TOUT EST DIT

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jeudi 6 janvier 2011

Menace sur le génie belge 

On peine à croire que l’histoire se passe dans le pays hôte des principales institutions européennes. Mais c’est ainsi : dans l’Europe de 2011, l’un des pays fondateurs de l’Union se paie le luxe de se déchirer. Un spectacle assez désespérant quand, au même moment, les 27 peinent à consolider le grand idéal d’un continent solidaire au-dessus des intérêts de chacune des nations qui le composent.

Querelles linguistiques, incompréhensions culturelles, jalousies territoriales : tous les ingrédients d’un conflit inextricable sont réunis derrière un paravent d’apparente tranquillité. Ce pourrait être déjà un naufrage : quel pays, en pleine crise économique, pourrait se permettre une paralysie politique de plus de 200 jours ?

La petite Belgique est bien la seule à pouvoir supporter une telle épreuve. Grâce à l’étonnante solidité de son appareil d’État astucieux et efficace, tellement rodé à l’instabilité gouvernementale - comme le fut l’administration française sous la IV e république - qu’il parvient à faire tourner cette drôle de machine sans personne dans la cabine de pilotage. Il y a là une sorte de génie si on considère les fort corrects résultats économiques du pays et une atmosphère générale bien moins dépressive que dans l’hexagone.

Vu de l’autre côté de la frontière la situation prêterait presque à sourire tant elle semble relever de l’absurde. Est-ce le miracle inattendu d’un personnel politique, souvent de qualité, qui ne manque pas d’humour ? Ses ténors ne se prennent généralement pas au sérieux, dédramatisant du même coup une sorte de jour sans fin où l’échec des négociations entre Flamands et Wallons se prolonge si longuement qu’il survit désormais au cycle des saisons. Mais combien de temps une telle comédie peut-elle encore durer ?

Avec le temps, tout ne s’en va pas. Ferré ne parviendrait pas à contredire l’amertume de Brel, ce Wallon qui crachait son exaspération envers les Flamands qui la lui rendaient bien. Les petites haines recuites et les rancœurs n’épargnent pas les territoires de la vieille Europe… Elles sont ordinaires mais elles font tellement froid dans le dos quand elles exigent le renoncement à des solidarités qui semblent évidentes sur de si petites superficies !

L’impuissance de l’Union à ramener les deux protagonistes à la raison ne peut que soulever les craintes devant le triomphe de la tentation d’un repli communautaire de plus en plus extrême. Le refus du parti indépendantiste flamand de donner son accord à un compromis qui semblait à portée de main accrédite l’hypothèse de la politique du pire. Si la partition n’est pas à l’ordre du jour, un péril bien pire encore menace la Belgique : le pourrissement.


Obsessions françaises

Si l'efficacité d'une politique économique devait se mesurer à l'intensité des débats et à la vigueur des déclarations d'intentions, la France serait à coup sûr championne du monde de l'industrie. On convoque des étatsgénéraux, on disserte sur le nouveau capitalisme, on se fixe des objectifs chiffrés ambitieux, avant de constater, désolé, que notre pays perd du terrain.

La France a deux obsessions récurrentes : la taille de ses PME et la fuite de son industrie. Depuis plus de dix ans, elle multiplie les discours martiaux sans grand résultat. Témoin les derniers chiffres, publiés hier par la Banque de France, qui montrent que sur ces deux fronts la situation n'évolue pas dans le bon sens. Entre 2008 et 2009, le nombre des entreprises de taille intermédiaire, entre 250 et 5.000 salariés, a baissé de 300, alors que l'objectif était d'en faire émerger 2.000 de plus. Quant à l'industrie, elle a été à nouveau la grande perdante de la crise. En un an, le chiffre d'affaires du secteur manufacturier a chuté de 15 %, et ses marges se sont effondrées de plus de 30 %.

Fâcheux dans la mesure où il assure encore à lui seul la majorité des exportations françaises.

Ces chiffres déprimants ne constituent pas une surprise. Ils reflètent la violence de la crise qui a secoué le monde en 2009 et qui n'a fait qu'amplifier les faiblesses françaises. Ils comportent néanmoins un élément positif en soulignant la capacité de résistance des ETI. Ces entreprises intermédiaires entre les PME et les grandes structures ont plutôt mieux résisté à la crise. Rassemblant un petit tiers des effectifs totaux, elles ont mieux préservé leurs marges que les grandes sociétés, présentent des finances plus saines, et restent les championnes de l'investissement dans l'Hexagone.

Les aider, et aider les PME plus petites à devenir elles-mêmes des ETI, est donc une bonne idée. Elles souffrent généralement de trois handicaps. Des charges trop lourdes, un maquis administratif inextricable et la tyrannie des grandes entreprises promptes à leur mettre la tête sous l'eau pour les maintenir en état de dépendance.

C'est de plus de liberté de mouvement dont elles ont besoin, plutôt que d'une couche supplémentaire de subventions qui rajoute à la complexité et profite surtout aux grandes. C'est évidemment moins spectaculaire que de se gargariser de politique industrielle et de grands contrats. Car en France, il est toujours plus compliqué de vouloir faire plus simple.

Les prix alimentaires mondiaux atteignent des niveaux record

Selon les derniers chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix alimentaires dépassent les sommets atteints en 2008 quand leur flambée avait provoqué des émeutes dans plusieurs pays.


2010 a été une année de forte hausse pour les matières premières agricoles. Sur les marchés, le blé et le soja se sont envolés de plus de 50 % depuis cet été ; le sucre a atteint un niveau record vieux de 30 ans.

Que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) constate des prix alimentaires en forte hausse sur l'année est la conséquence logique de cette flambée des prix. 

Pour l'heure, la sécurité alimentaire n'est pas en danger

Mais qu'elle publie pour le mois de décembre 2010 un indice qui mesure les variations de prix d'un panier de produit incluant céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre, à 214,7 points, contre 206 en novembre, au dessus de son précédent record touché à 213,5 points en juin 2008 a de quoi faire resurgir le fantôme des émeutes de la faim.
 Ce même si les différences sont notables selon les produits. Oléagineux, céréales et sucre ont beaucoup augmenté sur le dernier mois de l'année tandis que viande et produits laitiers sont restés quasi stables. 
« La situation est assez tendue, reconnait Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO. Mais elle est très différente de celle de 2008, car les récoltes en 2009-2010 ont été excellentes dans les pays pauvres, surtout en Afrique subsaharienne et sur le continent asiatique. Pour l'instant, la sécurité alimentaire n'est pas en danger. La hausse des prix s'est accentuée sur les trois derniers mois, en raison de aléas climatiques dans les principaux pays producteurs. Il est très difficile de dire si cette situation va perdurer en 2011. Mais il est vraisemblable que les prix risquent de rester à ces niveaux plus longtemps qu'ils ne l'ont été en 2008 ou en 1996. Il est donc important pour faire face à l'inflation que ces pays préparent l'avenir en prenant de bonnes décisions, en stockant leurs denrées alimentaires, en encourageant les agriculteurs à produire davantage ou en menant des négociations multinationales avec des exportateurs » ajoute-t-il.

Les prix devraient encore pâtir des aléas climatiques

Les débuts de l'année 2011 semblent indiquer que les aléas climatiques risquent de peser encore sur les prix. Même si l'Etat du Queensland dans le nord est du pays n'assure que 6 % de la production australienne de blé, les inondations catastrophiques qui s'y déroulent ont dans un premier temps fait grimper les cours de la céréale. 
La sécheresse qui sévit en Argentine est de nature à créer de nouvelles tensions sur le prix du maïs. Le ministre de l'agriculture a revu ses prévisions de récolte de maïs à 20 millions de tonnes contre 26 millions initialement. 
Le prochain rapport de l'USDA, le département américain de l'agriculture, qui sera publié le 12 janvier, devrait donner de nouvelles indications sur les récoltes et confirmer ou infirmer cette tendance de début janvier.
Mais sur les marchés, « tant que la campagne 2010-2011 n'est pas terminée, l'incertitude risque fort de régner » observe un analyste spécialisé sur les matières premières agricoles. 

 

Barack Obama pourra-t-il composer avec le nouveau Congrès ?

La nouvelle année marque pour le Congrès américain un tournant dans le mandat de Barack Obama. Mercredi 5 janvier, lors de la rentrée parlementaire officielle, les républicains désignés lors des élections de mi-mandat entreront au Parlement et feront basculer la majorité à la Chambre des représentants.

Pour les commentateurs américains, le temps est venu d'évaluer les chances de réussite d'une Assemblée qui risque de s'opposer âprement sur deux points majeurs : la réforme de la santé, chère à M. Obama et que les républicains n'ont toujours pas acceptée, et la réduction du budget fédéral soutenue par les républicains. Ces deux sujets ont déjà fait l'objet de discussions et de votes lors de la "lame duck session" – la session "canard boiteux", courte période de législature entre les élections de mi-mandat et la prise de fonction des parlementaires nouvellement élus.
Cette "lame duck session" a pourtant vu l'adoption d'un grand nombre de textes importants, notamment la poursuite des allègements fiscaux mis en œuvre par George W. Bush, un compromis que M. Obama a obtenu en contraignant les républicains à voter la reconduite des allocations pour les chômeurs en fin de droit. Pour la majorité des médias américains, cette capacité à faire émerger des compromis est le défi qui attend Barack Obama et les parlementaires fraîchement élus.
UN CONGRÈS DANS UNE DYNAMIQUE PRODUCTIVE
Pour le New York Times, un vote de rejet ("repeal") de la réforme de la santé par les républicains constituerait une "ouverture des hostilités" particulièrement explicite et symbolique. Pour autant, elle pourrait se révéler "une chance pour les démocrates de mettre à l'épreuve le soutien dont ils bénéficient de la part des Américains sur cette réforme". "Si l'on s'en tient au cadre législatif qui a déjà été voté, explique le journal, les consommateurs bénéficient déjà d'un certain nombre d'avantages que les républicains seraient prêts à leur retirer."
Pour le quotidien new-yorkais, il n'est pas sûr que les Américains acceptent ce retour en arrière. D'autant plus que le coût du dispositif ne cesse d'être réévalué, plutôt dans le bon sens : "le bureau du budget du Congrès estime que le coût de la réforme du système de santé réduirait les déficits de plus de 140 milliards de dollars en dix ans, en grande partie car les nouvelles dépenses seraient largement compensées par de nouveaux impôts et par un ralentissement de la croissance des dépenses liées au programme Medicare".
RAMENER LES DÉPENSES À LEUR NIVEAU D'AVANT LA CRISE


Attention toutefois à ne pas sous-estimer les ambitions des républicains en matière de coupes budgétaires, avertit le Wall Street Journal : "Paul Ryan, le nouveau chef de la commission du budget, a d'ores et déjà déclaré qu'il attendrait les projections budgétaires du Congrès pour définir les limites d'un programme de dépenses qu'il souhaite ramener – hors dépenses liées à la sécurité – au niveau d'avant le plan de sauvetage économique." Le journal rappelle également que les républicains souhaitent investir d'autres champs d'action, notamment limiter les engagements sur l'environnement et durcir les lois d'immigration.
Cette seconde partie de mandat donnera donc l'occasion au président et aux parlementaires de se livrer à un travail de longue haleine pour défendre leurs projets de loi. Pourtant, les analystes politiques sont prompts à souligner que cette culture du compromis a déjà été largement mise à l'épreuve par l'administration Obama et le Congrès lors des deux premières années de son mandat.
A ce titre, le site Salon insiste sur le fait que "2010 n'a pas été pas une mauvaise année pour Obama", elle fut au contraire une année productive : "une productivité justement basée sur le compromis, notamment lors des débats sur la fiscalité qui ont eu lieu lors de la "lame duck session. (...) Aucun président moderne n'a perdu autant de sièges lors des élections de mi-mandat qu'Obama en 2010, et pourtant, aucun président moderne n'a bénéficié d'une session parlementaire post-élections aussi dynamique que celle qu'(il) vient de présider".
Et les démocrates pourraient dans une certaine mesure être aidés dans les deux prochaines années par la présence à la tête de la Chambre de John Boehner, un politique jugé "peu idéologue" par le Christian Science Monitor, qui dressait en novembre le portrait d'un homme "pragmatique", "sans toutefois être un partisan convaincu du compromis entre les deux partis". Le journal tient à rappeler le précédent de 1995 : après avoir pris le contrôle du Congrès, les républicains avaient entravé tout compromis législatif, se montrant inflexibles sur la plupart des thèmes discutés. Résultat, "c'est Bill Clinton qui en est sorti victorieux". Le président démocrate a en effet été réélu. Il y a fort à parier que les républicains ne voudront pas retenter ce coup de poker, estime le journal. 

Du côté des optimistes figure également le Washington Post, pour lequel "les démocrates ne se sont pas surpassés lors de la précédente législature, au contraire ils ont régulièrement cédé du terrain". L'avantage d'une plus forte présence républicaine au Congrès serait "de clarifier le débat confus sur la fiscalité" et surtout d'"obliger les républicains à rapidement dévoiler l'ampleur des coupes qu'ils devraient opérer dans le budget fédéral pour couvrir le coût de leur obsession anti-taxes".
Autre atout des démocrates, le vice-président Joe Biden, qui a fait montre d'un franc-parler très apprécié des parlementaires, notamment lors de l'examen du traité de désarmement Start avec la Russie. Pour le site d'actualité politique McClatchy, Joe Biden, rompu aux manœuvres politiciennes propres à Washington, pourrait jouer le rôle de "président par procuration" auprès du Congrès, afin d'arracher des compromis bipartisans. Avantage de Joe Biden, il n'hésite pas à "légèrement dévier de la ligne présidentielle", souligne le site.
LA FIN DU TEA PARTY ?

Une menace semble en revanche s'éloigner, celle de voir les membres du Tea Party jouer un rôle de premier plan à Washington. Force est de constater que depuis les résultats du scrutin, l'engouement pour cette frange particulièrement radicale et anti-establishment du Parti républicain s'est largement dégonflé. Se sentant floués par les cadres du parti, qui n'ont accordé que très peu de place aux membres du Tea Party lors de la formation de leurs équipes, ils sont nombreux à exprimer leur colère. 

Pour le Los Angeles Times, "les leaders du Tea Party affirment être préparés à éviter les écueils dans lesquels sont tombés lors des précédents mouvements du même type". Arguant du fait que "leurs activistes sont plus engagés et investis", "ils plaident non pas pour une seule cause mais pour une véritable campagne pour 'retrouver l'Amérique' ("restore America")". Pourtant, cette élection ne s'est pas révélée à la hauteur de leurs espérances, souligne le journal : "ils ont échoué à installer leurs favoris à la tête de deux puissantes commissions parlementaires (...) et ils se sont montrés divisés sur le compromis fiscal négocié par Obama et les républicains".
Le constat est amer, renchérit le New York Times, qui rappelle que "plus de quarante candidats élus à la Chambre et au Sénat ont été soutenus par le Tea Party". Malgré cela, constate le quotidien, "celui-ci a perdu la bataille pour d'importantes nominations" et "les leaders du Tea Party se désolent du fait que Washington a à peine remarqué que les électeurs américains se sont prononcés contre l'establishment politique".

La Chambre passe à droite, les réformes d'Obama dans le collimateur

Les adversaires républicains de Barack Obama ont pris, mercredi 5 janvier, le contrôle de la Chambre des représentants, déterminés à faire machine arrière sur les réformes du président, avec en ligne de mire la reprise de la Maison Blanche l'an prochain.


Sans surprise, ils ont élu leur chef, John Boehner, nouveau président de l'assemblée, à la suite de leur victoire aux élections législatives du 2 novembre. A 61 ans, le républicain va ainsi incarner l'opposition à Barack Obama au moins jusqu'à la présidentielle de 2012.
Elu mercredi par 241 voix sur un total de 432 votants, avant d'être ovationné par les parlementaires des deux bords, il succède à la démocrate Nancy Pelosi, au perchoir depuis 2007.
"RENDRE LE GOUVERNEMENT AU PEUPLE"
John Boehner a affirmé que ce que le peuple voulait, "c'est un gouvernement honnête, qui rend des comptes et qui est sensible à ses besoins". "Notre but sera de rendre le gouvernement au peuple", a-t-il ajouté, donnant le ton de la nouvelle majorité qui a engrangé plus de 63 nouveaux sièges aux élections législatives du 2 novembre.
Dans un esprit de détente, Mme Pelosi a ensuite symboliquement remis à M. Boehner le marteau pour présider la séance, plaisantant sur la taille imposante de celui-ci en comparaison avec son propre "choix de marteau", plus modeste.
Mme Pelosi a ensuite affirmé que les démocrates étaient prêts à composer avec la nouvelle majorité s'ils venaient "avec des solutions pour répondre aux problèmes des Américains".
COUPER DANS LES DÉPENSES PUBLIQUES
De son côté, M. Boehner devra composer avec son aile droite et les dizaines d'élus du mouvement du Tea Party qui ont fait mercredi leur entrée à la Chambre. Des conservateurs qui, fidèles à leurs promesses de campagne, ont promis de couper dans les dépenses publiques et de lutter contre les régulations étatiques "destructrices d'emploi".
Surtout, ils comptent obtenir l'abrogation de la réforme phare du président Obama sur la couverture santé, destinée à offrir une couverture maladie à au moins 32 millions d'Américains qui en sont dépourvus. Un vote aura lieu mercredi prochain sur ce texte, avec une portée symbolique puisqu'une abrogation par la Chambre de la loi adoptée en mars 2010 se heurtera à l'opposition du Sénat, où les démocrates ont gardé la majorité, et au veto du président Obama.
Mardi, le républicain Eric Cantor, qui prend ses fonctions de chef de la majorité à la Chambre, a affirmé que même le Pentagone devrait se serrer la ceinture. En outre, les conservateurs de la commission de la surveillance et de la réforme de l'Etat ont prévu nombre d'auditions afin d'examiner les actes et les dépenses du gouvernement fédéral.
Au total, les républicains ont prévu une économie de 100 milliards de dollars sur le budget 2011-2012, mais devront vraisemblablement revoir leurs ambitions à la baisse.

mercredi 5 janvier 2011

R.Dumas & J.Vergès, france-info, 05 01 2011




R.Dumas & J.Vergès, france-info, 05 01 2011
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Energie: l'UE très en retard sur ses objectifs d'économies

L'Union européenne est très en retard sur son ambition de réaliser 20% d'économies d'énergie en 2020, a déploré mercredi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, très hésitant sur l'idée d'imposer des contraintes aux gouvernements.
"Il est réaliste de penser que nous atteindrons l'objectif de 20% pour les énergies renouvelables, mais nous n'arriverons qu'à 10% pour l'efficacité énergétique si nous restons sur la base actuelle", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.
Selon lui, l'Union européenne à un potentiel énorme d'économies d'énergies à réaliser dans les secteurs des transports et du chauffage des bâtiment, mais "elle n'a pas réalisé suffisamment de progrès dans le domaine de l'efficacité énergétique".
Le commissaire européen en charge de l'Energie Günther Oettinger avait déjà dressé ce constat le 10 novembre. Il avait jugé l'Union européenne mal préparée pour relever les défis posés par l'explosion du prix des ressources fossiles et sa dépendance vis-à-vis de l'étranger.
Les Européens sont pourtant pleins d'ambitions. Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement du climat, ils se sont fixé trois objectifs pour 2020: réduire leurs émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergies.
Le retard pour les économies d'énergie est dû au fait que les plans d'actions sont nationaux et ne sont pas contraignants, avait souligné M. Oettinger. La Commission veut les rendre "contraignants et contrôlables", avait-il annoncé.
Interrogé à deux reprises mercredi, José Manuel Barroso n'a pas montré le même volontarisme : "Je ne peux pas dire à ce stade quelles seront les mesures" préconisées, a-t-il simplement déclaré.
Un sommet de l'Energie est prévu le 4 février à Bruxelles. Les chefs d'Etat et de gouvernement s'y prononceront sur des investissements dans ce secteur devenu "non compétitif" en raison de "technologies vieillissantes et d'un manque d'infrastructures".
La Commission invite les pays de l'UE à investir mille milliards d'euros dans ce secteur d'ici à 2020 et a démanteler les monopoles existants.

Pourquoi les hommes perdent leurs cheveux

Si vous faites partie des nombreux hommes complexés par leur calvitie, ne perdez pas espoir! Des chercheurs pensent avoir découvert ce qui provoque la perte de cheveux chez l’homme.


Messieurs, si vous faites partie des 70% d'hommes victimes de calvitie (ou, plus précisément, d'"alopécie androgénétique héréditaire"), et que vous n'avez pas cédé à la mode du crâne rasé, cette information pourrait s'avérer être une bonne nouvelle!
Des scientifiques viennent de découvrir que les cheveux pourraient éventuellement repousser. C'est ce qu'indique le site du quotidien français Le Figaro, qui reprend une étude américaine publiée mardi 4 janvier par le Journal of Clinical Investigation.
"Réveiller" les bonnes cellules
La calvitie et autre dégarnissement du front n'auraient rien à voir avec un manque de cheveux: selon l'étude, elle serait due à l'inactivation des cellules souches contenues dans les follicules pileux. Il suffirait donc de les "réveiller" pour que ces "microscopiques usines à cheveux" se remettent à fonctionner normalement.
"Pour en arriver à cette conclusion assez surprenante, l'équipe dirigée par George Cotsarelis a comparé les follicules provenant des parties garnies et dégarnies du crâne d'hommes ayant subi une transplantation capillaire".
"Les chercheurs américains ont alors constaté que le nombre de cellules souches était le même dans les deux cas. En revanche, les follicules prélevés dans les zones chevelues contenaient beaucoup plus de cellules matures, ou "progénitrices", que ceux situés dans les parties chauves. D'où l'idée que la calvitie masculine ne serait pas liée à la baisse du nombre de cellules souches mais bien plutôt à la chute de leur activité" souligne le Figaro.
Des cheveux microscopiques
Pour quelles raisons ces cellules souches ne parviennent plus à se transformer en cellules "progénitrices"? Les chercheurs l'ignorent encore. Une certitude: cette panne aboutit "non pas à la disparition mais à l'atrophie des follicules, et à la production in fine de cheveux microscopiques, donc invisibles".
D'après les scientifiques, puisque le nombre de cellules souches est normal dans un scalp chauve, tout porte à croire qu'il sera possible de réactiver ces cellules. Néanmoins, pas de pilule miracle à ce stade: "L'une des prochaines étapes va consister à identifier les facteurs biologiques à l'œuvre dans la conversion des cellules souches en cellules progénitrices. Un travail qui nécessite encore des années de recherche".
Le site de la BBC évoque la possible mise sur le marché d'une crème, qui, appliquée sur le crâne, aiderait les cellules à produire des cheveux normaux. Jusqu’à maintenant, la cause exacte de la perte de cheveux chez les hommes n’était pas claire. Nombre d'experts pensent que l’hormone masculine testostérone est en partie responsable.

Un homme d’influence

Alain Juppé, ministre de la Défense, est en train de devenir l’un des principaux, sinon le principal homme d’influence auprès de Nicolas Sarkozy pour la prochaine campagne présidentielle. Bien au-delà des questions importantes de son ministère, la conduite de la guerre d’Afghanistan, la vigilance sur la Côte d’Ivoire ou la négociation pour libérer nos otages, Alain Juppé parle au président de la République presque chaque jour. Comme il fit hier en l’accompagnant à Saint-Dizier pour les vœux des armées. L’ancien Premier ministre est consulté sur de nombreux dossiers qui vont de l’économie à l’écologie, en passant par l’Europe, l’éducation et les dossiers politiques les plus sensibles.


C’est un véritable retour en force dans les affaires de l’Etat pour cet homme qui eut une carrière en dents de scie. Fidèle Premier ministre de Jacques Chirac, il fut emporté par les grandes grèves de 1995-96 puis rattrapé par la justice pour les affaires de la mairie de Paris où il paya pour son chef.
Après une traversée du désert en partie québécoise, il revint quelques jours au gouvernement en 2007 comme ministre de l’Ecologie avant de connaître la défaite électorale et de se consoler en redonnant à la ville de Bordeaux lustre et modernité. On le croyait condamné au rôle de grand baron provincial et de blogueur critique du sarkozysme avant que le Président n’aille le rechercher.


Parce qu’il en a besoin pour une campagne qui sera beaucoup plus dure que celle de 2007. Parce que la droite est divisée, parce que les déçus du sarkozysme sont nombreux, parce que les hommes de poids sont rares auprès du chef de l’Etat. François Fillon est un très bon Premier ministre mais il a pris son autonomie et ne révère que Philippe Séguin. Jean-François Copé est hyper-doué mais il a l’œil rivé sur 2017 au point d’oublier parfois l’étape intermédiaire, Brice Hortefeux reste l’ami très proche sans être le conseiller éclairé, alors Alain Juppé est l’homme qui monte, qui compte et qui pèse de plus en plus. Il peut faire la synthèse indispensable avec les chiraquiens, calmer le jeu avec Dominique de Villepin, éviter des embardées destructrices. Droit dans ses bottes, une sorte de Machiavel du prince !

Soro : "[...] Il ne restera que l'option militaire"




Soro : "[...] Il ne restera que l'option militaire"
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Bernard Thibault boycotte les voeux de Sarkozy

La CGT, Bernard Thibault en tête, n'ira pas, pour la première fois, aux voeux du président de la République Nicolas Sarkozy aux Forces vives jeudi, justifiant ce refus par la volonté de ne pas participer à "un simulacre" après le conflit sur les retraites, a-t-elle annoncé mercredi 5 janvier.
"Il n'y aura personne de la CGT. C'est une première", a-t-on indiqué à la centrale de Montreuil, à la veille des voeux du chef de l'Etat aux syndicats, au patronat et aux associations programmés jeudi à 17h00 à l'Elysée.
Rappelant que "2010 a été marquée par la mobilisation sociale unitaire pour s'opposer à la réforme des retraites fondées sur des bases injustes et inefficaces", la CGT note dans un communiqué que "c'est dans ce contexte que se présente la cérémonie habituelle des voeux de l'Elysée aux forces vives".
"Sans nul doute l'encouragement au dialogue social et la nécessité de syndicats forts seront classiquement présents dans les voeux présidentiels. La CGT refuse d'apporter son concours à ce simulacre, elle décide par conséquent de décliner l'invitation de la présidence pour les voeux de 2011", ajoute-t-elle.
La centrale de Bernard Thibault rappelle que "face à ce mouvement d'ampleur exceptionnelle de plusieurs mois" contre la réforme des retraites, "ce fut l'intransigeance du côté du président de la République et le dédain à l'égard des positions syndicales sur un choix de société qui a conditionné l'avenir pour des millions de salariés".

NE PAS VOIR LA TÊTE DE CON DE THIBAULT EST DÉJÀ UN BON PRÉSAGE POUR 2011 !

Prêt d’argent - Quelles précautions faut-il prendre ?

Tout d’abord, le fait de prêter de l’argent en famille ou à une tierce personne n’est pas illégal. Mais si vous décidez d’assortir le prêt d’un taux d’intérêt, vous ne devrez pas dépasser le taux de l’usure, comme pour n’importe quel emprunt bancaire. Simplement, il faut savoir que les intérêts perçus sont soumis à l’impôt sur le revenu. Mais, bien sûr, vous pouvez prêter sans prendre un intérêt.

La signature d’une reconnaissance de dette ou, pour les grosses sommes, d’un contrat de prêt est une précaution. Essentiellement pour des raisons fiscales. Un prêt non établi par des preuves tangibles peut être considéré par l’administration fiscale comme une donation, plus précisément comme un don manuel. Selon votre lien de parenté avec votre débiteur, ce qui sera requalifié en donation sera soumis à des droits qui peuvent aller jusqu’à 60 %. Ensuite pour des raisons de preuves à fournir. Si vous devez réclamer la somme prêtée, il faudra saisir le juge civil et prouver que vous êtes bien créancier de ladite somme. Vous disposez de trois modes d’établissement pour la reconnaissance de dettes. Le plus simple, c’est d’utiliser l’imprimé fiscal n° 2062, disponible dans toutes les bonnes perceptions de France et de Navarre (et sur Internet).

En fait, il s’agit d’un véritable contrat de prêt. L’imprimé dûment rempli désigne le déclarant et surtout l’identité du créancier (le prêteur), celle du débiteur (l’emprunteur) ainsi que les conditions du prêt (montant, intérêt éventuel, durée et échéances de remboursement). Autre façon de procéder : le recours à un contrat sous seing privé. Cela signifie que vous-même ou un juriste (un avocat par exemple) rédigera la reconnaissance ou le contrat de prêt. S’il obéit aux règles de forme et de fond, il sera considéré comme valable par les tribunaux. Enfin, dernière forme : l’acte notarié. Outre la sécurité juridique qu’il offre, il sera enregistré. Vous pourrez, si besoin est, vous faire délivrer par l’officier public une copie exécutoire et gagnerez du temps dans l’hypothèse d’un recours judiciaire.

Il vous suffira alors de vous adresser à un huissier afin de sommer le débiteur des échéances impayées, sans avoir à saisir le tribunal. Cette forme est à privilégier si vous prêtez une somme d’argent importante et/ou si le bénéficiaire est un membre de votre famille, et plus particulièrement un héritier. La loi n’impose pas la rédaction d’une reconnaissance de dette ni, bien évidemment, celle d’un contrat de prêt pour les petites sommes. Mais il est préférable, dans tous les cas de figure, de le faire.


A Beyrouth, un café symbole ferme ses portes, emportant souvenirs et poésie

Près d'un siècle après son ouverture dans un quartier traditionnel de Beyrouth, le "Café des glaces", sorte de Deux Magots libanais, ferme ses portes, emportant des souvenirs de débats politiques, de guerre civile, et un certain parfum de poésie.

Dans la rue Gouraud --du nom du Haut Commissaire français Henri Gouraud qui a proclamé la naissance du Liban actuel en 1920--, ce bistrot au style colonial vit ses derniers jours à Gemmayzé, où les palaces datant de l'époque ottomane et du mandat français côtoient les immeubles modernes et les bars à la mode.
Le café, hérité de père en fils, était exploité par Angèle Abi Haidar, 50 ans, jusqu'à ce qu'elle perde une bataille judiciaire au profit du propriétaire de l'immeuble qui abrite ce local aux vitres décorées d'enluminures et aux dalles peintes importées d'Italie au début du XXe siècle.
Aujourd'hui, elle ne détient plus que le nom du café.
"L'histoire de ce café est intimement liée à celle de Beyrouth", raconte à l'AFP Mme Abi Haidar, assise dans le "Café des Glaces", nommé ainsi en raison de ses nombreuses vitres, et qui s'éteindra le 10 janvier.
Sur ses tables en marbre et ses chaises en paille, d'éminents hommes politiques de différents bords et confessions, dont des présidents de la Républiques et des chefs de puissants partis, ont conversé et négocié des accords secrets au cours des révoltes, des tentatives de coup d'Etat ou des crises qui ont secoué le pays.
Des intellectuels et des poètes passaient également des heures à exposer leurs théories ou à écrire des vers.
Puis ce fut le temps des divisions, lorsque la guerre civile (1975-1990) embrasa le pays.
"La ligne de démarcation qui coupait Beyrouth en deux parties (musulmane et chrétienne) était tout près. La plupart des habitants de Gemmayzé avaient quitté le quartier, mais mon père ouvrait chaque jour", se souvient Mme Abi Haidar.
"Quand les bombes pleuvaient, le peu de clients qui s'y trouvaient se ruaient vers la cuisine pour s'y cacher, puis, quand le calme revenait, ils revenaient à leur table!", se rappelle-t-elle encore.
Elle qui a été bercée par le son du trictrac, du flacon d'eau des narguilés et les chansons de la diva libanaise Feirouz, a pu sauver des souvenirs mais pas le café, dont le style tranche avec celui des bars et pubs voisins. Le "Café des glaces" est l'un des rares à Gemmayzé à offrir encore mezzés et narguilés.
Après des années de procès, elle se dit fatiguée. "Les restaurants et les pubs qui ouvrent maintenant à Gemmayzé nécessitent des investissements à hauteur d'un million de dollars, je ne peux pas me permettre cette somme", dit-elle, résignée.
La rue Gouroud est devenue la première destination pour les soirées beyrouthines, propulsant le prix de l'immobilier à des chiffres astronomiques.
Un client, Tarek Allaouiyeh, 34 ans, venu déguster un repas pour la dernière fois, est dépité. "On privilégie les investissements à la culture", lance-t-il.
Sur les murs de Gemmayzé, de petites affiches ont été placardées sur lesquelles on peut lire "Goodbye Gemmayzeh Cafe". Un concert sera organisé mercredi soir pour une soirée d'adieux.
Le propriétaire de l'immeuble, Massoud Renno, assure qu'il ne compte pas détruire le café mais le louer à un prix supérieur.
Mais pour Giorgio Guy Tarraf, de l'association "Save Beirut Heritage", "le patrimoine n'est pas uniquement de belles pierres anciennes. C'est également des souvenirs, des gens, des lieux".

Laurent Gbagbo aurait voulu tuer Alassane Ouattara

Un ancien diplomate français assure que Laurent Gbagbo aurait tenté de faire tuer Alassane Ouattara en 2002. 
 Les mots du diplomate française sont choisis avec précision. Leur portée est importante. Selon cet émissaire de la France en poste en Côte d'Ivoire, cité par Libération, Laurent Gbagbo aurait tenté d'assassiner Alassane Ouattara en 2002, celui-là même qui aujourd'hui conteste le pouvoir en place et demande au président sortant de respecter le vote des électeurs ivoiriens.
Le diplomate assure que Laurent Gbagbo aurait profité de la rébellion de 2002 pour exécuter certains de ses opposants. A cette époque, le diplomate aurait hébergé Alassane Ouattara. « Les hommes de la présidence voulaient (l') assassiner au prétexte qu'il fallait éliminer tous ceux qui, selon eux, pouvaient être liés aux rebelles », assure-t-il.
Paris n'a pas pas réprimé le régime ivoirien, le ministre des Affaires Étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, espérant pouvoir « raisonner Laurent Gbagbo et lui imposer une solution à la crise en relâchant la pression sur lui et en fermant les yeux sur ses exactions ». Une politique qui fut un échec.

Islam et intégration : le constat d'échec franco-allemand

L'installation durable des musulmans dans les sociétés européennes suscite régulièrement des débats sur la "compatibilité" de l'islam avec les démocraties occidentales. Ces derniers mois, elle a aussi nourri un discours, porté par les extrêmes-droites européennes, prompt à dénoncer "l'islamisation" des pays européens. Un sondage IFOP, réalisé en décembre 2010 en France et en Allemagne, et révélé en exclusivité par Le Monde, illustre la crispation des opinions publiques française et allemande sur les différences culturelles et religieuses liées à l'islam et leurs inquiétudes croissantes face à la possible intégration des populations musulmanes à leur société respective.


Ainsi, 42 % des Français et 40 % des Allemands considèrent la présence d'une communauté musulmane comme "une menace" pour l'identité de leur pays tandis que 68 % des premiers et 75 % des seconds estiment que les musulmans ne sont "pas bien intégrés dans la société". Les raisons avancées pour expliquer cet échec débordent les explications socio-économiques généralement admises et mettent en avant un fossé grandissant sur les valeurs.
Interrogés sur le port du voile islamique dans la rue ou la construction de mosquées, les sondés se montrent plus inquiets que par le passé. Cette perception traverse l'ensemble des générations et des courants politiques, même si en France on note un clivage sur certains points entre les plus jeunes et les plus âgés et entre les électeurs de droite et de gauche.
Stéphanie Le Bars

"La polémique sur les 35 heures embarrasse Sarkozy"




Que sera l'année politique 2011 ?
envoyé par lemondefr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Nos Prédictions-Plus pour 2011

▪ Nous sommes au début de la deuxième décennie du troisième millénaire.
Que se passera-t-il cette année ? Nous n'en savons rien. Il est très probable que 2011 ressemble beaucoup à 2010. C'est généralement ainsi que les choses fonctionnent. Les grandes tendances sont difficiles à voir. Les années semblent se succéder, l'une semblable à celle qui la précédait. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'on voit où elles allaient.
Si 2011 ressemble à 2010, vous pouvez arrêter de vous faire du souci. Quasiment tout a grimpé en 2010 -- à part l'immobilier.
Les actions ont grimpé. Même les obligations US ont grimpé.
C'est notre investissement préféré -- l'or -- qui a grimpé le plus. Il a terminé l'année à des sommets record, nous donnant un gain de près de 30%.
Mais attendez. Faut-il parier sur les actions et l'or ? L'or fera-t-il aussi bien en 2011 ? Les actions grimperont-elles une année supplémentaire ?
Pensez-vous sérieusement que nous avons les réponses à ces questions ?
On ne peut pas savoir ce qui se passera. Les prédictions n'ont aucune valeur. Nous allons donc vous donner des Prédictions-Plus. Qu'est-ce qu'une prédiction-plus ? C'est mieux qu'une prédiction : il s'agit des choses qui ne se produiront probablement pas, mais auxquelles vous devriez vous préparer malgré tout. Les choses que vous devriez croire même si elles ne sont pas vraies.
Non, vraiment, c'est ainsi que fonctionnent toutes les choses de la vie. Sérieusement. Vous rencontrez une jolie fille. Peut-être que vous deviendrez très proches. Peut-être que vous l'emmènerez en week-end... comme un politicien bien connu. Cela pourrait être très amusant. Il est très probable que votre femme n'en sache jamais rien. Mais vous feriez mieux de croire qu'elle découvrira tout dès le lendemain !
Ou imaginez que vous envoyiez une fausse déclaration d'impôts de manière à obtenir un remboursement. Vous vous en tireriez probablement -- c'est une prédiction. Mais voici une prédiction-plus : vous serez contrôlé avant la fin de la semaine !
De la même manière, il y a des prédictions-plus dans le domaine de la finance. Qu'est-ce qui est le plus probable en 2011 ? Une répétition de 2010. C'est ce qu'on obtient généralement.
Mais ce n'est pas là la meilleure chose à croire ou la meilleure manière de se positionner. Tout le monde parie sur une hausse des prix des actions, une hausse des prix de l'or... et une hausse d'à peu près tout.
L'argent, c'est dans les prédictions-plus qu'on le gagne : en pariant le contraire.
▪ Voici notre vieil ami Marc Faber avec l'une de ces prédictions. De Bloomberg :
"Marc Faber, qui a conseillé aux investisseurs d'acheter des actions américaines en mars 2009 alors que l'indice Standard & Poor's 500 entamait un rebond de près de 86%, a déclaré que les bons du Trésor US étaient un investissement 'suicidaire'."
"Les obligations gouvernementales vont probablement décliner, a déclaré Faber, qui publie le Gloom, Boom & Doom Report. Après avoir atteint un plancher en décembre 2008, le rendement du 10 ans a grimpé jusqu'à 3,9859% en avril, suite à des mesures gouvernementales destinées à stimuler l'économie. Les inquiétudes concernant une deuxième récession en trois ans ont fait baisser les rendements tout au long du mois d'octobre".
"'C'est un investissement suicidaire', a déclaré Faber durant un entretien par téléphone depuis St. Moritz, en Suisse. 'Au fil du temps, les taux d'intérêt sur les bons du Trésor US vont augmenter. Les investisseurs comprendront progressivement que la Réserve fédérale veut avoir des taux d'intérêt réels négatifs. Le pire investissement, ce sont les obligations américaines de long terme'."
"Les rendements de la note du Trésor US à 10 ans grimperont à 5%, par rapport aux précédents niveaux de 3,349%, déclare Faber, sans préciser de délai. A mesure que les obligations chuteront au cours de la prochaine décennie, il a déclaré que les investisseurs devraient acheter des métaux précieux, de l'immobilier ou des valeurs boursières. La dette américaine est revenue à 5,7% en 2010, faisant plus que rattraper la perte de 3,7% de l'année passée, selon un indice Bank of America Merrill Lynch".
"'Si l'on imprime de l'argent, la devise baisse et le S&P 500 grimpe', a-t-il dit. 'D'ici la fin 2011, les gens se prépareront pour 2012, en pensant que ce pourrait être une très mauvaise année parce que les politiques appliquées sont insoutenables et créent beaucoup d'instabilité. Les investisseurs pourraient contempler 2012 et 2013 avec horreur'."
La Grande correction pourrait faire des obligations un bon achat en 2011. Mais c'est un mauvais pari. Voici donc une prédiction-plus : le marché obligataire craquera en 2011.
Et les actions ? Eh bien, nous allons devoir garder ça pour demain...

Protéger, mais avec quel argent ?


Protéger : c’est le nouveau verbe fétiche de Nicolas Sarkozy. Il l’a conjugué pas moins de six fois lors de son allocution de Nouvel An, le déclinant en outre deux fois sous la forme du substantif « protection ». Après avoir réussi, non sans mal — notamment pour sa cote de popularité — la nécessaire réforme des retraites, le chef de l’État veut troquer, dans cette année préélectorale, le costume de l’omniprésident hyperactif pour celui, plus rassurant, de protecteur de la nation.


L’instauration d’une couverture de la dépendance devrait se prêter à cette posture. Plus d’un million de Français ont perdu leur autonomie, et leur nombre ne cessera d’augmenter avec le vieillissement de la population. Aussi, Nicolas Sarkozy compte-t-il ouvrir un chantier consensuel.


Il risque de déchanter, car le dossier est plus que délicat. Il faudra trouver des milliards d’euros pour financer les maisons de retraite ou le maintien à domicile des personnes âgées. Qui paiera ? D’une façon ou d’une autre, ce seront les Français qui travaillent, et tout particulièrement les classes moyennes. On se souvient du mécontentement et de la pagaille provoqués en 2005 par la première Journée de solidarité, consistant à travailler gratuitement le lundi de Pentecôte pour alimenter une nouvelle caisse déjà dédiée aux personnes dépendantes. Cette Journée de solidarité avait sonné le glas du gouvernement Raffarin.


Le financement futur ne sera pas moins douloureux. L’État, qui tente d’apurer ses comptes, n’aura pas un centime vaillant à mettre dans l’escarcelle ! Même si on imagine mal des manifestations monstres comme pour les retraites, le chantier de la dépendance s’annonce rugueux. La gauche dénonce déjà la volonté du gouvernement de faire appel aux assurances privées, ce qui sera probablement incontournable.


Nicolas Sarkozy avait promis, en 2007, la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale. Roselyne Bachelot, la nouvelle ministre des Solidarités, ne s’engage pas dans cette voie avec un enthousiasme démesuré. Elle remarque que cette cinquième branche ne pourrait être mise en place qu’après la présidentielle de 2012. Mais ce délai, obligé, pourrait justement faire l’affaire du chef de l’État : son « année » utile serait celle de la concertation, la facture n’étant présentée que par la suite.

Transparence

Les dirigeants de Stocamine avaient promis, à la rentrée de septembre, de désormais faire preuve de « transparence ». Force est de constater qu’ils ont tenu parole, hier, en ouvrant la porte de l’ascenseur du puits Joseph à la presse. La visite a pris trois heures, selon un circuit certes décidé par l’entreprise, mais elle aurait pu durer deux fois plus longtemps si la demande avait été formulée. Surtout, les journalistes ont pu tout voir : le sas du fameux bloc 15, les fûts corrodés, les big bags endommagés… Le délégué mineur, Francis Hamerla (CGT) s’est d’ailleurs invité à cette visite, avec son suppléant Thierry Lap. Le délégué du personnel de Stocamine, Jean-Pierre Hecht, n’a en revanche pas été convié. Est-ce parce que les premiers doutent, comme la direction de l’entreprise, de la possibilité de déstocker alors que le dernier a rejoint le collectif Destocamine réclamant l’extraction des déchets ? Et pourquoi Alain Rollet refuse-t-il que les experts de l’Ineris présentent leurs travaux à la presse ? Visiblement, la transparence a des limites.

L’Europe est gravée dans nos pierres

Pour la plus grande joie des eurosceptiques, l'Union européenne connaît actuellement ses heures les plus sombres. Mais à l'image des cathédrales, notre identité commune est solidement ancrée et devrait nous permettre de résister aux assauts du temps, explique un journaliste du Guardian. 

Si vous voulez savoir pourquoi les Européens font partie d'une seule et même communauté, il vous suffit de visiter n'importe laquelle des grandes cathédrales médiévales d'Angleterre. De déambuler dans les cloîtres de Gloucester ou d'admirer le travail de Guillaume de Sens, l'architecte français de Cantorbéry. Ou de simplement tapoter du doigt les pierres de ce chef-d'œuvre : elles viennent de Caen, en France.
Le rêve moderne de l'union politique européenne entre dans ses jours les plus sombres. Les eurosceptiques disent qu'il n'y a rien d'étonnant à cela, et ils sont réalistes, mais rien n'est plus irréel que l'illusion qu'un pays européen, et encore moins le nôtre, peut revendiquer une histoire davantage centrée sur lui-même, en marge de la grande histoire du continent. Car l'Europe se construit une culture commune depuis au moins mille ans.

Une histoire culturelle commune

La première Union européenne se donna le nom de "Chrétienté" et créa au XIe siècle un style d'art, d'architecture et de philosophie commun qui dépassait les frontières des Etats naissants. L'architecture se déploya comme une rosace depuis sa source à Paris et irradia dans toute l'Europe. Qu'est-ce qui est plus réel pour nous aujourd'hui : les faits et gestes des rois anglais du Moyen Age ou l'élégance des arcs-boutants gothiques de la cathédrale d'York ? Les anecdotes des politiques nationales que les eurosceptiques tiennent pour la véritable histoire de notre île sont bien fades comparées aux splendeurs toujours vivantes de notre histoire culturelle européenne.
La révolution culturelle européenne qui suivit, la Renaissance, fut encore plus cosmopolite. Aux XVe et XVIe siècles, les intellectuels européens redécouvrirent un patrimoine gréco-romain classique commun. La Renaissance se répandit comme une traînée de poudre dans toute la région. A l'abbaye de Westminster, un sculpteur florentin, Pietro Torrigiano, mettait des chérubins dorés sur le tombeau d'Henri VII pendant qu'à l'autre bout de l'Europe, le roi de Hongrie Mathias Corvin recevait en cadeau un buste d'Alexandre le Grand provenant de Florence. Un voyageur comme Erasme pouvait aller à Rome, Bâle et Londres et trouver partout des amis qui comprenaient ses plaisanteries. Un tableau résume tout cela : le chef-d'œuvre de Titien, l'Enlèvement d'Europe, une vision du mythe qui a donné son nom à l'Europe, peint à Venise pour le roi d'Espagne.
L'Union européenne actuelle ne parvient pas à se laisser porter par l'énergie de cette histoire culturelle commune. Le site Web de l'UE s'appelle bien Europa, mais au lieu du tableau de Titien, sa page d'accueil offre un néant de banalité bleue. Pourquoi ne puisons-nous pas davantage dans l'unité culturelle de l'Europe ? Peut-être parce que le vin de Bacchus qui peut nous faire parler avec enthousiasme de notre identité commune est aussi dangereux. Pour être juste, toute célébration des joyaux esthétiques de l'Europe doit inclure le patrimoine musulman, qui dialogue avec les sources chrétiennes et classiques de l'art européen depuis le début du Moyen Age. Les voûtes en éventail des cathédrales gothiques anglaises, par exemple, ont été influencées par les mathématiques arabes, ainsi que la découverte de la perspective à la Renaissance.
Tout cela peut sembler trop beau pour être vrai. Comme si, sous la violence sanglante qui marque le quotidien du passé européen, sous les divisions de la Réforme et la montée du nationalisme, le continent n'avait cessé de construire une communauté culturelle secrète. Une rose secrète qui, miracle des miracles, embrasse également toutes les autres cultures. C'est pourtant la réalité historique. Pour chaque force politique de division apparue dans l'histoire de l'Europe, il y a eu une force culturelle unificatrice.

La pluralité dans l'unité

Tous les mouvements européens en art et en architecture que nous chérissons aujourd'hui et qui alimentent nos musées, nos collections et nos salles de concert sont justement cela : des mouvements européens. Les styles baroque et rococo, les révoltes néo-classique et romantique, le réalisme au XIXe siècle et le modernisme à l'aube du XXe ont jeté des ponts entre les artistes, les intellectuels et les publics de la Pologne au Danemark. Même l'engouement du XIXe siècle pour l'identité nationale n'a pu mettre un terme à l'histoire de la culture commune de l'Europe, puisque le nationalisme lui-même est une idée européenne commune, et le goût romantique de cette période pour le paysage et la poésie s'est répété d'une capitale à une autre aussi inexorablement que les mythes classiques s'étaient propagés dans l'Europe de la Renaissance. Cette culture commune est peut-être aujourd'hui à deux doigts de faire sa plus grande avancée depuis Copernic (qui vivait en Europe centrale et dont les observations ont été mises à l'épreuve par Tycho Brahe à Copenhague, défendues par Galilée à Rome et confirmées par la Société royale d'Angleterre), lorsque le Grand collisionneur de hadrons du Cern fera une découverte majeure.
Les Européens qui croient en une identité commune vont d'ici peu devoir se lever et célébrer la richesse et l'ouverture uniques de notre culture, cette "pluralité dans l'unité" qui fait qu'une église baroque en Sicile est différente d'une église baroque en Bavière. En Grande-Bretagne, The Art Fund fait campagne pour qu'un tableau de Bruegel demeure dans le pays. Pourquoi ? Parce qu'il fait partie de notre patrimoine. Parce que nous sommes Européens.
Si l'euroscepticisme laissait partir tous les Bruegel et tous les Titien, il réduirait la National Gallery à une salle de portraits anglais du XVIIIe siècle et sa stupidité serait alors évidente. Croire en l'Europe n'est pas de l'idéalisme, et encore moins une abstraction bureaucratique. Si l'on regarde l'histoire dans ses couleurs vivantes, on voit à quel point nous sommes Européens et combien les racines de cette identité commune sont profondes.

Une révolte de civilisation

Un « grand chantier » ? Assurément. Mais c’est bien plus que ça ! Tellement plus que ça, que ce mot évocateur, si cru, si froid. Clinique. Oui, c’est ça, clinique… avec ses accents mornes de relégation, de défaite, de reddition devant les diktats de la déchéance physique. Ces accents effrayants pour tous et en particulier pour les personnes âgées quand elles ressentent les premières atteintes d’une déperdition de leur autonomie, commencent à redouter l’effritement de leur dignité, pressentent le vol inexorable d’une part essentielle de leur liberté.

Qu’il pèse lourd ce dossier majeur dans le vocabulaire politique de 2011, lourd comme une charge à porter, lourd comme un problème à régler. Lourd comme un devoir sans cesse remis à plus tard et que les urgences de la démographie obligent à mettre enfin sur la table. Lourd, surtout, comme les milliards qu’on aligne tels des boulets, boulets qui s’abattront sur nos dépenses publiques : 30, et peut-être même plus, en 2025… Aïe.

Assez ! Ce n’est pas parce que le grand âge est un adversaire redoutable qu’il faut laisser ce naufrageur de dignité nous condamner à subir ses assauts destructeurs. Il y a là un combat positif à mener. Il concerne toutes les générations, et il reste largement à inventer. Donner toute leur place aux anciens pour qu’ils conservent jusqu’au bout du chemin ce sentiment d’indépendance essentiel, c’est une belle ambition consensuelle pour une société où les plus de 75 ans représenteront plus de 15 % de la population française en 2050. La France vieillit ? Et alors ?

Il va falloir de l’argent, beaucoup d’argent et il ne tombera pas du ciel pour accompagner les bonnes intentions. Toutes les stratégies pour éviter l’effort seront non seulement pathétiques, mais vaines. Dérisoires. Réfléchir aux moyens de financement du cinquième risque, c’est bien, mais ce ne sera jamais que de la mécanique. Elle n’aura de sens que si elle met en jeu un sentiment de solidarité désintéressé. La conscience d’une condition commune à partager, à sublimer. Alors autant le dire tout de suite à vos chers concitoyens, mesdames et messieurs les politiques : il va falloir être généreux. Et ne pas trop compter, car le prix du respect est incalculable. De toutes façons, l’État ne pourra pas tout. Les crédits publics n’auront jamais qu’un pouvoir limité s’ils ne sont soutenus par un investissement massif, souvent gratuit mais inestimable : celui de chacun d’entre nous. Permettre à une personne de pouvoir vivre chez elle jusqu’à la fin de son existence, ce serait un progrès universel de notre humanité. Défier les sortilèges d’Alzheimer en apprenant à reconnaître celui qui n’est plus tout à fait lui-même derrière le visage de la maladie, c’est une victoire définitive de la vie contre la fatalité désespérante de la soumission. Une révolte de civilisation.

Des ingénieurs suisses font pleuvoir dans le désert

Un projet secret financé par le président des Emirats Arabes Unis aurait permis de faire tomber la pluie plus de 50 fois dans la région d'Abu Dhabi pendant l'été. A chaque fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient pourtant ni nuages, ni précipitations.

L'homme pourra-t-il un jour faire tomber la pluie sur commande ? Les experts du climat en doutaient. Les nombreuses expériences menées en ce sens se sont en effet toujours révélées décevantes. Un projet secret étonnant, financé par le président des Emirats Arabes Unis et révélé par le Sunday Times dimanche, pourrait toutefois changer cette donne. Dans la région d'Abu Dhabi, réputée pour sa sécheresse estivale, des ingénieurs suisses auraient réussi à faire tomber la pluie à une cinquantaine de reprises cet été.
Dans une vidéo confidentielle que les journalistes du Sunday Times ont pu visionner, le président de la société Meteo Systems International, Helmut Fluhrer, révèle être «en train de tester une nouvelle technologie de déclenchement de pluie artificielle, Weathertec, dans la région d'Al Ain à Abu Dhabi». «Nous avons démarré en juin 2010 et avons réussi à faire pleuvoir à plusieurs reprises», soutient-il. Selon les mêmes journalistes, des scientifiques allemands de l'Institut Max Planck de météorologie ont participé à la surveillance du projet. Le respectable professeur Hartmut Grassl, ancien directeur de l'institut, serait notamment impliqué.

Moins coûteux que le dessalement de l'eau de mer

Plutôt que d'ensemencer des nuages existants avec du chlorure d'argent, une méthode rudimentaire à l'efficacité douteuse mais encore utilisée en Chine ou en Israël, les chercheurs ont mis en place dans le désert des parasols métalliques d'une dizaine de mètres de haut capables de charger l'air électriquement. Ces derniers produisent des ions négatifs qui sont envoyés dans l'air. Ces particules ont la propriété d'agréger les poussières qui forment alors un support idéal à la condensation de l'eau naturellement contenue dans l'air. La formation de plusieurs milliards de ces minuscules gouttes pourrait alors donner un nuage, lui-même source de pluie. Le dispositif, allumé 74 fois en 112 jours - dès que la saturation de l'air en eau dépassait 30% - aurait provoqué des chutes de pluie à 52 reprises. Le volume de ces précipitations n'est pas révélé. A chaque fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient ni nuages, ni précipitations.
Le climatologue français Hervé Le Treut affiche pour le moment un scepticisme prudent. «Peut-être que cette nouvelle technique est un déclencheur très efficace mais cela reste difficile à établir avec le peu d'informations dont on dispose sur le projet», explique-t-il. Et quand bien même le dispositif fonctionnerait, «cela ne règle pas le problème de l'approvisionnement: il faut que la circulation atmosphérique apporte naturellement de l'air humide de manière continue pour que l'on dispose d'une véritable source d'eau». Ce qui n'est pas vraiment le cas dans la région.
L'entreprise Meteo Systems semble pourtant penser que son dispositif pourrait se substituer aux très coûteuses usines de dessalement de l'eau de mer. D'après ses calculs, la production de 100 millions de mètres cubes d'eau douce coûterait seulement 7 millions d'euros par an avec cette technologie, contre 53 millions d'euros pour une usine de dessalement.

Clown


Jacques Séguéla ne déçoit jamais. Vous connaissez sa dernière pensée ? «Le salaire moyen d’un Chinois est 10% du smic, et ils sont heureux». Alors que nous, les Français, «on est assistés»... Sûr qu’il sait de quoi il parle, l’éternel bronzé de la publicité, le collaborateur de tous les régimes. Il est aujourd’hui spécialisé dans le conseil au satrape africain, comme ces vieux chanteurs qui survivent dans de lointaines tournées. Le problème, c’est qu’il y a toujours un animateur pour l’inviter faire son numéro, le clown Séguéla. Cette fois, c’était Ruth Elkrieff, à un débat sur les 35 Heures. Et demain, madame Elkrieff, vous conviez Roland Dumas à une causerie sur les conflits d’intérêts ? Nicolas Anelka sur les impôts, et Jean-Marie Bigard sur l’amour courtois ? Quand n’importe qui est invité à dire n’importe quoi sur n’importe quel sujet, Séguéla est roi.