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jeudi 9 janvier 2014

France : problème réel de liberté ou politique de double standard ?

France : problème réel de liberté ou politique de double standard ? 

Dernièrement, deux événements ont déclenché une vive polémique sur la liberté dans la France actuelle. Ou plutôt sur la façon « d’appliquer » cette même « liberté ». Vraisemblablement une politique plus que contradictoire règne sous le gouvernement Hollande sur une question pourtant essentielle et tellement mise en avant par les décideurs de l’Hexagone, prêchant à chaque bonne occasion leur attachement aux valeurs démocratiques et ce aux quatre coins du monde.

D’un côté, le 20 décembre dernier, nouvelle « action » des FEMEN. Une certaine Eloïse Bouton avait alors mimé un « avortement de Jésus » dans l’Eglise de la Madeleine, à Paris. Le tout devant toutes les personnes présentes à la messe. Un « geste », si l’on peut appeler ainsi, vivement condamné aussi bien par la communauté des croyants, catholiques en premier lieu, mais également de toutes les personnes censées. Le curé de l’Eglise de la Madeleine, le père Bruno Horaist, avait alors porté plainte. Jusqu’ici, sa plainte n’avait pas eu de suites. Inna Schevchenko, la cofondatrice de la branche française des Femen, a même eu le culot d’en rigoler : « Rien ne s’est passé, Eloïse n’a pas été appelée par la police. Cela montre combien l’Eglise est devenue faible en France ».
Monseigneur Vingt-Trois, archevêque de Paris, a lui regretté le peu de réactions au plus haut niveau de l’Etat, et plus particulièrement de Manuel Valls, ministre de l’intérieur et des cultes… Il a fallu attendre ce 7 janvier pour que la responsable de cet acte soit enfin placée en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement de Paris. Néanmoins et connaissant l’amour des autorités françaises pour ce mouvement ouvertement extrémiste, les FEMEN n’ont vraisemblablement pas à s’inquiéter quant à leur avenir sur le sol français. On ne peut pas en dire de même de l’humoriste franco-camerounais Dieudonné, inquiété quant à lui plus que sérieusement et notamment via le même Manuel Valls, si silencieux (voire supportant) face aux activités des FEMEN mais qui dans le cas Dieudonné en a fait une affaire pratiquement personnelle, à savoir à tout prix faire interdire les spectacles du talentueux comédien.

La faute de Dieudonné ? Etre devenu et ce depuis plusieurs années l’ennemi et la bête noire du lobby sioniste sur le sol hexagonal. Et ça bien évidemment, aucun représentant du pouvoir français ne le laissera passer. Mais si l’on regarde la vérité en face, l’humoriste attire beaucoup plus de sympathie de la part de ses concitoyens que les fameuses sextrémistes, pour certaines call-girls à leurs heures perdues. Pour revenir donc à Dieudonné, à en croire Valls et compagnie, il serait un dangereux extrémiste attisant la haine dans la société. Un « extrémiste » pourtant si apprécié par nombreux représentants de la société française, que ce soit de la part des Français de souche que ceux issus de la diversité. Ainsi, plusieurs associations, notamment de jeunes issus des banlieues, ont exprimé ouvertement leur soutien à Dieudonné face à l’hypocrisie des tenants du pouvoir en France.

Effectivement, on se rend compte une fois de plus de l’application pratiquement non-voilée de doubles standards et ce sur un thème considéré comme sacré dans la République française : celui de la liberté… Une valeur qui soi-disant ne se négocie pas. Et pourtant dans la France actuelle on voit une nouvelle fois que cette « liberté » n’est pas accordée à tout le monde de la même manière, en fonction du « thème » abordé. Certains donneurs de leçon parlent aussi beaucoup d’égalité, l’autre valeur « inébranlable » de la cinquième république. Mais cette valeur a elle aussi un double sens et visiblement on n’est pas tous aussi égaux que cela. Du moment qu’un pseudo-mouvement, financé par des sources obscures attaque une église et insulte ouvertement les croyants, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, on parle alors de la « liberté d’expression ». Mais lorsqu’une personne attaque un lobby raciste, intolérant et ultra-puissant, alors il devient le paria à éliminer à tout prix… 

mardi 19 novembre 2013

Assassinat de JFK : le point de vue exclusif d'un prix Pulitzer


La CIA a dissimulé ses liens avec Lee Harvey Oswald, ce qui eu pour conséquence que beaucoup ont commencé à soupçonner les services spéciaux d’avoir participé à l’assassinat de John F. Kennedy. C’est ce qu’affirme Anthony Summers, prix Pulitzer, journaliste et écrivain, qui a fait sa propre enquête sur l’assassinat du président américain et a écrit le livre Not In Your Lifetime. Il évoque ses conclusions et ses découvertes  dans un entretien exclusif à La Voix de la Russie.

LVdlR : À quelles conclusions vous a mené votre enquête ?
« Je rejette totalement l’idée que l’Union soviétique ait participé d’une manière ou d’une autre à l’assassinat de John F. Kennedy. On peut également balayer un éventuel concours de Fidel Castro. Évidemment, il avait un mobile. Plusieurs fois, les services spéciaux américains, et surtout la CIA, avaient tenté de le faire chuter. Il est facile de supposer que Fidel Castro ait voulu devancer cela. Cependant, j’ai questionné de nombreux témoins des évènements du 22 novembre 1963, j’ai examiné de nombreux documents et je suis arrivé à la conclusion que l’assassinat de JFK a surement été organisé par la mafia. Concrètement, par deux chefs de la mafia, qui n’avaient jamais été autant persécutés que sous Kennedy, peut-être avec la participation de l’opposition cubaine anti-Castro. »
LVdlR : Dans votre livre, vous avez mis le texte entier d’un document confirmant que la CIA avait interrogé Lee Harvey Oswald à son retour de Russie. Pouvez-vous nous dire à quelles conclusions vous êtes arrivés en étudiant ce document ?
« Tout d’abord, il faut rappeler que la guerre froide battait son plein. En octobre 1962, il y a eu la crise des missiles de Cuba. Cette période était tendue et dangereuse. À ce moment, aucun Américain ne pouvait aller en Russie, en revenir et vivre tranquillement après. Tous ceux qui revenaient d’Union soviétique étaient soigneusement interrogés par la CIA. C’était monnaie courante.
Et voilà qu’arrive Lee Harvey Oswald, qui a servi dans une base aérienne de laquelle les États-Unis envoyaient des avions de reconnaissance en Russie. C’était un simple soldat, mais il en savait tout de même beaucoup. Il a alors décidé d’aller en URSS. Il a ensuite vécu et travaillé tranquillement à Minsk, s’est marié avec une Soviétique et est revenu au pays avec sa femme et un enfant. Que s’est-il alors passé ? Bien sûr, il a passé un grand nombre d’heures, et peut-être même de jours, à répondre aux questions de la CIA. On l’a peut-être même menacé de le mettre en prison. C’est que, selon ses propres mots, il a livré son pays, il a transmis des informations sur les avions de reconnaissance U-2 aux Russes. La CIA s’est tout de même débrouillée pour que Lee Oswald ne soit plus interrogé. Il a alors vécu tranquillement au Texas. C’est totalement invraisemblable. Dans mon livre, j’ai méticuleusement examiné toutes les circonstances : que s’est-il passé lorsque Lee Oswald est revenu aux États-Unis ? A-t-il été interrogé tout de même ou non ? Y a-t-il des documents prouvant qu’il y a eu un interrogatoire ? Mais qu’est-il arrivé ensuite ? Je pense qu’on lui a donné le choix : soit aller en prison, soit collaborer avec la CIA et faire ce qu’on lui demande. Alors, tout devient clair.
L’année précédant l’assassinat de JFK, il a commencé à soutenir Fidel Castro. Selon les données officielles, il soutenait vraiment sincèrement sa politique. À mon avis, il est très probable qu’on ait fait de lui un simple rouage imperceptible de la grande machine des services de renseignement américains, qu’il ait été utilisé comme un instrument de propagande contre Cuba. Et quelle que soit la personne qui ait assassiné le président, Lee Oswald a été relié à cet assassinat et Jack Ruby, à son tour, a tué Lee Oswald. Et il était préférable pour la CIA de se tenir à l’écart, afin que personne ne sache qu’elle avait un quelconque lien avec Lee Oswald. C’est comme lorsqu’un homme cache à sa femme qu’il est allé au baseball la veille au soir et que la femme, apprenant le mensonge, mais ne sachant pas tout, pense qu’il a une maîtresse. Dans le cas de la CIA, il est évident que l’agence a caché des informations sur ses liens avec Lee Oswald, et ce mensonge innocent montre manifestement que la CIA peut mentir sur des choses beaucoup plus sérieuses et dangereuses. En conclusion, depuis des dizaines d’années, le peuple américain est convaincu que leurs services spéciaux sont impliqués dans l’assassinat de John F. Kennedy. Je pense que c’est très peu probable.
LVdlR : Pourquoi la House Select Committee on Assassinations (la commission d’enquête de la Chambre des représentants des États-Unis pour les assassinats) n’a-t-elle été créée qu’en 1976, 13 ans après l’assassinat de John F. Kennedy ?
 « À ce moment, lorsque la commission du Congrès a été créée, l’Amérique entrait dans une période de doute. Je pense que lorsque la commission Warren a commencé à enquêter sur l’assassinat de Kennedy, les Américains vivaient encore dans le monde doux et confortable d’Eisenhower. Les citoyens croyaient les autorités, tout était bien. J’ai été tout simplement horrifié de voir que les médias américains ont fait si peu pour enquêter sur l’assassinat de JFK. C’est que c’est leur travail. Cela a poussé le journaliste de la BBC que j’étais à l’époque à s’intéresser à ce problème de façon autonome. Les citoyens croyaient le gouvernement et la commission d’enquête était menée par le président de la Cour suprême. Personne ne doutait du fait que le FBI avait fourni tous les documents qu’il possédait à la commission Warren. Mais, ensuite, les gens ont commencé à soupçonner quelque chose. À la fin des années 1960 et dans les années 1970, une époque de doute véritable a débuté. Des doutes ont commencé à naître chez les opposants à la guerre au Vietnam, des doutes qui sont devenus encore plus forts après le Watergate. Il est soudainement devenu clair qu’il ne fallait pas faire confiance à la CIA et au FBI, qu’ils avaient caché même à la commission Warren le fait qu’ils avaient essayé d’attenter à la vie de Fidel Castro. Une période de doute a donc commencé. Cela a amené à la création de la House Select Committee on Assassinations, qui a conclu qu’il y avait une conspiration contre Martin Luther King et que, probablement, et je souligne « probablement », JFK a été victime d’une conspiration. »