TOUT EST DIT

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dimanche 27 septembre 2009

Le grec en banlieue, c'est possible

Un professeur raconte son expérience. Comment, dans un lycée à la dérive, il a su donner à ses élèves le goût du grec. La culture classique, instrument de promotion sociale.

C'est une histoire vraie, qui commence mal et finit bien, comme les contes de fées. Pour certains de ses protagonistes, elle tient d'ailleurs du conte de fées. L'histoire, c'est Augustin d'Humières qui la raconte. Issu d'un milieu bourgeois, ce jeune agrégé de lettres classiques, diplômé d'un institut d'études politiques et d'une école d'art dramatique, est nommé dans un lycée des confins de l'Ile-de-France. L'établissement, coincé entre deux axes routiers, une usine et deux cités, accueille une population cosmopolite et défavorisée : les meilleurs élèves fuient ce lycée.

Les premiers chapitres sont tout simplement désespérants. L'auteur décrit un univers scolaire transformé en machine à perdre. Les enseignants, purs produits des IUFM et de la pensée unique, «inventifs et solidaires», semblent s'être donné le mot pour «bâtir le plus mauvais lycée de France». Dans cet établissement expérimental, l'objectif est que l'élève «se sente bien ». A cette fin, il importe de «dialoguer avec lui», de lui faire connaître «ses droits», de «le rendre acteur de son propre savoir». De recul en recul, le corps professoral se donne pour but, non de faire travailler les élèves, mais d'«éviter le conflit» avec eux.

A la suite d'on ne sait quel déclic, le professeur de lettres finit par se rebeller : il décide de prendre le contrepied du discours pédagogique dominant, bien qu'il reconnaisse, en souriant de lui-même, que rien ne le prédisposait à «une carrière de résistant». Augustin d'Humières ne tolère plus les retards en cours (pourtant permis par le règlement), fait apprendre des textes par cœur, et recopier vingt-cinq fois les fautes relevées dans les copies. Résultat : sa classe de première obtient la meilleure moyenne au bac de français, moyenne qui a doublé par rapport à l'année précédente. Les élèves, dès lors, lui marquent de la sympathie. «Finalement, souligne-t-il, pour qu'ils se "sentent bien" au lycée, le mieux était peut-être qu'ils y travaillent.»

L'année suivante, l'enseignant persiste, ce qui lui vaut des ennuis avec l'Inspection académique et ses collègues, qui incriminent des «méthodes pédagogiques d'un autre âge». Au nom de l'intérêt des élèves, d'Humières s'accroche. Et passe à une deuxième phase : l'opération « Mêtis ». Rien à voir avec le métissage, mais avec la mythologie : Mêtis, première épouse de Zeus et mère d'Athéna, est la déesse de la ruse...

Au bac, le grec est une matière à option. Tous les parents savent que les options permettent aux élèves les moins brillants de grignoter quelques points qui leur permettront d'obtenir l'examen. Alors, Augustin d'Humières, lors des journées d'inscription, joue les rabatteurs : il part à la chasse de volontaires pour le grec. «Le jour où je me suis retrouvé devant une classe de quatre-vingts élèves, s'amuse-t-il, j'ai commencé à considérer mon métier d'enseignant d'une façon un peu différente.»

L'expérience est vite concluante. Des élèves qui n'avaient jamais fait de grec, enfants de parents n'en ayant pas même entendu parler, y prennent goût. La langue ancienne, devenue nouvelle, prouve sa capacité à passionner. Pour les plus accrochés, elle constitue une gymnastique de l'esprit, qui les contraint à reprendre les bases du français pour comprendre la grammaire hellénique.

Inès, dont la mère vient du Zaïre et le père du Congo, confie à la journaliste Marion Van Renterghem ce que lui a apporté le grec et le latin appris dans les classes d'Augustin d'Humières : «Quand j'utilise ces mots-là, je vois bien que j'ai un truc en plus. Même moi, je m'en étonne. Je me sens intelligente. Le latin et le grec ont enrichi mon vocabulaire. Pour la culture générale, pour le français, c'est vraiment bien.»

Car le projet Mêtis repose sur l'appui donné au professeur par ses anciens élèves. Certains acceptent d'aller témoigner dans les collèges et les lycées de l'utilité d'apprendre les langues dites mortes, redevenues source de vie.

«Dans l'étrange mélange de familles, de pays, poursuit d'Humières, qui faisait se côtoyer chaque jour la famille polygame, la famille tamoule, la famille salafiste, la famille éclatée, la famille fatiguée, de toute cette diversité qui produisait un mélange absolument détonant, je me disais qu'il y avait peut-être autre chose à tirer qu'une équipe de foot.» Et pourquoi pas une compagnie théâtrale ? Ce sera le dernier axe de Mêtis.

Avec une vingtaine de lycéens, le professeur monte Le Songe d'une nuit d'été. Après Homère, c'est Shakespeare en banlieue. Les débuts sont difficiles, mais les élèves se prennent au jeu. La représentation, donnée devant 450 personnes, au théâtre municipal, sidère professeurs, élèves, parents et proviseurs qui ne reconnaissent pas, sur scène, les jeunes qu'ils côtoient tous les jours. «Le théâtre a changé tous ceux qui y ont participé, certains se sont métamorphosés», observe un comédien qui a aidé Augustin d'Humières.

Depuis longtemps, Jacqueline de Romilly mène croisade pour la sauvegarde des langues anciennes dans l'Education nationale. Elle a félicité les instigateurs de l'opération Mêtis : «J'ai toujours pensé qu'il fallait faire ce que vous faites: donner accès, par les racines mêmes, à notre culture.»

Grâce à Homère et à Shakespeare, Kévin, Salimata, Youssef, Fatima et quelques dizaines d'autres ne sont plus des déracinés : ils sont des héritiers. Gagner un tel pari est donc possible, en banlieue, dans les années 2000. Il n'y faut que la volonté. Et le courage.

Homère et Shakespeare en banlieue, d’Augustin d’Humières et Marion Van Renterghem, Grasset, 198 p., 18 €.

Le grand retour de Steve Jobs

Le PDG et cofondateur de la firme de Cupertino a fait son grand retour, mercredi, après avoir subi une greffe du foie.
Surprise générale. Sous un tonnerre d'applaudissements, mercredi soir, à San Francisco, Steve Jobs a fait son grand retour chez Apple à l'occasion de la traditionnelle conférence de rentrée. Le cofondateur n'était pas apparu en public depuis près d'un an. «Je suis très heureux d'être parmi vous. Comme certains d'entre eux vous le savent, il y a environ cinq mois, j'ai subi une greffe du foie. Ainsi, maintenant, j'ai le foie d'une personne d'environ 25 ans qui est mort dans un accident de voiture. Je ne serais pas là sans une telle générosité. Nous devrions tous être des donneurs d'organes», a expliqué Steve Jobs, toujours très maigre. Il a repris le travail fin juin, après six mois d'absence.

Pour son retour, le patron emblématique de l'entreprise a pu égrener des chiffres magiques : 30 millions d'iPhone ont été vendus, plus de 225 millions d'iPod dont 20 millions d'iPod touch ont été écoulés. Steve Jobs a ensuite présenté une nouvelle version du site de vente de musique en ligne et du logiciel iTunes 9. Désormais, les particuliers pourront télécharger des morceaux de musique accompagnés de vidéos et de bonus.

Si l'invitation à cette réunion était explicite : «it's only rock and roll but we like it» (c'est seulement du Rock'n Roll, mais nous apprécions cela), Apple ne s'est pas contenté de présenter des nouveautés dans la musique. Il a également raflé la mise dans les jeux vidéo. Le groupe propose désormais 21 178 jeux en ligne (dont le dernier Assassins Creed II édité par Ubisoft), contre 3 680 jeux pour la DS de Nintendo et seulement 607 pour la PSP de Sony.

Baisse des prix

Comme chaque année à l'approche des fêtes de Thanksgiving et de Noël, Apple a modernisé sa gamme d'iPod et baissé ses prix. La grande nouveauté c'est que les iPod nano (déjà 100 millions d'exemplaires ont été écoulés) seront équipés d'une caméra vidéo, d'une radio FM, d'un enregistreur vocal et d'un podomètre. Le tout, sans augmenter le prix. En revanche, les prix des iPod touch baissent. Celui de base (8 Giga) coûtera désormais 199 dollars et le plus performant (64 Giga) sera vendu 399 dollars. Apple souligne qu'à chaque baisse de prix, les ventes sont relancées. Côté iPod classiques, Apple a complété sa gamme avec un appareil à très grande capacité (160 Giga) à 249 dollars.

Apple renforce toujours son emprise sur le marché de la vente de musique, grâce à son site iTunes Music Store ouvert en 2003. Ce site distribue à lui seul 25 % de la musique aux États-Unis, loin devant Wal-Mart et Amazon. Sur le marché des applications, Apple est également très loin devant tous ses concurrents avec son site AppStore qui propose 75 000 logiciels et qui a déjà généré 1,8 milliard de téléchargements.

Toujours pas de Beatles

En revanche, les aficionados d'Apple peuvent être déçus. Ils ne pourront toujours pas télécharger les Beatles. Les ayants-droits de la maison de disque du groupe de Liverpool ont toujours refusé d'être présents sur iTunes, en raison d'une guerre qui a opposé les deux pommes : le label Apple Corps face à Apple Inc..

samedi 26 septembre 2009

Nucléaire : le coup de poker des Occidentaux face à l'Iran

La donne diplomatique pourrait-elle avoir brusquement changé avec la révélation subite d’un nouveau site nucléaire iranien, tenu secret depuis des années ? Alors qu’ils étaient réunis à Pittsburgh pour le G20, les présidents américain et français, Barack Obama et Nicolas Sarkozy, aux côtés du premier ministre britannique Gordon Brown, ont voulu en tout cas souligner, vendredi 25septembre, devant la presse, la gravité des informations dont ils disposent.


Les trois dirigeants ont annoncé avoir demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) une enquête urgente sur un site identifié près de la ville iranienne de Qom. Construite sous une hauteur, cette installation est destinée à l’enrichissement d’uranium, une activité dont les résolutions successives du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Iran, depuis 2006, ont demandé la suspension.

Selon nos informations, la France souhaitait que le site de Qom fasse l’objet d’une prise de parole des dirigeants occidentaux lors du sommet extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU du 24septembre, présidé par M.Obama et consacré au thème du désarmement nucléaire. Pour Paris, c’était le meilleur moment pour révéler à la face du monde l’ampleur des dissimulations iraniennes en matière de prolifération. Un passage du discours de M.Sarkozy aurait même été initialement préparé pour cela.

L’administration Obama s’est formellement opposée à ce que le grand déballage intervienne à ce moment. Elle voulait à tout prix éviter de "gâcher" l’impression de succès qui se dégageait de l’adoption à l’unanimité d’une résolution sur le principe de la recherche d’un monde sans arme nucléaire. C’est donc le lendemain, vendredi, que l’événement a eu lieu, alors que tout le monde était déjà à Pittsburgh (Pennsylvanie).

Il s’agit d’un tournant. Le facteur aggravant que constitue pour l’Iran l’existence du site de Qom a pour effet d’apporter des arguments supplémentaires aux Occidentaux devant la Russie et la Chine. Deux pays qu’ils tentent depuis des mois de convaincre d’accepter le principe d’un renforcement substantiel des sanctions internationales, au cas où les efforts de dialogue avec l’Iran, relancés par l’administration Obama, s’enliseraient.

UN SITE SURVEILLÉ DEPUIS DES ANNÉES

Le sujet est "inquiétant", a dit M.Obama devant la presse. Il a ajouté, plus tard dans la journée, qu’il n’excluait «aucune option», tout en insistant sur le fait que sa "préférence va à la diplomatie". "Nous sommes prêts à mettre en œuvre des sanctions supplémentaires et plus sévères", a déclaré Gordon Brown. "Si d’ici le mois de décembre, il n’y a pas de changement profond de la politique iranienne, des sanctions devront être prises, il en va de la paix et de la stabilité", a ajouté M.Sarkozy.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France semblent s’être livrés à un formidable coup de poker, à quelques jours de la réunion prévue le 1eroctobre à Genève entre les représentants des grandes puissances et un émissaire iranien – la première rencontre de ce type à impliquer l’administration Obama. Attrapé une nouvelle fois en flagrante violation de ses obligations internationales, l’Iran aura plus de mal, calculent les responsables occidentaux, à trouver des appuis diplomatiques extérieurs.

Le site de Qom était surveillé depuis des années par les agences de renseignement américaine, française, britannique et israélienne, selon nos informations. Il est le deuxième site clandestin d’enrichissement d’uranium à être découvert en Iran, après celui de Natanz, révélé en 2002. Depuis des mois, les responsables américains, britanniques et français, débattaient dans le secret de savoir quel serait le meilleur moment pour lever le voile, de préférence de manière fracassante, sur cette installation.

Au final, l’Iran a pris les devants, mais de façon partielle. Le 21septembre, ayant compris que son secret était débusqué, la République islamique a adressé une lettre à l’AIEA à propos des équipements de Qom. Elle se gardait toutefois d’en détailler le contenu. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont transmis, jeudi, à l’Agence les briefings qu’ils avaient déjà préparés depuis des mois à cet effet.

Le site de Qom a une particularité: sa taille réduite (il peut accueillir 3000 centrifugeuses tandis que Natanz est prévu pour 50000 de ces appareils) ne permet pas d’y fabriquer du combustible pour centrale nucléaire. Alors qu’il s’agit de la raison constamment invoquée par l’Iran pour expliquer ses activités. Il pourrait en revanche servir à la production d’uranium hautement enrichi, la matière fissile utilisée dans les armes nucléaires.

Lorsque le président russe, Dmitri Medvedev, est sorti, mercredi, à New York, de son entretien bilatéral avec Barack Obama – qui lui aurait parlé à cette occasion du site de Qom, selon des officiels américains – il a déclaré que même si elles lui déplaisaient, parfois des sanctions pouvaient être nécessaires. Vendredi, il a déclaré que l’Iran devait fournir, le 1er octobre, "la preuve" des intentions "pacifiques" de son programme nucléaire. La Chine, quant à elle, apparaît toujours très réservée sur la possibilité de nouvelles sanctions.

Le site de Qom pourrait avoir pour finalité, dans l’esprit des dirigeants iraniens, de servir de solution de remplacement en cas de bombardement israélien de l’usine de Natanz. Des officiels américains indiquent qu’il ne pourra pas produire de l’uranium enrichi avant un an environ. Selon nos informations, sa construction est peu avancée, n’ayant pas dépassé le génie civil.
Natalie Nougayrède

FAUT VRAIMENT LA VIRER MÉMÈRE, LÀ.....




DEPUIS LE TEMPS ELLE DEVRAIT LE SAVOIR, FRANCHEMENT ELLE DÉRAILLE DE PLUS EN PLUS. ELLE EST DE MOINS EN MOINS CLAIRE, LA CHAZAL.

vendredi 25 septembre 2009

S.Royal conseillée par une astrologue ?

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, compterait désormais parmi ses conseillers une astrologue. C'est Le Parisien qui a repéré, dans une brève séquence tournée par "Le Grand Journal" de Canal+, la présence de Meredith Duquesne au côté de la présidente de Poitou-Charentes, mardi à New York. Le quotidien affirme que Ségolène Royal "s'est liée d'amitié avec une experte en 'amour, réussite et santé'". La voyante serait membre de Désirs d'avenir aux Etats-Unis.

Sur internet, plusieurs sites indiquent que Meredith Duquesne - qui prétend avoir été engagée par Hillary Clinton pour ses prédictions - aurait également été consultée par Nicolas Sarkozy. Et toujours selon Le Parisien, l'astrologue figurait d'ailleurs mardi soir parmi les invités VIP d'une réception organisée par le couple Sarkozy-Bruni...

HA ! LA MADONNE DU POITOU ET MADAME IRMA, C'EST D'UN COMIQUE !

Sarkozy: 57% des Français convaincus

Un peu moins de six Français sur dix (57%) ayant vu l'interview télévisée de Nicolas Sarkozy mercredi soir ont trouvé le chef de l'Etat convaincant, selon un sondage CSA paru ce matin dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. Ils sont en revanche 41% à ne pas avoir jugé convaincante la prestation du président de la République, 2% ne se prononçant pas.

Dans le détail des sujets économiques et sociaux, Nicolas Sarkozy n'est apparu convaincant (47% contre 40%) qu'en ce qui concerne le projet d'imposition des indemnités versées en cas d'accident de travail. Pour le reste, il n'a pas vraiment convaincu les personnes interrogées ni sur sa politique économique contre la crise (48% contre 43%), ni sur la taxe carbone (47/45), ni à propos de l'augmentation du forfait hospitalier (48/43). Le propos sur l'encadrement des bonus des traders a laissé les Français partagés (43/43).

NO COMENT

Angela Merkel, la femme le moins en vue de son village

Prophète en son pays au point d'être la grande favorite des élections du 27 septembre, Angela Merkel ne l'est guère dans son village. Née à Hambourg, la chancelière allemande a longtemps vécu à Templin, une bourgade de l'ancienne Allemagne de l'Est, parce que son père, pasteur protestant, estimait de son devoir d'aller porter la parole divine au sein de "l'État ouvrier et paysan".

La première femme à prendre la tête du gouvernement allemand, première également à avoir été citoyenne de feue la République démocratique allemande (RDA), a donc passé enfance et adolescence dans cette localité de l'Uckermark, une terre de landes, de forêts et de lacs, à une centaine de kilomètres au nord de Berlin, mais rien ici n'évoque celle qui aurait pourtant pu devenir une gloire locale.

Il y a bien une rue Friedrich Engels et deux autres artères portent les noms de Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, meneurs de la révolution spartakiste de 1918, mais pas d'avenue ou même d'impasse Angela Merkel. L'enfant du pays a toutes les chances d'être reconduite dimanche à la Chancellerie, mais, dans la dernière ligne droite de la campagne électorale, son portrait n'apparaît nulle part sur les affiches de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), son parti, qui préfère mettre en avant le candidat local.

Fidélité

Merkel est restée fidèle à "la perle de l'Uckermark", où ses parents vivent toujours ; elle possède à proximité une modeste maison de campagne où elle passe de nombreux week-ends, entre cuisine et jardinage, mais ni elle ni son parti n'y sont très populaires. Il suffit de parcourir les rues de la vieille ville, ceinturée par des remparts du XIIIe siècle et couverte de placards électoraux, pour comprendre que le mal-être de l'électorat le détourne des partis traditionnels au profit des formations populistes.

Die Linke, cette gauche radicale née sur les cendres de l'ancien Parti communiste, y réalise régulièrement des scores enviables. Et l'extrême droite, marginale à l'Ouest, est ici représentée par deux formations qui dénoncent en vrac l'immigration, la criminalité, le coût du contingent allemand déployé en Afghanistan et confortent l'électeur dans sa conviction de n'être qu'un citoyen de seconde zone.

Templin est en cela parfaitement représentative des frustrations et des rancoeurs qui perdurent dans les Laender de l'Est, vingt ans après la chute du Mur de Berlin. Les horribles barres d'immeubles "made in RDA" ont été réhabilitées et ripolinées de frais, l'usine à touristes qui domine le lac de Lübbesee a été tant bien que mal humanisée, toutes les infrastructures ont été refaites à neuf, mais les esprits continuent à broyer du noir.

"Les Laender de l'Est n'ont pas rattrapé leur retard sur le plan économique : le chômage y est supérieur, les salaires inférieurs, les jeunes partent et la crise n'a fait qu'accentuer le phénomène", déplore un militant social-démocrate, qui tente de faire de la retape sur la place du marché. "Dans ces conditions, le vote sanction joue à plein."

LA PLANÈTE OU LE FRIC ?



DANS LE COMBAT ÉCOLOGIQUE C'EST LE FRIC QUI GAGNE.

mercredi 23 septembre 2009

Sarkozy refuse tout marché avec l'Iran pour libérer Clotilde Reiss

Le président Nicolas Sarkozy a assuré, mercredi soir 22 septembre sur TF1 et France 2, qu'"il n'y aurait pas d'échange" entre la chercheuse française Clotilde Reiss retenue en Iran et un Iranien condamné en France. Le chef de l'Etat s'exprimait à New York, où se tient l'Assemblée générale des Nations unies. Interrogé en différé par Laurence Ferrari et David Pujadas, il a passé en revue les grands sujets liés à ce sommet qui réunit les chefs d'Etat de la planète, et a abordé une partie de l'actualité française.
Iran. Nicolas Sarkozy a dit "refuser" le "chantage" proposé par Mahmoud Ahmadinejad pour la libération de Clotilde Reiss, une jeune universitaire retenue en Iran. Mardi soir, M. Ahmadinejad avait laissé entendre qu'un échange de prisonniers pourrait permettre la libération de la jeune femme. Le Figaro évoquait notamment la piste Ali Vakili Rad, un Iranien reconnu coupable, en 1994, de l'assassinat de Chapour Bakhtiar, l'ancien premier ministre du chah d'Iran. "Il n'y aura pas d'échange", a martelé Nicolas Sarkozy. Sur le dossier du nucléaire, il a évoqué une "date limite" pour évaluer les efforts de la partie iranienne, précisant : "Dans mon esprit, c'est le mois de décembre."

Sommet du G20. Nicolas Sarkozy a renouvelé les constats dressés depuis le déclenchement de la crise financière, "la plus grave qu'ait connue le monde depuis 1929". "Les paradis fiscaux et le secret bancaire, c'est terminé", s'est-il ensuite félicité, mettant en avant l'action de la France sur la scène internationale depuis un an.

Sur le dossier des bonus, M. Sarkozy a de nouveau plaidé pour une "limitation" des montants accordés aux traders. Rappelant les mesures prises en France – et notamment le projet d'instaurer un système de malus –, il a estimé que la France "arrivait forte" au sommet du G20, qui débute jeudi, à Pittsburgh. Il a attribué les difficultés à obtenir un accord sur le sujet au fait que "Barack Obama est en avance sur son pays". Le chef de l'Etat s'est toutefois félicité que l'Europe ait trouvé une "position commune" dans ce dossier . "Il faut féliciter Gordon Brown", a-t-il estimé.

Climat. A l'approche du sommet de Copenhague sur le climat, le président de la République a tenu à rappeler la récente mise en place de la taxe carbone, qui doit pousser les Français à "changer de comportement". "Je préfère taxer la pollution plutôt que le travail", a-t-il plaidé, rappelant que la contribution climat-énergie était une "promesse de campagne". "Tout l'argent, au centime d'euro près, vous sera rendu", a rappelé M. Sarkozy en s'adressant aux Français.

Evoquant le sommet à venir, il a souhaité que la "taxe carbone aux frontières" soit instaurée pour les pays de l'Union européenne. Le chef de l'Etat a souhaité, comme il l'avait déjà fait, la création d'une institution onusienne pour le climat.

Crise économique. "La crise sera derrière nous quand le chômage aura recommencé à baisser", a reconnu M. Sarkozy. "Ce que je peux dire, c'est que cela fait deux trimestres que la France a une croissance positive, que le risque systémique financier est derrière nous", a ajouté le président, estimant qu'il ne fallait pas "relâcher la pression pour soutenir la croissance et la faire revenir". Interrogé sur l'explosion des déficits, Nicolas Sarkozy a considéré que ceux-ci se résorberont avec le retour de la croissance. Puis il a mis en avant les efforts consentis dans la fonction publique – suppressions de postes et réforme des régimes de retraite.

Taxer les accidentés du travail. Le chef de l'Etat a appuyé la proposition de Jean-François Copé de fiscaliser les sommes perçues par les accidentés du travail, laissant entendre qu'elle avait l'aval du gouvernement.

Forfait hospitalier. Nicolas Sarkozy a confirmé que le gouvernement annoncerait "à la fin du mois" une augmentation du forfait hospitalier : "Si l'hôpital a besoin de plus d'argent, eh bien le forfait hospitalier, qui n'a pas été augmenté depuis trois ans, sera augmenté."

Immigration. Le ministre de l'immigration, Eric Besson, "a eu raison" de démanteler la "jungle" de Calais, selon M. Sarkozy. "Je vous annonce d'ailleurs qu'avec les Anglais nous organiserons le retour des personnes en situation irrégulière", a déclaré le président. Tout en affirmant n'avoir "jamais cru à l'immigration zéro", le chef de l'Etat a souligné qu'on ne pouvait "pas accepter qu'il y ait sur notre sol des personnes qui n'ont pas de papiers et qui enfreignent nos lois".

Agriculture. "C'est bien de viser le prix le plus bas, mais pas au détriment du consommateur et du producteur." D'ici à la fin de l'année, "une loi d'orientation agricole sera déposée" pour qu'éleveurs et producteurs "puissent vivre". Il s'agira notamment selon lui de répondre à la question des "fruits et légumes, du déficit de compétitivité horaire entre le travail saisonnier, qui coûte 6 euros en Allemagne, et 10 euros en France". A propos des manifestations de producteurs laitiers, M. Sarkozy a appelé à "une nouvelle régulation agricole". "Moi, je plaide pour davantage de préférence communautaire", a aussi dit le chef de l'Etat.

Clearstream. "Je fais totalement confiance à la justice. Que chacun s'explique dans le prétoire", a dit Nicolas Sarkozy, qui affirme avoir "découvert avec stupéfaction" son nom sur les listings de Clearstream – "une banque dont [il] ignorai[t] le nom". "Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel", a ajouté le chef de l'Etat, sans tenir compte de la présomption d'innocence dont bénéficient des prévenus non encore définitivement jugés et qui ne peuvent être qualifiés de "coupables". Quant à sa constitution en tant que partie civile, il a estimé que la France avait connu "trop d'arrangements au plus haut niveau de l'Etat dans le passé".

La polémique autour des propos de Brice Hortefeux. "C'est un homme profondément humain. L'idée même du racisme ou de blague à connotation raciste lui est totalement étrangère", a dit Nicolas Sarkozy pour défendre son "ami". Toutefois, a-t-il concédé, "à partir du moment où il y a polémique, il y a maladresse".
2012. Interrogé sur ses projets politiques, et son envie de briguer un nouveau mandat, Nicolas Sarkozy a répondu : "J'ai tellement de charges sur les épaules. (...) Le rêve de mon hypothétique réélection n'est vraiment pas dans ma tête."

Audiences US : four pour "Heroes" et "Gossip Girl", carton pour "House"

Ça y est, c'est reparti ! La saison télé américaine a repris hier soir, et les nouvelles sont très mitigées. Pour certains, elles sont excellentes, notamment pour Dr House sur Fox et pour les comédies de CBS. Pour d'autres, elles sont très mauvaises. NBC risque de payer cher sa décision de renouveler Heroes, qui a considérablement plombé Jay Leno, et CW est passée quasiment inaperçue !

Sur la soirée, Fox a emporté la victoire haut la main avec une excellente moyenne de 16,50 millions de téléspectateurs. ABC a pris la deuxième position avec 14,83 millions de téléspectateurs, tandis que CBS n'a pas démérité à 12,01 millions. En revanche, NBC a réalisé un mauvais début de saison à 5,90 millions seulement, et CW a tout juste pu intéresser 2,28 millions de téléspectateurs.

"Dr House" est en pleine forme
C'est ABC qui a commencé la soirée en tête, et la chaîne a conservé la pole position jusque 22h grâce au retour de Dancing with the Stars. Les deux heures d'émission ont réuni en moyenne 17,53 millions de fidèles, un excellent score, même si le lancement de la saison d'automne 2008 avait attiré 21,34 millions de téléspectateurs le 22 septembre 2008.

Mais cela n'a pas empêché Dr House de démarrer très fort sa saison 6 avec un double épisode suivi par 16,50 millions de téléspectateurs, soit 1,73 million de plus que le lancement de la saison 5, et surtout 3,69 millions de plus que la moyenne de la saison 2008/2009. Inutile de préciser que la série était largement leader sur les 18-49 ans de 20h à 22h.

"Heroes" au plus bas
Toujours à 20h, NBC donnait le coup d'envoi de la saison 4 de Heroes, renouvelée à la surprise générale en mai dernier. Mais les doutes étaient justifiés, puisque le double épisode diffusé par la chaîne a réuni à peine 6,02 millions de fidèles, et a passé la deuxième heure sous la barre des 6 millions ! Il s'agit du pire score jamais réalisé par la série depuis son lancement.

Sur CBS, deux heures de sitcoms ont réalisé de bons démarrages : à 20h, How I Met Your Mother a séduit 9,21 millions de téléspectateurs, un score comparable à la moyenne de la saison 3 (9,60 millions). CBS lançait ensuite à 20h30 la nouvelle comédie Accidentally on Purpose, que 8,99 millions de curieux ont suivi. Puis, le retour de Mon Oncle Charlie à 21h a attiré 13,59 millions de fidèles, tandis que The Big Bang Theory, désormais diffusé à 21h30, réalise son record d'audience historique à 12,83 millions.

"Gossip Girl" ne brille pas, Jay Leno non plus
Pour terminer avec les séries programmées de 20h à 22h, un petit coup d'oeil à CW... qui a mal encaissé le retour de la concurrence. Ainsi, si Les Frères Scott ont limité la casse à 2,48 millions, Gossip Girl n'a réuni que 2,09 millions de fidèles à 21h, réalisant son deuxième plus mauvais score depuis son lancement à la rentrée 2007.

En même temps, les nouvelles n'étaient pas meilleures à 22h pour NBC. Le Jay Leno Show, qui avait réuni plus de 18 millions de téléspectateurs lundi dernier, s'est écroulé à 5,67 millions, sans doute plombé notamment par Heroes. Il faut dire qu'en face, CBS et ABC ont eu plus de succès. Sur CBS, le retour des Experts : Miami a réuni 13,73 millions de fidèles, un score très légèrement inférieur à la moyenne 2008/2009. Et sur ABC, le retour de Castle, boosté par Dancing with the Stars, a réuni 9,43 millions de téléspectateurs, un score dans la lignée des audiences de la première saison.

DRAY PIÉGÉ MAIS JUSQU'À QUEL POINT ?

Ahmadinejad interview France2 22.09.2009


NOUS RECEVONS LÀ UNE LEÇON DE LIBÉRALISME, NOUS DEVONS MÉDITER SUR LES PAROLES Ô COMBIEN CLAIRVOYANTES DE CET EXEMPLE DE RECTITUDE ET DE LOYAUTÉ QU'EST LE PRÉSIDENT IRANIEN.

QU'IL EST BEAU !!!!!


IL N'Y A QUE MARMAILLE QUI M'AILLE !!!
CE TYPE EST UN CHIEN !

Attention danger pour les entreprises françaises

Les faillites pourraient se multiplier d'ici la fin de l'année alors que la situation de trésorerie des entreprises, en particulier des PME, sont très précaires.

Alors que Christine Lagarde promet des lendemains meilleurs – Bercy vient de réviser à la hausse ses prévisions de croissance - , les chefs d'entreprises restent, eux, très prudents. Dans beaucoup de sociétés, les trésoreries sont à sec alors même que les carnets de commandes sont un peu plus fournis. Il faut dire que les difficultés de paiement se sont considérablement accentuées avec la crise.

Une récente étude d'Intrum Justicia sur les délais de paiements en Europe, révèle que l'économie française est entrée dans une zone dangereuse pour la survie des entreprises. 58% des sociétés sont payées en retard et ce dans 80% des cas par des clients eux-mêmes en grandes difficultés financières. Si la loi de modernisation de l'Economie a fixé à 59 jours les délais de paiements, les retards se sont considérablement accentués progressant de 36% au cours des derniers mois.
Le potentiel de croissance de l'économie française est en jeu

En dépit des promesses faites au gouvernement, les banques se font toujours tirer l'oreille pour soutenir les entreprises. Les crédits bancaires aux sociétés affichent en effet une baisse de 4,5% sur un an à la fin juillet, d'après les dernières statistiques de la Banque de France. Sur le seul segment des crédits de trésorerie, la chute atteint 18,6% alors même que les besoins en fonds de roulement des entreprises ont explosé au cours des derniers mois. Dans ce contexte, l'investissement aura du mal à redevenir un moteur de la croissance en 2010.

Cette année, l'effort d'équipement devrait chuter de près de 23% - du jamais vu – dans l'industrie, d'après une récente enquête de l'Insee. Une dégringolade qui fait suite à cinq années pendant lesquelles les patrons ont été très prudents en matière d'investissement. Conséquence, l'appareil de production vieillit, perd en compétitivité, rendant l'innovation de plus en plus difficile. C'est le potentiel de croissance de l'économie française qui est en jeu aujourd'hui.

mardi 22 septembre 2009

UNE IMAGE TELLE QUE J'AIMERAI EN VOIR PLUS SOUVENT EN IRAN

Le thon rouge ne sera pas sauvé par l'Europe

Alors que la population de thon rouge apparaît décimée par la surpêche, ce poisson ne sera pas sauvé par l'Union européenne. Les gouvernements de l'UE étaient appelés lundi à se prononcer sur une proposition de la Commission européenne visant à en interdire tout commerce, et donc toute pêche. Proposition qu'ils ont rejetée.
Avant le vote, la Commission avait pour sa part "exprimé ses vives préoccupations quant à l'état des stocks qui déclinent rapidement après des décennies de surpêche". Tous les pays riverains de la Méditerranée se sont prononcés contre l'interdiction. "Il n'y a pas eu de vote formel, mais un tour de table au cours duquel la Commission a compris que sa proposition n'aurait pas la majorité", a-t-on précisé de source diplomatique.

Bruxelles proposait de coparrainer une proposition de Monaco d'inscrire le thon rouge, pêché surtout en Méditerranée, sur l'annexe I de la Convention de l'ONU sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), à titre provisoire, en attendant les prochaines évaluations scientifiques de l'état des stocks de thon. De nouvelles informations sur l'état des ressources seront publiées lors de la prochaine réunion de la Commission internationale pour la conservation du thon de l'Atlantique (Iccat), prévue en novembre.

Lors du tour de table, de nombreux Etats ont estimé qu'il était "prématuré pour l'UE de coparrainer cette proposition" et qu'il valait mieux attendre "et écouter les scientifiques", a précisé un diplomate sous couvert d'anonymat. Une fois l'avis des scientifiques publié en novembre, la Commission aura encore le loisir de faire une nouvelle proposition aux gouvernements européens, a-t-il estimé.

"C'est désormais à l'Iccat d'assumer sa pleine responsabilité pour assurer la reconstitution des stocks de thon rouge", a commenté le commissaire européen à la pêche, le Maltais Joe Borg, tandis que son collègue en charge de l'environnement, le Grec Stavros Dimas, a dit "regretter" le blocage des gouvernements européens.

L'organisation écologiste Greenpeace a appelé les gouvernements européens à "écouter les scientifiques". "L'attitude bornée des gouvernements méditerranéens risque de conduire à l'extinction du thon rouge et de laisser les pêcheurs les mains vides en quelques années à peine. Mais des pays comme Malte et l'Espagne sont de plus en plus isolés", a commenté Saskia Richartz, responsable européen pour les océans chez Greenpeace.

Pourquoi les sportifs trichent-ils ?

Lundi, l'écurie Renault a été condamnée à deux ans de suspension avec sursis pour tricherie grave lors du Grand Prix de Singapour en 2008. Nigel Warburton, philosophe britannique et collaborateur régulier d'émissions sportives sur la BBC, explique pourquoi la triche est partie intégrante de toute activité sportive, comment l'affaire Renault diffère d'autres scandales... et en quoi Machiavel a inspiré Maradona lors du match le plus important de sa vie.

Pensez-vous que la triche fasse inévitablement partie intégrante du sport professionnel de haut niveau ?

Nigel Warburton : Non, pas d'une façon inévitable, même si la majorité des sports professionnels et amateurs en comportent, que ce soit en Formule 1, au football ou au rugby. Il existe différents niveaux de triche. Au football, un joueur peut être tenté de faire un tacle en sachant qu'il a 50 % de chances de provoquer une faute. C'est une prise de risque qui est à la limite de la légalité, mais qui fait partie du jeu. Dans les sports de contact, en général, il y a un niveau de tricherie qui fait presque partie du jeu.

C'est différent quand l'acte tenté sort de la sphère sportive. C'est le cas du "Bloodgate", un affaire récente impliquant l'équipe de rugby des Harlequins, à Londres. Son entraîneur a mis en scène la blessure d'un joueur à l'aide d'une capsule de faux sang, afin de favoriser son équipe. Ce fut un énorme scandale. Parce que même si les Harlequins n'ont pas gagné le match, c'était un geste si forcé et prémédité, qui impliquait un tel niveau d'organisation au sein de l'équipe, que c'était plus grave que la simple triche consistant à tromper un arbitre.

Une préméditation que l'on retrouve dans l'affaire Renault...

Tout à fait. Sans connaître tous les détails de l'affaire, on devine aisément que cela a demandé une organisation complexe et la collaboration de nombreuses personnes. Tout cela afin de trouver le meilleur moment pour avoir cet accident. Et c'est sans compter sur la dangerosité d'une telle stratégie.

Vous avez écrit que les exemples de triche sont plus nombreux aujourd'hui qu'auparavant...

Je ne sais pas si c'est un phénomène quantitatif ou une coïncidence. Peut-être avons-nous tout simplement développé des moyens plus modernes pour détecter les tricheurs. L'affaire du "Bloodgate", par exemple, a été révélée par une caméra de télévision. On a clairement vu le joueur sortir du terrain et faire un clin d'œil à son préparateur. Tout le monde a perçu quelque chose de louche. C'est grâce à ces techniques de surveillance plus sophistiquées que l'on découvre plus d'incidents. Face à elles, les athlètes ont effectivement plus de chances de se faire attraper. Il faut noter que ce phénomène ne concerne pas exclusivement le sport de haut niveau. La triche dans la sphère amateure a bien moins de chance d'être relayée parce que cela intéresse moins de gens, mais elle existe aussi.

D'un point de vue philosophique, qu'est-ce qui motive les tricheurs ? La peur de la défaite, l'envie de réussir, la nécessité de rester au sommet ?

Dans Le Prince, Machiavel considère que, dans des conditions extrêmes, un dirigeant ne doit pas agir de façon morale, car cela mettrait en péril l'Etat. Maradona a dû se dire la même chose lors de sa fameuse "main de Dieu" contre l'Angleterre en 1986. Le fait d'aider son équipe à remporter un match de Coupe du monde en marquant de la main pesait vraisemblablement plus que le respect des règles. Il faut aussi considérer que dans le sport, les règles sont subjectives et sujettes à interprétation. On essaie de pousser au maximum pour savoir jusqu'où on peut aller. Mais pour ce qui est de la motivation, je pense que cela dépend de l'occasion ou même du sport. Cela peut être l'argent, la gloire, l'envie de vaincre, le manque de recul ou tout simplement l'absence de morale chez l'athlète.

Pour revenir au cas de Renault, quand les coureurs se retrouvent en danger physique comme ce fut le cas, on sort de la sphère sportive. On peut frapper un homme au visage sur un ring de boxe, mais faire la même chose dans la rue vous vaudra une interpellation. On peut rouler à 150 km/h sur un circuit, mais faire la même chose dans la rue est illégal. En revanche, si on met en danger l'intégrité physique des autres compétiteurs, on sort très vite du monde du sport pour revenir au monde réel.

Un autre exemple est le fameux incident entre Evander Holyfield et Mike Tyson. Quand Tyson arrache l'oreille de son rival en plein combat, il rompt le contrat implicite qui transpose leurs actions en dehors de la vraie vie. C'est devenu grave, en quelque sorte, car il ne jouait plus le jeu.

N'est-ce pas alors un paradoxe que les athlètes de haut niveau soient contruits pour être des modèles ?

Oui, et en ce sens ils ressemblent beaucoup aux hommes politiques. Ils peuvent très bien être des exemples à suivre dans leurs disciplines respectives, mais le processus qui les fait arriver au sommet de cette discipline implique une attitude intransigeante. Et ce sont quelquefois les individus pas vraiment moralement irréprochables qui atteignent ce sommet.

Le sprinter Ben Johnson est un exemple révélateur. Il a travaillé pour devenir l'homme le plus rapide du monde. Et on ne peut pas nier que c'était un exploit, qu'il ait été dopé ou pas. En l'occurrence, il était dopé. Mais pour qu'il arrive à un niveau où des produits ont fait de lui l'homme le plus rapide du monde, il fallait déjà qu'il soit un athlète extraordinaire. Pourtant aujourd'hui, personne ne se souvient de lui comme un bon athlète, juste comme un homme qui a triché.

Mais il y a pire que la culpabilité, il y a la suspicion. Lance Armstrong, qui a gagné sept Tours de France, est poursuivi par d'implacables rumeurs de dopage. Il y a ce nuage de soupçon qui plane autour de lui, même s'il n'a jamais été reconnu coupable. Certains fans de cyclisme ne l'admirent sûrement pas autant que son palmarès le mériterait.

Vous avez dit que "les tricheurs s'en sortent souvent" et qu'ils "ont changé l'histoire du sport, et continueront à la faire". Vous le pensez toujours ?

Je pense avoir écrit cela avant la Coupe du monde 2006 et l'expulsion de Zinedine Zidane, qui a, en elle-même, changé pas mal de choses. Mais effectivement, je crois que les tricheurs s'en sortent souvent dans le monde sportif. Paradoxalement, la triche apporte un intérêt supplémentaire au sport. Je ne dis pas que c'est une bonne chose, mais je pense qu'il existe chez le public un véritable intérêt pour démasquer les tricheurs, savoir comment ils ont pu tromper tout le monde. Tout simplement parce que l'immoralité est souvent plus intéressante que la moralité, le "méchant" est plus intéressant que le "héros". Il y a également cette idée persistante de la chute d'une idole, de découvrir que ces athlètes ne sont pas vraiment ceux que l'on croit.

LA SEULE QUESTION QUI N'A PAS ÉTÉ POSÉE EST: N'EST-CE PAS DANS LA NATURE HUMAINE DE TRICHER ?

dimanche 20 septembre 2009

La grippe A progresse plus vite en France qu'ailleurs

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus de la grippe H1N1 se propage plus rapidement en France que dans le reste de l'Europe.
Après la Grande Bretagne et l'Espagne cet été, c'est en France que le virus de la grippe H1N1 progresse le plus rapidement en Europe. Avec plus de 100 000 nouveaux cas suspect par semaine, l'Hexagone « est le pays d'Europe où il y a le plus de cas actuellement», explique Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

«L'activité grippale reste basse en général en Europe et en Asie, à l'exception de la France, qui signale des augmentations de maladies grippales au dessus du niveau d'épidémie de grippe saisonnière», indiquent les experts de l'OMS dans leur bilan hebdomadaire sur la pandémie.
Mercredi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait d'ailleurs estimé qu'on pouvait considérer que l'épidémie de grippe H1N1 avait commencé en France métropolitaine.

Un pic épidémique fin octobre

Dans son dernier état de situation publié mardi, l'Institut de veille sanitaire français (INVS) fait état de 164 cas de grippe pour 100 000 habitants, soit le double du seuil épidémique de 84 cas pour 100 000 habitants. Le nombre de nouveaux cas de grippe en France métropolitaine (début brutal d'une fièvre supérieure à 39°C, courbatures, signes respiratoires comme une toux) a ainsi été estimé à 103 000 pendant la semaine du 7 au 13 septembre.

Selon Françoise Weber, directrice de l'INVS, «on peut s'attendre à une hausse progressive du nombre de cas pendant trois à quatre semaines pour atteindre un période de pic épidémique fin octobre, début novembre, mais c'est une alchimie complexe». Et la médecin de préciser «qu'il est difficile d'expliquer pourquoi ça démarre» : «Il y a tellement de facteurs en jeu, estime-t-elle, les calendriers scolaires, les modes de vie, la densité de population... c'est difficile à dire, mais à un moment, tout est réuni pour que ça démarre.»

Si en France, les tests pour identifier les virus en cause ne sont pas réalisés, la précocité et l'ampleur de l'épidémie laissent à penser aux spécialistes de l'OMS qu'elle est largement due au nouveau virus H1N1, responsable dans le monde d'environ 60% des cas de grippe.

3 486 morts dans le monde

Le dernier bilan français, vendredi, reste à 27 malades décédés de la grippe H1N1, mais les autorités françaises n'entendent pas passer dans l'immédiat en niveau 6 d'alerte pandémique, estimant que «l'impact de l'épidémie ne le justifiant pas pour l'instant». Dans le monde, le virus a tué a grippe au moins 3 486 personnes dans le monde depuis l'apparition du nouveau virus en mars-avril, a annoncé l'OMS vendredi, soit une augmentation de 281 décès par rapport au précédent bilan publié il y a une semaine par l'organisation.

Au total, l'OMS a eu connaissance de 296 471 cas avérés par des analyses en laboratoire - contre 277.607 la semaine dernière - mais ce chiffre semble bien en deçà de la réalité : les pays les plus affectés ne procèdant plus à des analyses systématiques.

LA PSYCHOSE A DÉJÀ COMMENCÉ, MOLIÈRE EST DE RETOUR.

QUESTION FONDAMENTALE

TOUT LE MONDE VOIT LE SPOT DE PRÉVENTION CONTRE LA GRIPPE QUI FAIT LA MODE CETTE ANNÉE.
JE ME POSE LA QUESTION:
POURQUOI VOIT-ON UNIQUEMENT LE 27 et le 94 ?

Désirs d'avenir, le look futuriste

Un dispositif de dénonciation par mail jette le trouble dans l'Essonne

L'ouverture par la police de l'Essonne d'une adresse mail permettant aux habitants de transmettre des renseignements sur des infractions, initiative "rare" selon les policiers, est loin de faire l'unanimité dans le département. Cette boîte aux lettres électronique a pour but de "mieux répondre aux attentes de la population" pour des délits tels "l'occupation des halls d'immeuble, les ivresses sur la voie publique, ou les rodéos de motos", a expliqué vendredi la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).
Une fiche explicative sera mise à disposition du public, dans les commissariats et des mairies, avec la mention suivante : "Aidez la police nationale dans son action au service des citoyens". Cette fiche, que dévoile Le Parisien, propose d'envoyer "témoignages, photos, vidéos" et garantit la "confidentialité" aux éventuels utilisateurs. "Il s'agit d'être plus réactifs, ce n'est pas de la délation", assure Jean-Claude Borel-Garin, le "patron" de la police dans l'Essonne, qui avait mis en place, il y a un an, un tel dispositif dans l'Isère, alors qu'il y était en poste.

Alliance, le deuxième syndicat de gardiens de la paix, a pourtant condamné samedi cette "fausse bonne idée", selon son responsable, Jean-Claude Delage. "C'est une police d'une autre époque" a-t-il déclaré à l'AFP. Sur France Info, le syndicat avait déclaré craindre de "donner l’impression de réinstaller la police de Vichy".

"BEAUCOUP DE GENS ONT PEUR"

En revanche, Emmanuel Roux, pour le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN, majoritaire) a apporté son "soutien" à la DDSP. "C'est une façon pour les habitants de signaler à la police, de manière feutrée, des faits de délinquance", a-t-il dit. Nicolas Comte, secrétaire général de l'Union SGP-FO/Unité police (premier syndicat de gardiens de la paix) est allé dans le même sens en déclarant "ne pas être choqué" par cet "appel au civisme".

Du côtés des élus locaux, les avis divergent aussi. Pour Nicolas Dupont-Aignan, député-maire (Debout la République) de Yerres, "c'est une bonne initiative" si c'est "bien encadré". Georges Tron, député-maire (UMP) de Draveil estime qu'il "est normal que les gens puissent témoigner sans représailles" et Vincent Delahaye (Parti radical), maire de Massy, insiste sur le fait que, selon lui, "beaucoup de gens ont peur". "Cela ne me choque pas, la police a besoin d'indices", ajoute-t-il. Gérald Hérault, maire socialiste de Montgeron s'inquiète, lui, "des effets pervers" et parle de "délation".

samedi 19 septembre 2009

Les Français n'aiment toujours pas leur assureur

Campagnes de publicité conviviales, promotions tarifaires, rien n'y fait : les assureurs ont beau tenter de se départir de leur mauvaise image, les Français ne les aiment pas. Ebranlées par la crise financière et par de nouvelles directives réglementaires plus strictes, les compagnies souffrent d'une image désastreuse auprès du grand public, montre un sondage commandé par Carrefour Assurances à l'IFOP, et réalisé fin août, sur les Français et l'assurance.
D'abord, 73 % des Français jugent que les assureurs ne sont pas trop à l'écoute des besoins des clients, et qu'ils cherchent surtout à vendre leurs produits. Et 78 % qu'ils font peu ou aucun effort pour s'adapter à leurs nouveaux besoins et à leurs attentes. Pire encore, plus d'un Français sur deux estime que les assureurs considèrent leurs clients comme de simples numéros. Des numéros dont les assureurs ne veulent plus lorsqu'ils ont trop de sinistres, et donc qu'ils ne sont plus rentables.

La bonne nouvelle, pour les assureurs, c'est que, malgré la crise, 81 % des Français envisagent de maintenir leur budget de dépense en matière d'assurances habitation ou automobile. Et seuls 4 % d'entre eux ont l'intention de changer de prestataire pour leur contrat automobile (5 % pour l'habitation).

En même temps, les Français savent qu'on ne change pas d'assureur comme on change de téléphone, même si la loi Chatel, entrée en vigueur en 2008, a simplifié les procédures en la matière. "On a l'impression qu'il est difficile de changer d'assureur, mais c'est plus une impression qu'une réalité", estime Pierre-Olivier Grall, directeur des assurances Carrefour, citant le fait que sa compagnie effectue l'intégralité des démarches nécessaires au changement d'assurance pour ses clients.

Manque de clarté des termes employés (81 %), manque d'écoute (73 %), excès de formalités (63 %) sont des clichés qui collent au secteur et à la qualité de la relation avec ses clients. Et pourtant, ce n'est pas faute de tenter de l'améliorer. Chez AXA, on a mis en place en 1999 un "baromètre client", et depuis cette année un "baromètre de crise" pour étudier l'évolution des besoins des clients pendant la crise. Résultat : les clients d'Axa veulent plus de sécurité dans leurs placements, de meilleures garanties dans leurs contrats, plus de clarté, plus de transparence et plus de pédagogie.

Cinquante actions gratuites (les "Axa Miles") auraient pu être versées cette année à chacun des 120 000 salariés d'Axa, notamment si l'indice de satisfaction de ses clients était passé à 82 %. Pas de chance, les collaborateurs n'ont rien eu : l'indice n'avait atteint que 81,2 %.
Cécile Prudhomme
Mais les français aiment-ils leur banquier ? Voilà une autre question.

vendredi 18 septembre 2009

ÇA PERSONNE N'EN PARLE !

CHLORHYDRATE DE MORPHINE AGUETTANT 20 mg/ml solution injectable, rappel d'un lot
Antalgique de palier III (opioïde fort)
Stupéfiant
Le laboratoire Aguettant, en accord avec l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), procède au retrait du lot 4201994 (péremption 04/2012) de la spécialité MORPHINE (chlorhydrate) AGUETTANT 20 mg/ml solution injectable. Ce retrait fait suite à la mise en évidence d'une ampoule d'ATROPINE AGUETTANT 0,25 mg/ml (lot 4202060, péremption 03/2012) dans une boîte de ce lot de morphine.
En savoir plus :
Communiqué de presse relatif au retrait du lot 4201994 de MORPHINE AGUETTANT 20 mg/ml solution injectable, Afssaps (11 septembre 2009)
Alerte de l'Afssaps, Afssaps (11 septembre 2009)
18/09/2009 - L'OFFICIEL DU MÉDICAMENT / Alerte de l'Afssaps
Sources : RCP - Afssaps (11/09/2009)