,27 %, franchit la barre des 7 % nécessaires pour être représenté à l'Assemblée, conduisant tous les autres mouvements politiques à dénoncer des fraudes.
Même le parti Russie juste, favorable à Vladimir Poutine et au président Dmitri Medvedev, a dénoncé ces résultats.

"Nous avons de très gros doutes concernant les résultats de l'élection de l'Assemblée de Moscou", a réagi Sergueï Mironov, président du parti et du Conseil de la fédération, le Sénat russe. Ailleurs dans soixante-quinze régions, Russie unie remporterait près de 80 % des sièges en jeu, tandis que les opposants libéraux de Iabloko et Pravoe Delo n'en décrochent aucun, a indiqué Léonid Ivlev, de la commission électorale centrale. Observateurs et opposition dénoncent aussi des irrégularités.

"Les violations du processus électoral ne permettent pas de conclure (...) à des élections honnêtes, libres et concurrentielles", a jugé, dans un rapport, l'association Golos qui surveille le déroulement des scrutins en Russie.
Le président de la commission, Vladimir Tchourov, a lui qualifié d'"hystériques" les accusations de fraudes.
Les incidents les plus graves rapportés concernent la ville de Derbent, au Daguestan, dans l'instable Caucase russe, où un tiers des bureaux de vote n'ont jamais ouvert, tandis que la police faisait pression sur les électeurs pour assurer la victoire du maire sortant.

"Ce qui s'est passé à Derbent ouvre une nouvelle page de l'histoire électorale russe. Pour la première fois, l'appareil administratif a été utilisé pour empêcher les citoyens de voter", estimait lundi le quotidien Kommersant. Enfin, Joaquim Crima, candidat noir dans la région de Volgograd et coqueluche des médias durant sa campagne, s'est réjoui de ses 4,75 %. "Je ne m'attendais pas à plus de 1 %. Et je suis arrivé troisième!", s'est félicité ce Bissau-Guinéen naturalisé Russe, promettant de participer aux prochaines élections dans son district de Sredniaïa Akhtouba.

ENFIN DES ÉLECTIONS CLAIRE ET SANS PRESSIONS!!!

Les médias étrangers indignés par l'affaire Jean Sarkozy

REVUE DE NET - La presse et les internautes du monde entier jugent sévèrement la possible nomination du fils de Nicolas Sarkozy à la tête de La Défense à Paris, stigmatisant le «népotisme français».

Népotisme. En anglais, en italien, en espagnol, en chinois, le terme revient systématiquement dans les nombreux articles que la presse étrangère consacre à la possible nomination de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).

Jamais en reste pour chroniquer les frasques de Nicolas Sarkozy, la presse anglaise tire à boulets rouge sur cette affaire. «La dynastie Sarkozy s'est une fois de plus embourbée dans une histoire de népotisme», expliquait ainsi le Guardian vendredi.

Pour le Times de Londres, Nicolas Sarkozy a provoqué «l'embarras de ses alliés politiques» et cite des critiques anonymes au sein de l'UMP, qui trouveraient que les choses vont, cette fois «trop loin». Le quotidien rappelle l'ascension «météorique» de Jean Sarkozy, qui «a été grandement aidé par l'influence de son père».

Sur son blog, le correspondant du journal en France, Charles Bremner, est plus féroce. «Le terme de République bananière a été utilisé par un couple d'amis», raconte-t-il, parlant d'un «stupéfiant acte de népotisme». «Sarko junior, qui passe sa licence de droit, a été élu l'an dernier au Conseil général de ce département [les Hauts-de-Seine, NDLR] à la réputation scabreuse. On lui a aussitôt confié la direction de l'Union pour un mouvement populaire de papa», rappelle le journaliste.

«La notion de dynastie se porte bien», note un journal indien

En Italie, le Corriere della Sera fait figurer le sujet dans sa «une» et rappelle que la Défense est «le plus grand centre d'affaires d'Europe», au «potentiel stratégique énorme» et que sa direction est «tout sauf triviale». Le journal s'amuse de la «continuité dynastique» des Hauts-de-Seine et de l'irruption de «Sarkozy II, le Jeune».

En Espagne, où l'agence EFE a consacré une dépêche à l'histoire, plusieurs médias évoquent l'affaire, qui amuse également le quotidien conservateur américain New-York Post .

L'affaire rebondit jusqu'en Inde, où l'Express India note que Nicolas Sarkozy a «été critiqué» pour «gérer en famille» ses affaires. Le site DNA y consacre même un édito sur les dynasties politiques, notant que cette notion familière à l'Inde «se porte bien dans le monde et devient commune même dans les soit-disant méritocratiques démocraties occidentales». On parle de Jean Sarkozy jusqu'en Australie, où The Australian reprend un article du Times de Londres.

Comme le relève Christophe Grébert, élu municipal Modem de Puteaux, la commune voisine de la Défense, et initiateur d'une pétition contre la nomination de Jean Sarkozy qui a déjà recueilli plus de 7.000 signatures, l'affaire fait également jaser en Chine, où la télévision nationale lui a consacré un sujet :

Et puis il y a Internet. Outre la pétition, plusieurs blogeurs ont également porté la contestation sur Twitter, où les internautes s'amusent à ajouter le «hashtag» (une convention qui permet d'associer un mot-clé à tous les messages sur le même sujet) «#jeansarkozy» partout à leurs messages. Ce qui a donné lieu à un concours de bons mots au sujet du jeune homme, qui se poursuit lundi.

Mitterrand : deux Français sur trois contre sa démission

Tandis que Xavier Bertrand estime, dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France publiée lundi, que «L'affaire Mitterrand est terminée», les Français semblent s'être fait leur opinion sur le scandale propagé la semaine dernière autour du livre du ministre de la Culture, «La mauvaise vie», et de ses déclarations relatives à l'arrestation de Roman Polanski.
Pour 67% des personnes sondées par BVA pour la Matinale de Canal +, Frédéric Mitterrand ne doit pas démissionner de son poste de ministre de la Culture et de la Communication.

Le détail de ce sondage en fonction des sympathies politiques montre que le ministre est sensiblement plus soutenu à droite (78% contre sa démission) qu'à gauche (63%). Un écart que l'on retrouve en fonction des catégories socio-professionnelles : 73% contre sa démission chez les cadres et professions libérales, 62% chez les employés et ouvriers.

Dans toutes les catégories, la proportion de sondés favorables à sa démission reste très largement minoritaire. Elle l'est même chez les sympathisants du Front National (35% pour, 55% contre), alors que l'offensive est venue de ce parti, avec l'intervention de Marine Le Pen lors de l'émission «Mots croisés», sur France 2. .

Sondage de l’Institut BVA réalisé par téléphone les 9 et 10 octobre auprès d’un échantillon de 1005 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Représentativité de l’échantillon assurée par la méthode des quotas, appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille après stratification par région et catégorie d’agglomération.
ENFIN !
N'en déplaise à beaucoup, cet homme est le seul capable de nous faire oublier Jack Lang, cet olibrius qui nous a pondu des fêtes à ne plus savoir qu'en foutre.

L'avertissement des Etats-Unis au futur président afghan

Quel que soit le résultat de l'élection présidentielle du 20 août, le prochain président de l'Afghanistan devra faire plus pour répondre aux problèmes du pays, explique au Today Programme de BBC Radio 4, Hillary Clinton. La secrétaire d'Etat américaine a commencé samedi une tournée européenne, qui l'a emmenée à Zurich puis Londres, Dublin et Belfast. Elle doit prononcer lundi un discours en Irlande du Nord afin de soutenir le processus de paix entre catholiques et protestants. Elle est attendue lundi soir à Moscou.
Pour Mme Clinton, le prochain président devra établir une nouvelle relation avec la population, son armée et les Etats-Unis. "Nous sommes impatients d'avoir les résultats finaux de l'élection", explique-t-elle, rappelant que Hamid Karzaï a été "très utile sur de nombreux fronts. (...) Mais nous sommes très clairs sur un point : si le résultat du scrutin mène à sa réélection, il devra y avoir une nouvelle relation entre lui et le peuple afghan, entre son gouvernement et ceux qui soutiennent ses efforts pour stabiliser et sécuriser l'Afghanistan."

Les autorités électorales afghanes vont bientôt terminer leurs enquêtes sur les accusations de fraudes. Un représentant électoral a indiqué lundi qu'une annonce – le nom du prochain président afghan ou la tenue d'un second tour – "pourrait tomber d'ici cinq à sept jours".

Pour la secrétaire d'Etat, l'examen de la stratégié américaine en Afghanistan apporte quelques éclaircissements bienvenus. La secrétaire d'Etat confirme que le but des Américains reste le démantèlement et la défaite d'Al-Qaida et de ses alliés extrémistes, mais qu'il s'agit de savoir qui est réellement allié au réseau d'Oussama Ben Laden. "On a tendance à négliger les progrès réalisés en Afghanistan car il reste encore de vrais défis à relever."

Dimanche, le New York Times laissait entendre que le président Obama s'impatientait des lenteurs du développement des institutions civiles, du système judiciaire et des forces de sécurité en Afghanistan. Le président Obama a annoncé en mars l'envoi de centaines de conseillers civils pour aider au développement du pays, mais la détérioration des conditions de sécurité n'a pas permis leur arrivée sur le terrain.

RELECTURE DANS L'EXPRESS


CHERCHEZ L'ERREUR

Genève : un parti antifrontaliers gagne haut la main des élections locales

Le Mouvement citoyen genevois (MCG), avec son slogan "Genève et les Genevois d'abord", a séduit les électeurs confrontés à la crise, dimanche 11 octobre, lors des élections au Grand Conseil, le parlement du canton genevois. Ce parti populiste local assure qu'il y a un lien direct entre la présence des travailleurs français frontaliers et le taux de chômage à Genève, le plus élevé de Suisse (7 % en septembre contre 3,9 % au niveau national). Pour le président du mouvement, Eric Stauffer, Genève risque de devenir un "déversoir pour les 2,9 millions de chômeurs français". Le MCG a presque doublé sa représentation au Grand Conseil, qui passe de 9 à 17 sièges, se trouvant ainsi propulsé deuxième force politique du canton derrière le Parti libéral (droite), qui passe à 20 sièges (- 3).
Le parti populiste de droite UDC, familier des diatribes xénophobes, a bien tenté de disputer le terrain au MCG en faisant de la surenchère anti-frontaliers mais subit un revers en passant de 11 à 9 sièges.
Durant la campagne, l'UDC a publié un encart publicitaire dénonçant la "racaille" et les "criminels étrangers" qui, selon le parti populiste, envahiraient Genève si une nouvelle liaison ferroviaire transfrontalière était établie avec la ville française frontalière d'Annemasse. Cette rhétorique a provoqué l'indignation de la gauche genevoise et du maire d'Annemasse Christian Dupessey qui a annoncé son intention de porter plainte contre l'UDC.
JE LES COMPRENDS, LES FRANÇAIS SONT NOS POLONAIS POUR EUX.

Affaire Mitterrand : et si on inculpait Léon Blum ?

Par Bernard-Henri Lévy, écrivain, directeur de la revue La Règle du jeu
Marine Le Pen n’y suffisait pas : il a fallu que la jeune garde socialiste, Benoît Hamon en chef de file, vole au secours du nouvel ordre moral qui, depuis quinze jours, semble tourner des têtes que l’on croyait immunisées contre le moralement correct cher à nos Pères et Mères la Pudeur, type Christine Boutin ou Philippe de Villiers.

Et voici donc un événement considérable, et qui semblait impensable à ceux qui, comme moi, avaient mis leur espoir dans ce groupe de quadras - Benoît Hamon donc, mais aussi Manuel Valls, Arnaud Montebourg... - qui portaient, avec d’autres, les couleurs de la rénovation à gauche : l’alliance folle, profondément contre-nature, suicidaire, entre des héritiers de Jaurès et le parti d’un homme qui, jadis, à Alger, partit faire du tourisme parachutiste autrement plus olé olé que celui dont Frédéric Mitterrand a fait lui-même, il y a quelques années, dans un livre unanimement salué par la critique, l’aveu public et désolé.

Une fois de plus, et comme dans l’affaire Polanski dont cette affaire-ci est, hélas, la suite à la fois logique et délirante, il ne s’agit pas d’excuser des pratiques que leur auteur a eu la franchise de révéler en son temps, et à son entier détriment.

Mais il s’agit, premièrement, d’observer le spectacle navrant de cet escadron de vertueux, estampillé socialiste, qui fonce droit dans le piège tendu par ses pires adversaires.

Et il s’agit, deuxièmement, de savoir si l’on va, désormais, devoir fouiller dans la vie de chacun d’entre nous pour évaluer, dans notre passé, pourquoi pas dans notre adolescence, ou même dans notre prime enfance, notre degré de «moralité».

Responsables, ou futurs responsables, qui, dans vos écrits ou confessions, aurez pris le risque de rapporter telle ou telle histoire, passion, bonne ou mauvaise action, apprenez désormais à vous taire ou sachez, à défaut, que vous serez du gibier de média et d’agora.

Artistes, romanciers, diaristes, journalistes, qui, dans vos fictions et vos autofictions, croiriez bon de nous instruire de telle ou telle tentation, perdition, perversion, turpitude, regardez-y à deux fois car vous devez savoir qu’à gauche comme à droite, au nom de la défense des bonnes mœurs, on vous jettera en pâture à l’opinion et l’on sonnera contre vous l’hallali.

André Malraux, qui fit publiquement l’aveu d’un penchant pour les paradis artificiels contracté dans sa jeunesse et jamais véritablement conjuré, ne resterait, aujourd’hui, pas ministre cinq minutes.

Blum à qui il arriva, au temps de La Revue blanche, de faire l’éloge de l’adultère et de l’extrême liberté de mœurs pour les jeunes filles emprisonnées dans le carcan des familles, devrait se tenir à carreaux de peur d’être dénoncé comme pédophile par les Benoît Hamon de service.

Gide ne publierait pas Corydon ou ne prendrait plus, s’il l’avait fait, la présidence des Comités antifascistes de 1934 ; Jean-Jacques juge de Rousseau finirait avec ses Confessions pendues autour du cou ; et ne parlons pas de Jean Genet dont le Journal d’un voleur ne trouverait tout simplement plus éditeur.

La nouvelle Brigade des mœurs veille. Triste époque.

[Bernard-Henri Lévy est membre du conseil de surveillance de «Libération».]

Gorbatchev : «On a évité une troisième guerre mondiale»

INTERVIEW EXCLUSIVE - Le dernier président de l'URSS donne sa version personnelle des événements qui ont conduit à la chute du mur de Berlin et à l'effondrement du bloc communiste. Et dit ce qu'il pense d'Obama, de Medvedev et de Poutine.

LE FIGARO. - Il y a vingt ans, vous étiez au pouvoir en Union soviétique au moment de la chute du mur de Berlin. L'aviez-vous vue venir ou vous a-t-elle pris par surprise ?
Mikhaïl GORBATCHEV. - Il aurait été difficile de me surprendre à cette époque-là. Ces événements étaient le résultat d'un long processus. Cela faisait longtemps que j'étais dans les cercles du pouvoir et je connaissais parfaitement la situation. Quand je suis devenu le leader de l'Union soviétique, l'une des pierres angulaires de ma vision du monde était de considérer l'Europe comme notre maison commune. J'avais d'ailleurs proposé, au cours d'une visite en France, que nous bâtissions cette maison commune. Et la question allemande faisait partie de cette vision. L'unification de l'Allemagne a été possible parce qu'elle a été précédée de grands changements en URSS, en Europe centrale et de l'Est, dans les relations avec les pays occidentaux et particulièrement avec les États-Unis, avec qui nous étions alors en très mauvais termes. Quand je suis arrivé à la tête de l'URSS, les responsables soviétiques et américains ne s'étaient pas rencontrés depuis six ans. Quelques années plus tard, nous avions changé cela. Et c'est l'ensemble de ces changements qui a entraîné la possibilité de la réunification. Lors d'une visite en RDA en 1989, à l'occasion du 40e anniversaire de la République est-allemande, j'ai été très impressionné par ce que j'ai vu. J'ai longuement parlé avec le président Erich Honecker et il m'a étonné. Je pensais qu'il ne comprenait pas ce qui se passait. Ou qu'il refusait d'accepter le processus qui était en cours et qui, de toute évidence, mettait la question de l'unité de l'Allemagne sur la table. Il y avait un grand défilé, les vingt-huit régions de la RDA étaient représentées. Les jeunes qui participaient à la manifestation criaient des slogans qui prouvaient que le pays était en effervescence et qu'il allait y avoir de grands changements très bientôt… Le premier ministre polonais, Mieczyslaw Rakowski, s'est approché de moi en me demandant si je comprenais l'allemand. J'ai répondu : suffisamment pour savoir ce que disent les pancartes et les slogans. Alors il m'a dit : c'est la fin. J'ai dit oui.

À vous entendre, c'est presque comme si vous aviez vous-même planifié tout cela ?
Non, je ne l'ai pas planifié. D'ailleurs, en juin 1989, à l'occasion d'une visite en RFA, après un entretien avec Helmut Kohl, un journaliste m'a demandé si nous avions évoqué la question allemande. J'ai répondu que oui. J'ai déclaré que la division de l'Allemagne était un héritage de l'histoire, de la Seconde Guerre mondiale. Mais que c'était à l'histoire de dire ce qu'il en adviendrait. Les journalistes n'étaient pas contents et ils ont insisté en me demandant quand aurait lieu la réunification. J'ai répondu que cette question serait probablement résolue au XXIe siècle et que ce serait l'histoire qui déciderait. Vous voyez, c'était ma position quelques mois avant la chute du Mur… Et puis il y a eu les changements en URSS, en Europe centrale et de l'Est, la « révolution de velours », les nouvelles relations avec les États-Unis, le désarmement. Tout cela a entraîné la spirale des événements, même si la RDA était encore une sorte d'île dans cette mer de changement.

Avez-vous eu la tentation de recourir à la force pour arrêter les mouvements à l'œuvre en Europe de l'Est ?
Vous savez, quand mon prédécesseur, Konstantin Tchernenko, est mort, en 1985, les leaders des pays du pacte de Varsovie sont venus aux funérailles à Moscou. Nous nous sommes réunis dans mon bureau. Je les ai remerciés et je leur ai dit : nous ne ferons rien qui puisse compliquer nos relations avec vous. Nous respecterons nos obligations, mais vous êtes responsables de votre politique, de votre pays, et nous sommes responsables de notre politique, de notre pays. En 1985, donc, je leur ai promis que nous n'interviendrions pas - et nous ne sommes jamais intervenus. Si nous l'avions fait, alors je ne serais probablement pas là aujourd'hui, avec vous… Cela, je peux vous l'assurer.

Que se serait-il passé, selon vous ?
On aurait pu avoir une Troisième Guerre mondiale… À l'époque, l'Europe était pleine d'armes nucléaires. Il y avait environ deux millions de troupes des deux côtés du rideau de fer… Imaginez simplement ce qui aurait pu arriver si nous avions utilisé la force…

Quelle était, à cette époque, votre vision de l'avenir de l'Union soviétique ?
C'était une vision qui nous a conduits à engager des changements démocratiques, à ouvrir le pays, à réformer notre union et notre économie, à rendre leur liberté de mouvement aux citoyens, à introduire la liberté d'expression et de religion. À cette époque, je n'avais aucune hésitation, je savais que c'était le chemin à suivre. Et j'ai cru que l'on pourrait ainsi préserver l'Union soviétique. Mais, après les élections libres de 1989, certains, au sein du Parti communiste, ont réagi férocement contre toutes ces réformes. Le parti était alors divisé : 84 % des députés en étaient membres, mais la nomenklatura avait perdu les élections. J'avais toutes les raisons de croire que la perestroïka était soutenue par la majorité. Il n'empêche que la nomenklatura a essayé à plusieurs reprises de me renverser, de me démettre lors des réunions du Soviet suprême. Les adversaires de la perestroïka n'ont pas été capables de s'opposer à nous légalement, politiquement. C'est pour cela qu'ils ont organisé un coup d'État en 1991. Nous avons sous-estimé le danger, nous aurions dû agir avec plus de fermeté pour empêcher cela. Je pense que les défenseurs de la perestroïka, y compris moi-même, nous avons été trop confiants. Nous croyions être sur la bonne voie. À cette époque, nous avions préparé un programme pour redresser la situation économique en URSS. Ce programme avait été soutenu par toutes les Républiques, même les Républiques baltes. Début août, nous avions aussi préparé un nouveau traité pour l'Union. En novembre 1991, nous voulions tenir un congrès pour réformer le parti. Nous pensions que, dans cette situation, il aurait été irresponsable pour quiconque d'organiser un coup d'État. Malheureusement, ils l'ont fait, et certains de ceux qui ont organisé le coup faisaient partie de mon entourage, de mon cercle rapproché.

Comment interprétez-vous aujourd'hui la nostalgie de l'empire et de l'Union soviétique qui se manifeste au sein du pouvoir et de la population russes ?
Je connais la situation. Je pense qu'il ne faut pas exagérer cette tendance. Dans un sondage réalisé en 2005 pour le 20e anniversaire de la perestroïka, 55 % des gens estimaient que les changements avaient été nécessaires, alors qu'ils étaient minoritaires dix ans plus tôt. Les deux tiers des Russes se disent favorables aux élections libres, à l'économie de marché et à la liberté de mouvements…

Oui, mais Staline est plus populaire aujourd'hui qu'hier…
Je ne le pense pas. Il est vrai que certains manifestent dans la rue avec des portraits de Staline. Cela prouve surtout que la Russie n'a pas totalement réussi son processus de changement. Mais cela, on le savait déjà. Quoi qu'il en soit, il n'y aura pas de retour vers le passé. On ne peut pas faire marche arrière. Cela n'arrivera pas.

Quel jugement portez-vous sur la politique du tandem Medvedev-Poutine ? Ces deux hommes mènent-ils la Russie sur la bonne voie ?
Le premier mandat de Vladimir Poutine était plutôt positif. Il a mis fin au processus de désintégration de la Russie, qui était extrêmement dangereux. Il a stabilisé la situation : ne serait-ce que pour cela, il aura sa place dans l'histoire. Mais je ne vois pas de véritable effort de modernisation, c'est le principal problème. Les conditions étaient favorables, grâce à l'augmentation du prix du pétrole… Mais je m'interroge sur la manière dont ont été utilisés ces millions de pétrodollars. Je crois qu'ils ont permis à leurs amis d'acheter les Champs-Élysées et le reste de la France… Je plaisante, mais je pense qu'une grande partie de cet argent a été gaspillée et qu'il n'a pas été utilisé pour moderniser le pays. Ils auraient dû agir beaucoup plus tôt pour améliorer la situation économique, moderniser la Russie et aussi la démocratiser. D'un côté, ils ont arrêté l'incendie ; de l'autre, ils ont commis des erreurs.

Le problème essentiel relève-t-il selon vous de la politique économique ou de la corruption ?
Ce qu'il faut au pays, c'est un nouveau système, un nouveau modèle de développement. Et, pour le bâtir, il faut venir à bout de la corruption. Pour l'instant, je vous l'accorde, ce n'est pas le cas. Mais qui vivra verra.

Pensez-vous que Medvedev et Poutine vont saisir la main tendue par Barack Obama ?
Ce n'est pas seulement Barack Obama qui est à l'origine de cette opportunité dans la relation russo-américaine. Mais c'est une personne sérieuse, qui comprend la situation de crise, qui milite en faveur de la dénucléarisation et qui a pris la mesure des problèmes environnementaux. C'est un bon interlocuteur pour nos dirigeants, parce que c'est aussi ce qu'ils souhaitent. J'ai un sentiment positif à l'égard du président américain. Et, oui, je crois que la Russie veut saisir cette chance. Mais on ne sait jamais…

Vous avez reçu le prix Nobel de la paix en 1990. Pensez-vous que celui qui vient d'être décerné à Barack Obama est mérité ou prématuré ?
Je lui ai écrit pour le féliciter. J'ai dit que c'était le bon choix car je me sens proche de sa vision du monde. Il lui faudra beaucoup de détermination, d'autorité internationale et de talent de communication pour la mettre en œuvre. Je lui souhaite de réussir.

Vous avez retiré les troupes russes d'Afghanistan. Vingt ans après, Barack Obama s'apprête à décider, ou non, l'envoi de renforts américains dans ce pays. Que lui conseilleriez-vous ?
Nous avons traversé une période identique à celle que connaît Obama en Afghanistan. Nous aussi, nous avons dû remettre à plat notre stratégie et nos politiques. Je pense que l'objectif ultime des Américains devrait être le retrait de leurs forces. Mais je n'ai pas de recommandation à lui faire. Sans doute aurait-il mieux valu ne pas s'y engager… Pendant que nous nous retirions d'Afghanistan, les Américains travaillaient avec les Pakistanais pour créer les talibans, alors qu'ils nous affirmaient vouloir un pays « libre et stable, en bons termes avec nos deux nations »… Aujourd'hui, ils en récoltent les fruits. D'un autre côté, j'admets qu'il est nécessaire d'agir contre les noyaux terroristes…

Vous êtes à la tête de Green Cross (« la croix verte »), une ONG vouée à la protection de l'environnement : êtes-vous confiant avant la réunion mondiale prévue en décembre à Copenhague sur le réchauffement climatique ?
Je veux croire que ce sera une étape majeure dans la bonne direction. De solides travaux préparatoires ont eu lieu. Les problèmes environnementaux nous étranglent : nous devons faire en sorte d'éviter une catastrophe, d'échapper au désastre. Il ne faut pas que la température moyenne de la planète augmente de plus de 2 % : même cet objectif sera très difficile à atteindre. Les États doivent maintenant prendre des mesures décisives.

Les déclarations de Benoît Hamon sur "l'affaire Mitterrand" provoquent une polémique au PS

Après avoir pris connaissance de la mise au point de Frédéric Mitterrand assurant que "le tourisme sexuel est une honte", Benoît Hamon avait prévenu : "L'affaire laissera des traces." Celles-ci n'épargnent pas le Parti socialiste. Les déclarations de son porte-parole dénonçant les écrits d'un "ministre-consommateur" et jugeant "choquant", dans la foulée du FN, "qu'un homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel", ont déclenché, vendredi 9 octobre, une nouvelle tempête dans les rangs du parti.
En réagissant aux propos de Marine Le Pen qui s'en était pris au livre La Mauvaise Vie du ministre de la culture, M. Hamon "n'exprimait en aucun cas une position collective du Parti socialiste", a protesté Harlem Désir, qui occupe le rang de numéro deux du PS. Le député européen est proche de Bertrand Delanoë, qui a pris la défense de Frédéric Mitterrand en dénonçant "une offensive populiste".

Harlem Désir considère "qu'en politique, tous les coups ne sont pas permis" et dénonce une "chasse à l'homme". "Nous combattons avec la plus grande rigueur le tourisme sexuel et la pédophilie", mais "nous n'avons pas à pratiquer l'amalgame et la calomnie", assure-t-il. M. Hamon rétorque qu'il "assume la totalité de (s)es propos" et juge "honteux" d'être accusé d'avoir emboîté le pas à Marine Le Pen.

A peine avait-elle lancé un appel à l'unité des dirigeants socialistes que Martine Aubry est une nouvelle fois contrainte de ramener le calme. "Comprenons aussi que Benoît Hamon a pu avoir une réaction de sensibilité, comme tous les Français qui liraient ce livre", estime la première secrétaire, qui souhaite que l'on évite "de faire des amalgames". D'autres membres de la direction apportent leur soutien à Benoît Hamon. "Sa prise de position n'était pas nourrie par des considérations morales mais par la question sociale", insiste le fabiusien Guillaume Bachelay, convaincu que, "quand on est de gauche, on ne peut que combattre le commerce tarifé des corps".

Patrick Bloche plaide également en faveur du porte-parole du PS. Il juge qu'on lui "intente un procès injuste". "Dommage qu'il ne soit pas intervenu dès qu'a éclaté l'affaire Polanski", remarque toutefois le député et maire du 11e arrondissement de Paris. Quant à Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon, il assure que le porte-parole du PS "a répondu avec nos principes et nos valeurs, n'en déplaise à une certaine élite parisienne." L'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes estime que "même si l'on appartient à une élite culturelle ou politique, on a quand même des comptes à rendre sur ces questions". Il assure que l'offensive "anti-Mitterrand" ne visait pas à mettre en porte à faux le ministre de la culture, "qui est un homme de droite", avec l'électorat conservateur.

Une fois n'est pas coutume, le député de l'Essonne Manuel Valls soutient aussi Benoît Hamon. Pour lui, les dissonances au sein du Parti socialiste sur l'affaire Mitterrand expriment "un clivage générationnel autour de ce que doivent être la liberté et les règles".

Mais d'autres considérations, plus internes, ont sans doute aussi joué. Des critiques sont adressées de façon récurrente au porte-parole du PS par ceux qui estiment que Martine Aubry, liée par l'accord passé avec l'aile gauche du PS à l'issue du congrès de Reims, lui octroie une trop grande liberté de manoeuvre. Dans un communiqué, le député européen Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, déplore des "initiatives personnelles" qui "mettent à mal la cohérence de notre expression" et traduisent un déficit de "délibération collective". Plus direct, Julien Dray remarque que "la fonction de porte-parole implique des devoirs et ne donne pas simplement le droit à la parole". Le député de l'Essonne dénonce "une tactique de mise au pied du mur de tout le Parti socialiste qui n'est pas acceptable".
Jean-Michel Normand

HAMON DEVRAIT SÈRIEUSEMENT PENSER À DÉMISSIONNER

dimanche 11 octobre 2009

Selon Mahmoud Ahmadinejad, aucune puissance n'osera agresser l'Iran

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a de nouveau lancé, mardi 22 septembre, une mise en garde contre toute velléité d'attaque militaire contre l'Iran, appelant les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région. "Aucune puissance n'osera développer dans son esprit l'idée d'agresser l'Iran", a déclaré M. Ahmadinejad lors d'un discours à l'ouverture d'un défilé militaire annuel.

"Nos forces armées couperont n'importe où dans le monde la main de quiconque voudra tirer une balle en direction de l'Iran avant même qu'il appuie sur la gâchette", a-t-il affirmé, ajoutant que la capacité militaire de l'Iran était uniquement "défensive".

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou n'a jamais écarté l'option d'une frappe militaire contre l'Iran, insistant sur le fait qu'Israël ne permettrait pas que le régime de Téhéran, qui affirme vouloir rayer l'Etat hébreu de la carte, puisse disposer de l'arme atomique. Cette année, l'armée iranienne a fait défiler des systèmes antimissiles et des missiles Shahab-3 et Sejil, d'une portée proclamée d'environ 2 000 kilomètres. C'était la première apparition du missile Sejil, à deux étages et utilisant du combustible solide, alors qu'une escadrille d'avions de combat Saegheh, de fabrication locale, volait au-dessus du parcours.

Faisant allusion au programme nucléaire controversé iranien, M. Ahmadinejad a assuré que "le monde devait savoir" que l'Iran défendrait "avec force ses droits et son territoire". Le renforcement des capacités militaires de l'Iran, en particulier le développement du programme balistique, inquiète les grandes puissances. M. Ahmadinejad a ensuite quitté Téhéran pour New York, afin de participer à l'Assemblée générale des Nations unies, où il prononcera mercredi 23 septembre un discours.

L'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) doivent se retrouver le 1er octobre pour parler des propositions iraniennes sur le dossier nucléaire. Téhéran est soupçonné par les puissances occidentales de vouloir acquérir la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce qu'il nie. Revenant sur les négociations avec les puissances du groupe 5+1, le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a déclaré que l'Iran espérait bâtir une "confiance élargie" avec ces puissances lors des négociations du 1er octobre, selon l'agence iranienne IRNA.

Pour sa part, le principal négociateur du nucléaire iranien, Saïd Jalili, a déclaré que l'Iran "entrait dans les négociations avec puissance, logique et initiative", a rapporté la télévision d'Etat. Dans le même temps, l'Iran a souligné sa détermination à poursuivre son programme nucléaire en annonçant la construction d'une nouvelle génération de centrifugeuses.

"Nos scientifiques ont fabriqué une nouvelle génération de centrifugeuses et des cascades de 10 centrifugeuses chacune sont actuellement à l'essai", a déclaré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, cité par l'IRNA. Selon lui, ces nouvelles centrifugeuses sont en mesure de multiplier par "plus de cinq" la capacité iranienne à enrichir de l'uranium et Téhéran a pour "objectif de parvenir à décupler" au total cette capacité. Il a aussi ajouté que poser "des conditions préalables pour entrer dans les négociations n'était pas logique". Jusque-là, les puissances du groupe 5+1 demandaient à l'Iran de suspendre son enrichissement d'uranium pour commencer des négociations. Cette condition a été abandonnée.

DEPUIS QU'OBAMA EST PRIX NOBEL DE LA PAIX, CELA VA ÊTRE DUR D'ATTAQUER L'IRAN !

Trois condamnations à mort après les manifestations de juin en Iran

Trois Iraniens ont été condamnés à mort pour avoir participé aux manifestations antigouvernementales qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, a annoncé l'agence iranienne ISNA samedi 10 octobre. Selon l'agence, qui rapporte les propos d'un porte-parole du tribunal provincial de Téhéran, la sévérité de la sentence est due aux liens entre les accusés et des organisations promonarchistes et des exilés d'extrême gauche
"Ces sentences ont été rendues en raison de [leur] implication dans les événements postélectoraux et leur appartenance à des associations monarchistes iraniennes et au PMOI [Moudjahiddine du peuple, mouvement de gauche prônant le renversement du régime au pouvoir en Iran]", a déclaré le responsable judiciaire, précisant que "ces sentences sont susceptibles d'appel devant une juridiction supérieure".

Kassovitz persiste et signe ce vendredi


COMMENT UN CONNARD COMME LUI PEUT-IL ENCORE DIRE ÇA ?

Critiqué, le comité Nobel défend le prix d'Obama

OSLO — Face aux critiques, le comité Nobel norvégien, au lendemain de son inattendu prix de la Paix à Barack Obama, a défendu son choix samedi, en estimant que le risque aurait été de récompenser l'action du président américain trop tard.

Si félicitations et encouragements ont afflué après l'attribution surprise du prix, beaucoup ont émis des réserves, et trois précédents lauréats, dont Lech Walesa, l'ont ouvertement désapprouvé, le jugeant décerné pour trop peu et surtout trop tôt, moins de neuf mois après le début de la présidence Obama.

"Il aurait pu aussi l'avoir trop tard", a répliqué samedi le président du comité Nobel, l'ex-Premier ministre travailliste norvégien Thorbjoern Jagland, lors d'un point de presse au centre Nobel de la Paix à Oslo.

"Est ce que quelqu'un peut me dire qui a fait plus que lui cette année ?", a-t-il demandé. "Il est difficile de désigner un vainqueur du prix de la paix qui soit plus proche du testament d'Alfred Nobel qu'Obama", a-t-il dit à des journalistes.

"Nous attrapons l'air du temps, la nécessité de l'époque", s'est-il encore défendu.

Vendredi, M. Jagland et les quatre autres membres du comité avaient fait sensation en attribuant le prix Nobel au premier Noir élu à la Maison Blanche "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples".

Si la presse mondiale était divisée samedi, le président du comité Nobel, en poste depuis février, a aussi dû affronter chez lui en Norvège des critiques venues principalement de l'opposition de droite, et pas uniquement sur le prix.

Elu le mois dernier à la tête du Conseil de l'Europe à Strasbourg, Thorbjoern Jagland s'est vu reprocher une double casquette qui, selon l'opposition, pourrait le pousser à éviter de fâcher des membres influents du Conseil, comme la Russie, en récompensant opposants ou militants russes.

Siv Jensen, la patronne du principal parti d'opposition, le parti du Progrès (populiste), a réclamé sa démission.

"Il serait politiquement intelligent que Jagland, après avoir étudié la situation, dise qu'il démissionne pour éviter une double casquette malencontreuse", a-t-elle dit au quotidien Bergens Tidende.

L'autre formation de droite, le parti conservateur, a également critiqué sa double fonction, une accusation que Thorbjoern Jagland avait déjà rejeté fin septembre au moment de son élection à Strasbourg.

Mais le prix Nobel de Barack Obama a suffi à relancer la polémique, au moment où les sceptiques soulignent que le prix de la Paix aurait plutôt dû revenir à un opposant persécuté qu'à l'homme le plus puissant de la planète et au chef d'une armée en guerre en Irak et en Afghanistan.

Réagissant au prix vendredi, le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg l'a qualifié d'"enthousiasmant", mais aussi de "surprenant", adjectif très rarement utilisé en Norvège en pareille circonstance.

Le quotidien de référence norvégien, Aftenposten, écrivait samedi dans un éditorial qu'"Obama a obtenu le prix sans avoir fait quoi que ce soit pour le mériter".

En Suède, terre natale d'Alfred Nobel et où sont remis les autres prix, les réactions ont aussi été mitigées.

"Beaucoup trop tôt", titrait le quotidien de référence suédois Dagens Nyheter dans son éditorial. "Le comité Nobel norvégien a rendu un mauvais service tant à Obama qu'au prix", en augmentant les attentes irréalistes qui pèsent déjà sur le président américain, écrit le quotidien.

"Quelle honte!" s'indignait en une le tabloïde Aftonbladet, estimant que "le comité Nobel s'est tourné en ridicule auprès du monde entier".