TOUT EST DIT

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mercredi 21 août 2013

Règlements de comptes

Règlements de comptes

« Il faut en finir avec les règlements de comptes ! » En effet. On ne trouvera pas grand monde pour refuser de s'accorder sur cette impérieuse nécessité. Le problème est qu'il ne s'agit pas seulement de mettre fin aux assassinats et aux violences qui, depuis des années, défigurent Marseille, mais aussi à ces règlements de comptes politiciens inévitablement déclenchés par les problèmes de sécurité. La situation marseillaise est assez dramatique pour inviter les uns et les autres à la modestie. Ni les rodomontades de Sarkozy avec la droite ni les gesticulations médiatiques de Valls sous la gauche n'autorisent une vaine querelle des bilans. En matière de délinquance, il en va des statistiques comme des températures de la météo : il y a les chiffres et… le ressenti.
Dans ces conditions, il ne serait pas imaginable que la spectaculaire « descente » à Marseille de Jean-Marc Ayrault, accompagné de cinq ministres, ne relève que d'une instrumentalisation supplémentaire. Il faut plutôt y voir une reprise en main spectaculaire du Premier ministre, lassé de la surexposition très calculée de son ministre de l'Intérieur.
Il serait bien, pour commencer, que cessent ces bisbilles entre Christiane Taubira et Manuel Valls, encouragées par le laisser-faire de François Hollande. Il n'y a plus de place, aujourd'hui, pour de stériles querelles idéologiques. Prévention et répression sont les deux faces d'une unique politique pénale dont justice et police sont les maillons indissociables. Le triste exemple marseillais témoigne de la nécessité d'allier une absolue fermeté à un traitement économique et social.
Raison de plus pour en appeler à une étroite collaboration de l'État et des collectivités locales, sans souci d'étiquettes. L'économie parallèle dans les cités n'a prospéré qu'avec la complicité passive et les renoncements de la puissance publique. Les annonces de Jean-Marc Ayrault sur un contrat de projet avec la métropole marseillaise marqueront-elles un progrès ? C'est à souhaiter. Les zones de non-droit ne sauraient constituer des champs de bataille… électoraux.

CECI EST INADMISSIBLE !

Catastrophe, même la Terre empile des dettes !


Selon les calculs d'une ONG farfelue, la Terre serait maintenant en état de dette écologique.
Magie du mois d'août, puissance phénoménale de la réflexion journalistique, écologisme de combat poussé dans les retranchements les plus obscurs d'une pensée féconde de n'importe quoi qui gazouille, à mi-chemin entre la pignouferie de combat et le fluffysme ultime, la presse nous relaie depuis le 20 août une nouvelle effrayante : à partir du 20 août, la Terre va vivre à crédit.
Oui, vous avez bien lu, mais je vais reprendre le chapeau de l'article pour bien vous faire prendre conscience de toute l'horreur de la situation :
Il n'aura fallu à l'humanité qu'un peu moins de huit mois, 232 jours exactement, pour consommer toutes les ressources naturelles que la planète peut produire en un an. Ce mardi 20 août correspond au "Global Overshoot Day" ou "jour du dépassement planétaire" selon l'organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN), qui calcule chaque année ce "jour triste et solennel".
Principaux responsables de ces dégâts : le rejet massif de CO2 et la surexploitation des milieux naturels.
C'est dit.
Le 20 août, plus d'air, plus d'eau, plus de pétrole, plus rien.
À côté, l'Armageddon économique qui nous pend au nez depuis un moment, ou l'Armageddon politique que la France subit depuis 40 ans en tâche de fond, c'est de la rigolade, un parcours de santé, une plaisanterie de potache : le 20 août 2013, c'est le jour où la Terre va s'arrêter net d'exister. Pouf. Comme ça.
Et comme c'est une ONG éco-consciente qui le dit, non seulement c'est vrai, mais ça doit nous obliger à prendre du recul et à penser très sérieusement à notre place d'humain sur cette pauvre planète. Mais vite : il nous reste 72 heures avant le "pouf !" final.
Au passage, on admirera le joli logo de l'ONG en question :
C'est une ONG qui ne fait pas dans la demi-mesure, puisqu'elle travaille à Faire Avancer la Science de la Durabilité. Tout de suite, un slogan pareil, ça vous pose une ONG dans le domaine du sérieux méticuleusement calculé. Ainsi, la Durabilité est une Science. Et on peut la faire avancer, notamment en expliquant à tout le monde que les ressources de la Terre commenceront à être surexploitées à partir du 20 août.
Plus exactement et pour reprendre le gloubiboulga du journaliste bien en peine de comprendre quelque chose au charabia indigeste de l'association de branquignoles à roulettes qui fait avancer son pipeau durable, à partir du 20 août, les humains auront épuisé les ressources naturelles pouvant être fournies cette année par la Terre.
Et à partir du 20 août, ils auront le choix :
- ne plus rien consommer du tout. Ce qui va poser des problèmes. Si si, je vous assure.
- consommer des ressources à crédit, ce qu'aucune espèce d'explication physique ou mathématique ne permet d'éclairer.
Par je ne sais quelle sorte de bricolage insensé, on en arrive donc à dire que les Terriens, ces gros mammifères encombrants, qui rotent, qui pètent et qui polluent, vont brûler du pétrole qu'ils n'ont pas encore extrait, et manger des ressources qui ne sont pas encore produites.
Évidemment, ici, le "travail" grotesque du journaliste aura permis, de façon assez élégante, de fusiller définitivement le "travail" ridicule de l'ONG. Un peu comme les interférences destructives dans la physique ondulatoire, on constate ici que les ondulations lancinantes de l'ONG visant à nous faire paniquer sur une dette de l'humanité sont annulées par les ondulations à contre-phase des journaleux qui transmettent n'importe comment une information déjà fortement suspecte de foutaisitude au départ.
Il va de soi que l'ONG n'a pondu qu'un de ces copieux calculs basés sur de l'air, manipulés à la grosse louche, entourés de conditions et de prérequis frisant le comique et aboutissant à des conclusions burlesques. Les folliculaires, s'emparant de la nouvelle, la prémâchent pour en obtenir un jus quintessenciel de conneries consternantes, comme d'habitude.
L'idée générale de l'ONG est de prétendre pouvoir calculer le temps que met la biosphère terrestre dans son ensemble à reproduire la biomasse consommée par les terriens dans une période donnée. Chose amusante, le calcul de 2009 avait été trop optimiste sur cette capacité de la Terre à reproduire ses ressources, d'où un différentiel d'un mois - oui, 1/12e d'année - avec le résultat du calcul de 2010. On imagine la précision diabolique des calculs. Depuis, on tombe heureusement toujours à peu près à la même date. Ouf. Les apparences scientifiques sont sauves.
Immédiatement, des questions - qui n'effleureront pas les journalistes - viennent à l'esprit :
Pourquoi utiliser l'empreinte carbone pour ces calculs fumeux ? Cela fait un moment qu'on sait que le CO2 n'est pas un polluant et constitue même une véritable ressource. L'ONG serait-elle en retard d'un combat ?
Comment calculer les ressources initiales, sachant qu'on ne connaît pas tout de cette planète, loin s'en faut ? Ne connaissant pas même 1% des espèces vivantes, il paraît en effet pour le moins couillu de prétendre en connaître précisément les entrées-sorties. Par exemple, le caca humain (merdus vulgaris) est, malgré tout, un substrat pour pas mal de choses, qui vont, d'une façon ou d'une autre, permettre à d'autres choses de vivre ou survivre et aboutir, au final - oui c'est troporrible aussi mais c'est comme ça - dans une assiette humaine.
D'autre part, et même en imaginant que les données initiales sont connues (hypothèse hardie, on l'a vu), la conclusion qui aboutit à un déficit devrait être sujette à caution : d'où vient le manque à gagner ? D'une part, l'humanité n'a pas, discrètement et sur une autre planète, constitué un petit stock de denrées pour y puiser de temps en temps ce qui lui manquerait pour finir l'année. D'autre part, dès lors que des ressources manquent, leur consommation diminue : eh oui, quand il n'y a pas de pétrole, on n'en brûle pas.
Ce qui veut dire que toute idée de déficit écologique est, à proprement parler, absurde : au pire, l'humanité ne pourra pas se maintenir à six milliards d'êtres humains, voire disparaîtra doucement - ce qui est, au final, ce qui se passe pour toute espèce vivante à terme -, au mieux, elle pourra très bien vivre, et dans ce cas, pas de quoi en faire tout un foin.
Mais en tout cas, à aucun moment, elle ne constituera une dette envers d'hypothétique extra-terrestres qui viendraient nous fournir de la nourriture, des pilules énergétiques ou un stock conséquent de papier nécessaire à l'impression de tous les euros et les dollars que la crise économique va nous obliger à imprimer.
Ce mois d'août montre en tout cas la force cumulée des journalistes et des fluffies : à partir d'un calcul absurde, et d'une conclusion qui l'est tout autant, on aboutit à des articles consternants.

Notre culture du pessimisme

Notre culture du pessimisme


Une série de récents sondages a pointé du doigt le pessimisme des Français. Les explications de cette humeur morose ont souvent porté sur les facteurs conjoncturels, et en premier lieu le chômage. Ceux qui en souffrent le plus sont les jeunes - en particulier sans qualification - qui, comme en Italie, n'arrivent pas à entrer sur le marché du travail.
Les remèdes de long terme à cette situation sont connus. Ils passent par des réformes structurelles consistant à alléger les règles à l'embauche et les charges sociales qui s'appliquent aux entreprises, à encourager la création des PME, principales pourvoyeuses d'emplois, et à assurer un meilleur lien entre production, recherche et innovation technologique.
En même temps, et c'est là le paradoxe, la France a aussi de bonnes raisons de ne pas désespérer. Elle reste, en 2013, la cinquième économie mondiale. L'espérance de vie est l'une des plus élevées au monde (78 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes) ; la qualité de la médecine y est fortement pour quelque chose, ce qui d'ailleurs n'est pas une raison pour laisser filer les dépenses de soins. Le taux de fertilité des femmes est l'un des plus élevés d'Europe (2 enfants par femme contre 1,5 en moyenne dans l'Union).
On pourrait ajouter que les structures familiales restent très solides et permettent, en temps de crise, l'expression d'une solidarité intergénérationnelle bien plus forte que dans d'autres pays développés.
Une part de sagesse ?
Et si les causes du pessimisme français n'étaient pas conjoncturelles, mais structurelles ? Il y a plusieurs années déjà, les économistes Pierre Cahuc et Yann Algan avaient souligné un problème fondamental : notre pays est, dans le monde occidental, l'un de ceux dans lequel la confiance entre les individus est la plus faible.
Ceci est dû au fait que la République n'a jamais été aussi égalitaire qu'elle le proclame : elle s'est, en effet, construite progressivement sur une myriade de statuts dont l'un des effets est que l'on a toujours l'impression que celui de l'autre est meilleur que le sien.
Le plus bel exemple est fourni par le nombre incroyable de régimes de retraite qui existe en France. C'est une différence fondamentale avec les pays du nord de l'Europe (Norvège, Suède, Finlande) dans lesquels un seul régime s'applique de la même manière à l'ensemble des travailleurs et où la confiance entre les individus est l'une des plus fortes du monde. Mais le pessimisme en France est aussi une valeur que l'on acquiert par l'éducation, au point de faire partie de la culture nationale. C'est une différence notable avec les États-Unis où l'enthousiasme est, à l'inverse, cultivé comme un élément de la culture collective.
À propos d'Amérique, le journaliste du New York Times Robert Cohen, dans son éditorial du 11 juillet, a certainement le mieux résumé le pessimisme culturel des Français : « Dites à un Français qu'il fait beau, et il vous rétorquera que ça ne va pas durer. Dites-lui qu'il fait une chaleur agréable et il vous expliquera que ça annonce l'orage. »
L'observateur américain ajoute, avec raison, qu'il faut voir dans cette amertume française une part de sagesse, un rappel au fait que la vulnérabilité demeure une caractéristique de l'existence humaine. Le pessimisme structurel des Français serait ainsi l'expression d'une modestie. Qui l'eût cru ?
(*) Directeur du Centre d'études et de recherches internationales à Sciences Po Paris.

Ce que doivent faire les banques

Chacun peut croire que déposer de l'argent à sa banque commerciale est d'une plus grande utilité que de cacher ses billets sous son matelas. Chacun peut imaginer que ses dépôts, ainsi que ceux de ses voisins et amis, peuvent être recyclés, au moins en partie, pour prêter à quelqu'un qui en a besoin. Chacun peut croire que ses dépôts feront les crédits à l'économie des autres.

Les six grands réseaux de banques françaises viennent d'être reçus par le président de la République. Entre autres résultats de cette entrevue avec les banques, elles ont obtenu de collecter davantage de fonds du livret A, bien connu des Français : soit 30 à 50 milliards d'euros en plus pour ces banques commerciales. Selon le raisonnement précédent, si les dépôts d'aujourd'hui font les crédits de demain, les banques françaises devraient donc prêter davantage à l'économie.

Seulement voilà : si le financement global de l'économie se fait bien grâce aux banques universelles, celles-ci ne devraient théoriquement pas attendre de telles arrivées de dépôts pour assurer leur production habituelle de crédits. Les banques commerciales ont toujours des responsabilités systémiques : leurs crédits, globalement, font les dépôts. Même en cas de ralentissement et d'incertitudes sur le futur !
Elles doivent prêter dans des conditions normales et avec l'esprit de responsabilité sociale d'entreprise bancaire qui est le leur depuis toujours : les banques ne sont pas tout à fait des entreprises comme les autres et elles le savent parfaitement.
Préférer l'entrepriseaux dividendes
À elles d'entretenir une vue optimiste de l'avenir ! À elles de ne pas trop se réfugier derrière les réglementations (respect des pourcentages de détention d'obligations sans risques) pour ne rien faire... Les banques françaises, aujourd'hui, ont des actifs considérables, trois fois supérieurs au revenu national. Elles ont eu des soucis, mais Michel Barnier vient de présenter l'acte II de l'Union bancaire européenne avec un mécanisme unique de restructuration bancaire (SRM).
Elles vont respecter la loi bancaire qui vient d'être publiée au Journal officiel (26 juillet), réduire les frais bancaires à payer par les consommateurs et mieux séparer leurs activités de banque et de marché. Bref, refuser l'addiction envers des produits d'une économie de casinos financiers spéculatifs.
Si la crise se poursuit, chacun aura sa part de responsabilité : les entreprises tout d'abord, si elles ne réinvestissent pas leurs profits dans leurs projets, préférant la distribution de dividendes de luxe - 37 milliards d'euros en 2012 - au réinvestissement. Les États ensuite, s'ils ne font pas d'efforts de productivité en maintenant les qualités des services publics et de la recherche publique. Et les banques enfin, si elles attendent simplement que les autres changent...
Le vrai risque de la non-reprise à la rentrée est connu : c'est celui d'une jeune génération qui, faute d'être bien embauchée, va se désemployer cumulativement après la rentrée universitaire, faute d'emploi dans l'Union européenne. La reprise européenne, il faut la vouloir, la concevoir : créditons-nous des espérances de gains économiques et sociaux à venir. Chacun aura ainsi la responsabilité d'être ami avec le « crédit bien fait » et d'être « ennemi de la finance purement spéculative » !

2025, c’est maintenant !


Vivement 2025 ! Cela vaut le coup d'attendre : retour au plein emploi (Moscovici), industrie requinquée (Montebourg), logements pour tous dans un environnement de qualité (Duflot), police 3.0 épousant les évolutions de la société (Valls), moins de monde dans les prisons pour plus de sécurité (Taubira). Ce tableau idyllique, brossé à l'occasion du séminaire gouvernemental de rentrée, prête forcément aux sarcasmes. Il est même un peu trop facile de s'y abandonner. Parce que, direz-vous, on reproche suffisamment aux politiques de ne penser qu'aux échéances électorales pour ne pas souligner l'intérêt d'une démarche faisant, pour une fois, abstraction du court terme.
Après tout, ce sont des stratégies de planification qui ont permis à la France d'après-guerre et des années 60 de se reconstruire et de se moderniser. N'a-t-il pas manqué à nos gouvernements passés une vision pour enrayer la terrible désindustrialisation du pays ? Mais alors, pourquoi tourner en dérision cette initiative élyséenne ?
Parce qu'une fois de plus pèse un soupçon d'opportunisme sur la démarche de François Hollande. S'il s'agissait de définir un cap pour l'avenir, pourquoi ne pas l'avoir fait dès l'avènement de son quinquennat ? Pourquoi avoir attendu l'imminence de réformes douloureuses, si ce n'est pour inviter l'opinion à lever le nez ? Le moment choisi renforce la thèse de la diversion. Surtout que les ministres, alertés hâtivement, ont bâclé des copies trop complaisantes.
Comment travailler sérieusement en faisant abstraction des évolutions géopolitiques et des contraintes européennes ? On veut croire que le nouveau rapport demandé au Commissariat général à la stratégie et à la prospective sera plus charpenté. Mais le vrai test sera constitué par les arbitrages que va rendre François Hollande sur les dossiers chauds qui conditionnent justement l'avenir. Saura-t-il rompre avec la politique des réformes à petits pas et des choix différés qui sclérosent la France ? Pour François Hollande, 2025, c'est maintenant !

" L'ennemi", est-ce la finance ou sont-ce les retraités????

La Cour des comptes considère que l'objectif de rattrapage des revenus des retraités par rapport aux actifs est atteint. Elle propose donc dans son  dernier rapport une hausse de leur imposition. Revue des mesures proposées  et de leurs gains escomptés. Dans son dernier rapport sur la sécurité sociale, la Cour des comptes préconise de faire davantage participer les retraités à la solidarité nationale.

 D'après la Cour des comptes, les différentes niches fiscales et sociales  qui s'appliquent aux retraités représenteraient un manque à gagner de 12  milliards d'euros pour l'État et la sécurité sociale.

Or, les revenus des têtes blanches sont désormais légèrement plus élevés que ceux des actifs, et leur patrimoine beaucoup plus.

 Selon le président de la Cour des comptes Didier Migaud, "les retraités sont dans une  situation financière plus favorable que les actifs, notamment les jeunes."

Et l'objectif de ces avantages, qui était de réduire l'écart avec les
actifs "est atteint."

Revue des mesures préconisées par la Cour des comptes :

 • Supprimer progressivement l'abattement de 10% alors qu'ils n'ont plus de  frais professionnels (gain de 2,7 milliards d'euros).

• Supprimer progressivement l'exonération des majorations de pensions pour les parents de 3 enfants (gain de 800 millions d'euros).

• Aligner le taux de CSG appliqué aux pensions de retraite sur celui des actifs.

Ce qui soumettrait les 7,9 millions (49%) de retraités aujourd'hui
 assujettis à une CSG de 6,6% à un taux de 7,5% (gain de 1,2 milliard
 d'euros).

 • Les 585.000 particuliers employeurs de 70 ans et plus qui bénéficient
 d'une exonération de cotisations patronales, se la verraient supprimée (gain
escompté de 380 millions d'euros) .
 
 C'est vrai qu'un chirurgien, ou ingénieur, ou pilote d'avion en retraite
 est en situation plus favorable qu'un jeune actif qui bosse à la
 poste.....Voilà bien une injustice de taille .

 Autre injustice , on a plus de patrimoine à 70 ans qu'à 30 ans.... c'est
 dingue non ?
 
 C'est vrai aussi que les honteux retraités qui ont connu l'époque
 travailler plus pour gagner plus,( jusqu’à 60 heures hebdo et 2, puis 3
 enfin 4 semaines de congés)
 
 et préparé leur retraite en économisant, sont has been en regard des 35 h ,
 5 semaines de congés et RTT .
 
 Mais c'est vrai aussi qu'il faut éviter de parler :

Des sénateurs
 
 Des députés

 Des fonctionnaires

Des régimes spéciaux

De ceux qui partent à 50 ans et ceux qui partent à 65 ans

 De ceux qui partent avec 75% du salaire des 6 derniers mois, alors que
 d'autres partent avec 50 % du salaire moyen des 25 dernières années .
 
 Des retraités de la SNCF dont le premier euro n'est pas financé autrement
 que par le privé.
 
 Des députés européens qui ne paient pas un centime de CSG.
 
 Des journaleux chouchoutés par le pouvoir en place.
 
 Ceux qui ne paient rien et reçoivent tout
 
 Et puis , il faut bien payer les rsa, cmu et tous les assistés venus
 d'ailleurs,alors tout est bon pour trouver des coupables .
 
 Au passage ils sont loin d'expliquer les 12 ou 17 milliards du trou de la
 sécu (même pas foutus de savoir combien)
 Bon courage pour l'avenir

François Hollande a choisi le nouveau logo du PS...

Le préservatif !
 En effet le préservatif 
 - Tolère une forte inflation
 - Lubrifie les rapports sociaux
 - Vide les bourses
 - Stoppe la production
 - Détruit la prochaine génération
- Protège les glands
 - Convient parfaitement aux trous du cul
 - Vous donne un sentiment de sécurité quand vous vous faites baiser !

mardi 20 août 2013

Le 23e Congrès mondial de la philosophie dans l'amphi grec

« La philosophie comme questionnement et mode de vie » était le thème de la 23e édition du Congrès mondial de la philosophie, à Athènes.

La 23e édition du Congrès mondial de la philosophie s’est tenu du 4 au 10 août 2013 à Athènes (Grèce), dans les lieux où enseignaient Socrate et Diogène, Platon ouAristote. Près de 2000 philosophes du monde entier ont assisté à ce congrès, accueilli tous les cinq ans dans une ville différente. Le thème retenu cette année était : « La philosophie comme questionnement et mode de vie » (Philosophy as Inquiry and Way of Life).

Organisé par la Fédération internationale d’études philosophiques (FISP), l’événement fait dialoguer sagesses antiques et pensée contemporaines. Parmi les prestigieux intervenants venus du Japon, de Chine, des États-Unis, de Russie ou d’Europe, figurait notamment le célèbre philosophe allemand Jürgen Habermas, auteur d’une réflexion sur le « cosmopolitisme ».
Étaient également présent :  le Britannique Simon Critchley, notamment pour une intervention sur de la philosophie analytique ; la Finlandaise Esa Saarinen, qui s’est exprimée sur le rapport de la philosophie et des médias ; l’Italien Maurizio Ferraris, pour l’Italie, discutant des courants du Nouveau réalisme et de « la philosophie comme sens cosmopolitique ». La France était représentée par Michel Fichant, professeur à la Sorbonne, spécialiste de Spinoza.
Au philosophe américain d’origine sénégalaiseSouleymane Bachir Diagne de conclure cette semaine de réflexion et d'échange : « Pour un philosophe, assiter assis sur ce banc de pierre à un tel spectacle est très évocateur et émouvant ».
Informations complémentaires sur le site du 23e Congrès mondial de la philosophie

Les Français ne voient pas la fin de la crise, selon un sondage


 Près des deux tiers des Français considèrent que le pays est toujours en pleine crise et une minorité d'entre eux se disent prêts à faire des efforts pour redresser les comptes du pays, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.
En effet, 68% des français considèrent que la France est encore en pleine crise, 20% que la situation est encore préoccupante, même si le pire est passé, et 12% que la situation est plus favorable.
En janvier dernier, les Français étaient 71% à penser que le pays était en pleine crise, soit trois points de plus.
Priés de dire s'ils sont prêts à faire des efforts alors que le gouvernement s'efforce de réduire les déficits, seuls 44% des sondés répondent par l'affirmative, 56% y étant hostiles.
Ce sondage a été réalisé du 12 au 14 août auprès d'un échantillon de 993 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Petite chronique d’une prérentrée politique…

Petite chronique d’une prérentrée politique…


C’est l’info politique de ce week-end : le président de l’UMP, sous la pression d’une partie des caciques de son mouvement, accepte l’idée de dresser le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Dimanche, les journaux annonçaient : « Copé autorise l’inventaire… ». A la grande fureur des proches de Nicolas Sarkozy. Tandis que Roger Karoutchi confirme qu’il est « contre tout inventaire », Patrick Balkany réclame, lui, de faire plutôt « l’inventaire des conneries socialistes ». L’un, pourtant, n’empêche pas l’autre. Copé prévient toutefois« qu’il refusera que ce débat tourne en procès personnel contre Nicolas Sarkozy et François Fillon, qui ont géré la France ensemble ». Avertissement aux « fillonistes » qui seraient peut-être tentés de se réjouir un peu trop vite. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy, c’est aussi celui de François Fillon.
Vice-président de l’UMP de plus en plus tenté de faire bande à part, Laurent Wauquiez, lui, va plus loin. Affirmant que, de 2002 à 2012, son camp « n’avait pas su interrompre la menace du déclin », il estime : « C’est intéressant de voir Copé se lancer à son tour dans l’inventaire. On aimerait, toutefois, qu’il ne se limite pas aux cinq dernières années mais aux dix ans du pouvoir de la droite. » Avis, donc, à Jean-François Copé, ex-ministre, sous Jacques Chirac, des gouvernements Raffarin et Villepin. Les 1er et 2 septembre, se tiendra à Arcachon la réunion des Amis de Nicolas Sarkozy. L’inventaire de la succession de ce dernier, avec son passif et son actif (lequel des deux pèse le plus lourd ?) va sans doute donner aux intervenants quelques beaux thèmes de réflexion… et de déclarations polémiques !
NKM contre Hidalgo : jeu de jupes (et de dupes) !

Affaire conclue : c’est dans le XIVe arrondissement que se présentera Nathalie Kosciusko-Morizet pour les municipales, à Paris. A l’ombre de la tour Montparnasse, au sommet de laquelle NKM, à défaut de la Tour Eiffel, pourra déclamer : Paris, à nous deux ! Il s’agit, certes, d’un arrondissement clé. Le XIVe, « arraché à la droite en 2001, envoie dix conseillers à l’Hôtel de Ville ». Dont huit sont de gauche. Si NKM conquiert cet arrondissement, elle peut faire basculer l’élection en sa faveur. Autre atout qui peut servir la prétendante UMP : les bisbilles de la gauche. Pascal Cherki (proche de Benoît Hamon), qui est maire de l’arrondissement, cumule son mandat municipal avec un siège de député. Or, Anne Hidalgo l’a affirmé : elle ne veut pas de cumulard sur ses listes. Mais le député-maire entend bien conserver ses deux mandats. L’atterrissage de NKM sur sa mairie lui sert d’ailleurs d’alibi. « Avant de savoir si on cumule ou pas, je pose simplement la question : quel est le meilleur dispositif pour garder le XIVe ? Si on perd l’arrondissement, on perd Paris. » Pour Pascal Cherki, pas de doute possible, le « meilleur dispositif », c’est lui. « Je connais très bien la sociologie de l’arrondissement. (…) J’amène une plus-value incontestable. » Mais Hidalgo n’entend pas céder sur ses promesses de parité et de non-cumul. Contre la ventouse Cherki, elle pousse l’une de ses proches, Madame le conseiller municipal Olivia Polski.
Avant d’affronter la candidate UMP, les socialistes du XIVe arrondissement auront donc quelques comptes à régler entre eux. En attendant NKM, qui aime bien brûler les étapes, attaque bille en tête « l’héritière » Anne Hidalgo. Duel de deux « bobos », l’une de gauche, l’autre portant l’étiquette UMP. Juste l’étiquette. Pas sûre que l’électorat parisien le plus à droite du mouvement soit au rendez-vous de cette icône « ultra-connectée » de toutes les modes – vestimentaires, écologistes, réseaux sociaux – et surtout symbole d’une droite qui a honte de ne pas être de gauche. « La respectabilité consentie à la droite est proportionnelle à son degré de conformité avec les « valeurs » de gauche » écrivait Denis Tillinac, en juin dernier, dans Valeurs actuelles. De ce point de vue, NKM est terriblement « conforme ». Au point de se confondre idéologiquement, dans le décor parisien, avec Anne Hidalgo. En choisissant comme candidate l’ancien ministre de l’Ecologie de Nicolas Sarkozy, l’UMP aurait-elle opté pour la stratégie du mimétisme ?

Valls et Taubira : drôle de jeu (de rôle)

La polémique sur la réforme pénale continue d’agiter la gauche. Le socialiste Jean-Pierre Sueur, président des lois du Sénat, veut maintenant accélérer le processus et demande que le projet de la loi Taubira soit discuté « avant les municipales ». Dans un entretien au Monde, Jean-Pierre Sueur exhorte le président de la République à assumer les engagements de sa campagne présidentielle. « Il serait incompréhensible de ne pas le faire. » En attendant, il se « réjouit » que le Premier ministre ait annoncé la présentation du projet dès septembre prochain, en Conseil des ministres.
Vendredi dernier, j’avais intitulé mon article à propos de cette polémique : Valls et Taubira gâchent les vacances de Pépère. Un titre qui, à la réflexion, mérite d’être nuancé. Valls critiquait avec une certaine virulence le texte élaboré sous l’égide de Christiane Taubira par des membres du Syndicat de la magistrature (les constructeurs du fameux « mur des cons »). Texte qui, en une période où la délinquance explose d’une manière exponentielle, souhaite supprimer les peines planchers et remplacer l’emprisonnement par des peines probatoires, des travaux d’intérêts généraux (que les condamnés n’accomplissent en France pratiquement jamais) et le bracelet électronique. Mais, depuis la publication dans la presse de cette lettre de protestation adressée au chef de l’Etat, Valls a fait acte de contrition, déclarant : « Il n’y a qu’une seule ligne, celle définie par le président de la République. Nous allons continuer à travailler avec Christiane Taubira main dans la main. » En se tordant un peu le poignet de temps en temps ? Au fait, quelle est la ligne « définie par le président de la République » ? Nous n’en savons rien, même si nous la subodorons fortement. Comme toujours, Hollande entretient le flou. Et, comme le lui avait si bien rappelé Martine Aubry lors de la primaire socialiste, là où c’est flou il y a un loup.
En fait, ce débat est bien dans la ligne ambiguë de notre grand méchant « flou ». La réforme Taubira satisfait l’extrême gauche, les écolos et la gauche intello : la gauche du Monde, de Libération et du Nouvel Observateur. Pour autant, elle ne fait pas l’unanimité chez tous les électeurs socialistes, ni même chez les élus de base confrontés sur le terrain à cette montée de la délinquance sous toutes ses formes. Donc, pour ceux-là, il faut Manuel Valls et ses propos rassurants contre le laxisme. Le verbe musclé du ministre de l’Intérieur servant à couvrir la réforme en cours. A Valls la parole. A Taubira, soutenue en sous-main par le chef de l’Etat et les hiérarques du PS, l’action. Lorsque le vice-président du Front national, Florian Philippot, estime que « derrière cette polémique, se cache un plan de carrière du candidat à la présidence de la République Manuel Valls », il a parfaitement raison. Valls sait bien que la réforme Taubira passera (sans doute après les élections plutôt qu’avant). La présentation de ce projet en Conseil des ministres, dès le mois prochain, est une indication en ce sens. Mais peu importe à Valls. L’important, pour lui, c’est de prendre position contre ce texte de loi dont il sait très que, s’il parvenait à l’Elysée, il se garderait bien de l’abolir puisqu’il satisfait tout de même 72 % des électeurs de gauche.
Cette réforme Taubira entre dans la transformation « sociétale » entreprise par la gauche (dont les dirigeants sont les héritiers de mai 1968, bien plus que du Front populaire) et qui complète en quelque sorte la panoplie : libéralisation des mœurs, « mariage » gay, permissivité à tout va (la gauche de Delanoë et de Strauss-Kahn), accueil à bras ouvert des immigrés, promotion de l’islam (83 % des musulmans français ont voté pour Hollande : répétons-le, et répétez-le, à chaque occasion). Ce dernier, dans sa course effrénée aux électeurs bobos (le PS a entériné depuis longtemps la perte de l’électorat ouvrier) a besoin de Valls sur sa droite pour faire un faux contrepoids à Taubira. Un jeu de rôle que nous avaient déjà joué Elisabeth Guigou et Jean-Pierre Chevènement quinze ans auparavant. Cette polémique constitue donc une sorte « d’enfumage en bande organisée » à laquelle Valls sert, en toute connaissance de cause, de trompe-œil… Un enfumage auquel, d’ailleurs, participe à sa façon le foldingue Mélenchon lorsqu’il déclare : « Valls est contaminé par le FN. »  Valls, ministre socialiste bien ancré à gauche, n’est contaminé que par son ambition…

NE NOUS VOILONS 
PLUS LA FACE.

lundi 19 août 2013

La gratuité des secours en question après l'affaire des "disparus" du Verdon

Certains élus suggèrent que les personnes secourues après une négligence payent une partie des frais engagés pour leur sauvetage. 
Hélicoptère survolant les gorges, maître-chiens explorant rives et sentiers, plongeurs et Zodiac sondant le lac en quête du moindre indic : une quarantaine d'hommes ont été déployés pour retrouver les quatre touristes portés disparus dans le Verdon. De considérables et coûteux moyens de recherches mis en œuvre pour deux couples qui étaient en fait rentrés chez eux après une balade mouvementée sur le lac de Sainte-Croix. Dimanche 18 août, le sous-préfet du Var a fustigé au micro de France 2, le comportement de ces "indélicats" qui "préfèrent faire profil bas alors que tout le monde les recherche". "Cela a un coût consiédérable pour le contribuable", fait-il valoir.

Car en France, le sauvetage des personnes physiques est gratuit. La facture est donc pour les pouvoirs publics. Or chaque année, les secouristes procèdent à quelque 3 000 interventions de secours aux victimes, principalement l'été. Et certaines pourraient être évitées. Sur les plages, les sauveteurs dénoncent d'ailleurs régulièrement l'attitude de nageurs imprudents qui prennent le risque d'aller se baigner dans une eau agitée hors des zones surveillées ou par forte houle alors que la baignade est déconseillée.
Certains élus suggèrent que les personnes secourues en mer ou la montagne après une négligence paient une partie des frais engagés pour leur sauvetage. Depuis 2002, déjà, les communes de haute montagne peuvent exiger une participation financière des personnes secourues, en raison du coût pour les collectivités du sauvetage par hélicoptère.
FACE A LA MONTÉ DE L'IRRESPONSABILITÉ: L'AMENDE ET LE PAIEMENT 
D'UN ÉVENTUEL SECOURS DOIT ÊTRE INSTAURÉ.

dimanche 18 août 2013

La beauté est dans le regard

Cer­taines expres­sions sont comme les koans de la tra­di­tion zen : il faut beau­coup de temps pour en per­cer le vrai sens. Le dic­ton anglais "Beauty is in the eye of the behol­der" a long­temps fait, pour moi, par­tie de cette caté­go­rie.

"Beauty is in the eye of the behol­der" : lit­té­ra­le­ment, la beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Prise à la lettre, l’expression signi­fie "sim­ple­ment" que le beau est un cri­tère sub­jec­tif, qui dépend du spec­ta­teur. Quelle qu’ait été l’intention de l’inventeur de la phrase – sous sa forme actuelle, elle date de la fin du 19e mais son idée remonte aux phi­lo­sophes grecs, j’ai un jour com­pris qu’elle avait un deuxième niveau de lec­ture : ce que nous voyons et com­ment nous l’interprétons dépend du regard que nous por­tons en géné­ral sur le monde.
Per­cep­tion sélective

Ce phé­no­mène est connu en psy­cho­lo­gie sous le nom de per­cep­tion sélec­tive : chaque jour, nous sélec­tion­nons, parmi les événe­ments dont nous avons connais­sance, ceux qui ren­forcent notre vision du monde. J’irais même plus loin : nous leur confé­rons en outre une signi­fi­ca­tion elle aussi conforme à nos opi­nions. La per­cep­tion sélec­tive est bien entendu un phé­no­mène incons­cient. Autre­ment dit, si nous n’y pre­nons pas garde, le monde qui nous entoure devient de plus en plus conforme à l’idée que nous nous en fai­sons. Et si cette idée est plu­tôt noire, et bien nous nous enfon­çons peu à peu dans un enfer que nous avons nous-même créé. L’enfer, ce n’est pas les autres, n’en déplaise à Jean-Paul Sartre. L’enfer, c’est nous-mêmes.
Si tu veux chan­ger le monde…
À la lumière de cette inter­pré­ta­tion construc­ti­viste du monde, la cita­tion "Si tu veux chan­ger le monde, com­mence par te chan­ger toi-même", géné­ra­le­ment attri­buée à Gandhi, prend un tout autre sens. Il ne s’agit pas tant de se chan­ger soi-même que de chan­ger la per­cep­tion que nous avons du monde. Notre vision de la réa­lité, plus ou moins biai­sée dans un sens ou dans l’autre, requiert notre atten­tion avant de nous pen­cher sur la réa­lité elle-même. Dans la tra­di­tion boud­dhiste, le nir­vana n’est d’ailleurs rien d’autre que cela : le pra­ti­quant a enfin repoussé les voiles de l’illusion et de la dua­lité et voit le monde tel qu’il est réellement.
L’idée est que nous devons aban­don­ner tous nos points de réfé­rence, toutes nos idées reçues sur ce qui est ou devrait être. Alors seule­ment il nous sera pos­sible de vivre direc­te­ment l’expérience de l’unicité et de la vita­lité des phénomènes.
Chö­gyam Trungpa

La première concubine en pédalo libre


Dans une photo double page intérieure, on voit la première concubine de France rouler à vélo le long du Grand Canal à Versailles : "vers de frais ombrages", "elle a repris le cours de ses activités de première dame". Les socialistes osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît : oser une photo aussi "posée" va faire marrer tous les internautes. Mémé se la fait cool avec une main sur sa cuisse gôche tout en téléphonant avec son portable tenu à l'oreille droite de l'autre main tout en pédalant... apparemment...

Le photographe officiel a dû mettre une sacrée vitesse, les rayons des roues sont immobiles... Ou alors, la rombière est posé sur un vélo fixé au sol... Ce qui expliquerait bien cette position "décontractée". Enfin, on peut admettre vu son CV que Valérie a un sacré sens de l'équilibre et un mépris total pour les règles de sécurité concernant les cyclistes.
Pourvu que Flanby soit plus prudent et ne se noie pas en perdant l'équilibre sur son pédalo, qui, lui, doit suivre sur le Grand Canal, ce que Paris Match ne précise pas.

La liberté du pauvre


Le Nouveau Parti Anticapitaliste lance une levée de fonds avec un objectif d'un million d'euros. L'occasion de rappeler à tous ceux qui refusent le capitalisme de laissez-faire en défense des plus pauvres qu'ils se fourvoient, et pas qu'un peu.
On considère souvent que le capitalisme [1] est par nature favorable aux riches et défavorable aux pauvres, qu'il creuse injustement les inégalités et que l'histoire l'a bien montré.
Quand Marx écrivait, il décrivait l'exploitation de travailleurs condamnés à la pauvreté et contraints à travailler pour leur subsistance ; le chômage, structurel, permettait aux bourgeois de maintenir les salaires à leur plus bas niveau et les prolétaires se trouvaient aliénés, privés d'une partie des fruits de leur travail : le profit. Même les capitalistes auraient compris l'intérêt d'augmenter les salaires : Henri Ford par exemple aurait augmenté les salaires pour que ses ouvriers puissent s'acheter ses voitures.
En réalité, le capitalisme n'a pas créé la pauvreté ; il en a hérité. Les conditions de vie certes peu enviables des pauvres au début de l'ère capitaliste constituaient une vraie amélioration par rapport aux conditions de vie qui prévalaient auparavant ; les pauvres avaient enfin de quoi subsister, et leurs conditions de vie n'ont fait que s'améliorer depuis. Le capitalisme a augmenté le niveau de vie des plus pauvres plus qu'aucun système collectiviste.
Quant à Henri Ford, les fameux 5 dollars par jour étaient destinés à recruter les meilleurs et limiter le turnover dans ses ateliers, les changements récurrents et réguliers d'ouvriers générant des coûts de recrutement et formation importants. Les 5 dollars étaient en réalité 2,5 dollars fixes et le reste en primes, versées principalement aux ouvriers qui vivaient en bons Américains ; mieux valait pour les toucher ne pas être une femme, ou avoir une femme qui restait au foyer. Il n'avait pas grand chose à faire de savoir si ses employés pouvaient se payer ses produits, comme Hermès ou Airbus ne cherchent sans doute pas à ce que leurs salariés le puissent.
Il n'est pas si difficile de comprendre pourquoi le capitalisme augmente le niveau de vie de tous ceux qui y prennent part. Quand les hommes choisissent librement c'est, dans tous les domaines, le meilleur qui gagne. Tous ceux qui prennent part à la production en bénéficient ; productivité, innovation, efficience ne bénéficient pas uniquement à ceux qui les déploient, mais aussi à tous les autres.
Certes, certains subissent de plein fouet la concurrence des meilleurs et doivent s'adapter. Les producteurs de chandelles ont un marché bien plus restreint de nos jours qu'avant l'invention des ampoules. Les allumeurs de réverbères sont au chômage. Les maréchaux-ferrants sont bien moins nombreux. La concurrence bénéficie à tous, mais génère une destruction créatrice qui crée des situations difficiles pour certains.
Les producteurs d'acier en Europe, par exemple, qui font face à des producteurs étrangers à bas coût. Maisempêcher cette concurrence, ou subventionner les usines européennes, c'est détériorer le niveau de vie général de la population ; c'est renforcer la pauvreté. Le statu quo, ce n'est pas le progrès.
Le capitalisme ne fait pas non plus l'éloge des plus compétents, laissant les autres à l'écart. Ayn Rand, souvent considérée comme une libérale extrême pour son éthique sans concessions, a écrit :
Un homme aux capacités limitées qui s'élève, par son propre effort, de travailleur non qualifié à contremaître fait carrière, au sens propre et éthique du terme ; alors qu'un homme intelligent qui stagne à son poste de président en utilisant un dixième de ses capacités ne fait qu'occuper un poste. De même que le parasite qui occupe un poste trop grand pour ses compétences. Ce n'est pas le niveau de compétence qui est pertinent en termes d'éthique, mais l'utilisation pleine et sensée des compétences.
Souvent, la critique du libéralisme utilise des oppositions que le libéralisme ne fait pas : puissants contre petites gens, riches contre pauvres, bourgeois contre prolétaires. Et si le libéralisme ne les fait pas, c'est parce qu'il n'y a pas pour les libéraux de conflits entre différents groupes mais une harmonie d'intérêts dans le respect des droits individuels ; il n'y a pas de groupes qui s'opposent mais des individus qui coopèrent, s'entraident, échangent librement.
Voyons un peu ce que disait Ayn Rand sur les riches et les pauvres, en particulier sur les pauvres :
L’Amérique est le pays de l'homme extraordinaire. C'est le pays où chacun est libre de développer son génie, et d'être justement récompensé. C'est le pays où chaque homme tente de développer ses qualités et de s'élever aussi haut qu'il le peut, très haut ou modeste. Ce n'est pas le pays où on se gargarise, ou où on apprend à se gargariser, de sa médiocrité. Aucun homme qui se respecte en Amérique ne se considère comme "petit", aussi pauvre qu'il soit. C'est ceci, précisément, qui distingue le travailleur américain du serf européen.
Le libéralisme, le capitalisme de laissez-faire bénéficient aux pauvres plus qu'aucun autre système. Ce n'est pasl’État-providence ou la régulation par l’État de l'économie qui permettent aux plus vulnérables d'avoir des conditions de vie décentes ; ils les en empêchent. C'est le marché qui le permet, en permettant à chacun d'exprimer ses talents et d'en faire bénéficier les autres.
Quel est le lot commun des pauvres dans les pays socialistes, communistes, ou quel que soit le nom que vous donneriez à toutes les tentatives passées et présentes de faire disparaître la liberté au profit de l'égalité des conditions ? A-t-on jamais entendu un dictateur se dire libéral, vanter l'individualisme et exhorter les individus à poursuivre la quête de leur propre bonheur ?
Le capitalisme est moral parce qu'il récompense l'utilisation des talents ; le socialisme et le communisme sont immoraux parce qu'ils la sanctionnent.
Certes, l'égalité des droits ne garantit en rien l'égalité des conditions, au contraire.
Les hommes n'étant pas dotés des mêmes capacités, s'ils sont libres, ils ne seront pas égaux, et s'ils sont égaux, c'est qu'ils ne sont pas libres. (Alexandre Soljenitsyne)
Les hommes n'ont pas tous les mêmes talents, les mêmes compétences, les mêmes aptitudes ; presque toutes peuvent être développées par le temps et l'effort, mais certains seront mieux lotis à la naissance, tant par leur nature que par leur environnement. Faut-il les pénaliser pour cela, considérer que ce qui relève du hasard est injuste et tenter de rétablir la justice en commettant une injustice plus grande, en détruisant les fondements de la justice, en entravant les talentueux et en les empêchant d'exprimer leurs talents ?
Les inégalités sociales ne sont pas des injustices tant qu'elles résultent des libres choix des individus. En voulant lutter contre elles en luttant contre le libre choix des individus, on ne peut que les condamner, non seulement à l'injustice et à la privation de liberté, mais aussi à la pauvreté.
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Note :
  1. Le vrai capitalisme, le capitalisme de laissez-faire, par opposition au capitalisme de copinage et à l'économie mixte qui prévalent un peu partout et portent à tort le nom de capitalisme ↩