TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

samedi 6 février 2010

Vers un intéressement collectif pour les fonctionnaires ?

Le gouvernement s'apprêterait à proposer aux syndicats de fonctionnaires un projet d'"intéressement collectif", selon des informations révélées par Le Figaro.
"Un accord cadre sera décliné par ministère et transposé dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale. Il prévoit le versement d'une prime aux services ayant fait le plus preuve d''effort collectif' ou de 'performance collective'", écrit le quotidien. Selon le journal, les critères devraient concerner "l'amélioration du service rendu aux usagers, la maîtrise des coûts, l'amélioration des conditions de travail (baisse du nombre d'accidents…) ou l'environnement (économies d'eau, d'énergie…)".

Autre projet : le "grade à accès fonctionnel", genre de parachute dorée pour les fonctionnaires. Il serait réservé aux fonctionnaires ayant occupé plusieurs années des postes à haute responsabilité et leur permettrait de conserver jusqu'à la fin de leur carrière une rémunération plus élevée que ceux qui n'ont jamais accédé à ces responsabilités.

L’angoisse gagne les marchés boursiers

Les espoirs des gérants, qui, fin 2009, misaient sur une remontée spectaculaire des marchés boursiers, seraient-ils en train de s'évanouir ? Une chose est sûre, la nervosité est plus que palpable sur les marchés financiers. En Asie comme en Europe ou aux Etats-Unis, les places boursières ont ainsi entamé le mois de février sur des reculs significatifs. En cinq séances, entre le 1er et le 5 février, le CAC 40 à Paris a cédé 4,70 %, le Footsie de Londres 2,46 %, tandis que l'Ibex à Madrid a perdu 7,71 % sur la période. Aux Etats-Unis ou à Tokyo, les baisses des indices ont été moins spectaculaires (- 0,55 % pour le Dow Jones et - 1,38 % pour le Nikkei) mais la tendance est là: les investisseurs ont à nouveau peur.
La faute à qui ? Aux déficits publics colossaux de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal ou de l'Italie, surnommés d'une façon pas très sympathique les "pays du Club Med" de l'Europe, ou, plus méchamment, encore les "PIGS" (cochons) ? Au risque d'un éclatement de la zone euro lié aux difficultés de ces pays ? A la situation de l'emploi américain qui peine à se redresser ? Ou à la prise de conscience que l'économie mondiale est encore loin d'avoir surmonté toutes ses difficultés ? Sans doute un mélange de tout cela. "Les inquiétudes sur la dynamique de croissance pour 2010-2011 préoccupaient déjà les marchés. Ces derniers jours, les questions budgétaires des deux côtés de l'Atlantique ont été un élément déclencheur. Surtout en Europe, où l'accord de la Commission sur le budget grec a été perçu davantage comme un accord politique qu'économique", résume Philippe Waechter, responsable de la recherche chez Natixis AM.

Après celle de la Grèce, la situation budgétaire de l'Espagne et du Portugal ont également été jugées préoccupantes par les marchés. Et ces craintes ont été l'étincelle qui a fait vaciller les marchés en Europe à partir de jeudi 4 février. La dégradation des comptes publics, en créant des tensions sur le marché de la dette, a particulièrement affecté les cours des sociétés qui ont beaucoup emprunté. Ces dernières pourraient en effet être parmi les principales victimes de ces turbulences en ayant de plus en plus de mal à se refinancer. Le titre du groupe de BTP espagnol Ferrovial, dont le cours a plongé de plus de 11 % sur la seule séance de jeudi à Madrid, en fait partie.

Les valeurs bancaires ont aussi subi sévèrement ce mouvement de panique. En Italie, les cours d'Intesa Sanpaolo ou d'UniCredit ont perdu plus de 4 % en fin de semaine. En Espagne, le cours de la banque Santander a lui dégringolé de près de 10 % jeudi, le marché ignorant totalement les résultats annuels pourtant solides publiés le même jour par l'établissement.

Outre-Atlantique aussi, les investisseurs ne sont pas franchement rassurés. Si les Etats-Unis se sont toujours plus ou moins accommodés d'un déficit public colossal, le discours du président Barack Obama, faisant savoir que des mesures de soutien à l'économie étaient encore nécessaires, a démontré, à qui l'ignorait encore, que la situation du pays n'est pas encore totalement satisfaisante.

Les derniers chiffres de l'emploi ont illustré la convalescence difficile de la première économie mondiale. Les investisseurs ont ainsi appris, jeudi, que les inscriptions hebdomadaires au chômage étaient remontées à 480 000, contre 455 000 attendues. Et vendredi, le ministère du travail a fait état de nouvelles destructions d'emplois (20000) en janvier, alors que les investisseurs espéraient que l'économie serait à même d'en créer à nouveau.
Une consolation, toutefois, le taux de chômage a reculé à fin janvier, passant de 10 % à 9,7 %. Une baisse paradoxale qui peut s'expliquer par le fait que les Américains sont moins nombreux à cumuler désormais deux emplois. En prenant acte de cette reprise globalement mollassonne, les marchés ont sanctionné les valeurs cycliques, plus sensibles à la conjoncture économique, sur toutes les places boursières: industrie, automobile, sidérurgie… Les seules bonnes surprises de ces derniers jours sont venues de l'Asie et du secteur du luxe. Dans la foulée d'autres grands noms du luxe mondial, les français LVMH et Hermès ont annoncé jeudi et vendredi des ventes en hausse au quatrième trimestre, laissant entendre que le gros de la crise pourrait être passé pour le secteur. L'appétit grandissant des Chinois pour les produits haut de gamme étant l'une des principales raisons de cette embellie.
Claire Gatinois

vendredi 5 février 2010

L'Etat va-t-il brader le patrimoine historique français?

Le projet de loi permettant de céder les monuments nationaux aux collectivités territoriales peut laisser craindre un démantèlement du patrimoine. Etat des lieux, après la censure du texte par le Conseil constitutionnel.

Le Mont-Saint-Michel vendu à un émirat. Le drapeau russe flottant sur Notre-Dame de Paris. Le domaine royal de Saint-Cloud annexé par des cow-boys texans... On n'est pas passé loin du cauchemar ! Certes, personne n'aurait sans doute osé aller jusque-là. Pourtant, tous ces scénarios catastrophe auraient été légalement possibles si les parlementaires n'avaient amendé, au dernier moment, un abracadabrant projet de loi concocté par Matignon. Et finalement retoqué par le Conseil constitutionnel.

Etait-ce vraiment une bonne idée d'imaginer, à l'heure des soldes d'hiver, brader les monuments nationaux pour soulager les caisses de l'Etat dans un pays où, chaque année, des millions de Français se ruent aux Journées du patrimoine ? Sans doute pas. Or rien ne prouve, malgré le tollé, que François Fillon y ait renoncé. Bien au contraire !

L'affaire a éclaté en novembre 2009, lorsque députés et sénateurs ont découvert que le gouvernement avait glissé, dans le projet de loi de finances 2010, l'article 52, stipulant qu'un monument national pouvait être transféré par l'Etat à une collectivité territoriale. Gratuitement et n'importe quand. Cela avec le simple accord d'un préfet. Pis, selon ce texte initial, ladite collectivité pouvait même, si cela lui chantait, vendre ensuite au prix qu'elle souhaitait ce bâtiment à un opérateur privé. Indignation générale. Au point que Jean-Jacques Aillagon lui-même, ancien ministre de la Culture de Jacques Chirac et président de l'établissement public de Versailles, monta au créneau contre sa tutelle.

Quel paradoxe ! A l'heure où Nicolas Sarkozy s'apprête à créer sa "Maison de l'Histoire" et où Eric Besson prétend lancer les Français sur les traces de leur identité nationale, jamais, depuis Malraux, le statut des lieux de mémoire n'a été si malmené. L'Etat brade ses biens à tout-va. Et les établissements culturels publics, comme Versailles ou le Louvre, sont plus que jamais soumis aux lois de la rentabilité touristique. "Une dysneylandisation !" tonnent les plus critiques.

Le dossier apparaît d'autant plus explosif qu'il est aussi très politique. Désavoué par Matignon, Frédéric Mitterrand, attaché à la pérennité du patrimoine national, n'aimerait pas rester dans l'Histoire comme le fossoyeur des lois Malraux. Même si, jusqu'ici, son silence fut assourdissant, il n'a pas ménagé sa peine en coulisses pour faire amender, avec l'aide des sénateurs, ce fameux article 52. Et son interview laisse à penser qu'il est bien décidé à se battre.

Quels monuments garder, lesquels transférer ?

Reste à savoir quelle est sa marge de manoeuvre, quand beaucoup affirment qu'il lui a été imposé, par exemple, de céder le domaine royal de Saint-Cloud au département des Hauts-de-Seine, fief de Jean Sarkozy et de Patrick Devedjian, qui lorgnent depuis longtemps sur cette propriété d'exception.

Sur le fond du dossier, la question centrale est simple : comment continuer à entretenir d'innombrables monuments nationaux quand l'Etat n'a plus les moyens d'assumer seul cette charge ? Faute d'argent, nombre d'églises sont fermées au public - voire détruites - car elles menacent ruine. Sans parler du Panthéon, qui s'effondre ! La tentation est donc grande de lever les garde-fous, afin de se débarrasser de bâtiments publics, même emblématiques, comme ce fut le cas pour l'hôtel de la Marine, à Paris. Mais cela fait-il une politique culturelle ? Evidemment non, surtout quand les réponses à apporter sont complexes.

"On ne peut refuser, par principe, le transfert de certains bâtiments, reconnaît Jacques Legendre, président de la commission culturelle du Sénat. Les régions sont souvent plus aptes que l'Etat à gérer sur place les monuments." De fait, les collectivités possèdent déjà un patrimoine historique très important, avec, par exemple, la responsabilité de chefs-d'oeuvre aussi prestigieux que la saline royale d'Arc-et-Senans (Doubs), classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, ou le théâtre antique d'Orange (Vaucluse). Mais quels monuments garder ? Lesquels transférer ? Comment s'assurer que ceux qui partiront ne seront pas revendus dans des conditions opaques par des élus indélicats ? "Il faut se mettre autour d'une table et discuter", insiste le député Nicolas Perruchot (Nouveau Centre). Car le patrimoine peut aussi, parfois, rapporter gros. Une étude du ministère de la Culture a prouvé que 1 euro investi en dégage 20, à terme, si l'on prend en compte les effets induits en matière de tourisme ou d'emploi.

L'avenir est au partenariat public-privé

Il n'est donc pas certain que l'Etat fasse toujours une affaire en cédant gracieusement ses biens, comme l'explique Isabelle Lemesle, la présidente du Centre des monuments nationaux (CMN) : "Si nous perdons le Mont-Saint-Michel ou les remparts de Carcassonne (voir page 95), qui va compenser le manque à gagner ?" Car au CMN, les lieux rentables servent à financer l'entretien des autres. Or, sauf exception, les collectivités ne sont attirées que par ce qui rapporte, comme par exemple le château du Haut-Koenigsbourg, en Alsace (voir ci-contre). Tous les spécialistes en sont persuadés : l'avenir est au partenariat public-privé. Et l'exemple de la prochaine réhabilitation de l'hôpital Richaud, à Versailles, en lieu de vie quotidienne le prouve.

Jusqu'où les Français sont-ils prêts à payer ?

Mais le meilleur filon à explorer reste encore le portefeuille des Français. "Ils n'ont jamais autant donné qu'en 2009", se félicite Frédéric Néraud, directeur de la Fondation du patrimoine, qui, grâce à des collectes, essentiellement dans les zones rurales, permet, avec le soutien conjugué de l'Etat, d'aider à restaurer des bâtiments auxquels les Français sont attachés. "Beaucoup sont prêts à payer pour sauver leur église, un moulin, un château, ajoute Frédéric Néraud. On le voit sur le terrain : en période de crise, les gens sont en quête de racines, d'identité. Et contrairement à une idée reçue, le patrimoine est une question très moderne, qui transcende les clivages habituels." Reste à savoir jusqu'où les Français sont prêts à aller pour sauver leur passé collectif. Et humaniser leur avenir.

En 2012, DSK l'emporterait sur Sarkozy

C'est un sondage CSA pour l'hebdomadaire «Marianne» qui l'affirme...
La campagne pour la présidentielle de 2012 n’a pas encore commencé que déjà un sondage CSA pour l'hebdomadaire Marianne donne Dominique Strauss-Kahn vainqueur face à Nicolas Sarkozy au second tour.Un tel duel serait à l'avantage de l'actuel directeur du FMI, qui l'emporterait par 52% contre 48%. En revanche, si l’actuel président de la République devait être opposé à Martine Aubry, il gagnerait à 52% des suffrages exprimés, contre 48% pour la première secrétaire du PS.


Nicolas Sarkozy en tête au premier tour

Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête, quel que soit le candidat du PS: 32% si c'est Martine Aubry, 29% si c'est Dominique Strauss-Kahn. L’un et l’autre se hisseraient respectivement à 19% pour la première secrétaire et 22% pour le directeur du FMI.

Ce sondage retient l'hypothèse d'une candidature de Dominique de Villepin, qui obtiendrait 10% des suffrages quel que soit le candidat PS. Le président du MoDem François Bayrou recueillerait 12% si Martine Aubry était en lice, 10% si DSK représentait le PS.

Olivier Besancenot à 5 ou 6%

Pour les Verts, Cécile Duflot obtiendrait 8% dans l'hypothèse Aubry, 9% dans l'hypothèse DSK. Dans les deux cas, Marine Le Pen (FN) est créditée de 9%, Marie-George Buffet (PCF) de 3% et Nathalie Arthaud (LO) de 1%.

Le score d'Olivier Besancenot varie quant à lui d'un point: il obtiendrait 7% en cas de candidature Strauss-Kahn, 6% en cas de candidature Aubry.
B.D. avec agence

IL MÈNERAIT LA MÊME POLITIQUE QUE SARKOZY, LES FRANÇAIS SONT TELLEMENT CONS QU'ILS PENSENT ENCORE QU'IL EST DE GAUCHE !!!!

Pete Townshend

Le guitariste des Who s'est bâti une légende en démolissant son instrument sur scène à la fin de ses concerts, mais lui, il semble indestructible. A soixante-quatre ans, l'auteur de « I Can't Explain » et de plus de cent autres chansons du groupe fondé en 1964 à Londres se produira dimanche avec ses partenaires pour animer la mi-temps lors de la finale du Superbowl de football américain à Miami. L'ancien de Woodstock et des festivals de l'île de Wight, que ses parents, eux-mêmes rockers acharnés, mirent à la guitare électrique à douze ans, a perdu sa tignasse et modère ses célèbres moulinets du bras, mais la puissance de ses solos, inscrite un temps au « Guinness des records », continue d'atteindre des sommets. Le pionnier du synthétiseur ne les entend cependant qu'à moitié, car les décibels ont fini par entraver son audition. Ce timide complexé par sa haute taille et son appendice nasal proéminent, qui l'ont fait comparer à « un nez sur un bâton » par le chanteur du groupe Roger Daltrey, affirme se retrouver dans un état second dès qu'il monte sur scène, une énergie longtemps dopée par l'alcool et la drogue. Au soulagement de ses fans, ses excès n'auront pas suffi à donner satisfaction à celui qui, dans son tube « My Generation », clamait « J'espère mourir avant d'être vieux », une formule dont les punks ont fait leur slogan.

Frédéric Mitterrand: "On ne transformera pas l'Arc de triomphe en parc Astérix"

Après la censure du projet de loi permettant de céder les monuments nationaux aux collectivités territoriales par le Conseil constitutionnel, le ministre de la Culture sort de son silence dans L'Express. Pour lui, l'objectif essentiel reste la valorisation du patrimoine, mais il ne laissera pas faire n'importe quoi.

Il semble que vous ayez été peu concerné par l'élaboration de l'article 52, très contesté, sur la cession des monuments nationaux aux collectivités locales.

Je suis surpris que vous disiez cela. J'ai été, au contraire, très présent. J'ai rapidement fait savoir aux parlementaires ma position, qui est très simple. Le patrimoine est un ensemble vivant : il doit être mis en valeur et l'Etat n'est pas toujours le mieux placé pour le faire. Il doit conserver les éléments les plus emblématiques, ceux qui sont essentiels à la valorisation de l'histoire de la nation. Mais il n'est pas question de transformer l'Arc de triomphe en parc Astérix ! Dans bien des cas, les collectivités territoriales, lorsqu'elles présentent un projet qui garantit la pérennité du patrimoine, sont mieux à même d'en assurer la mise en valeur. Le souhait de valoriser ce secteur me semble légitime quand il s'agit de créer des emplois ou d'améliorer la vie économique. Au ministère de la Culture de veiller à ce que ces transferts se fassent dans la transparence et dans le respect du patrimoine commun.

Tout cela va à rebours de ce que prévoyait initialement l'article 52, conçu à Matignon, qui se passait de l'avis de votre ministère !

Ne vous méprenez pas sur les intentions du gouvernement. Le Premier ministre a souhaité donner la possibilité et la liberté aux collectivités locales qui le souhaitent de prendre la responsabilité d'un monument qui est partie intégrante de l'identité d'une région, d'un département ou d'une commune. Rien n'est automatique, tout doit se faire en concertation. L'Etat pourra dire non lorsque les projets ne sont pas au niveau. Mais les élus locaux qui, depuis vingt ans, ont souhaité valoriser la richesse de leur patrimoine l'ont fait de façon responsable.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Je souhaite que l'on continue de discuter dans le cadre parlementaire. Et si, comme cela ne va pas tarder, un nouveau projet de loi est présenté, j'espère obtenir un texte conforme aux grands axes que je vous ai exposés, qui ont été approuvés par le gouvernement, et avec lesquels de plus en plus de députés et sénateurs semblent d'accord. Ma méthode n'est pas une méthode people, comme le sous-entendent certains journaux. Je vais à la rencontre des Français dialoguer dans le calme. Mon autre principe est de me rendre sur le terrain pour juger par moi-même.

Selon quels critères les transferts doivent-ils être opérés ?

Chaque cas doit être étudié par les services du ministère, qui s'entourera de tous les avis nécessaires, et je consulterai également les organisations syndicales chargées de défendre les agents travaillant dans ces monuments.

L'Etat a-t-il encore les moyens d'entretenir son patrimoine ?

Oui, à condition qu'il le fasse avec rigueur sans méconnaître une gestion économique moderne. On dispose chaque année de 400 millions d'euros pour le patrimoine et le plan de relance a bénéficié également à mon ministère. On peut trouver des solutions économiques pour certains bâtiments, qui n'ont plus vocation à se trouver dans le périmètre de l'Etat. Nous avons un patrimoine énorme en France, et pas seulement à la Culture, mais aussi à la Défense, à la Justice ou à l'Agriculture : des tribunaux, des casernes, des châteaux...

L'Etat doit-il céder ses monuments gratuitement ?

S'il n'a pas les moyens d'entretenir tel ou tel bâtiment non "stratégique" et si une collectivité locale propose de s'en charger avec un vrai projet culturel, pourquoi pas ? A condition que ce bien reste dans le domaine public.

jeudi 4 février 2010

PRÉSIDENTIELLE 2012 - DSK pourrait "se reposer la question dans certaines circonstances"

"La croissance est de retour, plus vite et plus forte que prévu, mais la crise n'est pas terminée." C'est le constat du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Le socialiste évoque sur RTL plusieurs raisons. D'abord, "le chômage", qui "est encore là". "Dans beaucoup de pays industrialisés, il va continuer à augmenter, pas en Asie, où les choses vont plus vite, mais aux États-Unis et en Europe. (...) Il ne faut donc pas que les États mettent un terme à leurs plans de soutien de l'activité. Les gouvernements doivent désormais recentrer ces stimulus sur l'emploi", prévient Dominique Strauss-Kahn.

Selon lui, ces mesures de soutien sont des mesures de court terme. Sur le moyen terme et le long terme, il faut mettre en place des programmes de réduction des déficits publics. "Il faut que les gouvernements annoncent comment, au cours des années qui viennent, ils vont réduire leur dette", ajoute-t-il, évoquant également "la situation très sérieuse" que connaît aujourd'hui la Grèce.

Le pays, qui a brutalement revu à la hausse, en octobre, ses statistiques de déficit pour 2009, révélant l'état catastrophique de ses finances publiques, a été mis sous surveillance étroite mercredi par la Commission européenne. "L'État grec n'est pas au bord de la banqueroute", tente de rassurer Dominique Strauss-Kahn, qui précise : "La zone euro n'est pas fragilisée. C'est la première épreuve que la zone euro traverse, mais elle l'a traversera. J'ai plutôt confiance."

Revenant sur le terrain de la politique française, Dominique Strauss-Kahn, désigné leader politique le plus aimé des Français dans le dernier sondage Ipsos- Le Point paru en janvier et souvent interrogé sur son désir de se présenter à l'élection présidentielle, affirme qu'à ce jour, il a "l'intention" de faire son mandat, mais qu'il pourrait "se reposer cette question dans certaines circonstances". "Aujourd'hui, la question ne se pose pour aucun des autres candidats potentiels à l'élection présidentielle. Il n'y a aucune raison qu'elle se pose à moi. Donc, je comprends qu'on se pose cette question (mais) vous comprenez que je n'y apporte pas de réponse aujourd'hui", a-t-il insisté. Son mandat à la tête du FMI court jusqu'en novembre 2012, année de l'élection présidentielle en France. Or certains socialistes, Martine Aubry, première secrétaire, en tête, souhaitent voir les primaires organisées "entre mai et la fin de l'année" 2011.

Le radar "vitesse moyenne" : l’arme fatale est pour demain

Une nouvelle génération de radar verra le jour l’an prochain en France, complémentaire des radars fixes ou embarqués. Cet appareil permettra de contrôler la vitesse non pas à l’instant T mais en moyenne sur un itinéraire de plusieurs kilomètres.
La déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Michèle Merli, précise que ce dispositif, en cours d’homologation,
aura vocation à être installé dans des zones accidentogènes, pas forcément sur l’autoroute. Mais plutôt dans des tunnels,
sur des ponts, axes secondaires, etc. C’est le Centre d’études techniques de l’équipement (Cete), basé à Aix, qui a mis au point le prototype. Son nom de code ? Scalp…

"Scalp", c’est une arme fatale. Ce n’est pas le nom d’un célèbre Peau-rouge ou celle
d’une historique chevauchée. C’est le
nom de code, résolument guerrier, d’un prototype de radar, dit de "vitesse moyenne", appelé aussi radar de "tronçon". Avec cette nouvelle boîte à PV, aucune tête ne dépassera. La conduite sera d’une rigueur automatique : ce nouvel appareil, que le gouvernement envisage de déployer d’ici 2011, mesurera à quelle vitesse vous avez roulé entre deux points. Imparable.

Le but ? Améliorer la sécurité routière et « gagner des vies. Chaque année, 1 000 peuvent être épargnées », répète Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière. « Le dispositif fera perdre des points mais nous fera gagner des vies ! Nous en avons gagné 12 000 en quelques années et on a évité 100 000 blessés. » Elle défend « l’équité de la sanction car avec ce système les grands excès de vitesse sont verbalisés ». Royaume-Uni, Autriche, République Tchèque, Italie, Pays-Bas, Allemagne, Australie et Norvège testent ce dispositif. Des radars "tronçon" sont déjà expérimentés depuis 2003 en France sur l'A10 au nord d'Orléans. Le principe : au moins deux caméras sont installées sur deux ponts distants de 10 à 20 km - sans bretelle de sortie - détectant les véhicules et indiquant sur un panneau lumineux aux automobilistes qu'ils roulent trop vite. C’est la version pédagogique. Elle sera conservée mais « il y aura aussi la version répressive.

Ce radar aura vocation à être installé dans des tunnels ou des ouvrages d’art (ponts, passerelles…) "accidentogènes". Ce ne sera pas un système dédié aux autoroutes mais plutôt aux routes et au réseau secondaire. » Michèle Merli précise que les implantations seront décidées en concertation menée par les préfets avec les collectivités. Ce radar "tronçon", en voie d’homologation, a été mis au point avec le Centre d'études techniques de l'équipement (Cete) Méditerranée, basé à Aix-en-Provence. Le ministère des Transports a confirmé ce projet à la suite d’une question écrite du député UMP du Val d'Oise, Georges Mothron, au Journal officiel. « C’est moins dangereux que les radars classiques : il n'incite pas les automobilistes roulant à des vitesses excessives à ralentir de manière brusque à l'approche des radars automatiques ». Pas de redoutables "stop and go". « Cela semble moins piégeux », souligne Laurent Hécquet, directeur général de 40 millions d’automobilistes. « La vitesse n’est pas la première cause d’accident contrairement à la somnolence et le non respect des distances de sécurité. Ce système stressera davantage les automobilistes surtout sur autoroutes qui n’enregistrent que 5 % des tués ».

Deux failles juridiques
Rémy Josseaume est président de la commission juridique de l’association nationale "40 millions d’automobilistes" qui fédère
26 automobile clubs et 360 000 adhérents. « La problématique est double. Premièrement, la législation n’est pas adaptée », affirme l’auteur de plusieurs livres de références sur le sujet. « Aujourd’hui, elle permet de sanctionner une vitesse à un endroit précis. Mais pas une vitesse continue dans le temps. » Il faudra donc modifier la législation si l’on veut utiliser ces radars "tronçon".

Deuxièmement, toujours selon le juriste, sur une portion de route de 20 km par exemple, que se passe-t-il si l’on change de conducteur ? « Qui est responsable de quoi ? » D’autre part, pour Rémy Josseaume « la multiplication des radars ne repose sur rien. L’administration pense qu’elle envoie ainsi un signal pédagogique fort ; que plus de radars, c’est moins d’infractions. Si c’était le cas, on le verrait depuis 2003… C’est l’inverse qui se produit. »

Selon les spécialistes de 40 millions d’automobilistes, actuellement 8 à 9 millions de PV sont distribués chaque année par les radars, fixes et mobiles. Ce chiffre sera porté à 25 millions de PV / an quand l’ensemble des 5 000 radars seront installés. Si l’on ajoute les 15 millions de PV qui sanctionnent les autres infractions au Code de la route, on atteint 40 millions de PV par an. « Cela signifie que statistiquement chacun des 40 millions de conducteurs français aura au moins reçu un procès-verbal dans l’année… »

Rémy Josseaume ajoute 2010 et 2011 seront révélatrices : le maillage de radars automatiques en France sera complet. Il a été imaginé principalement pour réduire les grosses infractions. Aujourd’hui, ceux qui perdent leur permis sont en majorité des gens qui ont commis des petites infractions leur coûtant 1 ou 2 points. « Le dispositif touche donc les plus petits. » l

L’association a lancé un appel à témoins en octobre en vue d’une action collective contre l'État auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme. Pour elle, le commissaire de police, qui reçoit les réclamations à propos de PV, n'a pas à juger de la pertinence du dossier. C'est au juge de proximité de le faire. Dix dossiers seront déposés courant mars.


Olivier SCHLAMA

Apple devient numéro 2 des mobiles en France

Grâce à son très prisé iPhone, la firme à la pomme a conquis 20% du marché français en valeur. Elle supplante Nokia et donne du fil à retordre à Samsung, le champion des portables dans l'Hexagone.

Un raz de marée. Les ventes d'iPhone ont pulvérisé tous les records en France l'an dernier. La demande est si forte pour les différentes variantes du téléphone mobile d'Apple (les modèles 3G et 3GS avec une capacité de stockage de 16 ou 32 Go) qu'il s'en est vendu environ 2 millions pour l'année 2009 dans l'Hexagone, un record en Europe. Résultat, Apple s'est hissé à la deuxième place du marché français, en valeur entre Samsung et Nokia. Pourtant, l'entreprise de Cupertino se hisse juste à la cinquième place en volume.

Cette explosion s'explique par la décision de l'autorité de la concurrence de casser l'exclusivité de la vente des iPhone par Orange. Du coup, au printemps, SFR, Bouygues Telecom et les autres distributeurs se sont engouffrés dans la brèche. Grâce à cette bouffée d'air, les ventes de mobiles en France «ont légèrement progressé, entre 0,2% et 0,4% en volume, à 23,6 millions d'exemplaires en France», explique Matthieu Cortesse du cabinet d'études GfK. Alors que, dans le même temps, le marché mondial a reculé de 10%.

Tous les fabricants se frottent les mains : la hausse du marché français, en valeur, est encore plus soutenue. «Autour de 4% à 5%, à plus de 2 milliards d'euros», estime Denis Morel, le directeur des mobiles de LG en France qui a enregistré une hausse de ses livraisons de près de 50%. Samsung, le numéro un du marché français et deuxième mondial, a également enregistré une progression. «Nous avons flirté avec la barre des 10 millions d'unités vendues, grâce au PlayerOne et toute la gamme Player», assure David Eberlé, directeur des mobiles chez Samsung France. Mais le champion dans l'Hexagone a souffert de la concurrence du smartphone d'Apple.

Simplicité et subventions

La raison du succès est simple à expliquer. Apple a pris la moitié du marché français des 3,6 millions de smartphones, conçus pour l'Internet mobile et plus coûteux que les simples portables. «Ce segment du marché a presque doublé en 2009. Il devrait croître de près de 80% cette année», avance Matthieu Cortesse. La simplicité d'usage de l'iPhone est pour beaucoup dans son succès. Ses subventions, autour de 310 euros, également. «Ce montant est supérieur à celui accordé aux autres smartphones», dénoncent ses concurrents. De ce fait, Nokia, le numéro un mondial, malgré une bonne demande pour son mobile intelligent N97 et d'autres modèles de sa gamme, doit se contenter de la deuxième place du marché français des smartphones et de la troisième position des mobiles en France. Enfin, Research in Motion a augmenté le poids du BlackBerry grâce à des offres bloquées en faveur des jeunes, lancées par les opérateurs.

La concurrence s'aiguise

Les perspectives pour les smartphones excitent les industriels. Samsung, qui s'est contenté d'un maigre 5% des ventes des mobiles intelligents l'an dernier, espère en écouler «4 millions en France en 2010». Le sud-coréen veut proposer une large gamme, équipée du système d'exploitation Android de Google, Windows Mobile de Microsoft ou de son propre logiciel Bada. Sony Ericsson, qui a cédé du terrain, espère se relancer grâce à «Vivaz» et d'autres concurrents de l'iPhone. Enfin, Nokia vient de proposer un service gratuit de cartographie pour les smartphones, «face à Google», explique François Bornibus, directeur général de Nokia en France. Chacun fourbit ses armes pour prendre sa revanche en 2010. Et le marché attend l'arrivée du Nexus One de Google.

Mais le mobile d'Apple ne semble pas prêt de flancher… même s'il a subi un léger déclin de sa part de marché aux États-Unis fin 2009.

Les 80 propositions de Merkel et Sarkozy

Paris et Berlin affichent leur ambition dans six domaines principaux de coopération. La France soutiendra notamment l'Allemagne pour l'obtention d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour leur feuille de route commune, peaufinée depuis plusieurs mois, laborieusement parfois, Paris et Berlin ont affiché leur ambition d'aboutir à des mesures, quatre-vingts au total, qui ne se limitent pas à des symboles, moins encore à des «gadgets». La dimension symbolique ne sera toutefois pas absente, ce jeudi matin à l'Élysée, puisque les deux gouvernements au grand complet se réuniront sous la houlette de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel dans le salon Murat, cadre du rituel Conseil des ministres du mercredi matin. À l'avenir néanmoins, cet aréopage conjoint, dont c'est jeudi la douzième rencontre, ne comptera finalement pas le fameux «ministre franco-allemand», idée un peu hâtivement lancée par Paris et que Berlin a rejeté pour des raisons politiques et institutionnelles. En revanche, les deux secrétaires d'État aux Affaires européennes se présenteront, une fois par an, devant le Conseil des ministres conjoint et pourront participer, au cas par cas, aux réunions de cabinet du partenaire.

Voilà pour les symboles. La déclaration que les deux dirigeants présenteront jeudi matin se veut, quant à elle, un «agenda ambitieux et concret», selon l'Élysée, destiné à relancer les relations franco-allemandes au cours des dix années à venir. Le projet initial remonte à un dîner, fin octobre, entre le président de la République et la chancelière. Des pistes d'intérêts communs ont alors été lancées. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en ont reparlé le 9 novembre à Berlin lors de la commémoration de la chute du Mur et deux jours plus tard, à Paris, lors de l'anniversaire de l'Armistice. Les deux ministres, Pierre Lellouche et Werner Hoyer se sont ensuite mis au travail : leur boîte à idées, plus ou moins facilement remplie, sur fond de convergences face à la crise mais aussi de différences d'approche «culturelles» concernant la politique économique, a fini par contenir quarante mesures. Le document a été solennellement présenté le mois dernier aux deux têtes de l'exécutif de chaque côté du Rhin. Cette première liste de projets a ensuite été «moulinée» puis élargie au cours d'un travail interministériel à nouveau validé au sommet.
Meilleure gouvernance

Le résultat, dévoilé ce jeudi matin, consistera en un long document de quatre-vingts propositions dans six grands domaines de coopération : l'économie, les finances et l'emploi ; l'environnement et l'énergie ; l'innovation, la recherche et l'éducation ; la politique étrangère, la sécurité et la défense ; le rapprochement des sociétés civiles ; la dimension institutionnelle. Dans le domaine économique, le maître mot, décliné en une série d'initiatives, visera à développer la «convergence» des analyses et des politiques, notamment sur la question cruciale du déficit budgétaire (3 % du PIB en Allemagne contre près de 8 % en France), sur laquelle les deux pays affichent des priorités discordantes.

Paris et Berlin entendent aussi renforcer leurs efforts pour une meilleure gouvernance au sein du G20 et du FMI et approfondir le dialogue entre les entreprises et les partenaires sociaux des deux côtés du Rhin. Pour les énergies renouvelables, des projets communs seront développés au sud de la Méditerranée (plan solaire). En éducation, l'ambition est de multiplier par vingt d'ici à 2020 les doctorants dans le cadre de l'université franco-allemande ; les instituts de recherches, tels Max-Planck et le CNRS, renforceront leurs liens.

En politique étrangère, Paris soutiendra Berlin pour l'obtention d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. La coopération policière et la lutte contre le trafic de drogue seront développées, de même que la coordination des politiques en matière migratoire. Les échanges de jeunes, dans le cadre de l'Ofaj, recevront une nouvelle impulsion, un volontariat civique franco-allemand sera mis en place, etc. Une profusion d'initiatives que l'on s'efforçait aussi, mercredi à l'Élysée, de replacer dans le cadre européen. Dans nombre de domaines, comme l'intégration des politiques énergétiques, le duo franco-allemand ne pourra faire bande à part au sein des Vingt-Sept.

FERRAN ADRIA – Le meilleur chef au monde dépose ses couteaux

Le chef catalan Ferran Adria, élu plusieurs fois meilleur cuisinier au monde, va fermer pendant deux ans son célèbre restaurant El Bulli. Pourquoi ? Lassé d'être le chef de file de la très controversée cuisine moléculaire, il a besoin de renouveau
Ferran Adria Acosta (AFP) est né en 1962 en Catalogne (Espagne). A l'âge de 20 ans, la cuisine le rattrape lorsqu'il finance ses études de commerces en faisant des pizzas l'été à Ibiza. En 1983, il commence son apprentissage au restaurant El Bulli à la plage de Montjoi, près de Rosas dans la province de Gérone. L'année suivante, il devient chef de l'établissement avec le chef Christian Lutaud. Après des années passées à maîtriser la cuisine catalane, Ferran Adria se lance au début des années 1990 dans une aventure qui va révolutionner le monde de la gastronomie : la cuisine moléculaire.

Le pape de la cuisine moléculaire
Le chef catalan revisite l'art de la cuisine en y alliant des nouvelles technologies et de nouvelles textures, notamment grâce à l'usage d'additifs ou d'azote liquide. Ses spécialités, le caviar d'huile d'olive au jus d'anchois, la nougatine aux algues ou encore les moules sphériques au bacon, ont de quoi surprendre, c'est d'ailleurs cela qui plaît aux gastronomes et aux critiques. Le très sélect magazine culinaire britannique Restaurant consacre El Bulli "meilleur restaurant au monde" en 2002, 2006, 2007 et 2008. Le chef obtient également trois étoiles au Michelin, de quoi attirer les touristes de la bonne chère. Mais le cuisinier catalan sait faire patienter les convives. Il affine pendant 6 mois dans un atelier de Barcelone les recettes qu'il servira le reste de l'année. El Bulli n'est en effet ouvert que la moitié de l'année à seulement 8.000 invités, sélectionnés parmi 2 millions d'aspirants leveurs de fourchette. Certains affirment joindre des lettres de motivation à leur demande pour avoir l'honneur de débourser 200 euros afin de déguster une série d'une vingtaine de plats.

Le chef fait une pause
Présent à la conférence de haute gastronomie Madrid Fusion, le cuisinier âgé de 47 ans a annoncé qu'il s'accordera une pause de 2 ans. "On ne servira pas de repas à El Bulli en 2012 et 2013. Mais El Bulli ne ferme pas", a-t-il expliqué. Cet arrêt brutal ne sonne pour autant pas la fin de sa carrière, bien qu'il y ait pensé, mais une quête de renouveau. "Ce ne seront pas deux années sabbatiques, j'ai besoin de temps pour décider comment sera l'année 2014. Nous voulons marquer cette année 2014 et je sais que quand je reviendrai, ce ne sera pas pareil", souligne le chef catalan, visiblement épuisé par les 15 heures quotidiennes de travail. "C'est comme si on demandait à Galliano d'aller à l'usine", ironise-t-il.

Le cuisinier ne fait pourtant pas l'unanimité
Le meilleur chef au monde ne se sentirait-il pas plutôt menacé ? Des critiques se sont élevées ces dernières années contre le pape de la cuisine d'avant-garde. Son collègue catalan, Santi Santamaria, lui a récemment reproché de "remplir les assiettes de gélifiants et d'émulsifiants de laboratoire" présentant un "problème pour la santé publique". Ferran Adria révoque pourtant que sa décision ait une quelconque relation avec ces attaques : "On nous critique en permanence. Et on critiquera aussi cette décision de ne pas ouvrir pendant deux ans."
En attendant qui pour prendre la relève ? Le chef britannique Heston Blumenthal, passé lui aussi maître dans l'art de l'expérimentation culinaire, pourrait récupérer la première place laissée vacante par le génie catalan

mercredi 3 février 2010

Élections régionales: 33% UMP, 22% PS, 15% écologistes

La liste Nouveau Centre/UMP/MPF recueillerait 33 % des intentions de vote pour les élections régionales de mars, devant le Parti socialiste à 22 % et Europe-écologie-Verts à 15%, selon un sondage CSA* pour Le Parisien Aujourd'hui en France.

L'abstention, les bulletins blancs ou nuls concerneraient 49 % des sondés contre 51 % en octobre dernier. En octobre dernier, les intentions de votes étaient de 31% pour La liste Nouveau Centre/UMP/MPF qui progresse de 2 points, 21 % pour le PS (+1) et 17 % (-2 pour les écologistes).

Après ce trio de tête, les autres formations sont créditées de moins de 10% des intentions de vote: 9% pour le MoDem (+1), 7% pour le FN qui perd 1 point, 6% pour le Front de gauche (PCF-PG), qui ne bouge pas alors que le NPA perd 1 point à 5% et que LO reste à 3 % des intentions de vote.

*Sondage CSA réalisé par téléphone les 13 et 14 janvier auprès de 880 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

Ile-de-France: la gauche battrait Pécresse par 52%

Le PS sortant Jean-Paul Huchon ou la Verte Cécile Duflot remporteraient les régionales en Ile-de-France par 52 % contre 48 % pour l'UMP Valérie Pécresse, selon un sondage Ifop-Maximiles pour le jdd.fr.

Ce taux est le même, selon que le président socialiste du conseil régional ou la numéro un des Verts conduise l'alliance de second tour contre la liste de la ministre de l'Enseignement supérieur.

Celle-ci arriverait cependant en tête détachée au premier tour, avec 34% des voix, si les élections avaient lieu dimanche prochain. Elle devancerait de 11 points son adversaire socialiste (23%). Ce dernier distancerait de 7 points la liste Verts-Europe écologie dirigée par Mme Duflot (16%).

Le Front de Gauche (PCF-PG) est crédité de 7 % des intentions de vote, un demi-point devant le Front national (6,5 %). Le MoDem aurait 5 % des suffrages, le NPA 3,5 %, Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan 3 % et les écologistes indépendants 2 %.

Au second tour de scrutin, Jean-Paul Huchon et Cécile Duflot réalisent tous deux 52 % face à Valérie Pécresse 48 %.

*Étude réalisée en ligne (système autoadministré Cawi) du 8 au 10 décembre auprès d'un échantillon de 940 personnes, représentatif de la population de la région Ile-de-France âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales.

Le PS et l'UMP à égalité au premier tour des régionales

Les listes PS et UMP-Nouveau Centre seraient à égalité avec 27% des intentions de vote si le premier tour des élections régionales avait lieu dimanche dans les 22 régions métropolitaines, selon un sondage Ifop pour Paris-Match diffusé mardi.

Dans cette enquête, les listes PS devancent très nettement celles d'Europe-Ecologie (13%). Le total gauche (y compris l'extrême gauche) s'établit à 51 % tandis que le total droite (y compris l'extrême droite) atteint 36,5 %. L'Ifop note qu'avec 27 % d'intentions de vote "l'UMP obtient un score inférieur de 4 points au socle électoral de Nicolas Sarkozy le 22 avril 2007" au premier tour de la présidentielle.

"Surtout, ajoute l'institut, elle se trouve aux prises avec deux difficultés majeures liées à la perspective du second tour: les très insuffisantes réserves de voix dont elle pourrait bénéficier le 21 mars (second tour des régionales, ndlr) et la capacité du Front national - fort de 8,5% d'intentions de vote - à se maintenir dans une dizaine de régions au soir du premier tour".

Le MoDem, avec 6,5% des intentions de vote, serait ainsi devancé par le FN de deux points. Les listes Front de gauche (PCF + Parti de gauche) totaliseraient 5% des voix, les listes du Nap d'Olivier Besancenot 3% et celles de Lutte ouvrière 2%.

* Sondage réalisé du 21 au 22 janvier par téléphone auprès d'un échantillon de 853 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans (méthode des quotas).

Fillon : "Aubry devrait se méfier des scénarios écrits à l'avance"

Le Premier ministre a fait le tour de l'actualité politique et a défendu les choix du gouvernement mercredi matin sur Europe 1. François Fillon est notamment revenu sur l'affaire Clearstream et sur les élections régionales. Tour d'horizon des sujets abordés.

Affaire Clearstream
"L'appel était automatique, ça aurait été anormal qu'il n'y ait pas d'appel", a lancé François Fillon. "Personne ne sait pourquoi ces deux personnes (Gergorin et Lahoud, NDLR) ont conduit cette manipulation, il n'y a pas de motif dans cette affaire. On ne peut pas en rester là." Le locataire de Matignon a dénoncé le "roman" visant à "transformer le président de la République, qui est une victime de cette affaire, en un coupable".

Identité nationale
"Ce débat était parfaitement nécessaire et d'ailleurs toutes les crispations auxquelles il a donné lieu révèlent une réalité qui est une réalité de la France", a tranché le Premier ministre. Il a annoncé que le gouvernement allait en tirer les conclusions lors d'un séminaire, "lundi prochain à 15 heures". Une réunion qui remplace le colloque prévu à l'origine le 4 février et au cours duquel Éric Besson devait présenter un rapport de synthèse. Des mesures devraient en sortir, à en croire le Premier ministre : "Nous allons donc maintenant en tirer les conclusions, nous allons examiner l'ensemble des propositions qui ont été faites tout au long de ce débat et puis on va sélectionner celles qui méritent d'être mises en oeuvre et qui justifient des décisions."

Naturalisation refusée à un homme imposant le voile à sa femme
François Fillon va bien signer le décret d'Éric Besson empêchant la naturalisation d'un homme qui oblige sa femme française à porter le voile intégral. "Le code civil prévoit qu'on peut refuser la naturalisation" pour quelqu'un qui ne respecte pas les valeurs françaises, a-t-il assuré. En revanche, "l'épouse de ce monsieur est française et elle le restera", a-t-il précisé.

Nombre élevé de gardes à vue
"Je suis choqué du nombre des gardes à vue dans notre pays, qu'elles soient utilisées comme des moyens de pression pour obtenir des aveux", a avoué François Fillon. Il a promis de s'attaquer à ce problème dans le cadre "d'une réforme de la justice qui sera bientôt soumise au conseil des ministres".

Décret controversé sur la mobilité des fonctionnaires
"Les fonctionnaires auront plus de garanties que dans la législation précédente", a assuré le Premier ministre qualifiant la polémique en cours de "grotesque". "Aujourd'hui, l'État peut licencier un fonctionnaire qui refuse un poste" car "il est réputé démissionnaire", a-t-il fait valoir. Selon lui, "dans le texte en préparation, l'État aura l'obligation de proposer trois postes à un fonctionnaire dont l'emploi est supprimé. Ces trois postes devront correspondre à son grade, à son projet professionnel, tenir compte de sa situation de famille et de son lieu de domicile". Ce qui signifie que "les fonctionnaires auront plus de garanties qu'ils n'en avaient dans la législation précédente s'agissant de leur carrière".

Réduction des déficits
Interrogé sur son "programme de stabilité 2010-2013" des dépenses publiques envoyé à la Commission européenne, François Fillon a assuré qu'il ne mettrait pas en oeuvre une politique de rigueur : "On va ralentir l'augmentation des dépenses publiques (...) il ne s'agit pas d'une politique d'austérité. Une politique d'austérité, c'est quand on augmente les impôts et qu'on réduit les prestations", a-t-il martelé.

Les élections régionales
Interrogé sur l'optimisme de la première secrétaire du PS qui ambitionne de remporter toutes les régions, le Premier ministre a répondu : "Je pense que Martine Aubry devrait se méfier des scénarios écrits à l'avance et devrait faire preuve d'un peu plus de modestie." Pour François Fillon, l'UMP "n'a pas grand-chose à perdre". Il a justifié la difficulté de l'UMP à boucler ses listes en remarquant qu'à droite, "il n'y aura pas entre les deux tours" de "marchandage dans l'opacité". "Nous sommes rassemblés", a tenté de convaincre François Fillon. Sans donner de précisions sur d'éventuels changements au sein du gouvernement après le scrutin, il a réaffirmé que les régionales étaient une élection locale. Conclusion : "Quels que soient les résultats, ça ne changera pas la majorité à l'assemblée nationale."

George Frêche
François Fillon a estimé que le Parti socialiste a raison de présenter une liste alternative au président sortant de la région Languedoc-Roussillon même s'il a regretté qu'il ait "fallu trois dérapages pour que le PS se résolve à la faire".

Élection présidentielle de 2012
"Je serai fidèle au président de la République. S'il est candidat en 2012 il pourra compter sur mon soutien plein et entier", a lâché François Fillon.

Thon rouge : comment la France s'est (finalement) jetée à l'eau

Enfin, la France s'est jetée à l'eau ! Et ce n'est pas Nicolas Sarkozy - comme il en a été longtemps question -, mais bien Jean-Louis Borloo qui a eu l'honneur, mardi midi, d'en faire l'annonce : Paris soutient officiellement la proposition de la principauté de Monaco d'inscrire la pêche au thon rouge à l'annexe 1 de la CITES (Convention internationale des espèces menacées d'extinction).

En clair : la France se prononce pour l'interdiction du commerce international du thon de Méditerranée. Mais il y a un "mais"... comme toujours lors des grandes décisions environnementales. Paris réclame en effet un délai de 18 mois avant l'application de cette interdiction. De quoi assurer encore deux campagnes fructueuses aux pêcheurs industriels. "C'est un manque flagrant de courage politique !", dénonce au point.fr François Chartier, de Greenpeace France.

L'Italie pourrait suivre

L'accouchement français s'est fait aux forceps. Depuis longtemps, Greenpeace et le WWF pressaient le président français de tenir sa promesse du 16 juillet 2009 visant à soutenir le classement du thon rouge en annexe 1. Mai,s une fois sa belle envolée lyrique achevée, le chef de l'État s'est soudainement aperçu qu'on n'affrontait pas impunément les pêcheurs, surtout les thoniers qui forment une grande famille unie et très revendicative. Le blocage des ports français reste en effet une arme massive pour faire plier les gouvernements - quels qu'ils soient. C'est ce qui expliqua le réflexe de repli de Paris, à l'automne dernier, incitant l'Union européenne à ne pas cosigner la proposition monégasque.

Reste qu'aujourd'hui, la décision française visant à interdire le commerce international du thon de Méditerranée d'ici à 18 mois est importante, car elle devrait faire basculer l'UE dans le sens de la position monégasque. D'autant qu'il se murmure que l'Italie, autre grand pays de la pêche au thon rouge, envisagerait à son tour d'en faire de même.

Le Japon en embuscade

Le sort du thon se jouera maintenant à Doha, lors de la réunion des 175 pays membres de la CITES, dont les décisions se prennent à une majorité des deux tiers. La bataille s'annonce rude. Comme à son habitude, le Japon utilise tous les arguments à sa disposition pour rallier dans son camp des pays qui ne sont absolument pas concernés par cette pêche. Ainsi, lundi dernier, son ministre de l'Agriculture, Hirotaka Akamatsu, demandait à son équivalent mexicain, en visite à Tokyo, de s'opposer à l'annexe 1... La bataille sera rude.

LES AMÉRICAINS DEVIENDRAIENT-ILS FRANÇAIS ?

Guy Ritchie: "C'est la relation entre deux hommes qui me plaît"

Le réalisateur d'Arnaques, crimes et botanique, Snatch et RockNRolla dynamite l'image du détective de Baker Street, un brin coincé aux entournures, pour en faire un Bond intello d'une époque victorienne occulte. Rencontre avec un faiseur de miracle.

Vous ne pensiez pas qu'il était risqué de réinventer un personnage aussi ancré dans l'imagerie populaire que peut l'être Sherlock Holmes ?

Guy Ritchie : Honnêtement, je crois que si vous pensez comme ça, vous êtes totalement paralysé et ne faites jamais rien. Je cherchais à rétablir un peu de vérité sur le personnage décrit par Conan Doyle. J'ai toujours eu une image très précise de qui était vraiment Sherlock Holmes, et aussi de ce à quoi il aurait dû ressembler au cinéma. L'idée était de faire ce film du point de vue de Conan Doyle, comme il aurait pu le tourner s'il avait été derrière la caméra.

Holmes est l'un de vos héros d'enfance. Quand l'avez-vous découvert ?

C'est certainement l'un des personnages avec lequel j'ai grandi. Je devais avoir 6 ou 8 ans quand j'ai commencé à lire les romans de Doyle. Maintenant, je dois dire que j'ai toujours trouvé que James Bond était un personnage très charismatique aussi.

Avec votre connaissance des romans de Doyle, comment vous représentiez-vous Holmes quand vous étiez enfant ?

Exactement comme il est aujourd'hui dans le film. Robert Downey Jr. correspond totalement au personnage que je m'imaginais enfant. Pour moi, il a toujours été un intellectuel dans le corps d'un homme d'action. Il n'avait pas nécessairement les traits ni les manières d'un James Bond, mais maîtrisait les arts martiaux.

Que pensez-vous des précédentes adaptations de Sherlock Holmes, des films des années 40 avec Basil Rathbone et Nigel Bruce ?

Je dois avouer que je n'en ai vu aucune, ce qui comporte ses avantages et ses inconvénients, bien sûr (rires) !

L'un des éléments les plus amusants est la relation de couple que vivent Holmes et Watson. On a le sentiment que vous vous êtes bien amusé à souligner ce côté-là de leur histoire.

C'est la relation entre deux hommes qui me plaît avant tout. C'est vrai qu'ils vivent un peu comme un vieux couple marié. C'est très amusant de jouer sur ce genre de chose entre deux hommes, une fois que vous avez ôté toute dimension sexuelle de leurs rapports.

La connivence entre Robert Downey Jr. et Jude Law est le sel du film. Pourtant, ils ne se connaissaient pas avant le tournage. Vous êtes vernis que la sauce ait bien prise entre eux.

Oui. Ils se sont rencontrés pour la première fois un mois avant le début du tournage. Mais quand on les a vus ensemble, ils envoyaient tellement de bonnes ondes, qu'on était assez confiants. De nouveau, c'est la dynamique entre deux hommes qui me parle le plus, où l'un est le yin et l'autre le yang. On les sent en symbiose. Ils possèdent chacun des forces qui leur sont propres mais, ensemble, ils forment un tout, le premier parvenant à canaliser le second.

Savoir que le film pourrait être interdit aux moins de 13 ans vous a-t-il limité dans certains de vos choix ?

Non. À l'évidence, on n'allait pas montrer Holmes en train de s'injecter de la cocaïne en intraveineuse. Mais non, je dois dire que ça n'a pas été un problème du tout.

Vous avez choisi de mélanger différents récits de Doyle, comme en utilisant d'entrée de jeu le personnage d'Irene Adler, joué par Rachel McAdams. Pourquoi ne pas avoir simplement adapté un seul roman ?

J'avais peut-être l'impression qu'adapter un seul livre était trop restrictif pour en faire un film, et que cela ne correspondait plus à ce que les gens attendent aujourd'hui d'une narration.

Impatient de remettre le couvert pour un Sherlock Holmes 2 ?

Je ne sais pas trop. On va déjà attendre de voir comment celui-là fonctionne auprès du public et, ensuite, on avisera.

Vous faites un très bon usage du Professeur Moriarty, en le gardant toujours dans l'ombre à tirer les ficelles. Que peut-on attendre de lui à l'avenir ?

C'est toute l'idée du personnage. C'est un marionnettiste de l'ombre, et un égal de Sherlock Holmes. L'avenir nous dira ce que Moriarty nous réserve.

Au final, êtes-vous fier de votre film ?

C'était exactement le film que je voulais faire. Je suis fier de tous mes films, en fait (rires).

mardi 2 février 2010

Apple pourrait vendre 400.000 iPad en France en 2010

Gfk France estime que plus de 10% des Français auraient l'intention d'acheter la tablette tactile, qui jouit déjà d'un taux de notoriété très élévé.
Pas encore disponible en magasin mais déjà désiré par 12% des Français, l'iPad est une nouvelle preuve de l'efficacité d'Apple en matière de marketing et de buzz. GfK a mené en France, deux jours après sa présentation par Steve Jobs le 27 janvier, une étude d'impact de la tablette tactile. Le résultat est édifiant : 61% des Français interrogés se disent prêts à se laisser tenter par la nouveauté d'Apple, et 12% d'entre eux a même la ferme intention de l'acheter, alors qu'elle ne sera mise en vente que fin mars aux Etats-Unis. GfK en déduit un potentiel de ventes de 400.000 exemplaires en France en 2010, et de plus de 4 millions dans le monde. Récemment, Goldman Sachs évaluait à 6 millions d'exemplaires mondiaux le marché de l'iPad en 2010.

Ces chiffres démontrent à nouveau l'efficacité d'Apple en matière de marketing. GfK souligne en effet l'énorme taux de notoriété de l'iPad, alors qu'aucune campagne de publicité n'a encore été menée par la firme de Culpertino. Plus de trois quart des Français avient entendu parler de l'iPad 48 heures après sa présentation par Steve Jobs, le 27 février à San Francisco. " Pour un produit qui n'est ni lancé, ni promotionné, c'est incontestablement une nouvelle superbe leçon de marketing de la part d'Apple ", commente Alexis Helcmanocki, directeur du pôle Télécom, IT & Consumer Electronics deGfK Custom Research France.

Il aura suffi à Apple d' envoyer à la presse une invitation, entourée de mystère, à la présentation de sa " dernière création ", et de laisser faire la rumeur. L'attente était créée, au-delà des seuls spécialistes des nouvelles technologies et des fans de la marque à la pomme. La couverture média a suivi et la présentation de l'iPad est devenu un événement mondial et grand public, créant des taux de notoriété très forts " sur des strates de la société a priori plus éloignées du produit, comme les seniors et les foyers ruraux ", souligne GfK. Autre point assez rare pour un produit high-tech, les femmes montrent un intérêt très proche de celui des hommes pour l'iPad. "Ce que traduisent ces chiffres d'intentions d'équipement, et c'est peut-être l'enseignement principal de ce sondage, c'est que le iPad est bien compris en terme des bénéfices d'usage qu'il peut apporter, et ce, même si le iPad devra créer un nouveau segment de marché, celui des tablettes, qui jusqu'à ce jour n'a pas réussi à percer", conclut GfK.

Benoît Hamon assure que "les purges, c'est pas le PS"

Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a affirmé, mardi 2 février, que la direction du PS voulait "poursuivre le dialogue" avec les socialistes de Languedoc-Roussillon dont une majorité soutient Georges Frêche, assurant que "les purges, c'est pas le Parti socialiste". "La décision que nous allons prendre ce soir au bureau national est d'investir la maire de Montpellier, Hélène Mandroux" comme tête de liste PS face à Georges Frêche, mais "les purges, ce n'est pas le Parti socialiste", a déclaré M. Hamon. Il était interrogé sur RMC et BFM-TV sur d'éventuelles sanctions contre les socialistes soutenant le président sortant de la région.
"Ce ne sont pas n'importe qui ces élus, ce sont des élus qui ont une grande légitimité, qui sont présents sur le terrain, qui mettent en place des politiques qui, au niveau des départements, ressemblent aux nôtres, ce sont même les nôtres", a-t-il fait valoir. "Nous allons discuter avec eux, poursuivre le dialogue avec eux, c'est pas par le bâton qu'on y arrivera, c'est par la conviction", a insisté M. Hamon. "Ce sont des amis, des camarades" et "ça serait un mauvais calcul" de les sanctionner, a-t-il dit. "Il y a une personne qui a mordu le trait, y en a pas 15 000", a souligné M. Hamon. "Nous leur disons aujourd'hui, il faut tirer les conséquences du dérapage" de Georges Frêche, qui avait évoqué "la tronche pas catholique" de Laurent Fabius.

PAUVRE HAMON LA PURGE C'EST LUI !!!

Les frêchistes à l’épreuve d’Aubry et du bureau national

Depuis le déclenchement de la nouvelle "affaire Frêche" au sein du PS, la tension va crescendo. Ce soir (17 heures), la dramaturgie sera à son comble au cours d’un bureau politique déterminant. Chaque camp attend la décision et fourbit ses armes pour la suite. Le bloc frêchistes fait toujours front, alors que les instances parient sur son délitement une fois le nœud gordien tranché. Dans ce contexte, quoique très silencieux depuis le début de l’affaire, Laurent Fabius a déclaré hier que les propos sur « sa tronche pas catholique » avaient « évidemment un caractère antisémite ».

Ô temps suspend ton vol ! A quelques heures de la réunion du bureau national du PS, qui doit trancher le cas Georges Frêche, chacun attend la décision du "gouvernement"
du PS, avant de commenter et d’agir…

1 Quelle option choisira le bureau national ?
« Avec Frêche c’est fini ! » Le caractère définitif du propos de Martine Aubry, dimanche à la Mutualité, ferme la porte. Le bureau national va trancher dans le vif. Le fera-t-il à coup de sabre ou d’un trait de scalpel ?

Hier dans nos colonnes, Arnaud Montebourg défendait la méthode forte : « Il y a ceux qui auront fait le bon choix, et ceux qui ne l’auront pas fait. » A ces derniers, il indique la sortie : placement immédiat des fédérations languedociennes sous la tutelle de Paris. Et exclusion des récalcitrants…

Montebourg se dit majoritaire, mais il y aura bel et bien débat au sein du "BN" avec d’autres qui préconisent une approche plus chirurgicale. Ceux-là seraient prêts à ce que le PS investisse une liste pilotée par Hélène Mandroux, mais se montreraient hostiles à des représailles envers les fédérations et les barons frêchistes. Au fond, que les électeurs tranchent !

Quoi qu’il en soit, il serait naïf d’ignorer que ce conflit languedocien est aussi une occasion donnée aux présidentiables de travailler leur clientèle. En s’aliénant les puissantes fédérations du Midi, Aubry ouvre ce champ à d’autres prétendants. On est loin des valeurs, mais ces choses-là comptent aussi…

2 Comment les frêchistes vont-ils contester ?
Un communiqué plein de fermeté, et une photo façon équipe de rugby ! Réunis hier en milieu de journée, avec leur leader, les barons frêchistes restent unis et solidaires face à ce qu’ils désignent comme « l’acharnement de certains membres de la direction nationale qui foulent aux pieds la démocratie interne au profit d’ambitions personnelles… » Le message à Martine Aubry est clair : « Nous demandons solennellement de respecter le choix des militants. »

Au bas du document, ont signé les cinq secrétaires fédéraux, les têtes de listes, les députés, sénateurs et présidents de conseils généraux. Le bloc frêchiste indique qu’il tient bon et qu’il attend le choc au BN sans trembler.
D’autant que chacun se dit confiant dans l’analyse de la procédure de désignation des listes frêchistes, au point d’envisager une action en justice (lire ci-contre). Dans tous les cas, les frêchistes exigeront de conserver l’usage symbolique du "poing et de la rose". Ambiance !

3 Comment Mandroux va constituer sa liste ?
Pour Hélène Mandroux et ses supporters, le problème est ailleurs. Une fois mandatée par le bureau national pour conduire une liste au nom du PS, la maire de Montpellier aura moins de quinze jours pour aligner 67 noms dont une bonne moitié doit justifier d’une bonne notoriété ou représentativité. Moins de deux semaines aussi pour élaborer et mettre en forme un programme. Sacré challenge !
Sachant qu’à cette heure, les chances de s’imposer au premier tour devant les listes frêchistes sont minces. D’autant plus que les écologistes refusent toujours tout accord qui les priverait du leadership. Mais ce soir toutes les cartes pourraient être rebattues. Bien malin qui peut dire ce qu’il sortira de ce poker menteur.

INTERNET- L'"e-commerce" bondit en Europe face à la crise

Les ventes sur internet ont bondi de 22% en Europe l'an passé. Elles devraient encore progresser de 20% cette année, selon une étude commandée par le comparateur en ligne Kelkoo

Les Européens achètent de plus en plus sur Internet. Les ventes en ligne ont en effet bondi l'an passé de 22%, malgré la crise économique. Elles se sont ainsi élevées à 143,7 milliards d'euros en 2009, selon une étude portant sur douze pays européens, réalisée par le Centre for Retail Research pour le compte du comparateur de prix en ligne Kelkoo. Elles ont représentées 4,7% des ventes de détail.

Le commerce en ligne a paradoxalement bénéficié de la récession économique. A la recherche de meilleurs prix, les consommateurs se sont tournés vers les sites marchands sur Internet. C'est donc un des secteurs économiques qui enregistre la plus forte croissance en Europe, souligne l'étude, alors qu'il émergeait à peine il y a vingt ans et qu'il avait été affecté par l'éclatement de la bulle Internet en 2000.

En France, les ventes ont grimpé de 33%, à 24,7 milliards d'euros. Au Royaume-Uni, les ventes en ligne ont totalisé 42,7 milliards d'euros et en Allemagne 33,4 milliards d'euros. A eux trois, ces pays totalisent 70% du commerce en ligne européen. L'e-commerce a atteint au Royaume-Uni 9,5% des ventes de détail, contre 6,9% en Allemagne et 4,9% en France. Cette part ne s'élève qu'à 1% en Espagne et à 0,8% en l'Italie. Ces deux pays souffrent d'un système de livraison rapide et efficace.

L'année dernière le montant moyen déboursé par l'internaute européen a atteint 872,03 euros. Le cyberacheteur britannique a dépensé près de 1.240 euros et a acheté le plus grand nombre d'articles (37). Les Français ont en moyenne déboursé 995 euros pour 20 articles.

Les ventes sur Internet devraient encore progressé de 19% cette année, pour atteindre 171,9 milliards d'euros. Cette performance est à comparer avec une hausse attendue de 1,4% des ventes de détail européennes. L'e-commerce français devrait encore progresser de 31,4% à 32,5 milliards d'euros, prévoit l'étude. Il devrait grimper de 12,4% au Royaume-Uni et de 17,2% en Allemagne.