TOUT EST DIT

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vendredi 5 novembre 2010

Des députés UMP veulent rétablir l'avantage fiscal pour les jeunes mariés

Le député UMP Hervé Mariton plaide, avec cinquante et un de ses collègues UMP, pour le rétablissement de l'avantage fiscal pour les jeunes mariés l'année de leur union, une mesure que le gouvernement a décidé de supprimer dans son projet de budget pour 2011.

L'élu de la Drôme a annoncé dans un communiqué avoir déposé un amendement qui vise à maintenir la disposition fiscale de la triple déclaration dont bénéficient les couples l'année de leur mariage et qui leur permet de réduire leur impôt sur le revenu. Le gouvernement a supprimé cet avantage dans le cadre de sa politique de rabotage des niches fiscales.
L'amendement UMP sera débattu mardi en commission des finances de l'Assemblée avant son éventuel examen en séance publique le 15 novembre. M. Mariton souhaite rétablir cet avantage fiscal uniquement pour les mariés, donc ni pour les pacsés ni pour les divorcés.
"Le mariage est une institution qui apporte de la solidité à la société : il est donc légitime qu'il présente des avantages, notamment par rapport au PACS", estime le député, qui "considère que la suppression" du dispositif fiscal pour les jeunes mariés comme pour les pacsés "reviendrait à aligner le droit du mariage sur le droit du PACS et marquerait une inflexion dans la politique familiale du gouvernement qui serait dommageable à la famille"

CETTE BANDE DE CONNARDS DE L'UMP PSEUDO CATHOS DE MERDE  NE VONT PAS NOUS EMMERDER, ON NE VEUT PAS PLUS DE CATHOS QUE DE MUSULMANS.
C'EST UNE AUTRE FORME D'INTÉGRISME !!

Le Crillon passerait sous pavillon saoudien

Après avoir déjà vendu Le Lutetia, Starwood Capital s'apprêterait à céder le prestigieux palace parisien.

Le Crillon, le prestigieux palace parisien de la place de la Concorde, s'apprêterait à être vendu à des investisseurs saoudiens. Son exploitation serait, elle, confiée au groupe suisse Kempinski, qui gère plus de 60 hôtels 5 étoiles dans le monde et dont ce serait le premier établissement en France. La rumeur de plus en plus insistante n'a été confirmée par aucune des parties intéressées. L'opération s'élèverait à quelque 250 millions d'euros, somme à laquelle il faut ajouter une centaine de millions pour la rénovation, croit savoir «Le Figaro».
La vente du Crillon fait l'objet de spéculations récurrentes depuis près de deux ans. Starwood Capital, spécialisé dans l'immobilier et l'hôtellerie de luxe, en est le propriétaire depuis le rachat en 2005 de l'ex-empire Taittinger, qui comprenait aussi les hôtels Concorde à Paris, le Martinez à Cannes, le pôle hôtellerie économique rebaptisé depuis Louvre Hotels (Kyriad, Campanile, Première Classe et Golden Tulip...). En 2006, Starwood Capital avait annoncé vouloir lancer une chaîne de palaces Crillon dans le monde pour en faire «une nouvelle marque de luxe international». Fin 2008 toutefois, Starwood changeait de stratégie et décidait de se séparer de son pôle luxe. Il entame alors des négociations exclusives avec le groupe JJW, propriété du cheikh saoudien Al Jaber, pour une somme estimée à 1,5 milliard, dont 350 millions pour le Crillon. Un contrat est signé en mars 2009 mais l'affaire se termine devant le tribunal de commerce de Paris où chacun s'accuse de rupture de contrat. La première manche est gagnée en avril par Starwood Capital.
Le fonds cherche alors à vendre ses établissements séparément. Le Lutetia a été le premier. L'hôtel emblématique de la rive gauche a été vendu au groupe israélien Alrov. Concorde Hotels et Resorts, pôle hôtellerie de prestige du Groupe du Louvre (contrôlé par Starwood) en poursuit néanmoins l'exploitation.
Le Crillon, chef-oeuvre de l'architecture du XVIIIe siècle, compte 147 chambres et suites et emploie environ 360 personnes. Mais pour lui redonner tout son éclat d'antan, il faudrait que le nouvel acquéreur investisse un minimum de 30 millions d'euros, selon un expert, 60 millions pour d'autres. A titre de comparaison, les travaux au Royal Monceau-Raffles, rouvert depuis le 18 octobre après deux ans et demi de complète réfection, ont coûté plus de 100 millions d'euros.
L'urgence est d'autant plus forte que l'arrivée de nouveaux palaces, aux mains de capitaux asiatiques, oblige les «anciens» à se remettre en question : Raffles pour le Royal Monceau, Shangri-La, en décembre, Mandarin Oriental à l'été et Peninsula en 2012. Les palaces parisiens sont majoritairement aux mains de capitaux étrangers : George V, est détenu par le prince saoudien Al-Walid mais exploité par la chaîne canadienne Four Seasons. Le Ritz est la propriété du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed. Le Meurice comme le Plaza-Athénée font partie du groupe Dorchester du sultan du Brunei. Le Bristol est détenu par le groupe allemand Oetker. Le Fouquet's Barrière est le seul à être contrôlé par des capitaux français.

LA FRANCE NE S'APPARTIENT PLUS !!!!!

Le train de déchets nucléaires bloqué à Caen



Réforme des retraites : "Il est temps de retourner en cours"

Alors que la réforme des retraites a été définitvement votée la semaine dernière, les syndicats attendent la journée de mobilisation de samedi pour évaluer l'ampleur du mouvement. Largement mobilisés avant les vacances de la Toussaint, les étudiants et lycéens étaient nombreux, sur Le Monde.fr, à désirer reprendre les cours sans blocus de leur établissement, même si une partie souhaite continuer à mener des actions ponctuelles et régulières.

  • Laissez-nous travailler, par Gaëlle
Nous mobiliser, sûrement pas... L'incidence de ces blocus laissera des traces dans notre année étudiante. Arrêt des cours, arrêts des bus de Nanterre, ne voulant plus descendre jusqu'au lycée, et le même concours à présenter en avril. Les contestations, les insultes des lycéens à notre égard "car nous voulions travailler" sont insupportables dans un pays où on semble davantage demander l'avis de ceux qui bloquent, qui massacrent le paysage urbain, que ceux qui veulent travailler. Nous ne sommes pas tous d'accord avec la réforme, mais les étudiants seraient davantage pris au sérieux sans ces dégradations, et cet arrêt des cours, qui n'est pas dans leur intérêt. Alors arrêtez de demander l'avis de lycéens qui ne sont pas au courant de cette réforme et qui saccagent pour le plaisir, et laissez-nous travailler.
  • Il est temps de retourner en cours, par L. Barthe
Après tous ces blocus, ces manifestations et l'adoption de ce texte de loi, il est clairement inutile de continuer les manifestations. Il est maintenant temps de retourner en cours pour continuer notre apprentissage. Je pense toutefois que ces manifestations étaient importantes pour prouver à l'Etat que son peuple ne lui permet pas de faire ce qu'il veut. Ces manifestations ont pour certains été l'occasion de vacances anticipées avant la Toussaint (il ne faut pas se mentir), même si pour la plupart ce mouvement était réellement un mouvement de manifestation contre la réforme. Il n'y aurait actuellement aucun intérêt à poursuivre ces manifestations car toutes les grèves se terminent ( SNCF, raffineries, etc.).
  • La plupart des lycéens qui bloquent ne savent pas pourquoi, par Morgan
Je suis en terminale au lycée de Sèvres, en banlieue parisienne. Le comportement d'une grande partie des élèves de mon lycée me scandalise, je n'ai ressenti aucune conviction dans les blocus que j'ai pu voir lors de la semaine du 18 au 22 octobre.
En effet la plupart des élèves qui se permettent de ne pas aller en cours, et de gêner ceux qui souhaitent préparer leur bac, n'ont aucune réelle idée de ce qu'implique la réforme des retraites, aucun de ceux à qui j'ai pu poser la question n'en ont lu les textes. Ils ressentent une excitation du fait de ne pas aller en cours et de rester devant le lycée à rigoler avec les copains en déplaçant chaises, bancs, poubelles et autres détritus devant les portails. Quel plaisir d'avoir une excuse parfaite pour ne pas assister aux cours... Dès que l'heure du repas arrive, il n'y a plus personne.
  • Dans les facs, les AG sont presque vides, par Jean-Marc
Je suis étudiant en fac de droit à Marseille, et j'ai suivi de très près les diverses assemblées générales dans les facs de lettres et de sciences de ma ville. Le constat concernant les AG est le même que dans la rue : il se traduit par l'absence de suivi de la part des étudiants. En effet, les AG, quand elles ne sont pas annulées pour manque de participants, sont presque vides : on y dépasse rarement la centaine d'étudiants. On est donc loin de la mobilisation pour la loi LRU ou CPE, sachant que les différentes facs comptent plusieurs milliers d'étudiants.
Il faut dire que la plupart des étudiants se sentent en priorité concernés par leurs études et par le fait de décrocher un diplôme plutôt que de penser à une lointaine retraite qui aura certainement été modifiée d'ici là.
  • Le (petit) soufflé retombe, par Bruno
La mobilisation, déjà, vient de prendre fin à l'université de Nanterre. Pourquoi ce bide ? Tout d'abord, les syndicats (UNEF) et associations étudiantes, qui ne représentent chez nous pas grand monde (moins de 10 % de participation aux élections l'an dernier), n'ont pas pu ou pas su lancer la dynamique.
Les très démocratiques assemblées générales par ailleurs, loin de passionner les étudiants, n'ont fait que rassembler les tenants d'une solution radicale (blocage de la fac), trop peu nombreux pour mettre en œuvre durablement leurs plans, assez toutefois pour débiter hargneusement leur immuable discours idéologique.
Mais surtout, au-delà de la faiblesse des syndicats à créer un mouvement, les étudiants, tout comme les lycéens, n'ont que peu à faire dans leur ensemble d'une réforme qui ne les concernera pas directement avant des dizaines d'années et dont ils ne saisissent pas, loin s'en faut, tous les tenants et les aboutissants.
Ce n'est pas sans raison qu'ils n'ont pas réussi à réunir plus de 2 000 jeunes à Paris la semaine passée.
Les étudiants et lycéens, eux, ne tirent aucun crédit direct d'une contestation dans laquelle ils s'impliquent peu, contrairement aux syndicats et partis politiques qui doivent rappeler à leur adhérents qu'à défaut d'être utiles, ils existent.
  • Laisser le débat aux personnes directement concernées, par Samuel
Je suis étudiant en école de commerce, et depuis le début du mouvement, je suis plutôt altéré de la tournure des récents évènements. Dans mon école, le mouvement n'est pas du tout suivi, nous en sommes au contraire les premières victimes en raison des perturbations dans les transport en commun.
Je pense que même si le fonctionnement des retraites nous concerne puisque nous en bénéficierons un jour, nous devrions plutôt nous préoccuper de nos études et de notre future carrière au lieu de penser à ce qui se passera après, dans plus de quarante-cinq ans. C'est pour cela que je conseille aux étudiants de se soucier de la poursuite de leurs études ou bien de la manière dont il vont débuter leur vie professionnelle, et de laisser le débat sur les retraites aux personnes directement concernées. D'autant plus que le texte en question a été définitivement adopté, le débat est donc en quelque sorte "clos", il a déjà eu lieu.

Quand Nicolas Sarkozy était la cible du Web chinois

En avril 2008, après les manifestations qui ont accompagné le relais de la torche olympique à Paris, la machine de propagande chinoise cloue au pilori Nicolas Sarkozy et la France. Le président a conditionné sa venue aux Jeux olympiques à un dialogue du gouvernement chinois avec le dalaï-lama, une prise de position présentée en Chine comme un soutien direct aux "activités séparatistes" du chef spirituel tibétain en exil, honni par Pékin.






L'attitude des Français est décrite comme un "sabotage" des Jeux olympiques, que Pékin doit accueillir quatre mois plus tard. Aucun des arguments mis en avant par la France, qui dénonce, comme le reste du monde, la fermeture totale du Tibet à la presse étrangère, et la diabolisation systématique par les autorités chinoises, du Dalai Lama, ne sont rapportés par la presse chinoise, qui reçoit l'ordre, sur ce dossier, de ne reproduire que les dépêches de l'agence Xinhua.
L'intérêt qu'avait suscité en Chine l‘élection l'année précédente de Nicolas Sarkozy, la fascination qu'exerce sur le public chinois le personnage, miroir inversé des dirigeants chinois, avec ses emportements et ses affaires de cœur ; le succès, enfin, de son voyage officiel en Chine la même année, ont accru la "déception" ressentie par Pékin. Le président français est la bête noire des Chinois.
LARGE MOBILISATION
L'Internet chinois, qui est souvent le théâtre de débats contradictoires, se mobilise largement dans le sens de la presse officielle, tant la question du Tibet ne souffre pas discussion : les Chinois n'ont vu qu'une seule chose des débordements du 14 mars à Lhassa, les manifestants tibétains qui s'en prennent aux commerçants chinois, dont plusieurs perdront la vie.
En réalité, les troubles se généralisent à travers les zones tibétaines frontalières du Tibet (plus de 150 manifestations au total, la plupart pacifiques), signe d'un malaise bien plus profond et complexe dans la société tibétaine, dont aucun média chinois ne rend alors le moindre compte.
A Paris, lors du passage de la torche olympique, l'opinion publique chinoise est indignée par les images de l'athlète chinoise handicapée Jin Jing, "agressée" par des manifestants au moment où elle prend sa place dans le relais, une scène qui fait parfaitement écho aux événements du Tibet tels qu'ils ont été montrés par la télévision chinoise. C'est sur Internet que se diffusent, partout en Chine, les images de Jin Jing. La presse chinoise se saisit à son tour de l'affaire et Jin Jing devient une "martyre".
C'est encore sur la Toile que naît, en réaction à "l'humiliation" de la jeune femme, l'idée d'un boycott des produits français et de Carrefour. Les manifestants s'organisent via les sites de messagerie et par SMS. La question du boycott finit toutefois par susciter des débats, et certains, comme le blogueur Han Han, dénoncent alors  le manque de discernement de la faction la plus chauvine des "feng qing", les jeunes en colère.
APAISER LE COURROUX DE PÉKIN
Craignant des débordements, les autorités chinoises sifflent la fin de la récréation. De son côté, la France fait tout pour tenter d'apaiser le courroux de Pékin. Les informations sur la querelle franco-chinoise se tarissent dans les médias officiels.
Ce qui conduit à une drôle de situation : "On a vu tout à coup les feng qing prendre le dessus dans la diffusion de l'information sur la France. Les réseaux d'étudiants chinois à l'étranger, qui se sont activés depuis le passage de la troche, comblent le vide. Ce sont eux qui traduisent tout ce qui se dit sur la Chine en France et que l'Internet chinois répand à tout va. Chaque pique, chaque critique de la Chine par les Français, est traduite directement, sans aucun filtre médiatique, ce qui a pour effet d'attiser encore les passions" se souvient Renaud de Spens, spécialiste de l'Internet et des médias chinois, à l'époque attaché de presse à l'ambassade de France à Pékin.
C'est de cette période, au plus fort de la brouille franco-chinoise, que Nicolas Sarkozy fait l'objet sur le Web de caricatures. Le président français, moqué en France pour l'impression qu'il donne de céder face à la Chine, va personnifier jusqu'au bout, aux yeux des Chinois, la "traîtrise" de la France, autrefois amie loyale….

Retraites : les syndicats enterrent le conflit en douceur

L'intersyndicale a annoncé, hier, une ultime journée d'action pour «la semaine du 22 novembre», sous des formes dont elle décidera lundi, au vu des défilés de demain. 

Atterrissage délicat mais en vue. Hier soir, à l'issue de très âpres discussions, l'intersyndicale a préparé, bon gré mal gré, la sortie du conflit sur les retraites. Sur l'insistance de la CGT, de la FSU et de Solidaires, la perspective d'une ultime journée d'action a été plantée dans le décor pour «  la semaine du 22 au 26 novembre  », selon le communiqué intersyndical, journée «  dont les modalités et le contenu seront déterminés  » lors d'une nouvelle réunion intersyndicale lundi. C'est le fruit d'un dernier compromis entre la CGT, soucieuse vis-à-vis de sa base de se battre au moins symboliquement jusqu'au bout, et la CFDT, pressée de tourner la page et de capitaliser sur la grogne sociale pour obtenir des gestes sur les dossiers indirectement liés à la réforme, à commencer par l'emploi des jeunes (lire page 5). FO, la CGT ou Solidaires ont beau assurer officiellement «  ne pas organiser la fin du mouvement  », c'est indubitablement «  un enterrement en douceur », comme le reconnaissent en privé des responsables de toutes les centrales. Selon l'ampleur des défilés prévus demain (les syndicats s'avouent dans le flou et ne se risquent pas à un pronostic), la journée d'action de fin novembre pourrait prendre la forme de nouveaux défilés dans toute la France, comme le défend la CGT, ou se résumer à de simples initiatives locales, comme le préconise la CFDT, soutenue en ce sens par la CGC et l'Unsa.


La volonté de faire bloc

Et déjà, l'intersyndicale, forte d'avoir préservé son unité jusqu'au bout, se projette dans l'après avec la volonté commune de faire bloc. Les centrales soulignent dans leur communiqué, toutefois non signé par FO, leur «  attachement  au travail intersyndical  » et leur décision de «  poursuivre le travail commun sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat et les conditions de travail  », en préparant une version actualisée de leur plate-forme commune arrêtée le 29 janvier 2009, face à la crise économique.



NOS SUPERS SYNDICATS HYPOCRITES, DÉMAGOGIQUES AU POSSIBLE, NULS  EN MATIÈRE DE MAITRISE SOCIALE, SONT INCAPABLES DE CONCLURE DIGNEMENT UN CONFLIT QUI N'AURAIT JAMAIS DÛ COMMENCER.

ÉTONNANT, NON ??





L'Europe veut durcir les règles pour les agences de notation

L'Union européenne envisage de durcir encore sa réglementation sur les agences de notation, notamment quand elles évaluent les capacités d'un pays à rembourser ses dettes. "Certains problèmes liés aux activités de notation n'ont pas encore été réglés", estime la Commission européenne, dans un document de consultation publié vendredi 5 novembre.



Elle rappelle notamment les critiques émises pendant la crise de la dette, au printemps, sur les notations de la dette "souveraine", des pays de la zone euro. La dégradation brutale des notes de pays comme la Grèce, le Portugal ou l'Espagne avait accentué la panique sur les marchés.


DAVANTAGE D'OBLIGATIONS POUR LES AGENCES
Or ces notes jouent "un rôle crucial", car elles déterminent les taux d'intérêt auxquels le pays noté peut emprunter de l'argent sur les marchés. "Etant donné l'importance et les spécificités des notations souveraines, il pourrait être justifié d'augmenter le niveau de transparence et d'ajouter des obligations spécifiques que les agences devraient respecter", selon Bruxelles.


Parmi les idées avancées dans la consultation, elle suggère par exemple que les agences préviennent trois jours à l'avance, contre douze heures normalement, les autorités du pays dont elles s'apprêtent à changer la note. Elles pourraient aussi être obligées de publier gratuitement l'intégralité de leur rapport, afin que les investisseurs comprennent mieux ce qui a motivé leur décision. "Une meilleure information des investisseurs peut contribuer à une réaction plus équilibrée" sur les marchés, estime Bruxelles.


La Commission s'en prend également au modèle de rémunération des agences de notation, où c'est le plus souvent l'entité notée qui paie l'agence, ce qui peut créer des conflits d'intérêts. "Une option serait que les pays de l'UE ne paient plus pour la notation de leur dette souveraine", indique-t-elle, rappelant que les agences ont besoin des notes d'un pays pour évaluer d'autres entités qui y sont installées, et "ont donc un intérêt à réaliser des notations souveraines".


La consultation fait par ailleurs des propositions pour remédier au "haut degré de concentration" du secteur, dominé par trois acteurs (Standard and Poor's, Moody's et Fitch).

Facebook ne pourra plus accéder aux contacts de Gmail

Google a procédé, jeudi, à une discrète modification des conditions d'utilisation de son service d'e-mail, Gmail. Dorénavant, les services Web ne pourront utiliser l'interface de programmation (API) qui gère les contacts de Gmail que s'ils "autorisent en contrepartie l'exportation des mêmes informations de contacts de manière simple".

De nombreux services utilisent l'API de Gmail pour faciliter l'inscription de nouveaux utilisateurs : lorsque l'utilisateur rentre son adresse, le service peut très facilement accéder à son carnet de contact, et donc lui signaler quels sont ses correspondants qui sont déjà inscrits sur le service, ou lui proposer de leur envoyer une invitation. Facebook, notamment, utilise cette API pour proposer aux nouveaux inscrits de retrouver et d'ajouter comme "amis" les correspondants Gmail.
Or Facebook se refuse à proposer la même option aux services tiers. Un nouvel inscrit sur Gmail ne peut pas rentrer son identifiant Facebook pour ajouter automatiquement à son carnet d'adresses ses "amis" du réseau social.
Google a justifié ce changement en expliquant être attaché à l'ouverture et à la portabilité des données. "Lorsque nous autorisons un transfert automatique de contacts vers un autre service, il nous semble important que les utilisateurs aient la certitude que le nouveau service respecte les règles de base de la portabilité des données."
Ces derniers mois, Google a engagé un bras de fer avec Facebook et tente de forcer le réseau social à ouvrir davantage l'accès à ses données, que Google souhaite pouvoir exploiter lui aussi. Mi-septembre, le PDG de Google, Eric Schmidt, avait estimé que son entreprise finirait par avoir accès aux informations collectées par Facebook, que ce dernier le veuille ou non. "La meilleure chose qui pourrait arriver à Facebook, c'est d'ouvrir l'accès à ses données", avait-il déclaré. "Et s'ils ne le font pas, il y aura toujours d'autres moyens d'accéder à ces informations."

Retraites : les syndicats divisés sur la sortie du conflit

Très attendue, la rentrée des lycéens après les vacances de la Toussaint s'est déroulée sans blocage, même si de petites manifestations ont été organisées à Paris, Lyon ou Toulouse.

 Alors que la huitième journée de mobilisation contre la réforme de retraites en deux mois est prévue samedi, les organisations syndicales peinent à imaginer une sortie unitaire du conflit. Et se divisent entre le camp des réformistes qui veut tourner la page des manifestations à répétition maintenant que le projet de loi est adopté et les protestataires qui souhaitent continuer les actions jusqu'à la promulgation du texte. Jeudi en début de soirée, aucun consensus ne se dégageait après plusieurs heures de discussion au sein de l'intersyndicale. Faute de trouver un accord et pour ne pas donner l'image d'une désunion, les syndicats pourraient renvoyer leur décision au lendemain de la manifestation de samedi.
Mercredi, la CGT avait semé le trouble en annonçant qu'elle proposerait, jeudi, une nouvelle journée d'actions en novembre. Face aux réticences de la CFDT, de l'Unsa, de la CGC et de la CFTC, la centrale de Bernard Thibault avait modéré ses ambitions, précisant que cette initiative ne prendrait pas forcément la forme de grèves ou de manifestations. Pas suffisant pour trouver un consensus rapide au sein de l'intersyndicale.
Jeudi, le calme est revenu progressivement sur le terrain. Certes, la contestation a encore été perceptible dans le secteur de l'aérien. À l'appel de quatre fédérations syndicales des transports, les accès aux aéroports de Roissy, Toulouse, Clermont-Ferrand et Nantes ont été perturbés. Mais le retour à la normale devrait intervenir dès ce vendredi. Dans les ports, la CGT a suspendu son mouvement de grève après avoir obtenu un dispositif spécifique de préretraites pour pénibilité financé par la branche et qui permettra aux travailleurs portuaires de partir cinq ans avant l'âge légal.
Très attendue, la rentrée des lycéens après les vacances de la Toussaint s'est déroulée sans blocage, même si de petites manifestations ont été organisées à Paris, Lyon ou Toulouse. Les organisations lycéennes ont aussi appelé à participer aux cortèges de samedi.

SUR CE COUP FOIREUX LES SYNDICATS FERAIENT BIEN DE
BATTRE EN RETRAITE, C'EST LE CAS DE LE DIRE !!!

L'AMF ouvre une enquête dans l'affaire LVMH - Hermès

Quelques jours après que le groupe LVMH a annoncé son entrée au capital de la maison Hermès, à hauteur de 17,1 %, l'Autorité des marchés financiers (AMF), gendarme de la Bourse de Paris, a ouvert une enquête sur les conditions de l'opération, indique vendredi 5 novembre le quotidien Le Figaro. Une information confirmée dans la matinée sur RMC Info par Jean-Pierre Jouyet, le président de l'AMF.

Selon Le Figaro, l'objectif de l'enquête est de "vérifier la régularité des opérations qui ont permis à LVMH sa montée en puissance et s'assurer que les règles de l'information financière ont bien été respectées". LVMH avait pris les marchés financiers par surprise en révélant le 23 octobre qu'il avait accumulé sur plusieurs années une position de 17,1 % au sein d'Hermès, alors que la réglementation française fait obligation de déclarer les franchissements des seuils de 5, 10 et 15 % du capital. Il avait expliqué quelques jours plus tard qu'il avait réussi ce tour de passe-passe grâce à l'utilisation de produits dérivés.

UN STRATAGÈME PAS ILLÉGAL AU REGARD DE LA LOI
Ces contrats stipulaient initialement un dénouement en espèces, ce qui dispensait LVMH de les déclarer. Mais les 21 et 24 octobre, des avenants permettant la livraison physique des titres ont été conclus. Avant son offensive, LVMH détenait déjà 4,9 % du capital, non déclaré comme il en avait le droit. Le président de l'AMF, Jean-Pierre Jouyet, a déjà reconnu que le stratagème utilisé par LVMH n'était pas illégal au regard de la loi.
Dans un entretien publié mardi par le journal Les Echos, M. Jouyet a rappelé qu'un rapport de l'AMF de 2008 préconisait que les instruments financiers utilisés, appelés "equity swaps", soient comptabilisés au même titre que les actions dans les calculs pour les franchissements de seuil. "Cette proposition n'a pas été retenue dans la loi, c'est fort regrettable", avait alors indiqué M. Jouyet.

QUART D'HEURE AMÉRICAIN: Obama, les raisons


Remaniement: ça suffit!




Retraites : le mouvement lycéen s’essouffle
Les p'tits cons dans la rue


Retraites : la mobilisation perd de son unité



Une pub brise le mythe du Père Noël
(Le drame !!)


Le commentaire politique de Christophe Barbier


Paris, métropole la plus embouteillée d'Europe

Paris serait la métropole la plus embouteillée d'Europe, indique une étude inédite réalisée par Inrix, une société d'info-trafic américaine utilisant les données de l'office européen des statistiques Eurostat. Cet organisme a mené une comparaison dans six pays d'Europe – France, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas – ces dernières semaines.

"Une comparaison de six pays révèle que Paris est la ville la plus engorgée d'Europe, suivie par Londres. Le bassin de la Ruhr, la plus grande zone urbaine d'Allemagne, arrive en troisième position", relève l'étude, menée sur la base de statistiques sur le temps passé par les conducteurs dans le trafic.
Il est souligné par exemple que la région et la plage horaire les plus difficiles pour emprunter les routes sont l'Ile-de-France le mardi entre 8 heures et 9 heures du matin. Durant cet horaire précis, les conducteurs perdent 70 heures par an dans le trafic. Dans une ville comme Lyon, les automobilistes perdent le mardi à la même heure 34 heures par an.
Une autre étude, menée par IBM auprès de 8 192 automobilistes de vingt villes du monde et révélée en juillet, montrait également que Paris a la plus longue durée d'embouteillage des villes européennes.
Contactée par l'AFP, la mairie de Paris a souligné que "les dix zones les plus difficiles recensées en Ile-de-France ainsi que la carte de congestion produite par les auteurs de cette étude (Inrix) montrent très clairement que les points noirs de congestion ne sont pas à l'intérieur de la capitale mais sur les voies rapides franciliennes et sur le boulevard périphérique". "C'est tout à fait conforme au diagnostic porté depuis longtemps par la ville de Paris : l'agglomération parisienne manque cruellement de transports collectifs, notamment de rocade (...)", ajoute la municipalité dirigée par le socialiste Bertrand Delanoë. Elle rappelle que "depuis 2001, le trafic automobile dans Paris a baissé de 24 %".

En attendant Strauss-Kahn,
le PS dans le brouillard




Le directeur du FMI s'apprête à retrouver Nicolas Sarkozy sur la scène du G20. Certains y voient le prélude à un affrontement entre les deux hommes lors de la présidentielle de 2012. À condition que DSK soit candidat. Ses partisans ont tout préparé.


Les opposants à la réforme des retraites, qui défileront encore demain, ont-ils vu la une de Newsweek ? Sans doute pas. L'hebdomadaire anglo-saxon est encore peu lu en France, en dehors des cercles du pouvoir. Ils y auraient pourtant appris que,...

Vers une fin du dollar américain ?

Hu Jintao est arrivé ce jeudi en France pour une visite très attendue, alors que se déroule une "guerre des monnaies" entre la Chine et les Etats-Unis. Un débat que le président chinois et Nicolas Sarkozy s'apprêtent à aborder. Peut-on s'attendre à un renversement du dollar comme monnaie de réserve ?

Alors que le président de Chine Hu Jintao est arrivé ce jeudi en France pour une visite en grande pompe de trois jours, le problème de la gestion des monnaies doit constituer la toile de fond des discussions diplomatiques. Car la Chine, désormais deuxième puissance économique, estime avoir son mot à dire sur la question, au risque de mettre un terme à l'hégémonie du dollar américain sur les échanges. Et si c'était le début de la fin pour le dollar ?
L'enjeu est de taille pour le chef d'Etat français qui doit accéder à la présidence du G20 dont le prochain sommet doit se tenir le 12 novembre à Séoul, où la question des changes devra être abordée avec la complicité du Fonds monétaire international. Car selon Nicolas Sarkozy, la croissance mondiale est menacée par l'instabilité des changes. Une instabilité exacerbée par la guerre des monnaies que se livrent la Chine et les Etats-Unis. « Les Etats-Unis et la Chine se font une guerre des monnaies, a déclaré mercredi le président brésilien Lula. Les Etats-Unis parce qu'ils veulent résoudre leur problème de déficit budgétaire et la Chine parce qu'elle sait qu'elle ne peut pas continuer à avoir sa monnaie dévaluée comme elle l'est ».

Trop dépendant du dollar ?

L'objectif pour Nicolas Sarkozy est donc de préparer le terrain avec le numéro un chinois à l'approche du G20, en évitant de limiter la question des changes à celle du yuan et en évoquant le rôle hégémonique du dollar sur les marchés de capitaux des pays émergents. Mais pour éviter de froisser son nouvel allié chinois, le président français a choisi la conciliation plutôt que la « confrontation ». « La Chine ne doit pas être vécue comme un risque mais comme une opportunité », a-t-il déclaré. « Ce n'est pas en reprochant aux gens des choses qu'on fait avancer les dossiers, c'est en essayant de les comprendre ».
Les Chinois jugent, à l'instar des Français, que le système actuel est trop dépendant du dollar, en tant que première monnaie de réserve pour les banques. La Chine veut rester maître de sa politique monétaire et refuse toujours de reconnaître la sous-évaluation du yuan, qui a pourtant permis au pays de gonfler outrageusement ses exportations. Plus encore, le 23 mars 2009, le gouverneur de la Banque de Chine, Zhou Xiachan, a proposé de faire des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international une monnaie de réserve « déconnectée des nations individuelles ».
Une idée reprise par la France. Celle-ci pousserait en effet pour introduire le yuan dans le panier de monnaies sur lequel repose la valeur des DTS, ce qui serait un pas de plus vers une internationalisation de la monnaie chinoise au détriment du dollar. Jusqu'à présent, les Etats-Unis ont adopté une attitude revancharde en menaçant la Chine de sanctions commerciales. Mais aucun des partenaires commerciaux de la gouvernance mondiale parmi les Français, les Chinois et les Américains ne veut véritablement d'une guerre monétaire ouverte, dont personne ne sortirait vainqueur.
C'est pourtant le risque. Car si les Chinois décidaient de sortir du dollar, l'impact sur les taux de change serait énorme. Une situation qui préfigurerait la fin d'une hégémonie.

Dépaysé

Il est un pays où le maquis est si épais que chacun peut s’y cacher à sa guise. Ce n’est pas la Corse, mais la justice. Un pays où l’on n’est jamais « dépaysé… » Ce joli mot, appliqué aux dernières péripéties de l’affaire Bettencourt-Woerth, en dit long sur les pratiques de l’administration judiciaire : pour éviter de se prendre les pieds dans le maquis, on fait traiter la chicane par une autre juridiction et on retarde d’autant la solution au problème.


Il y a d’ailleurs belle lurette que le commun des mortels ne sait plus ce qu’est le problème, tant ils se sont multipliés au fil de cette affaire protéiforme, mais peu importe, la justice suit son cours bien tortueux, à l’image des oueds qui s’assèchent avant d’être envahis par les crues. Dépaysons donc si le paysage est trop raviné, mais évitons les ornières. On a encore envie de croire en la droiture de la justice.

Les titres restaurant autorisés pour l'achat de légumes et de produits laitiers

Bonne nouvelle pour les 3,5 millions de salariés français qui bénéficient de tickets ou de chèques prépayés pour régler leur déjeuner. La ministre de l'économie, Christine Lagarde, a annoncé vendredi 5 novembre que les Tickets restau et autres Chèques restaurant permettront d'acheter très prochainement et "sans restriction" des légumes et des produits laitiers.


"Je signe le décret aujourd'hui et il entrera en vigueur sous une dizaine de jours", a déclaré Mme Lagarde, soulignant que ces "titres restaurant" permettront désormais "d'acquérir fruits et légumes frais, épluchés ou à éplucher ainsi que tous les produits laitiers". Chaque année, près de 800 millions de titres restaurants (Ticket restaurant, Chèque restaurant, Chèque déjeuner ou Chèque de table) sont "consommés". Mais jusqu'ici, ces titres étaient destinés prioritairement à l'achat de plats dans les cafés et restaurants.
MANGER "AUTRE CHOSE QU'UNE QUICHE OU UN SANDWICH"
"La grande nouveauté, c'est que toute la gamme des produits laitiers, sans aucune restriction, sera accessible : lait, yaourts, crèmes dessert, fromages blancs, à pâte dure ou à pâte molle…", a fait valoir Mme Lagarde. Il s'agit, a-t-elle assuré, de concourir à une "alimentation plus équilibrée et diversifiée" des Français en permettant à ceux "qui mangent sur le pouce de pouvoir acheter autre chose qu'une quiche ou un sandwich".
Compléments de salaire non imposables et financés en partie par l'employeur, ces moyens de paiement ont été conçus pour permettre aux salariés ne disposant pas de cantine d'entreprise d'acheter des plats chauds. "L'utilisation des titres restaurant doit rester ouverte et n'a pas vocation à être réservée aux seuls restaurants", a relevé Mme Lagarde. Les syndicats de restaurateurs redoutent de leur côté un détournement de l'usage de ces titres dont ils étaient les premiers bénéficiaires.
La ministre de l'économie a également précisé que des représentants des détaillants en fruits et légumes allaient faire leur entrée au sein de la Commission nationale des titres restaurant (CNTR).
Annoncé pour juin, le décret a été soumis au Conseil d'Etat, procédure qui a retardé sa signature et son entrée en vigueur, selon le ministère des finances.

Les risques de la planche à billets


Au lendemain d'une défaite sévère des démocrates au Congrès, la banque centrale américaine a engagé les Etats-Unis dans une voie risquée, aussi bien sur le plan économique que politique.


Saluée par une hausse des marchés boursiers et une nouvelle baisse du dollar, la décision de la Réserve fédérale de racheter pour 600 milliards de dollars de dette publique comporte d'abord, qu'on le veuille ou non, un message politique. Avec une Chambre des représentants désormais aux mains des républicains, l'administration Obama n'a plus guère de chances de faire adopter de nouvelles mesures de relance. La Fed a donc décidé de s'en charger avec ses moyens, c'est-à-dire en faisant tourner la planche à billets. Face à un Congrès que les électeurs américains ont voulu plus républicain, face à une opinion qui doute des mérites des dépenses publiques pour faire repartir la machine, la banque centrale accélère dans la voie du laxisme monétaire et encourage de facto l'Etat fédéral à maintenir un très haut niveau de déficit public. On notera en effet que les achats mensuels d'obligations du Trésor programmés par la Réserve fédérale - plus de 100 milliards de dollars -s'élèvent à peu de chose près au montant des émissions de dette prévues par l'Etat américain ! La caution que l'administration Obama ne trouvera plus au Congrès, elle la trouve désormais auprès de la banque centrale.


Cette politique de fuite en avant comporte à l'évidence des risques importants. Rien ne prouve d'abord que la stratégie de stimulation monétaire aura un réel impact sur l'économie. Si l'intervention de la banque centrale était justifiée en tant que prêteuse de dernier ressort au plus fort de la crise financière de 2008, sa politique actuelle consistant à imprimer de très grandes quantités de billets verts est beaucoup plus controversée.


Elle a déjà eu pour effet de faire chuter le dollar de près de 10 % par rapport aux devises des grands partenaires commerciaux des Etats-Unis, ce qui revient à exporter les problèmes tout en pesant sur le pouvoir d'achat des Américains à travers le renchérissement des produits de consommation importés.


Mais cette politique anti-déflation risque aussi de déboucher sur une bulle monétaire difficilement contrôlable. Or, si la Fed parvient à créer de l'inflation, les quelque 2.100 milliards de dollars d'actifs qu'elle a accumulés à son bilan perdront de la valeur. Le réveil pour le contribuable américain - inflation d'un côté, pertes de la Fed de l'autre -pourrait alors être fort douloureux.

La CGT sans issue de secours

C'est l'énergie du désespoir qui anime désormais la CGT. Le forcing opéré par la centrale de Bernard Thibault pour arracher aux autres confédérations une nouvelle mobilisation sur les retraites, au risque de provoquer, comme hier, de nouveaux débordements, en dit long sur le désarroi d'un syndicat qui cherche l'issue de secours d'un conflit dont il ne sait pas bien comment s'extraire. Maintenant que la cause est entendue, la tentation de poursuivre le combat au-delà de la journée prévue ce samedi illustre le double jeu d'une CGT passée maître dans l'art de manier d'une main l'arme du durcissement, de l'autre celle de l'apaisement. Enjambant cette contradiction, Bernard Thibault a pu tenir longtemps ce grand écart car il arrangeait des deux côtés. Un sommet de l'Etat soulagé qu'il ne soutînt pas le blocage des dépôts de carburant. Une base militante encouragée qu'il ne les condamnât pas. Hier encore un atout, car elle lui assurait une position centrale, cette ambiguïté est devenue un handicap. La CGT se demande sur quel pied se rétablir. Quel retournement de situation pour un syndicat que l'on présumait avoir la faveur de l'Elysée…

La position de la CFDT apparaît autrement plus confortable. Ayant soigneusement cultivé son image d'interlocuteur ignoré du chef de l'Etat, méprisé par son conseiller Raymond Soubie, blanchi de toute suspicion de trahison syndicale par son adhésion indéfectible à l'unité d'action avec la CGT, François Chérèque a redonné à son syndicat la virginité sociale entachée par son soutien à la réforme de 2003. Sa formation semble, d'ailleurs, profiter, depuis la rentrée, d'une bonne vague d'adhésions. Pour le secrétaire général de la CFDT, une stratégie d'atterrissage en douceur est d'autant plus facile à justifier auprès des troupes que, à défaut de quitter le conflit la tête haute, elle n'en sort pas les mains vides. Contrairement à ce que veut faire croire la martyrologie cédétiste, c'est bien vers elle, et non vers la CGT, qu'ont été dirigées les trois concessions substantielles apportées au projet de réforme : la reconnaissance de droits spécifiques pour les salariés usés par leur métier, la possibilité pour les mères de famille de continuer à partir dès 65 ans, la programmation d'un rendez-vous consacré au passage vers un système de retraite par points.