«Il est normal de soutenir un parti ami», a déclaré la chancelière allemande lors d'une conférence de presse commune avec le chef de l'État à Paris.
Interrogée sur son éventuel soutien au candidat - non déclaré - Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande a par ailleurs répondu, à titre personnel, par l'affirmative. «Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans car nous appartenons à des partis amis», a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que Nicolas Sarkozy était venu la soutenir en 2009 lorsqu'elle briguait un second mandat, et que le candidat socialiste, François Hollande, s'est de son côté rendu récemment au congrès du SPD allemand. «Il est normal de soutenir un parti ami», a-t-elle justifé. La chancelière sera de nouveau ce soir aux côtés du président français à l'occasion d'une interview commune, retransmise sur France 2 et ZDF.
A propos de l'euro, la chancelière allemande et le président français ont renforcé ce lundi la pression exercée sur les dirigeants grecs. Alors que le spectre d'une faillite du pays se rapproche, le couple franco-allemand a insisté sur la nécessité pour la Grèce de conclure les négociations engagées actuellement d'une part avec ses créanciers privés, d'autre part avec la Troïka. «Il ne peut y avoir de nouveau programme [ndlr: de nouvelle aide] si la Grèce ne conclut pas avec la Troïka», a précisé Angela Merkel, qui a souligné que le temps presse. «Je ne comprends pas l'intérêt qu'il y aurait à encore laisser passer du temps». Les différents partis de la coalition gouvernementale grecque échouent pour l'instant à se mettre d'accord sur de nouvelles mesures d'austérité, exigées par l'Union européenne et le FMI en contrepartie de son aide.
Proche d'un accord en Grèce
Sur la question de la convergence fiscale, les deux dirigeants ont rappelé leur volonté de rapprocher leurs impôts sur les sociétés. «Notre conviction est que ce rapprochement créera une zone de stabilité qui confortera toute l'Europe», a plaidé Nicolas Sarkozy. La France dispose actuellement d'un impôt sur les sociétés dont le taux est plus élevé qu'en Allemagne. Son assiette, en revanche, y est plus large. Les ministre des Finances français et allemands ont travaillé à un livre vert, pour aboutir à une convergence. «Notre idée est d'élargir l'assiette de l'IS français et ainsi de pouvoir baisser les taux», a expliqué Nicolas Sarkozy. «J'espère que ces travaux seront finalisés avant le 50e anniversaire du Traité de l'Elysée», en janvier 2013, a précisé Angela Merkel.
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