TOUT EST DIT

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samedi 6 avril 2013

Avec le mariage pour tous, les enfants appartiennent à l’État


Civitas http://www.civitas-institut.com/ et d'autres associations représentant encore la France libre, avaient appelé à manifester dans 13 arrondissement de Paris à 13 heures contre le projet du mariage pour tous. Derrière cette nouvelle loi présentée aux Français comme un projet novateur pour la liberté des individus, et se limitant à parler du droit des homosexuels, à avoir des enfants, se cache un projet bien plus sérieux, pernicieux, grave et pervers qui va faire des enfants la propriété de l’État. Contre la position et le souhait du peuple, le gouvernement Hollande assure qu'il ne reviendra pas sur son projet alors que de nombreux élus comme Laurent Wauquiez et surtout le Peuple réclament un référendum qui vient d'être lancé par Henri Guaino http://www.leparisien.fr/politique/mariage-gay-115-parlementaires-signent-l-appel-au-referendum-d-henri-guaino-13-01-2013-2476781.php ! Ce projet de loi, touchant les bases fondamentales de la société, dépasse les divergences droite-gauche.


Initiative européenne par la Suisse.Déjà dans la zone germanique de la Suisse, les politiques, là encore à la demande de Doris Stump du parti socialiste suisse, ont pris l'initiative en 2010http://www.medrum.de/?q=content/mutter-wird-amtlich-durch-das-elter-ersetzt de changer le mot maman et le mot papa au profit d'un terme neutre qui ne permet plus de désigner le sexe du parent.
Cette nouveauté, élaborée dans un premier temps en Suisse, est officiellement devenue une initiative européenne lancée par le Conseil de l'Europe en 2010. Les informations nombreuses sur le sujet sont surtout en allemand :
http://www.welt.de/politik/ausland/article9339873/Europarat-will-Mutter-und-Vater-abschaffen.html . Ce projet de loi n'est absolument pas une originalité française pleine de bons sentiments comme veut nous le faire croire le gouvernement de Hollande, PS, qui, en réalité, réalise les directives européennes sans broncher, « au nez et à la barbe » des citoyens français absolument mal informés sur les tenants et les aboutissants de cette nouvelle législation venue de l'étranger.

Slogan officiel.Deux choses fondamentales se cachent derrière ce projet de loi qui prétend donner la possibilité aux couples homosexuels d'accéder tout comme les couples traditionnels au mariage et à l'adoption d'enfants : le Gender mainstreaminghttp://www.genreenaction.net/spip.php?article6465 fait disparaître les attributs de l'homme ou de la femme et modèle depuis le plus jeune âge les enfants (les éducateurs font jouer les petits garçons avec des poupées et les petites filles avec des voitures). Il détruit la place de l'homme en tant que père et celle de la femme comme maman. Dès lors l'appartenance des enfants est à l’État et non plus à la famille et aux parents, qui eux deviennent, par la disparition de leur identité sexuelle, inexistant au regard de la justice et du monde légal tout en étant partiellement sortis du plan fondamental de l'éducation de l'enfant.
Et cela se passe à tous les niveaux de la société de l'état civil à l'école en passant par les tribunaux en cas de divorce même si la ministre de la justice Christiane Taubira dit à l'Assemblée que les mots papa et maman ne vont pas disparaître http://www.youtube.com/watch?v=0SwzmBssyMg&playnext=1&list=PL-qBKb-rfbhgVJaksrczRPD1O55U0Thi5&feature=results_video mais plus loin, plus grave, la presse française confirme les dires de la ministre : « Mariage gay : la loi ne supprime pas les mots de père et mère », selon Taubira http://www.leparisien.fr/politique/mariage-gay-le-gouvernement-ecarte-le-referendum-reclame-par-les-opposants-13-01-2013-2477453.php ce qui est un mensonge comme le confirme plus bas, Dominique Baudis, le Défenseur des droits (ombudsman).

Déviance. Cette nouvelle loi va permettre de considérer en cas de séparation, la vie d'un enfant avec un parent unique comme une famille ou permettre l'interchangeabilité entre des nouveaux parents. C'est l'entrée de l’État dans la vie de la famille qui est en jeu. La maman ou le papa n'ayant plus d'importance puisque tout le monde peut être papa ou maman, même et surtout les instances d’État. La subtilité réside dans le fait qu'en cas de séparation ou dans le cas où les services sociaux interviennent dans la famille et retirent l'enfant de la famille constituée d'un parent 1 et d'un parent 2, ces services sociaux pourront aisément remplacer le parent 1 ou le parent 2 par une famille adoptive ou par un organe d’État qui remplira le rôle du parent 1 et/ou du parent 2. L'enfant habitué dès sa plus jeune enfance à entendre parler de parent 1 et de parent 2 ne pourra pas cristalliser son appartenance spécifique à une origine et à une histoire particulière ou à ses véritables parents.

Changement de société. Naja Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement a dévoilé les intentions des institutions européennes qui sont de changer la société, comme vous pouvez l'entendre dans le Grand Journal présenté par Michel Denisot. ¨Prise il y a peu en flagrant délit de tournée de propagande dans des écoles et collèges, elle déclarait dans une classe : «Finalement pourront se marier des gens qui s'aiment, qui sont de même sexe et ça va permettre d'avoir plus de libertés, d'épanouissement dans la société. »http://rutube.ru/video/a17efc0bfb9de86c20538840eee38e57/ . Pour le père Marc Lambert, « Christiane Taubira a dit que c'est un changement de civilisation. Les enfants deviennent pour les parents. C'est le contraire de notre civilisation depuis trois mille ans. Cela doit être les parents pour les enfants. Si on change ça, on change de civilisation et pour le défenseur des enfants, Dominique Baudis, les enfants sont les premières victimes car ce projet renverse leur droits fondamentaux ».

Une loi avec des conséquences inconnues.Le 13 décembre dernier, à la commission des Lois de l'Assemblée nationale, Dominique Baudis a notamment posé les questions suivantes : « Dans le cas d’une adoption plénière, le seul acte d’état civil dont disposera l’enfant établira qu’il est juridiquement né de deux personnes de même sexe, quelle sera l’incidence de ces situations à venir pour les enfants qui voudront accéder à leur origine personnelle ? Comment seront effectuées les transcriptions d’état civil ? Comment seront traitées les déclarations de naissance par les officiers d’état civil ? Comment se fait-il qu’un texte d’une telle ambition et d’une telle portée juridique laisse autant de questions en suspens ? La raison, me semble-t-il, tient à la méthode d’élaboration du projet. On aurait aussi évité que l’accès à des droits nouveaux pour les couples homosexuels et leurs enfants se traduise par une modification générale du droit de toutes les familles et de tous les enfants, ouvrant là aussi des incertitudes nouvelles. Plus d’une centaine d’articles de 12 codes différents sont modifiés pour introduire le mot « parent » en lieu et place de « père » et « mère ». Or ce n’est pas un simple changement sémantique. Il en résultera des incertitudes juridiques, notamment dans le domaine successoral et dans celui de l’obligation alimentaire. De cette confusion résultent de nombreuses incertitudes juridiques préjudiciables aux enfants. A tous les enfants »http://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/upload/audition-assemblee-nle-sur-mariage-homosexuel.pdf .

Loi Taubira : Solution finale pour un monde magique

La discussion sur le mariage homosexuel est la plus grande fumisterie de ce début de siècle. Ce jeudi 4 avril les Sénateurs ont discuté sur ce projet de loi qui devrait introduire la théorie duGender dans la société française. L'écologiste Esther Benbessa a parlé d'un « projet de loi modernisateur » et a condamné les manifestants qui se sont trouvés devant le Sénat. Lors du débat dans son sein, Patrice Gélard, UMP, a évoqué le danger de la théorie du genre. Le mariage homosexuel n'est pas le vrai sujet.

Changer la société. Diverses personnalités de la politique, de la philosophie ou de la justice, veulent changer la société à tout prix et ne se privent pas de le dire. Tout se passe comme si c'était une envie pressante et que ce changement de société devait se faire dans l'urgence. La sénatrice écologiste, Esther Benbessa, a encore expliqué lors du débat du Sénat ce jeudi 4 avril que le mariage homosexuel, qui est en vogue depuis longtemps dans les pays protestants, ne pose pas de questions. En septembre 2012, Judith Butler, la théoricienne de la théorie du genre et militante féministe, qui veut une nouvelle société par la suppression des différences entre la fille et le garçon, a reçu à Francfort-sur-le-Main le prix Adorno pour son travail. Pendant ce temps en 2011, des parents en Allemagne ayant refusé les cours sur le Genderpour leurs enfants, ont été condamnés à de la prison www.zenit.org/fr/articles/allemagne-parents-condamnes-pour-avoir-refuse-des-cours-d-education-sexuelle .
En décembre 2005 a eu lieu à Berlin avec l'élite politique du pays, en pleine terre protestante, une conférence secrète organisée par la fondation Bertelsmann, « Konferenz Demographischer Wandel », le Tournant Démographiqueavec le jugeShlomo Shohamwww.futureintelligence.org, éminence grise du concept de la théorie des générations du futur. Huit ans après, son contenu apporte des éléments de compréhension précieux sur la loi Taubira qui veut casser la société française avec sa notion de famille traditionnelle et la notion de papa et de maman.
Monde magique. Le juge Shlomo Shoham, qui a été responsable du service des générations du futur à la Knesset, parle un langage imagé dans ses publications destinées au public qui doit être atteint : « un monde gentil et tendre où devra régner l'harmonie et que ce moment sera magique. » On peut voir Shlomo Shoham jouer au gentil gouroupeace and love http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1y5vN_TM_Hg sur son site internet. Shlomo Shoham a trahi dans la conférence de Berlin son véritable objectif. Son but est la création d'un monde nouveau qu'il désigne comme « un moment magique qui peut créer un futur dans la vie d'une nation où on a l'amour éternel avec une harmonie avec Dieu et la nature sur la terre, où on prend le risque de briser les fondements de la famille connus dans le passé, dans le but de créer une nouvelle réalité en oubliant le passé». Il explique qu'il faut faciliter l'adoption et que la solution pour lutter contre la dénatalité allemande est… de faire venir en Allemagne des enfants (importés) sans leurs parents puis d'embaucher de futurs parents adoptifs (les fameux parents 1 et 2), afin de faciliter administrativement l'adoption… Une méthode magique selon ses dires pour repeupler le pays et reconstituer la société du futur.
Redoutable. Un an après la conférence tenue par Shlomo Shoham les effets se font ressentir. La population allemande est rééduquée (éducation du Gender, disparition de la filiation, disparition de l'histoire personnelle des familles et réécriture de l'histoire des futurs générations). Le nombre d'enfants retirés des familles augmentent ainsi que le lancement de programmes d'adoption d'enfants de Biélorussie et de Russie http://www.sos-dd.ru/eng . Dans un reportage de l'émission politique de la deuxième chaîne allemande Frontal 21daté de 2010 www.youtube.com/watch?v=smxtj4dPpV8&feature=youtu.beon apprend que le nombre d'enfants retirés de leur famille a augmenté de 30 % de 2006 à 2009 et qu'un enfant rapporte 7 000 euros par mois aux orphelinats ou aux familles adoptives qui sont recrutées et formées par l’État allemand. De nombreuses associations privées allemandes regroupant aussi des parents français vivant en Allemagne, dénoncent ces enlèvements d'enfants et font une pétitionwww.thepetitionsite.com/1/stop-legal-kidnapping-100-children-daily-by-german-jugendamt/.
La situation se détériore. En 2011 cent cinq enfants ont été retirés de leur famille par jour. Les enfants sont souvent retirés à des familles saines et intellectuelles qui refusent de mettre leur enfant à l'école ou de se plier aux nouvelles lois ou à des familles pauvres qui ne pourront pas se défendre en justice. Dans le reportage de Frontal 21 une ancienne directrice d'orphelinat explique que sa mission était de recruter le maximum d'enfants dans le but de faire vivre sa structure en la rentabilisant. Pour cela la directrice s'est adressée au Jugendamt qui a pour mission de voler les enfants aux familles. Il faut savoir qu'en Allemagne de nombreux nouveaux nés sont immédiatement retirés de leur maman deux jours après leur naissance et donnés à l'adoption. Il y va de même quand les parents sont mis en prison. Être père ou mère en Allemagne n'a plus de sens. Les enfants convoités sont déjà repérés par le Jugendamt, sorte de police des familles qui devient le parent 1 et le parent 2 en trouvant des familles d'accueil avant la naissance. Avec l'aide de fausses expertises écrites sur les mamans, les services sociaux établissent un dossier qui va permettre de justifier légalement cet acte. La société du futur est déjà en marche outre-Rhin. Le Gender oblige dès la maternelle les enfants à oublier qu'ils sont des garçons et des filles, à oublier qu’ils appartiennent à une famille par filiation ou à penser qu’ils seront futurs mamans ou papas tout cela sous la houlette du Kindeswohl, le bien être allemand de l'enfant.
Est-ce que la France veut vivre cet enfer ?

La bataille du Sénat a commencé

La bataille du Sénat a commencé  


Les débats autour du projet Taubira d’autoriser le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe ont commencé vendredi après-midi dans un Sénat sous haute protection ; des dizaines de cars de CRS entouraient le palais du Luxembourg et on avait même pris la précaution de fermer la plupart des accès au jardin. Devant un parterre beaucoup moins évidemment acquis à sa cause qu’à l’Assemblée nationale, Christiane Taubira, garde des Sceaux, a affiché un profil plus bas. Et alors que plus un ministre, plus un sous-secrétaire d’Etat ne peut se déplacer en France sans être accueilli par une manifestation de la Manif pour tous, du Printemps français ou d’autres groupements qui se recoupent et agissent désormais en toute liberté, la tension parmi les vénérables élus se fait plus visible.
C’est que les cantonales se profilent à l’horizon, que la fronde des maires se fait plus nette et plus nombreuse, et que l’opération « Carton rouge pour Taubira » (cartonrougepourtaubira.com) qui permet de déclencher l’envoi physique d’une carte postale rouge aux sénateurs de votre département fait déjà fortement réfléchir les sénateurs à leur avenir personnel.
C’est peut-être pour cela que l’un des sénateurs UMP, Christophe-André Frassa qui, en commission, avait permis l’adoption du projet, vient de se dédire par une lettre ouverte de quatre pages. Il votera contre.
Bruyant d’un côté, le rassemblement de la Manif pour tous a réuni plusieurs milliers de personnes à proximité du Sénat ; priant de l’autre, le groupe de plusieurs centaines de personnes de Civitas a lui aussi fait monter la pression, en attendant deux chemins de Croix qu’il organise autour du Sénat samedi et dimanche à partir de 15 heures, depuis la place du théâtre de l’Odéon.
Nous reviendrons bien sûr sur ces débats qui pourront se révéler cruciaux, avec une gauche qui n’est pas totalement unie autour du projet et une « droite » qui a encore le temps de ne pas trahir le bien de la société.
Face aux jeunes qui, partout en France, dans une bonne humeur communicative, ont décidé de montrer qu’ils existent et qu’ils ne veulent pas d’une loi qui sape la société à sa base, on retiendra pour l’heure cette nouvelle déclinaison de la « vieillesse du monde » qui s’exprime au nom de « droits » qui, au bout du compte, préparent beaucoup de malheurs et ne servent pas ceux qui pensent en bénéficier.
Le sénateur UMP Alain Milon a résumé cette pensée fatiguée en annonçant qu’il votera pour la loi Taubira pour avoir « la satisfaction de penser que nous aurons contribué à ensoleiller quelques vies ».
Ah, c’est tout ?
Plus lucides quant à la portée réelle de ce profond bouleversement de civilisation – cette décivilisation – que François Hollande veut porter, mordicus, des dizaines de jeunes n’ont pas négligé les fleurs ni le rayon de soleil en allant, bruyamment, jeudi matin, proposer un petit déjeuner à Chantal Jouanno, la centriste qui votera pour, sous ses fenêtres parisiennes. Ils ont presque tous été emmenés au poste pour ce geste amical, pour s’entendre dire par des policiers sans humour : « On n’a pas le droit de petit-déjeuner dans la rue, sauf le jour de la fête des voisins. »
Mais c’est une immense fête des voisins qui est en train de lever ! Pourvu qu’elle trouve une voie, une direction durable, et un but.

Mariage homosexuel : éviter le divorce


Le Sénat examine le projet de loi sur le mariage des homosexuels, aux conséquences majeures : l'adoption qui en découle automatiquement et, même si ces deux derniers points ne figurent plus dans le projet de loi, la porte qu'il entrouvre à la Procréation médicalement assistée (PMA) puis aux mères porteuses (GPA). Ceci en raison de la non discrimination entre les couples mariés, plaidable devant la justice européenne.
Alors que ce projet de loi provoque une profonde fracture à l'intérieur de la société, le rôle du Sénat sera déterminant : trouvera-t-il le chemin de l'apaisement ou sera-t-il une chambre d'enregistrement, risquant d'accroître le désarroi et l'émotion qui persistent ?
Car, l'opposition au mariage homosexuel s'est amplifiée à mesure que les institutions démocratiques se grippaient : à commencer par la commission parlementaire apparue à beaucoup comme partisane et peu à l'écoute de ceux qui n'étaient pas d'accord ; le retournement du Président de la République sur la question de la liberté de conscience des maires ; la consigne de vote imposée aux députés socialistes ; le refus de la pétition aux 700 000 signatures par le Conseil Economique et Social...
Tout cela a contribué à fédérer des gens très divers et de plus en plus nombreux comme l'ont montré les deux manifestations, les plus grandes depuis des années dans le pays. On peut se demander ce qui rassemble des personnes de toutes générations, de toutes opinions politiques, de tous milieux sociaux, des croyants comme des non croyants, des hétérosexuels comme des homosexuels... Les incidents en marge des cortèges, lors du dernier rassemblement, ont occulté leurs revendications. Ils n'ont été ni reçus comme ils le demandaient, ni même entendus.
Leurs revendications portent sur le droit de l'enfant à avoir un père et une mère. S'il arrive que des accidents de la vie rendent un enfant orphelin de l'un de ses parents, il est reproché au projet de mettre délibérément des enfants dans cette situation de carence en les privant de leur branche maternelle ou paternelle. Cette cassure de la filiation serait amplifiée si, par la suite, la PMA puis la GPA étaient tolérées ou légalisées. En Californie ou ces chemins ont été pris, on assiste a la marchandisation des femmes et même des bébés. L'emprise de certains groupes de pression est dénoncée sur deux registres : le refus qu'une minorité impose sa vision de l'homme au grand nombre et l'inquiétude de voir une idéologie se propager jusque dans les écoles.
Des hommes politiques de gauche sont hostiles à une loi qui va à l'encontre de la réalité biologique de l'espèce humaine, le président de la République a été interpellé pour qu'il rende aux parlementaires leur liberté « en votant à bulletin secret selon leur conscience ». Cela rejoint les graves interrogations exprimées par le philosophe Guy Coq : « Dans une démocratie laïque, le politique ne saurait avoir la place d'un absolu... C'est seulement dans un parti totalitaire que la soumission à la discipline de groupe s'impose sans limites comme un absolu. »
Alors que l'exaspération grandit, les organisateurs du mouvement considèrent que la violence est « l'arme des faibles » et qu'en étant non-violents leur force deviendra incontournable. La balle est aujourd'hui dans le camp des sénateurs. Alors que la France traverse une grave crise économique, doublée d'une crise politique, et qu'elle doit se mobiliser pour s'adapter au monde, est-il vraiment opportun de bouleverser les fondements de la société et de brouiller le repère millénaire de la famille ?

LYRISME HYPOCRITE

Cher Christophe,

Ton papier est louable, merci, mais ce n'est pas ça qui fait fermer les maisons de presse.
Ce qui fait couler la presse, c'est la CGT du Livre et PRESSTALIS.
Antitée néandertalienne, cette "société" semble n'avoir pour but que l'éradication de ses "clients".
Les quantités ne sont jamais respectées et l'Express profite de ce système pour inonder les revendeurs.
Alors Christophe, rapproche toi de ton service commercial, qu'il ne nous coule pas.

vendredi 5 avril 2013

« L’imperméable »

« L’imperméable »


Accueilli mercredi sous la pluie, à l'occasion de son voyage au Maroc, François Hollande avait cru bon de plaisanter. « Gouverner, c'est pleuvoir », s'était-il amusé devant la communauté française de Casablanca. Et pourtant, pour le chef de l'État, le climat ne devrait plus être vraiment aux « petites blagues ». Hier, on apprenait que son trésorier de campagne avait effectué des investissements offshore. Fâcheux mais qu'importe ! Hier soir à Rabat, le chef de l'État est resté imperméable au déluge de mauvaises nouvelles qui s'abattent sur lui. Il a dit ne rien connaître des activités privées de son fortuné « ami de trente ans » et écarté toute idée d'un remaniement ministériel.
À la longue, cette impavidité présidentielle va poser problème. Faut-il y voir une inébranlable force de caractère ou une absence de prise de conscience de la gravité de la situation ? Réduire l'affaire Cahuzac à une « défaillance personnelle », version reprise à gauche, s'avère un peu sommaire. Nier la nécessité d'une initiative politique en espérant passer entre les gouttes témoigne d'un bel optimisme.
C'est d'ailleurs, au-delà de la pression de la droite, vouloir ignorer les doutes qui gangrènent le gouvernement et la majorité. Cécile Duflot, ministre du Logement, n'a-t-elle pas marqué les limites de son « écosolidarité » en réclamant « une réponse politique forte » ? Manuel Valls n'a-t-il pas pointé en creux la faiblesse du Premier ministre en affirmant qu'à sa place, il aurait viré Montebourg ?
L'efficacité gouvernementale ne saurait s'accommoder d'une équipe ministérielle brinquebalante. Le subtil mariage des contraires, voulu par François Hollande, a conduit à la bataille des ego et sapé l'autorité du serviable Ayrault. Une vision claire, servie par la cohésion d'un gouvernement de combat resserré s'imposerait. Hollande, « l'imperméable », ne peut plus se permettre de plaisanter sous la pluie. Car, de l'imper à… l'impair, il n'y a qu'un pas.

L'EDITO DE "LIBÉ" A LA BOTTE

Chaos


En pleine tourmente économique et sociale, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont perdu un peu plus de leur crédit. Si Jérôme Cahuzac en est le premier responsable, le couple exécutif ne peut balayer sa faute d’un revers de manche. Celle de ne pas avoir contraint plus tôt le ministre du Budget à quitter le gouvernement. Le paradoxe est que cette faute est le résultat d’une vertu. La vertu d’avoir laissé la justice faire son travail, enquêter en toute indépendance. A l’inverse du procureur de Nanterre qui, sous Nicolas Sarkozy, obéissait aux ordres pour bloquer l’affaire Bettencourt, le procureur de Paris a mené sans pressions ses investigations, jusqu’à provoquer, en moins de trois mois, la chute de Jérôme Cahuzac. Mais c’est pour avoir attendu les conclusions de l’enquête du parquet que Hollande et Ayrault ont fauté. Les indices, même s’ils ne constituaient pas des preuves absolument irréfutables de l’existence du compte suisse de Cahuzac, imposaient au Président de prendre la décision de se séparer de son ministre. Une décision politique distincte de la décision judiciaire à venir. La présomption d’innocence n’empêche pas de défendre l’intérêt de l’Etat. Pour avoir calqué l’agenda politique sur l’agenda judiciaire, mêlé deux temporalités, le Président a pris le risque du chaos et des soupçons de complaisance. L’indépendance de la justice ne peut être une entrave à la décision politique.

TOUT EST BEAU SOUS LES SOCIALOS 

Le polar qui nous venge de la crise

Le polar qui nous venge de la crise

ÉCOUTEZ. Des banquiers décapités dans Athènes ! "Liquidations à la grecque" de Pétros Márkaris est le Prix du polar européen du Point 2013.

Au festival Quai du polar de Lyon, nouvelle Mecque planétaire du roman noir, dont Le Point est partenaire, on pouvait croiser P. D. James, Harlan Coben, Henning Mankell ou encore l'Américaine de Venise Donna Leon. Et puis Pétros Márkaris le Grec, 76 ans, star dans son pays, grand humaniste, scénariste du réalisateur Théo Angelopoulos, spécialiste de Bertolt Brecht, traducteur de Goethe et immense auteur de polars.

Fantasme n° 1 de la Grèce 

Son dernier polar justement, Liquidations à la grecque, on l'a pris comme une balle en pleine tête. Parce qu'il nous plonge au coeur de la crise qui ravage l'Europe, dans cette Grèce à genoux qui va relever le menton avec ce livre qui réalise ce qui doit être le fantasme n° 1 en Grèce. Pensez, un ancien banquier est retrouvé décapité, la tête tranchée au sabre ! Et ce n'est pas fini : après le banquier, c'est un directeur d'agence de recouvrement de crédit qu'on étête, puis un responsable de hedge funds, tandis que dans la ville, placardées par un mystérieux "Robin des banques", des affiches incitent les citoyens à ne plus rembourser leurs dettes.
L'État est sur les dents. Le commissaire Kostas Charitos aussi, sorte de Maigret hellène qui a pourtant d'autres chats à fouetter - et à Athènes, des chats, il y en a beaucoup... -, notamment marier sa fille.

Comment les Grecs se sont illusionnés

Souvenons-nous d'Horace McCoy et de son On achève bien les chevaux, qui nous faisait plonger dans l'Amérique de la Grande Dépression, ou de Chester Himes, dans les années 1950, qui évoquait la vie misérable des Noirs de Harlem dans La reine des pommes, par exemple... Souvenons-nous de Simenon, qui, à travers les enquêtes de Maigret, racontait à sa manière la vie quotidienne des Français d'en bas... Le polar est bien, et ceLiquidations à la grecque le prouve, le genre parfait pour se cogner au réel. Au volant de sa Seat, Charitos mène l'enquête dans cette Athènes dévastée par la crise. On y est, on vit les manifestations quotidiennes qui bloquent les rues d'Athènes, on jure devant les diminutions des pensions, l'essence plus chère, les commerces en faillite...
Ce qui est plaisant chez Márkaris, c'est que ce n'est pas manichéen : l'écrivain montre comment les Grecs se sont illusionnés, souligne avec dépit la volée délirante de crédits qui se sont abattus sur la péninsule, la période de l'argent facile, et la mauvaise grâce légendaire des Grecs à payer l'impôt. Ce qui est bien aussi, c'est qu'on révise nos leçons économiques : les victimes étant issues de la banque ou des agences de crédit, et le commissaire Charitos ayant un peu de mal avec tout ça, il fait office de Candide, demande des explications, et ça devient limpide... Notamment quand il fait dire à une commerçante grecque qu'"au train où vont les choses, les mendiants devront bientôt, eux aussi, régler la TVA"...
"Liquidations à la grecque" de Pétros Márkaris ,édition Seuil Policiers, 336 p., 21,50 euros. 

Sans-culotte et sans recul : cette France hors-sol de France Inter qui se plaint aujourd'hui des "salopards" qu'elle a portés au pouvoir


Il y a, je ne sais quoi de pathétique dans le naufrage politique que connaît François Hollande.
Voir cet homme intelligent et spirituel, et, pour l'avoir approché, réellement sympathique, perdre sans doute définitivement le contact avec la majeure partie de son peuple, en dépit de tous ses efforts, m'inspire une manière de compassion que l'on aurait tort de penser feinte.
Peut-être parce que ce monarque républicain a les allures du dernier bon roi bourbon. Peut-être en raison de sa rondeur débonnaire, de son manque d'autorité naturelle, de son indécision. Jusqu'à son impérieuse compagne, impopulaire comme une fille impulsive de Marie-Thérèse d'Autriche.
La comparaison s'arrête là. Louis de France, serrurier, ne voulait pas régner. François Hollande, pour un Palais, aura multiplié les promesses les plus inconséquentes jusqu'à en être réduit à prendre sa boîte à outils pour en réparer les effets.

Notre président de la République confesse aujourd'hui ne pas avoir su anticiper les rigueurs de la décroissance qui fut pourtant le sujet essentiel de la campagne électorale.
Sans doute pourquoi, il s'est senti dans la possibilité d'engager 60 000 fonctionnaires, sans réduire le train de l'Etat, quitte à augmenter des impôts meurtriers de croissance.
Après avoir maintenu la retraite à 60 ans, il admet que la durée de cotisation devra être coûteusement allongée pour ses bénéficiaires.
A croire qu'il aura également mal anticipé l'accroissement de la durée de vie de ses électeurs.

La droite aurait cependant tort de se réjouir trop vite de la déconfiture socialiste.
Il existe deux France : la réelle, qui peut effectivement constater in vivo les dégâts causés par la mise en application, même partielle, de recettes éculées qui ne font qu'aggraver une situation dans laquelle le fameux "modèle social" ou encore "l'Etat-providence" font figure à présent d'antiphrases ironiques et cruelles. Dans un contexte politiquement aussi calamiteux, qui peut entraîner toutes les calamités économiques et financières et réciproquement, l'indispensable confiance ne pourrait être accordée qu'à ceux qui croient qu'il vaut mieux aider les entreprises que les plomber.
Mais il existe aussi la France virtuelle, dont la droite n'aura décidément jamais su prendre la réelle mesure.
Cette France là, se rit de la réalité chiffrée ou incarnée. Elle ne croit pas ce qu'elle voit, elle voit ce qu'elle croit. C'est évidemment la France de l'idéologie ramenarde et démago dont je décris ici les fantasmagories chaque semaine. Je dis aussi les effets qu'elle entraîne dans l'inconscient collectif de la France réelle.
Déjà, c'est cette France là, la France des prétendus sans-culottes, qui dénonce "les salopards" qu'elle a pourtant portés au pouvoir, que l'on entend brailler d'autant plus fort, qu'on lui tend tous les porte-voix.



C'est ainsi que M. Mélenchon était l'invité de Patrick Cohen, sur France Inter lundi dernier, au lendemain de ses tonitruantes déclarations sur M. Moscovici.
A ce stade, je voudrais revenir un instant sur la véhémente mise en cause par M. Cohen,des sulfureuses invitations de Frédéric Taddei sur France 2.
Je crois qu'il n'est pas la peine que je précise longuement avoir assez peu de sympathie pour Messieurs Dieudonné (qu’il m'est arrivé de faire condamner) Ramadan, Nabe, ou autre Kassowitz.
Il m'est même arrivé de débattre avec certains d'entre eux sans en retirer un très grand plaisir mais en me consolant à l'idée qu'ils en gardaient un encore plus mauvais souvenir que moi.
Rejoignant en cela Daniel Schneidermann, je ne vois pas comment je pourrais m'en remettre à l'arbitrage arbitraire de M. Cohen - ou de tout autre - pour savoir qui inviter ou non dans une émission de service public.
Le critère, intéressant, de la condamnation judiciaire proposé par M. Cohen (mais inopérant pour certains invités mis en cause), aurait été plus convaincant, si je n'avais constaté que le turbulent syndicaliste Xavier Mathieu avait fait l'objet d'une invitation à la matinale de France Inter quelques jours après la rude leçon de déontologie administrée à Frédéric Taddei.
Et puis, à tout prendre, que vaut-il mieux : un débat contradictoire sur France 2, en présence de personnalités très diverses, dont certaines ne seront jamais invitées sur France Inter bien qu'assez peu conspirationnistes, révisionnistes ou judiciairement condamnées (je pense à mes amis Guy Milliere, Ivan Rioufol, ou à l'auteur de Réflexions sur la question blanche…) ou le mainstream quasi permanent gauche - extrême gauche sur la radio d'Etat ?
Retour sur l'invitation à Mélenchon, pour la démonstration : Thomas Legrand l'absout, à tort ou à raison, de toute incrimination d’antisémitisme en se livrant à une fine analyse linguistique dont auraient sans doute bien aimé bénéficier certaines personnalités d'extrême droite. M. Legrand, ordinairement plus subtil, aurait néanmoins pu pousser sa naturelle causticité jusqu'à chatouiller le líder Máximo du Front de gauche désormais "prêt à défendre comme un seul corps Moscovici, s’il était attaqué en tant que juif" malgré ses sympathies pour les improbables philosémites Chavez et Théodorakis.
A la suite de quoi, les auditeurs de France Inter conviés à l'antenne ont tous et toutes manifesté leur sympathie à Jean-Luc. Celui qui n'a pas assisté à ce grand moment de pluralisme qu’est "Radio Com", ne sait pas ce qu'il perd. La plupart du temps, il s'agit d'un camarade d'extrême gauche qui engueule un social traître. Il peut arriver, mais plus rarement, qu'il s'agisse d'un gentil socialiste, un brin gêné, qui appelle ses alliés encolérés à davantage de réalisme au nom de l'unité contre les capitalistes et l'extrême droite.
Les autres auditeurs, ni de gauche ni d’extrême gauche, ont la nette impression de déranger.
Enfin, pour fermer le ban, Sophia Aram, prétendument humoriste, morigéna le journaliste approximatif qui avait injustement mis en cause M. Mélenchon. Ensuite de quoi et plutôt que de brocarder ce dernier, comme le voudrait en principe son cahier des charges, elle préféra se lancer dans une imitation approximative de Marcel Rufo…
Convenons néanmoins que Madame Aram est en progrès : la semaine précédente, elle s'était lancée dans une sorte de fellation intellectuelle de M. Montebourg : sous couvert d'un ton au deuxième degré, elle lui fit des offres de services publiques, le ministre du Redressement productif, étant notoirement redevenu célibataire. Arnaud en gloussait de plaisir.
Peut-être devrait-on suggérer un jour à la gracieuse demoiselle du lundi que ce n'est plus la droite qui est au pouvoir et que son rôle de bouffon moqueur ne devrait pas être réservé exclusivement à moquer Jean-François Copé ou Nadine Morano.



Dans le même ordre d'idée, plutôt que de houspiller Frédéric Taddei pour avoir invité Dieudonné, M. Cohen serait mieux inspiré de tancer Daniel Mermet, hébergé, sans doute à vie, mais certainement pas à titre gratuit, dans les locaux de Radio France, chaque jour de la semaine, à partir de 16h.
A ceux, qui s'insurgent contre le traitement réservé désormais à François Hollande, je rappellerai, histoire de tempérer leur indignation, que Daniel Mermet est cet animateur qui avait cru devoir diffuser cette rubrique nécrologique imaginaire d’un Nicolas Sarkozy judéo-nazifié dans laquelle celui-ci était censé avoir trouvé la mort "dans son bunker de Jérusalem"… Raison pourquoi, une fois n'est pas coutume, un redoutable avertissement lui avait été infligé.
Cette semaine, était convié pour discourir sur son nouveau livre "Comment j'ai cessé d'être juif" l'antisioniste Israélien Shlomo Sand, concepteur du "peuple juif qui a été inventé", mais qui a apparemment décidé aujourd'hui de renoncer à cette improbable judéité.
Encore que je remarque qu'il est moins dangereux de prendre cette singulière position, que de s'interroger sur l'historicité du "peuple palestinien", je n'ai plus grand-chose à redire sur les choix unilatéraux de M. Mermet, qui est lui aussi en grand progrès, ayant coutume d’inviter Michel Warshawski, proche du FPLP. Mais pour l'édification de Patrick Cohen, qui n'écoutait peut-être pas "là-bas si j'y suis" le 26 mars dernier, je signale que l'invité de M. Mermet, s'en prenant au film "Shoah" et à son auteur Claude Lanzmann, a reproché à celui-ci d'opérer "un tri ethnique" entre les victimes juives et non juives et, ce faisant, de "continuer le travail d'Hitler"... Rien de moins.
La lecture du dernier pamphlet de M. Sand dans lequel celui-ci accuse les Juifs et Israël de se livrer à une "industrie de la Shoah" dans un but à la fois "économique" et "hégémonique" dispensera sans doute M. Mermet d'inviter M. Dieudonné M’bala M’bala.



Que risquent les jeunes espiègles de Grigny, arrêtés par les services de M. Valls après avoir attaqué le RER D le samedi 16 mars ? Lorsque l'émotion, relative, se sera estompée, on peut, par analogie raisonner par comparaison avec l'affaire du TER pour laquelle Chirac avait déclaré fermement : "les coupables seront punis comme il se doit". Trois ans plus tard, six prévenus étaient condamnés à six mois avec sursis pour deux d'entre eux, 18 mois ferme pour le "meneur", des amendes pour les trois autres. Encore faut-il ajouter que la plupart étaient majeurs, contrairement à ce qui s’est passé à Grigny.
Pas question, de toucher, avec Mme Taubira, à la sainte ordonnance de 1945 sur les mineurs, quoique nos bambins d'aujourd'hui mesurent 1m85, se livrent à des tournantes à 15 ans et soient parfois armés jusqu'aux dents de lait.
Dans ce contexte attendrissant, je ne résiste pas à vous lire des extraits de "La France Orange mécanique" dont certains journalistes ne pardonnent pas à M. Obertone d'avoir puisé les faits bruts dans leurs journaux.
"Nous avons toujours eu quelques dizaines d'années de retard sur les Etats-Unis. Les bandes françaises s'inspirent directement des gangs américains, abreuvés de culture hip hop et de R n’B. À Paris, ces bandes aux membres 'quasi exclusivement d'origine subsaharienne' (Le Monde du 5 septembre 2007) se donnent déjà le nom de gangs territoriaux : GDN et Def Mafia pour la bande de la Gare du Nord et celle de la Défense. 'On assiste à un retour sensible du phénomène de bandes ethniques composées en majorité d'individus d'origine subsaharienne, arborant une appellation, des codes ou signes vestimentaires inspirés des groupes noirs américains', détaille un responsable de la DCRG. 'Il semblerait que la Gare du Nord soit devenue un enjeu territorial', explique le procureur de Paris, Jean-Claude Marin. 'Il y a une cristallisation sur cet endroit, avec deux bandes qui luttent : l'une est parisienne, l'autre provient des Hauts-de-Seine', 'on parle d'une 'bande de la Défense, composée d'une quarantaine d'individus pour l'essentiel d'origine subsaharienne, issus des quartiers sensibles des Hauts-de-Seine, des Yvelines et du Val-d'Oise'. (…) Au centre commercial Grigny 2 on observe également des membres de bandes se promener avec des T-shirts où figure l'inscription 'noir et fier'. Parmi eux, on retrouve la bande des 'Black guerilla armée', spécialisée dans le 'car jacking' ou les 'Grigny Hot Boy', des collégiens d'origine africaine, auteurs de vols avec violence.  À Gonesse, ce sont des chrétiens d'Irak, installés dans le quartier des marronniers, qui se heurtent à des maghrébins de la cité de la Fauconnière. Le 31 octobre 2006 l'un d'eux a été paralysé à vie par une balle reçue dans le dos." (Le Monde 5 septembre 2007).
Seules les petites victimes ne grandiront pas. Salopard d’Obertone.

Les relations de François Hollande dans le monde des affaires


Epinglé pour ses investissements douteux, Jean-Jacques Augier n'est pas le seul businessman proche de François Hollande. Le président dispose en effet d'un réseau économique étoffé.

Rogner les rémunérations des patrons, lutter contre la finance… à l'entendre, on pourrait croire que François Hollande a une dent contre le monde des affaires. Mais en réalité, le socialiste dispose d'un solide réseau économique. Parmi eux, figure bien entendu Jean-Jacques Augier, son copain de l'ENA, qui vient d'être pointé du doigt pour ses investissements dans les Iles Caïmans. Mais son carnet d'adresses comprend bien d'autres businessmen, comme l'avait révélé Capital dans son numéro de janvier 2012. Zoom sur les plus connus d'entre eux.
Ses amis proches des patrons du CAC 40

Pour séduire les grands patrons, François Hollande peut compter sur deux courroies de transmission : Jean-Pierre Jouyet, ex-ministre sarkozyste et désormais président de la Banque publique d'investissement, et son ami Paul Boury, lobbyiste bien connu à l’Assemblée. Par le biais de ce dernier, un exilé fiscal comme Paul Dubrule, le cofondateur d’Accor, aurait mis la main à la poche pour soutenir sa campagne.
Ses copains de promo
Hollande compte encore beaucoup de copains passés par l’ENA. A commencer par Michel Sapin, qui a été promu ministre du Travail une fois l'Elysée conquis. Avant cela, d'autres anciens de la promo Voltaire avaient été bombardés à des postes clés lors de la campagne présidentielle. Ainsi, Bernard Cottin (ancien dirigeant de Numericable, retiré du business) et Jean-Jacques Augier (longtemps à la tête des taxis G7 et aujourd’hui dans l’édition) avaient pour mission de récolter des fonds durant les primaires. De son côté, André Martinez, un vieux camarade d’HEC passé par le directoire du groupe Accor, gérait la cellule "relations avec les entreprises".
Ses fidèles corréziens
Parachuté en Corrèze en 1981, Hollande s’est mis les entrepreneurs dans la poche. Interrogés l'an dernier par Capital, le patron du Medef Limousin, Michel Grillon, et le président de la CCI, Jean-Louis Nesti l'avaient ainsi trouvé "attentif" aux questions de l’emploi. Le président n’hésite pas à afficher ses amitiés avec deux sponsors du stade de Brive : Frédéric Gervoson (confitures Andros) et surtout Daniel Derichebourg (collecte de déchets).