TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

dimanche 14 avril 2013

Saturation

Saturation


Un an ! Comme une éternité. Le 6 mai, François Hollande arrivait au pouvoir. Cela paraît loin, si loin. Comment l'expliquer ? L'actualité, neuf fois sur dix anxiogène, est un déluge. L'information est comme un chewing-gum mâché et remâché, puis jeté dans une poubelle déjà trop remplie. Le précédent quinquennat avait accéléré le temps. Omniprésent, omniscient, Nicolas Sarkozy avait déjà saturé le temps médiatique.
Le temps de la réflexion semble révolu. Internet déverse et malaxe les faits en temps réel ; les chaînes d'info en continu proposent du direct pour un oui, pour un non. Même l'utilisation des termes zapper ou surfer paraît ringarde, inappropriée à l'époque.
« Attention aux mots, attention aux formules ! », lance Michel Sapin à Jean-Luc Mélenchon. Il a mille fois raison. À jouer dans les mêmes cours, les mêmes arrière-cours, la classe politique, que plus personne ne s'aventurerait à comparer à une élite, joue avec le feu.
Les déferlantes de l'information peuvent brouiller notre lecture de l'actualité, prévient le sociologue Gérald Bronner. La presse permet de se forger une opinion, elle ne doit pas faire l'opinion.
Un an ! Dans moins d'un an (onze mois), les Français se seront prononcés pour les élections municipales. Que se sera-t-il passé d'ici là ? Quels tsunami, mensonges, révélations ?
Un an ! Comme une éternité.

Pfff !… La morale

Pfff !… La morale


Puisque le fraudeur parjure depuis le banc des ministres prétend retrouver son siège de député, alors soyons machiavéliques ! La morale n'est pas la préoccupation première des Français et hors temps d'austérité l'affaire Cahuzac n'aurait pas duré beaucoup plus de 48 heures. Ce qui compte ce n'est pas de savoir si on sauve la morale par la morale mais bien de retrouver un peu de sérénité. Ne parlons plus d'espoir ou de réenchantement, ils sont aussi inaccessibles que la transparence. Parlons de sortie de crise, de coup d'arrêt à cette descente aux enfers pour qu'enfin notre pays retrouve confiance dans sa devise qui n'est plus inscrite qu'au fronton de nos mairies.
La morale et la crédibilité ne sont rien d'autre que des outils qui permettent d'entraîner les citoyens derrière des idées. Ok ! C'est mal de mentir, on l'apprend aux enfants, on fait de ce principe une apparence et pour le reste on s'en sert au gré des circonstances. Demandons-nous plutôt si la véritable perversion du mensonge de Cahuzac ne serait pas d'être un frein durable à l'action politique. En rejaillissant sur tous, il est une entrave au débat démocratique qu'exigerait la situation. Le discrédit devenu général bloque l'exigence de consentement populaire sans lequel aucune rigueur ne produit d'effets.
Le seul moyen d'échapper à l'expression dangereuse de la rue que nous promet le mois de mai c'est de s'appuyer sur la raison. Et sûrement pas sur le gouvernement de l'opinion. Les déclarations ronflantes, les formules de Matamore balayeur, les rumeurs maquillées en vérité, les pulsions vociférantes et mal maîtrisées ne peuvent conduire qu'à l'échec, à l'égoïsme, à la démagogie clientéliste.
Il est urgent pour la France, et pour l'Europe aussi, de ne plus vivre au-dessus de ses moyens et de retrouver un projet qui fasse enfin primer l'intérêt général sur l'intérêt particulier. Un projet qui réinvente un nouveau contrat social et repense ses systèmes de protection dans lesquels la solidarité ne serait plus seulement de pauvres à pauvres. Un projet auquel des dirigeants irréprochables, fermes et sûrs de leur diagnostic donneraient du sens pour en finir enfin avec le malaise français.

François Hollande, paria de la gauche européenne ?

Le président français, confronté aux mauvais chiffres de l'économie et aux scandales politiques, embarrasse ses amis de la gauche européenne.
Intronisé champion de la croissance face à l’austérité de la chancelière allemande Angela Merkel, le président français était rapidement devenu le meilleur ami des chefs de la gauche européenne. Son élection en mai dernier avait été le signe d’une possible renaissance de la social-démocratie. 


"Quand son parti et ses alliés ont remporté la majorité absolue à l’Assemblée nationale, on a eu l’impression que l’Europe avait gagné un vrai challenger au consensus [sur l’austérité] Berlin-Bruxelles-Londres", écrit le journaliste Jonathan Fenby dans the Guardian.

Six mois plus tard, ils sont plusieurs chefs de parti à prendre leur distance : "La façon dont le pays trébuche économiquement a simplement démontré combien il était difficile pour la gauche européenne de mettre en œuvre des politiques capables de redresser le continent. Ed Miliband [le chef du Labour] sera certainement davantage circonspect dans son enthousiasme face au locataire accablé de l’Elysée", poursuit le quotidien britannique.

Déjà en décembre dernier, en pleine polémique sur la taxe à 75%, François Hollande était qualifié par le magazine conservateur Spectator, d'"ami embarrassant" pour Ed Miliband. Et ce dernier était devenu bien moins loquace sur son alter ego français.

En Allemagne aussi, Peer Steinbrück, candidat social-démocrate du SPD à la chancellerie, très faible dans les sondages, s’éloigne un peu plus du président français, note Spiegel Online : "Même le SPD prend soin désormais à ne pas trop être identifié à Hollande. Aussi difficile que soit la relation entre Hollande et Merkel… Steinbrück et son parti commencent à considérer le président français davantage comme un risque que comme un atout dans la course à l’élection allemande".

En visite à Paris le 5 avril dernier, le chef du SPD a pris soin de ne pas trop se montrer avec François Hollande : "Après le tête à tête, Steinbrück est resté tout seul devant l’Elysée et a ensuite pressé le pas devant les journalistes".

« Groupes fascisants »


« Groupes fascisants »

«Rien ne justifie une telle violence devant le Sénat (…) Ces groupes fanatisés, ces groupes fascisants doivent être fermement condamnés», déclare le secrétaire général du parti socialiste, dénonçant « le silence assourdissant » de l’opposition. Nous sommes dans le réflexe de Pavlov. Quand les socialistes paniquent, il ne leur reste plus qu’à brandir l’insulte suprême, le mot magique : fasciste. D’un point de vue historique, c’est totalement ridicule car tous ceux qui gardent quelques notions  des années 1920 et 1930 connaissent les liens entre socialisme et fascisme dont le  créateur, Benito Mussolini, était d’ailleurs lui-même un ancien instituteur socialiste. Quand ils se sentent aculés, le dos au mur, il faut que sorte l’insulte suprême. Même de Gaulle, l’un des premiers à avoir appelé à la résistance contre une armée d’occupation fasciste fut en son temps traité de dictateur et de fasciste. Je n’ai ni l’envie ni le temps de me lancer dans un récapitulatif de tous les faits qui à travers les époques, ont marqué une collusion, des passerelles entre socialisme et extrême droite fasciste: 10 tomes de 500 pages n’y suffiraient pas. L’injure est si banale qu’on devrait n’y attacher aucune importance, sinon à travers sa signification profonde : le désarroi face à un sentiment de déroute. Entre le désastre économique, les scandales politico-financiers, les tensions grandissantes de la rue, nul ne sait où nous allons, nul n’a la moindre idée de la manière dont tout cela va finir. La France est prise de vertige au-dessus d’un gouffre sans fond. Dans ce genre de situation, ne vaut-il pas mieux tendre la main et essayer d’ouvrir un dialogue plutôt que de cracher des insultes ?

NB: Je trouve, à l’inverse,  absolument lamentables certaines attitudes ou propos violents qui ont pour résultat de donner raison aux accusations des socialistes, tels les débordements de Nantes, offrant un statut de martyr à des gens qui n’en méritent pas tant!

Cougar: cette espèce est désormais éteinte

Le puma de l'est américain a été déclaré officiellement éteint aux Etats-Unis mercredi.

C'est un acte de décès. Le puma de l'est américain a été déclaré mercredi officiellement éteint par les Etats-Unis. Aussi appelé cougar aux Etats-Unis, cet animal était sur la liste des espèces menacées depuis 1973 mais sa disparition était suspectée depuis les années 1930. 
Les services américains de la pêche et de la faune (U.S. Fish and Wildlife Service) ont passé en revue toutes les informations disponibles et conclu mercredi que le puma de l'est américain était effectivement éteint. Ils ont recommandé que ses sous-espèces ne figurent plus sur la liste des animaux menacés d'extinction. 
Selon Mark McColough, le principal scientifique des services, l'extinction daterait probablement des années 1930. 
"Nous reconnaissons que de nombreuses personnes disent avoir vu des cougars dans la nature ces dernières décennies mais nous ne pensons pas que ces félins soient des cougars de l'est américain et nous n'avons trouvé aucune information qui confirmerait son existence", a expliqué dans un communiqué Martin Miller, le responsable de la région nord-est du service des espèces menacées. 

Moins de 160 individus

Les pumas sauvages observés par les différents témoins appartenaient à d'autres sous-espèces, souvent sud-américaines, qui étaient en captivité et se seraient échappées ou auraient été lâchées dans la nature. D'autres appartenaient à des sous-espèces de l'ouest américain et auraient migré à l'est et dans le Midwest, a ajouté Martin Miller. 
La décision fédérale de déclarer le puma de l'est américain éteint n'affecte pas le statut de la panthère de Floride (sud-est), une autre sous-espèce de félins figurant sur la liste d'animaux menacés. 
Alors que cette panthère avait autrefois un habitat qui s'étendait à l'ensemble du sud-est, elle occupe désormais moins de 5% de son territoire historique. Sa population ne compte plus que 120 à 160 animaux dans le sud-ouest de la Floride, selon les services américains de la pêche et de la faune. 

Il est désormais remplacé par la femme du même nom.
Femme cougar

Déclaration de patrimoine des parlementaires : les règles en Europe 0

Le site de France Culture reprend une infographie éloquente de l’association Transparency International : les pays de l’Union européenne sont répartis en trois catégories selon leur politique en matière de déclaration de patrimoine des parlementaires.
Il n’y a guère que la Slovénie qui, avec la France, ne prévoit pas que les déclarations de patrimoine soient publiques.
Elle le sont partiellement en Belgique, Allemagne, République tchèque, Hongrie, Italie, Grèce.
Et elles sont totalement publiques en Espagne, Royaume Uni, Irlande, Pays-Bas, Suisse (uniquement les revenus d’activités professionnelles dans ces deux derniers pays), Danemark (sur la base du volontariat), Pologne, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Norvège, Suède, Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie.

Le Conseil national du PS interrompu par des manifestants de PSA Aulnay


Une cinquantaine de salariés de PSA Aulnay se sont introduits de force samedi peu après 11 heures dans le Centre des Congrès de la Cité des Sciences, à la Villette, à Paris, où se tient le Conseil national du PS, interrompant pendant une vingtaine de minutes les travaux du «parlement» du Parti Socialiste.

Bousculant le service d’ordre, surpris, les manifestants ont gagné la salle où venait juste de s’exprimer le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, aux cris de «aucune usine ne doit fermer» ou «interdiction des licenciements». Le chef du gouvernement a alors quitté la salle, et le ministre Pierre Moscovici a été apostrophé par des manifestants.

Montés sur l’estrade, ceux-ci ont ensuite déployé une banderole «non à la fermeture de PSA Aulnay». Après quelques instants de confusion, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a invité l’un des protestataires à s’exprimer.

Celui ci, Jean-Pierre Mercier, le leader CGT de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, a réclamé un «médiateur avec de réels pouvoirs, de réelles compétences de médiation qui puisse mettre le pouvoir politique du gouvernement dans la balance pour qu’on obtienne au moins satisfaction sur le fait qu’on ne finisse pas au chômage».

«Ce n’est pas à Peugeot de faire sa loi», a ajouté l’orateur. «Nous sommes devant une direction qui est butée, qui ne veut pas négocier, qui ne veut pas discuter», a-t-il dit.

Les manifestants ont ensuite évacué les lieux, au bout d’une vingtaine de minutes. Ils devaient être reçus par plusieurs responsables du PS, dont les députés Guillaume Bachelay et Jean-Marc Germain.

"Ayrault a quitté la salle".... tout un symbole !
Ayrault est parti dès l'arrivée des manifestants, laissant son puching-ball Moscovici sur place, pas très courageux de la part du 1er Ministre, mais celà résume bien ce gouvernement. Quant à Hollande, lui, il est au chaud, en week end, loin de nous... et si loin de ses promesses !




samedi 13 avril 2013

Islam : et si on arrêtait de tout accepter ?


Sur la multiplication des absences les jours de fête religieuse, sur les exigences en matière de cantine (pas de porc dans les plats de viande, pas de vin dans les sauces), sur les lieux de prière, sur le port du voile… il faut chaque fois négocier, s’adapter et finalement céder. Stupéfait, je lis que pour le responsable « vie au travail » à la direction des ressources humaines du groupe EDF : « On tolère bien cinq minutes d’absence pour fumer. Ceux qui veulent s’absenter pour prier, qu’ils le fassent ! » Trop c’est trop. Et le jugement de la Cour de cassation dans l’affaire de la crèche Baby Loup ne va pas freiner les ardeurs, les revendications communautaristes…

Qu’on ne nous réponde pas qu’il s’agit d’une « minorité » au sein des fameuses « minorités visibles ». Pas du tout : selon l’Observatoire Sociovision 2010, 61 % des musulmans – puisqu’il s’agit bien d’eux et non des bouddhistes ou autres catholiques de l’Opus Dei – s’estiment « frustrés » et demandent davantage de « reconnaissance » et « d’affirmation de la religion ».

Et si on disait non, niet, pas question ? Et si on cessait d’avoir peur de passer pour des racistes ? Et si on rappelait qu’il y a des règles, ici, chez nous, qui s’appliquent à tous (libre à ceux qui n’en veulent pas de changer de crèmerie) ? Et si on arrêtait de se laisser prendre au jeu de la mauvaise conscience, véritable fonds de commerce des « minorités visibles » en question ?

Finissant ce petit papier, j’allais écrire que, bien sûr, je n’avais rien contre tel ou tel, qu’il ne s’agissait pas de pointer du doigt les uns ou les autres. Histoire de payer mon dû, mes gages à la doxa médiatique, bref de montrer patte blanche et aussi d’assurer mes arrières. Je ne le ferai pas. Ce serait, d’une certaine façon, capituler à mon tour. Et cela, je le refuse. Tout simplement.

Robert Ménard, le 23 mars 2013Jusqu’où ira-t-on ? Que faudra-t-il faire pour amadouer les plus intransigeants des musulmans ? À quelles concessions, à quelles entorses, à quelles reculades serons-nous contraints pour satisfaire à l’idéologie du « vivre-ensemble » ? À la lecture d’une enquête dans Le Monde sur « la pratique religieuse au travail », je découvre, oui je l’avoue, je découvre le poids des pressions et l’ampleur des abandons.

Sur la multiplication des absences les jours de fête religieuse, sur les exigences en matière de cantine (pas de porc dans les plats de viande, pas de vin dans les sauces), sur les lieux de prière, sur le port du voile… il faut chaque fois négocier, s’adapter et finalement céder. Stupéfait, je lis que pour le responsable « vie au travail » à la direction des ressources humaines du groupe EDF : « On tolère bien cinq minutes d’absence pour fumer. Ceux qui veulent s’absenter pour prier, qu’ils le fassent ! » Trop c’est trop. Et le jugement de la Cour de cassation dans l’affaire de la crèche Baby Loup ne va pas freiner les ardeurs, les revendications communautaristes…

Qu’on ne nous réponde pas qu’il s’agit d’une « minorité » au sein des fameuses « minorités visibles ». Pas du tout : selon l’Observatoire Sociovision 2010, 61 % des musulmans – puisqu’il s’agit bien d’eux et non des bouddhistes ou autres catholiques de l’Opus Dei – s’estiment « frustrés » et demandent davantage de « reconnaissance » et « d’affirmation de la religion ».

Et si on disait non, niet, pas question ? Et si on cessait d’avoir peur de passer pour des racistes ? Et si on rappelait qu’il y a des règles, ici, chez nous, qui s’appliquent à tous (libre à ceux qui n’en veulent pas de changer de crèmerie) ? Et si on arrêtait de se laisser prendre au jeu de la mauvaise conscience, véritable fonds de commerce des « minorités visibles » en question ?

Finissant ce petit papier, j’allais écrire que, bien sûr, je n’avais rien contre tel ou tel, qu’il ne s’agissait pas de pointer du doigt les uns ou les autres. Histoire de payer mon dû, mes gages à la doxa médiatique, bref de montrer patte blanche et aussi d’assurer mes arrières. Je ne le ferai pas. Ce serait, d’une certaine façon, capituler à mon tour. Et cela, je le refuse. Tout simplement.

Robert Ménard, le 23 mars 2013Jusqu’où ira-t-on ? Que faudra-t-il faire pour amadouer les plus intransigeants des musulmans ? À quelles concessions, à quelles entorses, à quelles reculades serons-nous contraints pour satisfaire à l’idéologie du « vivre-ensemble » ? À la lecture d’une enquête dans Le Monde sur « la pratique religieuse au travail », je découvre, oui je l’avoue, je découvre le poids des pressions et l’ampleur des abandons.

Sur la multiplication des absences les jours de fête religieuse, sur les exigences en matière de cantine (pas de porc dans les plats de viande, pas de vin dans les sauces), sur les lieux de prière, sur le port du voile… il faut chaque fois négocier, s’adapter et finalement céder. Stupéfait, je lis que pour le responsable « vie au travail » à la direction des ressources humaines du groupe EDF : « On tolère bien cinq minutes d’absence pour fumer. Ceux qui veulent s’absenter pour prier, qu’ils le fassent ! » Trop c’est trop. Et le jugement de la Cour de cassation dans l’affaire de la crèche Baby Loup ne va pas freiner les ardeurs, les revendications communautaristes…

Qu’on ne nous réponde pas qu’il s’agit d’une « minorité » au sein des fameuses « minorités visibles ». Pas du tout : selon l’Observatoire Sociovision 2010, 61 % des musulmans – puisqu’il s’agit bien d’eux et non des bouddhistes ou autres catholiques de l’Opus Dei – s’estiment « frustrés » et demandent davantage de « reconnaissance » et « d’affirmation de la religion ».

Et si on disait non, niet, pas question ? Et si on cessait d’avoir peur de passer pour des racistes ? Et si on rappelait qu’il y a des règles, ici, chez nous, qui s’appliquent à tous (libre à ceux qui n’en veulent pas de changer de crèmerie) ? Et si on arrêtait de se laisser prendre au jeu de la mauvaise conscience, véritable fonds de commerce des « minorités visibles » en question ?

Finissant ce petit papier, j’allais écrire que, bien sûr, je n’avais rien contre tel ou tel, qu’il ne s’agissait pas de pointer du doigt les uns ou les autres. Histoire de payer mon dû, mes gages à la doxa médiatique, bref de montrer patte blanche et aussi d’assurer mes arrières. Je ne le ferai pas. Ce serait, d’une certaine façon, capituler à mon tour. Et cela, je le refuse. Tout simplement.

La Slovénie au bord du gouffre, en attendant la France ?


Grèce, Espagne, Italie, Portugal, Chypre et aujourd’hui la Slovénie. Et nous, bientôt ? L’un après l’autre, tombent les dominos, comme dans la théorie éponyme. On reproche à telle ou telle nation d’avoir été trop libérale ou trop socialisante ; généralement, d’avoir été trop dépensière de l’argent prêté par les banques. Bref, la faute aux peuples et à ses dirigeants, accrocs à la dépense publique.

Normalement, c’est le dealer qu’on encabane et non point le drogué : aujourd’hui, c’est le contraire ; c’est l’accroc qui trinque et pas l’escroc. Goldman Sachs renverse Silvio Berlucosni pour le remplacer par l’un de ses employés de banque, Mario Monti. Avec le succès qu’on sait.

La Slovénie, donc. Merveilleux petit pays tout frais indépendant, quoique fortuitement passé de la tutelle yougoslave à la tyrannie de l’Union européenne. Jolie nation dans laquelle les pièces, avant de devenir euros, étaient frappées de profils d’animaux. On payait en saumons et on vous rendait la monnaie en hiboux et en abeilles…

La Slovénie, que George W. Bush confondait régulièrement avec la Slovaquie, compte à peine plus de deux millions d’habitants. Contrairement à Chypre, cette minuscule république n’a rien à voir avec un paradis fiscal et ses dirigeants n’ont jamais pratiqué l’économie de casino. Pourtant, l’épidémie financière, subprimes et autres obligations « pourries », ont déjà commencé à gangréner les finances slovènes, ces créances « douteuses » représentant désormais 20 % de la « richesse » nationale. Mieux, alors que l’activité bancaire pèse 800 % de l’économie chypriote, contre 300 % en moyenne pour les pays de la zone euro, elle ne participe qu’à hauteur de 150 % du PIB slovène. On aurait donc pu croire cette nation épargnée, ce d’autant plus qu’elle est forte d’un riche tissu industriel – la qualité et le savoir-faire de ses sous-traitants sont fort appréciés de ses voisins allemands, autrichiens et italiens.

Mieux, ses habitants, contrairement à son homologue américain, ne vivent pas à crédit, la politique du gouvernement ayant consisté, dès l’indépendance de 1991, à permettre à tout un chacun de devenir propriétaire de son propre logement, grâce à des prêts à taux zéro garantis par l’État.

Manifestement, ça ne suffit pas, car avec « eux », ça ne suffit jamais. Le cancer du gangstérisme bancaire se joue des frontières. Et ses martingales boursières, produits financiers inintelligibles par le commun, ont un coût : sept milliards d’euros, soit 20 % du PIB de cette petite Syldavie si chère à notre ami Hergé.

Les autorités de Ljubljana ont fait savoir que la Slovénie pouvait s’en sortir seule, tandis que les « experts » du FMI estiment qu’il faudrait réinjecter de six à huit milliards d’euros dans l’économie slovène afin de sauver son secteur bancaire. Bref, pour les soutenir, telle la corde le pendu. Heureusement, en interne, d’autres voix s’élèvent pour dire qu’il ne serait pas inopportun de laisser crever ces banksters de leur belle mort, sachant que le contribuable n’a pas à payer pour leurs errements. Pas sot. Au Moyen Âge, en cas de problème, on brulait la banque et on pendait le banquier. C’était encore moins sot.

Certains de nos lecteurs diront que la Slovénie, c’est à la fois très loin et tout petit ; ce qui n’est pas faux. Mais qu’ils n’oublient pas que les maux frappant ce peuple aujourd’hui sont ceux qui viendront demain toquer à notre porte ; porte d’autant plus fragile que nous avons abattu tous les murs qui autrefois la faisaient tenir encore à peu près debout.

Le monde de la finance, sans nom et sans visage, était, paraît-il, l’ennemi de campagne de François Hollande. Promesse évidemment oubliée. N’est pas véritable socialiste qui veut ; et encore moins patriote digne de ce nom… 

Pierre Bergé : pervers pépère ?


Monsieur Bergé vient de franchir un nouveau pas dans l’abjection. Au micro de RTL, le 4 avril, il vient de demander à Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, de distribuer gratuitement des préservatifs dans les collèges. Il ne s’agit pas d’un lapsus puisqu’il précise « je dis bien les collèges ». Un collégien, rappelons-le, a entre 11 et 15 ans : c’est un enfant.

On pourrait feindre l’indulgence vis-à-vis d’un vieux monsieur qui n’a peut-être plus toute ses facultés intellectuelles. Mais il faudrait arrêter de lui donner la parole et lui retirer la présidence du Sidaction. Que les donateurs potentiels réfléchissent, sinon, au soutien qu’ils donneraient à ces propos.

Cependant la précédente déclaration du millionnaire socialiste sur les mères porteuses (« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? ») en dit long sur sa pensée profonde : les êtres humains, homme, femme ou enfant, ne sont que des objets que l’on peut acheter pour assouvir ses pulsions si on en a les moyens. Et il les a. On attend des nombreux socialistes qu’il a soutenus — Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Vincent Peillon lui-même — qu’ils se désolidarisent de ce personnage aux fantasmes rebutants. Sauf à les cautionner…

La France est triste


Triste, parce qu'elle est engluée dans la crise et sans boussole, la France glisse petit à petit vers le chacun pour soi
Pour Gérard Depardieu, « la France est triste ». Et pour une fois, notre Gérard national met dans le mille. La crise veut ça. Dans les années 1990, c'était la « sinistrose ». Aujourd'hui, c'est la tristesse, la tristesse infinie d'un pays sans boussole et sans autres perspectives que des renoncements en série.
Dans le Journal du Dimanche, le seul sondage que l'on ait trouvé à faire, c'est d'ailleurs de demander aux Français ce qu'ils étaient prêts à consentir comme sacrifices. Les résultats sont aussi tristes que l'état du pays. Entre retraite, diesel et politique familiale, les Français font un choix très clair : les trois quarts préfèrent qu'on s'en prenne aux allocations familiales.
Aligner le diesel qui fait 42 000 morts par an sur l'essence ? Seuls 27 % y sont favorables, soit l'exacte proportion de ceux qui roulent à l'essence. Arrêter d'aligner les pensions sur l'inflation ? Seuls 24 % des Français y sont favorables, soit la proportion exacte des 18-40 ans dans le pays. Les autres, c'est le drame français, y sont ou en rêvent déjà.
Quant au plafonnement des allocations familiales, sans la moindre indication du montant du plafond, 66 % des Français y sont favorables. Soit l'exacte proportion de ceux qui n'ont plus entre 25 et 50 ans, la tranche d'âge de ceux qui s'emploient à élever nos chères têtes blondes.
Bref, chaque Français ne voit que midi à sa porte et n'envisage d'efforts que s'ils portent sur le voisin. Le tout sans aucun sens de l'intérêt général. Les résultats du sondage sont clairs : les Français préfèrent prendre le risque de fragiliser une politique familiale - notre seul et dernier atout dans la compétition internationale - pour préserver leur droit à polluer bon marché. Le pire, c'est que leur gouvernement, sans idée, ni courage, risque fort de les suivre. N'en jetez plus. T'as raison Gérard, triste pays.

L'artisan, un héros bien malmené


En refusant de réformer le statut de l'auto-entrepreneur, l'État a confirmé un choix de société : des groupes d'un côté et des bricoleurs de l'autre
L'artisan pourrait être au cœur de tous les discours. Lui qui travaille de ses mains, lui qui dispose d'un vrai savoir-faire, lui qui est installé sur le territoire, lui dont l'emploi ne se délocalise pas, il pourrait être propulsé héros des temps modernes. Comme il a le mérite de plus en plus d'avoir de l'ambition, d'innover, d'oser, il pourrait être paré de toutes les vertus. Les nouveaux artisans ne sont plus de ceux qui se contentent de perpétuer leur savoir-faire. Ils sont capables d'innover, de monter en franchises leurs succès locaux et de les faire prospérer. L'arme anti-crise, là voilà. Elle est là, diffuse sur le territoire, ne demandant qu'à se développer. Il n'y aurait plus qu'à et pourtant… rien du tout !
Promise par François Hollande, la réforme du statut d'auto-entrepreneur n'aura pas lieu. Les métiers du bâtiment sont pourtant soumis à une double concurrence déloyale. Celle défiscalisée et déréglementée des auto-entrepreneurs et celle des grands groupes qui prennent tous les marchés d'importance, la faute à la massification des marchés publics, la faute à une réglementation de plus en plus complexe, taillée sur mesure pour ceux qui disposent de services juridiques permanents.
L'artisanat est pris à la gorge. Trop gros et trop petit à la fois, il est victime, en bas, d'une absence totale de réglementation et, en haut, d'une hyper réglementation. Il est grignoté par les deux bouts. L'État, lui, obsédé par des logiques technocratiques et tenu par quelques lobbys, refuse de voir et de savoir.
Tant pis pour la France. L'artisanat y survivra, mais son potentiel de croissance et de création de vrais emplois est clairement bridé. À Paris, à droite comme à gauche, on préfère des auto-entrepreneurs, presque toujours paupérisés, aux salariés de mieux en mieux protégés de l'artisanat. Un vrai choix de société.

Zone euro : menaces financières et défis politiques

Les ministres des Finances de la zone euro et de l’Union européenne, qui se réunissent aujourd’hui, ont à discuter l’octroi de la première tranche d’aides à Chypre s’élevant à 10 milliards d’euros, mais aussi à analyser la situation dans d’autres « points douloureux » de l’Europe financière. Si l’octroi de la première tranche d’aides à Chypre est déjà une chose décidée, il y a moins de clarté en ce qui concerne d’autres mesures anticrise en Europe, rappelle notre commentateur Petr Iskenderov.

La crise chypriote trahit moins les faiblesses et les lacunes du système financier et bancaire national que l’absence en Europe d’un système économique et financier qui serait clair, transparent et stable.
Ce n’est pas le hasard qu’après Chypre les fonctionnaires européens se sont intéressés au Luxembourg et à l’Autriche, qui sont difficilement qualifiables de pays en difficulté. L’UE a exigé qu’ils rendent transparents leurs systèmes bancaires. La première réaction des deux pays était l’indignation, qui a pourtant vite cédé à la raison : il n’est pas bien d’entrer en conflit avec l’UE, plus précisément avec l’Allemagne.
Les risques de nature purement politiques sont d’ailleurs toujours d’actualité. En Allemagne, les élections législatives, dont les résultats pourraient être imprévisibles, se tiendront en septembre. Quant à l’Italie, depuis deux mois le pays n’a pas véritablement de gouvernement. Au micro Natalia Lessina, responsable du département des analyses du groupe russe ALOR :
« La crise politique en Italie démontre les incertitudes en ce qui concerne les chances de créer un nouveau gouvernement. De nouvelles élections législatives vont peut-être avoir lieu. Cette instabilité montre que mener la politique d’austérité sera assez problématique. Si la situation politique ne se stabilise pas rapidement, cela continuera à produire des effets négatifs sur l’euro ».
Mikhaïl Khazine, président de la société de conseil russe Neokone, est encore plus pessimiste. Dans une interview à La Voix de la Russie il a mis en doute la capacité de la BCE, du FMI et des autres acteurs financiers mondiaux de surmonter la crise.
« La crise ne peut pas être arrêtée. On ne peut qu’essayer de minimiser ses conséquences, au moins certaines. Quant à la crise, il ne fait pas de doute qu’elle va se poursuivre. La cause est dans l’existence du mécanisme assez clair et net de la divergence entre les revenus des foyers et les dépenses de ceux-ci. On pourrait certes continuer à donner de l’argent pendant un certain temps pour que les gens continuent à dépenser plus qu’ils n’en reçoivent. Mais tôt ou tard, ce sera fini ».

Le « mariage » gay adopté au mépris de la France

Le « mariage » gay adopté au mépris de la France


Le week-end, c’est sacré. Bien plus que la famille ou son avenir. C’est la leçon des débats au Sénat qui s’achèvent sous mes yeux et qui ont abouti à l’adoption de la loi Taubira qui repassera bientôt devant l’Assemblée, où il dispose d’emblée d’une majorité bien plus sûre. Tout le reste est littérature… quoique. La résistance va s’accentuer.
Le week-end, c’est sacré. L’hémicycle du Sénat est clairsemé à l’heure des explications de vote. Les tribunes du public sont plus fréquentées ; on y voit des écoliers, amenés là pour vivre « l’histoire », pour toucher du doigt la marche en avant vers plus d’égalité. Ils y ont entendu parler de ce sujet dont saint Paul disait qu’il ne devrait même pas être question dans nos assemblées. Ils y ont constaté le vide des rangs, les larges fauteuils confortables abandonnés par des sénateurs qui ont préféré rejoindre leurs circonscriptions ou aller faire leurs courses alors que l’on touche au tissu même de la société.
Toute la journée du jeudi aura été marquée par des tractations entre la majorité de gauche et l’opposition (incertaine) qui ont été à deux doigts d’organiser un vote en catimini, pendant la nuit, après que l’UMP eût tenté en vain de réduire le nombre de ses intervenants parmi lesquels certains ont bataillé ferme, même si l’obstruction par milliers d’amendements n’a pas eu lieu.
Voici ce qu’en dit Public Sénat : « “On a été dépassé par nos troupes”, avoue Alain Gournac, vice-président du groupe UMP, “beaucoup des nôtres veulent parler”. “Ils nous ont dit : vous ne pensez pas qu’on ne va pas s’exprimer. Ce n’est pas possible. On nous reprochera de ne pas avoir assez combattu”, ajoute-t-il. » Regard coulé vers les électeurs. Mais de là à rester jusqu’au samedi ? Personne n’en avait envie. Le PS parce qu’un conseil national est organisé ce jour-là.
C’est donc un « gentlemen’s agreement » entre UMP et PS qui a finalement abouti à l’idée d’achever la discussion des amendements tard le jeudi soir ou dans les petites heures de vendredi, et de voter ce vendredi en fin de matinée.
La mobilisation des opposants au « mariage » des homosexuels n’y est sans doute pas pour rien : Civitas est venu fidèlement prier tous les soirs depuis lundi ; la « Manif pour tous » a appelé à un rassemblement qui s’est prolongé sous les fenêtres du Sénat jusqu’à la levée de séance ; d’autres groupes – puisque désormais les initiatives sont diverses – ont fait venir leurs troupes devant un Sénat en état de siège.
Le peuple, on l’écoute mais jusqu’à un certain point. Les exactions ubuesques se sont poursuivies. On peut voir sur youtube le film de l’expulsion des jardins du Luxembourg, jeudi, d’un homme qui portait le sweat-shirt de la Manif pour tous avec son logo « contraire aux bonnes mœurs » : un homme, une femme et deux enfants. Sous les yeux éberlués des promeneurs et des touristes, six ou sept policiers le portent vers la sortie. C’est ainsi qu’on impose et qu’on protège le « mariage pour tous ».
Ne nous y trompons pas : c’est une fois adopté, et faute d’avoir souligné à quel point son idéologie victorieuse permettra de bâillonner toute critique morale, religieuse, civique ou sociale du comportement homosexuel ou de l’« homoparentalité », que le projet Taubira permettra une montée en puissance de cette entrave à la liberté de dire le bien.
Tout au long de ce débat, on s’est battu pour la filiation et pour le bien des enfants, et c’est bien, très bien même.
Mais on s’est battu en se gardant à droite et surtout à gauche, en faisant le maximum pour rester sur le terrain de l’adversaire, pour limiter les coups, pour « respecter les personnes » comme ils disent. Le respect des personnes est indispensable. Mais de plus en plus on le confond avec le respect et même l’inclinaison devant leurs erreurs.
C’est une société malade, infirme et largement aveugle qui a engagé, courageusement et avec une combativité inespérée, la bataille du mariage. Mais d’un mariage qui ne représente déjà, pour l’immense majorité, qu’un arrangement certes solennel mais réversible où l’on s’engage trop souvent pour ne pas avoir d’enfants, ou pour en avoir uniquement et parcimonieusement sur commande, ou même juste pour offrir un environnement provisoirement stable pour des enfants déjà là. On s’est battu pour la filiation dans une société qui accorde la même valeur et davantage de secours aux familles « monoparentales », qui admet la création d’enfants in vitro avec des gamètes anonymes. C’est bien de dire « stop ». Mais nous sommes déjà tellement avancés dans la dissociété !
Ce sont ces complicités inavouables ou inconscientes qui ont fragilisé en profondeur le camp du « non » à la loi Taubira, contraint aux demi-vérités : face au rouleau compresseur du totalitarisme gay, au mépris de l’Etat et à la pensée unique développée par les médias, il va falloir autre chose pour faire le poids.

Fier comme un ministre fauché !

François Fillon comme Najat Vallaud-Belkacem nous expliquent qu'ils sont fauchés. Ces numéros de comédiens tentant de jouer les pauvres est la pire insulte que les élus puissent faire au peuple français.


Voilà, la mode est désormais au grand déballage patrimonial des membres de notre « gouverne-ment ». Cela est indigne et ne sert pas à grand-chose. La moralisation n’a rien à voir avec l’exhibition. La vie privée doit-être préservée. Cela n’empêche nullement le pôle financier du Tribunal de Paris par exemple d’avoir en charge, lui, directement le contrôle du patrimoine des élus. Mais ne rêvons pas trop.
Le concours du plus fauché des Ministres !
Fillon se précipite au JT de France 2 pour nous expliquer qu’après 5 ans de poste de Premier Ministre payé 15 000 euros par mois (logé, nourri, blanchi et voiture de fonction) il n’a pas mis un sou de côté. En gérant comme ça ses finances personnelles il ne faut surtout pas lui laisser gérer la France. Alors il est fier Fillon car il est fauché.
De l’autre côté de l’UMP, Copé, lui, va attendre la loi pour publier quoi que ce soit. Il faut dire qu’être riche en France en ce moment c’est mal vu. Voyons, il faut jouer le fauché. Alors que la réussite est positive et que si Monsieur Copé a créé un beau patrimoine à force de travail et d’économie il doit en être fier.
Je suis inquiet pour Najat Vallaud-Belkacem
Là je frémis pour elle mais surtout pour sa famille. Elle va se retrouver dans une situation financière dramatique très prochainement. Il faut vite le lui dire et lui expliquer. La Pauvre ! Elle risque l’expulsion.
Ma chère Najat, vous devez savoir qu’en France il y a plein d’impôts, notamment sur le revenu. En cherchant un peu, j’ai vu que depuis que vous êtes au gouverne-ment, vous gagnez 12 697€/mois. Aucun procès d’intention de ma part, c’est normal vu le travail que vous fournissez pour la collectivité. Mais Najat, voyons, cela veut dire que vous gagnez plus de 150 000 euros par an ! Vous savez, cela vous classe parmi les français les plus riches – ce qui n’empêche nullement d’être socialiste – et cela va vous coûter cher, très cher en impôts, surtout que votre époux Monsieur Vallaud qui travaille comme conseiller chez Montebourg n’est pas non plus au smic.
Bref, Najat, vous avez dit dans les médias que vous n’aviez rien, que vous étiez locataire et que vous aviez péniblement mis 25 000 euros de côté. Mais voyons Najat, vous allez devoir payer au moins 50 000 euros d’impôts l’année prochaine. Il faut vite épargner. Vous ne pouvez pas continuer à dépenser tout votre salaire comme ça. Et puis franchement, une famille de socialiste ne peut pas dépenser 150 000 euros par an. C’est beaucoup trop. Pensez aux français qui vous ont élue et gagnent 980€ net par mois… et vous sur 150 000 euros vous ne métriez de côté que 25 000 euros, sans compter les sous de votre époux ? Non Najat, on ne peut pas déclarer de telles âneries à la télé même si c’est pour faire « fauchée ». Cela ne tient pas la route une seconde.
Ou alors vous êtes la pire des gestionnaires et à ce moment-là votre place n’est pas au gouverne-ment.
Et Fillon qui nous fait pleurer au JT avec Pujadas sur ses deux voitures qui ont plus de 10 ans alors qu’il bénéficie en tant qu’ancien premier ministre d’une voiture de fonction avec chauffeur certainement un peu plus récente et confortable que ses deux guimbardes. 
On ne vous demande pas de jouer les pauvres !
Mais comment pouvez-vous vous tromper à ce point ? Qui vous conseille en communication ? Vous avez donc perdu tout sens des réalités et du simple bon sens. Soyez riches ou pauvres, le peuple s’en fiche tant que tout est bien acquis. C’est le seul sujet. Vos manèges de comédiens tentant de jouer les pauvres désespérément est la pire insulte que vous puissiez faire au peuple de France, car non seulement vous continuez à mentir « droit dans les yeux » mais en plus vous nous prenez clairement pour des crétins.
Vous ne vous rendez même plus compte que vous suintez le fric. Mais bon sang ! Regardez vos costards et vos godasses ! Cela suffit sans même parler de vos montres ! Aucun d’entre vous n’est jamais rentré chez Celio acheter un costard « de Monsieur tout le monde » ! Vous savez ce que c’est Celio ? Ça vous changera de la traditionnelle question stupide sur le prix de la baguette de pain. Ou encore une paire de chaussures chez André ou chez Eram… mais voyons…
Et vous osez, pour une partie non négligeable d’entre vous, jouer à qui sera le plus pauvre pour être le plus populaire…
Alors tant que nous y sommes si vous publiez votre patrimoine, n’oubliez pas les comptes en Suisse, comme Monsieur Cahuzac, si vous n’avez rien mis de côté au bout de plusieurs années de dur labeur politique très convenablement rémunéré il y a de quoi se poser beaucoup de questions sur votre capacité à gérer, ne serait-ce que les comptes d’un ménage, mais surtout sur l’endroit où vous planquez vos sous !
Le choc de moralisation est un choc de bêtises !
Encore une fois nos dirigeants font uniquement du marketing. Mon ennemi est la finance. Le lendemain on est à Londres pour brosser la City dans le sens du poil. Le capitalisme doit-être moralisé. Vous vous souvenez de cette sortie sarkozyste ? Tout le monde applaudit puis rien, strictement rien. Évidemment tout continue comme avant mais en pire. Il va falloir faire une réforme bancaire. Les banques n’ont jamais été aussi tranquilles. Bref, on annonce et on ne fait rien. On raconte uniquement de belles histoires.
Reste une réalité, celle que vit chacun et chacune des Français d’en bas, les vrais, ceux qui habitent « outre-périph » ou en dehors du 7 et 8ème arrondissement.
La croissance il n’y en a pas.
La rigueur devient une réalité pour tous.
Le chômage explose.
L’intégration est en panne.
L’ascenseur social bloqué.
La délinquance en explosion.
Les dégâts sociaux deviennent monumentaux (suicides, immolations etc.).
Le redressement productif ? Une foutaise qui se termine par des privatisations.
Les chocs ? De simplification, de compétitivité ou de moralisation, de simples slogans pour donner un os à ronger à un peuple désespéré dont on se fout ostensiblement.
Voilà l’impasse économique dans laquelle nous nous trouvons, avec au bout une impasse bien évidemment politique.
Messieurs les politiciens, comme le dit le vieil adage populaire plein de sagesse (sans doute populiste), les bons comptes font les bons amis. Vu l’état de vos comptes, je pense que vous n’êtes pas prêts d’être copain avec votre peuple. Pas parce que vous êtes riches ou pauvres. Parce que vous êtes des démagogues sans courage et que vous poursuivez dans la seule voie que vous devriez éviter… celle du mensonge (voir par exemple Anna Hidalgo qui a peur de dire qu’elle gagne 8000 euros, alors elle déclare « pas plus de 5000 » ce qui lui semble plus convenable).
À ce rythme, votre compte est bon, vu que le compte n’y est pas !
Alors comme le résumait si bien Coluche, l’un de nos meilleurs économistes et politologues, « la dictature c’est ferme ta gueule, et la démocratie c’est cause toujours ». Les révolutions c’est quand ni l’un ni l’autre ne fonctionnent.