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vendredi 19 avril 2013

Affaire Tapie : convoquée, Lagarde ne voit «rien de nouveau sous le soleil»

Imperturbable. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a minimisé jeudi l'annonce de sa convocation fin mai par la Cour de justice de la République dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais. «Il n'y a rien de nouveau sous le soleil (...). Cela ne change rien à ma détermination, à ma concentration et à mon enthousiasme» dans l'exercice de ses fonctions à la tête du Fonds monétaire international, a-t-elle déclaré.

Et l'ancienne ministre de l'Economie d'ajouter qu'elle avait «hâte» de répondre à la convocation de la justice.

«Depuis 2011, je savais très bien que je serais entendue par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République», a-t-elle déclaré, assurant qu'elle serait «très contente» de voyager à Paris pour quelques jours


Enquête pour «complicité de faux et détournement de fonds publics» 
Plus tôt, son avocat Me Yves Repiquet avait confirmé que Christine Lagarde serait entendue «à la fin du mois de mai» par la Cour de justice de la République (CJR). Une convocation qui intervient dans le cadre de l'enquête sur le règlement, par un arbitrage controversé, de l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais. Le site d'information Mediapart évoquait mercredi soir la date du 23 mai.

Après avoir vu son domicile parisien perquisitionné le 20 mars dernier, l'actuelle directrice générale du FMI est visée par une enquête pour «complicité de faux et détournement de fonds publics». Dans le viseur des juges : l'arbitrage décidé en 2007 par celle qui était alors ministre de l'Economie et des Finances. Cet arbitrage s'était soldé par une indemnisation de 403 M€ en faveur de Bernard Tapie. Or, la justice estime «contestable» ce recours à l'arbitrage. De plus, selon la Cour, Christine Lagarde s'est impliquée «personnellement» dans un processus comportant «de nombreuses anomalies et irrégularités». A l'inverse, la patronne du FMI a elle toujours justifié ce recours pour mettre fin à une procédure, selon elle longue et coûteuse.

Le FMi lui maintient sa «confiance»
Pour l'heure, le FMI n'a pas souhaité faire de commentaires. Fin mars, l'institution basée à Washington avait indiqué continuer d'apporter sa «confiance» à Christine Lagarde, quelques jours après une perquisition policière menée à son domicile parisien. Le FMI avait également souligné que son conseil d'administration avait été informé de cette affaire avant sa nomination à sa tête en juillet 2011 en remplacement de Dominique Strauss-Kahn. 

Par ailleurs, l'enquête judiciaire ouverte le 18 septembre par le parquet de Paris avance également.La maison de campagne d'un des trois membres du tribunal arbitral, Pierre Estoup, a été perquisitionnée mardi. Les enquêteurs recherchent des éléments prouvant que Pierre Estoup et Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie, entretenaient des liens professionnels.


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