TOUT EST DIT

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mercredi 20 novembre 2013

Le coup de bluff du "grand soir fiscal"

Le coup de bluff du "grand soir fiscal"


Alors là, chapeau : quelle idée, ce grand remue-ménage sur la fiscalité, cette façon de faire un coup politique en prenant tout le monde à contrepied! Il fallait oser. Comme il fallait oser ridiculiser tous ceux, ministres de l’Economie et du Budget en tête, qui expliquaient laborieusement depuis des semaines que les mots d’ordre de la politique fiscale étaient désormais « stabilité, prévisibilité, lisibilité ».
En vérité, on retrouve dans cette volte-face éhontée tout l’art de la pirouette et du rétablissement acrobatique de François Hollande. Et cette décision, bricolée en toute hâte avec le Premier ministre un dimanche soir dans son bureau de l’Elysée, ressemble à s’y méprendre au coup de génie politicien qu’avait représenté pendant la campagne électorale l’annonce de la célèbre tranche à 75% : la démagogie de cette mesure avait donné un coup de fouet décisif à sa marche vers l’Elysée. Aujourd’hui, la France traîne ça comme un boulet, mais quelle importance pour François Hollande puisque cela lui a permis d’être élu ?
C’est le même scénario de (re)conquête de ses marges de manœuvre que le chef de l’Etat imagine avec l’opération grand soir fiscal. Coincé de toutes parts, pris à la gorge par le ras-le-bol des contribuables, il envoie en l’air le puzzle infernal des impôts et des taxes en espérant occuper les esprits à sa reconstruction. Malheureusement, les chances pour le pays d’en sortir avec une fiscalité plus efficace sont voisines de zéro. Il manque en effet tout ce qui est nécessaire à la réussite d’un tel défi : la croissance, sans laquelle les marges de manœuvre n’existent pas ; la baisse des impôts, sans laquelle tout le monde ou presque risque d’y perdre ; le courage, sans lequel les innombrables corporatismes et intérêts particuliers gagneront ; la popularité et la crédibilité sans lesquelles personne ne croira cette réforme juste.

L’Opinion de Chantal Jouanno

François Hollande engage la France dans le déclin Italien...


Comme ce fut en Grèce, comme ce sera en Italie, François hollande engage son pays vers une casse sociale où les plus faibles seront ceux qui trinqueront le plus... 
A la base un cocktail détonant : Dette et chômage. Ce mélange explosif entraine des dommages qui touchent d'abord les plus faibles avec un impact inversement proportionnel à la puissance du Pays : Plus fort en Grèce, moins en Italie et plus faible en France. 
On sait ce qu'il en est de la Grèce, mais l'Italie avec un chômage supérieur à 12% et une dette qui grimpe au-delà de 130% du PIB entre dans la phase des soucis. Pour le moment elle arrive à étaler grâce à une ponction conséquente dans l'épargne de ses citoyens. Mais quand le seuil fatidique sera atteint, L'Italie n'aura d'autre ressource que de se tourner vers l'Europe qui ne pourra pas la laisser tomber. Dès lors on connait le processus : il est terrible pour les couches sociales les plus fragiles. 
En arrivant au pouvoir, François Hollande avait le choix entre deux priorités : la compétitivité ou l'impôt : Il a choisi l'impôt. Comme l'impôt freine la compétitivité qui, à son tour, induit du chômage le recours à la dette est inéluctable et c'est bien ce que l'on voit aujourd'hui. La France se place à la deuxième place de la zone Euro en matière d'émission de dettes. (174 milliards d'euros en 2014 juste derrière l'Italie). 
C'est en 2015 que la France se trouvera face au mur de la dette. C'est à ce moment que l'échec de François Hollande deviendra patent... A moins qu'il ne change dès à présent de politique. 
François Hollande dispose encore de deux leviers : Une relance forcenée de la compétitivité et une réduction des déficits par des restructurations plutôt que par la mise à la diète des services de l'Etat. Cela lui permettrait de racheter un maximum de papier qui arrive à échéance dans le proche avenir. 
Faute de quoi, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la France se trouvera juste après l'Italie forcée d'avaler la purge que lui imposeront l'Europe et le FMI. Aussi mal structurée qu'elle soit, la zone euro n'en reste pas moins maitresse du jeu et imposera les ajustements nécessaires même au prix du sang des plus pauvres. 
Encore faut-il ajouter deux inconnues : Les réactions sociales et celles des marchés. 
L'Homme d'Etat doit prendre conscience de tous ces risques et agir en fonction de l'intérêt général : 
1) Convoquer des Etats Généraux avec les leaders des forces Républicaines : Socialistes, Centre, Droite. 
2) Définir une politique cadre de salut public. 
3) Nommer un gouvernement tripartite dévoué à l'intérêt national. 
Le moment est venu pour François Hollande de montrer que les Français ont bien élu un bâtisseur de cathédrales plutôt que le Facteur Cheval. 

François Hollande


François Hollande
Christophe Blain pour « Les Echos », illustrateur de la bande dessinée « Quai d'Orsay »
Si les Beatles avaient choisi Ringo Starr comme chanteur, leur ­destin aurait sans doute été bien différent. François Hollande, pourtant remarquable au second plan, premier secrétaire qui battait la mesure, s’est retrouvé premier dans un concours de circonstances. L’homme simple, « Toi France, moi président », le François moyen est devenu notre leader. Au pays de Poulidor, on aime croire que la force du statut transcende les êtres. Raté. 20 % d’opinions favorables, le chiffre tombe comme un couperet. Les institutions ne sont même plus respectées et le président se voit sifflé honteusement lors de la commémoration du 11 Novembre. Contradiction d’un peuple qui l’a choisi parce qu’il revendiquait sa normalité et qui procède maintenant à son exécution publique parce qu’il a tenu sa promesse. Oui, François est un vrai Français qui aime raconter ce qu’il fera le jour où il en aura le temps mais ne fait rien à l’arrivée. Qui fait des régimes, choisit mal ses cravates, râle contre les impôts, s’engueule avec sa femme, se fait pourrir par son ex, n’a aucune autorité sur ses collègues de bureau, frime en déplacement à l’étranger en faisant croire qu’il est quelqu’un dans son pays. Le président, comme tous les autres Français d’ailleurs, va se plaindre lui aussi aujourd’hui, au plus près des instances dirigeantes : devant le Mur des lamentations. Il fait froid en Israël au mois de novembre, j’espère que madame lui a tricoté un joli bonnet rouge.

Appels… du pied

Appels… du pied


Plusieurs vibrants appels à l'union nationale ont retenti hier dans un fâcheux télescopage. Parce que, franchement, il y en a qui résonnaient sacrément creux par rapport à d'autres. Autant se justifiaient les appels à la vigilance citoyenne, après la série d'agressions violentes commises depuis quelques jours contre des représentants de l'État (préfet, élus) ou des salariés d'organes de presse ( Libération, BFMTV), autant paraissaient dérisoires les exhortations des dirigeants du foot au « rassemblement du pays » derrière les Bleus. Ce n'est pas une élimination au Mondial brésilien qui met la patrie en danger, mais plutôt une dérive sociétale violente dans un climat délétère.
Dire cela ne revient pas à condamner le football, que nous aimons comme beaucoup de Français, mais à en ramener les enjeux à leur juste proportion sans participer à l'hystérie générale. Qu'on nous permette au passage d'ironiser sur le « patriotisme en chaussette » des dirigeants du foot pro. Ils ont bonne mine à plaider le respect du maillot et des valeurs chez les sélectionnés, alors qu'ils menaçaient de faire grève pour se soustraire à la taxe à 75 %.
On ne souhaite aucunement l'élimination des Bleus, ce soir contre l'Ukraine, mais il ferait beau voir qu'on s'en remette à Ribéry pour obtenir un rebond… du PIB. Les footballeurs de haut niveau français ont accumulé trop d'entorses à l'éthique sportive pour susciter un véritable engouement. Il ne pourra s'y substituer, ce soir, qu'un chauvinisme exacerbé.
Une qualification ne serait d'ailleurs pas forcément le meilleur service à rendre au foot tricolore. Elle permettrait aux grévistes de Knysna de se refaire une virginité. Si c'est possible. Tout cela par la faute de dirigeants d'abord soucieux de se goinfrer de droits télé et de sponsoring, mais incapables de sanctionner des comportements insultants faisant école dans les jeunes générations. Oui, le foot, envahi par le fric, a perdu toute vertu éducative et morale. Voilà pourquoi, ce soir, sans céder aux appels galvaudés à l'union nationale, nous nous satisferons de quelques beaux appels… du pied.

mardi 19 novembre 2013

Jours absurdes

Jours absurdes


En novembre, il y a cent ans, près de Constantine en Algérie alors française, naissait Albert Camus. Peu d'hommages officiels, pas de rétrospectives à Beaubourg ou à la Grande bibliothèque… Tant mieux, il n'aimait guère cela. Camus, le réconciliateur de mémoires dont la voix d'airain nous manque si fort quand quelques bandes de nervis fascistes conspuent notre histoire, quand TF1 manipule les sifflets, quand le commentaire prend toujours le pas sur l'information. Et aussi quand les intellectuels, si prompts d'ordinaire à vampiriser les médias, se taisent face à la progression des idées de l'extrême droite européenne qui gangrènent nos valeurs. C'est cette importation-là qu'il faut arrêter plutôt que de valser avec les Autrichiens du sulfureux et pangermaniste FPÖ.
Camus le Nobel, la jonction de l'intelligence et de la sensibilité. Camus qui sans répit affirmait le primat du respect de l'homme quand, indignes, nous le bafouons au cours d'une semaine qui pue tellement que l'on voudrait ne plus respirer. N'avons-nous d'autre recours que d'exhumer la conscience révoltée de l'écrivain pour redonner du sens à Voltaire, à Rousseau, à Montesquieu ?
Ainsi donc nous serions prêts à piétiner l'Homme, le premier, le révolté, le pestiféré, l'étranger, le condamné à sans cesse remonter la pierre mal équarrie de Sisyphe ? L'homme, ce fil d'Ariane, tissé de larmes et de sang, de la vie trop brève de Camus, de toute son 'uvre raccourcie par le destin. De la grande figure morale d'une génération antistalinienne qui refusait de se soumettre à un système. Le gamin qui jouait au foot dans les rues d'Alger, le poète de Tipasa qui a tellement mieux fait grandir notre France aujourd'hui au bord de la crise de nerfs que les tentations frontistes qui la traversent et la minent de fausses rumeurs, de mensonges et d'intolérance.
Camus, l'intellectuel libre, l'éternel insoumis qui écrivait encore et toujours contre l'injustice. Camus que l'on a tenté de récupérer en mettant dédaigneusement les fastes du Panthéon au service de l'identité nationale. Tout l'art de Camus, comme il le disait lui-même à propos de Kafka, c'est de nous obliger à le relire. Sans doute pour mieux nous faire percevoir l'absurdité du monde.

“La liste de la honte de la troïka”

Les discussions entre le gouvernement grec et la troïka des créditeurs internationaux (UE, BCE, FMI) devaient reprendre ce 18 novembre à Athènes. Elles avaient été suspendues la semaine dernière, sans qu’un accord ait été atteint. Celui-ci est nécessaire pour le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide à la Grèce.
Les deux parties doivent parvenir à un accord sur la réduction du déficit budgétaire, estimé à au moins 1,3 milliards d’euros, d’ici la prochaine réunion de l’Eurogroupe, le 9 décembre.
Le gouvernement a dressé une liste de mesures d’austérité supplémentaires qui permettraient, selon lui, de parvenir à cet objectif, rapporteEleftherotypia :
la réduction des dépenses des administrations, la fusion et la suppression de certaines agences de l’Etat, les coupes dans les dépenses de certaines autres et la lutte contre les fraudes fiscales et aux assurances sociales.

Assurer lors d'un premier rendez-vous amoureux, ce n'est pas inné ! Faut-il être à l'initiative de cette soirée ? Faut-il l'embrasser dès le premier soir ? Voici les résultats d'une étude Elitedating qui devrait vous permettre d'aborder votre prochain rendez-vous nettement plus zen !


Beaucoup d’hommes se posent pas mal de questions sur ce qu’attend une femme lors d’un rendez-vous amoureux. Pour y voir plus clair, voici quelques pistes élaborées suite à une enquête Elitedating sur la perception de chacun.
L’initiative
Décider d’un premier rendez-vous, proposer une date, un lieu, bref, être à l’origine de ce moment à deux, ça doit venir de l’homme. C’est ce que pensent 58,7% des mecs sondés et côté femmes, le résultat est clair : 97,3% d’entre elles pensent que l’homme doit être à l’initiative du premier rendez-vous.
L’importance du premier rendez-vous
Pour  52,2 % des hommes, le premier rendez-vous est un moment important, mais il n’est pas décisif, car il ne présage pas l'avenir de la relation. Les femmes sont quand même 33,9 % à considérer que ce moment peut donner le ton d’une future histoire d’amour.
Les hommes aiment les classiques pour un premier rendez-vous : 52,1% pensent à inviter madame à boire un café, 29,1% envisagent le resto et ils sont seulement 2,6% à vouloir aller au restaurant.
Les attentes de chacun
Les attentes des hommes et des femmes sont plutôt différentes puisque 28,9% des hommes veulent être charmés, ce qui est assez logique, chez les femmes, l’humour a une place importante. Elles sont en effet 27% à vouloir rire lors du premier rendez-vous.   Du côté des sujets de conversations, tant les hommes (55,5%) que les femmes (70,6%) souhaitent parler d’eux : des centres d’intérêt, des passions…
La conclusion
Au moment de payer l’addition, 73% des hommes veulent payer tandis que les femmes préfèrent partager la note : elles sont 57,6% à préférer cette solution.
Lorsqu’il faut se dire au revoir, les hommes se montrent finalement assez timides selon cette étude : 68,7% opteront pour un simple baiser sur la joue et 20% opteront pour les lèvres si le rendez-vous c’est bien passé.
Ils prendront souvent l’initiative de recontacter la personne (52,9%) qu’ils veulent revoir, 41,4% d’entre eux enverront un sms pour remercier de la façon dont s’est déroulé le premier rendez-vous et les femmes ont davantage tendance à attendre d’être recontactées (20,4%).
Messieurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

L’économie de la zone euro peine à repartir


La zone euro est à nouveau au bord de la récession. La semaine qui s’achève a été saturée de nouvelles macroéconomiques et les résultats économiques de l’union monétaire ont une fois de plus déçu les investisseurs et les analystes. Le PIB trimestriel est encore en baisse en glissement annuel et augmente d’un symbolique dixième de pourcentage par rapport au trimestre précédent. La situation sur le marché du travail, la pire de toute l’histoire de l’union monétaire, n’incite pas non plus à l’optimisme avec le chômage qui touche une personne sur huit.

Le taux d’inflation annuel dans la zone euro s’est ralenti en octobre en passant de 1,1 % en septembre à 0,7 %. On constate les mêmes rythmes d’inflation dans l’ensemble de l’UE. Eurostat signale qu’il était de 0,9% le mois dernier contre 1,3 % un mois plus tôt alors que l’objectif pour l’union monétaire est de 2 %. Dans les pays aux prises avec la crise de la dette, les prix restent stationnaires et accusent même un certain fléchissement. C’est pour cette raison que les données publiées ces derniers temps sur la croissance des prix à la consommation, sont plus que modestes, estime Daria Jelannova, vice-directrice du département analytique de la société d’investissement Alpari :
« C’est la preuve que la reprise économique est particulièrement lente et même absente pour ne rien vous cacher. La dévaluation de l’euro serait dans ce contexte l’unique moyen de muscler ce processus et c’est ce qui a été fait en réduisant le taux d’escompte de la BCE. La situation reste néanimois très précaire, à en juger par les statistiques relatives au PIB publiées jeudi. Nous constatons un accroissement trimestriel excessivement bas de l’ordre de 0,1 % et une chute annuelle de 0,4 %. »
La croissance de l’économie allemande, la plus grande de la zone euro, a été divisée par deux en passant à 0,3 % contre 0,7 % au deuxième trimestre. La dynamique de la production industrielle a augmenté de 2 % en août mais a chuté de près de 1 % un mois plus tard. Les économies de France et d’Italie sont toujours en récession et leur PIB a chuté de 0,1 % au troisième trimestre. La situation stablement déplorable sur le marché du travail de la zone euro n’est pas faite non plus pour arranger les choses, ajoute Daria Jelannikova :
« Selon les dernières données, le chômage touche en moyenne 12,2 % de la population de la zone. C’est un taux assez élevé mais il atteint le seuil critique dans certains pays comme la Grève qui accuse un taux de 27,3 %. Une nouvelle tranche de crédits s’impose dans ce contexte et on demande à la Grèce de précéder à une nouvelle compression des emplois. »
Cette situation a amené la BCE à concevoir des mesures dites d’assouplissement quantitatif par analogie avec celles qu’on applique aux États-Unis. La BCE pourrait introduire un taux d’intérêt négatif sur les dépôts, a déclaré le directeur du régulateur financier Mario Dragi. Cela signifie que les banques seront en fait sanctionnées pour déposer leurs fonds chez le régulateur au lieu de les investir dans l’économie. Le cours de l’euro chuterait, estiment les experts. Or, c’est précisément ce dont la zone euro a actuellement besoin, dit Alexandre Nazarov, directeur adjoint du département analytique de Gazprombank :
 « C’est précisément en septembre-octobre que l’euro a commencé à monter sérieusement, ce qui explique sans doute la précarité des données macroéconomiques. En effet, les articles fabriqués en Europe sont devenus trop chers pour le reste du monde. »
Les espoirs d'une prochaine reprise économique se sont à nouveau dissipés à l’annonce des récentes statistiques. Les experts de la plupart des grandes sociétés d’investissement estiment que le PIB de la zone euro n’excédera guère 0,5 % l’année prochaine.   

Assassinat de JFK : le point de vue exclusif d'un prix Pulitzer


La CIA a dissimulé ses liens avec Lee Harvey Oswald, ce qui eu pour conséquence que beaucoup ont commencé à soupçonner les services spéciaux d’avoir participé à l’assassinat de John F. Kennedy. C’est ce qu’affirme Anthony Summers, prix Pulitzer, journaliste et écrivain, qui a fait sa propre enquête sur l’assassinat du président américain et a écrit le livre Not In Your Lifetime. Il évoque ses conclusions et ses découvertes  dans un entretien exclusif à La Voix de la Russie.

LVdlR : À quelles conclusions vous a mené votre enquête ?
« Je rejette totalement l’idée que l’Union soviétique ait participé d’une manière ou d’une autre à l’assassinat de John F. Kennedy. On peut également balayer un éventuel concours de Fidel Castro. Évidemment, il avait un mobile. Plusieurs fois, les services spéciaux américains, et surtout la CIA, avaient tenté de le faire chuter. Il est facile de supposer que Fidel Castro ait voulu devancer cela. Cependant, j’ai questionné de nombreux témoins des évènements du 22 novembre 1963, j’ai examiné de nombreux documents et je suis arrivé à la conclusion que l’assassinat de JFK a surement été organisé par la mafia. Concrètement, par deux chefs de la mafia, qui n’avaient jamais été autant persécutés que sous Kennedy, peut-être avec la participation de l’opposition cubaine anti-Castro. »
LVdlR : Dans votre livre, vous avez mis le texte entier d’un document confirmant que la CIA avait interrogé Lee Harvey Oswald à son retour de Russie. Pouvez-vous nous dire à quelles conclusions vous êtes arrivés en étudiant ce document ?
« Tout d’abord, il faut rappeler que la guerre froide battait son plein. En octobre 1962, il y a eu la crise des missiles de Cuba. Cette période était tendue et dangereuse. À ce moment, aucun Américain ne pouvait aller en Russie, en revenir et vivre tranquillement après. Tous ceux qui revenaient d’Union soviétique étaient soigneusement interrogés par la CIA. C’était monnaie courante.
Et voilà qu’arrive Lee Harvey Oswald, qui a servi dans une base aérienne de laquelle les États-Unis envoyaient des avions de reconnaissance en Russie. C’était un simple soldat, mais il en savait tout de même beaucoup. Il a alors décidé d’aller en URSS. Il a ensuite vécu et travaillé tranquillement à Minsk, s’est marié avec une Soviétique et est revenu au pays avec sa femme et un enfant. Que s’est-il alors passé ? Bien sûr, il a passé un grand nombre d’heures, et peut-être même de jours, à répondre aux questions de la CIA. On l’a peut-être même menacé de le mettre en prison. C’est que, selon ses propres mots, il a livré son pays, il a transmis des informations sur les avions de reconnaissance U-2 aux Russes. La CIA s’est tout de même débrouillée pour que Lee Oswald ne soit plus interrogé. Il a alors vécu tranquillement au Texas. C’est totalement invraisemblable. Dans mon livre, j’ai méticuleusement examiné toutes les circonstances : que s’est-il passé lorsque Lee Oswald est revenu aux États-Unis ? A-t-il été interrogé tout de même ou non ? Y a-t-il des documents prouvant qu’il y a eu un interrogatoire ? Mais qu’est-il arrivé ensuite ? Je pense qu’on lui a donné le choix : soit aller en prison, soit collaborer avec la CIA et faire ce qu’on lui demande. Alors, tout devient clair.
L’année précédant l’assassinat de JFK, il a commencé à soutenir Fidel Castro. Selon les données officielles, il soutenait vraiment sincèrement sa politique. À mon avis, il est très probable qu’on ait fait de lui un simple rouage imperceptible de la grande machine des services de renseignement américains, qu’il ait été utilisé comme un instrument de propagande contre Cuba. Et quelle que soit la personne qui ait assassiné le président, Lee Oswald a été relié à cet assassinat et Jack Ruby, à son tour, a tué Lee Oswald. Et il était préférable pour la CIA de se tenir à l’écart, afin que personne ne sache qu’elle avait un quelconque lien avec Lee Oswald. C’est comme lorsqu’un homme cache à sa femme qu’il est allé au baseball la veille au soir et que la femme, apprenant le mensonge, mais ne sachant pas tout, pense qu’il a une maîtresse. Dans le cas de la CIA, il est évident que l’agence a caché des informations sur ses liens avec Lee Oswald, et ce mensonge innocent montre manifestement que la CIA peut mentir sur des choses beaucoup plus sérieuses et dangereuses. En conclusion, depuis des dizaines d’années, le peuple américain est convaincu que leurs services spéciaux sont impliqués dans l’assassinat de John F. Kennedy. Je pense que c’est très peu probable.
LVdlR : Pourquoi la House Select Committee on Assassinations (la commission d’enquête de la Chambre des représentants des États-Unis pour les assassinats) n’a-t-elle été créée qu’en 1976, 13 ans après l’assassinat de John F. Kennedy ?
 « À ce moment, lorsque la commission du Congrès a été créée, l’Amérique entrait dans une période de doute. Je pense que lorsque la commission Warren a commencé à enquêter sur l’assassinat de Kennedy, les Américains vivaient encore dans le monde doux et confortable d’Eisenhower. Les citoyens croyaient les autorités, tout était bien. J’ai été tout simplement horrifié de voir que les médias américains ont fait si peu pour enquêter sur l’assassinat de JFK. C’est que c’est leur travail. Cela a poussé le journaliste de la BBC que j’étais à l’époque à s’intéresser à ce problème de façon autonome. Les citoyens croyaient le gouvernement et la commission d’enquête était menée par le président de la Cour suprême. Personne ne doutait du fait que le FBI avait fourni tous les documents qu’il possédait à la commission Warren. Mais, ensuite, les gens ont commencé à soupçonner quelque chose. À la fin des années 1960 et dans les années 1970, une époque de doute véritable a débuté. Des doutes ont commencé à naître chez les opposants à la guerre au Vietnam, des doutes qui sont devenus encore plus forts après le Watergate. Il est soudainement devenu clair qu’il ne fallait pas faire confiance à la CIA et au FBI, qu’ils avaient caché même à la commission Warren le fait qu’ils avaient essayé d’attenter à la vie de Fidel Castro. Une période de doute a donc commencé. Cela a amené à la création de la House Select Committee on Assassinations, qui a conclu qu’il y avait une conspiration contre Martin Luther King et que, probablement, et je souligne « probablement », JFK a été victime d’une conspiration. »     

En guerre contre le peuple

En guerre contre le peuple  
Le pays légal est parti en guerre contre le pays réel. On le savait depuis longtemps ; et la preuve décisive en aura été l’affaire du « mariage pour tous » qui sacralise le mépris de la réalité, et de l’ordre. Mais le pays réel n’en peut plus. Partout la contestation, la colère, la désespérance aussi de « la France qui se lève tôt » se manifestent avec une intensité croissante. Jusqu’à devenir insurrectionnelles. A quoi le pouvoir n’oppose que sa surdité volontaire.
Jean-Marc Ayrault a juré vendredi que « sa main ne tremblait pas », manière de dire à ceux qui voient les portes de leur avenir se fermer que leur angoisse n’infléchira pas sa politique d’asphyxie fiscale et de mise au pas socialiste. Du président de la République au dernier des sous-ministres, c’est collectivement qu’ils en assument la responsabilité. La France n’a pas besoin d’un remaniement ministériel ou d’une dissolution de l’Assemblée, mais d’un vrai chef d’Etat, à la tête d’une nation souveraine dégagée de l’autre dictature qui nourrit celle du PS : celle du pouvoir « européo-bancaire ».
Ainsi Najat Vallaud-Balkacem a-t-elle pu déclarer, alors que les forces vives de la France se révoltent les unes après les autres, que « la solidarité fiscale est de retour en France ». Invoquant le « portrait social 2013 » publié par l’INSEE, elle note avec gourmandise que la part des prélèvements dans la réduction des écarts de niveau de vie a augmenté de 2 points entre 2011 et 2012, passant de « 35 à 37 % ». En clair : le rabotage des revenus des plus aisés permet de les rapprocher davantage du niveau de vie des plus modestes ; avant redistribution, le niveau de vie moyen des 20 % les plus riches était 7,6 supérieur à celui des 20 % les plus pauvres, après redistribution, le multiplicateur tombe à 4.
Mais que les plus riches soient moins riches (rêve de tout régime socialiste avec sa Nomenklatura protégée) ne garantit pas que les pauvres soient moins pauvres. A force de prélèvements et d’insécurité fiscale, la situation devient au contraire intenable. Les recettes fiscales de 2013, en hausse sur le papier, sont en chute libre. Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, avoue 5,5 milliards d’euros de moins que ce qui était prévu. La faute à la « conjoncture », selon lui : moins un milliard de TVA en raison d’une consommation en berne, moins quatre milliards d’impôt sur les sociétés (les carnets de commandes et chiffres d’affaires sont en chute libre), et même l’impôt sur le revenu, pourtant fortement augmenté, perdrait 500 millions cette année. Gilles Carrez (UMP) parle même de 3,1 milliards de moins par rapport aux prévisions initiales de la loi de finances.
Mais, comme le commente un site de conseil pour l’épargne, aujourd’hui « réduire ses revenus devient la première des niches fiscales » : c’est vrai pour les professions indépendantes. Mais on note aussi la baisse du recours des services à la personne, sur lesquelles les charges pèsent lourdement. Le Bulletin d’André Noël de ce lundi énumère pour les moins fortunés « l’exil fiscal intérieur » qu’est le travail au noir, le troc, les « monnaies parallèles », toutes les parades trouvées par une population lasse de voir annoncer un fantasmagorique retour de la croissance alors que leur portefeuille se vide à coups de prélèvements obligatoires. A quoi s’ajoutent les innombrables plans sociaux et licenciements : 17 000 emplois en moins dans le seul secteur marchand au troisième trimestre.
Samedi, avec quelque trois ou quatre mille camions bloquant les routes de France, les choses auraient pu tourner très mal. Il ne s’agit là que des petits patrons et camionneurs mobilisés par un syndicat minoritaire, l’OTRE(Organisation des transporteurs routiers européens) qui espéraient encore la veille mobiliser 1 500 ou 2 000 camions. Ils se sont levés contre cette écotaxe que le gouvernement, dont « la main ne tremble pas », entend peut-être revoir un peu, mais qu’il ne consent pas à supprimer malgré les milliers d’emplois en jeu et le scandale de la privatisation de sa collecte au profit d’Ecomouv. Ces barrières grises qui barrent les routes avec leurs batteries de caméras sont comme l’incarnation de la pression fiscale. L’agression de trop. Les camions ont levé leurs barrages filtrants samedi soir mais leur puissance est là, manifeste : demain ils peuvent tout bloquer ; Paris et Rungis. Et demain, c’est le 2 décembre, avec une grève des routiers.
Il ne se passe pas de jour sans qu’une catégorie de la population se dresse avec l’énergie du désespoir : les courtiers de mutuelles de santé, les magasins de proximité, les ambulanciers, les poney-clubs, les restaurateurs, les travailleurs frontaliers contraints de quitter leur assurance-santé privée pour verser leur écot dans le puits sans fond de la sécurité sociale.
Face à cela, la réponse peut-elle être seulement d’ordre économique ? Certes non ; nous sommes face au règne de l’absurde qui accompagne l’ordre renversé.

Atomes crochus

Atomes crochus


Hier, le rouge a été mis pour François Hollande ! Pas celui des bonnets de la révolte bretonne, mais du tapis officiel, ostensiblement déroulé sous ses pieds par les dirigeants israéliens à son arrivée à Tel-Aviv. François Hollande a été accueilli par Shimon Peres et Benjamin Netanyahu, respectivement président et Premier ministre de l'état hébreu, en « grand ami » d'Israël. Une amitié singulièrement renforcée par l'attitude de fermeté affichée par la France sur le nucléaire iranien. C'est peu dire qu'Israël s'est découvert des atomes crochus avec Paris depuis que l'intransigeance française, l'autre semaine, à Genève, a engendré le report d'un accord entre le « groupe des 5+1 » et l'Iran.
Même si les mobiles des uns et des autres ne sont pas totalement identiques, il y a, au moins pour le moment, convergence d'intérêts. Pour Israël, il ne saurait y avoir la moindre brèche dans laquelle s'engouffrerait Téhéran pour se doter de l'arme atomique. Pour la France, il s'agissait de faire enfin entendre sa voix à Genève en refusant de cautionner le jeu devenu trop conciliant des États-Unis avec l'Iran. Et cela pour des raisons économiques.
Reste qu'à se montrer trop solidaire des Israéliens, quand ses prédécesseurs gardèrent plus de distance, François Hollande pourrait compliquer sa tâche sur le dossier israélo-palestinien, où il espère bien peser en profitant d'un moindre engagement américain. D'autant plus qu'on sait la propension de Netanyahu à abuser de la crédulité de ses « grands amis ». On se souvient qu'en visite en France, il avait transformé une cérémonie d'hommage aux victimes de Mohamed Merah en un meeting électoral jugé « incorrect » par l'Élysée.
Raison de plus pour que Fraçois Hollande adopte une attitude équilibrée pendant son voyage au Proche-Orient. Pour cela aussi, le chef de l'État a dit, dès hier, attendre des gestes d'Israël sur la colonisation. Inflexible sur l'Iran, il entend l'être également sur un nécessaire compromis israélo-palestinien. La crainte est simplement que Netanyahu ne l'écoute… que d'une oreille !

lundi 18 novembre 2013

"Ne payons plus pour la gauche !"

Pour Charles Consigny, la légèreté avec laquelle les socialistes se servent dans les poches des gens est en soi un scandale. Ils sont en train de tuer la France.


Comme nous aimons la France. L'échec historique du socialisme au pouvoir, le deuxième, a au moins le mérite de montrer combien les Français sont attachés à leur pays, combien son destin les inquiète, combien ils veulent, au plus profond d'eux, que l'histoire continue. On n'a jamais autant parlé de nous-mêmes, crise oblige. Cette crise est protéiforme : c'est une crise économique, bien sûr, mais c'est aussi une crise sociale et spirituelle, identitaire et culturelle. Nous ne savons plus guère d'où nous venons ni ce que nous sommes en train de devenir, où nous allons, par quel moyen et pourquoi, or cette incertitude est fausse : elle est entretenue artificiellement par une gauche qui ne parvient pas à gouverner sans son dogme, et c'est lui qui nous enfonce. Elle nous enfume. Le problème fondamental du socialisme, c'est qu'il ne respecte pas le travail. Ils peuvent répondre ce qu'ils veulent, égrener encore et encore leur lexique trompeur, brandir l'égalité, la justice ou le progrès, ils ne pourront pas démontrer qu'ils respectent le travail. La légèreté avec laquelle ils se servent dans les poches des gens est en soi un scandale ; l'ampleur de leur voracité fiscale et la gabegie sans précédent qu'ils font du fruit de cette récolte sont en train de tuer la France. Nous sommes devenus un pays d'émigration. Qu'est-ce qui vaut le mieux ? Que M. Hollande fuie tout un peuple ou que tout un peuple fuie M. Hollande ?
Lorsque l'on met sous les yeux d'un socialiste convaincu les conséquences de ses actes, il nie les faits. C'est le procédé de tout idéologue devant l'évidence de l'incurie de sa pensée : ça n'est pas vrai, vous ne voyez pas ce que vous voyez, il n'advient pas ce qu'il advient. Le droit du travail est devenu le droit du chômage ? Pas du tout, rien ne prouve que les règles qui encadrent le salariat dissuadent les entreprises d'embaucher. Aucun pays au monde ne nous a imités en adoptant les 35 heures ? C'est parce que nous sommes très en avance. L'immigration de masse est devenue incontrôlable ? L'intégration marche très bien, ce sont les Français de souche qui sont beaufs et racistes. Les classes moyennes sont écrasées d'impôts, elles sont contraintes de réduire leur niveau de vie pour parvenir à les payer ? Ce sont des gens riches, ils peuvent bien participer davantage à la solidarité.

Le scandale d'un pays divisé en deux

La réalité des choses, c'est le scandale d'un pays divisé en deux, les travailleurs exaspérés d'un côté et les profiteurs mollusques de l'autre. C'est désagréable à entendre, j'exagère un peu, mais ça existe. Il faut le dire pour le changer. N'importe quel responsable politique honnête aujourd'hui est tenu de prendre en compte le harassement de la majorité de la population, qui, bûchant honnêtement, souvent beaucoup et avec l'angoisse au ventre, ne supporte plus que les fruits de sa sueur, de son inquiétude et de sa gentillesse soient employés par l'administration à tout et n'importe quoi, surtout à n'importe quoi. N'importe quel responsable politique scrupuleux aujourd'hui doit agir en ayant à l'esprit que ce qui manque à la France, c'est de la rigueur. Personne ne doit plus pouvoir prendre sa retraite à cinquante ans aux frais des autres. Il ne doit pas exister de régimes spéciaux, tout simplement, car ceux-ci ne peuvent survivre que sur le dos du régime général. La France se noie, peu à peu, sous la pression des mille abus, passe-droits et privilèges catégoriels qui lui écrasent les épaules. Chaque individu qui vit grâce aux largesses de la République doit savoir que sa position est malhonnête, injuste et injustifiée.
Il paraît qu'on commence à craindre, en haut lieu, que les Français ne "retirent leur consentement à l'impôt". Ils doivent le faire : ce ne serait que de la légitime défense. La révolte gronde dans tout le pays, Bretagne en tête, et c'est heureux. Samedi, on y a manifesté "pour l'emploi". Le problème est qu'on l'a fait comme si quelqu'un le détenait dans un coffre dont il refuserait de donner les clés. Cette personne contre laquelle on a battu le pavé n'existe pas. Cette personne, c'est notre morosité, notre mauvaise répartition de la générosité publique, notre haine de nous-mêmes, nos parasites et notre obésité fiscale. S'il est vrai que le modèle anglo-saxon, avec l'inculture qu'il produit et le néant intellectuel qu'il répand, n'est pas tout à fait enviable, il ne se trompe pas quand il pointe les travers de la taxe et le suicide que constituent des lois que la gauche fait passer depuis qu'elle détient tous les pouvoirs. Il faut désobéir. Il faut tous arrêter, massivement, de régler les factures que nous envoient l'État et ses démembrements locaux, plus fous encore. Il faut une nouvelle élection présidentielle avant 2017, un nouveau général, au nom d'une certaine idée, de la France sans doute, mais de la dignité aussi, du travail, de l'effort, de l'histoire, de nous-mêmes. 

Contradictions

Contradictions


« Verglas assassin, Mitterrand complice », avaient lancé à l'époque les blagueurs du groupe Jalons ! Façon de tourner en dérision ce sport bien français qui consiste à faire du président le bouc émissaire de tous nos malheurs. Avant Hollande, tous les locataires de l'Élysée ont vécu cette ingratitude. Dans la rue, comme Mitterrand et Chirac, contraints à reculades. Dans les urnes, comme VGE qui ne s'en est jamais remis, et Sarkozy qui veut remettre ça !
« L'essentiel, c'est de râler, ça fait bon genre », dit Jean Gabin dans Mélodie en sous-sol. En tout cas, cela soulage et, manifestement, si l'on peut dire, cela paye. Les bonnets rouges, blancs, verts, les bricoleurs, les pigeons, les poussins, maintenant les sacrifiés artisans, les abeilles des assurances…
Chacun y va de sa colère, souvent juste d'ailleurs, mais la facture s'ajoutera à celle des Trente Glorieuses qui, justement, a du mal à passer aujourd'hui. À force de voir midi à sa porte et se convaincre que seules sont injustes les inégalités dont on ne profite pas (Georges Elgozy), nous en sommes là.
Empêtrés dans nos contradictions. Défenseurs du service public, mais fraudeurs à la SNCF (300 millions par an). Pour notre modèle social, mais moins d'impôts. Dépenser plus, mais faire des économies. S'il n'est de richesse que d'hommes, nos contradictions coûtent cher.

la gauche responsable de la France désunie

Manuel Valls accuse l'extrême droite d'avoir brisé l'unité nationale. Mais c'est François Hollande qui a récupéré ce 11 Novembre à des fins politiques.


François Hollande aurait voulu une journée patriote, une pause sociale, la France unie. Il a eu des sifflets, deux fois : d'abord à Paris, puis à Oyonnax. La première fois, on peut dire qu'il s'agissait de militants, rameutés par quelques organisations groupusculaires. Mais la seconde, c'était des gens du peuple, ces "normaux" chers au président, qui en ont assez de la gauche et sont venus le dire. Bien sûr, le jeune agrégé d'histoire a eu raison de répliquer comme il l'a fait, non sans allure d'ailleurs, aux excités des Champs-Élysées. Quand on commémore une guerre qui a fait dix-huit millions de morts, un peu de dignité collective n'est pas un luxe.
Mais qui a commencé ? Qui interdit toute écriture et poursuite d'un roman national français ? C'est la gauche. Qui repeint et enseigne une histoire de France en version sanguinolente, coupable, responsable de mille crimes ? Encore la gauche. Qui demande indéfiniment que cette France présente des excuses à toutes sortes de descendants de toutes sortes de peuples victimes des armées françaises ? La gauche, Taubira en tête, qui fait carrément des lois pour cela. Qui culpabilise les patriotes en les fascisant ? La gauche, d'Harlem Désir à Canal+. Qui ne cesse de se pincer le nez quand on évoque les valeurs traditionnelles qui structurent la société, le pays, le peuple ? La gauche, qui casse tout. Qui se targue de n'avoir pas assisté au "défilé de bottes" du 14 juillet ? Le compagnon de la ministre du Logement. Qui voulait supprimer ce défilé ? La candidate de la ministre du Logement aux élections présidentielles. À quelle famille politique la ministre du Logement appartient-elle ? À la gauche !

Le danger ne vient pas des Dupont-La-Joie lepénistes

Il est un adage romain qui veut qu'à celui qui rompt la foi, la foi n'est plus due. Si M. Hollande n'est pas respecté un jour qui aurait pu être celui d'une trêve dans la guerre civile qui est en train de se préparer, c'est parce que lui et sa bande ne respectent rien. Dans son discours de commémoration, il a par exemple mis en garde contre le racisme, ce qui était absolument hors sujet, et s'il l'a fait c'est, comme d'habitude, pour, précisément, changer de sujet, pour dresser un rideau de fumée, pour faire comme si le danger venait des Dupont-La-Joie lepénistes et pas de l'alliage funeste entre l'incapacité ontologique des socialistes à réduire les dépenses publiques et leur boulimie fiscale qui n'est que, je le répète, la grande revanche des frustrés. C'est parce que le comportement de M. Hollande est indigne qu'il provoque ces réactions lamentables. Comme il passe son temps à donner des gages aux différentes fractions de sa majorité, qui l'obligent à gouverner avec le prisme déformant de l'idéologie, M. Hollande ne contrôle plus rien, et c'est parce qu'il ne contrôle plus rien que la haine à son encontre devient incontrôlable. La gauche est face à elle-même.
On aurait pu parler, hier, de la Grande Guerre, et saluer ces héros sans lesquels la France aurait disparu. Tout aura été raté dans ce quinquennat. Sans surprise.

Le "black", exil fiscal du pauvre

 Le "black", exil fiscal du pauvre


Les heures de travail à domicile déclarées chutent de plus de 5 % à la mi-2013. Attention aux dégâts !


Il y a plusieurs façons de s'exiler face à un choc fiscal comme celui qui étourdit la France - plus de 60 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires entre 2011 et 2013. Les contribuables plus mobiles franchissent les frontières politiques du pays pour devenir des exilés fiscaux, profitant des libéralités consenties aux "renégats" par les pays voisins de la France. Il n'y a pas, aujourd'hui, de statistiques significatives de cet exode, mais des symptômes préoccupants : hausse du nombre d'inscriptions dans les écoles françaises à l'étranger, activité en hausse des cabinets de conseil spécialisés...
Il ne s'agit toutefois que des plus fortunés, qui ont les moyens de traverser la Manche ou le Quiévrain pour s'installer au Royaume-Uniet en Belgique. Les autres, beaucoup plus nombreux mais moins alertes, car ils n'ont ni capital ni qualification internationalement reconnue, franchissent une autre frontière, celle qui sépare l'économie officielle de l'économie informelle : l'exil fiscal du pauvre, c'est le "black", liasses de biftons et travail au noir. Il n'y a pas davantage de chiffres pour donner la mesure précise du phénomène, mais apparaissent, là aussi, d'éloquents signaux. La chute du nombre d'heures de travail à domicile déclarées, par exemple (gardes d'enfants, ménage, jardinage, etc.), qui a diminué de plus de 5 % à la mi-2013, avec cinq trimestres successifs de recul. Décrue concomitante à une forte augmentation des charges... Très probablement, une partie de ces heures disparues sont effectuées aujourd'hui sans être déclarées. Les nouvelles règles fiscales ont "noirci" de l'activité économique, elles ont fait passer dans la clandestinité une partie du travail réalisé.
Autres signes, l'explosion des saisies d'argent liquide par les douanes. Leur montant a été multiplié par 6, d'une année sur l'autre, au premier trimestre 2013. Ou bien le développement des systèmes d'échanges locaux, avec lesquels les habitants d'un quartier troquent biens ou services sans passer par un acte marchand classique. Ou encore l'essor des monnaies parallèles, qui se substituent à l'euro pour les menues transactions.
C'est toute l'économie officielle qui se rétracte pour éviter la taxation. La croissance zéro dans laquelle se débat la France depuis la fin de 2011 peut d'ailleurs être interprétée ainsi : c'est le PIB officiel de la France qui stagne, mais pas forcément le PIB réel. Comme par hasard, les richesses dûment répertoriées - et taxées - ont cessé de croître au début du matraquage fiscal, à l'époque de François Fillon et Nicolas Sarkozy. Nous avons l'impression que notre niveau de vie décroît, mais peut-être la photographie officielle n'est-elle pas tout à fait fiable.
Cette observation vaut pour toute l'Europe en crise. En Grèce, la récession de 25 % est celle du PIB statistique, pas du PIB réel, comme en témoigne l'incroyable essor de l'utilisation du cash dans les restaurants et les hôtels. En Italie ou en Espagne, la contraction officielle a été plus faible, mais les chiffres sont tout aussi sujets à caution. Dans ces trois pays, l'augmentation de la pression fiscale a été considérable, ce qui a conduit les agents économiques à "démarchandiser" la création de richesses. En clair, à développer l'économie au noir, qui a joué le rôle d'un amortisseur anticrise, puisqu'elle a permis à de nombreux Européens de subvenir à leurs besoins ou de compléter leurs revenus dans cette période de disette. Si l'Europe du Sud n'a pas explosé au plan politique ou social, c'est parce que l'exil fiscal intérieur a permis de survivre.
Ce phénomène signe évidemment l'échec des politiques d'austérité par l'impôt. Comme le PIB officiel se rétracte, les recettes fiscales ne sont pas au rendez-vous, malgré les augmentations de prélèvements votées à jet continu. Le déficit ne parvient donc pas à se réduire. C'est ce que la France va expérimenter en 2013, où le déficit public approchera 4,5 % du PIB, contre 3 % prévus il y a encore quelques mois.
La contraction du PIB fait aussi mécaniquement progresser la valeur relative de la dette. L'endettement étant en effet évalué en points de PIB, si la valeur du point diminue, le nombre de points nécessaires augmente. Le poids relatif de la dette progresse donc, et avec lui celui du remboursement. C'est le piège de la debt deflation, un mal diagnostiqué dans les années 30 par l'économiste américain Irving Fisher.
Ce mouvement de rétraction du PIB officiel nous emmène à rebours de notre histoire économique. Le développement, c'est la "marchandisation" incessante de l'informel pour le faire entrer dans le champ de la lumière - celui de la statistique et de la fiscalité. L'État-providence est l'exemple de ce développement qui a fait gonfler le PIB après la guerre. Auparavant, les parents habitaient chez leurs enfants, qui subvenaient à leurs besoins jusqu'à leur mort. Ces transferts d'une génération à l'autre n'apparaissaient pas dans les comptes nationaux, il s'agissait d'une retraite informelle. Aujourd'hui, tout cela est comptabilisé, avec le jeu des cotisations et de la redistribution. Fondamentalement, rien n'a changé. Mais le PIB a progressé, car il enregistre ce qui ne l'était pas auparavant.
La crise de l'euro a donc déclenché un mouvement rétrograde, comme ces planètes qui vont momentanément à rebours sur leur orbite. Le plus singulier, c'est que dans le même temps les pays émergents, eux, "marchandisent" leur PIB. C'est même ainsi que s'explique leur forte croissance. Nous allons finir par les croiser sur la route, à force de reculer alors qu'ils avancent.

Hollande a brisé l'union nationale !

La politique menée par le président pousse à l'exaspération du peuple. Inutile ensuite de chercher d'improbables coupables pour dissimuler ses turpitudes.


Certes, l'objet des deux célébrations concernant la Première Guerre mondiale - ni jeudi le lancement des cérémonies de son centenaire, ni hier l'anniversaire du 11 novembre 1918 - ne prêtait pas à l'allégresse. L'une et l'autre en effet réveillaient une mémoire douloureuse, même si la seconde fêtait une délivrance. On n'attendait donc pas de François Hollande qu'il tînt un langage de conquête et de fierté et on lui sait gré d'avoir gardé la mesure. 
Le contexte au demeurant l'en aurait empêché s'il en avait eu la tentation. Le contexte, c'est-à-dire la crise politique que traverse notre pays et la position de faiblesse dans laquelle se trouve personnellement le président. Deux éléments qui invitaient à la modestie. À défaut de pouvoir dans ces conditions exalter la gloire de la France au moment où elle se ternit, il ne lui restait d'autre ressource que d'exhorter la nation à l'union. Celle-ci n'a jamais été plus ardente obligation qu'aujourd'hui, où le désordre menace et où la division s'installe.
Cet appel solennel appartient à la fonction du président. Mais est-il le plus légitime à le lancer lorsqu'on sait qu'il est le principal auteur du mal qu'il cherche à conjurer ? La question est pertinente. La réponse a d'ailleurs été apportée sur-le-champ et directement à la personne de François Hollande : les manifestations hostiles qui ont ponctué hier matin son passage sur les Champs-Élysées et l'accueil qu'il a reçu l'après-midi à Oyonnax donnent la mesure de la défiance qu'il inspire désormais. Que ces incidents aient eu lieu au cours de cérémonies de commémoration à caractère patriotique en dit long sur la portée de l'exaspération populaire.

S'unir oui, mais autour que qui ?

L'union nationale, qui l'a brisée sinon François Hollande lui-même en menant une politique dont il est inutile de décliner une fois de plus les effets malfaisants, en matière sociale, économique, fiscale, sociétale, sécuritaire, judiciaire, etc. ? Une politique qui a opposé les riches et les pauvres, appauvri les premiers sans enrichir les seconds, qui a sanctionné l'énergie et l'initiative sans réduire l'endettement du pays et la dépense publique, qui a alourdi par ses ambiguïtés les problèmes posés par l'immigration, qui a ajourné les réformes fondamentales pourtant annoncées. Il faut que le président de la République soit sourd et aveugle pour n'opposer au mécontentement général qu'une invitation à l'union. S'unir, oui, mais autour de qui ? Autour d'un chef discrédité ? Et autour de quoi ? Autour d'une politique désavouée par une majorité de Français et même par sa propre famille et par ses alliés, parmi lesquels aujourd'hui on compte des opposants plus cruels encore que dans le camp adverse ? Le voilà qui lance un "ordre de mobilisation" alors que la révolte gronde sourdement dans le pays où des cas de désobéissance civique commencent à apparaître. Se rend-il compte que c'est contre lui que le pays est en train de s'unir ?
Ce n'est pas au peuple de se mobiliser, c'est d'abord au président de la République lui-même. C'est à lui de rétablir les liens qu'il a défaits. C'est à lui de restaurer l'union, par une révision de ses choix politiques. Qu'il tire donc la leçon de ses échecs ! Qu'il prenne en compte la réalité et la gravité de la crise sans se bercer et bercer la France d'illusions, de promesses, d'engagements inconsidérés ! Qu'il centre sa politique sur quelques priorités urgentes : réduire enfin la dépense publique, limiter à l'essentiel les fonctions de l'État, libérer les créations d'emploi des contraintes qui pèsent sur elles ! Qu'il s'explique clairement devant le pays sur la raison de ces choix, et qu'il s'y tienne ! Est-ce trop demander à un socialiste ? 
Est-il irréductiblement prisonnier de sa majorité ? Alors, qu'il en appelle au pays ou bien qu'il se démette avant de mener le pays à la catastrophe.

Quand M. Copé s'en ira, la droite se réveillera


La gullivérisation est en marche, rien ne l'arrêtera : le président de la République rapetisse à vue d'oeil sur son piton élyséen raboté par le vent, sous les seaux de boue qui lui tombent dessus, tandis que, partout autour de lui, les orages beuglent comme des taureaux.
François Hollande juge-t-il la France tellement ingouvernable qu'il a décidé de ne pas la gouverner ? En tout cas, il attend. Le retour de la croissance, l'inversion des courbes, Godot, les Tartares et Dieu sait quoi encore. Sans jamais se départir d'une sorte de placidité stoïque et résignée.
C'est le temps des huées, des sarcasmes ou des apostrophes.Et nos chers lettrés de convoquer l'Histoire, en citant notammentGeorges Clemenceau, qui disait en 1919 : "Le mal dont nous souffrons est moins dans l'insuffisance des moyens d'action que dans la carence des caractères." Ou encore le même qui jugeait ainsi Poincaré en 1924 : "On pouvait espérer quelque chose de lui. Il sait lire et écrire. Il a entendu parler d'une espèce de chose qui s'appelle la France. Tout cela n'a donné que du néant."
Le président pourra-t-il tenir encore longtemps, calme et droit, dans ce climat de plus en plus délétère ? Il a certes quelques petits atouts. D'abord, même si, dans l'hystérie actuelle, cette assertion nous vaudra un déluge de lettres furibondes, il faut convenir que M. Hollande est pourvu d'une vive intelligence non dénuée de lucidité, ce qui rend son cas encore plus troublant.
Ensuite, toujours dans le même registre, le président est doté d'une grosse capacité d'encaisse et d'une humeur égale, toujours imprégnée d'optimisme, ce qui le rend assez insubmersible par gros temps. Enfin, malgré son abyssale impopularité, il a la chance d'avoir en face de lui des adversaires de droite ou de gauche qui sont souvent inexistants quand ils ne font pas preuve d'une stupidité sidérale.
Logiquement, en démocratie, quand le pouvoir dérouille, c'est l'opposition qui récolte, selon le bon vieux principe des vases communicants. Eh bien, non, à en croire notre dernier baromètre mensuel réalisé par Ipsos, ce n'est pas le cas. Le rejet de la gauche s'accompagne toujours d'un rejet de la droite. Les chiffres sont même accablants.
Comment l'UMP a-t-elle réussi ce tour de force de rester impopulaire face à un pouvoir en vrille ? M. Copé a une responsabilité historique : après avoir perdu l'élection interne de son parti, il n'a pas hésité à en accaparer la présidence qu'il avait pourtant perdue, certes de peu, mais bel et bien perdue. Du Mobutu pur sucre. N'ayant ni le crédit ni la légitimité pour mener l'opposition, il est en train d'étouffer son mouvement avec une stratégie de Machiavel de tripot.
Alors que l'UMP devrait avoir le vent en poupe, M. Copé l'a transformée en Fort-Apache, une sorte de version à la française du Tea Party, qui, après avoir fait le jeu d'Obama, vient d'essuyer une série d'échecs retentissants aux dernières élections américaines. Il emmène donc la droite dans le mur avec la complicité d'un petit clan d'obligés et de médias enamourés qu'il sait traiter.
Sans parler de MM. Fillon ou Juppé, en réserve de la République, la droite a l'un des meilleurs viviers de nouveaux talents depuis des générations avec les Pécresse, Kosciusko-Morizet, Keller, Baroin, Wauquiez, Le Maire, Bertrand, Estrosi et on en passe. Apparemment, ils sont de trop. Pas question de les laisser se déployer. Allez, ouste, du balai, il ne faut surtout pas qu'ils fassent de l'ombre à... la sulfureuse Mme Tabarot, l'impensable bras droit de M. Copé !
Un vrai chef de la droite devrait rassembler son camp et parler aux Français en leur apportant des propositions sérieuses pour redresser notre pays. Force est de constater que l'UMP fait exactement le contraire, à croire que M. Copé roule pour M. Hollande et Mme Le Pen. Inconsciemment, cela va de soi.
Hollande de la droite sur le plan de la popularité, M. Copé a la même attitude que le président. Il parle et, surtout, il attend. Des sondages moins exécrables, une hypothétique chute du FN, l'effondrement de tous ses rivaux, grands ou petits, M. Sarkozy compris. Objectif auquel il travaille d'arrache-pied et en catimini. L'homme ne manque pas de qualités. Il a pour lui la niaque, l'énergie, la volonté. Mais il lui manque l'essentiel : le recul et l'âme d'un chef, capable d'élever ses yeux du ras du sol.
S'il avait le sens du sacrifice et de l'intérêt national, M. Copé laisserait rapidement la place à une équipe neuve et ouverte pour sortir par le haut des querelles de personnes et tenter de construire une alternative à la gauche. Sinon, l'avenir de la droite pourrait se retrouver, à plus ou moins brève échéance, en dehors de l'UMP verrouillée par les perroquets lugubres de son actuel "président".
Quand il n'y a pas d'alternative, il n'y a pas d'alternance. Quand il n'y a pas d'alternance, la démocratie est en déliquescence, pour le plus grand bonheur des populistes ou des extrêmes. Pour avancer, un pays a besoin d'une droite et d'une gauche en état de marche. On ne peut pas dire, hélas, que ce soit le cas aujourd'hui.