TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 26 mars 2013

Sous le matelas ou à la banque : où vaut-il mieux garder son argent ?

Les événements qui affectent Chypre soulèvent des questions plus larges, notamment pour tout ce qui concerne la sécurité et la garantie de vos dépôts bancaires.

La taxe sur l'épargne initialement proposée par l'Union européenne pour le sauvetage de Chypre ne sera pas appliquée... mais les événements de ces derniers jours soulèvent un certain nombre de questions qui dépassent la petite île.
Outre le caractère légèrement brutal de la taxe sur les dépôts bancaires souhaitée par la Zone euro – imaginez votre quotidien si tout retrait ou virement vous était interdit du jour au lendemain et votre compte bancaire directement ponctionné par l’Etat… – ce qui a soulevé l’indignation généralisée c’est le non-respect de la règle des 100 000 euros.
En Europe, les dépôts sont garantis à hauteur de 100 000 euros. La taxe qui prévoyait un prélèvement de 6,75% sur les dépôts inférieurs à 100 000 euros mettait à mal cette garantie, et a fait craindre un mouvement de panique bancaire sur l’île… et des effets délétères à long terme pour tout le système bancaire européen. Car s’il y a bien une chose que personne ne souhaite, c’est que le citoyen européen se mette à avoir peur de confier son argent aux banques.

Mais au fait, qu’est-ce que la garantie de dépôts bancaires ?

Cette garantie a été inventée aux Etats-Unis, en 1933, pendant la Grande Dépression pour inciter les Américains à laisser leurs économies dans leurs banques. Il faut dire qu’un tiers des banques ne s’était pas relevé du Krach de 1929 et de la récession qui avait suivie.
Nombre d’Américains y avaient perdu leurs économies et préféraient conserver leur argent sous leur matelas plutôt que dans un coffre dont le contenu pouvait s’évaporer dans la nuit.
En 1933 est donc créé une agence fédérale, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), qui assure la garantie des dépôts et des principaux produits d’épargne. Elle garantit 100 000 dollars par déposant et par institution financière et se finance en achetant des bons du Trésor (oui, vous avez bien lu, la FDIC gagne de l’argent en en prêtant à l’Etat fédéral, rassurant, non ?) et grâce à des primes d’assurance.
En principe donc, l’Etat fédéral n’intervient pas directement dans le financement de la garantie des dépôts. C’est pourtant ce qui s’est passé lors de la faillite de la banque Indimac en 1998.
L’idée d’une garantie des dépôts, qui a permis de maintenir à flots le réseau bancaire américain pendant la Grande Dépression, a ensuite été reprise par la plupart des pays.
Une parenthèse au passage : pourquoi les banques ont-elles besoin de votre argent ?Une des principales activités des banques, c’est de transformer vos dépôts ainsi que votre épargne à court terme en des prêts à plus long terme (prêts immobiliers, assurance vie, etc.). Les banques ont donc besoin que vous leur accordiez assez de confiance pour leur confier votre argent. D’où la garantie des dépôts.

Et en France ?

En France, la garantie des dépôts est assurée par le Fonds de garantie des dépôts (FGD), créé en 1999. Il garantit vos dépôts (comptes bancaires) ainsi que les principales formes d’épargne (comptes bancaires rémunérés, plan d’épargne logement, livrets etc. mais pas vos SICAV) jusqu’à 100 000 euros par déposant et par établissement.
Quelques exemples concrets :
- imaginons que vous avez 90 000 euros sur votre compte chèque et 22 000 euros sur un autre compte dans une banque A, en cas de faillite de cette banque, vous ne récupérerez que 100 000 euros puisque le calcul se fait sur la totalité des dépôts que vous avez dans une banque.
- Par contre si vous avez 90 000 euros sur votre compte chèque dans la banque A et 22 000 euros  dans la banque B, et que ces deux banques font faillite (ce qui serait pas de chance), vous serez entièrement remboursé, puisque le plafond est fixé à 100 000 eurospar établissement.
- Enfin, si vous possédez un compte-joint avec votre moitié, et que vous avez eu l’idée saugrenue d’y déposer 200 000 euros, chacun d’entre vous sera remboursé de 100 000 euros, puisque la garantie s’applique à chaque déposant.
Le FGD est financé directement par les banques qui, chaque année, lui verse une contribution obligatoire. Aujourd’hui, il dispose donc d’environ 2 milliards d’euros de capacité d’intervention, soit 20 000 dépôts de 100 000 euros.
Sachant que :
- 99% des Français ont un compte bancaire
- 85% des ménages possèdent au moins un livret d’épargne
- plus de 60 millions de Livrets A sont actuellement ouverts
- plus de 30% des ménages possèdent un produit d’épargne logement
- 42% d’entre eux possèdent une assurance vie
- et que selon la Banque de France, le total des dépôts atteignait 1 809,6 milliards d’euros en décembre 2012…
… que valent les 2 milliards du Fonds de garantie des dépôts ?
Un rapide calcul vous permettra de vous rendre compte que le FGD n’est pas calibré pour faire face à une importante faillite bancaire, ou à une succession de faillites de moindre importance. 

Quel est le véritable danger ?

Une banque peut-elle faire faillite ? Oui… l’histoire récente nous l’a prouvé même si la faillite n’est pas toujours annoncée comme cela. Mais pensez à Lehman Brothers, à Dexia, aux banques irlandaises qui ont été nationalisées. Aux bad banks qui ont été créées dans tous les pays européens pour endosser les actifs pourris des banques. Aux banques espagnoles qui ont nécessité un plan de sauvetage européen. Aux banques grecques et chypriotes qui sont portées à bout de bras par l’Europe et les aides gouvernementales.
Le problème, c’est que ces dernières années, le bilan des banques a explosé. Le ratio entre leurs fonds propres (leur capital) et leurs actifs en cours (prêts aux particuliers ou entreprises, prêts à d’autres banques, obligations, produits dérivés, etc.) s’est envolé. Dans les années 20, les banques américaines détenaient 4,5 dollars à 5 dollars d’actifs pour 1 dollar de capital.
Dans les années 70, le ratio est passé à 10-12 dollars d’actifs pour 1 dollar de capital et en 2008, c’est en moyenne 30 dollars d’actifs qu’elles détenaient pour 1 dollar de fonds propres. Et la proportion était à peu près la même pour les banques européennes. Aujourd’hui encore, une banque réputée comme bien capitalisée comme JP Morgan affichait fin 2012 2 359 milliards de dollars d’actifs et seulement 146 milliards de capitaux. Soit 16,2 fois plus d’actifs que de fonds propres.
Qu’est-ce que cela signifie ? Que les banques se sont lancées dans des paris de plus en plus risqués qui les fragilisent. Vu les ratios fonds propres/actifs pratiqués aujourd’hui, il suffit que la banque encaisse une perte de plus de 3% sur son portefeuille de prêts pour que ses fonds propres soient détruits, qu’elle fasse faillite et que le système entier soit bouleversé. Et au vu des sommes en jeu, la garantie des dépôts ne suffira pas à protéger votre argent.
[Comment réagir face à de telles menaces ? Retrouvez les conseils de Cécile Chevré et son équipe tous les jours dans La Quotidienne d'Agora : il suffit d'un clic...]

L’aveu

L’aveu


Nicolas Sarkozy a avoué ! Oui, il a avoué. Et ce n'est même pas un scoop. Certes, cela ne s'est pas passé au cours de l'audition marathon de l'ancien président dans le bureau du juge Gentil.
Non ! La preuve a été fournie (trop) spontanément par Nicolas Sarkozy lui-même, un peu plus tard : il ne rêve que de retour en politique. Et même, il en crève d'envie. À cet égard, son passage chez le juge et sa mise en examen auront constitué une sorte de détecteur de mensonge ou, si l'on préfère, de sérum de vérité. Sinon, comment expliquer sa riposte furibarde et « massive », pour reprendre son expression ?
Bien sûr qu'entre dans sa réaction le souci légitime de défendre son honneur et sa probité. On lui accordera même le droit de s'estimer victime d'une forme d'acharnement judiciaire. Mais pourquoi avoir laissé ses amis réagir avec autant de démesure ? Pourquoi être allé jusqu'à envisager une intervention télévisée ? Pourquoi ne pas s'en tenir à l'utilisation des moyens de droit à sa disposition ? Tout simplement parce que Nicolas Sarkozy n'a pas supporté ce qui ressemble à une entrave à ses ambitions grossièrement dissimulées.
Fallait-il, pour autant, qu'il ravive l'image impétueuse d'un ennemi des « petits pois » de la magistrature ? Il n'est pas totalement exclu qu'il paye aujourd'hui ses attaques d'hier. Il n'est pas bon de discréditer, aux yeux des citoyens, une institution républicaine. Et c'est bien cela qu'il doit essayer de corriger. Le message qu'il a posté hier sur sa page Facebook témoigne de sa volonté d'apaisement en réclamant seulement une « justice impartiale et sereine ». Dont acte.
La posture de l'innocente victime lui vaudra d'ailleurs plus d'estime que celle de l'écorché vif. Les sondages devraient le rassurer, puisque les Français lui voient encore un avenir politique. Alors, puisqu'il a avoué, Nicolas Sarkozy va devoir trancher entre la gestion d'un fonds qatari et la défense des intérêts de son pays.

Aphrodite liftée, Europe ridée


Aphrodite liftée, Europe ridée 



Chypre sauvée de justesse, la crédibilité de la zone euro aussi ? Inutile de claironner. Mieux vaut regarder la réalité. Elle commence dès jeudi, avec la réouverture des agences bancaires de l’île. Et on connaîtra, mieux qu’une décision prise à un « sommet » politique bruxellois, ce que décidera le citoyen ordinaire, titulaire d’un compte-courant ou d’épargne. Et il y aura surtout le crucial mois d’avril où le gouvernement de Nicosie devra mettre en musique la partition composée entre technocrates de l’UE, du FMI et de la BCE, condition posée pour enfin percevoir les 10 milliards d’aides censées préserver l’île de la faillite totale à partir de mai. Or, l’exemple de la Grèce a montré que le gouffre restait abyssal entre les décisions arrêtées et la réalité sur le terrain.

À la limite, peu importe le sort de Chypre ! À peine 0,2 % de la richesse de l’UE en PIB, disent les statisticiens ! Oui, mais un paradis fiscal pour argent blanchi, pour sociétés off-shore douteuses jamais inquiétées tant que le fric coulait à flots, donc sans odeurs nauséabondes ! Comme dans d’autres États de la zone euro : l’Irlande, autre havre fiscal pour entreprises, Malte, et dans une certaine mesure, le voisin luxembourgeois. Tout cela était toléré, parce qu’ en bénéfices juteux, cette « économie de casino » (dixit Pierre Moscovici) a longtemps rapporté ! Jusqu’au jour où…

Le jour où Berlin a pris une position parfaitement claire, faisant comprendre que le contribuable européen (allemand d’abord…) n’avait pas à garantir l’argent de la mafia russe investi à Nicosie, pas non plus celui d’une oligarchie dévouée au Kremlin, encore moins la fortune de retraités britanniques nostalgiques de l’Empire des Indes…
Une saine réaction, en toute logique comptable et morale, vite acceptée partout ! Rien à redire à cela sur un plan pragmatique ! Berlin via Angela Merkel et Wolf-gang Schaüble a eu parfaitement raison de s’imposer à l’Eurogroupe. Mais cette politique fera, une fois de plus, exemple. Elle montre que la volonté du plus fort l’emporte, en zone euro ou dans toute l’UE. Surtout en l’absence de contradicteurs crédibles, capables de proposer des alternatives : la France, caisse de résonance de Berlin sous l’ère Sarkozy, est devenue inaudible sous la présidence Hollande. Or l’Europe, sous toutes ses formes, a toujours été le fruit d’un compromis franco-allemand…
Comment en tirer des leçons pour l’avenir ? Même si pour l’instant ne compte que l’immédiat : l’avenir de Chypre, l’île d’Aphrodite. Pauvre Aphrodite ! En espérant que ce lifting sous bistouri lui rendra les éclats qui manquent à Europe.

Comme un parfum de crise politique

Comme un parfum de crise politique


N'en déplaise à ceux qui rêvent tout haut de sa démission, François Hollande préside la France au moins jusqu'en 2017. Majoritaire au Parlement, la gauche n'est pas fichue. Mais elle vit assiégée. On vient d'assister à une série d'épisodes qui démontrent qu'elle est devenue minoritaire. Au point même qu'il règne comme un parfum de crise politique.
Les sondages, dix mois seulement après la présidentielle, sont catastrophiques. La réussite réitérée de l'immense manifestation contre le mariage pour tous - mobilisation qui dépasse largement ce seul objectif - témoigne du rejet de la politique de François Hollande. La législative partielle de l'Oise, dimanche, révèle un effondrement du PS qui profite davantage - preuve que tout est brouillé - au Front national qu'à l'UMP.
La démission de Jérôme Cahuzac, même sans mise en examen, même couverte par le vacarme des démêlés de Nicolas Sarkozy avec la justice, accroît encore la défiance. Le beau discours de Jean-Marc Ayrault, pour repousser la motion de censure de l'UMP, il y a moins d'une semaine, a fait long feu.
Pourquoi si fort, pourquoi si vite ? Pour une première raison que tout le monde a oubliée : François Hollande, au premier tour de la présidentielle, n'avait recueilli que 28,6 % des suffrages exprimés, moins que ce dont les sondages le créditent aujourd'hui ! Pire, son score, en valeur absolue - 10 millions de voix sur 46 millions d'inscrits - ne représentait qu'un Français sur cinq. Dans les résultats des socialistes aux élections législatives, on retrouve les mêmes proportions. Autrement dit, majoritaire incontestable dans les urnes, le pouvoir actuel est assis sur une base étroite.
Hollande contraint d'agir
En période faste, la légitimité institutionnelle suffit pour gouverner. Pas en période de crise, où il faudrait plutôt une large union sacrée pour s'en sortir collectivement. On n'en prend pas le chemin : Jean-Luc Mélenchon offre même un mauvais coup de main à la gauche en annonçant des listes concurrentes aux municipales.
On connaît les autres raisons de cette disgrâce. Un chômage exponentiel, que le chiffre de ce soir devrait confirmer, et sur lequel le pouvoir semble n'avoir aucune prise. Une politique du long terme qui ne calme pas les impatiences du court terme. Une gestion déroutante des annonces ministérielles. Une surestimation de la conjoncture pour aider à redresser le pays. Et une politique fiscale qui paralyse l'embauche, l'investissement et la consommation.
François Hollande va parler aux Français, jeudi soir. Si le propos ne consiste qu'à faire la pédagogie d'une politique incomprise, s'il se contente de cosmétique ou de fermeté, l'effet risque d'être vain. S'il propose de changer les hommes - certains ministres - ça n'aura d'effet que ponctuel. Le fond du problème, car tout en dépend, est fiscal.
François Hollande en avait fait la mère de ses réformes. Il s'est contenté d'alourdir les prélèvements, de taxer le capital au-delà des revenus du travail, de changer de règle selon les urgences, d'appliquer des mesures, pas annoncées, et d'en annoncer d'autres, pas appliquées.
L'attentisme, qui aggrave la crise, dépend largement de cette fiscalité trop lourde, trop instable et trop compliquée. Mais pour parler sereinement d'impôt à des Français en colère, il faut de la confiance. Une valeur qui se perd.

LE 28 MARS

FRANÇOIS HOLLANDE VA S'ADRESSER AUX FRANÇAIS. 
A LA TÉLÉVISION, SUR LA CHAINE GOUVERNEMENTALE.
IL SERA INTERROGÉ PAR UN JOURNALISTE AUX ORDRES DU PARTI GOUVERNEMENTAL. 
IL RÉPONDRA EN CHEF DE PARTI 
PAS EN TANT QUE PRÉSIDENT.
IL NE L'EST PAS.
ALORS, 
QU'EN ATTENDRE ? 
RIEN.

La descente aux enfers de Hollande

On ne va pas s’étendre sur les déconvenues qui ont jalonné, ces derniers jours, comme autant de pierres noires, la descente deFrançois Hollande aux enfers, depuis l’affaire Cahuzac jusqu’à son affaissement dans les enquêtes de popularité (moins 6 % en un mois), en passant par la dégradation de la situation de l’emploi.
On s’arrêtera en revanche sur les quelques signaux politiques qui ont ponctué, comme de lourdes sanctions venues du peuple, cette sombre semaine. Le premier est le résultat du second tour de l’élection législative partielle de l’Oise. En l’absence du candidat socialiste éliminé au premier tour, la spectaculaire poussée du Front national, dont la candidate talonne le député UMP sortant, est la réponse brutale de l’électorat au président de la République et à son gouvernement. Quelques heures auparavant, la droite avait de son côté manifesté à Paris, avec une résolution et dans un nombre impressionnant, et bien au-delà de son opposition au projet de mariage homosexuel, son hostilité au pouvoir en place. Et enfin, samedi, au cours du congrès du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, allié principal du PS, s’était livré à une attaque d’une violence verbale inouïe contre le ministre de l’Économie Pierre Moscovici.

Son pari sur le rassemblement a échoué

Ainsi donc l’opposition n’est plus seulement dans les déclarations et les discours, elle est désormais dans les urnes et elle est dans la rue. Dix mois après l’élection du président de la République, des centaines de milliers de Français défilent pour l’inviter à la démission. À la détermination des plus radicaux, la police répond de manière abusivement brutale. C’est le signe d’une faiblesse. La faiblesse d’un pouvoir isolé de son peuple, désavoué majoritairement par toutes les catégories, notamment les plus défavorisées (75 % des ouvriers, 76 % des commerçants et artisans). Il ne reste à François Hollande que le soutien des sympathisants PS (77 %). Son pari sur le rassemblement a échoué, sous l’effet de son comportement revanchard et sectaire, comme a échoué son pari sur la croissance que rien n’étayait lorsqu’il le joua, et comme a échoué son pari sur le redressement qu’il n’accompagna d’aucune fermeté réformatrice.
Comment peut-il s’échapper de l’impasse dans laquelle il s’est enfermé ? Sa majorité légale ne correspond plus à la réalité du pays. Des courants contraires divisent sa propre famille. Ainsi se trouve-t-il-réduit à une dramatique impuissance. Certains déjà parlent de dissolution. Mais pour quel avenir incertain, si c’est à la tête qu’est le mal ?

Chômage: 2013 pire que le record de 1997?


Ce mardi 26 mars, le nombre des demandeurs d'emploi inscrits à Pole emploi en février sera dévoilé. Le record absolu de 1997 (3,195 millions en métropole) pourrait être dépassé. Mais, entre temps, la population active s'est tout de même accrue de près de 3 millions de personnes. En revanche, après ce pic atteint en 1997, le chômage a assez rapidement baissé du fait d'un retour de la croissance autour de 3%... Un taux désormais hors d'atteinte avant plusieurs années.
Le nombre des demandeurs d'emploi inscrits en février à Pôle emploi, attendu demain mardi 26 mars, pourrait dépasser le record absolu de 1997 (3,195 millions). Mais, pour les experts, qui tablent sur une poursuite de la dégradation du chômage, ce chiffre reflète aujourd'hui une crise bien plus aigüe et durable du marché de l'emploi qu'il y a 16 ans.
Vers un record du nombre des demandeurs d'emploi en 2013 ?
Fin janvier, 3,169 millions de chômeurs sans activité étaient recensés en métropole, très près du pic historique de janvier 1997. Un chiffre alors relativisé au ministère du Travail : "Il y a quand même une limite à l'exercice de comparaison des valeurs absolues, car, entre-temps, la population active s'est accrue d'à peu près 3 millions de personnes". "En valeur relative, on n'est pas au record, et on espère ne pas y parvenir", assurait-on en réitérant l'objectif présidentiel d'une inversion de la courbe fin 2013. Sans oublier non plus qu'en 2009 est intervenue une modification dans la façon de compter le nombre des demandeurs d'emploi (modification des catégories, prise en compte dans les données officielles du nombre des chômeurs dans les DOM), ce qui rend aléatoires les comparaisons précises.
"Le nombre absolu a surtout une valeur symbolique", juge aussi Christine Erhel, du Centre d'études pour l'emploi (CEE), qui préconise de "regarder plutôt le taux de chômage", l'indicateur qui rapporte le nombre de chômeurs à la population active.Or, selon l'Insee, ce taux de chômage atteignait 10,2% fin 2012 en métropole. Soit 0,6 point de moins que le record historique (10,8%) observé à deux reprises en 1994 et 1997. Mais les perspectives sont bien plus moroses qu'elle ne l'étaient à l'époque: l'Insee table dans sa dernière note de conjoncture parue la semaine dernière sur un taux de 10,6% en juin 2013 en métropole, et l'OCDE sur une stabilisation fin 2013 autour de 10,9%.
L'effet multiplicateur de la rigueur budgétaire
"La problématique n'est pas du tout la même qu'il y a 16 ans: ce chiffre reflétait alors une récession passée, celle de 1992-93. Aujourd'hui, on n'imagine pas que la conjoncture puisse se retourner rapidement, donc on ne va pas s'arrêter à ce niveau-là de chômage", estime Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis, alors que l'Insee prédit une croissance "quasi nulle" jusque fin juin 2013.
"A l'époque, quand on a relâché la pression, après que la politique du franc fort menée pour intégrer la zone euro a engendré une perte de compétitivité, l'activité est rapidement repartie: en 1999-2000, on avait de nouveau 3% de croissance", abonde de son côté Eric Heyer,  économiste à l'OFCE . Pour lui, d'ailleurs, renverser la courbe du chômage était, dans l'absolu, en 1997, une tâche plus ardue, du fait de l'évolution de la population active : " Chaque année, le solde entre les jeunes arrivant sur le marché du travail et les seniors le quittant tournait autour de 250.000 personnes, contre 100 à 150.000 actuellement. Pour stabiliser le chômage, il fallait donc créer beaucoup plus d'emplois. Ce devrait donc être plus simple aujourd'hui, mais on n'y parvient pourtant pas : cela montre que la situation est bien plus dégradée. Et encore, la démographie nous a évité plusieurs centaines de milliers de chômeurs supplémentaires!".
Dans ce contexte, que peut-on espérer des mesures décidées par le gouvernement pour freiner la progression du chômage: emplois d'avenir, contrat de génération, réforme du marché du travail, instauration du du crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE) ? "Rien de bon, si l'on considère que la politique budgétaire d'austérité à un impact sur l'activité", répond Eric Heyer qui fait ainsi référence au fameux effet multiplicateur des décisons budgétaires. "Si au contraire on pense que la politique budgétaire n'a aucune incidence, alors toutes les réformes que l'on prend vont dans le bon sens et ça ira mieux demain : c'est la pensée qui dominait jusqu'à il y a encore quelques mois", estime-t-il, en adhérant plutôt à la première thèse.
Pour Philippe Waechter, ces outils "sont des outils d'accompagnement qui vont dans le bon sens", mais "la problématique de l'activité, très franco-française" demeure. "Il y a beaucoup à faire pour inciter les entreprises à investir", juge-t-il.
Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee évalue le nombre d'emplois sauvés ou créés imputables au CICE  à 15.000 au premier semestre 2013, et prévoit que l'emploi non marchand serait "à nouveau en hausse grâce aux emplois aidés", notamment les emplois d'avenir (100.000 prévus). En revanche, 74.000 postes devaient encore disparaître d'ici juin dans le secteur marchand.

Eric Zemmour : "La violence est partout en politique"

Invité de l’émission C à vous, à l’occasion de la sortie de son livre, Le Bûcher des Vanités 2 (Albin Michel), recueil de ses chroniques matinales de l’année 2012 sur RTL, Eric Zemmour est revenu sur la violence verbale qui ne cesse de monter dans le débat politique.

Samedi 23 mars, le Front de Gauche traitait le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici de "salopard de l’Europe". Le lendemain, le vice-président de l’UMP, Laurent Wauquiez accusait le gouvernement d’avoir "tiré sur des enfants", avant que le député Henri Guaino n’accuse, suite à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, le juge Gentil de "déshonorer la justice" et de "salir la France".

"Il ne faut pas s’étonner de cette violence verbale"


Pourquoi une telle violence dans le débat politique? Pourquoi les Politiques franchissent-ils soudain la barrière? Interrogé par Patrick Cohen lors de l’émission C à vous sur France 5, Eric Zemmour est revenu sur ce basculement des hommes politiques dans la violence verbale : "On ne bascule pas, estime le chroniqueur de RTL. La politique, c’est violent. Normalement, la politique, c’est l’expression de la réalité. Or, c’est parce que depuis des années la politique a refusé, par conformisme, par consensualisme, la brutalité et la violence de cette réalité, qu’elle est aujourd’hui complètement dépassée."

"Le seul moyen pour eux d’arrêter la vraie violence"


Convaincu que la violence est partout dans la société, Eric Zemmour analyse ce comportement des politiques comme une tentative de la dernière chance de capter l’attention des citoyens : "La violence est tout. Elle est sociale, culturelle – pour des millions de gens, le mariage homosexuel, c’est une violence à l’image de la société, du monde, du couple, de la famille – et elle est issue de la délinquance (…), assène-t-il. Il n’est donc pas étonnant que l’on assiste aujourd’hui à tant de violence verbale en politique parce que malgré elles, les élites politiques et médiatiques y sont poussées. (…) Je ne dis pas qu’ils ont raison. Je dis simplement qu’il ne faut pas s’étonner que les politiques deviennent de plus en plus violents dans leurs mots. Parce que c’est le seul moyen pour eux – et je pense que cela ne suffira pas - d’arrêter la vraie violence qui monte."

GB/Immigration: restrictions (Cameron)

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé aujourd'hui la mise en place de restrictions aux droits des immigrés en matière d'aide au logement, d'indemnité chômage et d'accès au système de santé, dans une nouvelle illustration du durcissement de la politique gouvernementale.
Le responsable conservateur a estimé que le système d'allocations sociales duRoyaume-Uni était trop laxiste et souhaité que "l'accès aux services publics clés soit quelque chose que les immigrants gagnent, et non un droit automatique". "Nous voulons des gens qui s'intéressent à ce qu'ils peuvent offrir à la Grande-Bretagne", a-t-il dit lors d'un discours à l'université d'Ipswich (est de l'Angleterre).

L'immigration est revenue récemment en force dans le débat politique au Royaume-Uni, avec en toile de fond la montée en puissance du parti anti-européen UK Independence Party (Ukip). La levée des restrictions à l'accès du marché du travail européen pour les Roumains et les Bulgares en 2014 alimente en particulier des inquiétudes sur un afflux de ces ressortissants d'Europe de l'Est dans le pays.

Selon les plans du gouvernement, le versement de l'aide perçue par un immigré au chômage s'arrêtera au bout de six mois s'il n'a aucune perspective d'emploi, notamment en raison d'un niveau d'anglais insuffisant. Dans le système actuel, les immigrants venus de l'Espace économique européen -(EEE), les pays de l'UE plus l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège- peuvent toucher pendant leur période de chômage une indemnité de 71 livres par semaine (environ 85 euros).

Cameron s'en prend aux "touristes de la santé"
David Cameron s'en est aussi pris aux "touristes de la santé" abusant du National Health service (NHS), le système public de santé. "Soyons clairs: nous avons un service national gratuit de santé, ce n'est pas un service international", a-t-il déclaré. Le Premier ministre a exprimé sa volonté de récupérer auprès des pays membres de l'EEE l'argent dépensé pour soigner leurs ressortissants au Royaume-Uni, ce qui représente selon Downing Street une somme de 10 à 20 millions de livres par an. Pour les pays extérieurs à l'EEE, le gouvernement envisage de rendre payants les soins dispensés et de requérir de la part du patient une assurance santé privée.

Enfin concernant l'allocation logement, le Premier ministre a souhaité qu'elle soit désormais réservée aux immigrés ayant vécu au moins deux ans dans le pays. L'opposition travailliste a relevé que les agences pour l'emploi au Royaume-Uni avaient déjà comme recommandations de retirer l'allocation chômage aux immigrants venus de l'EEE au bout de six mois s'ils ne recherchaient pas un emploi de façon effective.

Mais le Labour a lui-même durci sa position sur l'immigration, de même que les Libéraux-démocrates. Leur chef de file, le vice-Premier ministre Nick Clegg, s'est prononcé vendredi pour un système de dépôt de garantie destiné à éviter que les étrangers séjournant temporairement dans le pays ne s'y installent. Jonathan Portes, directeur du centre d'études National Institute of Economic and Social Research, a, quant à lui, souligné sur la BBC que les recherches montraient que les immigrés européens payaient "bien plus que ce qu'ils ne coûtaient" au Royaume-Uni.



Quand la France daignera-t-elle avoir le courage d'en faire autant ? Nous devenons la "poubelle" du monde; il suffit en effet en France qu'une femme enceinte jusqu'aux dents, vienne "pondre son oeuf" quelque part en France métropolitaine ou non, pour acquérir des droits absolument ahurissants pour elle, son "oeuf" et à partir de là, pour toute la smala ! Cela nous ruine, et sans aucun intérêt pour nous, car les produits ainsi importés ne génèrent ensuite que des ennuis assez graves (90% des prisonniers en France proviennent de cette source: "ponte sauvage" sur nos trottoirs et "regroupement familial" en découlant !).




Il y a en Europe (en plus de Merkel qui se soucie avant tout de l'intérêt des allemands), 1 dirigeant qui défend l'intérêt de son pays et de ses habitants, c'est Cameron.
Il conserve sa souveraineté économique et monétaire, Il s'interroge à juste titre sur la construction européenne en prévoyant un référendum, pour demander à son peuple ce qu'il en pense, enfin il est conscient qu'il ne peut plus ni accueillir, ni financer toute la misère du monde.
Un grand dirigeant et un grand démocrate, ce Cameron.
De ce coté du Channel, un président qui a tout faux et envoie les CRS gazer les manifestants, quand les français essayent de lui faire comprendre qu'il est dans l' erreur !


Hollande, démission ! Taubira, démission ! Valls, démission !

Hollande, démission ! 
Taubira, démission ! 
Valls, démission !


Ce sont des dictateurs. Des tyrans. Des fossoyeurs de la Nation, des ennemis du peuple de France, insensibles et sourds, vils serviteurs du nouveau désordre mondial. Ils sont prêts à tout pour imposer la dictature du relativisme, où tout se vaut – « ni Dieu ni maître » ! –, où les différences constitutives de notre humanité sont niées. Leur nihilisme radical était inimaginable il y a seulement quinze ou vingt ans. Ils en ont fait un objectif, une valeur révolutionnaire qui tue les « ennemis de la liberté ». Quitte à gazer des femmes et des enfants, des vieillards et des jeunes désarmés. Quitte à tabasser des manifestants assis par terre. Quitte à faire semblant de ne pas les voir, de ne pas les entendre.
Les casseurs, ce sont eux. Les destructeurs de la société, ce sont eux. La loi sur le « mariage » gay qu’ils veulent imposer n’est pas une petite mesure sans importance pour faire plaisir à des électeurs aux mœurs singulières. Elle est le signe majeur du rejet de l’imago Dei qui est en l’homme, du rejet d’un ordre naturel qui nous concerne tous, catholiques ou non, croyants ou incroyants.
Sans matraques et sans cailloux
Et c’est pourquoi des gens sans matraques, sans battes de baseball, sans cocktails Molotov, des gens qui avaient juste leurs poumons pour crier « Hollande démission » ou « Ta loi, on n’en veut pas », « L’apéro chez Flanby », des familles avec enfants, ont été gazés parce qu’ils ont osé aller vers les Champs-Elysées, scandaleusement interdits d’accès. Gazés à cinq centimètres des yeux, tabassés pour certains…
Des « casseurs », ces gens-là ? Les vidéos de dimanche soir ne montrent aucune attaque violente contre les forces de l’ordre. On ne déplore aucune vitrine cassée. Aucun magasin pillé. Aucune voiture brûlée. Ceux qui avaient faim allaient sagement acheter leur pain au chocolat à la boulangerie du coin. C’était la « France bien élevée », comme le dit Gabrielle Cluzel, les « braves gens devenus des gens braves » chers à Alain Sanders : la langue bien pendue et prêts à prendre un ou deux sens interdits mais fondamentalement respectueux de l’ordre. Le désordre venait d’en face.
Frigide, démission !
Mais Frigide Barjot a osé dire qu’elle se désolidarisait de ceux qui n’avaient pas encore fini d’être gazés. Elle les a traités de « casseurs ». Elle les a accusés d’avoir « volé » les sweats au logo de la manif – que n’importe qui peut acheter en ligne, et je sais par des témoignages directs que des bénévoles se trouvaient sur les Champs, parmi les gazés. Elle a prétendu que c’étaient des « extrémistes de droite », hurlant au micro, « les fachos, dehors ! », légitimant toutes les outrances et les violences de la police aux ordres.
Elle n’a pas eu un mot pour Lancelot, 14 ans, sous assistance respiratoire pendant 30 minutes à la suite d’une crise d’asthme causée par un gazage à bout portant. Pas un mot pour le dangereux « extrémiste » de 10 mois, les fillettes de 6 ou 7 ans, les jeunes filles, les hommes âgés qui ont été pris pour cible par la police. Ils étaient sur les Champs, oui : il aurait suffi d’un peu de détermination et de sens politique de la part des organisateurs pour que l’ensemble de la manif s’y engouffre. Ces gens braves qui ne sont pas des casseurs et qui ne prétendent pas mettre la société sens dessus dessous comme Hollande, Taubira et Valls qui a osé saluer le « sang-froid » des forces de l’ordre. Frigide voulait-elle que la manif soit entendue, oui ou non ? Voulait-elle le retrait du projet Taubira, oui ou non ?
Extrémistes ?
Etaient-ce des extrémistes, ces jeunes sur les Champs ? Non : surtout des gens normaux de familles normales, des séminaristes pas du tout tradis, Christine Boutin elle-même (gazée et laissée inconsciente sur la chaussée) ? Comment oser les renier ?
Il faut le dire avec force : c’est en prétendant contenir la colère des Français et en muselant leurs slogans que Frigide Barjot a créé l’exaspération qui a conduit des manifestants à aller sur les Champs. Nous l’avons vu, avec Bernard Antony et les autres appelants du manifeste du 22 mars (voir sur nos sites et blogs) : la foule voulait leretrait du projet Taubira, la démission de Hollande. Et non des flonflons et des attitudes de Bisounours. « Applaudissez nos amis homos », disait Frigide à la tribune. Silence ou sifflements dans les rangs.
Elle, qui a prétendu ne pas politiser ni confessionaliser la manif, a donné la parole à un protestant ès-qualités, un juif ès-qualités, un musulman ès-qualités. Et les cathos ? Ceux qui composaient – sociologiquement – 90 % des manifestants n’ont eu que le droit de dissimuler leurs rameaux bénits, si par hasard le service d’ordre les apercevait à la boutonnière de quelques « va-t-à-la-messe » qui n’avaient pas eu le temps d’aller les reposer chez eux.
Récupération politique
Pour une manif non politisée, elle a quand même donné de très longs temps de parole aux élus UMP. Ceux qui ont, certes, combattu le projet mais qui réclament l’union civile. Tous ou presque. Ceux qui, à titre personnel ou à travers leur mouvement, ont préparé le terrain de la culture de mort et l’avènement de la destruction nucléaire des fondements même de la société. Ni Marion Le Pen, ni Bruno Gollnisch, ni Gilbert Collard, parqués avec les élus au pied du podium, n’ont eu la parole. On leur a préféré un trotskiste et un obscur radical de gauche, alibis improbables de la « droite » parlementaire présente en nombre.
Exclue, également, Béatrice Bourges. Elle dont le Collectif pour l’enfance, un vrai collectif qui depuis huit ans regroupe des dizaines de vraies associations, n’a pas eu droit à la parole. Nous le savons : la « Manif pour tous » craignait son ton direct, sa volonté d’aller au but, son engagement sans ambiguïtés contre la sacralisation des « droits LGBT ».
On ne peut pas faire l’impasse sur 1,4 million de personnes dans la rue, venues non pour défendre des droits acquis ou revendiquer des avantages mais pour dire les principes sans lesquels tout s’effondre. 1,4 million ? Pour une fois, une manifestation a donné un chiffre réel, corroboré par le général Dary, ancien gouverneur militaire de la place de Paris. Compte tenu du chiffre de 1,7 million avancé par les renseignements-généraux-qui-n’existent-plus, ce sont sans doute les 300 000 manquants qui ont été comptabilisés par une préfecture de police docile aux ordres d’un pouvoir aux abois.
300 000 ? C’est moins que le chiffre officiel du 13 janvier – on aurait pu parier là-dessus à l’avance. La réalité, c’est une France déterminée, mobilisée, courageuse : elle ne lâchera rien sur l’essentiel.