TOUT EST DIT

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mardi 2 février 2010

Les frêchistes à l’épreuve d’Aubry et du bureau national

Depuis le déclenchement de la nouvelle "affaire Frêche" au sein du PS, la tension va crescendo. Ce soir (17 heures), la dramaturgie sera à son comble au cours d’un bureau politique déterminant. Chaque camp attend la décision et fourbit ses armes pour la suite. Le bloc frêchistes fait toujours front, alors que les instances parient sur son délitement une fois le nœud gordien tranché. Dans ce contexte, quoique très silencieux depuis le début de l’affaire, Laurent Fabius a déclaré hier que les propos sur « sa tronche pas catholique » avaient « évidemment un caractère antisémite ».

Ô temps suspend ton vol ! A quelques heures de la réunion du bureau national du PS, qui doit trancher le cas Georges Frêche, chacun attend la décision du "gouvernement"
du PS, avant de commenter et d’agir…

1 Quelle option choisira le bureau national ?
« Avec Frêche c’est fini ! » Le caractère définitif du propos de Martine Aubry, dimanche à la Mutualité, ferme la porte. Le bureau national va trancher dans le vif. Le fera-t-il à coup de sabre ou d’un trait de scalpel ?

Hier dans nos colonnes, Arnaud Montebourg défendait la méthode forte : « Il y a ceux qui auront fait le bon choix, et ceux qui ne l’auront pas fait. » A ces derniers, il indique la sortie : placement immédiat des fédérations languedociennes sous la tutelle de Paris. Et exclusion des récalcitrants…

Montebourg se dit majoritaire, mais il y aura bel et bien débat au sein du "BN" avec d’autres qui préconisent une approche plus chirurgicale. Ceux-là seraient prêts à ce que le PS investisse une liste pilotée par Hélène Mandroux, mais se montreraient hostiles à des représailles envers les fédérations et les barons frêchistes. Au fond, que les électeurs tranchent !

Quoi qu’il en soit, il serait naïf d’ignorer que ce conflit languedocien est aussi une occasion donnée aux présidentiables de travailler leur clientèle. En s’aliénant les puissantes fédérations du Midi, Aubry ouvre ce champ à d’autres prétendants. On est loin des valeurs, mais ces choses-là comptent aussi…

2 Comment les frêchistes vont-ils contester ?
Un communiqué plein de fermeté, et une photo façon équipe de rugby ! Réunis hier en milieu de journée, avec leur leader, les barons frêchistes restent unis et solidaires face à ce qu’ils désignent comme « l’acharnement de certains membres de la direction nationale qui foulent aux pieds la démocratie interne au profit d’ambitions personnelles… » Le message à Martine Aubry est clair : « Nous demandons solennellement de respecter le choix des militants. »

Au bas du document, ont signé les cinq secrétaires fédéraux, les têtes de listes, les députés, sénateurs et présidents de conseils généraux. Le bloc frêchiste indique qu’il tient bon et qu’il attend le choc au BN sans trembler.
D’autant que chacun se dit confiant dans l’analyse de la procédure de désignation des listes frêchistes, au point d’envisager une action en justice (lire ci-contre). Dans tous les cas, les frêchistes exigeront de conserver l’usage symbolique du "poing et de la rose". Ambiance !

3 Comment Mandroux va constituer sa liste ?
Pour Hélène Mandroux et ses supporters, le problème est ailleurs. Une fois mandatée par le bureau national pour conduire une liste au nom du PS, la maire de Montpellier aura moins de quinze jours pour aligner 67 noms dont une bonne moitié doit justifier d’une bonne notoriété ou représentativité. Moins de deux semaines aussi pour élaborer et mettre en forme un programme. Sacré challenge !
Sachant qu’à cette heure, les chances de s’imposer au premier tour devant les listes frêchistes sont minces. D’autant plus que les écologistes refusent toujours tout accord qui les priverait du leadership. Mais ce soir toutes les cartes pourraient être rebattues. Bien malin qui peut dire ce qu’il sortira de ce poker menteur.

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