"Nous travaillons à le rendre plus intelligent, pour qu'il puisse aller sur les fesses et le long de la jambe", précise toutefois Mme Slutzky, qui espère trouver à Las Vegas un partenaire qui lui permettrait de faire distribuer WheeMee cette année aux Etats-Unis.lundi 10 janvier 2011
Les robots font des massages, du dressage et le ménage à Las Vegas
"Nous travaillons à le rendre plus intelligent, pour qu'il puisse aller sur les fesses et le long de la jambe", précise toutefois Mme Slutzky, qui espère trouver à Las Vegas un partenaire qui lui permettrait de faire distribuer WheeMee cette année aux Etats-Unis.L’Europe protège son industrie du câble
"Une décision pour l’Europe prise au coin de la cheminée" , titre le Volkskrant. La vente de Draka à l’entreprise italienne Prysmian au détriment du Chinois Xinmao, a été décidée par Fentener van Vlissingen, l’une des plus riches familles néerlandaises, qui détient 48,5% des parts du fabricant de câbles. C’est une décision stratégique pour l’Europe, car Draka est un des leaders mondiaux dans un secteur de haute technologie – les câbles à fibre otpique - essentiel pour les télécommunications, la défense ou l’aéronoautique. L’offre d’achat de Xinmao, supérieure à celle de Prysman, avait suscité la crainte des Européens de voir les Chinois acquérir un savoir-faire technologique et des brevets. La Commission européenne doit désormais décider si ce rachat est conforme aux règles de concurrence europeennes.
Juppé assume l'opération de sauvetage ratée des otages au Niger
Le ministre français de la Défense Alain Juppé, qui doit se rendre lundi au Niger, a justifié l'intervention armée visant à libérer deux jeunes otages Français, tués moins de 24 heures après leur enlèvement.
Enlevés vendredi dans un restaurant de Niamey, Antoine de Léocour et Vincent Delory, 25 ans, ont été retrouvés morts après une opération des forces nigériennes et françaises à la frontières entre le Niger et le Mali.
La décision d'intervenir a été prise par le président de la République, Nicolas Sarkozy, "en étroite coordination" avec le Premier ministre François Fillon et lui-même, après que le Niger a demandé l'appui de la France, a expliqué Alain Juppé sur TF1.
"Ne rien faire c'était prendre un double risque : d'abord voir nos otages amenés par leurs ravisseurs dans une de leurs bases refuges du Sahel, et on sait ensuite comme il sont traités, (et puis) ne rien faire c'est donner un signal que la France, finalement, ne se bat plus contre le terrorisme", a dit Alain Juppé.
"La décision était grave, était lourde, nous l'avons prise et nous l'assumons pleinement", a ajouté le ministre de la Défense.
Alain Juppé a précisé que les deux Français avaient sans doute été exécutés par les preneurs d'otages.
"Tout donne à penser aujourd'hui qu'ils ont été exécutés par les ravisseurs", a dit l'ancien Premier ministre.
"Pour en avoir la preuve formelle, il faut que l'enquête judiciaire, l'enquête de médecine légale qui va être en cours avec les autorités nigériennes mais aussi sous la responsabilité de la France, puisse aboutir à des conclusions définitives."
Alain Juppé a demandé aux Français ayant l'intention de se rendre au Niger de différer leur déplacement.
En visite au Niger lundi à la demande du Premier ministre, il doit rencontrer les autorités du pays et la communauté française à Niamey, a annoncé Matignon.
Alain Juppé se rendra ensuite à N'Djamena pour les cérémonies du 50e anniversaire de l'indépendance du Tchad, a précisé le ministère de la Défense.
De son côté, François Fillon recevra lundi à 18h00 à Matignon le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, le président du Sénat, Gérard Larcher, les présidents des groupes parlementaires ainsi que les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères des deux assemblées.
"Il les informera des mesures prises, tant en France que dans la région, pour assurer la sécurité des Français face à la menace terroriste", a précisé Matignon.
dimanche 9 janvier 2011
Attali: "DSK est certainement le meilleur héritier"
C'est la moindre des choses! Sans lui, ils ne seraient rien. J'aimerai seulement que cela ne soit pas suivi, entre deux visites, de critiques violentes de son action, ou de comportements qu'il n'aurait pas approuvé. En particulier sur l'Europe.
Dominique Strauss-Kahn est considéré, selon un sondage du JDD paru samedi*, comme le meilleur héritier de Mitterrand. Qu’en pensez-vous? Pour avoir été pendant dix ans le plus proche collaborateur de François Mitterrand, je mesure assez bien la nature de la fonction présidentielle. Très différente de celle de Premier ministre. Le meilleur héritier est celui qui est le mieux placé pour l'emporter. C'est ce que ce sondage veut dire. Dominique est certainement celui-là. Il a la compétence, la culture et la volonté nécessaire à l'exercice de cette fonction.
Laurent Fabius avait été choisi comme tel par François Mitterrand. Il est parfaitement préparé à cette fonction. Ségolène Royal en a la volonté et l'énergie. D'autres sont possibles. Martine Aubry est premier secrétaire.
Le mitterrandisme est-il toujours d’actualité et peut-il encore répondre aux enjeux actuels de la France?
Oui bien sûr. Il se résume à deux objectifs: social-démocratie et Europe. Jamais la France n'a eu plus qu'aujourd'hui besoin de ces deux priorités. Et le mitterrandisme a aussi un critère de jugement: ne rien faire dont on ne puisse être fier dans 20 ans. Rien n'est plus actuel.
L'amorce d'une remontée pour l'exécutif
Selon le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, janvier 2011 marque une hausse de trois points pour Nicolas Sarkozy et François Fillon.
Pour Nicolas Sarkozy, 2011 commence mieux que 2010 ne s'était achevé. Décembre dernier avait été marqué par le plus bas historique (24 %) de la cote de confiance du Président. Janvier 2011 marque une nette remontée (+ 3 points) pour le chef de l'Etat comme pour son Premier ministre. Reste à savoir si cette tendance se confirmera dans les mois à venir alors que, jusqu'à présent, les remontées ont toujours été de courte durée. L'Elysée a intégré depuis longtemps que la reconquête de l'opinion serait une tâche de longue haleine, compliquée par une conjoncture économiquemaussade mais aussi par une absence d'incarnation de l'opposition. Tant que le Parti socialiste n'aura pas un candidat clairement désigné, Nicolas Sarkozy sera la seule cible de tous les opposants. Du jour où le PS sera en ordre de marche, son candidat deviendra lui aussi une cible et les compteurs des sondages bougeront. A condition que le chef de l'Etat arrive à tenir sur sa nouvelle ligne d'un Président «protecteur», moins en vue dans les médias, laissant davantage son Premier ministre monter en première ligne. Comme il l'a exprimé aux membres de son gouvernement lors du Conseil des ministres de ce mercredi:«Ne vous laissez pas détourner de votre tâche.»Marine progresse encore
La fille de Jean-Marie Le Pen ne dépasse pas encore le record de son père dans le baromètre, mais s'approche de ses niveaux (19%) de septembre 1996, quand le FN imposait des triangulaires à la droite aux législatives et faisait gagner la gauche.
H ollande devant Royal
L'année commence bien pour François Hollande.L'ancien premier secrétaire gagne 3 points et surtout passe devant Ségolène Royal. De quoi le rassurer sur la validité de sa stratégie pour les primaires du PS.
» Consulter le baromètre (pdf)
Sondage TNS Sofres effectué pour Le Figaro Magazine. Dates de réalisation: les 3 et 4 janvier 2011. Echantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgées de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile par le réseau des enquêteurs de TNS Sofres. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage, PCS) et stratification par Région et catégorie d'agglomération.
Les socialistes à la recherche de l'inspiration sur la tombe de Mitterrand
Martine Aubry, Mazarine Pingeot, Ségolène Royal, Gilbert Mitterrand, réunis côte à côte devant la tombe de François Mitterrand, à Jarnac, samedi 8 janvier. A moins de cinq cents jours de l'élection présidentielle de 2012, le PS veut célébrer la mémoire du seul chef d'Etat socialiste de la Ve République.
"PARLER AUX FRANÇAIS"
Alors que les socialistes cheminent entre le cimetière et la maison natale de François Mitterrand, transformée en musée, la primaire socialiste souffle sur Jarnac. Ségolène Royal a comme, souvent, pris un pas d'avance sur tout le monde en revendiquant sa filiation avec celui dont elle fut la conseillère à l'Elysée puis la ministre dans un entretien au Monde. "J'ai envie de succéder à François Mitterrand", déclare la candidate.
Devant les micros à la sortie du cimetière, sans la citer, Martine Aubry, lui rétorque : "L'essentiel de ce qu'est la politique, ce n'est pas de parler de soi, de la façon dont on arrive au pouvoir, mais de ce qu'on veut faire pour la France, de parler aux Français. Les Français veulent retrouver la France qu'ils aiment, une France, forte, juste solidaire, enviée dans le monde".
QUELQUES ABSENTS
Le parfum d'élection qui entoure l'hommage n'a pas échappé à plusieurs grandes figures de la Mitterrandie : Robert Badinter, Pierre Joxe, Michel Charasse, Roland Dumas, ni aucun des anciens premiers ministres n'ont fait le déplacement. Il y a bien sûr quelques historiques : Hubert Vedrine, Pierre Bergé, Louis Mermaz, Louis Mexandeau, Jack Lang, Anne Lauvergeon ou encore Gilles Menage.
Dans les rangs des candidats, François Hollande et Manuel Valls ont boudé la cérémonie, comme les Strauss-kahniens. Arnaud Montebourg est lui au premier rang. "Tu es venu chercher des signatures ?", plaisante Bertrand Delanoë.
"AUCUN N'A SON SOUFFLE"
Le maire de Paris envoie aux journalistes son message : "François Mitterrand, c'est l'exemple entre l'amour de la France et son engagement à gauche, cela doit nous inspirer. C'est une indication du chemin à parcourir pour qu'en 2012, il y ait rencontre entre la majorité sociale et la majorité politique du pays. François Mitterrand a construit patiemment l'alternative. Ce fut un long combat. Il donnait du temps au temps, n'avait pas le sens de l'éphémère et du spectacle".
Jack Lang dessine, lui, les qualités du futur candidat : "courage et imagination, conviction forte". "Il s'agira dans un an d'élire un président, non pas quelqu'un qui obéit à la mode du moment".
Observant le ballet à distance, Jean-Claude Fournier, trente ans de militantisme charentais, ironise. "Nous étions quinze l'an dernier. Nous sommes 450 aujourd'hui !" Grand admirateur de François Mitterrand, qu'il avait rencontré à deux reprises, ce proviseur en retraite juge le modèle sans héritier. "Aucun n'a son souffle. Lorsqu'il parlait, il nous transportait".
Sophie Landrin
samedi 8 janvier 2011
Royal se pose en héritière de François Mitterrand
Les socialistes se sont retrouvés à Jarnac pour commémorer le quinzième anniversaire de la disparition de l'ancien chef d'Etat. A moins de 500 jours de la présidentielle de 2012, les candidats se disputent son héritage.
Après un moment de recueillement et un dépôt de gerbes devant la tombe de François Mitterrand, les socialistes prennent le chemin de sa maison natale. Martine Aubry ouvre la voie en compagnie de Pierre Bergé et de Bertrand Delanoë. L'occasion pour la première secrétaire du PS de dire ce qu'elle retient de François Mitterrand : «Ce qui m'inspire c'est le volontarisme, le courage, l'amour de la France et la dignité dans laquelle il a toujours porté sa fonction». S'inscrit-elle aussi dans le droit fil de François Mitterrand ? «Je me sens héritière de tous les socialistes», assure Martine Aubry avant de glisser: «la politique ce n'est pas de parler de soi, c'est d'abord de parler aux Français».
Pour Védrine, «la gauche n'est plus la même»
Dans le cortège qui mène les socialistes à la maison de leur mentor, arrive ensuite Arnaud Montebourg, candidat déclaré aux primaires. Un peu plus loin, Mazarine Pingeot s'attarde avec Ségolène Royal. Pour la fille de François Mitterrand, «la gauche devrait encore s'en inspirer. Etre mitterrandiste en 2011, ce n'est pas suranné, confie-t-elle au Parisien. François Mitterrand a donné du souffle à la construction européenne et donc à la paix. Sans compter les acquis sociaux, les évolutions de la société comme les radios libre, l'abolition de la peine de mort…» Autant d'acquis rappelés un peu plus tard lors des discours précédent le déjeuner commémoratif.En tant que présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal a pris la parole en premier. Multipliant les références et citations de François Mitterrand, elle a notamment rappelé ses dernières recommandations formulées lors de son dernier conseil des ministres. «Vous vous battrez le dos au mur», avait-il lancé à ses ministres pour leur demander de continuer à défendre la retraite à 60 ans. Martine Aubry a ensuite pris la parole pour souligner ce qui avait permis à François Mitterrand de remporter l'élection présidentielle. «Le mérite de François Mitterrand a été de gagner en 1981 en unifiant tous les courants de pensée de la gauche», a-t-elle rappelé. C'est loin d'être le cas aujourd'hui.
Venus à Jarnac chercher l'inspiration avant de se lancer dans la conquête de l'Elysée, les socialistes ne seront pas forcément repartis plus instruits. A part peut-être par Hubert Védrine, président de l'institut François Mitterrand et ancien proche du chef de l'Etat, qui leur a lancé à tous une mise en garde. «Je ne pense pas que qui que ce soit puisse se l'approprier. La France n'est plus la même, la gauche n'est plus la même, les comportements électoraux ne sont plus les mêmes… Nous allons devoir inventer». Il reste aux socialistes à trouver un projet, et un candidat.
Ségolène Royal : "J’ai envie de succéder à François Mitterrand"
Les dirigeants socialistes sont réunis, samedi 8 janvier, à Jarnac (Charente) pour célébrer le quinzième anniversaire de la mort de François Mitterrand. Dans un entretien au Monde Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, revendique avec force l'héritage mitterrandien et répond à ses détracteurs. Extraits.
Evidemment. Pendant sept ans à ses côtés à l'Elysée puis dans son gouvernement, ainsi qu'au Parlement, élue avec son soutien dans sa région natale, je n'ai jamais oublié ses engagements. Même quand il était impopulaire, je les revendiquais. Pourquoi d'ailleurs vous cacher que, lors de ma déclaration de candidature aux primaires pour la présidentielle, j'ai pensé à lui. Depuis longtemps, au fond de moi, j'ai envie de succéder à François Mitterrand par amour de la France, du peuple français, de son histoire, de sa culture.
Mais comme je l'ai toujours dit, si quelqu'un d'autre est mieux placé que moi pour que la gauche gagne, je le soutiendrai pour que le vœu de François Mitterrand se réalise. Il écrivait "Mon œuvre sera accomplie lorsqu'un autre socialiste sera à l'Elysée." A nous socialistes de rester unis pour que ce soit le cas en 2012.
Avez-vous une revanche à prendre ?
Je n'ai aucune revanche à prendre, je regarde vers l'avenir. Je m'engage par conviction, parce que j'aime la France et les Français et que je pense pouvoir contribuer à la victoire de la gauche et au-delà de la gauche, de l'extrême gauche aux centristes humanistes en passant par les écologistes, de tous ceux qui veulent que ça change. Vous savez, François Mitterrand a dû traverser les échecs, subir beaucoup d'épreuves et en apprendre les leçons avant de rencontrer l'adhésion du peuple français.
Comment raisonner la Hongrie ?
La présidence hongroise, qui a débuté le 1er janvier, n’entendait pourtant pas faire dans la mesure. Au-dessus des pistes de l’aéroport de Budapest, une immense pancarte célèbre l’événement. Pour ce petit pays autrefois communiste, la présidence est une belle occasion de se faire connaître. Viktor Orbán, le pugnace Premier ministre hongrois, attendait avec impatience son moment de gloire.Les combines d'Orbán sous le feu des projecteurs
En revanche, il ne s’attendait certainement pas à être aussi fraîchement accueilli lorsqu’il entrerait en scène. Passés à la trappe, ses objectifs pour l’Europe, comme la réforme de l’euro et un grand programme d’intégration des Roms à l’échelle européenne ; tous les projecteurs sont désormais braqués sur les combines peu reluisantes de la politique intérieure de Viktor Orbán.Le 21 décembre dernier, son parti, la Fidesz [Union civique hongroise, conservateur] a adopté une loi qui place l’audiovisuel, la presse écrite et les médias en ligne sous l’autorité d’un nouvel organisme mandaté pour sanctionner par de lourdes amendes des infractions mal définies, comme des manquements à la "dignité humaine". Tous les membres de cet organisme ont été désignés par la Fidesz lui-même.
La Fidesz soutient qu'il n'a pas l'intention de museler la presse. Pourtant, les journaux d'opposition ont protester en publiant des unes vides. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a exprimé ses craintes. L'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont fait part de leur inquiétude. Un journal allemand a qualifié la Hongrie de “Führerstaat”.
Si la levée de boucliers ne concernait que les lois sur les médias, M. Orbán aurait beau jeu d'affirmer que ce dispositif s'inspire des lois d'autres démocraties. Mais son action n'est que le dernier épisode en date d'une campagne visant à affaiblir les institutions indépendantes et à centraliser le pouvoir. Au nom d'une politique économique “patriotique”, le gouvernement Orbán a rejeté les prescriptions du FMI, a entrepris de nationaliser les caisses de retraite privées, a dissous le conseil chargé de surveiller le budget, a cherché à limoger le gouverneur de la banque centrale et a réduit les pouvoirs de la Cour constitutionnelle.
La Hongrie pourrait-elle entrer dans l'UE aujourd'hui ?
Les taxes “de crise” exceptionnelles ont suscité l'inquiétude des investisseurs étrangers. La propagande affichée dans les bâtiments publics annonce pompeusement que la Hongrie a enfin retrouvé sa souveraineté, alors même que le pays est libre depuis deux décennies.Ce n'est pas un retour au totalitarisme. Mais la dérive autoritaire de ce gouvernement doit amener à se poser cette question délicate : la Hongrie aurait-elle sa place dans l'UE si elle y entrait aujourd'hui ? Sans doute pas. Mais quand il s'agit de promouvoir la démocratie, l'UE exerce moins d'influence sur ses membres que sur les candidats à l'adhésion. Comme l'a dit un diplomate, “pour entrer dans l'UE, vous devez sentir la rose. Mais si vous êtes membre et que vous vous mettez à puer, personne ne va vous faire prendre un bain”.
M. Van Rompuy avait sans doute perdu l'odorat quand il s'est rendu à Budapest pour fêter la présidence hongroise, le jour de l'adoption de la loi sur les médias. M. Orbán lui a fait une “excellente impression”. La Commission européenne a froncé les narines avant de demander des explications à la Hongrie, mais elle n'a pas l'intention d'en découdre.
Les fonctionnaires de Bruxelles ne vont pas traduire la Hongrie devant la Cour européenne de Justice, même si selon la charte des droits fondamentaux de l’UE, “la liberté et le pluralisme des médias doivent être respectés”.
Le besoin d'un miminum de critères démocratiques
La Commission européenne a rappelé que cette charte s’appliquait aux décisions des institutions européennes et des Etats chargés d’appliquer les législations européennes ; elle ne concernait pas la politique intérieure des Etats membres, quand bien même ces pays, comme la Hongrie, contourneraient les directives européennes avec des dispositions de loi douteuses. Les députés européens socialistes réclament la suspension du droit de vote de la Hongrie pour "violation sérieuse et durable" des valeurs fondatrices de l’UE. Pour le moment, aucun Etat n’est prêt à entamer une procédure aussi explosive.Il y aurait donc deux poids et deux mesures. D’un côté, la crise économique a conduit à la mise en place d’un dispositif de plus en plus répressif pour contrôler l’économie des Etats-membres, assorti de sanctions en cas de déficits budgétaires. De l’autre, rien n’est prévu pour limiter les dérapages démocratiques. Certes, la démocratie est moins quantifiable que la dette publique. Mais l’UE devrait trouver un moyen de faire appliquer un minimum de critères démocratiques.
La meilleure solution reste sans doute la pression extérieure. Les dirigeants européens doivent se montrer plus directs. En public et en privé, dans les réunions ministérielles et les réceptions mondaines, il faut dire à M.Orbán de changer ses manières. Six mois sous le feu des projecteurs devraient le fragiliser. La présidence de l’UE pourrait bien causer sa perte et ce pour le plus grand bénéfice de la démocratie hongroise.
Pessimisme Les Français leaders mondiaux
Mais il estime que l’enquête illustre une réalité.
« Les Français ont très peur, ils ont le sentiment que le présent est moins bien que le passé, que le futur sera pire que le présent, que leurs enfants ont une vie beaucoup plus difficile que la leur », dit-il.Le pessimisme des Français, grands consommateurs d’antidépresseurs, n’est pas nouveau. Mais cette tendance est exacerbée sur fond de montée du chômage et dans un contexte social tendu, comme l’a montré la forte mobilisation à l’automne dernier contre la réforme des retraites.
« On sent que les gens sont usés psychiquement, ils sont énervés, stressés, inquiets », constate le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, également président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Pour lui, le pessimisme touche surtout les classes moyennes, qui côtoient de plus en plus la précarité de l’emploi.
Si son système de protection sociale a permis à la France de subir moins violemment la crise qu’ailleurs, le pays tarde à rebondir. « Même si la récession qu’on a subie en 2009 est presque deux fois moindre que celle de l’Allemagne, on n’est pas sorti de la crise aussi nettement que l’Allemagne », relève l’économiste Jérôme Creel, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
Dans ce contexte, l’Europe n’est plus vue comme porteuse d’espoir mais de difficultés.
Selon Frédéric Allemand, spécialiste des questions de gouvernance économique européenne, cette désillusion prend naissance dans une « incapacité de l’Europe à améliorer ses perspectives de croissance ».
Selon le sondage BVA-Gallup, les Français sont 61 % à anticiper des difficultés économiques en 2011, contre 52 % pour les Britanniques, 48 % pour les Espagnols, et 22 % pour les Allemands.
Mais à un peu plus d’un an de la présidentielle de 2012, « le scepticisme à l’égard des politiques atteint des dimensions abyssales », relevait lundi l’éditorialiste Serge July sur RTL, alors que le président Nicolas Sarkozy bat des records d’impopularité et que l’opposition socialiste reste très divisée.
« Chacun sent bien que notre cher État comme notre chère Europe sont des victimes de la crise, voilà pourquoi nos politiques sont aujourd’hui si démunis et nos concitoyens si cafardeux. En conséquence, pour gagner la présidentielle, il faudra être très compétent en… psychanalyse », résumait-il.
Durafour : « Mitterrand est indispensable à la gauche comme symbole »
Michel Durafour a été le premier ministre d’ouverture de François Mitterrand. Ministre d’État en 1989
vendredi 7 janvier 2011
Islam : Nicolas Sarkozy met en garde contre la "défiance"
Lors de la traditionnelle cérémonie de vœux aux autorités religieuses, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a rendu hommage aux communautés chrétiennes d'Orient récemment endeuillées par une série d'attentats, revendiqués par des djihadistes en Egypte et en Irak. Devant les représentants coptes présents en France, le chef de l'Etat a indiqué que ces victimes étaient "nos martyrs", les "martyrs de la liberté de conscience", un droit qu'il a par ailleurs longuement défendu.
Il a appelé les pays où sont persécutées les minorités religieuses à "garantir des droits à toutes les religions" et mis en garde contre "un plan particulièrement pervers d'épuration religieuse" au Moyen-Orient. Visiblement soucieux de ne pas voir la "méfiance, la peur, l'amalgame" s'installer dans les opinions publiques occidentales, M. Sarkozy a insisté sur la distinction entre l'islam et "la face hideuse de ces fous de Dieu qui tuent aussi bien des chrétiens que des juifs, des sunnites que des chiites".RESPECT DE LA LAÏCITÉ
Il s'est également livré à une définition de ce que doivent être, à ses yeux, le respect de la laïcité et le rôle des religions dans les débats et l'espace publics. "La République laïque assure à chaque culte et à chaque fidèle la sécurité sans laquelle il lui est impossible de vivre pleinement sa foi. Une République laïque entretient un dialogue permanent avec les religions pratiquées sur son sol de façon à les entendre et, parfois, pourquoi pas à les écouter."
Dans une allusion "aux prières de rue" des musulmans, dénoncées en décembre 2010 par Marine Le Pen, le chef de l'Etat a rappelé que "la République ne peut pas accepter qu'une religion investisse l'espace public sans autorisation mais cela implique, bien évidemment, que la République tienne aussi ses promesses en permettant que chacun puisse prier dans des lieux dignes".
Le PIB de la zone euro croît moins que prévu au 3e trimestre
La croissance économique de la zone euro a ralenti plus que prévu au troisième trimestre, montrent les chiffres révisés publiés vendredi par Eurostat, tandis que le taux de chômage de la zone est resté stable en novembre à 10,1%.
Eurostat a confirmé que la consommation des ménages, les dépenses publiques et le commerce extérieur ont contribué chacun à hauteur de 0,1 point au chiffre du troisième trimestre.
Les stocks, dont l'apport à la croissance avait initialement été jugé nul, ont contribué à hauteur de 0,1 point, tandis que l'investissement a soustrait 0,1 point (contre un apport nul en première estimation).
L'économie allemande a crû de 0,7% d'un trimestre sur l'autre, comme annoncé initialement, et la variation du PIB français a été revue à la baisse, passant de 0,4% à 0,3%.
Par ailleurs, Eurostat a annoncé que le taux de chômage dans la zone euro était resté stable en novembre, à 10,1% de la population active, même si le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 39.000 à 15,924 millions de personnes.
Nicolas Sarkozy craint une "épuration" des chrétiens d'Orient
Nicolas Sarkozy a mis en garde vendredi contre "un plan particulièrement pervers d'épuration religieuse" au Moyen-Orient après les attaques contre les chrétiens survenues dans cette région.
"Il faut y prendre garde, nous ne pouvons pas non plus admettre et donc faciliter ce qui ressemble de plus en plus, j'emploie un mot fort, à un plan particulièrement pervers d'épuration au Moyen-Orient, d'épuration religieuse", a dit le président français.
"En Irak comme en Egypte, les chrétiens d'Orient sont chez eux, et ils le sont pour la plupart depuis 2.000 ans", a-t-il souligné. "Nous ne pouvons pas accepter que cette diversité humaine, culturelle, religieuse qui est la norme en France, en Europe et dans la plupart des pays occidentaux disparaisse de cette partie du monde".
En ce jour de fête de Noël orthodoxe, selon le calendrier julien, Nicolas Sarkozy présentait ses voeux aux responsables des grandes religions. Le chef des coptes de France, Guirguis Lucas, était exceptionnellement présent.
Ce dernier avait célébré la messe de Noël la veille en son église de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) en présence de responsables catholiques, juifs, musulmans et protestants et du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.
Une cérémonie sous haute surveillance après les menaces proférées sur internet contre les églises coptes de France.
"Ce qui vaut pour le Noël copte aujourd'hui vaut bien évidemment pour tous les lieux de cultes qui se trouvent sur le territoire et donc sous la protection de la République", a dit Nicolas Sarkozy.
"LE DROIT DE CROIRE OU DE NE PAS CROIRE"
Après l'attentat d'Alexandrie, l'ensemble des autorités religieuses en France ont fait part de leur indignation et de leur solidarité.
Pour l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, le mot "épuration" employé par Nicolas Sarkozy n'est pas trop fort.
"Si vous prenez une population qui était, mettons, d'un million il y a dix ans et qui est de 200.000 aujourd'hui, il faut bien constater qu'il y a eu une épuration", a-t-il dit à la presse. "Quand on plastique les maisons, c'est bien pour que les gens les quittent, pas pour qu'ils les réparent".
Guirguis Lucas dit regretter pour sa part que les auteurs des attentats en Egypte ne soient pas jugés. "Même s'il y a des persécutions, des attentats, nous sommes là. C'est un pays chrétien depuis le départ", a-t-il souligné.
La communauté musulmane de France est "la première horrifiée par les crimes que l'on commet en son nom", a dit Nicolas Sarkozy, qui s'est par ailleurs inquiété de la montée de l'islamophobie, notamment reflétée par les sondages.
"Si telle religion est irrationnellement perçue, chez nous, comme une menace, nous devons combattre cette réaction irrationnelle par la connaissance mutuelle et par la compréhension de l'autre", a-t-il estimé.
Partisan d'une "laïcité positive", un terme utilisé au début de son mandat dans lequel certains ont vu une menace contre la séparation entre l'Eglise et l'Etat décrétée en France en 1905, Nicolas Sarkozy a plaidé vendredi pour une République laïque qui assure à chacun "le droit de croire ou de ne pas croire" et "entretient un dialogue permanent avec les religions".
"Aucune religion ne dictera jamais sa conduite à la République mais en quoi la République serait-elle menacée d'écouter ce que les hommes et les femmes de Dieu ont à lui dire ?", s'est-il interrogé.


















