TOUT EST DIT

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lundi 24 août 2009

Cohn-Bendit: "Je ne serai pas candidat en 2012"

Daniel Cohn-Bendit explique au JDD les raisons pour lesquelles il ne "rêve pas de la présidentielle": "Je ne suis pas un Lider Maximo…"
Pourquoi, après votre succès aux européennes, ne plus être candidat à rien?
Parce que ma crédibilité politique, donc ma capacité à faire campagne sont liées à mon identité européenne. C’est ce qui me permet de faire la différence. Et si je me présentais, ce serait pour être candidat à quoi? A la mairie de Paris, de Béziers, de Marseille ou je ne sais quoi? Ça n’a aucun sens, j’ai été adjoint au maire à Francfort où je vis, j’ai déjà donné. En France, la seule élection qui fait la différence, c’est la présidentielle.

Donc vous présenterez-vous à la présidentielle?
Jouons le jeu. La prochaine présidentielle se passera à gauche dans le cadre d’une primaire. Si je me présente à cette primaire, c’est pour la gagner. C’est donc que je veux être le candidat de la gauche en 2012. Et si je le suis, c’est pour gagner l’élection et donc être président de la République et ça, no chance! Ce ne serait pas jouable, je n’aurai pas ma pêche habituelle, ma différence ça se verrait. Donc non, ça ne m’intéresse pas. Je ne suis pas un recours à gauche. Je ne sais pas qui sera le candidat de la gauche en 2012 mais ce sera quelqu’un de très différent de moi.

Que voulez-vous dire?
Ce sera quelqu’un qui rêve d’être président de la République depuis qu’il est petit, qui a une vision de chef, qui impose. Je ne suis pas comme ça. Fondamentalement, je ne suis pas un Lider Maximo. Je ne veux pas être ministre non plus. Il y a des trucs idiots. Mais imaginez une vie entourée de gardes du corps, je me suicide; imaginez que je ne sois plus libre, c’est impossible. Je ne veux pas être enfermé dans une institution. Les gens sur la plage, cet été, me disaient: "On aimerait bien un président de la République qu’on rencontre sur la plage." Mais si j’étais président, je ne serais plus sur la plage à côté de la maison, je ne prendrais plus le métro. Il y a deux exemples de politiques qui voulaient être des responsables de premier plan et des gens normaux: Olof Palme et il a été assassiné. Et la ministre des Affaires étrangères suédoise Anna Lindh, elle faisait ses courses dans un magasin, un débile l’a tuée, juste parce qu’elle voulait s’acheter une robe tranquille, sans garde du corps.
"Le PS est un corps amputé"

Donc vous lâchez les gens qui ont voté pour vous aux européennes?
Je n’en ai pas fini avec la France et la France n’en a pas fini avec moi. Mais je ne peux pas être autre chose que moi-même. Si j’avais un doute, ce serait lourd à porter. Si en me rasant le matin la joue droite, je me disais: "Ce serait bien d’être président", puis en me rasant la gauche "Oh non", ce serait dur! Mais là, je suis sincère. Et puis faut pas exagérer, dans le palmarès du JDD la semaine dernière, c’est Noah, Gad Elmaleh les plus populaires, je ne suis que 45e ou je ne sais quoi! Je comprends bien que le PS, Strauss-Kahn, Fabius, Aubry, Royal ne font plus rêver, mais 2012 ce sera sans moi.

Vous croyez toujours que les écologistes peuvent dépasser le PS?
Je ne crois pas qu’on puisse les dépasser. Dans une ou deux régions, avec des personnalités qu’on n’a pas encore trouvées, on peut faire jeu égal avec le PS. Mais les européennes resteront une exception. Ce que je crois profondément, en revanche, c’est que le projet de la social-démocratie est en panne, en France comme en Allemagne, en Italie, en Angleterre. Le projet du PS n’a plus de prise sur la société. Le PS est un corps amputé, amputé d’une aile radicale, l’extrême-gauche, d’une aile plus dynamique, plus moderne, l’écologie, et d’une aile plus républicaine, plus démocrate incarnée en France par Bayrou. Le PS est un corps incapable de retrouver une énergie nouvelle.

Donc Sarkozy sera réélu en 2012?
C’est un des grands problèmes. La droite a réussi à garder les valeurs de droite et à les moderniser. En même temps, la droite est complètement liée à un homme. Sarkozy fait un malaise vagal ou cardiaque, je n’en sais rien, et pendant deux heures, la droite est aux abois! La force de Sarko c’est lui, et c’est sa faiblesse. Tant qu’on ne lui oppose rien, il joue sur les faiblesses des autres. Il est malin, il demande à Rocard une contribution sur la taxe carbone. Mais qui, à part son ego, a empêché la direction du PS de demander à Rocard la même chose? Au PS, on n’essaie pas de faire fructifier les talents, on coupe et on découpe ! La seule chance d’une alternative à la droite, c’est que le PS change. S’il dit: "Voilà où on s’est trompé, voilà les valeurs à changer"; "On a compris, le projet dont on a besoin est en germe chez nous, et à Europe Ecologie, à l’extrême gauche et au MoDem", ça pourrait aller très vite. C’est le contraire de la maison commune d’Aubry, cette maison où on a une chambre de bonne pour les écolos, une chambre de bonne pour le Modem, et un sous-sol pour l’extrême gauche!

Vous plaidez toujours pour une alliance avec le MoDem, vous n’en voulez pas à Bayrou?
Non, je ne lui en veux pas. Quand on est dans une dynamique de l’erreur, on n’est pas soi-même. Bayrou s’est trompé, il a voulu être méchant. Je ne l’ai pas revu depuis les européennes. Des copains me disent: "Tu devrais l’appeler." Je dis: "Il pourrait m’appeler." C’est un peu la cour de récré. Le temps panse les plaies, on se verra bientôt. Son idée d’une refondation de la démocratie républicaine est une réalité dans la société française.
Courage fuyons avec cet agitateur inconséquent et stéril.

La gauche est sauvée!

Quand je vois cette impressionnante photo des septs mercenaires - The Magnificent Seven ! - du rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" - Taubira, Peillon, Sarnez, Benhamias, Hue, Rebsamen, Cohn-Bendit -, je me dis, en moi-même, : "Nous sommes sauvés !!!"

C'EST A PLEURER DE RIRE !!!!

Abdullah Abdullah accuse Hamid Karzaï de fraude électorale

Le candidat à la présidence afghane Abdullah Abdullah, accuse, dimanche 23 août, son principal rival, le président sortant Hamid Karzaï, d'essayer de truquer le résultat de l'élection de jeudi. "Il y a des irrégularités, fraudes et tentatives de trucages massives", a déclaré l'ancien ministre des affaires étrangères à la presse. "La légitimité et la crédibilité de l'élection dépendront d'à quel point nous serons capables de prévenir cet important truquage, qui est en cours et est conduit par le sortant et son équipe", a-t-il insisté.
Les irrégularités concerneraient des zones où la participation a été très faible, en général dans le sud et le sud-est, a-t-il précisé, disant se fonder sur les rapports de ses observateurs sur le terrain. Ces régions, les plus touchées par les violences rebelles, sont stratégiques pour M. Karzaï car peuplées de Pachtounes – son ethnie – et donc susceptibles de lui apporter les voix nécessaires pour une victoire au premier tour. M. Abdullah avait déjà dénoncé à plusieurs reprises ces derniers jours des fraudes à Kandahar, la grande ville du sud où le frère du président, Ahmad Wali Karzaï, est le très influent chef du conseil provincial.

L'ancien chef de la diplomatie affirme depuis vendredi qu'il est en tête, tout comme l'équipe de M. Karzaï qui a clamé la victoire de son candidat au premier tour. M. Abdullah reste néanmoins très légaliste, clamant sa "confiance dans le processus électoral" et disant attendre le résultat des enquêtes en cours. Lors d'un entretien avec l'AFP vendredi, il avait rejeté tout risque de violences populaires en cas de problèmes aux élections.

35 PLAINTES "POURRAIENT INFLUER SUR LE RÉSULTAT"

Selon plusieurs sources diplomatiques, la question du second tour était au coeur de l'entretien vendredi entre M. Karzaï et l'émissaire américain dans la région, Richard Holbrooke. Les observateurs indépendants afghans et étrangers ont tous relevé des fraudes lors du scrutin, à plus ou moins grande échelle selon les sources. Samedi soir, "la Commission des plaintes électorales avait reçu environ 225 plaintes", dont une centaine de la part de M. Abdullah. Ces plaintes portent essentiellement sur des bourrages d'urnes, des intimidations, des violences, ainsi que la qualité douteuse de l'encre indélébile servant à marquer le doigt des électeurs. "Trente-cinq plaintes seront traitées en priorité (...) car elles pourraient influer sur le résultat des élections", a précisé la Commission.

La Commission électorale indépendante a annoncé dimanche que "50 % des résultats devraient être arrivés" à son siège dimanche soir, et "90 %" lundi soir. Les premiers résultats partiels officiels devraient être annoncés le 3 septembre, une fois toutes les plaintes traitées, et les chiffres finaux vers la mi-septembre. Un éventuel second tour pourrait avoir lieu début octobre.

samedi 22 août 2009

Mariage musulman : les conditions requises

Dans la société musulmane, la femme dispose des mêmes droits que l'homme dans le choix de son conjoint. La tradition musulmane accorde même à la femme la liberté de choisir son époux. L'obtention d'un consentement par voie de contrainte en terre d'Islam est non seulement interdite mais annule tout accord. Le mariage musulman se fait donc par consentement mutuel des futurs mariés bien que cet aspect n'est pas textuellement exprimé par le Coran.

Il est également à souligner que cette approbation ne peut provenir que de la part d'une jeune fille majeure et dont la santé mentale ne prête pas au doute. Le mariage se fait devant un Imam ou bien une instance reconnue par la loi ou la coutume du pays. Généralement, les Imams dans les pays occidentaux reconnaissent le mariage civil. Cependant, d'autres exigent un contrat de mariage religieux. Le mariage musulman doit se faire devant un témoin musulman. Généralement, c'est à un membre de la famille de la future épouse que l'on confie cette responsabilité, en l'occurrence son frère, son père ou l'un de ses oncles. Bien entendu, comme le mariage se fait par voie de consentement mutuel, le tuteur matrimonial, c'est-à-dire le témoin, doit au préalable obtenir le consentement de la fiancée pour pouvoir la représenter. Une des traditions les plus importantes dans le mariage musulman concerne l'acte de la donation de dot, bien que cet aspect tend à disparaître de nos jours, tenant plus du registre symbolique. Son importance vient du fait que dans la future vie du couple marié, la femme est libre de faire ce qu'elle veut de ce capital. Nulle contrainte ne peut être ainsi exercée sur elle concernant la dépense qui émane de cette dot.

Il est formellement interdit d'épouser un parent, que celui-ci soit un ascendant ou un descendant. Cette interdiction s'étend aux tantes et aux oncles, que ceux-ci soient du côté maternel ou paternel. Il est aussi interdit de se marier entre cousins. Autres causes d'empêchement du mariage, le fait d'ignorer la règle de la polygamie, en épousant plus de femmes que la loi islamique ne l'y autorise. Les épouses sont limitées au nombre de 4, quels que soient les us et les coutumes du pays de résidence.

D'autres interdictions peuvent aussi empêcher le mariage mais celles-ci sont adressées spécifiquement à certaines catégories de personnes. Pour les femmes musulmanes divorcées par exemple, il est interdit de se marier avant un délai de trois mois à compter du jour de la prononciation du jugement de divorce. Une interdiction temporaire frappe également les veufs et les veuves. Le délai est de quatre mois et dix jours à compter du jour du décès du conjoint ou de la conjointe. Concernant les mariages mixtes, c'est à dire entre un individu de confession musulmane et un individu de confession non musulmane, le droit musulman diffère selon que la personne concernée soit un homme ou une femme. Le droit semble favoriser un peu plus l'homme que la femme dans ce cas. Ainsi, l'homme de confession musulmane a le droit d'épouser une femme qui n'est pas musulmane. Toutefois, le droit impose une restriction à cette liberté. La future épouse doit alors nécessairement appartenir aux deux autres religions issues du Livre. Donc, à l'exception des chrétiennes et des juives, il est interdit à l'homme musulman d'épouser une femme appartenant à une religion autre que l'islam.
mariage musulman

A fortiori, il lui est aussi interdit de se marier avec une agnostique ou une athée. Par contre, la femme musulmane n'a pas le droit de se marier avec un homme de confession autre que musulmane. Si par contre elle tient réellement à ce que son mariage avec un non-musulman ait lieu, il faudrait impérativement que celui-ci se convertisse et embrasse la foi musulmane de sa future épouse. La solution inverse est aussi possible, mais rares sont les femmes qui s'y prêtent. En effet, bien que le droit musulman autorise le changement de religion, très peu de personnes de confession musulmane osent se convertir. Cela vaut aussi bien pour l'homme que pour la femme car les risques de voir la famille tourner le dos aux nouveaux convertis sont extrêmement élevés. Il faut enfin se munir d'une certaine prudence concernant les conditions requises pour le mariage musulman. En effet, il existe un certain nombre de nuances dans les législations des pays musulmans. Ceux-ci ne forment pas un bloc monolithique.
Toli

vendredi 21 août 2009

Les océans toujours plus chauds

La température des océans cet été a été la plus élevée jamais relevée, selon une étude dévoilée jeudi par l'agence américaine des données climatiques. La température moyenne des océans de la planète était de 17 degrés Celsius en juillet, selon cette étude. Il s'agit de la plus élevée jamais enregistrée depuis 1880, année où l'agence américaine a commencé à relever ses données. Le précédent record datait de 1998.

Selon les météorologistes, cette hausse de la température moyenne est à la fois due au phénomène climatique El Nino -réchauffement des eaux du Pacifique- et au réchauffement climatique du à l'activité de l'homme. Elle a déjà causé des dégâts sur les barrières de corail, et pourrait aggraver la fonte des glaces et renforcer les ouragans. Les eaux du golfe du Mexique, qui alimentent nombre d'ouragans, ont affiché en moyenne une température d'environ 32 degrés en juillet, selon cette étude. Les eaux de la Méditerranée et de l'hémisphère nord ont également été plus chaudes que la moyenne.

Mais c'est près de l'Arctique que le phénomène a été le plus fort. Là-bas, les eaux ont été en moyenne 5,5 degrés plus chaudes qu'à l'accoutumée et pourraient conduire à la fonte de pans de glace du Groenland, selon Waleed Abdalati, directeur du Earth Science and Observation Center de l'université du Colorado.

mercredi 19 août 2009

Les créations d'entreprises repartent à la baisse

Dopées depuis le début de l'année par le nouveau statut d'auto-entrepreneur, elles ont baissé de près de 9% en juillet, par rapport au mois précédent.

Le nombre de créations d'enteprises en France, dopées depuis début 2009 par le nouveau statut de l'auto-entrepreneur, est reparti à la baisse en juillet (-8,9%) par rapport à juin, notamment en raison d'un recul dans le commerce et la construction, a annoncé mercredi l'Insee.

Au total, 46.530 entreprises ont été créées en juillet contre 51.068 le mois précédent (chiffre révisé), a précisé l'Institut national de la statistique.

Le nombre cumulé de créations des mois de mai, juin et juillet reste en forte hausse par rapport à la même période de 2008 (+75,7%), notamment grâce aux activités de services et de commerce.

Les créations d'entreprises s'étaient envolées ces derniers mois, à l'exception d'une légère pause en mai.

Cette évolution est due en grande partie à la création du statut de l'auto-entrepreneur, qui depuis le 1er janvier permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour augmenter leurs revenus, avec des démarches simplifiées.

Sur les sept premiers mois de l'année, on dénombre ainsi 178.340 demandes de création sous le régime de l'auto-entrepreneur, soit plus d'une création sur deux.

Une augmentation notable de 34,3% est également constatée sur les douze derniers mois. Sur cette même période, les croissances les plus fortes concernent l'information et les télécommunications (+70,1%), les activités de services (+56,6%), l'enseignement-santé-action sociale (+36,6%), l'industrie (34,1%) et le commerce (33,4%).

Les créations d'entreprises progressent aussi dans le secteur de la construction (+10,5%).

En revanche, le recul s'accentue pour les activités immobilières (-14,3%) et financières (-4,5%).
LES BANQUES SONT TELLEMENT FRILEUSES QU'ELLES NE S'ENGAGENT MÊME PLUS SUR DES PROJETS VIABLES, COMME LE DERNIER QUE J'AI PRÉSENTÉ À LA BNP CES DERNIERS JOURS.
"UNE ENTREPRISE SAINE" m'a dit le banquier, mais vous n'avez pas d'apport, alors.....
(allez vous faire voir ailleurs)

samedi 15 août 2009

Peillon : « Au PS, serions-nous les derniers sectaires ? »

Pour le socialiste Vincent Peillon, chef de file du courant Espoir à gauche, il est grand temps que le PS réfléchisse à un nouveau système d’alliance et propose une réforme fiscale.
Après les tensions du mois de juillet, la rentrée des socialistes peut-elle être sereine ?
Vincent Peillon. Il le faut et il y a toutes les raisons pour qu’elle le soit.
Cette vilaine page doit maintenant être tournée. Si certains sont inquiets, ils ont tort.

Au PS, on encense le collectif, mais chacun fait sa rentrée de son côté. Vous-même devancez avec votre courant le rendez-vous de La Rochelle. N’est-ce pas contradictoire ?
Non. Il n’y a pas de concurrence de légitimité avec la première secrétaire ni avec l’université d’été de La Rochelle où nous serons. Les ateliers de Marseille seront utiles au PS et même à tous les républicains de progrès en attente d’un signe d’espoir. C’est ce qui explique d’ailleurs le succès qui s’annonce, puisque plus de mille militants venus de toute la France se sont inscrits. Faisons attention à ne pas nous dénigrer nous-mêmes.

Vous pensez toujours qu’une victoire en 2012 passe par une alliance avec le MoDem ?
Toutes les grandes victoires politiques ont supposé l’invention d’un nouveau système d’alliance. Cela a été le cas pour François Mitterrand, qui a su imposer à la SFIO mourante le processus d’Epinay, l’union avec le PC, ou pour Lionel Jospin avec la gauche plurielle. Aujourd’hui, nous devons construire avec tous les républicains de progrès une nouvelle alliance majoritaire qui va des communistes au MoDem. C’est pour cela que je suis très heureux de réunir à Marseille Robert Hue, Marielle de Sarnez, Daniel Cohn-Bendit, Christiane Taubira et bien d’autres personnalités intellectuelles, syndicales ou politiques décidées à écrire l’avenir ensemble, dans le respect de chacun. L’espoir est là.

Mais, au PS, tout le monde n’est pas d’accord…
Voyons ce que fait Nicolas Sarkozy qui, après avoir manié les thématiques du Front national et ouvert à gauche, va chercher les chasseurs et Philippe de Villiers. Enfin quand même ! Est-ce que nous serions les derniers sectaires et dogmatiques ? Nous nous laisserions voler l’unité et le rassemblement ? Seuls ceux qui n’ont pas confiance en eux ont peur des autres. Moi, je suis assez sûr de mon socialisme, de son actualité, de son avenir, pour ne pas craindre de larges rassemblements indispensables aux réformes profondes et difficiles que nous aurons à conduire demain.

Pourquoi la droite parvient-elle à se rassembler et pas la gauche ?
Aux européennes, sans divisions, la gauche pouvait être majoritaire. Cela a été une victoire en trompe-l’œil pour l’UMP. Nicolas Sarkozy le sait et il a donc accéléré ce processus de rassemblement. Tous ceux qui imaginent une autre France et sont prêts à la construire ensemble doivent y réfléchir. Par exemple, pour prendre un débat d’actualité, tous ceux qui pensent que la première des niches fiscales, c’est le bouclier fiscal, et qu’il ne faudrait pas que l’entêtement du président le conduise à sacrifier des avantages qui vont aux salariés et à la consommation doivent bâtir ensemble une autre voie pour le pays. Un pays surendetté, une injustice fiscale aggravée : de même que je propose une refondation républicaine pour l’école, nous devrons proposer une grande réforme fiscale.

Les régionales de 2010 seront difficiles pour le PS…
Il y a effectivement des régions en danger. L’objectif de la rentrée, c’est de motiver les Français à venir voter pour nous, en répondant à leurs attentes. Donner une autre image, ne plus nous exprimer sur nous, mais sur la santé, l’école, les retraites, la fiscalité… Les gens savent qui on est, ce qu’ils doivent à la gauche depuis 1936, presque toutes les grandes réformes de justice et de liberté, mais ils attendent maintenant de savoir quel projet on peut bâtir ensemble pour demain.
Le bouclier fiscal, pauvre idiot, Peillon est un crétin, il profite plus aux gens de son électorat qu'à d'autres.
Bayrou est un socialiste maintenant, je ne vois pas où se trouve l'élargissement de l'horizon dans une éventuelle alliance.

vendredi 14 août 2009

Pourquoi il ne faut pas se réjouir trop vite de la hausse du PIB

Tout le monde en reste baba, même Christine Lagarde : la France est sortie du rouge ! La croissance est revenue au deuxième trimestre, avec une hausse du PIB de 0,3%. Une performance, "extrêmement surprenante", de l’aveu même de la ministre de l’Economie qui a une nouvelle fois grillé la politesse à l’Insee pour annoncer elle-même la bonne nouvelle ce matin sur RTL.
"Extrêmement surprenante", effectivement puisque les dernières prévisions de l’Insee faisaient état d’une baisse de 0,6% sur la même période. De quoi alimenter un peu plus le storytelling de la reprise. Et du coup, moi qui annonçais des chiffres négatifs dans ce précédent post, je me fais taper sur les doigts par un internaute, Zabeillon… Pourtant, je persiste et signe : la crise est loin, très loin d’être finie. Voici pourquoi.

La reprise observée ce matin est fragile. Quand on se penche sur le détail des chiffres, c’est très clair. Comme l’explique l’Insee, "le rebond du PIB est notamment imputable à l’amélioration du solde du commerce extérieur". La consommation, qui constitue normalement le moteur de la croissance en France, tient encore bon, mais jusqu’à quand ? Le chômage va encore augmenter pendant de longs mois, ce qui risque de venir rogner encore un peu plus le pouvoir d’achat des ménages. Et même si le gouvernement s’en défend, la situation catastrophique des finances publiques ne pourra se résorber qu’en procédant à une hausse d’impôts. Eric Woerth a réaffirmé hier que ce ne serait pas le cas, mais si jamais la reprise se confirmait, Bruxelles ne tolérera pas longtemps un déficit à 7% ou 8% du PIB. Là non plus, ce n’est pas une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat. Enfin, à la lecture de la note de l’Insee, il est très clair que l’activité des entreprises n’a pas encore redémarré : l’investissement privé recule de nouveau, de 1,8% après 1,9% au premier trimestre. Le scénario d’une reprise en W, c’est à dire un nouveau plongeon de l’activité après une timide reprise, n’est donc pas à écarter.

Il faut aussi ajouter que, si la reprise est fragile, le chiffre publié ce matin ne l’est pas moins. Il s’agit d’une première estimation, provisoire, qui sera révisée par deux fois. On a déjà vu, à la faveur de ces révisions statistiques classiques, le PIB passer du vert au rouge. Souvenez-vous, le 14 novembre dernier. Déjà, à l’époque - et c’était aussi sur RTL - Christine Lagarde avait été très "étonnée" par la toute petite hausse du PIB, de 0,14%, observée au troisième trimestre, qui permettait à la France d’éviter deux trimestres consécutifs de baisse, et donc la récession. La ministre avait même fait la nique à nos voisins, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, qui, eux, n’avaient pas pu l’éviter. Pas de chance, ce chiffre a été révisé un peu plus tard par l’Insee… Le PIB avait en réalité diminué de 0,2% et la France était donc bien en récession au moment où le gouvernement claironnait qu’elle y avait échappé. Bercy a tout de même appris à ne moins fanfaronner, puisque ce matin, le ministère des Finances indique que sa prévision reste inchangée pour 2009, à –3%. Le plus mauvais chiffre depuis les années 1930.

C. Lagarde garde son sang froid et sait parfaitement que la situation est fragile, et que disent nos pauvres socialistes ?
Ils ne parlent que de l'emploi, bande de connards qui ne comprend pas que pour embaucher il faut avoir des carnets de commandes pleins.

jeudi 13 août 2009

Le business de la burqa

Alors que le débat sur le port du voile intégral s'intensifie, porté notamment par une mission parlementaire, coup de projecteur sur un business méconnu.
Un burkini pour l'été

Le maillot de bain islamique a été inventé en 2007 par une australo-libanaise, Aheda Zanetti. C'est aux Emirats Arabes Unis qu'il rencontre le plus de succès. En Europe, les pays nordiques sont les plus tolérants. Composé d'un pantalon recouvrant les chevilles, d'un voile et d'une capuche, le burkini ressemble davantage à une combinaison qu'à un maillot de bain une pièce.

Une muse pour la mode

En 1998, pour sa collection "Between", Hussein Chalayan habille ses mannequins de burqas customisées. Version classique, soft et hard, le styliste repousse les limites au risque de choquer.


Une Barbie relookée
On connaissait Barbie à la plage, Barbie à la montagne, Barbie punk, Barbie chanteuse... Pour séduire le monde arabe, la traditionnelle poupée a revêtu le voile intégral.

Razanne de son prénom, elle a été créée en 2004 par Ammar Saadeh, propriétaire d'une entreprise spécialisée dans la vente de jouets pour musulmans. "Cette poupée est une réponse directe à une poupée Barbie beaucoup trop sexy et glamour à laquelle les jeunes musulmanes ont du mal à s'identifier", explique-t-il au Guardian. Razanne est vite rejointe par son acolyte Fulla, aujourd'hui devenue plus rentable. Toujours pas de Ken musulman au programme.

Une peluche voilée

Au Pakistan, on trouve même des peluches voilées de la tête aux pieds, rapporte Omar Ullhaq sur son blog Chasing thoughts.

Une égérie rappeuse

En janvier 2003, la rappeuse américaine Lil'Kim, connue pour ses idées féministes, fait la une de One World Magazine vêtue d'une culotte à peine visible et d'un voile intégral. Qui a dit que la burqa n'était pas sexy?



SOUS LES BURKAS IL DOIT Y AVOIR DE SACRÉES SALOPES, ALORS ?

Le maillot de bain islamique interdit à la piscine

Carole voulait se baigner en « burkini », maillot de bain islamique. La direction de la piscine le lui a interdit. Une nouvelle affaire, deux mois après la polémique sur la burqa.
Deux mois après la fronde de 65 députés contre le port de la burqa en France, une nouvelle affaire est en passe de déclencher les foudres des défenseurs de la laïcité. Cette fois, la polémique n’a pas pris racine à l’Assemblée mais à Emerainville, petite commune de Seine-et-Marne. C’est ici que le 1e r août, Carole, musulmane de 35 ans, s’est vu refuser l’accès à la piscine par le maître nageur de service.
Motif invoqué : la direction de la piscine n’accepte pas le « burkini », le maillot de bain islamique avec lequel elle souhaitait se baigner.
Après cette fin de non-recevoir, Carole s’est immédiatement rendue au commissariat de police de Noisiel pour déposer une main courante. Aujourd’hui, cette Française de souche, convertie à l’Islam depuis ses 17 ans, veut aller plus loin en déposant plainte auprès du procureur de la République de Meaux.

« Je m’étais dit que cela pouvait m’autoriser le plaisir de la baignade sans trop me découvrir »

Carole avait pourtant déjà eu l’occasion de se baigner à la piscine d’Emerainville dans ce « burkini », composé d’un voile, d’une tunique et d’un pantalon, acheté lors de récentes vacances à Dubaï (Emirats arabes unis). « En le prenant, je m’étais dit que cela pouvait m’autoriser le plaisir de la baignade sans trop me découvrir, comme le recommande l’islam », souffle-t-elle.
Bien-sûr, la jeune femme se doutait bien que sa nouvelle tenue était susceptible de poser problème. « J’avais donc appelé plusieurs piscines du département, se souvient-elle. A la troisième, le maître nageur m’a demandé de venir le voir et de porter la tenue afin qu’il puisse se faire une idée. Il n’y voyait pas de problème, mais m’a prévenue qu’il n’était pas seul à décider. »
Le 27 juillet, vêtue de ce maillot intégral, elle se met donc à l’eau... sous l’oeil médusé des autres baigneurs et recommence les jours suivants en compagnie de ses enfants. Elle achète même un abonnement de 10 heures à la piscine locale...dont l’accès lui a finalement été interdit le 1er août.

« Pour moi, c’est de la ségrégation et je me battrai pour faire changer les choses »

« Je comprends que ça puisse choquer, reconnaît la mère de famille. Surtout que nous sommes en France. Mais ce qui m’ennuie, c’est qu’on m’a fait comprendre qu’il s’agissait d’un problème politique. » Yannick Decompois, directeur général du syndicat d’agglomération nouvelle (San) de Marne-la-Vallée, qui gère les piscines du secteur, affirme de son côté que la question n’est pas là. « Il ne s’agit nullement d’un problème de laïcité, mais tout simplement d’hygiène, comme pour l’interdiction des shorts de bain », justifie-t-il. « Cette dame peut sans problème venir voilée à la bibliothèque. Nous n’y verrons aucun inconvénient. L’erreur est d’avoir laissé passer la chose à la piscine les premières fois. »
Carole, elle, n’entend pas en rester là. Déterminée à saisir la justice, elle compte également alerter le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) et SOS Racisme. « Pour moi, c’est tout simplement de la ségrégation lance-t-elle. Je me battrai pour tenter de faire changer les choses. Et si je vois que la partie est perdue, je n’exclue pas de quitter la France. »
La France est un pays laïque, pas musulman, le maillot de bain pour femme est tout à fait normal, le caleçon de bain pour homme a été interdit pour des raisons d'hygiène,
alors le burkini qu'est ce sinon un ÉNORME caleçon de bain pour musulmane ?

mardi 11 août 2009

À Téhéran, Ahmadinejad noyaute le QG des espions

Le président iranien serait en train de régler ses comptes avec tous ceux qui s'opposent à sa politique, y compris dans son propre camp conservateur.

Une bataille de l'ombre se livre, à couteaux tirés, dans les coulisses du pouvoir iranien, et plus précisément au sein du puissant appareil des services secrets. Une série de révélations, récemment apparues sur Internet et dans la presse iranienne, font état d'un véritable nettoyage au sein du ministère des Renseignements, initié par Mahmoud Ahmadinejad depuis sa réélection contestée au scrutin du 12 juin dernier.

«Ahmadinejad a quasiment imposé son contrôle sur l'organe le plus important en matière de sécurité dans le pays», s'inquiète sur son blog Hassan Younessi, en faisant référence au limogeage d'au moins quatre hauts fonctionnaires des services iraniens. Ce député iranien n'est autre que le fils d'Ali Younessi, un ex-ministre des Renseignements. Selon lui, «le ministère des Renseignements n'a jamais connu, depuis sa création, une telle purge, motivée par des intérêts politiques».

L'actuel ministre des Renseignements, Gholam Hossein Mohseni Ejehi, a été remercié le mois dernier par Ahmadinejad pour s'être, entre autres, vivement opposé à la diffusion télévisée d'aveux extorqués sous la torture aux prisonniers arrêtés pendant les manifestations. Depuis, le président s'efforce de placer ses propres pions, issus principalement du corps des gardiens de la révolution. Ces membres de l'armée idéologique du régime sont connus pour leurs méthodes plus radicales. Ce sont eux qui auraient orchestré les deux derniers procès collectifs, où la jeune Française Clotilde Reiss est apparue dans le box des accusés.

La purge en cours est une nouvelle illustration des fissures qui traversent le sommet de l'État iranien. D'après un autre député, Ahmad Avai, Mahmoud Ahmadinejad est en train de «régler ses comptes» avec tous ceux qui s'opposent à sa politique, y compris dans son propre clan conservateur. «Le nettoyage qui a lieu au sein du ministère des Renseignements est très inquiétant», confie-t-il au site d'information fararu.ir, d'autant plus qu'il vise des officiels connus pour «leur piété, leur expérience et leur respect de la loi».

Ce coup de balai est inédit dans l'histoire de la République islamique. À la prise du pouvoir par les religieux en 1979, l'ayatollah Khomeyni préféra, lui, coopter une partie des anciens indics de la Savak, les services secrets du Chah, plutôt que de tout redémarrer de zéro. Ces dernières années, les fonctionnaires du ministère des Renseignements, connus pour leur fidèle allégeance au régime actuel, ont évolué au gré des réformes, amorcées par l'ex-président Mohammad Khatami. En 1998, la révélation de l'implication des services secrets dans la série d'assassinats d'intellectuels poussa même à la démission du ministre de l'époque. En fin de compte, l'affaire força les services iraniens à mettre un frein à leurs pratiques les plus violentes.

L'obstacle du Parlement

Au dernier scrutin présidentiel, nombreux sont les fonctionnaires du ministère à avoir prêté allégeance au réformiste, Mir Hossein Moussavi, rival principal d'Ahmadinejad. De sources bien informées, Mohseni Ejehi aurait même encouragé une de ses équipes à faire remettre un rapport au guide suprême, Ali Khamenei, qui dressait une liste de fraudes massives en faveur d'Ahmadinejad. Cette initiative aurait fortement déplu au vainqueur controversé de l'élection.

D'après Hassan Younessi, le numéro deux du ministère et le chef du contre-espionnage feraient également partie des personnalités remerciées. Raisons invoquées : ils n'adhéraient pas à la ligne officielle selon laquelle les réformateurs complotaient en vue d'une «révolution de velours». Le site Internet alef.ir, proche du député conservateur Ahmad Tavakoli, évoque aussi le départ imminent du responsable du département technologique du ministère, après vingt-cinq ans de bons et loyaux services. Le chef de la sécurité du ministère, connu pour être un proche du guide suprême, serait lui aussi sur la sellette.

Selon ces différents sites d'information, Ahmadinejad se serait donc imposé, de facto, comme le nouveau responsable des services secrets iraniens. Il serait, d'après Younessi, épaulé par deux éminences religieuses ultraconservatrices, Hossein Taeb et Ahmad Salek, proches des gardiens de la révolution. Son jusqu'au-boutisme pourrait néanmoins lui jouer des tours dans quelques jours. Pour être opérationnel, son futur cabinet, qui comprendra son prochain ministre des Renseignements, devra en effet être accepté par le Parlement iranien, plus divisé que jamais.

lundi 10 août 2009

UN PEU D'HISTOIRE

1941: Soviétiques et Britanniques occupent une partie de l'Iran. Reza shah, trop favorable à l'Allemagne, est contraint d'abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi.

1951: Mossadegh, premier ministre, nationalise l'industrie pétrolière. L'Anglo-Iranian Oil Company et la Grande Bretagne portent plainte devant la Cour internationale de Justice.

1953: coup d'état appuyé par la CIA. Mossadegh est renversé.

1954: l'exploitation du pétrole est accordée pour 25 ans à un consortium international.

1963: lancement de la «Révolution blanche», programme de modernisation.

1965: répression contre l'opposition de gauche et les religieux à la suite d'un attentat manqué contre le shah. L'ayatollah Khomeyni est arrêté puis exilé en Irak.

1975: signature avec l'Irak d'un accord frontalier sur la région pétrolifère du Chatt-al-Arab.

1979
16 janvier: après des mois de manifestations réprimées avec violence, le chah quitte le pays pour l'Egypte.
1er février: l'ayatollah Khomeini, exilé en France, rentre à Téhéran. Insurrection menée par les partisans de Khomeiny et une partie de l'armée.
1er avril: proclamation de la république islamique.
Août: la nouvelle constitution accorde à Khomeiny le pouvoir suprême.
Novembre: occupation et prise d'otages à l'ambassade américaine qui durera jusqu'en janvier 1981.

1980: début de la guerre avec l'Irak déclenchée par l'invasion des troupes irakiennes.

1981: Ali Khamenei est élu président de la république.

1988: cessez-le-feu entre l'Irak et l'Iran. La guerre a fait un million de morts.

Juin 1989: décès de l'Ayatollah Khomeyni. Ali Khamenei lui succède en temps que «Guide de la révolution».

Juillet 1989: Ali Akbar Hachemi Rafsandjani est élu président de la république.

Mai 1997: le réformateur Mohammad Khatami est élu président de la république. Il sera réélu en 2001.

Juillet 1999 : manifestation étudiantes après la fermeture d'un journal réformateur; 1000 personnes sont arretées.

Février 2000: lors des élections législatives, les réformateurs favorables à Khatami obtiennent la majorité absolue avec 170 des 290 sièges du Parlement.

Février 2003: raz de marée conservateur à l'occasion des élections municipales. Mahmoud Ahmadinejad remporte la mairie de Téhéran lors d'un scrutin marqué par un taux d'abstention de plus de 85%.

Octobre 2003: accord entre l'UE3 et l'Iran. Téhéran accepte d'appliquer le protocole additionnel au traité de non-prolifération (TNP), qui permet des inspections inopinées de l'Agence internationale de l?énergie atomique (AIEA).
Shirin Ebadi, juriste et militante des droits humains obtient le prix nobel de la paix.

Février et mai 2004: victoire écrasante, lors des élection législatives, des conservateurs, qui obtiennent 195 sièges sur 290; le taux de participation est très faible: 50,6%.

Juin 2005: élection présidentielle; Mahmoud Ahmadinejad l'emporte sur l'ancien président, Hachemi Rafsandjani avec 61,7% des voix. Le taux de participation est de 59,7%.

Automne 2005: le président Ahmadinejad multiplie les provocations à l'encontre d'Israël, qui doit être« rayé de la carte », et émet des doutes sur la réalité du génocide.

Décembre 2005: un accident d'avion fait une centaine de morts à Téhéran.

2006

11 avril : le président Ahmadinejad annonce que «l'Iran a rejoint les pays nucléaires» avec l'enrichissement d'uranium.
8 mai : Mahmoud Ahmadinejad écrit à George W. Bush pour proposer de «nouveaux moyens» de régler les tensions dans le monde, geste sans précédent depuis la révolution en 1979.
12 mai : le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan appelle les Etats-Unis à dialoguer directement avec Téhéran pour résoudre la crise.
31 mai : Washington, dans un changement majeur de politique vis-à-vis de l'Iran, propose de participer directement aux négociations sur le programme nucléaire iranien aux côtés des Européens, à condition que Téhéran suspende son enrichissement de l'uranium.
11-12 décembre : l'Iran organise une conférence internationale sur l'holocauste, rassemblant soixante-sept « historiens et chercheurs » de trente pays, dont nombre de révisionnistes.
15 décembre : le parti du Président Ahmadinejad subit une défaite aux élections municipales.

2007

23 mars : quinze marins britanniques patrouillant à proximité des eaux territoriales iraniennes sont capturés par l'Iran dans le Golfe persique.
24 mars: le Conseil de sécurité de l'ONU parvient à un accord qui alourdit les sanctions infligées à l'Iran dans sa précédente résolution.
Juin : la décision prise par les autorités de rationner l'essence provoque une vague de protestation sociale.
25 octobre : les Etats-Unis adoptent de nouvelles sanctions contre l'Iran. Elles visent les Gardiens de la révolution, l'unité d'élite Al Qods, et les trois principales banques du pays.
3 décembre : publication d'un rapport des seize agences de renseignement américaines qui considère avec « un haut degré de confiance » que « l'Iran a arrêté son programme d'armement nucléaire à la fin 2003 ».

2008

Mars-avril : les conservateurs arrivent largement en tête des élections législatives.
2 juin : Ali Larijani, ancien négociateur en chef de Téhéran pour les questions nucléaires est élu à la présidence du nouveau parlement.
19 juillet : pour la première fois depuis 1979, un haut diplomate américain participe aux pourparlers menés par les Européens avec Téhéran sur le nucléaire.
Octobre : grève des commerçants du bazar, qui refusent l'imposition d'une TVA de 3 %.
4 novembre : le Parlement destitue le ministre de l'Intérieur qui s'était prévalu d'un faux diplôme de l'université anglaise d'Oxford.
21 décembre : la police ferme le Centre des défenseurs des droits de l'homme, une ONG créée par le Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi qui défend les prisonniers politiques.

2009

20 mars : Barack Obama adresse un message au peuple iranien et à ses dirigeants dans lequel il propose de construire un "dialogue honnête".
Avril-mai : une journaliste américano-iranienne arrêtée en janvier, Roxana Saberi, est condamnée à huit ans de prison pour espionnage. Elle est libérée un mois plus tard, après son procès en appel au cours duquel sa peine est réduite à deux ans avec sursis.
20 mai : le Conseil des gardiens de la constitution approuve les seules candidatures du président Mahmoud Ahmadinejad, de Mir Hossein Moussavi, Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaie pour l'élection présidentielle du 12 juin. Quelques jours avant le scrutin, la campagne de Mir Hossein Moussavi suscite un large engouement.
12 juin : élection présidentielle. Dès le lendemain, le ministère de l'Intérieur annonce la victoire de Mahmoud Amadinejad avec 63% des votes, contre 34% à Mir Hossein Moussavi. La participation a atteint 85%.
12-30 juin : dénoncant des fraudes, les partisans de Mir Hossein Moussavi descendent dans les rues de Téhéran le soir même et les jours suivants dans la plupart des grandes villes. Le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, confirme la victoire d'Ahmadinejad et exige l'arrêt des manifestations. Moussavi demande un nouveau scrutin. Interdites par le régime, ces manifestations sont durement réprimées par la police et les milices du régime. Au moins 20 personnes sont tuées et plus de 2000 personnes sont arrêtées selon la Ligue iranienne des Droits de l'Homme. Le régime accuse l'ambassage de Grande-Bretagne d'avoir joué un rôle dans les manifestations.
1er juillet : arrestation d'une universitaire française, Clotilde Reiss, accusée d'espionnage.
9 juillet : 3 000 personnes bravent l'interdiction de manifester pour marquer l'anniversaire des émeutes estudiantines de 1999 et contester la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin.
1er août : ouverture du procès d'une centaine d'opposants et manifestants, parmi lesquels d'importantes figures du courant réformiste.
5 août : investiture de Mahmoud Ahmadinejad pour un second mandat.
8 août : comparution de Clotilde Reiss et d'une employée franco-iranienne de l'Ambassade de France dans le cadre du proçès des manifestations de juin.

L'ambassade de France ouverte aux manifestants iraniens "poursuivis"

Jugée aux côtés de Clotilde Reiss, une employée franco-iranienne de l'ambassade de France à Téhéran a affirmé que les portes de l'établissement étaient ouvertes aux manifestants anti-Ahmadinejad "poursuivis". Bernard Kouchner confirme: "C'est notre tradition diplomatique".

L'ambassade de France à Téhéran avait pour consigne d'accueillir des manifestants iraniens "poursuivis" si ceux-ci lui demandaient refuge, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans un entretien publié lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Le chef de la diplomatie française fait référence aux aveux attribués à une employée franco-iranienne de l'ambassade, Nazak Afshar, lors de son procès aux côtés de l'universitaire française Clotilde Reiss et d'autres manifestants contre le régime, devant un tribunal de Téhéran samedi.

"Celle-ci a dit samedi, ce qui est juste, que si des manifestants poursuivis cherchaient refuge à l'ambassade de France, la consigne était d'ouvrir la porte", a déclaré Kouchner au Parisien, ajoutant: "C'est une consigne de tous les Européens. C'est notre tradition démocratique".

Revenant sur le cas de Clotilde Reiss, emprisonnée en Iran depuis le 1er juillet pour sa participation à la contestation dans ce pays, Kouchner a répété que les accusations retenues contre elle "sont dénuées de tout fondement".

Samedi, la Française de 24 ans, enseignante à l'Université d'Ispahan, avait reconnu selon l'agence officielle iranienne Irna avoir participé à des manifestations et avoir rédigé un rapport pour un institut dépendant de l'ambassade de France. "Ces 'aveux' ont été probablement sollicités!", a dénoncé Kouchner. "On ne peut l'accuser de rien du tout".

LE RETOUR DES BEAUFS, DÉJA........

Encore une saison à se faire chier, à la radio à la télé, on va en avoir jusque là de ses connards décérébrés à deux pattes.

Adieu la culture !!


jeudi 6 août 2009

IL REVIENT

mercredi 5 août 2009

Ségolène Royal accuse le gouvernement d'"irresponsabilité"

La présidente de la région Poitou-Charentes n'a pas mâché ses mots pour critiquer le financement de la ligne LGV Sud Europe Atlantique.

La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), a dénoncé le "chantage immoral" et "l'irresponsabilité" du gouvernement à propos d'un contentieux sur le financement de la ligne LGV Sud Europe Atlantique dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon.

"Nous avons décidé (...) de céder à votre chantage immoral, malgré l'irresponsabilité de votre démarche", écrit dans ce courrier, Ségolène Royal à propos de la demande gouvernementale de participation des collectivités territoriales dans le financement de la ligne LGV-SEA qui traverse la région Poitou-Charentes. La présidente de région s'est donc résignée à signer le protocole d'accord par lequel la région s'accorde à financer 110 millions d'euros du budget total.

"L'Etat qui gère mal a les caisses vides et rançonne la région qui gère bien et n'a pas les caisses vides", écrit la responsable socialiste à l'adresse du Premier ministre.

"Une attitude politicienne qui méprise la démocratie locale"

La présidente de région dénonce la "menace" du gouvernement de "conditionner les raccordements assurant la desserte des villes de Poitou-Charentes à l'apport (financier) des collectivités territoriales". "Je déplore cette attitude politicienne qui méprise la démocratie locale", poursuit-elle, estimant que ce "chantage" "traduit un manque de respect et de connaissance des contraintes locales".

La future LGV-SEA sera constituée d'un tronçon central (Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris en 2016) assorti des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne (en 2018-2020) et Poitiers-Limoges (en 2016).

Ce projet constitue le plus important partenariat public-privé réalisé en Europe dans le domaine ferroviaire et porte sur 7,2 milliards d'euros.

Le maire (UMP) de Bordeaux, Alain Juppé, avait récemment invité "la région Poitou-Charentes" à "prendre ses responsabilités" afin de régler "le problème du co-financement" par cette région.

ELLE COMMENCE VRAIMENT A ME GONFLER CETTE SALOPE, AVEC UN CERVEAU AUSSI VIDE, COMMENT FAIT-ELLE POUR ENCORE ÊTRE CRÉDIBLE ?

De mystérieux posters d'Obama version Joker placardés à Los Angeles

Détournement. Vaguement inspiré par les fameux portraits «Hope» rouge et bleu, un poster d'Obama retouché en Joker version Heath Ledger fait sensation depuis ce week-end. Tout est là, du maquillage blanc au sourire taillé aux lames de rasoir. 4 par 4, sous-titrées du mot «socialism», les affiches sont apparues à Los Angeles ce week-end.

Selon le «L.A Times», on les trouve notamment à la sortie d'une autoroute à Hollywood. Elles auraient également été aperçues du côté d'Atlanta. Sur Twitter, Facebook ou Flickr, l'image s'échange à toute vitesse.


Liberté d'expression

Pour l'instant, le mystère plane. Il semble que l'image ait fait surface en avril, dans un relatif anonymat. La plus vieille trace remonterait à janvier, sur le compte flickr d'un ingénieur de Chicago. Personne ne sait qui est responsable de la campagne actuelle: un simple individu ou un groupe de républicains conservateurs décidés à s'en prendre aux dépenses du président américain.

Dans la blogosphère de droite, on s'en donne à cœur joie. Drudge Report en a fait sa une en début d'après-midi. «Les moqueries commencent avec le désenchantement», raille AmericanThinker. Ici et là, des commentaires «Why so socialist» (détournant le «Why so serious» d'Heath Ledger) s'en prennent au plan de réforme de l'assurance maladie souhaité par le président.

Mais tout le monde ne rit pas. Un responsable de la politique urbaine de Los Angeles estime sur KTLA que ces posters sont «malfaisants et dangereux».
Philippe Berry

La Corée du Nord gracie les deux journalistes américaines

Le régime nord-coréen va gracier et libérer les deux journalistes américaines arrêtées en mars pour avoir pénétré illégalement sur son territoire, ont annoncé, mardi 4 août, les médias officiels du pays. Laura Ling et Euna Lee auraient bénéficié d'une "grâce spéciale" du leader nord-coréen, Kim Jong-il.
Celui-ci venait de rencontrer l'ancien président américain Bill Clinton, venu en Corée du Nord pour "tenter d'obtenir la libération des deux Américaines", selon la Maison Blanche. Selon l'agence nord-coréenne KCNA, la grâce aurait été accordée après des excuses formulées par M. Clinton pour le comportement des deux journalistes. Il s'agirait, selon KCNA, "d'une manifestation de la politique humanitaire et éprise de paix de la République populaire démocratique de Corée".

L'agence nord-coréenne rapporte que l'ancien président américain "a courtoisement transmis à Kim Jong-il une requête du gouvernement américain demandant de les gracier et de les renvoyer chez elles pour des raisons humanitaires". M. Clinton a ensuite transmis "un message verbal du président américain Barack Obama exprimant sa profonde gratitude". La Maison Blanche a démenti l'existence de ce "message verbal".

Laura Ling et Euna Lee avaient été arrêtées le 17 mars alors qu'elles venaient d'entrer – illégalement – en territoire nord-coréen venant de Chine. Elles ont été condamnées à douze ans de travaux forcés pour avoir franchi la frontière sans autorisation, pour "dénigrement" du régime et pour un "crime grave" dont les juges n'ont pas précisé la teneur. La Maison Blanche n'a pas réagi dans l'immédiat. Elle avait fait savoir qu'elle ne ferait "pas de commentaire" sur cette visite pour ne pas "risquer de compromettre" la mission visant à obtenir la libération des deux femmes. La date exacte de la libération des deux journalistes n'a pas été annoncée, mais elles devraient vraisemblablement quitter la Corée du Nord en compagnie de M. Clinton, qui achève sa visite mercredi.

lundi 3 août 2009

Les fonctionnaires vont devoir payer plus cher leur logement de fonction

Le gouvernement voudrait que les fonctionnaires qui bénéficient d'un logement de fonction paient un loyer plus proche du niveau du marché, selon Les Echos. Eric Woerth, le ministre du Budget, s'apprêterait ainsi à introduire un amendement en ce sens dans le projet de loi de finances 2010.

"Les fonctionnaires qui occupent des logements de fonction vont devoir payer une redevance plus lourde à l'Etat, et la liste des agents pouvant prétendre à ce privilège va être réduite", affirment Les Echos du lundi 3 août.

L'objectif serait que le nombre de fonctionnaires qui bénéficient d'un logement pour "nécessité absolue de service", comme les concierges ou les préfets, soient moins nombreux. Actuellement, ceux-ci ne paient quasiment pas de loyer et leurs charges (électricité, eau...) sont souvent assumées par l'Etat. Selon l'entourage du ministre, cité par Les Echos, "la liste des fonctions à nécessité absolue a été étendue de manière abusive dans certains ministères".

Par ailleurs, le gouvernement voudrait faire payer plus cher les fonctionnaires qui bénéficient d'un logement pour des raisons "d'utilité de service". Ceux-ci payent un loyer, mais bien souvent largement en dessous des prix du marché. Selon un rapport de l'inspection générale des finances cité par Les Echos, le montant des redevances perçues par l'Etat était ainsi de moins de 30 millions d'euros en 2003, pour une valeur locative totale estimée à 1,4 milliards d'euros.

Le gouvernement prévoit donc de réactualiser les barèmes, par un amendement à la loi de Finances 2010 qui prévoira que "les redevances doivent se rapprocher des prix du marché", explique le quotidien économique. La mesure devrait être appliquée dès l'an prochain pour les nouveaux bénéficiaires et ceux qui changent de logement.

Bercy se refuse, en revanche, à chiffrer le montant des économies espérées. De fait, l'Etat serait dans l'incapacité de chiffrer exactement le nombre de logements de fonction mis à disposition des fonctionnaires, les chiffres allant de 94.000 à 137.000 selon les sources.

Encore heureux, avec tous les avantages que procure un poste de fonctionnaire, il est temps que ces gens là reviennent un peu à la réalité des choses, un fonctionnaire est un citoyen comme un autre, son statut ne doit en aucun cas le favoriser.

dimanche 2 août 2009

Des manifestants jugés à Téhéran demandent pardon au pouvoir

L'ouverture du procès(MASCARADE) d'une centaine de personnes accusées d'avoir participé à des manifestations après la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad a été marqué par un étrange coup de théâtre, samedi 1er août. Plusieurs "modérés" figurant sur le banc des accusés, qui encourent une peine de cinq ans de prison et dans les cas les plus graves la peine capitale, ont affirmé qu'ils regrettaient d'avoir pris part aux manifestations. Les médias étrangers n'étant pas autorisés à suivre les débats, leurs propos ont été rapportés par les agences de presse iraniennes.
Alors que le procès venait de s'ouvrir, un éminent membre du camp réformateur a déclaré que la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad avait été régulière. "J'affirme que la question des fraudes en Iran était un mensonge qui est sorti pour provoquer des émeutes, pour que l'Iran devienne comme l'Afghanistan et l'Irak et endure des dommages et de la souffrance", a déclaré Mohammad Ali Abtahi, ancien vice-président sous le mandat du président réformateur Mohammad Khatami (1998-2005), selon des propos rapportés par l'agence Fars. Il a ensuite affirmé avoir commis une "erreur" en participant aux rassemblements, reprochant au candidat modéré Mehdi Karoubi, dont il était le conseiller lors de la campagne électorale, de l'y avoir poussé.

Il a également accusé l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani (1989-1997) d'avoir passé un pacte avec Mohammad Khatami et le candidat malheureux à la présidentielle Mir Hossein Moussavi. Selon lui, M. Rafsandjani voulait se venger de sa défaite à l'élection présidentielle de 2005 remportée par M. Ahmadinejad, ce que l'ancien président a aussitôt démenti.

"PARDON"

Mohammad Ali Abtahi figure parmi la centaine de personnes accusées de troubles à l'ordre public lors de manifestations qui ont suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin. Parmi les prévenus figurent d'importantes personnalités du camp réformateur, dont des proches de l'ancien président Mohammed Khatami et des militants favorables aux chefs de file de l'opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi. Le box des accusés compte notamment dans ses rangs un ancien porte-parole adjoint au Parlement et un ancien vice-président chargé des affaires parlementaires sous la présidence de Mohammed Khatami.

Peu après ce revirement inattendu, ce fut au tour du journaliste irano-canadien Maziar Bahari, travaillant pour Newsweek, de demander pardon au guide suprême lors d'une déclaration à la presse à la sortie de l'audience, a rapporté l'agence Irna. "Inconsciemment, j'ai participé à la révolution de velours" que l'Occident voulait organiser en Iran avec l'aide de ses médias, a-t-il déclaré. Le sociologue irano-américain Kian Tajbaksh, également sur le banc des accusés, a quant à lui affirmé qu'un projet de longue date des Etats-Unis visait à changer le régime iranien.

PEINE DE MORT

L'agence officielle Irna, citant des sources judiciaires, a précisé que parmi les personnes jugées figurent des manifestants pris en photo alors qu'ils étaient entrain de "commettre les crimes". Ils sont accusés d'avoir "participé aux émeutes" et "agi contre la sécurité nationale, perturbé l'ordre public et commis des actes de vandalisme". Les accusés encourent une peine de cinq ans de prison, selon l'agence Fars, qui précise que s'ils étaient reconnus coupables d'être "mohareb" (ennemi de Dieu), ils risquaient la peine de mort.

Jusqu'à 2 000 personnes avaient été arrêtées lors des manifestations de protestation contre la réélection le 12 juin du président Ahmadinejad, la plus grave contestation populaire dans le pays depuis la révolution islamique de 1979. Une trentaine de personnes ont été tuées lors des violences ayant suivi l'élection. La majorité des personnes arrêtées ont depuis été libérées et quelque 250 personnes sont toujours derrière les barreaux. L'opposition est menée par le candidat malheureux à la présidentielle, Mir Hossein Moussavi, qui affirme que M. Ahmadinejad devait sa réélection à des fraudes massives.

Pakistan : six chrétiens tués pour avoir "profané" le Coran

Un groupe de musulmans en colère a tué, samedi 1er août, six chrétiens et blessé une dizaine d'autres qu'ils accusaient d'avoir profané le Coran. Les agresseurs ont également incendié quarante maisons et une église, dans un village de l'ouest du Pakistan, a-t-on appris de source officielle.
"Six chrétiens, dont un enfant, ont été tués et plus d'une dizaine ont été blessés dans ce triste incident", a déclaré le ministre des minorités Shahbaz Bhatti. "Des individus ont accusé les chrétiens d'avoir profané le Coran", a-t-il ajouté, précisant que ces accusations étaient "sans fondement". Il n'a pas donné de précisions sur ladite profanation. "Les morts sont tous des chrétiens. On m'a dit qu'ils avaient été brûlés vifs", a poursuivi le ministre.

Un affrontement entre chrétiens et musulmans avait éclaté fin juillet dans le village à propos du Coran, et avait été par la suite résolu, selon la police. Les tensions ont refait surface samedi, avec l'attaque contre la communauté chrétienne et l'incendie des bâtiments. "Selon nos informations (...) il s'agit du même différend", a déclaré le chef de la police locale, Inkisar Khan. La télévision pakistanaise a montré la police utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser la foule en colère.

Profaner le Coran est passible de la peine de mort au Pakistan, où l'Islam est la religion dominante. Les chrétiens, qui représentent moins de 3 % de la population, affirment que les lois anti-blasphème sont utilisées pour exercer des représailles sur leur communauté.
LE CORAN PRÊCHE LA HAINE, PAS LA PAIX.

Michael Jackson Tribute - Stockholm. July 8, 2009



SPONTANÉ OU PAS C'EST MAGNIFIQUE.

samedi 1 août 2009

Un antisémite à l'Unesco?

Le ministre égyptien de la culture Farouk Hosni était le favori pour devenir le prochain directeur général de l'Unesco. Mais la polémique sur des propos tenus en 2008 le rattrape et embarrasse les capitales occidentales.

C'est l'histoire d'une élection jouée d'avance qui s'est transformée en dossier politique brûlant. Avec pour acteur principal Farouk Hosni. Ministre de la culture en Egypte depuis 21 ans, il est candidat pour succéder au Japonais Koïchiro Matsuura à la tête de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Sur les rangs depuis 2007, il partait favori au nom de la "normalisation culturelle" avec le monde arabe. Plusieurs pays occidentaux, dont l'Espagne, lui ont accordé leur soutien.

Mais une polémique fait désormais vaciller Farouk Hosni. On lui reproche d'avoir prononcé en 2008 des propos virulents à l'encontre d'Israël. Répondant à un parlementaire qui s'inquiétait de la présence de livres israéliens dans les bibliothèques égyptiennes, le ministre de la culture avait déclaré: "Brûlons-les. S'il s'en trouve, je les brûlerai moi-même devant vous". Dans une tribune publiée le 21 mai dans Le Monde, l'écrivain Bernard-Henry Levy, le cinéaste Claude Lanzmann et le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel dénoncent les paroles d'un "homme dangereux, un incendiaire des coeurs et des esprits".

"Je regrette les mots que j'ai prononcés", répond Farouk Hosni, affirmant être "un homme de paix". Mais la pilule a du mal à passer auprès des organisations de lutte contre l'antisémitisme. "Ces excuses viennent beaucoup trop tard, regrette Shimon Samuels, directeur pour les relations internationales du Centre Simon Wiesenthal. D'autant plus que cet acte n'est pas isolé. Ca dure depuis 21 ans". Le Comité juif-américain lui reproche par exemple d'avoir tout fait pour empêcher l'ouverture d'un musée du judaïsme au Caire.

La controverse embarrasse les capitales occidentales, qui s'apprêtaient à voter en bloc pour Farouk Hosni. Difficile de se prononcer: un soutien direct au ministre de la Culture équivaut désormais à un camouflet vis-à-vis d'Israël. Mais il faut aussi composer avec les appels du pied de plus en plus insistants d'Hosni Moubarak. Le président égyptien semble faire de cette élection une affaire personnelle. Après avoir fait plier le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui ne s'oppose plus depuis lundi à la candidature de Farouk Hosni, Moubarak entend convaincre Barack Obama lors de sa visite au Caire, jeudi 4 juin. Mais le président américain, dont le discours sur le Proche-Orient est très attendu, aussi bien dans les pays arabes qu'en Israël, ne se laissera probablement pas piéger sur ce terrain miné.

Côté français, on temporise. "Il est prématuré de se positionner", assure Catherine Colonna, déléguée permanente de la France auprès de l'Unesco. Lundi, le ministère des affaires étrangères se limitait à rappeler que les candidats au poste de directeur général de l'organisation devaient en partager les principes, parmi lesquels figurent "la tolérance et le respect de la diversité des cultures".

Le dépôt des listes sera clos samedi 30 mai et le vote à la majorité des membres aura lieu avant octobre. A l'Unesco, l'été s'annonce chaud.