TOUT EST DIT

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jeudi 7 mars 2013

Gloubi-boulga idéologique : de Chavez à Hessel en passant par l’islam ou le peuple, tous ces sujets sur lesquels la France ne sait plus ce qu’elle pense


Entre hommages gênés, de gauche comme de droite, à Hugo Chavez et délire politico-médiatique autour de Stéphane Hessel, la France a-t-elle perdu tout repère idéologique ?

André Sénik : Il faut saluer le contraste entre l’hommage officiel rendu par François Hollande Hollande et Christiane Taubira à  Hugo Chavez (Mélenchon se déshonorant carrément) et le rappel par les journalistes de télévision des mauvaises fréquentations et des résultats économiques désastreux de Chavez. Les Français sont donc très massivement au clair sur ce révolutionnarisme exotiquement grotesque.

En revanche, l’hommage auquel Hollande se prête montre que le Surmoi communiste n’a pas disparu, y compris chez lui.
L’hommage quasi unanime à Hessel est un symptôme qui reste à interpréter. J’y vois le scepticisme à l’égard du monde réel, sur lequel les peuples n’ont pas de prise magique. "Indignez-vous, et le reste vous sera donné par surcroît" est une formule religieuse, un baume pour désillusionnés sans cause. Hessel, c’est la nostalgie d’un âge d’or pendant lequel les peuples exerçaient leur influence à l’intérieur des États-nations. S’adapter à la mondialisation est en partie un travail de deuil à l’égard de ce sentiment de toute puissance.

Jean-François Kahn : Les réactions à la mort de Stéphane Hessel et surtout à celle d'Hugo Chavez sont assez classiques. Lorsqu'une personnalité décède, on oublie les rancœurs. Il suffit de se souvenir du discours élogieux de Jacques Chirac lors de la mort de François Mitterrand.

Ce qui est intéressant avec le cas "Chavez", c'est qu'il incarne la mauvaise conscience de la gauche social-démocrate. On peut penser ce que l'on veut d'Hugo Chavez. Personnellement, ce n'est pas ma tasse de thé. Il a un côté Sarkozy d'extrême gauche qui m'insupporte : le côté narcissique mégalo. Mais au-delà de l'opinion, il faut regarder froidement la réalité en face. Et cette réalité est terrible pour la gauche social-démocrate. Cette gauche perd partout dans le monde, élection après élection. En Europe, mais aussi en Amérique latine : au Pérou, au Brésil, en Argentine. A l'inverse, l'ovni Chavez a été réélu trois fois et son disciple en Bolivie, Evo Morales, est à 63% d'opinions positives.

Pour la gauche social-démocrate, Hugo Chavez est une "claque continuelle". Il faut lire Libération, le Monde ou le Nouvel Obs pour se rendre compte à quel point il est exécré par cette gauche. Paradoxalement, seul le Figaro évoque Hugo Chavez de manière objective. On peut lui reprocher le fait que son pays reste prisonnier de la monoculture du pétrole. Mais les chiffres sont là. Il a fait profiter la population la plus déshéritée de la manne pétrolière et les inégalités ont reculé. Pour des sociaux-démocrates qui ont échoué et sont rejetés par le peuple, Hugo Chavez est "une provocation".

Eric Deschavanne : N'accordons pas trop d'importance à l'écume médiatique. La société française me paraît assez largement indifférente – mélanchonistes mis à part – au révolutionnarisme de Chavez. Quant à Stéphane Hessel, nul besoin d'être grand clerc pour prévoir que son empreinte idéologique sera nulle. Sa mort succède de peu à l'immense et surprenant succès de l'opuscule qui l'a tiré du relatif anonymat dans lequel il avait vécu jusqu'alors. Il a incarné sur le tard aux yeux des médias et du grand public la figure de la "belle âme", révoltée comme de juste par la guerre, la misère et l'inégalité. Il illustre à cet égard l'emprise du moralisme sur le débat public au sein de la sphère médiatique. Si l'on entend par idéologie la construction rationnelle d'un récit qui permet de comprendre le monde dans le but de le transformer par une action efficace, alors oui, on peut dire que le culte de l'indignation confine à la vacuité idéologique.

Quelles conséquences concrètes cette confusion idéologique a-t-elle aujourd'hui ? Toute cohérence politique est-elle illusoire ?

André Sénik : La confusion idéologique est peut-être objective avant tout. Au niveau de la politique européenne, il est évident, et heureux, que les grands clivages idéologiques soient grandement réduits. On manque en réalité d’un horizon politique commun assumé ensemble par la droite et la gauche civilisées. Je ne pense pas qu’il faille creuser les désaccords, par exemple quand un gouvernement de gauche fait à peu près la même politique que son prédécesseur, réalité oblige.

La lutte bidon entre des partis qui coopèrent à Bruxelles entraîne scepticisme et abstentionnisme, et pourrait en cas de désespoir profiter aux solutions incantatoires de rejet du système. Il faut défendre le système démocratique libéral.

La gauche qui accepte le marché sera cohérente quand elle se sera débarrassée de ses gènes marxistes : elle peut trouver sa cohérence en étant moderniste sur le plan des mœurs, favorable à la redistribution sur le plan social, et coupable vis-à-vis de ceux qui vont mal.

La droite sera plus cohérente quand elle prouvera que le libéralisme vaut mieux que le tout service public.

Eric Deschavanne : Les politiques sont guidés par les nécessités de la conquête et de la conservation du pouvoir, il n'y a aucun doute là-dessus. Dans cette perspective, la cohérence idéologique est à bannir : il  importe d'entretenir non pas tant la confusion d'ailleurs que l'ambiguïté idéologique. Quant à la cohérence politique, toute relative, elle est imposée par le principe de réalité. C'est pourquoi l'on observe, s'agissant des grands axes, une remarquable continuité politique par-delà les alternances (la fameuse politique "UMPS" dénoncée par le Front national). En France, tout particulièrement à gauche, subsiste encore vaguement la nostalgie pour les grands projets de transformation radicale de la société. C'est pourquoi on assimile volontiers la disparition des utopies révolutionnaires au "vide idéologique". Ce vide-là me convient fort bien. On ne peut que souhaiter davantage de créativité politique, mais celle-ci ne peut naître que d'un surcroît d'intelligence du réel, pas d'un volontarisme aveugle.

Cette impression pourrait-elle finalement être le signe d'un abandon progressif du traditionnel clivage droite/gauche au profit d'un clivage plus complexe notamment sur les questions de l'Europe et du protectionnisme?

André Sénik : Il n’y a rien d’étonnant à ce que les clivages ne se superposent pas de façon à dessiner deux fronts homogènes. La politique oblige à des choix qui ne découlent pas automatiquement d’un seul principe. Mais le fond du clivage droite gauche me paraît tout de même subsister : la gauche est pétrie de bons sentiments, auxquels elle sacrifie le réalisme. La droite doit être pragmatiste sans vergogne, et ne pas craindre de nommer les problèmes par leur nom. Par exemple, appeler l’islamisme radical djihadiste par son nom, sans se réfugier derrière le mot "terrorisme" par peur de fâcher, comme l’a fait Hollande, qui fait ce qu’il faut au Mali.

Jean-François Kahn : Je ne crois pas que l'on puisse parler de disparition du clivage droite/gauche en se référant au cas d'Hugo Chavez car il a justement joué à fond sur les antagonismes : les bons contre les méchants, l'ombre et la lumière... Il a soufflé sans arrêt sur les braises nourrissant un climat de guerre civile froide. On ne peut pas non plus le qualifier de pur protectionniste. Hugo Chavez a ouvert son pays à des marchés communs locaux, bradant d'ailleurs son pétrole aux pays amis voisins. Il a surfé à la fois sur le nationalisme vénézuélien, notamment contre les États-Unis, et sur un internationalisme comme on n'en avait pas vu depuis longtemps. Par ailleurs, il a mélangé le gauchisme castriste au christianisme exalté.

Hugo Chavez peut, en revanche, être qualifié de populiste. Le problème est qu'il n'y a que le populisme qui fonctionne sur le plan électoral comme on a pu le voir en Italie. Il faut maintenant être capable de créer un populisme "positif" pour combattre le populisme du pire. Là est peut-être le vrai clivage.

Eric Deschavanne : La force du clivage droite/gauche réside précisément dans son simplisme. Dans une démocratie, le débat public et la compétition électorale sont nécessairement structurés par un clivage bipartisan, quel que soit le contenu idéologique de chacun des camps, lequel varie d'ailleurs dans le temps. Il s'agit d'une nécessité  fonctionnelle. L'illusion consiste à penser que la droite et la gauche sont des idéologies, ce qui est absurde. Les idéologies sont indépendantes du clivage bipartisan: elles constituent en quelque sorte des intérêts intellectuels lesquels, comme les intérêts matériels, utilisent la compétition politique pour tenter de prévaloir. On peut sans doute considérer que la droite et la gauche ont trop de substance idéologique pour être purement fonctionnelles; elles sont cependant trop fonctionnelles pour être purement substantielles. Les partis de gouvernement sont "attrape-tout" comme on dit : ils sont en quête de compromis susceptibles d'agréger le maximum d'intérêts. La recherche d'une trop grande cohérence idéologique condamne nécessairement à l'échec électoral.
Le clivage droite/gauche est donc increvable, puisqu'il est requis par la compétition démocratique (laquelle réduit ainsi la complexité idéologique à un affrontement binaire). Ce qui vient aujourd'hui perturber le jeu, c'est la construction européenne, en particulier l'interdépendance des pays de la zone euro. Il devient impossible de dissocier les enjeux politiques nationaux des enjeux de la politique européenne. Et surtout, dans la définition des orientations de la politique européenne, les intérêts et les tropismes nationaux l'emportent sur les vieux clivages idéologico-politiques : il n'y a pas d'axe PS-SPD, mais il y a un axe Sarkozy-Hollande face aux exigences de madame Merkel; et les socio-démocrates allemands sont sur la même ligne que Merkel quant à l'attitude qu'il convient d'avoir vis-à-vis de la France. Pour le dire de manière un peu caricaturale, il y a -  relativement aux enjeux européens qui sont désormais les vrais enjeux nationaux - une "idéologie française" et une "idéologie allemande" qui transcendent le clivage droite/gauche traditionnel, lequel ne retrouve de sens que sur des questions secondaires (du type  droit de vote des immigrés ou mariage homosexuel). C'est pourquoi durant la dernière campagne présidentielle on a parlé de tout sauf de l'essentiel, sur lequel tout se passe comme si il n'y avait plus de clivage possible. Il ne reste plus que les antieuropéens, en effet, pour créer du clivage, mais ils ne paraissent pas en mesure de constituer une alternative crédible, pour le moment du moins. Le clivage prend donc la forme d'un clivage entre partis de gouvernements et partis protestaires (ou "populistes").

A terme cette confusion politique peut-elle représenter un danger pour la démocratie ou au contraire déboucher sur un big-bang idéologique salutaire ?

André Sénik : Un big-bang idéologique rejetant le compromis historique né de l’échec du communisme ne me paraît ni possible ni souhaitable. Le pragmatisme dont nous avons besoin n’est pas compatible avec une nouvelle illusion idéologique.    

Eric Deschavanne : L'adhésion aux institutions démocratiques est massive, il n'y a aucun risque de ce côté-là, ce qui ne garantit malheureusement pas une gouvernance éclairée, cohérente et efficace. Quant au "big-bang idéologique", cela n'existe pas. En matière d'idéologie, on a plutôt affaire à une tectonique des plaques. Il est difficile de prévoir la nature et l'ampleur des déplacements qui s'annoncent. Il est simplement possible de tenter d'identifier les facteurs d'évolution. Il existe en France un vieux fond d'anticapitalisme et de haine du libéralisme qui se trouve renforcé par le besoin de protection qu'inspire la peur de la mondialisation. D'un autre côté, les nécessités de l'adaptation, la montée en puissance des valeurs de la vie privée, l'aspiration à davantage d'autonomie individuelle et de liberté d'entreprendre favorisent le développement d'une sensibilité libérale, notamment au sein des nouvelles générations. Ces pôles contradictoires vont probablement continuer à s'affronter, progressant ou régressant au gré des circonstances. Les politiques, s'il s'en trouve, qui sauront marier de manière crédible protection, solidarité et liberté emporteront la mise.

La réussite confrontée à l’arrogance


Scène anodine, avenue Montaigne, où l’on voit la vulgarité de l’argent roi discréditer la réussite des véritables décideurs…
Le restaurant où j’attends depuis quelques minutes, avenue Montaigne, relègue le Fouquet’s au rang de bouillon populaire. Le riche décor dans le goût un peu chargé de Süe et Mare vous donne le sentiment d’être installé dans la petite salle à manger des premières classes du Normandie. Un isolat luxueux dans une France maussade.
Le maître d’hôtel qui a cette tenue des grands liftiers d’autrefois m’indique ma table. D’un moment à l’autre, je dois être rejoint par un grand condottiere de l’audiovisuel français qui est parvenu à se tailler, en l’espace de quelques années, un empire médiatique considérable.
Pour l’heure, en face de moi, de l’autre côté de la salle, ce qui ressemble à une famille nombreuse est en train de s’installer. Un landau anglais chromé comme une voiture américaine, de très jeunes enfants donnent à la scène une note inattendue mais sympathique. Les adultes, eux, le sont déjà beaucoup moins. Le pater familias parle à haute voix. Il veut être écouté mais surtout entendu. Un jeune homme, peut-être un gendre, perdu dans un jean de grande marque, se lève pour répondre à des appels multiples en faisant les cent pas sous mon nez quand, enfin, l’arrivée de mon hôte me libère de ce va-et-vient incessant.
Le chef d’entreprise qui me rejoint a ce ton calme et posé qui est celui des véritables décideurs. Nous nous entretenons des équilibres fragiles d’un secteur industriel, l’audiovisuel, dont l’exiguïté économique est évidemment dissimulée par son immense visibilité. Il est soucieux. Il n’est malheureusement pas le seul…
En face de moi, les enfants commencent à s’agiter, courent d’une table à l’autre sous le regard navré d’un service impeccable pendant que les mères, elles, se perdent dans la contemplation extatique d’un amoncellement de sacs de shopping qui encombre les banquettes de velours rouge.
Une table vacille, un verre tombe, et là, dans un geste d’une incroyable brutalité, un des pères agrippe le bras de la nurse asiatique pour qu’elle fasse régner un ordre qu’il est lui-même incapable de faire respecter. La nurse baisse les yeux. Les enfants hurlent. Je reste sans voix.
L’homme qui est assis en face et qui ne voit pas la scène effarante en train de se jouer dans son dos incarne ces grandes aventures capitalistes qui font l’armature de notre économie. Derrière lui s’étale l’argent roi. Malheureusement, c’est à la réussite du premier que l’on veut aujourd’hui faire payer l’arrogance du second.

Réinventer l’espérance

Réinventer l’espérance


L’Espérance est une petite fille de rien du tout/Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière/Cette petite fille de rien du tout/Elle seule, portant les autres, traversera les mondes révolus[...] Ainsi une flamme tremblante/Elle seule conduira les Vertus et les Mondes (Charles Péguy).

Franchement, je ne parviens pas à identifier dans l’histoire politique de notre pays une période comparable à la nôtre, privée de toute lueur apparente d’espoir politique et plongée dans une telle impasse : un pouvoir discrédité au bout de 9 mois seulement, une opposition lamentable, minée par les querelles narcissiques à l’image de l’affrontement destructeur Fillon-Copé, sans projet, des mouvements prétendus « anti-système », de droite comme de gauche,  qui sombrent dans la pitrerie (voir les hommages au dictateur Chavez !) Pendant ce temps, le pays se vide de ses emplois – un million perdus en 10 ans –  de son industrie ; ses quartiers difficiles plongent dans le chômage de masse, la délinquance, le communautarisme et la violence ; les jeunes, les femmes, les anciens ne trouvent plus de travail, condamnés au désœuvrement, le pire des maux de la terre.  Bien sûr, il y a eu des périodes épouvantables, comme 1940, mais toujours avec une flammèche d’espérance, comme le début de la résistance gaulliste cette année-là. Les regards scrutent un signe du côté de l’ex-président Sarkozy. Quand ce dernier répond qu’il n’a pas « envie », un mot clé chez lui, il faut bien comprendre qu’après avoir subi un lynchage sans précédent historique et avoir été chassé de l’Elysée, il n’a aucune intention de replonger dans la mélasse. Aujourd’hui, c’est toute la classe politique, de A à Z,  qui est en cours d’implosion. Un monde est en train de mourir, il faut espérer l’avènement, à terme, d’une nouvelle ère politique, de nouveaux leaders, autres que les créatures médiatiques que sont par exemple les Lemaire, KM, Le-Pen, Désir, Mélenchon, etc.  Elle viendra de la société dite civile, des clubs, associations, collectivités locales, blogs. Et puis, sans doute il y a-t-il quelque chose de puéril dans la quête de « l’homme providentiel » à tout prix. Des Charlemagne, Jeanne d’Arc, Henri IV, Bonaparte, Clemenceau, de Gaulle, il n’en vient guère en moyenne qu’un tous les deux ou trois siècles. L’avenir appartient aux habitants de ce pays et à eux seuls. Le système politico-médiatique est devenu fou. Il ne cherche qu’à attiser les passions, diviser artificiellement, nier la réalité, lyncher ou adorer, fabriquer des maîtres penseurs débiles, imposer des leaders de pacotille. Organisons nous, retrouvons-nous sur Internet (voir les excellents sites tels que Didier Goux, Union républicaine, Droite libre,  et d’autres par exemple ceux qui figurent sur mon blogroll) Tout est à repenser, la Nation, l’Europe, l’économie, les institutions, la sécurité, la justice, la politique migratoire. A nous, les citoyens, à nous seuls, de préparer la relève dans l’espoir que la France redevienne un jour « la lumière du monde. »

Lettre ouverte à François Hollande

La situation de notre économie est telle que tout doit être fait pour encourager les entrepreneurs et les convaincre de rester en France.
Monsieur le Président de la République, nous, députés de la nation, attachés au monde de l’entreprise, sommes très inquiets de l’avenir économique de notre pays. Si l’ancien premier ministre Michel Rocard évoque une « situation terrifiante », c’est que notre économie est indéniablement passée d’un avis de tempête à un avis d’ouragan. Il est encore temps d’éviter le décrochage définitif. Plutôt que de vains débats sociétaux qui les divisent, les Français veulent la vérité et attendent des décisions courageuses.
Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne ! Alors que le financement de notre économie risque de souffrir d’un assèchement sans précédent des capitaux, vous avez choisi d’alourdir massivement la fiscalité sur l’épargne. C’est ainsi que vous avez décidé de conserver, malgré des aménagements, une taxe sur les plus-values à plus de 60 %, alors qu’elle se situe à 0 % en Belgique, en Suisse ou au Luxembourg. Cette mesure fait de la France la terre la plus hostile d’Europe aux entrepreneurs, un vrai “enfer fiscal” ! Elle décourage nos chefs d’entreprise, démotive nos jeunes et fait fuir nos talents. Même Jacques Attali n’hésite pas à l’assimiler à un « suicide fiscal »
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur ! Avec le rapport Gallois, vous sembliez certes avoir compris qu’il ne peut y avoir de modèle social durable sans économie compétitive. Mais votre crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi est malheureusement beaucoup trop complexe pour nos 3 millions de PME : c’est une nouvelle usine à gaz qui ne répond pas à l’urgence de la situation.
Monsieur le Président de la République, écoutez le cri d’alarme de nos entrepreneurs ! Chaque jour, ces derniers doivent surmonter des obstacles qui nuisent à leur activité et à la création d’emplois : un labyrinthe kafkaïen de normes, un droit du travail de 3 000 pages, une insécurité juridique et fiscale permanente, des charges parmi les plus élevées du monde… Pis, ils font face à un climat anti-entrepreneurial inédit, entretenu au plus haut niveau de l’État. Faire du chef d’entreprise un bouc émissaire, l’accabler d’impôts nouveaux ou s’immiscer dans sa gestion au nom de la morale, comme vous comptez le faire avec votre loi sur la reprise des sites rentables, ne peut pas être la politique de la cinquième puissance économique mondiale.
Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes ! Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche ! Ne cherchez plus à plaire à l’aile la plus extrémiste de votre majorité ! Pourquoi s’obstiner à mettre en place une taxe confiscatoire à 75 % ? En affirmant, comme le rapporteur général socialiste du Budget, Christian Eckert, que « cette taxe est une amende », il ne faut pas s’étonner que ceux qui ont réussi, désormais considérés comme des hors-la-loi, quittent le pays en masse. Les chiffres sont alarmants : le nombre d’exilés fiscaux a été multiplié par 5, passant de 1 000 en moyenne par an à près de 5 000 l’an dernier ! Notre pays est en train de se vider de son sang entrepreneurial ! Il est grand temps de stopper l’hémorragie !
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous gagnez ! Monsieur le Président, l’État suffoque sous le poids d’une dette abyssale et l’abandon de votre objectif de ramener le déficit public sous le seuil des 3 % du PIB en 2013 n’est pas près de nous rassurer. Agissez sur les dépenses publiques ! Vous pouvez encore corriger le tir. Dans votre programme pour l’élection présidentielle, vous écriviez « le chef de l’État doit avoir le souci de la promptitude, de la rapidité, de l’urgence ». L’urgence est là, monsieur le Président, saurez-vous y faire face ?

Dans la tête de Nicolas Sarkozy


L’ancien président de la République s’est construit une nouvelle vie dans laquelle il est heureux. A-t-il envie de revenir ? La réponse est non. Et s’il n’a pas le choix ? Il retournera au charbon. Pour la France. Pas pour la politique.
Dimanche 24 février. Il est 20 h 30. Dans les vestiaires du Parc des Princes un homme en costume gris foncé, chemise blanche et barbe de trois jours soigneusement entretenue, discute en an glais avec David Beckham et sa femme, Victoria. Il y a encore quelques mois, il était président de la République. Mais rien, à l’exception de sa rosette de la Légion d’honneur sur canapé doré ne peut le laisser deviner. Avec la nouvelle star du PSG, il parle football et s’enthousiasme, tel le supporter qu’il a toujours été : « Tu sais, lui dit-il, j’ai 58 ans, et jamais j’aurais rêvé de voir, en championnat de France, Beckham jouer avec Ibrahimovic ». Arrivent les parents du joueur anglais. Nicolas Sarkozy papote avec eux. Il blague. Détendu. Heureux. Simplement heureux. Il est l’heure pour les joueurs de rejoindre la pelouse. « Vous viendrez bien dîner à la maison ? », demande-t-il à David Beckham et à son épouse. Rendez-vous est pris.
Lundi 25 février. Il est 15 h 30. Un industriel arrive pour une entrevue avec l’ancien président de la République dans ses bureaux du 77, rue de Miromesnil, au moment où celui-ci raccompagne ses invités précédents. Des écrivains, des amis, des historiens. Il lui faut maintenant préparer une conférence qu’il doit donner à Abou Dhabi deux jours plus tard. Un déplacement qui l’empêche d’assister à la dernière audience papale réservée aux personnalités internationales, à laquelle Benoît XVI l’avait invité. Avec ce grand patron, la discussion tourne vite au tableau noir de la conjoncture. Nicolas Sarkozy a besoin d’être au fait de la détérioration du climat économique en Europe, avec cette Italie qui bascule dans le populisme de gauche et de droite.« Le problème, explique-t-il à son interlocuteur, c’est que plus rien n’est désormais possible entre la France et l’Allemagne. Hollande a cassé tout ce que j’avais réussi à construire avec Angela Merkel. Pas tellement parce qu’il ne s’entend pas avec elle, mais parce qu’il mène une politique exactement contraire à celle de l’Allemagne. »
Tout d’un coup, l’ancien président se fait plus grave. Lui qui était encore si détendu, la veille au soir, dans la loge présidentielle du Parc des Princes, à voir s’écharper le Paris- Saint-Germain et l’Olympique de Marseille, se tend comme un arc : « Tu sais, dit-il à cet industriel, on va au-devant d’événements graves. D’abord, sur le plan économique. Les voitures ne se vendent plus. Les appartements pas davantage. Il n’y a plus un emploi qui se crée. Ensuite, il y aura une crise sociale. Puis, on va se prendre une crise financière d’une violence rare. Et enfin, cela finira avec des troubles politiques. » Il reprend un chocolat dans la boîte toujours posée sur la table basse de son bureau. Quelques jours plus tôt, il est sorti faire le tour des commerçants du quartier. « Il était impossible de marcher, raconte un de ses proches, tout le monde l’agrippait et lui disait : “C’est grave, monsieur le président. Revenez, revenez-nous vite !” Il ne leur répondait pas non. Mais simplement : “Je n’ai pas envie.” »
Le jour de son anniversaire, Nicolas Sarkozy a reçu 8 500 cartes de voeux, sans compter d’innombrables mails. Tous disaient : « On a peur », ou bien « Ça fait peur ! » À l’un de ses visiteurs du soir qui le voyait régulièrement à l’Élysée, il confie : « Tu sais, les Français sont moins en colère qu’effrayés. Quand on pense que le sujet du moment, c’est la traçabilité du bifteck ! Tout le monde veut savoir s’il y a du cheval dans ce qu’on mange. Mais la traçabilité des enfants, qu’est ce qu’on en fait ? C’est tout de même plus important. Avec leur “mariage pour tous”, la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, bientôt, ils vont se mettre à quatre pour avoir un enfant. Et le petit, plus tard, quand il demandera qui sont ses parents ? On lui répondra : “Désolé, il n’y a pas de traçabilité.” »
Apaisé. Heureux. Soulagé. Mais inquiet de ce qui se passe en France, de voir la société se décomposer, se crisper comme jamais. « Même pendant la crise de 2008-2010, qui aurait pu tout emporter, la France n’a jamais été dans cet état-là », confie-t-il. « J’ai tout mis en oeuvre pour éviter les tensions, pour faire en sorte que la France reste crédible, qu’elle ait toujours son leadership. »
C’est pour cette force de conviction, cette combativité, cette stature qu’il a conservée, notamment à l’international, que Nicolas Sarkozy est invité à discourir partout dans le monde. Il repart bientôt à New York, pour parler devant les clients de Goldman Sachs. Au mois de janvier, il a disserté, en anglais, pendant une heure et demie devant les 400 associés de cette banque. « Ils m’ont applaudi debout », dit-il, fier de cette nouvelle vie qui le comble. « Je leur ai dit dans les yeux que la vertu majeure en économie, c’est la responsabilité. Parce que s’il suffisait qu’il y ait de la liberté pour que tout fonctionne bien, on se demande alors pourquoi la finance est devenue folle. Non seulement ils étaient heureux, mais ils m’ont écrit pour me dire que cela avait été le moment le plus important de leur année. »
Entre deux voyages, son agenda est plein de rendez-vous. Le 77, rue de Miromesnil est une fourmilière où Nicolas Bazire, directeur général de Groupe Arnault croise Sébastien Loeb, champion du monde des rallyes. Où le paléontologue Yves Coppens peut se retrouver, dans le couloir, face à Pierre Blayau, patron du fret à la SNCF, qui reconnaît avoir voté Hollande. Où Thierry Breton, actuellement président du groupe Atos, salue Henri Loyrette, le futur ex-président-directeur du musée du Louvre. « Il reçoit tous ceux qui souhaitent le voir, à la seule condition qu’ils ne l’aient pas insulté. »Lors du match PSG-OM, il a vu avec étonnement l’acteur et humoriste Jamel Debbouze venir le saluer de façon amicale quelques mois après l’avoir traité de « Joe Dalton qui voulait tout kärchériser » pendant la campagne électorale. Il reçoit des sportifs, des représentants d’organisations internationales, des écrivains. Jean d’Ormesson est un habitué des lieux. « Je lui ai dit qu’il n’était pas normal qu’un artiste aussi important que Pierre Soulages ne soit pas à l’Académie. De la même manière qu’un philosophe comme Alain Finkielkraut », avoue l’intéressé.
C’est une vie qui lui plaît intensément. Une vie qui rassure Carla Bruni, son épouse. Une vie qui lui permet de voir grandir sa fille Giulia. Reste la France, bien sûr. La politique, non. Mais la France, Oui. Peut-être, un jour ! « Que ce soit clair, explique-t-il, je n’ai pas envie d’avoir affaire au monde politique qui me procure un ennui mortel. Et puis, regardez comment j’ai été traité ! Lorsqu’on m’a convoqué pour treize heures d’interrogatoire, à propos de l’affaire Bettencourt. Tout cela, pour quoi ? Lorsque trois juges sont chargés d’enquêter sur mon soi-disant rôle dans l’affaire de Karachi. Un dossier où ma seule contribution a été de dire à Édouard Balladur, à propos de ce fameux contrat pakistanais : “Ne le signez pas !” Mais vous croyez vraiment que j’ai envie ? Sans compter la manière dont ils ont traité ma femme. Interdite de chanter pendant cinq ans. »
La réponse est cinglante. L’interlocuteur est presque assommé. Il lui reste encore une possibilité de tenter sa chance : « Envie de prendre votre revanche ? » Et là il se lève du canapé : « Mais quelle revanche ? Tu plaisantes ? La revanche, d’abord, c’est un très mauvais sentiment. Cela n’a jamais rendu heureux personne. Et puis, quelle revanche ce serait ? Pour reprendre la France dans l’état où les socialistes la laisseront. Tu crois que je ne sais pas que je vais mourir ? Donc franchement est-ce que j’ai envie de revenir ? Non. »
L’homme Nicolas Sarkozy, qui fait de la politique depuis plus de trente-cinq ans, aspire à la sérénité, à la tranquillité, à la vie de famille, au bonheur de son couple, mais aussi à parfaire sa vision du monde, à rencontrer des personnalités de toutes sortes et à voyager, partout où on l’invite à discourir. À condition de conserver toute sa liberté. Car jamais, reconnaît-il, il n’a été aussi libre. Sa vraie revanche, elle est plus dans sa capacité de montrer qu’il sait faire autre chose, qu’il est capable d’avoir une autre vie, que dans la domination de son camp ou dans une quelconque victoire électorale.
Mais lui-même en convient : « Il y aura malheureusement un moment où la question ne sera plus : “Avez-vous envie ? ” mais “Aurez vous le choix ? ” Ce ne sera pas le moment le plus glorieux pour la France. Il s’agira d’un moment où le pays sera tenaillé entre la poussée de l’extrémisme de gauche et celui de droite. Au Parc des Princes. Nicolas Sarkozy sait qu’à l’instar du sport, il y a toujours un moment où vient l’heure du retour. Parce que François Hollande n’aura pas tenu compte de toute cette France des invisibles et des oubliés. Et puis, il s’agira d’un moment où la droite n’offrira aucune solution de recours. Pas plus que la gauche. Dans ce cas, je ne pourrai pas continuer à me dire : “Je suis heureux, j’emmène ma fille à l’école et je fais des conférences partout dans le monde.” Dans ce cas, effectivement, je serai obligé d’y aller. Pas par envie. Par devoir. Uniquement parce qu’il s’agit de la France. »
Tous ses visiteurs entendent ce même refrain : « Le moment où je l’aurai décidé, je le dirai aux Français. Je prendrai la parole. Mais librement, sans calcul. Une chose est certaine : le chemin de ce retour ne passe pas par la politique. La politique, c’est fini. En revanche, il passe par une crédibilité internationale incontestée. Il est donc très important que je continue à voyager. Il passe aussi par une crédibilité économique, car les Français ont soif de cela. Et il faut s’attendre à me voir prendre des initiatives économiques fortes. » Lesquelles : mystère. Même ses plus proches l’ignorent encore.
Le visiteur suivant attend dans le couloir entre des grands portraits de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni dessinés à la manière de Vasarely. Tous ceux qui l’ont rencontré récemment repartent avec la même impression : l’homme est à la fois apaisé et serein, mais aussi énergique et décidé. À la fois calme (la voix basse en témoigne) et rongé par l’état de la France et les appels au secours.
À la fois accablé par ce que les dirigeants de la droite ont fait ou n’ont pas fait et par l’échec désormais patent de la politique économique de la gauche. À la fois enthousiasmé par tout ce qu’il vit et voit à travers le monde et révolté par l’affaissement du pays sur la scène internationale. Une chose est certaine : en ce lendemain de confrontation entre le PSG et l’OM, Nicolas Sarkozy sait qu’à l’instar du sport, il y a toujours un moment où vient l’heure du retour. Mais cette fois-ci, c’est décidé. Ce sera un retour sans match. Il sera un recours. Le seul recours.

Sarkozy "obligé" de revenir?

Nicolas Sarkozy affirme, dans des propos cités par Valeurs actuelles, qu'il ne veut pas revenir en politique mais qu'il pourrait être "obligé d'y aller" pour "la France", à cause de la gravité de la situation.


Pourquoi il ne veut pas revenir

"Que ce soit clair, je n'ai pas envie d'avoir affaire au monde politique (…). La politique, c'est fini". De premier abord, Nicolas Sarkozy semble définitif dans les propos rapportés par le magazine Valeurs actuelles à paraître jeudi, et dont l'AFP etFrance info ont obtenu copie. Ce "monde politique" lui procure en effet un "ennui mortel", ajoute celui qui y a pourtant passé sa vie. Un "monde politique" qui l'a beaucoup égratigné également : "Et puis, regardez comment j'ai été traité! Lorsqu'on m'a convoqué pour treize heures d'interrogatoires, à propos de l'affaire Bettencourt (...) Sans compter la manière dont ils ont traité ma femme. Interdite de chanter pendant cinq ans". Revenir à tout cela? Le nouveau conférencier international dit non.

Pourquoi il se sent obligé de le faire quand même

Mais, jamais vraiment parti depuis sa défaite de mai dernier, il revient déjà. Et c'est bien-là le but de ces propos tenus et rapportés par l'hebdomadaire. Après son communiqué sur la Syrie et son intervention pendant la guerre interne à l'UMP, Nicolas Sarkozy dit qu'il pourrait effectivement se remettre en selle. Que se passerait-il en effet dans la situation d'un "pays tenaillé entre la poussée de l'extrémisme de gauche et celui de droite", avec "aucune solution de recours à droite ni à gauche"? "Dans ce cas, je ne pourrai pas continuer à me dire : je suis heureux, j'emmène ma fille à l'école, et je fais des conférences partout dans le monde. Dans ce cas, effectivement, je serai obligé d'y aller", explique-t-il. Mais il nuance. Il ne reviendrait pas "par envie" mais "par devoir" : "Uniquement parce qu'il s'agit de la France". Au-dessus des ambitions personnelles en somme, et donc de ses adversaires.
Le devoir mais pas la revanche? "C'est un très mauvais sentiment", répond-il. "Et puis quelle revanche ce serait? Pour reprendre la France dans l'état où les socialistes la laisseront. Tu crois que je ne sais pas que je vais mourir? Donc franchement est-ce que j'ai envie de revenir? Non", affirme-t-il également.

Ce qu'il pense de la politique du gouvernement

Nicolas Sarkozy n'est pas tendre face à ses interlocuteurs sur la politique actuelle du gouvernement. Il y a d'abord le Mali : "Que fait-on là-bas? Sinon soutenir des putschistes et tenter de contrôler un territoire trois fois grand comme la France avec 4.000 hommes? La règle, c'est qu'on ne va jamais dans un pays qui n'a pas de gouvernement."
Et la politique européenne de François Hollande? "Il a cassé tout ce que j'avais réussi à construire avec Angela Merkel". Nicolas Sarkozy confie aussi son inquiétude sur le mariage pour tous : "Avec leur 'mariage pour tous', la PMA, la gestation pour autrui, bientôt, ils vont se mettre à quatre pour avoir un enfant".

Pourquoi il parle

La véritable information dans ces propos, ce n'est pas que Nicolas Sarkozy pense à un retour, mais plutôt qu'il le fasse savoir clairement et si tôt. Au début du mois de février, il le sous-entendait déjà à ses amis, réunis pour son anniversaire. "Pour la première fois, il a parlé devant tout le monde de son horrible mois de mai 2012 et de son avenir, racontait au JDD un des participants. C’était très émouvant, de l’entendre à la fois évoquer sa défaite, et de constater qu’il n’excluait rien pour l’avenir, y compris de revenir en politique, 'si les Français le veulent', comme il a dit." Un autre se souvenait de la fin du discours : "On se reverra bientôt."
Autour de lui, il disait jusqu'à aujourd'hui attendre les municipales de 2014 pour s'exprimer. Son ami Edouard Balladur lui conseillait d'attendre plutôt les cantonales et régionales de 2015, véritables élections de mi-mandat. Si le calendrier s'accélère, c'est que les choses vont vite à l'UMP. François Fillon s'est clairement dévoilé la semaine dernière, tentant d'écraser la concurrence et glissant que tous les potentiels candidats étaient au "même niveau", qu'il n'y avait "plus ni préséance, ni hiérarchie". Selon France Info, ce sont ses amis Jean-Claude Dassier, vice-président de Valeurs actuelles, et Patrick Buisson, ancien conseiller passé par l'hebdo, qui l'ont poussé.

Ce qu'en pensent les membres l'UMP

Certains sont ravis, à l'image des sarkozystes Guillaume Peltier ouNadine MoranoLuc Chatel, ami et soutien de Jean-François Copé a dit simplement voir en Nicolas Sarkozy un "recours possible" pour la droite. François Fillon a relevé que la question posée à son camp aujourd'hui n'était pas "un casting". "Je ne fais aucun commentaire sur ces sujets-là", a déclaré le député de Paris, interrogé par BFMTV et RMC, avant de glisser : "C'est le feuilleton qui va occuper, animer tous les commentateurs politiques pendant des semaines et des mois". Pour Alain Juppé, ce n'est pas "la priorité du jour".
Même les amis les plus fidèles de Nicolas Sarkozy relève la question du tempo. "Pour lui, comme pour chacun, la politique c'est une question d'alchimie entre l'envie, le devoir, et les circonstances", a expliqué sur Public Sénat Brice Hortefeux, ajoutant qu'aucune de ces trois conditions n'est réunie actuellement… Et de conclure : "Franchement, respectons le calendrier".

Les ayatollahs du “genre”

Les ayatollahs du “genre”


Décidément, la haine de l’altérité prend un tour obsessionnel dans les sphères de la gauche “sociétale”
Dès l’automne, sur injonction de Matignon, les ministres avaient dû plancher en séminaire sur lesgender studies importées des États-Unis. Sic. Les moins farfelus ont dû se demander avec quoi rimait ce pensum. Plus récemment, une certaine Sandrine Mazetier, parlementaire socialiste de son état, a adressé une question écrite au gouvernement pour le prier d’effacer des frontons publics ces deux gros mots : “École maternelle”. Son patois sociocul mérite la citation : « Changer ce nom genré par un nom neutre redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leurs enfants, et repositionnerait l’école dans son rôle éducatif différent de celui des parents. » Sous-entendu : tels parents arriérés risquant d’établir un distinguo “genré” entre leur fille et leur garçon, l’école se doit de combattre cet obscurantisme. En bonne logique, il va falloir débaptiser les maternités : ce mot “genré” à l’extrême laisserait accroire que l’accouchement est l’apanage des femmes. Nos bobos hexagonaux n’ont pas l’exclusivité de la névrose antigenre : à Brighton, les autorités publiques remplacent les toilettes “genrées” (ladiesgentlemen) par des neutres. La suppression des urinoirs ne devrait pas tarder, ils sont irrécusablement “genrés”.
Les mêmes socialistes adeptes d’un androgynat tous azimuts militent pour une parité intégrale, jusqu’à proposer la coprésidence homme-femme de chaque commission parlementaire et un couple de candidats aux cantonales. Ainsi, l’altérité des genres, niée dans la conception de l’identité familiale et de la filiation, est survalorisée dans le domaine où un couple n’a pas de pertinence, l’exercice de toute responsabilité étant par essence individuel. La cohérence idéologique exigerait du reste que les couples élus fussent homos dans la moitié des cantons, hétéros dans l’autre. Mais la perfection comptable du délire égalitariste ne sera atteinte qu’avec la parité à 50 % d’hétéros et d’homos au sein du peuple français. Voire de chaque famille. Il y a trop d’hétéros, voilà où le bât blesse. Trop d’enfants, trop d’adultes captifs d’une approche désuète du destin de l’humanité ont tendance à différencier un mec d’une nana. Trêve de guignolade : Sandrine Mazetier et ses camarades auront du mal à faire gober leur sous-beauvoirisme rétro aux gens “normaux”, comme dirait Hollande, qui serait bien inspiré de siffler la fin de la récré.
J’évoquais, dans ma chronique précédente, la jolie cloche dorée de Notre-Dame qui s’appelle Denis et dont j’ai l’honneur d’être le parrain. Des militantes dépoitraillées, en proie à une variante anticléricale de l’hystérie, ont cru devoir la dégrader. L’imbécillité, la vulgarité et le fanatisme de cette initiative suffiraient à la disqualifier. Ce qui mérite d’être relevé, c’est sa lâcheté. À défaut d’en approuver le bien-fondé, on eût apprécié l’audace d’une manif impromptue, slogans bramés et seins à l’air, dans une mosquée par exemple. Car l’islam mérite au moins autant que le catholicisme la vindicte des féministes ultras. Le judaïsme aussi, d’ailleurs. Mais si ces dames avaient osé profaner une mosquée, elles eussent risqué davantage qu’une raclée (méritée) des responsables de la sécurité : un opprobre infamant relayé par tous les politiques, par tous les intellos et par tous les médias. Lesquels s’en sont tenus à des indignations mineures, à l’exception louable de Valls et de Delanoë. Braves gens et bonnes poires, les cathos français ont encaissé l’humiliation. En de pareilles circonstances, nos compatriotes musulmans se seraient révélés moins accommodants, et ils auraient eu bien raison.

Le moral des Français au plus bas (BVA)


Quelque 75% des Français se disent "moins confiants" concernant l'avenir de la situation économique en France, reflétant un moral au plus bas depuis l'élection de François Hollande, indique aujourd'hui le Baromètre de l'économie BVA pour Axys Consultants relayé par Challenges et BFM. L'enquête a été réalisée en ligne auprès de 1.013 personnes de 15 ans et plus, les 28 février et 1er mars.
Avec 75% de Français moins confiants en l'avenir, soit une progression de six points en un mois, «le moral économique de nos concitoyens poursuit sa chute depuis janvier, notre indice atteignant ce mois-ci son plus bas niveau depuis l'élection de François Hollande», indique le sondage.

Baisse de 12 points en un mois


«Avec 75% de Français 'défiants' en l'avenir contre 23% de 'confiants', l'indice (ou solde) s'établit à -52. Cela consacre une baisse de 12 points en un mois et de 16 points depuis janvier». «L'indice bat ainsi le précédent record négatif observé depuis l'élection de François Hollande qui datait de septembre dernier (-48 à l'époque contre -52 en ce mois de mars). La séquence de remontée continue observée de septembre à décembre (indice passé de -48 à -36) est bien derrière nous», résume le sondage.

Cette tendance «pourrait même, si elle ne s'interrompt pas bientôt, nous conduire à retrouver les plus mauvais niveaux de moral enregistrés sur cet indicateur après la faillite de Lehman Brothers (-72 en octobre 2008) ou lors des ultimes soubresauts sur la dette grecque après la menace de référendum envisagé par Papandréou à l'automne 2011 (indice de moral de -67)», préviennent les sondeurs.

37% des sondés en activité estiment également que des emplois pourraient être supprimés dans leur entreprise, contre 60% qui estiment le contraire. Pour diminuer la dette et les déficits publics, 54% des Français estiment qu'il faudrait «diminuer les dépenses de l'État en limitant le nombre de fonctionnaires», contre 8% qui pensent qu'il faut «augmenter les impôts et les prélèvements».


Quand les papes renonçaient au trône


4 juillet 1415 Grégoire XII remet sa démission au concile de Constance et met ainsi fin au grand schisme d’Occident. Avant lui, un seul pape avait volontairement abdiqué : Célestin V, en 1294. Benoît XVI est le troisième…
Il aura donc fallu attendre le 11 février 2013 et l’annonce, par Benoît XVI, de sa renonciation, pour saisir le sens de l’hommage qu’il avait rendu, trois ans plus tôt, à son lointain prédécesseur Célestin V, canonisé en 1313. À l’occasion d’une visite à L’Aquila, quelques semaines après le tremblement de terre meurtrier qui avait secoué les Abruzzes, le pape s’était longuement recueilli sur les reliques du saint, sauvées de justesse du séisme. Il avait même déposé sur la châsse contenant les reliques le pallium que lui-même portait le jour de son élection, le 19 avril 2005 : les insignes du pouvoir pontifical. Quand on sait que Célestin V fut le premier pape de l’Histoire à démissionner de son plein gré, comment ne pas voir dans ce geste l’annonce d’une règle de conduite ? Le 4 juillet 2010, encore, ce même Benoît XVI revenait dans les Abruzzes pour y célébrer le 800e anniversaire de la naissance de Célestin V.
Celestin V
Quoi de commun, pourtant, entre Célestin V, fils de paysans, maîtrisant mal le latin et démissionnant, à 85 ans, après cinq mois de règne, parce qu’il s’estimait non seulement inculte en droit canon mais désarmé face aux rouages du gouvernement de l’Église, et le théologien de haute volée qu’est Benoît XVI ? Rien, hors l’essentiel : l’humilité que requiert la fonction la plus haute de l’Église.
Avant Célestin V, aucun pape, en tout cas, n’avait renoncé de son plein gré. Ceux de ses prédécesseurs ayant abdiqué avaient été contraints de le faire. Ou on les démettait quand ils avaient failli. Les dépositions les plus célèbres furent celles de Benoît IX en 1045 et de son successeur Grégoire VI l’année suivante : le premier pour avoir, semble-t-il, accepté de l’argent du second pour abandonner le trône pontifical ; le second pour avoir ainsi monnayé sa charge, ce qui faisait de lui un simoniaque.
Avant de prendre sa décision, Célestin V, lui, avait convoqué les plus éminents théologiens de son temps. Peut-on et doit-on se démettre quand on ne se sent pas capable de servir une charge confiée par le Tout-Puissant ? Et la réponse avait été majoritairement oui. Seuls les cardinaux français avaient émis des doutes, a posteriori, sur la licéité d’une démission, mais leurs arguments étaient plus politiques que théologiques : le roi Philippe le Bel, en conflit ouvert avec le pape Boniface VIII, élu à la suite de Célestin V, fera remarquer, non sans raison, que le canoniste le plus favorable à la renonciation n’était autre que le cardinal Caetani, autrement dit, ce même Boniface VIII… Aussitôt élu, celui-ci fera d’ailleurs enfermer son prédécesseur dans la forteresse d’Anagni — officiellement pour le protéger contre un coup de main de ceux qui, plaidant l’illégalité de son abdication, auraient été tentés de le remettre au pouvoir.
Seule chose certaine : même si le texte originel de la constitution pontificale promulguée par Célestin V pour étayer sa renonciation a disparu, cette possibilité a, depuis, été confirmée par le droit canon sans que quiconque se mêle de la contester. Après Célestin V, et avant Benoît XVI, la papauté ne connaîtra pourtant qu’une abdication volontaire : celle de Grégoire XII, en 1415. Un sacrifice dûment consenti pour mettre fin au Grand Schisme qui, depuis près de quarante ans, divisait l’Église romaine, elle-même amputée des chrétiens d’Orient depuis le schisme orthodoxe de 1054.
Déclenché après la mort de Grégoire XI, en 1378, le schisme a pris un tour aigu en 1409, avec le concile de Pise. Jusqu’alors, les États catholiques se partageaient en deux obédiences : l’Empire et l’Italie du Nord, mais aussi l’Angleterre (en guerre avec la France) soutenaient les papes romains (Urbain VI, puis Boniface IX, Innocent VII et Grégoire XII) ; cependant que la France, la Castille, l’Aragon, la Navarre, le Portugal et le royaume de Naples appuyaient les papes avignonnais qualifiés d’antipapes : Clément VII puis Benoît XIII. Chaque camp se considérant comme légitime, tous les échelons de la chrétienté étaient concernés par le schisme, deux papes signifiant deux Sacrés Collèges, deux nominations à chaque siège épiscopal et, partant, une anarchie de chaque instant, qu’il s’agisse de la définition du dogme ou du prélèvement de la dîme, nerf de la guerre…
Mais voici qu’à Pise, le 26 juin 1409, surgit un troisième pape : Alexandre V, désigné par les cardinaux des deux bords qui, du même mouvement, frappent de nullité l’élection du pape de Rome, Grégoire XII, et celle de l’Avignonnais Benoît XIII ! Censée en finir avec le schisme en imposant l’idée, en germe depuis le début du XIVe siècle, que le pouvoir d’un concile général était supérieur à celui du pape, l’initiative des évêques l’aggrave en divisant un peu plus la chrétienté d’Occident puisque ni Grégoire XII ni Benoît XIII ne reconnaissent ce qu’ils tiennent pour un coup d’État !
Si une majorité d’États et de princes accepte la désignation d’Alexandre V, la France et l’Espagne restent fidèles à Benoît XIII, tandis que la Bavière, Naples, Venise et Rimini en tiennent pour Grégoire XII, le pape de Rome. Deux hommes vont alors jouer un rôle clé pour sortir de la crise : l’empereur Sigismond et ce même Grégoire XII.
Grégoire XII
Roi des Romains (comme le fut Charlemagne) en même temps que souverain germanique, Sigismond veut-il, en rétablissant l’unité des chrétiens, récupérer un peu du pouvoir perdu par ses prédécesseurs, Frédéric II de Hohenstaufen, en particulier, excommunié et déposé pour s’être opposé au pouvoir temporel des papes ? Le fait est qu’en obtenant de Jean XXIII (successeur d’Alexandre V, mort en 1410, et à ne pas confondre avec le pape Jean XXIII, élu en 1958) qu’il convoque un concile général à Constance, pour le 1er novembre 1414, il replace l’Empire au centre du jeu. Car, non seulement Grégoire XII et Benoît XIII acceptent d’y envoyer leurs représentants mais ils sont suivis par 300 docteurs de l’Église, 29 cardinaux, 33 archevêques, 155 évêques, une centaine d’abbés, près de 20 000 clercs, sans compter la plupart des princes chrétiens ou leurs ambassadeurs, tous d’accord pour juger intenable la situation. Spécialiste de l’Église médiévale, l’historien Jean Chélini estime à 100 000 personnes « la masse de population attirée par le concile ». Pendant quatre ans, écrit-il, « Constance fut la capitale fiévreuse d’une chrétienté en proie à l’angoisse de l’unité perdue ». Il est vrai que, pour parvenir à ses fins, Sigismond a joué d’un puissant moteur : la crainte de voir l’hérésie hussite (du nom du prêtre tchèque Jan Hus, que Luther, un siècle plus tard, placera au rang de ses inspirateurs) contaminer l’ensemble de la chrétienté. Pour s’attirer la confiance du concile, Sigismond fait ainsi instruire le procès de Jan Hus, condamné et exécuté le 6 juillet 1415.
En même temps, l’empereur ne néglige pas la “cuisine” politique : pour ôter du poids à l’Italie, il modifie le mode de scrutin en vigueur jusqu’alors et décide que la désignation du prochain pape ne se fera plus sur la base d’une voix par cardinal, mais sur le principe d’un suffrage par nation. Comprenant qu’il n’a plus le soutien de l’empereur, Jean XXIII, le pape de Pise, s’enfuit, le 20 mars. La réaction du concile ne tarde pas : le 6 avril, les cardinaux adoptent le décret Sacrosancta qui affirme définitivement la supériorité du concile sur le pape. Un mois plus tard, Jean XXIII est déposé et accepte la sanction du concile. Ce qui, depuis le début du schisme n’était jamais arrivé, chaque pape révoqué continuant à régner comme si sa légitimité restait intacte.
C’est là qu’intervient l’ultime coup de théâtre : l’abdication volontaire de Grégoire XII qui, le 4 juillet 1415, annonce qu’il « sacrifie sa dignité à la paix de l’Église ». Pour le remercier, le concile de Constance le réintègre immédiatement au Sacré Collège et le nomme légat perpétuel de la Marche d’Ancône, où il mourra deux ans plus tard. C’est à cette démission volontaire qu’il doit de figurer dans la liste officielle des papes romains, contrairement à ses concurrents d’Avignon et de Pise. Grâce à lui, le schisme s’éteindra de lui-même : déposé à son tour, et surtout abandonné par les princes qui le soutenaient, Benoît XIII mourra en 1423, réfugié dans la forteresse de Peníscola, au large de la côte valencienne. Entre-temps, le 11 novembre 1417, non sans avoir présidé deux ans sans pape aux destinées de l’Église romaine, le concile de Constance avait désigné Martin V comme successeur de Grégoire XII. Grâce à sa sagesse, l’unité de l’Église avait repris sa marche avant que, cent ans plus tard, Luther ne reprenne le flambeau de Jan Hus et divise à nouveau la chrétienté. Mais cette fois, sans revendiquer pour quiconque le trône de Pierre puisque l’idée même de papauté était pour lui un non-sens.
À lire :
Dictionnaire historique de la papauté, de Philippe Levillain, Fayard, 2006. 
Histoire religieuse de l’Occident médiéval, de Jean Chélini, Hachette, coll. “Pluriel”, 2010. 
Les Papes d’Avignon, de Jean Favier, Fayard, 2006.

La gauche renvoie Nicolas Sarkozy à son bilan

Plusieurs membres du gouvernement ont répondu aux critiques émises par l'ancien chef de l'État sur la situation du pays, ironisant sur son éventuel retour en politique.

«Crise sociale» et «financière», «troubles politiques»… Dans ses propos rapportés par Valeurs actuelles , Nicolas Sarkozy prédit des «événements graves» dans la suite du quinquennat de François Hollande, à qui il reproche d'avoir «cassé tout ce qu'(il) avai(t) réussi à construire». Pour répondre à l'offensive de l'ancien chef de l'État, le gouvernement a choisi de le renvoyer à son propre bilan.
Jean-Marc Ayrault a ouvert le bal à la sortie du Conseil des ministres, en assurant que les «difficultés» auxquelles le pays est aujourd'hui confronté «ne sont pas là par hasard»: elles seraient «le fruit des choix de politique fiscale, budgétaire» du quinquennat Sarkozy. Pour le premier ministre, le gouvernement précédent a commis «des erreurs de méthode». «Pour réformer notre pays, ce n'est pas par la méthode autoritaire, brutale», a fait valoir Jean-Marc Ayrault, qui vantait quelques minutes plus tôt sa propre démarche, «celle du dialogue social, celle de la négociation, celle de la recherche du compromis».

Vallaud-Belkacem propose un contrat de génération à Sarkozy

Pierre Moscovici a de son côté détaillé l'ardoise laissée selon lui par l'ancien président UMP. Le ministre de l'Économie a souligné que Nicolas Sarkozy avait «laissé une France avec une croissance de 0%, en cinq ans 600 milliards d'euros de déficit en plus, un million de chômeurs en plus». «Nous menons une politique de redressement et s'il y a redressement, c'est parce qu'il y a eu dégradation, il (Nicolas Sarkozy) parle en expert», a ironisé le ministre.
Plus anecdotique, Cécile Duflot a choisi pour sa part d'ironiser sur les propos de Nicolas Sarkozy racontant qu'il emmenait sa petite fille à l'école. «On n'est pas à l'école à 17 mois!», s'est amusée la ministre du Logement. Najat Vallaud-Belkacem a elle aussi privilégié l'humour. Pour la porte-parole du gouvernement, un éventuel retour en politique de Nicolas Sarkozy «n'est pas vraiment au cœur de nos préoccupations d'aujourd'hui... sauf si M. Sarkozy est candidat à signer un contrat de génération».
BILAN SARKO ? IL N'EST PAS SI MAUVAIS, ATTENDONS CELUI DE GROLLANDE, LÀ...IL Y AURA DROIT À UN INVENTAIRE.