TOUT EST DIT

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Affichage des articles dont le libellé est (D'après « Encyclopédie théologique ou Série de dictionnaires sur toutes les parties de la science religieuse. Tome 8 » paru en 1859). Afficher tous les articles
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lundi 26 mars 2012

Éric Ciotti : «Les socialistes n'aiment pas la police»

Député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti est secrétaire national de l'UMP chargé des questions de sécurité.

- Comment analysez-vous le retour du thème de la sécurité depuis les attentats de Toulouse et de Montauban?Éric CIOTTI. -Le PS et François Hollande font preuve d'hypocrisie et de lâcheté dans un moment tragique pour notre pays qui aurait nécessité une véritable union nationale. Il y a eu un discours de façade et des comportements indignes. J'en veux pour preuve les attaques contre le Raid au moment même où l'assaut venait d'être donné à Toulouse. J'en veux aussi pour preuve l'interview de François Rebsamen, ce dimanche dans le JDD. Pressenti comme ministre de l'Intérieur si François Hollande était élu président, il critique les décisions prises par la police tout en indiquant qu'il ne sait pas au fond ce qu'il aurait fallu faire. De la même manière, il souhaite voir les policiers du Raid auditionnés par le Sénat alors même qu'il ne souhaite pas voir le Parlement voter des dispositions législatives pour combattre le terrorisme. À chacun ses priorités. François Hollande doit choisir les siennes.
Êtes-vous aussi sévère envers François Hollande?
Il n'est pas très digne et encore moins courageux de faire monter des seconds couteaux pour émettre des critiques dans un tel moment. Nous sommes en présence d'un double langage réellement stupéfiant. Le candidat Hollande revendique son attachement à la sécurité alors même que le député Hollande s'est systématiquement opposé à tous les textes visant à renforcer notre sécurité depuis cinq ans. Bien plus, il a apporté son soutien à des propositions extrêmement dangereuses des sénateurs PS concernant l'abrogation des peines planchers, ou la suppression de toutes les condamnations à des peines d'emprisonnement de moins de trois mois. En vérité, le PS reste prisonnier de ses fantasmes en matière de sécurité. Il a toujours un problème relationnel et une défiance permanente vis-à-vis des forces de l'ordre. À lire les critiques, je crois véritablement que les socialistes n'aiment pas la police.
Les socialistes n'ont pas le droit de critiquer l'assaut du Raid?
Je suis stupéfait d'entendre certains socialistes s'étonner que la police n'ait pas arrêté plus tôt Mohamed Merah alors même qu'ils nous servent en permanence des discours sur la défense des libertés. Ils se sont opposés notamment à la mise en place de la carte d'identité électronique. Les Français ont le droit de connaître le projet dangereux de François Hollande en matière de sécurité. Ils doivent connaître les conséquences des mesures prônées par Daniel Vaillant, par exemple, qui propose de dépénaliser le cannabis ou encore de supprimer 15 000 places de prison comme le défend Mme Lebranchu. Je dénonce ce discours de façade aux réalités totalement différentes et dont l'application conduirait à un résultat catastrophique. Comme entre 1997 et 2002, où Lionel Jospin était à Matignon, qui a vu une augmentation de 600.000 du nombre des victimes.
Le PS critique le bilan de Sarkozy en matière de sécurité. Que lui répondez-vous?
Nous pouvons revendiquer notre bilan en matière de sécurité, qui est très positif, avec une diminution de 17 % de la délinquance depuis 2002 avec notamment une baisse de 50 % du nombre d'homicides. On peut aussi se féliciter de la plus grande efficacité de la police et de la gendarmerie qui ont vu, dans le même, temps leur taux d'élucidation grimper de près de 50 %.

mardi 7 février 2012

Le défaut grec, solution au "paradoxe de Zénon"

Les blocages politiques face aux créanciers internationaux et une situation économique de plus en plus dégradée pourrait contraindre la Grèce à faire défaut sur sa dette en mars. Longtemps tabou, l'idée fait son chemin chez les responsables européens.

 Il en est du problème de la Grèce comme du paradoxe de Zénon d'Elée. Le nom de ce philosophe grec présocratique (480-420) est resté dans l'histoire grâce à son célèbre paradoxe d'Achille et la tortue. Le premier veut rattraper la seconde qui se trouve en un point A, mais quand Achille aura atteint ce point A, la tortue qui s'est déplacée aura atteint un point B qu'Achille devra donc atteindre, et ainsi de suite. Achille se rapprochera de plus en plus de la tortue mais sans jamais l'atteindre.
"Proche" d'un accord
Le paradoxe convient parfaitement à la république hellénique. Depuis 2010, le gouvernement grec applique ses plans d'austérité sans jamais atteindre ses objectifs de réduction de déficit public, annonce un programme de privatisations qui reste largement en deçà, et, last but not least, des réformes qui restent lettre morte en large partie. En outre, depuis des semaines, le Premier ministre Lucas Papademos annonce être "proche" d'un accord avec ses créanciers privés, censé permettre d'effacer 100 milliards sur les quelque 350 milliards d'euros de la dette souveraine, mais sans conclure. S'il reste encore quelques jours, puisque ce plan d'échanges d'obligations "volontaire" est prévu le 13 février, il dépend aussi d'une entente entre Athènes et les institutions internationales et de l'acquiescement des partis politiques grecs.
Abaissement du salaire minimun de 25%
Or du côté des créanciers institutionnels ((Commission européenne, Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI)), les positions semblent figées. Ils souhaitent en effet que l'ensemble de la classe politique grecque approuve les mesures demandées visant à réduire le déficit public de 1,5 point : abaissement du salaire minimum de 25%, la suppression des 13e et 14e mois de salaires, la suppression rapide de 150.000 postes dans la fonction publique., ambitieuse réforme fiscale, et réforme de la justice.
Or, en face, l'union nationale n'est que de façade. La coalition regroupée autour de Lucas Papademos - un technocrate ex-patron de la Banque centrale grecque -, qui va de l'extrême droite, le parti Laos, aux socialistes du Pasok en passant par les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, n'est pas sur la même longueur d'onde quant à l'application de nouvelles mesures d'austérité visant à réduire de 1,5 point le déficit public. Derrière ces atermoiements, il y a l'enjeu des élections législatives d'avril sur fond de récession économique qui s'accentue avec un PIB qui devrait se contracter cette année autant qu'en 2011 (- 6,1%).
14,4 milliards d'euros à rembourser en mars
Mais il y a aussi une urgence pour Athènes, doublement importante : boucler un accord qui lui permettrait d'obtenir une deuxième aide de 130 milliards d'euros (certains experts l'évaluent désormais à 145 milliards d'euros, la situation des finances grecques se dégradant au fil des semaines.) mais aussi se voir verser une tranche vitale de la première aide pour faire face à des échéances de remboursement de 14,4 milliards d'euros avant le 20 mars, de 8,1 milliards d'euros en mai et 7,8 milliards d'euros en août.

En cas de blocage, l'ensemble des paradoxes grecs pourraient donc être résolu sous la forme d'un défaut du pays sur sa dette, comme vient de l'évoquer le président de l'Eurogroupe, le Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker. Ce dernier lève ainsi le tabou imposé par le couple franco-allemand pour éviter tout risque de contagion de la crise d'Athènes aux autres capitales de l'Europe du sud.
Un puits sans fond
Car jamais depuis le début de la crise grecque en octobre 2009, le défaut a été aussi tangible, tant les milliards d'euros prêtés à la Grèce - 110 milliards d'euros pour le premier plan - n'ont pas permis pour le moment un redressement de la situation du pays. "Du côté européen, il est clair que la Grèce est devenue un puits sans fond. Donner plus d'argent sans avoir un total contrôle du pays est un gaspillage d'argent", souligne Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities.
Les autorités européennes sont donc en train d'acter un tel scénario, pariant sur un "défaut ordonné" de la Grèce, voire à sa sortie, temporaire, de la zone euro, mettant au compte des dirigeants grecs l'échec du redressement du pays. "Dans de nombreux pays de la zone, notamment en Allemagne, en Finlande, aux Pays-Bas, la sortie de la Grèce se justifie comme une "punition" pour avoir falsifié les données de finances publiques lui permettant de se qualifier à l'UEM et pour n'avoir pas, depuis lors, cherché à respecter les règles du jeu communautaire", estime Bruno Cavalier.

dimanche 1 novembre 2009

Origine de la FÊTE DE LA TOUSSAINT

La langue française désigne par cet unique mot fort heureux la solennité collective tous les saints. Celle fête ne remonte pas aux siècles primitifs du christianisme. Voici quelle en a été l'origine. Marc Agrippa, gendre d'Auguste, vingt-cinq ans environ avant la naissance du Christ, fit élever à Rome un temple superbe pour le dédier à son beau-père. Auguste n'ayant point accepté cet honneur, Agrippa dédia cet édifice à Mars et à Jupiter Vengeur, en mémoire de la victoire remportée par Auguste contre Marc-Antoine et Cléopâtre.

Plus tard, la déesse Cybèle et tous les dieux et déesses dont elle est la mère y eurent leurs statues en bronze, en argent, en or et même en pierres précieuses, selon l'importance de chacune de ces fausses divinités ; alors ce temple reçut, à juste titre, le nom de Panthéon, ou réunion de tous les dieux. Les décrets de Théodose le Jeune contre les monuments de l'idolâtrie avaient respecté ce magnifique édifice. On s'était contenté d'en extraire les impures idoles et d'en fermer les portes. Le pape Boniface IV demanda à l'empereur Phocas le Panthéon pour en faire une église. Sa demande fut accueillie, et en 610, le treizième jour de mai, Boniface dédia le Panthéon au vrai Dieu, sous l'invocation de la sainte Vierge et des martyrs.

Il y fit transporter vingt-huit chariots d'ossements des généreux confesseurs de la foi pris dans les divers cimetières de Rome, et dès ce moment le Panthéon prit le nom de Sanctæ-Mariæ ad Martyres. Depuis longtemps cette église est nommée Notre-Dame de la Rotonde, à cause de sa forme ; en effet elle ressemble à un demi-globe dont la hauteur est presque égale à la largeur. Celle-ci est de cent cinquante-huit pieds de diamètre (près de cinquante-trois mètres.

Le porche de cette coupole ou dôme est percé d'une large ouverture qui éclaire seule l'intérieur du temple. Tout le pourtour de l'église est orné d'autels.

Le pape ordonna que tous les ans, à pareil jour, on célébrerait l'anniversaire de cette Dédicace. Néanmoins, comme on a vu, ce temple n'était pas destiné à y célébrer la mémoire de tous les saints. En 731, Grégoire III fit terminer dans l'église de Saint-Pierre, au Vatican, une chapelle en l'honneur du Christ Sauveur, de sa sainte Mère, des saints apôtres, martyrs, confesseurs et de tous les justes qui reposaient, pausantium, par toute la terre. Cette chapelle serait donc le véritable berceau de la fête de la Toussaint. Un Office fut composé pour célébrer la nouvelle solennité. Insensiblement, à cause des rapports intimes de celle-ci avec la Dédicace la Rotonde, ces deux fêtes n'en firent plus qu'une seule. Afin de donner aux fidèles plus de facilité pour la célébrer, on en fixa le jour à une époque où toutes les récoltes étaient terminées.

Ainsi du 13 mai assigné pour l'anniversaire de la Dédicace de la Rotonde, comme on le lit encore au Martyrologue romain, cette fête fut transportée au premier novembre, par le pape Grégoire IV. Ce pontife se trouvant, en France, vers 835, engagea Louis le Débonnaire à établir dans ses vastes états la fête qui jusqu'à ce moment était restée circonscrite dans Rome et ses environs. Elle s'étendit rapidement dans les autres royaumes, et, à dater du neuvième siècle, l'église latine solennisa, le mêmo jour, la rite de la Toussaint. Il y avait néanmoins, avant ce temps-là, une fête de tous les apôtres, qui était célébrée le premier mai.

Le jeûne de la veille est prescrit dans un Concile depuis l'an 1022. Mais l'Octave (semaine de liturgie spéciale) ne fut établie qu'en l'année 1480 par le pape Sixte IV, qui plaça le Toussaint à un degré plus haut. La fête a toujours été chômée et le Concordat de 1802, en France, l'a retenue. Au dernier jour de l'Octave, à Paris et dans beaucoup d'églises, on célèbre la fête des Reliques. Le Rite de Rome n'en fait aucune mention. Le Missel de Noailles n'en parle pas davantage. La vénération des reliques ne se trouve donc que dans le Rite de Vintimille. Le Canon de Prime, pour ce jour, y est extrait d'un Concile de Mayence, en 1549, qui parle du respect dû aux reliques des saints, mais ne fait aucune mention de la fête dont nous parlons. Elle se confond, il est vrai, avec le jour de l'Octave de la Toussaint, mais l'Office roule principalement sur les reliques. Nous trouvons dans le Missel de Noailles, pour le 4 décembre, une fête de la susception des saintes reliques, en 1194. La Messe en est à peu près la même que celle du 8 novembre, dans le nouveau Rit C'est donc une simple translation, mais sous un titre plus général qui en fait une festivité nouvelle.