Après son succès aux européennes, le président pousse son avantage.
Loin de se reposer sur ses lauriers, Nicolas Sarkozy pense déjà aux prochaines échéances : remaniement, réformes, régionales... Le président n’est pas homme à perdre du temps. « Votre boulot, a-t-il dit aux dirigeants de l’UMP dès le lendemain du scrutin, est de mobiliser nos amis. Le mien, c’est de démobiliser l’adversaire . » Sitôt les résultats des européennes connus, il met en branle un plan de bataille pour maximiser les effets du succès inespéré de l’UMP. Face à des oppositions pulvérisées, le président réagit en stratège dépassionné. Pas question d’afficher le moindre triomphalisme déplacé, telle fut sa consigne aux proches venus dès 18 heures le 7 juin à l’Elysée. « C’est un très beau succès, mais ne cédons pas au triomphalisme. Ce résultat nous donne encore plus de responsabilités », dit un Sarkozy heureux devant les chevilles ouvrières de la campagne, François Fillon, Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Michel Barnier, petit groupe auquel s’est jointe Carla Bruni-Sarkozy en fin de réunion, peu avant 19 heures, à l’Élysée. Le succès, estime le chef de l’État, impose des devoirs. Interpréter le message des Français qui se sont abstenus en masse ou ont indiqué leur tropisme pro-écologique a donc incité Nicolas Sarkozy à manifester immédiatement un signe de compréhension. Dès le mardi matin, il se rend en Savoie pour un déplacement qui porte sur le thème-tellement à la mode-des énergies renouvelables. Après s’être félicité devant ses troupes d’avoir « anticipé la préoccupation environnementale, cet enjeu majeur », le voilà à pied d’oeuvre.
Diable de Sarkozy ! Toujours en campagne. Intarissable défenseur de l’environnement, repeint en vert, le président épate ses interlocuteurs : « Pourquoi les gouvernements de droite comme de gauche n’ont-ils pas fait des énergies renouvelables une priorité ? Je vous le dis, la France sera le leader des énergies décarbonisées. On le fera, y compris quand ça me vaut des débats au sein de la majorité. »
Enfin seul... Nicolas Sarkozy n’a plus d’adversaire, seulement des électeurs verts à conquérir. Daniel Cohn-Bendit a déjà annoncé qu’il n’avait aucune ambition présidentielle. Les écolos sont une proie de choix que le chef de l’État va s’employer à séduire. Nul doute, par exemple, que ses Grenelle de l’environnement (1 et 2), toujours pas complètement votés, vont désormais passer fissa au Parlement. Pour le reste, la concurrence semble à terre.
Scepticisme profond
Le Parti socialiste n’en finit pas de payer ses divisions et son incurie. Quel que soit le sort de Martine Aubry (voir pages suivantes) , les différents leaders roses auront un mal de chien à s’imposer, tant le scepticisme sur la capacité des héritiers de Mitterrand est maintenant profond. Quant au MoDem... La grande peur créée ici ou là dans la majorité par la percée de François Bayrou semble évanouie. On ne se relève pas de si tôt d’une raclée pareille. On n’est jamais mort en politique, mais on peut être longtemps convalescent. Seul inconvénient, pour Sarkozy, de l’effacement du MoDem : il a dégagé du jeu un concurrent gênant pour le PS. En faisant vilipender un obsédé de la présidentielle trop oublieux de l’Europe, le chef de l’Etat aurait-il tué trop tôt l’élu de Pau ? Il aurait ainsi ouvert la voie à une alliance arithmétiquement non négligeable entre le Front de gauche, le PS, les Verts et les restes du centre. C’est pourquoi le président songe d’abord à renforcer son propre parti.
Pas question de perdre une seconde. Lundi matin, devant les dirigeants de l’UMP, Sarkozy masque à peine son impatience tandis que Xavier Bertrand, dans son propos liminaire, se congratule des résultats de son parti. Le chef de l’Etat, qui tapotait la table des doigts, en bras de chemise, pseudo-décontracté, prend alors la parole : « Voilà ce que l’on va faire . » Ses mots d’ordre : poursuivre l’ouverture- « Il faut absolument sortir du carcan UMP, y compris à l’intérieur de la majorité. Quand je pense à ces critiques qui reprochaient que l’on donne trois places au Nouveau Centre... » ; lancer une campagne d’adhésion de grande ampleur à l’UMP ; vérifier le financement du parti- « Il faut verrouiller les cotisations des élus » ; accentuer le renouvellement dans les fédérations- « Les mauvais, on les vire. » Au passage, il porte un jugement sur ses ministres issus de la diversité : « Rachida, c’est quand même une belle sortie. En Ile-de-France, ça s’est bien passé. Rama, si elle m’avait écouté... » Est abordé le cas Hortefeux, qui se retrouve élu malgré lui en Auvergne. Depuis la veille, le président, taquin, ne cesse de l’appeler « M. le député européen » , en le félicitant de son succès inespéré. Il sera convenu que son destin ministériel sera confirmé le jour du remaniement : « Tu ne dis rien pour l’instant, on fera un paquet global la semaine prochaine. »
Quelle revanche pour un Sarkozy qui avait atteint le fond aux européennes de 1999 en menant la liste de son parti au désastre ! Et pour un président à qui on promettait une élection intermédiaire aussi difficile que les dernières municipales. Il s’est interdit de savourer trop longtemps son plaisir, conscient que d’autres échéances, moins plaisantes, l’attendaient dans l’année. Ne serait-ce que les trois prochaines élections municipales partielles provoquées par des annulations de scrutin-à Aix, Carcassonne et Corbeil. Puis viendront les régionales, qui comportent deux tours de scrutin. 28 %, c’est bien lors d’une élection à un tour. Lorsqu’il faut rassembler au second, il importe de trouver des réserves pour l’instant pas évidentes. Aujourd’hui, l’addition UMP, Nouveau Centre et MPF est loin de constituer une majorité, même si le danger Bayrou est écarté : « Ce qu’a dit Corinne Lepage [NDLR : « Je n’aurai pas fait les mêmes choix que François » ], c’est le coup de pied de l’âne », s’est réjoui le président.
Reste à gérer la suite sans fausse note. A commencer par le remaniement, toujours annoncé, pas encore réalisé. Depuis des semaines, deux écoles se battent au sein de l’Élysée à ce sujet. L’une, maximaliste, qui souhaiterait un grand coup de balai pour revivifier une équipe usée. Carla serait de cet avis.
Erreur de casting
L’autre camp, dont fait partie Patrick Buisson, prône des changements minimalistes. Pour deux raisons : 1. le vrai changement devra se produire au moment des régionales, à mi-mandat. Il ne faut donc pas brûler des cartouches trop tôt ; 2. congédier des ministres deux ans à peine après les avoir nommés équivaudrait à admettre une erreur de casting. Ce serait se tirer une balle dans le pied. Cette seconde thèse semble l’avoir emporté peu avant le scrutin, qui n’a fait que la conforter après. Pourquoi bouleverser une équipe qui gagne ? L’idée-toujours soumise à des variations possibles de dernière minute-était donc de limiter les changements de ministres à quatre départs et quatre entrées, le reste relevant de rotations internes. On citait, en début de semaine, parmi les partants, outre les noms évidents de Michel Barnier et de Rachida Dati, ceux de Christine Boutin et de Roger Karoutchi. Mais, jusqu’à l’ultime moment, tout peut changer, tant Nicolas Sarkozy a horreur de tuer. Parmi les entrants, on cite l’UMP Christian Estrosi et le centriste (encore trésorier du MoDem !) Michel Mercier. Le chef de l’Etat tient aussi à honorer la diversité. Et des représentants de tendances écolo ou de gauche sont recherchés. L’ouverture est une marque de fabrique chez Sarkozy. Déjà, ministre du Budget, il avait conservé à ses côtés des fonctionnaires de gauche. Puis, à l’Intérieur, il avait donné des preuves de tolérance en plaidant contre la double peine ou en faveur de la publication de « Rose bonbon », ce livre si controversé. Depuis qu’il est à l’Elysée, il ne cesse de chercher de nouvelles prises de guerre. On ne sait si la nomination de Claude Allègre est définitivement compromise ou non par le score de Cohn-Bendit, mais la tentation de le promouvoir, sous une forme ou une autre, est toujours là chez le président.
Ce dernier voudrait donner un sens à ses nouvelles recrues : « Le nouveau gouvernement doit être la traduction d’un projet de relance politique », explique un conseiller élyséen. Même limité à quelques individus, le remaniement devrait donc traduire les priorités du moment. L’heure reste aux réformes, au volontarisme, à l’innovation sous toutes ses formes. Le président serait ainsi tenté de lancer le chantier de la ruralité (avec grosses annonces à la fin de l’année), au moment où il pousse les feux côté écologie. Sarkozy veut également faire aboutir des réformes de fond comme celles des collectivités locales, du Code pénal, du lycée, de la taxe climat. Le social reste dans ses préoccupations : en témoigne son rendez-vous avec les syndicats au lendemain des européennes. Nicolas Sarkozy règne peut-être dans un désert, mais il sait que la nature a horreur du vide. Il prend donc ses précautions avant que le désert ne se repeuple.
jeudi 18 juin 2009
Le jour où l'opposition a implosé
Désertec : un projet solaire de 400 milliards d'euros
Une vingtaine de multinationales, surtout allemandes, veulent rapidement poser les jalons de la production et de la livraison de courant électrique solaire d'Afrique vers l'Europe pour couvrir 15%
des besoins européens.
Sur le papier, le concept de Désertec est simple. Il s'agit de produire de l'électricité issue du solaire là où il y a du soleil à foison et ensuite l'exporter vers le Maghreb et l'Europe. Un réseau de supercentrales solaires (paraboles solaires et non panneaux photovoltaïques) serait implanté dans les pays de la ceinture saharienne. Le courant produit serait ensuite transporté par des lignes à haute tension posées au fond de la Méditerranée. Les experts du projet Désertec ont calculé qu'une surface de 300 km2 couverte de paraboles solaires, c'est-à-dire un timbre poste sur le globe terrestre, suffirait théoriquement à couvrir les besoins énergétiques mondiaux. Dans le cas de Désertec, il s'agirait de couvrir jusqu'à 15% des besoins de l'Europe à partir de 2025.
Torsten Jeworrek, membre de la direction du réassureur allemand Münchener Rück, n'est pas précisément un rêveur, mais il croit fermement à Désertec : « Ce n'est plus une vision lointaine, c'est technologiquement séduisant et en plus, réalisable. Nous voulons créer une initiative qui présentera des plans concrets de mise en oeuvre d'ici deux à trois ans », a-t-il annoncé à la presse allemande. Il a confirmé que la réunion de fondation d'un consortium, sous la houlette de Münchener Rück, voué à ce projet aura lieu le 13 juillet prochain. La liste complète des participants est encore tenue secrète. Mais l'on sait que la Deutsche Bank, Siemens, Schott-Solar mais aussi des entreprises espagnoles et italiennes ainsi que des représentants de la Ligue arabe et du gouvernement allemand devraient être de la partie.
Solar Millennium AG
Des paraboles solaires telles que celles qui pourraient être utilisées dans le projet Desertec.
Le projet Désertec, soutenu par le privé mais fortement encouragé par le gouvernement allemand, est à l'origine une idée lancée par le club de Rome, un groupe de réflexion sur l'environnement qui réuni des scientifiques, des industriels et des fonctionnaires de 53 pays. Elle s'inscrit dans l'initiative de Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable (TREC), un réseau de scientifiques
et d'experts également soutenu par le Club de Rome. TREC produit des études portant sur la sécurité énergétique de l'Europe, du Maghreb et du Proche-Orient. Enfin, TREC et Désertec, déjà en pourparlers avec des pays comme l'Algérie, la Tunisie, le Maroc ou la Jordanie, collaborent avec le projet de « Plan Solaire Méditerranéen », projet phare de l'Union pour la Méditerranée, qui envisage, entre autres, de développer « des capacités additionnelles d'électricité bas carbone, et notamment solaire », pour une puissance totale de 20 mégawatts sur le poutour méditerranéen.
Ce gigantesque projet ne manque bien sûr pas de contradicteurs dotés de solides arguments. Pour une fois, les obstacles les plus importants semblent être avant tout d'ordre économique et politique plus que technique. En effet, les technologies nécessaires existent et fonctionnent déjà. En revanche, la construction d'un réseau d'approvisionnement traversant la Méditerranée et s'étendant sur au moins 2000 kilomètres demanderait près de 200 milliards d'euros d'investissements. L'ensemble du projet pouvant, selon les experts, monter jusqu'à 400 milliards d'euros sur plusieurs décennies.
Par ailleurs, même si il devrait être plus facile pour l'Union européenne de régler un conflit d'intérêt avec l'Algérie qu'avec la Russie, certains s'interrogent sur un projet qui, au bout du compte, ne diminue pas la dépendance énergétique de l'Union Européenne. Pour sa part, Hermann Scheer, député social-démocrate qui soutient activement le développement des énergies renouvelables, ne condamne pas le projet Désertec. Mais il estime que c'est encore un « projet futuriste plein d'incertitudes » qui demandera « une très longue phase de mise en route ».
Des députés s'inquiètent du port de la burqa en France
Des parlementaires de droite et de gauche réclament une commission d'enquête pour lutter contre l'expansion du port de ce voile qui recouvre entièrement les femmes.
La burqa, qui voile une femme de la tête aux pieds, pourrait-elle être interdite dans les espaces publics en France ? 58 députés de toute tendance ont cosigné une proposition de commission d'enquête par
lementaire pour réfléchir à la question. André Gerin, député-maire PCF de Vénissieux à l'origine de cette proposition, l'a transmise mercredi au premier ministre. Parmi ces parlementaires, en majorité des députés de droite : 3 PCF, 7 PS, 43 UMP, 2 NC, 3 Non Inscrits. Si cette commission est créée, elle s'inscrirait dans la lignée de la commission Stasi, qui avait mené une réflexion sur la laïcité et le porte du voile à l'école en 2003.
«Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête» écrit André Gerin, dans l'exposé des motifs du texte. « Il ne s'agit plus seulement d'une manifestation religieuse ostentatoire mais d'une atteinte à la dignité de la femme».
Député d'une circonscription où le port de la burqa est de plus en plus répandu, André Gerin explique que cette commission aurait pour but de «faire l'état des lieux de la situation, de comprendre pourquoi le phénomène progresse». Cette commission permettrait aussi de «définir des propositions afin de lutter contre l'expansion du port de la burqa, sans stigmatiser les personnes enfermées dans cette prison ambulante», précise-t-il au Figaro.fr. Quels pourraient être les moyens d'action à la suite de cette commission ? «Si l'on caractérise le port de la burqa comme une atteinte aux libertés des femmes, il y aurait alors possibilité de légiférer pour l'interdire dans les espaces publics» suggère-t-il.
«Panne d'intégration»
«La burqa n'est absolument pas une prescription du Coran», rappelle Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, interrogé par lefigaro.fr. Le port de la burqa existait déjà avant l'apparition de l'islam dans des pays comme l'Afghanistan». Le recteur soutient la démarche des députés, «à condition que la commission soit un moyen de dialoguer avec les responsables de l'islam». Il se dit cependant dubitatif sur une voie législative qui interdirait la burqa, au regard des libertés individuelles et religieuses. «La solution réside plutôt dans la compréhension des racines de ce problème», qui s'apparente à ses yeux à une «hyper affirmation identitaire et à une panne de l'intégration.»
«Il faut encourager le débat sur cette question, rendre visible la réalité et la dégradation de la condition des femmes» réagit Sihem Habchi, présidente de Ni putes, ni soumises (NPNS). Elle considère «La loi de 2004 sur la laïcité (interdisant les signes ostensibles d'appartenance religieuse dans les établissements scolaires, ndlr) « pas suffisante ». Il faut «rouvrir le débat», lance-t-elle.
Au contraire, pour le secrétaire général de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), Fouad Alaoui, cette proposition des députés est «une nouvelle manœuvre propre à encourager les amalgames». Il regrette cette démarche qui intervient «justement quand on parle de l'Iran» et se dit «triste qu'on en arrive à ce niveau».
Depuis le vote de la loi de 2004, le débat sur le voile s'est apaisé. Mais il reste un sujet de polémique entre les tenants de la laïcité et ceux invoquant la liberté de religion. La question du voile avait resurgi avec le discours du Caire du président Barack Obama. Celui-ci avait critiqué les pays occidentaux qui décident «des vêtements qu'une femme doit porter». «En France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. C'est sa liberté», avait aussitôt réagi Nicolas Sarkozy. L'Elysée avait ensuite précisé que l'interdiction des signes religieux dans les écoles publiques, qui relève de la loi, n'était pas remise en question.
mercredi 17 juin 2009
Faut-il avoir peur des années de 13 lunes ?
La Lune est l'un des principaux exutoires de nos fantasmes. Des comptines d'enfants aux poèmes des plus grands auteurs, la Lune est chantée sur tous les tons. Elle est mise à toutes les sauces. Ainsi, on entend souvent dire que si le temps est détraqué, si l'été va être «pourri» après un printemps trop humide et un hiver très froid, c'est que nous sommes dans une année à 13 lunes.
Qu'est-ce que cela veut dire ? Un tout petit peu de mécanique céleste permet de le comprendre. La Lune est le seul satellite naturel de la Terre (d'autres planètes n'en ont pas, certaines en ont des dizaines). Elle tourne autour de la Terre en 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2 secondes. En moyenne. Elle tourne d'ailleurs sur elle-même dans le même temps. Elle montre donc toujours la même face à la Terre et possède ainsi une face «cachée».
Un tour complet de la Lune est appelé une lunaison, qui peut être décomposée en huit phases. Celles-ci montrent des «visages» de la Lune différents en fonction des positions relatives du Soleil, de la Terre et de la Lune. Car la Lune n'a pas d'éclairage interne et se contente de refléter la lumière solaire. Si l'on part de la phase appelée nouvelle lune, quand elle est invisible car située entre la Terre et le Soleil, elle va successivement passer par les phases de premier croissant, de premier quartier et de lune gibbeuse ascendante (le mot «gibbeuse» vient d'un mot latin qui signifie «bosse»). C'est le moment où plus de la moitié de la surface de la Lune est éclairé. Pendant ces quatre premières phases, la Lune est dite croissante (et décroissante par la suite).
Eclipse partielle le 31 décembre
Vient le moment où tout le disque lunaire est éclairé. C'est la pleine lune, qui sera suivie par les phases gibbeuse descendante, dernier quartier et dernier croissant. Avant de revenir au stade nouvelle lune et de recommencer un nouveau cycle. Tout cela en 29 jours, 12 heures… Une année étant en moyenne de 365,25 jours, un simple petit calcul (une année divisée par la durée d'une lunaison) montre que l'on peut «caser» dans une année non pas 10, 11 ou 14 cycles, mais uniquement 12 ou 13.
Mais parle-t-on de nouvelles lunes ou de pleines lunes ? Ainsi, en 2009, il n'y a que 12 nouvelles lunes. Mais il y a bien 13 pleines lunes. Comme en 2007. Et il faudra attendre 2012 pour voir le phénomène se reproduire. En 2008, il n'y avait «que» 12 pleines lunes, mais 13 nouvelles lunes.
Cette année est tout de même une année un peu spéciale pour la Lune. Outre le fait que c'est le 50e anniversaire des premières photos de sa face cachée, le 40e du premier alunissage de l'homme et de son premier pas sur son sol, 2009 s'offre une autre petite fantaisie lunaire. Pour sa 13e pleine lune, qui surviendra le 31 décembre, le ciel, s'il est dégagé, nous offrira une éclipse partielle de la Lune qui sera visible en France.
Les mois à deux lunes (pour qu'il y en ait treize) ne sont pas toujours les mêmes et couvrent presque tout le calendrier. Mais il y a des bizarreries. Comme en 1999. Où il y a eu deux pleines lunes en janvier et deux pleines lunes en mars. Mais aucune en février… Ce qui se reproduira en 2018. Car le calendrier lunaire se répète tous les dix-neuf ans. Ainsi, celui de cette année sera à nouveau valable en… 2028. Les années de 13 pleines lunes reviennent, elles, beaucoup plus souvent. En moyenne toutes les 2,62 années. Grosso modo une sur trois. Si elles avaient un lien avec le temps ou les catastrophes naturelles, depuis le temps, cela aurait été prouvé. Or il n'en est rien.
Puisque l'on ne peut pas demander à la Lune le temps qu'il va faire, il faut interroger la boule de cristal des prévisionnistes des services météorologiques. À Météo France, on se gratte la tête pour la France métropolitaine. Les différents modèles penchent pour des températures plus chaudes que les normales saisonnières au cours de l'été. Mais vraiment sans garantie. Plus fiables, les prévisions pour la Réunion annoncent un temps plus chaud et plus humide tandis qu'il devrait être plus sec et plus frais que la normale aux Antilles. En Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, les modèles prévoient des températures plus chaudes que les normales saisonnières. Et pourtant, nous avons tous la même treizième lune. Donc attention... au loup-garou.
mardi 16 juin 2009
Congrès: le PCF boycottera Versailles
Les parlementaires PCF ont décidé aujourd'hui lors d'une réunion à l'Assemblée nationale de boycotter le Congrès de Versailles du 22 juin, a annoncé le porte-parole des députés communistes Roland Muzeau. "C'est un simulacre de démocratie, car il n'y aura ni vote, ni débat", a dénoncé M. Muzeau.
"Cette décision ne vaut que pour ce Congrès", a-t-il précisé alors que c'est la première fois que le président de la République s'exprime devant les députés et sénateurs réunis à Versailles, conformément à la révision constitutionnelle de juillet 2008.
Un débat sans vote est prévu après l'intervention du président de la République, en l'absence de ce dernier.
On compte une petite cinquantaine de parlementaires communistes.
Quand Jacques drague, Bernadette fait les gros yeux
C'est une vraie perle, filmée par nos confrères homonymes du Petit Journal de Canal Plus. Lors d'un discours prononcé par son épouse Bernadette, l'ancien président de la République fait les yeux doux à une jeune femme blonde, à la recherche d'une chaise. La suite, en vidéo, est digne d'un sketch des Guignols...
C'est peut-être pour cela aussi que l'ancien président de la République est l'homme politique préféré des Français. La scène se déroule le 9 juin dernier, lors de l'inauguration d'une exposition de céramiques chinoises au Musée Jacques Chirac. Chirac se montre très galant envers une jeune femme, mais Bernadette veille !
lundi 15 juin 2009
Sarkozy : «Il faut changer de modèle de croissance»
A Genève, lors du mini-sommet de l'Organisation internationale du travail sur la crise de l'emploi, le chef de l'Etat a notamment plaidé pour une régulation de la mondialisation. Voici ses principales déclarations.
Le discours de Nicolas Sarkozy devant l'Organisation internationale du travail était annoncé comme un des premiers temps forts d'une nouvelle «séquence politique» de son quinquennat. A Genève, le chef de l'Etat a défendu lundi après-midi, devant les 183 membres de l'organisation, créée en 1919
pour promouvoir le travail décent, une «révolution» sociale. Voici ses principales déclarations et propositions.
» Le rôle de l'OIT. Nicolas Sarkozy a prôné lundi à Genève un renforcement du rôle de l'Organisation internationale du travail face aux grandes institutions financières. «Il faut que l'OIT puisse avoir son mot à dire auprès de l'OMC, du FMI et de la Banque mondiale », a expliqué le président de la République.
Le chef de l'Etat souhaite ainsi que les normes votées par l'OIT soient rendues obligatoires. «Une norme qui n'est pas obligatoire n'est pas une norme, c'est comme une feuille qui s'envole dans le vent», a-t-il insisté sous une nuée d'applaudissements.
De fait, la France prend «l'engagement de ratifier à très bref délai la Convention sur le travail maritime et la convention cadre sur la santé», car «quand on veut que les autres fassent la même chose que soi, mieux vaut faire soi-même ce qu'on doit faire en temps et heure», a ajouté Nicolas Sarkozy.
» La régulation de la mondialisation. Nicolas Sarkozy a plaidé avec force lundi pour une régulation de la mondialisation. «Il faut changer de modèle de croissance, il faut réguler la mondialisation», a-t-il lancé, ajoutant que «le monde ne peut pas être gouverné par la seule loi de l'offre et de la demande» et appelant de ses vœux «un système de règles qui tire tout le monde vers le haut au lieu de tirer chacun vers le bas».
Le chef de l'Etat a en particulier souhaité que des règles internationales limitent le dumping social et environnemental. Pour les pays les moins développés, il a souhaité que ces règles s'accompagnent d'un renforcement de l'aide au développement.
«Il faut tout revoir», a encore martelé Nicolas Sarkozy, énumérant «la surveillance prudentielle des banques, la réglementation des hedges funds, les règles comptables, les modes de rémunération».
» Les décisions du G20. Nicolas Sarkozy a tout à la fois défendu les décisions prises par le G20 le 2 avril à Londres, et enjoint à ne pas en réduire la portée. «Céder à cette tentation serait une faute historique», a-t-il lancé, appelant notamment les Etats-Unis à se montrer plus ambitieux.
«Je le dis à tous les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 : c'est pour chacun d'entre nous une responsabilité historique d'aller au bout de ce que nous avons entrepris, c'est une responsabilité historique de ne laisser aucun groupe de pression, aucune bureaucratie, aucun intérêt particulier y faire obstacle.»
» La crise. «Ce qui est irresponsable aujourd'hui, c'est de croire que la crise est une parenthèse et qu'après la crise, tout pourra recommencer comme avant», a déclaré le président français. «Cette analyse est absolument suicidaire.»
«La crise nous rend de nouveau libres d'imaginer. C'est le moment d'aller le plus loin possible», a encore estimé Nicolas Sarkozy.
Téhéran interdit à l'opposition toute manifestation
La tension reste toujours aussi forte entre le pouvoir et les partisans de Moussavi, officiellement battu par Ahmadinejad lors des élections de vendredi dernier. Les aff
rontements se sont poursuivis dimanche et des rassemblements sauvages devraient avoir lieu ce lundi.
Le ministère de l'Intérieur a rejeté la demande du candidat à la présidentielle Mir Hossein Moussavi de tenir lundi une marche de protestation contre les résultats de l'élection, qui a renouvelé le mandat du président Mahmoud Ahmadinejad.
"Aucune autorisation pour une marche ou un rassemblement n'a été délivrée, et toute sorte de marche ou de rassemblement est interdite", a dit à l'AFP le service des relations publiques du ministère de l'Intérieur.
Le responsable, qui a refusé de donner son identité, a précisé que cette interdiction venait en réponse à la demande dimanche de M. Moussavi de tenir lundi une marche pacifique de la place Enqelab à la place Azadi.
Cette décision n'exclut pas que des groupes de manifestants se réunissent dans plusieurs endroits de la capitale, selon des partisans de M. Moussavi qui ont parlé sous couvert de l'anonymat.
Téhéran a été le théâtre de véritables émeutes samedi et de violents affrontements dimanche entre la police et les forces de sécurité d'une part et des partisans de M. Moussavi et opposants à la réélection de M. Ahmadinejad d'autre part.
M. Moussavi a accusé les autorités d'avoir manipulé le scrutin de vendredi, qui a vu la réélection du président sortant dès le premier tour avec une large majorité.
M. Moussavi a déposé un recours dimanche auprès du Conseil des gardiens de la constitution pour obtenir l'annulation des résultats.
L'Iran de Ahmadinedjad devient la république des CHIENS MUSULMANS
"Les Français ne respectent plus l'autorité"
Selon Jean-Marc Lech, coprésident d'Ipsos, qui multiplie les études d'opinion, la crise transforme radicalement la société. Dans son rapport avec la politique, la consommation et même dans le regard que les citoyens portent sur eux-mêmes.
Les valeurs des Français ont-elles substantiellement changé avec la crise?
Oui. On peut dire que la crise a cristallisé le changement de manière forte et durable, et l'on ne reviendra plus en arrière. Elle a tout bonnement amené les Français à constater qu'ils n'ont plus de respect pour l'autorité : qu'elle soit politique, entrepreneuriale, médiatique ou publicitaire. Car une autorité qui n'obtient pas de résultats est une autorité qui perd sa légitimité. Mais cette crise est ancienne. Elle trouve ses origines après la fin des Trente Glorieuses: dès ce moment, la promesse politique se heurte à la carence du résultat.
Une personne grimée en Nicolas Sarkozy porte une pancarte 'Bonjour, Casse-toi pauvre con', lors d'une manifestation à l'appel du Parti communiste 'pour la revalorisation du pouvoir d'achat' et
l'augmentation des salaires et pensions, le 27 septembre 2008 à Paris.
Une personne grimée en Nicolas Sarkozy porte une pancarte 'Bonjour, Casse-toi pauvre con', lors d'une manifestation à l'appel du Parti communiste 'pour la revalorisation du pouvoir d'achat' et l'augmentation des salaires et pensions, le 27 septembre 2008 à Paris.
Comment se traduit cette défiance vis-à-vis de l'autorité?
De différentes manières. C'est l'abstention massive en politique, la consommation de produits libérés de leurs marques en économie ou le téléchargement gratuit à outrance sur Internet. Cette défiance se manifeste également par la montée des contestations sur la Toile : Internet est devenu une gigantesque machine à comparer les prix et à débattre. Nous avons donc là le reflet d'une société qui, n'attendant plus rien de l'autorité, assume son dérèglement sans culpabilité et multiplie les gestes de désobéissance civile. Conclusion : l'image d'un pays en rébellion, d'une communauté de citoyens quasi délinquante à certains égards, et adepte d'un système D extrêmement amplifié. Nous sommes entrés dans le règne de la démocratie déceptive.
En quoi Internet, en cette période de crise, joue-t-il un rôle particulier?
Quelques données d'abord. La France est le quatrième pays de blogueurs au monde, derrière les Etats-Unis, la Chine et le Japon : nous sommes 9 millions ! Autre progression spectaculaire : nous sommes passés de 12 à 17 millions de foyers ayant Internet entre 2007 et 2008. Il arrive désormais d'acheter en ligne à 80 % des Français ! Autant dire que le cerveau est devenu un moteur de recherche. On peut tout comparer, d'où la question du vrai prix : il n'existe plus. L'impact sur le comportement est également considérable. Dans le cadre de nos études, on a réuni des gens qui téléchargeaient de manière illicite et des gens qui ne le faisaient pas. Les seconds prenaient des notes ! On assiste ainsi à une appropriation individuelle d'une forme de liberté. Au fond, on en a rêvé en 68, Internet, sur fond de crise, l'a fait !
Quel sentiment domine aujourd'hui dans la société?
L'estime de soi. En apprenant à faire des efforts, en coupant dans leurs dépenses comme jamais, en acceptant certaines restrictions drastiques dans leurs habitudes de consommation, les Français ont augmenté l'estime qu'ils ont d'eux-mêmes. C'est très palpable à travers les études que nous faisons (voir aussi page 102).
Cela protège-t-il d'un mouvement de colère ou de révolte?
Naturellement. La manière avec laquelle les Français gèrent cette crise, en s'y adaptant tant que bien que mal, grâce à la mise en place d'un système proche de la débrouille, les éloigne d'une perspective révolutionnaire.
Jusqu'à quel point l'image de Nicolas Sarkozy, qui a beaucoup reposé sur l'autorité, est-elle durablement atteinte?
La période bling-bling, qui voyait Nicolas Sarkozy s'exprimer sans tabou -il a, en quelque sorte, essayé de liquider son surmoi-, a naturellement fait des dégâts et cassé sa popularité. Une popularité qu'il n'a pas vraiment restructurée depuis, parce qu'il a été rattrapé par sa promesse de résultats. Son impopularité lui est intolérable; les Français, qui le jugent actif et courageux, ne le rejettent pas, mais cela ne suffit pas pour qu'ils lui disent merci.
Est-ce qu'il regagnera de la popularité s'il retrouve du résultat ? Je ne le crois pas, parce que les Français sont convaincus que l'on ne renouera pas de sitôt avec de la croissance significative et des résultats. Aussi et plus profondément, l'idée selon laquelle la politique est quelque chose qui fabrique des promesses et que l'on peut y adhérer sans crainte est sans doute quelque chose de révolu.
L'élection présidentielle de 2007 avait suscité un vrai engouement, après de longues années d'indifférence, voire d'hostilité envers l'action publique. La cassure avec la politique est-elle cette fois définitive?
On s'éloigne de toutes les institutions et l'on promène un regard nostalgique sur le passé, sur "les années Caddy", qui permettaient de faire ses courses sans penser au porte-monnaie. C'est pour cette raison que Jacques Chirac est en tête dans les sondages de popularité. Nous sommes dans une société devenue définitivement infidèle à l'égard des modes de consommation comme de la politique.
Tout cela rend beaucoup plus compliquée la régulation de la démocratie et du capitalisme, qui reposent sur des réflexes de fidélité de longue date. Or quelque chose s'est structurellement déréglé, cassé, avec la crise. Les patrons de grandes entreprises, le marché, les leaders politiques, tous se trompent quand ils affirment que l'on retrouvera les rythmes et les cycles d'avant la crise : ce ne sera pas le cas, parce que les citoyens ont pris leur destin en main et n'obéissent plus qu'à eux-mêmes, persuadés que toutes les autorités sont là pour les rouler.
Comment l'offre politique peut-elle se réorganiser dans cette situation?
D'abord, quand on demande sur qui compter pour sortir de la crise, les personnes que nous sondons répondent: "Moi-même", et l'autorité politique arrive en dernier. Ensuite, il faut constater que l'offre politique se structurait jusqu'à présent sur l'idée qu'un leader travaillait pour les gens. Désormais, le leader devra travailler avec les gens. En les écoutant, pour commencer. Barack Obama ne dit jamais "je", mais "nous". Ségolène Royal en avait eu l'intuition avec la démocratie participative, mais elle a perdu et n'arrive pas à redémarrer le moteur. D'autant qu'elle a décrédibilisé ce qu'elle avait elle-même dit. Elle a aujourd'hui gâché sa chance.
Comment les responsables politiques dans leur ensemble peuvent-ils ne pas gâcher leur dernière chance?
On va être dans une France du carnaval, avec une multiplication de petits groupes qui décident de "s'éclater". Les gens récupèrent de la gaieté en transgressant. Les hommes politiques vont-ils comprendre qu'il faut être tolérant avec la transgression, donc avec certaines formes de désobéissance? C'est extrêmement difficile pour une autorité, en l'occurrence politique. Elle ne retrouvera pas de la légitimité en réprimant ces formes de transgression. Les gens sont d'ailleurs persuadés que les responsables eux-mêmes transgressent: les patrons avec l'argent, les hommes politiques avec leurs promesses, etc.
Pourquoi la gauche ne tire-t-elle aucun profit politique de la crise?
La question qui se pose à la gauche, c'est celle de son avenir si les gens sont de plus en plus egocentrés. De plus, son discours sur la redistribution est peu adapté quand les caisses sont vides - une donnée qui n'a pas échappé aux Français ! D'ailleurs, selon nos enquêtes, depuis trois mois, les gens s'intéressent d'abord à l'emploi et non au pouvoir d'achat.
François Bayrou est-il fini?
Non. Ces européennes sont des élections spasmodiques. Les mouvements enregistrés s'annulent dès le scrutin suivant. Peut-être François Bayrou réussira-t-il à tirer comme leçon de sa fin de campagne qu'il doit gagner en modestie. Il a trop vite cru que c'était arrivé.
dimanche 14 juin 2009
samedi 13 juin 2009
Mobilisation en recul contre la politique anticrise de Sarkozy
Des milliers de personnes ont commencé à défiler dans plusieurs villes de France, à l'appel des huit principaux syndicats. Une mobilisation «en-dessous de nos attentes» reconnaît Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.
Une mobilisatio
n «en-dessous des attentes des syndicats», «pas une réussite en nombre de manifestants» : c'est ainsi que le leader de la CGT, Bernard Thibault, et le numéro un du syndicat CFDT, François Chérèque, résument respectivement la 5e journée intersyndicale de manifestations contre les mesures anticrise du gouvernement, jugées insuffisantes.
Malgré les milliers de personnes qui ont défilé dans plusieurs villes de France, la mobilisation semble comme prévu beaucoup plus faible que lors des précédentes journées d'action.
Cette dernière manifestation avant les vacances estivales vise à faire pression sur la politique anticrise du gouvernement, jugée trop attentiste et insuffisante, et a été organisée par les huit principaux syndicats.
155 cortèges prévus
Les premières tendances montrent partout une participation fortement en recul par rapport au 1er mai, dernière journée de manifestations nationales, où près d'1,2 million de personnes étaient descendues dans les rues (456.000 selon la police).
A Rennes, les manifestants étaient de 800 à 2.000 selon les sources et se sont contentés d'un sit-in. A Toulouse et Bordeaux, les manifestants étaient quelques milliers, contre plus de 10.000 le 1er mai. A Avignon ou Reims, ils ne dépassaient pas le millier.
Quelque 155 cortèges sont prévus samedi, contre 280 le 1er mai.
Les seules perturbations concernent la presse. Les quotidiens nationaux n'ont pas paru.
Les dirigeants syndicaux doivent faire début juillet avec le président Nicolas Sarkozy «un bilan d'étape» des mesures gouvernementales contre la crise, tandis qu'un nouveau cycle de discussions avec le patronat a commencé mercredi.
Selon un sondage BVA, 74% des Français trouvent ce mouvement justifié, mais seulement un tiers pense qu'il pourrait inciter le gouvernement à modifier sa politique.
"Dr House" est la série la plus regardée
La série américaine "Dr House", qui met en scène un médecin brillant et misanthrope interprété par Hugh Laurie, a été la série la plus regardée dans le monde en 2008, selon un classement établi par Eurodata TV Worldwide (Médiamétrie) et révélé ce matin, lors du Festival de télévision de Monte Carlo. Chaque épisode de "Dr House ("House" pour le titre américain) a été regardé en moyenne par plus de 81,8 millions de téléspectateurs en 2008, selon les chiffres d'audience collectés par Eurodata TV Worldwide dans 66 pays, qui représentent une audience potentielle de 1,6 milliard de personnes.
En 2007, la série internationale la plus regardée avait été "Les experts Las Vegas" ("CSI Las Vegas"). Dans la catégorie comédies, "Desperate Housewives" est arrivée en tête, devant "Monk" et "Ugly Betty", avec 56,3 millions de téléspectateurs. "The bold and the beautiful" ("Amour, gloire et beauté" en français) a été le soap opera le plus regardé en 2008, avec plus de 24,5 millions de téléspectateurs, devant "Marina" et "The young and the restless" ("Les feux de l'amour").
jeudi 11 juin 2009
SARKOZY – Le président se met au vert
Boosté par le résultat de l'UMP aux élections européennes, le président français déborde de projets, qui depuis dimanche dernier tournent immanquablement au vert. Nicolas Sarkozy, constatant le score historique d'Europe- Ecologie, semble décidé à reprendre à sa sauce la recette écolo
Fort de son succès et des 27.87% de voix raflées aux élections européennes, l'UMP savoure sa victoire aux dépens du PS . La majorité met aujourd'hui au point une stratégie pour que ce regain de confiance ne tombe pas à plat dans les prochaines semaines. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a assuré qu'il fallait aujourd'hui "réussir à capter cette dynamique". Et il n'aura pas fallu longtemps à Nicolas Sarkozy pour trouver le bon filon : l'écologie.
L'environnement au centre des préoccupations
Il semblerait en effet que depuis l'annonce des résultats aux élections européennes, le président Nicolas Sarkozy se soit lais
sé pousser des ailes … ou plutôt des éoliennes! Le score historique des listes Europe-Ecologie (16.28%) menées par Daniel Cohn-Bendit n'a pas laissé indifférent le chef de l'Etat. En visite sur les bords du lac du Bourget, quelques jours après le scrutin, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le nouveau chevalier blanc des énergies renouvelables. "Nous allons prendre aujourd’hui des décisions pour les énergies renouvelables aussi importantes que celles qui ont été prises dans les années 1960 par le général De Gaulle pour le nucléaire", a annoncé plein d'enthousiasme le chef de l’Etat à l’Institut national de l’énergie solaire (Ines). Première mesure annoncée: à chaque euro investi dans le nucléaire troisième génération (EPR), un autre euro sera versé pour les énergies propres. Et les projets "écolos" ne manquent pas : loi Grenelle II étudiée au parlement, fiscalité réduite pour les produits propres, création d'une taxe carbone en France et en Europe, lancement d'Etats généraux des énergies renouvelables…
Ecolo forever
L'opposition fustige, quant à elle, l'opportunisme du président à surfer sur la vague verte. "Arrêtez de nous faire croire que la droite serait par miracle devenue, le 7 juin au soir, écologiste" a notamment déclaré le député Verts, Noël Mamère. Nicolas Sarkozy se défend pourtant d'un quelconque retournement de veste, martelant que la croissance durable était déjà l'un des thèmes évoqués lors de sa campagne présidentielle. Il va même plus loin et s'enorgueillit d'être "un militant" de la cause. Le président de la République en veut pour preuve le lancement du Grenelle de l'environnement et son rôle dans l'adoption du plan européen de lutte contre le réchauffement climatique lors de la présidence française des instances européennes. Nicolas Sarkozy a également déclaré ne pas comprendre la polémique autour de la diffusion du documentaire Home de Yann Arthus-Bertrand, deux jours avant le scrutin. "Je voudrais dire combien je me félicite que nous ayons aidé Yann Arthus-Bertrand, que le service public s’est grandi en proposant la diffusion de ce magnifique film que j’ai vu. Et je recommande à chacun de le voir, y compris dans sa version longue", a déclaré le président de la République.
Certains en seront verts de rage
Nicolas Sarkozy, regonflé par le bon score de l'UMP, entame, selon ses propres mots, "une nouvelle étape" de son quinquennat avec pour "priorité", une réflexion et des mesures poussées en faveur des énergies vertes. Et cette décision devrait d'ailleurs jouer un rôle important dans le prochain remaniement ministériel où 8 ministres et secrétaires d'Etat sur 37 devraient laisser leur place à des jeunes pousses, certains peut-être issues de l'opposition. Claude Allègre ne sera pas de la partie. Un temps pressenti au gouvernement, il fait aujourd'hui figure de mauvaise graine, sa contestation du réchauffement climatique et sa position pro-OGM ne sont plus du goût du président Sarkozy, ce qui prouve qu'il met déjà en œuvre les principes du tri sélectif.
Damien Bouhours (www.lepetitjournal.com ) jeudi 11 juin 2009
mercredi 10 juin 2009
mardi 9 juin 2009
Dati fait ses adieux aux députés UMP
La garde des Sceaux, Rachida Dati, élue au Parlement européen, a lancé ce mardi devant le groupe UMP à l'Assemblée nationale: "L'aventure n'est pas terminée."
La ministre de la Justice, Rachida Dati, qui va quitter le gouvernement pour siéger au Parlement européen, a fait ses adieux ce mardi aux députés UMP en leur lançant que "l'aventure n'est pas terminée",
allusion à un futur retour sur la scène politique nationale.
Arrivée en fin de réunion du groupe UMP à l'Assemblée, elle a remercié son collègue Michel Barnier (Agriculture) qui a mené la liste UMP-NC en Ile-de-France où elle figurait en deuxième position.
La garde des Sceaux a aussi rendu hommage au patron des députés UMP, Jean-François Copé, et au directeur de la campagne des européennes de la majorité présidentielle, Franck Riester, selon des participants.
"Les salles étaient pleines grâce aux parlementaires" UMP, a-t-elle déclaré en ajoutant, en direction des députés: "il n'y a ni mauvais souvenirs, ni rancoeur, ni rancune" mais au contraire "des bons souvenirs et des bons amis".
Une allusion à ses propres difficultés avec la majorité sur certaines de ses réformes, comme celle de la carte judiciaire.
"L'aventure n'est pas terminée", a-t-elle prévenu, selon les participants.
Selon plusieurs médias, le président Nicolas Sarkozy a exigé de Rachida Dati qu'elle se présente aux élections européennes pour qu'elle abandonne son ministère.
"victoire nette"
Le cas de Brice Hortefeux (Travail), qui a été élu dimanche mais devrait renoncer à siéger à Strasbourg pour rester au gouvernement, n'a pas été évoqué. "C'est un élu à l'insu de son plein gré", a plaisanté, devant le bureau du groupe UMP, Louis Giscard d'Estaing.
Commentant les résultats du parti présidentiel devant les députés UMP, François Fillon a salué, selon les témoins, "une victoire nette" et "sans bavure". "Nos concitoyens pensent qu'on est les plus à même de les aider à sortir de la crise", a ajouté le Premier ministre.
Il a également salué le travail de Rachida Dati, de Michel Barnier et du patron de l'UMP, Xavier Bertrand, et rendu un hommage appuyé à Franck Riester, "parlementaire engagé et efficace". Le nom de ce jeune député a été plusieurs fois cité parmi les possibles promus lors du prochain remaniement ministériel.
"C'est normal, il est Seine-et-Marnais!", a lancé Jean-François Copé, lui aussi élu du département. Présent à ses côtés, Xavier Bertrand, grand rival du patron du groupe UMP, a renchéri: "comme quoi, en Seine-et-Marne, les talents se reproduisent!".
La députée Valérie Rosso-Debord, proche du Premier ministre et considérée comme l'une des plus prometteuses au groupe UMP, a salué "l'engagement personnel" de François Fillon dans la campagne des européennes. "Au meeting de Nancy, quand les gens ont su que le Premier ministre venait, ça a fait la différence en termes de mobilisation", a-t-elle déclaré à l'AFP.
lundi 8 juin 2009
Allemagne : nette victoire pour Angela Merkel
La CDU-CSU est arrivée largement en tête, malgré une chute de quelque 6 points par rapport à 2004.
Le camp conservateur de la chancelière allemande, Angela Merkel, a remporté une nette victoire, dimanche, aux élections européennes malgré un recul par rapport à 2004. Avec plus de 37,9 % des voix, les résultats quasi définitifs plaçaient l'alliance CDU-CSU qu'elle dirige 17 points deva
nt ses rivaux sociaux-démocrates du SPD. Merkel peut ainsi tabler sur une nouvelle dynamique en vue des élections législatives du 27 septembre. Cependant, la chancelière n'a pas encore l'assurance de pouvoir former une coalition avec les libéraux du FDP comme elle le souhaite.
De politique européenne, il n'était pas question, dimanche soir : ni sur les plateaux de télévisions allemandes, ni dans les états-majors politiques, qui décortiquaient les résultats de ce test grandeur nature afin d'en tirer les enseignements pour le grand rendez-vous politique de l'année outre-Rhin. Officiellement, les quelque 62,2 millions d'électeurs allemands étaient appelés aux urnes pour désigner leurs représentants à Bruxelles et Strasbourg. En réalité, ils ont donné le coup d'envoi de la «super- année électorale» allemande. Quelques variables spécifiques au vote européen perturbent le travail des politologues. Les 1 196 candidats allemands aux européennes sont éparpillés dans une trentaine de listes nationales, dont celle des «pirates» de l'Internet ou du très ésotérique «parti des violettes». Le désintérêt des Allemands pour ce scrutin, avec une participation qui a stagné autour de 43 %, complique aussi la transposition des résultats au niveau national.
En 2004, la campagne de Merkel face au chancelier Gerhard Schröder (SPD) avait été dopée par le score exceptionnel de son parti, qui avait emporté 44,5 % des voix et 49 sièges de député à Strasbourg. Bien que gagnante, la chancelière perd six sièges au Parlement européen, selon les projections et peut s'attendre à un repli de son influence à Bruxelles. «Il y a cinq ans, nous avions une situation exceptionnelle», a-t-elle expliqué dans un entretien au quotidien Bild, dimanche matin, en référence au vote sanction de 2004 contre Schröder et son très impopulaire programme de réformes libérales. La CDU se réjouissait, dimanche soir d'être plus forte que le SPD et les Verts réunis. Cependant, le statut de grande voix européenne de Merkel a été terni par sa gestion hésitante de la crise. Le quotidien économique conservateur Financial Times Deutschland reproche à la CDU-CSU son programme «banal» et ses « accents populistes » contre une entrée de la Turquie dans l'Union européenne.
Tête de liste inconnue
Inconnue sur la scène politique allemande, la tête de liste du SPD, Martin Schulz, s'est distinguée en défendant l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, pour «établir un pont avec le monde musulman». Après le mauvais résultat de son parti, Schulz n'a plus la moindre chance de devenir commissaire européen comme il l'ambitionnait. Avec 20,8 % des voix (23 sièges au PE), le SPD n'a pas vraiment redressé la barre par rapport aux 20 % de sa défaite historique en 2004. «C'est un résultat décevant», a concédé le candidat SPD aux législatives, le vice-chancelier, Frank Walter Steinmeier, dépité. Laminé, son camp devra sérieusement revoir sa stratégie, pour les élections législatives.
La percée des libéraux du FDP (11 % contre 6 % en 2004) est une nouvelle encourageante pour Merkel. D'autant plus que les révélations embarrassantes sur les 62 % de temps de présence de la chef de file du FDP, Sylvana Koch-Mehrin, au Parlement européen dans un pays où l'assiduité est une qualité jugée indispensable pour un député européen, ont handicapé les libéraux, qui peuvent espérer mieux en septembre. Elle peut aussi s'appuyer de nouveau sur la CSU, qui a renoué avec le succès en Bavière. Mais si le résultat du scrutin européen se reproduisait en septembre, il lui manquerait un point pour gouverner sans les sociaux-démocrates et la grande coalition serait reconduite à la tête de l'Allemagne.











