TOUT EST DIT

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lundi 22 avril 2013

La fin de « l’honnête homme »?

La fin de « l’honnête homme »?


Le concept d’honnête homme, né au XVIe et XVIIe siècle est au centre de la tradition française. L’honnête homme incarne un équilibre, le goût, la finesse, le bon sens. Il a une « tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine », selon Montaigne ; il « sait quelque chose de tout » et non « tout d’une seule chose », selon Pascal ; il a « l’art de plaire » mais sans courtisanerie, selon Nicolas Faret ; « sobre, modéré, chaste, équitable » pour la Bruyère. Il a le sens de l’honneur et du respect ; il est tout en tempérance, combine qualités morale et de l’esprit.
L’actualité nous livre mille exemples au quotidien de la démence et des aberrations d’une époque qui ne cesse de pourfendre les valeurs qu’exprime cette notion typiquement française.
Sans parler des grands dossiers de l’heure, de cet extravagant « mariage pour tous », un événement, exemple parmi tant d’autres, est passé totalement inaperçu en fin de semaine dernière : le principal suspect de l’assaut barbare d’une bande contre le RER D venait d’être « relaxé » dans l’indifférence générale, la décision scellant la clotûre d’une affaire qui restera probablement sans suite. Cette démission spectaculaire de l’autorité et le climat de complaisance générale  qui l’accompagne peuvent avoir deux explications : une oeuvre de sabotage destinée à en finir avec la société « bourgeoise » ; une marque d’aveuglement – de stupidité – d’inaptitude à percevoir l’impact désastreux d’une pareille dérobade.
Je serais plutôt enclin à pencher en faveur de la seconde.
Petite anecdote dont je certifie sur mon honneur la stricte authenticité : je discute un jour avec un chroniqueur à la voix bien connue, un « faiseur d’opinion », supposé « de gauche », qui assène à des millions de personnes ses certitudes, ses dogmes et ses vérités. Nous parlons du droit de vote des femmes. Je lui rappelle que la gauche française, radicaux et socialistes, y a été traditionnellement opposée – redoutant l’influence des « curés » sur la gent féminine – et que les femmes doivent leur droit de vote au seul général de Gaulle en 1944. Tout citoyen me semble-t-il, devrait connaître ce moment décisif de l’histoire de la démocratie. Ce n’est pas seulement une question de culture générale mais de minimum vital pour qui prétend éclairer les autres. Pourtant, mon influent interlocuteur me regarde, sidéré : « Ah bon, vous êtes sûr ?… »
Je ne parle pas d’érudition ou de savoir mais de simple ouverture d’esprit, de curiosité intellectuelle qui fait cruellement défaut. Le creux, le vide derrière les dogmes, les certitudes, et les fausses vérités rabâchées, une société qui papillonne au gré du vent, privée des repères de l’intelligence: nous ne sommes plus dans l’ère de l’honnête homme, au bon sens ancré dans la réalité et solides valeurs morales, mais dans celle de son antithèse, le pédant qui éblouit et entraîne les autres par la frime et les beaux discours inconsistants. Les hautes sphères de notre société abondent ainsi d’intelligences artificielles, préfabriquées, façonnées dans la bêtise. « Seuls les médiocres ont la perspective de se perpétuer, ils sont les hommes de l’avenir, les seuls survivants » (Nietzsche, Par delà bien et mal). Vision excessivement sombre de l’avenir de l’humanité et de la civilisation, à ne pas prendre au pied de la lettre mais peut-être comme une mise en garde.

La fracture du mariage

La fracture du mariage


On savait la France difficile à réformer. La longue bataille du mariage pour tous en a apporté une nouvelle preuve. Il est vrai que la question du mariage homosexuel est un sujet sensible. François Hollande et sa majorité le savaient, mais ils n’avaient sûrement pas idée de l’opposition qu’ils allaient rencontrer.
À cette occasion, la France a renoué avec les polémiques qu’elle avait connues à propos des projets de loi sur la légalisation de la pilule ou de l’avortement. La gauche ne pensait pas que dans un pays où les églises se vident, l’opposition serait aussi dure. Erreur. Une grande partie de la société française reste fidèle à l’image traditionnelle de la famille. De là à faire de ces opposants une foule d’homophobes déchaînés, il y a une marge. À l’opposé, faire des homosexuels désireux de se marier ou d’avoir des enfants de dangereux pervers est tout aussi excessif.
De petites phrases en provocations, le débat démocratique a dégénéré pour tourner à la foire d’empoigne. Les manifestations de ces derniers jours reflètent un inquiétant malaise. Les opposants sont désormais débordés par de petits groupes extrémistes. Ceux-ci ne défendent qu’une cause : l’affaiblissement de la République – « la gueuse », comme l’avaient surnommée leurs ancêtres fascistes.
Il n’est pas sûr non plus que certains députés de l’opposition se soient conduits de manière parfaite l’autre nuit à l’Assemblée. Le sourire imbécile d’un collaborateur ministériel ne méritait pas un tel abaissement de l’image du Parlement.
La longueur de ce débat n’aura pas été un gage de sérénité. Les Français ont bien d’autres soucis en tête que de voir l’attention des élus focalisée sur une réforme sociétale, certes importante, mais pas au point de faire passer au second plan les problèmes économiques qui touchent au cœur de la vie quotidienne.
Au final, la France sort de cette affaire plus divisée que jamais et la République n’est pas franchement apaisée. La droite a paru débordée par sa base, et quelquefois obligée de donner des gages dans la surenchère. La gauche a remporté une victoire à la Pyrrhus. La réforme est votée, mais au prix d’une fracture profonde de la société.

Cacher notre joie

Cacher notre joie


On aurait aimé applaudir, apprécier sans réserve, enfin, une bonne nouvelle dans l’actualité. Eh bien, pas tout à fait. La libération de la famille française enlevée au Cameroun par des islamistes est une bonne nouvelle, certes, mais huit autres Français manquent à l’appel. Un d’entre eux est toujours piégé au Nigeria et les autres sont détenus, quelque part, dans les immensités sahariennes.
La diplomatie française, appuyée par les Africains et la Grande-Bretagne, a réussi à arracher la famille Moulin-Fournier aux griffes de Boko-Haram, un groupe islamiste qui hante l’Ouest africain. On ignore les détails de la négociation, mais les preneurs d’otages semblent être moins fanatisés que ceux d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Cela n’enlève rien à l’horreur de leur geste et à la gêne que l’on peut éprouver à devoir négocier avec de tels hommes. Il faut aussi avoir à l’esprit que leur capacité de nuisance demeure intacte. Tant qu’ils ne seront pas mis hors d’état de nuire, ils représenteront une menace pour les Africains comme pour les étrangers qui aiment l’Afrique et veulent l’aider.
Éradiquer le terrorisme implique plus largement que l’on en fasse un objectif mondial. L’attentat de Boston semble être une opération menée par des musulmans fanatisés. L’origine tchétchène des deux frères tend à confirmer que ce territoire est l’un des réservoirs de l’internationale islamiste. Des Tchétchènes ont été signalés en Afghanistan comme en Syrie ou en Afrique du Nord.
Prenant prétexte de la répression menée par Vladimir Poutine dans leur patrie, ces extrémistes confondent identité et violence aveugle. Ce n’est pas le meilleur moyen de gagner les pays occidentaux à leur cause. En ont-ils envie ? Leur but premier est, surtout, d’imposer par tous les moyens leurs croyances moyenâgeuses.
La France comme les États-Unis sont au premier rang de ce combat contre le fanatisme. D’où les coups durs que leurs adversaires leur portent. Dans toute guerre, il y a des moments heureux, comme la libération des Moulin-Fournier ou la victoire militaire au Mali. Malheureusement aussi, il y a les coups durs. Boston en est un. Les morts américains sont des nôtres car nous partageons le même péril mortel.

Records de mécontents pour Hollande

Le Président perd 6 points. Seuls 25 % des Français sont satisfaits.


C'est le record absolu de la Ve République: jamais depuis 1958 et la création du Baromètre Ifop, un président n'avait enregistré un tel niveau de mécontents; Jacques Chirac, en juin 2006, n'en avait compté que 70%, et Nicolas Sarkozy, en avril 2011, que 72%. Avec 74% de mécontents (+6) et 25% seulement de satisfaits (-6), François Hollande fait exploser le cadran; tout au plus peut-il se réjouir de n'être pas encore descendu au niveau des 22% de satisfaits de François Mitterrand, en décembre 1991.
Cette nouvelle chute est particulièrement sensible chez les cadres moyens et autres professions intermédiaires (-17), les 24-34 ans (-12), les professions libérales et cadres supérieurs (-9) et, politiquement, chez les sympathisants socialistes eux-mêmes (-13). Elle le laisse minoritaire dans toutes les catégories sociales et politiques, sauf chez les sympathisants socialistes, dont quand même un gros tiers (36%) se déclare mécontent. Bien entendu, l'affaire Cahuzac est au coeur de cette nouvelle aggravation de la relation difficile de François Hollande avec l'opinion: elle est constamment citée spontanément par les personnes interrogées par l'Ifop sur les causes de leur insatisfaction.
Elle agit comme un multiplicateur des angoisses sociales ("une société où tout le monde angoisse") et des défauts prêtés au président: sa lenteur de réaction, sa "mollesse" et, au pire, sa connivence, l'idée qu'il ne pouvait pas ne pas savoir revenant fréquemment ("On voit bien qu'ils sont tous pourris ou, encore pire, qu'ils sont tous très mauvais"). Et c'est parfois une remise en cause globale de François Hollande: "Je n'aime plus le personnage; donc, forcément, on arrive à un stade où je n'aime pas du tout ce qui reflète ce personnage." Résultat, une aggravation du pessimisme généralisé: "tous les événements politiques sont honteux", "l'ambiance est désastreuse".
Avec 30% de satisfaits (-6) et 67% de mécontents (+6), Jean-Marc Ayrault établit lui aussi, à un niveau un peu moins bas, son record d'insatisfaction depuis son arrivée à Matignon.

À la recherche d’une croissance mondiale

Quelle priorité économique la plus urgente ont en commun des pays aussi différents que le Brésil, la Chine, Chypre, la Corée du Sud, les États-Unis, la France, la Grèce, l’Islande, l’Irlande, le Portugal et le Royaume-Uni ?Ce n’est pas la dette ni les déficits. Et ce n’est pas non plus d’avoir à résoudre les conséquences de prêts et emprunts irresponsables. Certes, ces questions sont pertinentes et, dans certains cas, urgentes. Mais le principal défi auquel ces pays sont confrontés est le développement de modèles de croissance qui génèrent plus d’emplois, bien rémunérés et sûrs, alors que s’opère un réalignement séculaire de l’économie mondiale.

Pour des raisons à la fois pratiques et théoriques, ce défi ne sera pas relevé rapidement ou facilement. Et lorsqu’il le sera, le processus a toutes les chances d’être partiel et inégal, accentuant les différences et posant des problèmes délicats de coordination aux plans national, régional et mondial.
Les dernières années ont démontré l’érosion de la puissance des anciens modèles de croissance. Certains pays (par exemple la Grèce et le Portugal) ont compté sur les dépenses de l’État, financées par l’endettement, pour alimenter l’activité économique. D’autres (notamment Chypre, les États-Unis, l’Islande, l’Irlande et le Royaume-Uni) ont eu recours à des effets de levier intenables réalisés par les institutions financières pour financer les activités du secteur privé, quelquefois sans tenir compte des fondamentaux sous-jacents. D’autres encore (la Chine et la Corée du Sud) ont exploité une mondialisation semble-t-il sans limites et un commerce international en plein essor pour s’emparer de parts de marché. Et le dernier groupe s’est accroché à la locomotive chinoise.
Des données récentes publiées par le Fonds monétaire international soulignent la perte d’efficacité simultanée de ces modèles. La croissance mondiale s’est élevée à 2,9 pour cent en moyenne ces cinq dernières années, un taux largement inférieur à pratiquement tous les quinquennats précédents, depuis 1971. Si les performances des pays en développement ont dépassé celles des pays avancés, la croissance des deux groupes a ralenti. La croissance a été quasi nulle dans les économies développées, et inférieure à la précédente période de cinq ans dans les pays émergents, à 5,6 contre 7,6 %.
Les systèmes à fort niveau d’endettement des économies dépendant du secteur financier ont été les premiers à aller droit dans le mur, à la grande surprise de ceux qui avaient adhéré sans réserve à la « grande modération » – l’idée que la volatilité macroéconomique et du marché des actifs s’était atténuée de manière permanente. Les mesures politiques énergiques prises pour remédier aux troubles initiaux ont empêché une dépression mondiale, mais elles ont lourdement grevé les bilans du secteur public.
En conséquence, les gouvernements fortement endettés ont été les suivants à aller dans le mur, pour certains à cause du coût élevé nécessaire à contenir les dégâts causés par le comportement irresponsable des banques. Confrontés à une contraction immédiate du crédit et d’une grande partie de la production, ils ne purent être stabilisés que par un exceptionnel financement officiel extérieur, et dans certains cas extrêmes, en faisant défaut sur leurs engagements passés (notamment envers les détenteurs d’obligations, et tout récemment les déposants).
Dans d’autres pays, dont les États-Unis, les problèmes à moyen terme sont passés au premier plan. Mais au lieu d’engendrer des discussions politiques sensées, ces questions ont été abordées dans le contexte d’une politique polarisée et de la polarisation de la politique, donnant immédiatement lieu à de nouveaux obstacles à la croissance économique.
Dans le même temps, une économie mondiale très interdépendante et (aujourd’hui) moins dynamique limite la marge de manœuvre des moteurs de croissance externes. Mêmes les pays ayant un bilan équilibré et un endettement gérable ont pour cette raison connu un ralentissement de leur croissance. 
Les conséquences en sont devenues tristement évidentes, en particulier dans les pays occidentaux. La croissance anémique empêche qu’ils se désendettent sans risque, et les coûts sociaux ont nettement augmenté. Un taux de chômage inquiétant des jeunes, une diminution de la protection sociale, des investissements insuffisants dans les infrastructures et le capital humain pèsent lourdement sur les générations actuelles, et, dans un nombre croissant de cas, ces facteurs auront également une incidence négative sur les générations futures.
Ces processus ont également entraîné une hausse des inégalités. Et malgré la nécessité urgente d’ajustements politiques majeurs au plan national et d’une bien meilleure coordination régionale et mondiale, les progrès ont été décevants.
Dans un contexte politique peu favorable à la combinaison adéquate de mesures à court et à plus long terme, les politiques nationales ont tenté sans grand succès des approches partielles et des expériences inédites. L’idée a été de gagner du temps, au lieu de mettre en œuvre une transition rationnelle vers une politique durable. Et au plan national, les résultats potentiels auraient été moins incertains si les inégalités excessives n’avaient pas été traitées comme une préoccupation secondaire.
Les dimensions régionales et multilatérales sont tout aussi inadéquates. L’absence d’analyses communes clairement articulées et de coordination politique a accentué les déficits de légitimité, encourageant les dirigeants et les opinions publiques à adopter des narrations partielles, et sapé la confiance dans les structures institutionnelles existantes.
Compte tenu de ces tendances, la quête de modèles de croissance plus solides prendra plus de temps et sera plus compliquée qu’on ne le pense généralement – surtout du fait que l’économie mondiale se détourne d’une mondialisation sans restrictions et de niveaux d’endettement élevés.
Des pays comme les États-Unis devraient bénéficier d’un esprit d’entreprise de la base au sommet et de la convalescence économique cyclique traditionnelle. En dépit d’un congrès dysfonctionnel, le secteur privé devrait de plus en plus convertir une prime d’incertitude paralysante, qui bloque une grande partie des investissements, en une prime de risque moins pénalisante. Mais sans un turbocompresseur économique à court terme, la reprise de la croissance et la création d’emplois resteront graduelles, vulnérables aux risques politiques, et profiteront de manière disproportionnée à ceux qui possèdent initialement les richesses et les talents globalisés.
Le rôle du gouvernement sera différent dans des pays comme la Chine, où les autorités opéreront une transition de la dépendance aux sources externes de croissance vers une demande plus équilibrée. Comme ce changement de cap implique des réalignements nationaux fondamentaux, ce rééquilibrage sera à la fois graduel et non linéaire.
Les perspectives d’avenir des autres économies sont plus incertaines. Des pays comme Chypre, entravés par l’absence de flexibilité politique, auront besoin de temps pour surmonter le choc immédiat de la crise et réorganiser leurs modèles de croissance.
Livrées à elles-mêmes, ces dynamiques à plusieurs vitesses pourraient se traduire par une croissance mondiale générale plus élevée, couplée à des disparités internes et transnationales plus marquées – souvent aggravées par la situation démographique. Toute la question est de savoir si les systèmes de gouvernance actuels sont en mesure de coordonner une intervention effective pour surmonter les tensions qui en résultent.
Des progrès simultanés, tant aux plans de la substance que des processus, sont nécessaires. Les Parlements et les institutions multilatérales doivent s’évertuer à faciliter la mise en œuvre d’une politique de coopération, qui passera par une volonté de réformes d’institutions désuètes, dont le lobbying politique.
Il ne faut pas sous-estimer le défi posé par la croissance à l’économie mondialisée actuelle. Les secteurs les plus solides (au sein de chaque pays et transfrontaliers) continueront à se rétablir, mais pas suffisamment pour entraîner l’ensemble de l’économie mondiale. Les secteurs les plus faibles risquent en conséquence d’être submergés à un rythme encore plus rapide. Ces tendances deviendront plus difficiles à concilier et à maintenir ordonnées si les systèmes de gouvernance échouent à s’adapter.

dimanche 21 avril 2013

"Le Concubin ridicule"


On pensait qu’après la fameuse « affaire du tweet » Valérie Trierweiler avait compris qu’il valait mieux qu’elle disparaisse du devant de la scène et qu’elle se contente de son rôle (muet) de potiche installée sur une cheminée au fond du décor. On avait d’ailleurs voulu croire que le chef de l’Etat, chef des armées et garant de nos institutions, avait su, pour une fois, faire preuve d’un minimum d’autorité en lui rappelant, un peu sèchement, que, de nos jours, les épouses et concubines des empereurs devaient se cloitrer dans un silence souriant de bon aloi.Eh bien, on s’était trompé. La maitresse officielle de François Hollande vient, coup sur coup, de déclarer publiquement qu’elle se faisait déjà une joie à l’idée d’être le témoin d’un des premiers mariages homosexuels célébrés en France, de recevoir une délégation d’adversaires de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et d’entamer une procédure judiciaire contre les auteurs d’un livre la concernant. Cela fait beaucoup.

Le « mariage pour tous » est un problème délicat qui divise les Français lesquels se demandent, en outre, s’il était vraiment nécessaire et urgent de vouloir ainsi chambouler toute notre société alors que d’autres problèmes semblent infiniment plus importants. On a d’ailleurs l’impression que François Hollande lui-même, après avoir déjà renvoyé aux calendes grecques le droit de vote des étrangers, a compris qu’il marchait sur des œufs en voulant ainsi un petit plaisir à un lobby typiquement parisien.
Valérie Trierweiler qui, il est vrai, n’incarne évidemment pas l’exemple de la famille modèle, n’avait évidemment pas à faire connaitre publiquement son avis sur cette question.
Son soutien aux adversaires de l’aéroport de Notre-Dame des Landes est encore plus stupéfiant. Elle avait voulu « emmerder » (il n’y a pas d’autre mot) Ségolène Royal en envoyant son fameux tweet de soutien à l’adversaire de « l’ex de son homme » lors de la législative de La Rochelle. Cette fois, c’est Jean-Marc Ayrault en personne qu’elle veut « emmerder ».
Georges Brassen s avait écrit une jolie chanson sur « Les emmerdantes, les emmerdeuses et les emmerderesses ». La concubine réussit à faire partie des trois catégories.
Et maintenant elle poursuit en justice, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, deux journalistes, Christophe Jakubyszyn, chef du service politique de TF1, et Alix Bouilhaguet, du service politique de France 2, qui ont écrit un livre sur elle, intitulé « La Frondeuse ». Elle leur demande 80.000€ pour « diffamation et atteinte à la vie privée ».
Ce procès va, évidemment, relancer les ventes de ce livre mais il va surtout ridiculiser la plaignante qui se prétend journaliste elle-même et qui n’a pourtant pas compris que tous ceux qui s’attaquaient à des journalistes le payaient toujours très cher, même si le tribunal leur donnait raison.
Mais là, l’affaire risque fort de basculer dans le scandale d’Etat. La « garce » (comme on l’appelle désormais, parait-il, à l’Elysée et rue Solferino) a réussi, en effet, à obtenir que son compagnon et un copain de son compagnon envoient des lettres au président du tribunal pour témoigner en sa faveur et surtout contre les deux auteurs du bouquin.
Or, le compagnon en question n‘est autre que le président de la République « garant de l’indépendance de la justice » et le copain n’est autre que Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur.
Comment l’un et l’autre n’ont-ils pas compris que leurs démarches auprès du président du tribunal ne pouvaient être considérées par l’opinion publique que comme une pression intolérable sur la justice et, de plus totalement ridicule, dans cette affaire dérisoire où, pour l’essentiel, la concubine du chef de l’Etat reproche à deux journalistes, honorablement connus, d’avoir révélé qu’elle avait été, jadis, la maitresse d’un semi-ténor de la droite, Patrick Devedjian.
Ce qui est grave dans tout cela ce n’est pas que, sous ses allures de fausse grande bourgeoise, Valérie Trierweiler ne soit qu’une petite peste mais que le chef de l’Etat qui est déjà incapable de tenir son gouvernement et sa majorité, se laisse mener par le bout du nez par sa « poule ».
Non seulement il accepte qu’elle mette son grain de sel dans le dossier du « mariage pour tous », non seulement il tolère qu’elle tente de torpiller le « Ayrault-airport » en soutenant les adversaires de Notre-Dame-des-Landes, mais il va jusqu’à violer lui-même la sacrosainte séparation des pouvoirs en intervenant personnellement dans un procès en diffamation.
Le président « normal » devient… « le concubin ridicule ». Montebourg ne trouvait qu’un seul défaut à Ségolène Royal, « son compagnon ». Maintenant, on peut se demander si le compagnon en question n’a pas, lui aussi, un défaut rédhibitoire… sa compagne.


Popularité : la chute de Hollande n'en finit plus

La cote du président est retombée de six points en avril par rapport à mars, avec 25 % de satisfaits, selon un baromètre de l'Ifop. Un record.


La cote de popularité de François Hollande a encore chuté de six points en avril par rapport à mars, avec 25 % de satisfaits, un niveau inférieur à celui de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était au plus bas durant son mandat, selon un baromètre de l'Ifop à paraître dans Le Journal du dimanche. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault perd lui aussi six points en un mois, passant de 36 à 30 % de satisfaits, tandis que le taux de mécontents passe de 61 à 67 %.
François Hollande avait déjà perdu six points en mars. Désormais, seulement 25 % des sondés se déclarent "satisfaits" de François Hollande comme président de la République (2 % très satisfaits, 23 % plutôt satisfaits), quand 74 % se disent "mécontents" (38 % plutôt, 36 % très). Le président de la République se retrouve à un niveau inférieur à l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, lorsque celui-ci était au plus bas dans ce baromètre, à 28 % en avril 2011.
Il détient le record des "mécontents" dans ce baromètre avec 74 %. Nicolas Sarkozy détenait le précédent record avec 70 % en avril 2011. François Hollande enregistre une forte baisse chez les sympathisants du PS, où il passe de 77 à 64 % de satisfaits. Chez ces mêmes sympathisants PS, Jean-Marc Ayrault passe de 73 à 59 % de satisfaits.
Sondage réalisé par téléphone du 11 au 19 avril auprès d'un échantillon de 1 875 personnes, représentatif de la population française adulte et sélectionné selon la méthode des quotas. Marge d'erreur variant de 1 à 2,2 %.

Lutter contre les extrêmes et le collectivisme, lutter pour la liberté

Eric Decouty n'aime pas les extrémistes anti-mariage gay, ultra-conservateurs de droite, ces groupuscules extrémistes et brutaux qui portent une haine de la démocratie. Je ne les aime pas non plus, pas plus que je n'aime les extrémistes anti-capitalisme, ultra-syndicalistes de gauche, ces groupuscules brutaux qui portent une haine de la démocratie et de la liberté. Pourtant, j'ai moi-même de sérieux doute sur la pertinence de la démocratie sur certains sujets. En l'occurrence, sur les deux sujets qui cristallisent les passions d'une certaine extrême-droite et d'une certaine extrême-gauche.
Le sujet qui divise les Français en ce moment, le mariage, est-il réellement une prérogative de l’État ? Après tout, il s'agit d'une forme d'association, une union volontaire entre personnes consentantes. Quel que soit le nom qu'on lui donne, il ne recouvre que ce que ceux qui souhaitent s'unir veulent ; c'est une forme de contrat. Pourquoi l’État devrait-il choisir qui peut se marier, avec qui, et selon quelles modalités ? Pourquoi cette union donnerait-elle droit à des avantages, quels qu'ils soient, et serait-elle soumise à conditions ?
En est-on là ?
Les craintes des catholiques sont injustifiées. Rien n'obligera l’Église à marier les homosexuels si elle ne veut pas. Mais vouloir imposer aux autres sa vision de la société est dangereux. Avant de se poser la question de savoir si le mariage doit être ouvert ou fermé aux couples de même sexe, il faut se demander si c'est bien à l'ensemble des Français de décider de ce qu'un couple peut ou ne peut pas faire. De la même façon, vouloir que les Français s'expriment par référendum plutôt que de laisser leurs représentants élus décider suppose que l'on accepte que ce qu'un couple peut ou ne peut pas faire soit soumis à un vote.
Peu de choses séparent donc en réalité opposants et partisans du mariage pour tous ; tous acceptent l'idée que l’État peut et doit décider de ce qu'est un mariage et qui peut en bénéficier. Quand on voit quel niveau de bêtisepeut être atteint par les députés des deux camps, le constat est affligeant - d'autant plus affligeant que voter des budgets en déficit depuis 40 ans ne semble pas poser le moindre problème de conscience aux vaillants parlementaires.
Pas plus d'ailleurs qu'amnistier les syndicalistes coupables d'actes violents et de pratiques mafieuses. Dans son principe même, l'amnistie est révoltante ; elle signifie que des infractions à la loi peuvent être balayées d'un revers de la main par une décision politique. Elle signifie, dans le cas présent, que des parlementairescautionnent les violences, les détournements de fonds, les pratiques révoltantes de certains syndicalistes.
Outre les comportements mafieux visant à s'enrichir personnellement - la chair est faible, la tentation est grande, les principes et l'intégrité rares - les syndicalistes se rendent coupables de violences, dans le but d'influer sur la décision des politiques ou des propriétaires d'entreprise. Ils considèrent eux aussi que l’État doit intervenir, dans l'économie cette fois, pour réguler, protéger, surveiller, redistribuer.
Ils ne sont pas les seuls dans ce cas. En France, l'idée qu'il faut redistribuer les revenus fait consensus. L'aide aux PME et aux entreprises en création, les incitations et subventions, les quotas de production ou d'importation, les prix régulés sont autant d'interférences étatiques acceptées par les Français et qu'ils appellent souvent de leurs vœux.
Manifestement, l'intervention étatique dans l'économie ne fonctionne pourtant pas. Alain Lambert ou Angela Merkel affirment à raison que le salaire minimum est responsable d'une grande partie du chômage. Les nombreux exemples d'une action étatique ayant l'effet contraire de ce qu'elle recherche ne doivent pas occulter la question de la légitimité de l'intervention étatique dans l'économie.
La création de valeur, la production de richesse, l'échange ne concernent que ceux qui y prennent part. Le marché permet à chacun d'exprimer ses préférences mieux que la démocratie ; chacun peut acheter une cravate de la couleur de son choix plutôt que porter une cravate d'une couleur unique choisie par la majorité. Quand l’État oriente l'économie, il le fait selon des critères qui amènent des décisions fondamentalement immorales.
On peut juger que l'avion est une invention plus utile que la bicyclette. Pour autant, certains n'ont pas besoin d'un avion mais ne pourraient se passer de leur bicyclette. Faut-il leur demander de soutenir l'industrie aéronautique ? Ou l'industrie automobile, selon le même raisonnement ? Est-il légitime que l'ensemble des Français paient pour entretenir des musées dans lesquels ils ne vont pas pour s'y voir ensuite proposer une entrée gratuite ?
La santé est peut-être, selon certains critères, plus utile que la cosmétique. Mais qui détient les critères pertinents pour en juger ? Préférer s'acheter une crème de jour que financer la recherche médicale peut paraître égoïste, mais qui peut juger que la recherche médicale devrait être financée si cela ne laisse plus assez à la fin du mois pour acheter une crème de jour ? La seule personne qui peut en juger est celle qui devra financer l'un ou l'autre. Aujourd'hui, on ne lui demande pas son avis.
Les Français créent de la valeur en quantités variables. Ce ne sont pas eux qui décident comment les fruits de leur travail seront utilisés, mais le choix démocratique. Concrètement, cela revient à dire que la collectivité a plus de droits sur les fruits de leur travail que les individus. Le salaire reçu aujourd'hui par un Français représente une faible part de son salaire complet, car l’État se sert grassement au passage pour financer ses bonnes œuvres ; et il leur demande ensuite, calmement mais fermement, de leur verser une part supplémentaire de leurs revenus, ainsi qu'une part de chaque transaction qu'ils effectuent.
Dans toutes leurs interactions, qu'elles impliquent une transaction matérielle ou non, les citoyens doivent avoir la bénédiction de l’État et, bien souvent, le rétribuer pour sa bienveillance - ou le rétribuer tout court. Au lieu de les dénoncer pour laisser les individus, l'extrême-droite et l'extrême-gauche souhaitent renforcer ces interventions étatiques pour imposer à tous leurs préférences. Mais ils ne supporteraient pas que quiconque leur impose ses préférences - par exemple ouvrir le mariage aux couples de même sexe ou offrir son travail pour un prix inférieur au SMIC.
Les extrémistes ont en fait le même raisonnement étatiste que la grande majorité des Français : mieux vaut tenter de faire pencher la balance de son côté, orienter l'action étatique dans la direction qu'on souhaite lui voir prendre. Soit pour en tirer un avantage, soit pour faire contrepoids puisque les autres font de même. C'est de cette idée qu'il faut prendre le contrepoint.
Les interactions entre les individus refléteront mieux leurs préférences si elles sont libres. Les individus seront plus heureux s'ils sont libres. Mais il est impossible, une fois l'idée que la société peut et doit décider pour l'individu admise, de s'affranchir de la contrainte étatique. Chaque citoyen a alors le choix entre voler et être volé, imposer ses préférences ou se voir imposer les préférences des autres. L'homme devient un loup pour l'homme, alors qu'il aurait pu échanger et interagir librement avec ses frères.
C'est l'essence du combat des libéraux : offrir à chaque individu la liberté. Les idées libérales sont mal comprises en France ; tantôt ultra-libérales, tantôt libérales anglo-saxonnes, tantôt néolibérales, elles ne sont jamais considérées pour ce qu'elles sont : des idées de liberté.
Les libéraux ne défendent ni les entreprises et leurs dirigeants, ni les consommateurs, ni les salariés ; ils les défendent tous à la fois. Les libéraux ne sont pas progressistes ou conservateurs ; ils sont avant tout libéraux et, tout en ayant leurs convictions et préférences personnelles, ne veulent pas les imposer aux autres, tout en refusant qu'on leur en impose d'autres. Les libéraux ne défendent pas plus les catholiques que les musulmans ou les athées ; ils revendiquent la liberté pour chacun d'avoir ses propres convictions et rites et l'interdiction pour tous de les imposer aux autres. Les libéraux défendent le seul modèle de société moral : celui que les individus organiseront entre eux et pour eux-mêmes. Ils défendent le seul système économique moral : celui où les individus créent et échangent sur la base de leur libre consentement.
Il appartient à chacun d'entre nous de dénoncer clairement la dérive liberticide que prend la France, de revendiquer la liberté de tous les Français, de se battre pour la reconquérir. Les extrémistes l'expriment plus violemment, mais leur collectivisme n'est pas plus dangereux pour la démocratie ou la liberté que celui de tous ceux qui veulent que leurs préférences s'appliquent à tous. Ce n'est pas contre les extrêmes, quels qu'ils soient, qu'il faut aujourd'hui lutter, mais contre le collectivisme. Les idées nauséabondes ne sont dangereuses qu'en l'absence d'hommes pour en défendre de meilleures. Défendons la liberté.

Churchill, leader le plus admiré des PDG à travers le monde:


Le Premier ministre britannique Winston Churchill, connu avant tout pour son rôle majeur pendant la Seconde guerre mondiale, est le leader le plus admiré des patrons d'entreprises à travers le monde, selon un sondage réalisé par PwC.
Churchill (1874-1965), cité par des dirigeants d'entreprises de 30 pays, est suivi de Steve Jobs, cofondateur du géant de l'informatique Apple, Steve Jobs, mort des suites d'un cancer en 2011. Viennent ensuite le héros de l'indépendance de l'Inde, Mahatma Gandhi et celui de la lutte contre l'apartheid Nelson Mandela, premier président noir d'Afrique du Sud.
"Dans le cadre de son étude mondiale sur les préoccupations des dirigeants, PwC a interrogé plus de 1.300 d'entre eux sur les leaders qu'ils admirent le plus", explique le cabinet PriceWaterhouseCoopers (PwC).
Sir Winston Churchill et de sa fille, l
'actrice Sarah Millicent Hermione Churchill
"Plusieurs groupes se distinguent : les réformateurs (Margaret Thatcher, Jack Welch), les guerriers (Winston Churchill, Napoléon, Alexandre Le Grand), les pacificateurs (Mahatma Gandhi, Nelson Mandela), les innovateurs comme Bill Gates et Steve Jobs, et les bâtisseurs de consensus comme Bill Clinton", affirme PwC.
"La prépondérance des personnalités pugnaces et combatives, témoignage d'une économie mondiale en crise", estiment les auteurs de l'étude.
"Au-delà de la résilience face à l'adversité, les dirigeants ont dressé une liste de qualités pour justifier le choix de leur leader. Le fait d'avoir une vision forte force l'admiration, mais la motivation, l'innovation, l'assiduité, le souci des autres et l'éthique sont aussi des critères importants", note l'étude. "Les caractéristiques qui reviennent sont la flexibilité, le pragmatisme et l'agilité", précisent les auteurs.
15 femmes ont été nommées mais Margaret Thatcher, l'ex-Premier ministre britannique surnommée la "Dame de fer", est la seule à figurer dans les dix premières personnalités citées.
Pour cette 16e étude mondiale des PDG, 1.330 interviews ont été conduites dans 68 pays entre septembre et décembre 2012, précise PwC. 449 entretiens ont été menés en Asie-Pacifique, 312 en Europe de l'Ouest, 227 en Amérique du Nord, 165 en Amérique latine, 95 en Europe Centrale et de l'Est, 50 en Afrique et 32 au Moyen-Orient.

DIVORCE GAY


Vivement le divorce pour tous ! Le gouvernement décide d’accélérer la procédure d’adoption du texte, et c’est parfait. Plus tôt il y aura des mariages gay, plus vite viendront les divorces gay ! Je connais de vieux couples homosexuels qui se chicorent et s’épient depuis des lustres, qui se trompent allègrement, s’envoient soupières de porcelaine et vases de cristal à la figure ! Ils cohabitent parfois depuis vingt, trente ans, ont traversé toutes les épreuves d’une existence, le chômage, le sida des proches, les crédits interminables... Mais ils sont restés ensemble. Pourquoi ?

L’UN DES DERNIERS INTÉRÊTS DU
MARIAGE... C’EST LE DIVORCE

Par peur de la solitude, par cette glu invisible qu’est l’habitude. Mais aussi pour des raisons beaucoup plus prosaïques : l’appartement acheté à deux, les meubles et la voiture acquis grâce au compte commun. Et ce petit commerce dans lequel chacun a investi l’héritage de ses parents ou la vente de quelques actions. Comment se séparer ? Comment démêler sans trop de drames l’écheveau d’une vie active de plusieurs décennies ? L’un des derniers intérêts du mariage, outre la fête, les roses, le riz et la cérémonie par laquelle on affirme aux autres que l’on s’aime... c’est le divorce. Le divorce qui permet des séparations réglées, encadrées et, la plupart du temps, quand il n’y a pas d’enfant, apaisées. Vivement le divorce pour tous !Point final

    Popularité : la chute sans fin de François Hollande

    Selon le dernier baromètre Ifop/JDD, le chef de l’Etat perd six points et chute à 25% de Français satisfaits de son action. Un record absolu d’impopularité sous la Ve République. Plus préoccupant, il perd également sur sa gauche. Jean-Marc Ayrault baisse également de six points.

    Comme dirait la chanson il y a toujours plus profond que le fond. Pour François Hollande, la chute devient vertigineuse. Six points de moins en avril qui s’ajoutent aux six déjà perdus en mars : la glissade semble sans fin pour le président de la République.
    L'image de Président dégradée !

    Avec 74% de Français qui se déclarent "mécontents", le chef de l’Etat bat un record absolu sous la Ve. Jusqu’à présent, c’est Nicolas Sarkozy qui détenait ce record avec 72% de mécontents atteint en… avril 2011, c’est-à-dire un an avant la fin de son quinquennat. On assiste donc à une incroyable accélération du temps politique. Plus préoccupant surtout pour Français Hollande : il passe sous son socle électoral. Avec 25% de Français encore satisfaits, il s’éloigne des 28,6% de ceux qui avaient votés pour lui au premier tour de la présidentielle il y a un an.

    13 points perdus au PS

    Le recul est général. Il baisse notamment chez les professions intermédiaires traditionnellement acquises aux socialistes (de 41% à 24%), chez les professions libérales (de 38% à 29%) et même chez les sympathisants socialistes (de 77% à 64%). Dans leurs réponses, les Français interrogés par l’Ifop estiment que le Président et son gouvernement s’attardent sur des sujets non prioritaires comme le mariage pour tous et le choc de moralisation. Tout se passe comme si l’affaire Cahuzac avait mis en évidence le manque d’autorité de François Hollande. Plus que l’affaire en tant que telle, les sondés déplorent le manque de vigilance du Président lorsqu’il a choisi son ministre du Budget indélicat.
    Loin d’agir comme un bouclier, Jean-Marc Ayrault baisse au même rythme que son patron : - 6 points ce mois. Le Premier ministre n’a pas plus que 30% de personnes satisfaites.

    Aubry : "Aider nos PME à s'implanter" en Chine

    A quelques jours du premier déplacement de François Hollande à Pékin, Martine Aubry - représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères pour la Chine - revient dans le JDD sur les relations entre les deux pays. Extraits de l'entretien à paraître dimanche.

    La semaine prochaine, François Hollande effectuera sa première visite en Chine. L'occasion pour le chef de l'Etat d'échanger avec son homologue Xi Jinping - investi le mois dernier. Le président français sera notamment accompagné de Martine Aubry, représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour le partenariat avec la Chine.
    Martine le Raffarin socialiste
    "François Hollande sera le premier chef d’État à être reçu par le nouveau président chinois, c’est un signe important. Les autorités chinoises veulent renouer avec la France. On ne peut pas être un grand pays sans s’intéresser à la Chine", explique Martine Aubry dans une interview à paraître dans le JDD. La socialiste estime aussi que la relation de confiance entre les deux pays "s’est cassée sous Nicolas Sarkozy".
    MAIS BIEN SÛR, SARKO ENCORE SARKO. 
    COMMENT VA-T-ELLE AIDER LES ENTREPRISES A S'IMPLANTER ? 
    AVEC DES SUBVENTIONS ? 
    MAIS C'EST ÉVIDENT !