vendredi 4 février 2011
Ces dernières années, plus d’une affaire a suscité, en France, des tensions et des polémiques entre policiers et magistrats, par syndicats interposés. Les exemples n’ont pas manqué où les premiers accusaient les autres de laxisme, les seconds dénonçant en retour des abus des premiers. Dans la tragédie de la jeune Laëtitia, Nicolas Sarkozy a réussi à faire l’union de la police et de la justice, mais contre lui, qui est pourtant une autorité tutélaire dans le domaine judiciaire, en sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature. À ce titre, il ne paraît pas incongru que le premier magistrat de la République s’inquiète du fonctionnement des institutions républicaines qui ont pour missions respectives d’assurer la sécurité publique et de dire le droit. Évoquer des sanctions, dans l’hypothèse de dysfonctionnements avérés et offensant la loi, n’est pas franchement scandaleux non plus. Aux yeux de l’opinion publique, les récidives, parfois meurtrières, de criminels dûment condamnés, mais qui ne cessent de cumuler les remises de peines, revêtent un autre degré de gravité que les vacances de Mme Alliot-Marie. Le chef de l’État surfe précisément sur cette exaspération des citoyens, quand il réédite le discours de l’inflexibilité et de la punition. On ne fera pas l’injure au chef de l’État de supposer que sa démarche soit d’abord inspirée par le souci de rehausser sa cote de popularité, dans le souvenir des bons sondages qui mesuraient l’approbation populaire à sa politique de sécurité, après le fameux discours de Grenoble. Mais l’opposition le pense sans ambages. Il est même possible que les propos de M. Sarkozy soient politiquement payants - du moins pour un temps - auprès d’un public légitimement bouleversé par la mort brutale de Laëtitia Perrais. Mais sont-ils à la hauteur de la fonction présidentielle et des exigences de la lutte contre l’insécurité et la violence ? Sont-ils cohérents avec toutes les politiques de l’État, auquel les acteurs de la justice et de la sécurité reprochent de rogner leurs moyens ? Magistrats et policiers ne sont pas quittes de répondre de leurs actes, mais ils ont moins besoin d’un Père Fouettard que de sérénité, de cohésion et d’une logique législative qui ne transforme pas en scandale l’application de lois votées par les politiques.
Ce scandale qui ébranle l'empire de Rupert Murdoch
Pour une entreprise, se mondialiser sans risque, c'est possible
(1) « Islam, Institutions and Economic Development ». Eric Chaney, Vox, 3 septembre 2010.(2) « La Prospérité du vice », Daniel Cohen, Albin Michel.
Ronald Reagan aurait 100 ans, sa mémoire saluée même dans le camp Obama
Egypte : Suleiman cherche à gagner du temps et invite les Frères Musulmans au dialogue
Les envoyés spéciaux, cibles des partisans de Moubarak
L'obésité a doublé dans le monde en près de 30 ans
La prochaine hausse des taux : une question épineuse pour la BCE
L'activité ensuite : si la croissance reste molle en moyenne sur le Vieux continent, certains pays sont désormais bien engagés sur la voie de la reprise. L'Allemagne, en tête, connaît une formidable embellie, une décrue continue du chômage, une remontée des salaires.
Enfin, le discours du patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, s'est durci ces dernières semaines. "Nous demeurons vigilants", a-t-il répété jeudi, à propos des pressions inflationnistes. "Il y a toujours des risques d'effets de second tour, qui seraient contre-productifs", a-t-il précisé. Ces "effets de second tour" désignent la façon dont la hausse des prix est répercutée par les industriels et sur les salaires.
UNE SITUATION ÉCONOMIQUE HÉTÉROGÈNE
L'augmentation du taux directeur permet de jouer sur la distribution de crédits et de réguler l'activité économique. Elle est la principale arme des banquiers centraux pour lutter contre l'inflation. Alors, à quand un relèvement du loyer de l'argent ? Pour les analystes de la Deutsche Bank, il faut s'y préparer dès le mois de juin. L'économiste de la RBS, Jacques Cailloux, vise plutôt septembre. L'équipe de recherche de Natixis a elle un pronostic tout autre et n'envisage pas de tour vis avant…2013 !
Une telle diversité de prévisions reflète le choix épineux qui se pose à la BCE. Réputée orthodoxe, elle est censée tout mettre en oeuvre pour éviter un dérapage de l'inflation. Reste que la situation économique en zone euro est très hétérogène. Adapté au dynamisme retrouvé de l'Allemagne, un resserrement monétaire risquerait à l'inverse de compliquer la sortie de crise des fameux pays dits "périphériques" de la zone.
Contraints de réduire leurs déficits à marche forcée, la Grèce, l'Irlande ou le Portugal manquent cruellement de relais de croissance. Et l'apaisement de la situation sur les marchés reste précaire.
Pour l'instant, la BCE en est réduite à observer à la loupe l'évolution des cours des matières premières. Selon M. Trichet jeudi, "l'inflation va probablement rester au-dessus de 2% la plus grande partie de 2011, avant de redescendre vers la fin de l'année."
Egypte: Les médias étrangers dans la tourmente
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a fermement condamné jeudi les agressions dont sont victimes les journalistes couvrant les troubles opposant pro et anti Moubarak dans la capitale égyptienne.
20h45: EGYPTE: Le journaliste belge du Soir et trois reporters de France 24 libérés
Les Frères musulmans refusent de dialoguer avec le régime, a déclaré un porte-parole sur le site internet de la confrérie, après que le vice-président Omar Souleimane l'eut invitée au dialogue. "Les Frères musulmans rejettent catégoriquement tout dialogue avec le régime", a déclaré Mohamed Mursi dans un communiqué. "Le peuple a fait tomber le régime et nous ne voyons donc aucun intérêt à dialoguer avec un régime illégitime", a-t-il dit.
Environ 300 employés des Nations unies et leurs familles basés en Egypte ont été évacués en raison des violences vers l'île méditerranéenne de Chypre, située à 90 minutes de vol du Caire, a indiqué un porte-parole de l'ONU. Tous les passagers, acheminés à bord de deux appareils, étaient en bonne santé, selon Rolando Gomez. Un troisième avion devait atterrir sur l'île plus tard. Le personnel indispensable restera en Egypte, a-t-il précisé.
Le président américain Barack Obama s'est entretenu avec son homologue yéménite Ali Abdallah Saleh, contesté dans la rue comme plusieurs dirigeants du Moyen-Orient, a révélé jeudi la Maison Blanche, sans donner de détail dans l'immédiat sur la teneur de la conversation.
Dominique de Villepin a estimé à Marmande (Lot-et-Garonne) que lors des événements en Egypte et en Tunisie, "il y a eu plus que de la prudence de la part des autorités françaises". "Jusqu'à aujourd'hui, il y a eu plus que de la prudence de la part des autorités françaises", a affirmé à la presse l'ancien Premier ministre, après avoir souligné que "nous devons tirer les leçons de se qui s'est passé en Tunisie et en Egypte". "Nous devons assumer la responsabilité qui est la nôtre de multiplier les contacts en direction de la jeunesse, en direction de la société civile, en direction des intellectuels. C'est le devoir et la responsabilité de la France", a-t-il encore expliqué en marge d'un déjeuner-débat organisé par le club de réflexion "Convergences".
Le vice-président égyptien Omar Souleimane a déclaré dans un entretien à la télévision jeudi soir que le candidat à la présidence devait remplir des "conditions" spécifiques. "Des conditions et des restrictions sur les candidatures à la présidence sont nécessaires pour que tout le monde soit rassuré à propos du futur dirigeant du pays", a-t-il dit, sans plus de précisions.
18h45: EGYPTE: Une équipe de TF1 arrêtée
Plus de 100 manifestants hostiles au président égyptien Hosni Moubarak se sont heurtés à la police devant l'ambassade d'Egypte à Beyrouth, après avoir tenté de forcer le cordon de sécurité mis en place autour de la chancellerie, a indiqué un responsable de la sécurité." La police est intervenue pour repousser les manifestants après qu'ils eurent tenté de passer à travers les fils barbelés pour pénétrer dans l'ambassade", a dit à l'AFP ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
18h06: EGYPTE: Le vice-président parle de "complot"
Le président russe Dmitri Medvedev a souhaité jeudi un règlement pacifique de la crise en Egypte, au cours d'un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, ont rapporté les agences russes. "Dmitri Medvedev a exprimé l'espoir que la période difficile que traverse actuellement l'ami qu'est l'Egypte soit surmontée rapidement par un règlement pacifique et dans le cadre du droit des problèmes existants", a indiqué le Kremlin à l'agence Interfax. Il s'agit de la première réaction du chef de l'Etat russe depuis le début de la crise égyptienne le 25 janvier.
16h37: EGYPTE: Un étranger battu à mort place Tahrir
Un hypermarché était en feu dans la banlieue du Caire, ont indiqué des témoins à l'AFP. Les personnes qui faisaient leurs courses ont dû casser les fenêtres de Hyper One, à Cheikh Zouayyed, pour fuir le bâtiment en flammes.
Le vice-président égyptien Omar Souleimane a demandé la "libération immédiate" des jeunes militants non impliqués dans des actes criminels, a rapporté jeudi la télévision d'Etat. "Le vice-président a appelé à la libération immédiate de jeunes détenus n'ayant pas commis des actes criminels", a affirmé Omar Souleimane, cité par la télévision d'Etat.
15h59: EGYPTE: Amnesty annonce l'arrestation de l'un de ses employés français
Les services de sécurité palestiniens ont annoncé officiellement jeudi l'interdiction de toute manifestation en lien avec les soulèvements en Egypte et en Tunisie, après la dispersion par la force de plusieurs rassemblements de ce type. "L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et l'Autorité palestinienne interdisent toute ingérence dans les affaires intérieures des Etats, qu'ils soient arabes ou étrangers, et respectent la volonté des peuples à décider de leur destin", a assuré le général Adnane al-Damiri. La police palestinienne a de nouveau réprimé mercredi soir une manifestation de soutien au soulèvement en Egypte à Ramallah, selon les organisateurs et l'ONG Human rights Watch (HRW).
Le quotidien belge Le Soir était toujours sans nouvelles de son envoyé spécial au Caire Serge Dumont, 24 heures après qu'il eut été molesté et arrêté par des inconnus alors qu'il couvrait une manifestation dans la capitale égyptienne. "Le fait que des journalistes inquiétés ou retenus depuis hier aient été relâchés rend selon nous l'incertitude sur le sort de Serge Dumont un peu troublante", a déclaré dans un communiqué le directeur de l'information du journal, Jurek Kuczkiewicz. Selon Le Soir, les dernières informations concernant Serge Dumont qui travaille également pour les journaux suisse Le Temps et français La Voix du Nord, remontent à mercredi 13h30, lorsque l'ambassadeur de Belgique au Caire a réussi à le contacter sur son téléphone portable.
Le roi Abdallah II de Jordanie s'est entretenu vers midi avec des dirigeants du principal parti d'opposition le Front de l'Action islamique (FAI). "Nous avons une audience avec Sa majesté le roi jeudi à 14h", indiquait, plus tôt dans la journée, un responsable du FAI sous le couvert de l'anonymat. Le Premier ministre désigné Maarouf Bakhit s'est déjà entretenu dans la nuit de mercredi à jeudi avec des responsables du FAI, qui ont jugé cette rencontre "positive" mais indiqué maintenir leur appel à manifester. L'amendement de la loi électorale est une des demandes prioritaires des islamistes qui estiment que son système uninominal est à leur désavantage ce qui les a poussé à boycotter les élections législatives en novembre dernier.
Le géant britannique de la téléphonie mobile Vodafone a déploré jeudi d'avoir été obligé de diffuser à ses abonnés en Egypte des messages officiels, sans qu'ils soient clairement attribués au gouvernement, et affirme s'en être plaint aux autorités. Dans un communiqué publié à Londres, Vodafone a expliqué que les autorités égyptiennes faisaient usage, depuis le début des manifestations antigouvernementales, d'une loi contraignant les opérateurs de téléphonie mobile du pays (Vodafone, Mobinil et Etisalat) à relayer des messages officiels à destination de la population, sous forme de SMS.
Le Premier ministre égyptien Ahmad Chafic s'est dit prêt à se rendre place Tahrir, épicentre de la contestation du régime dans le centre du Caire, pour discuter avec les manifestants, selon des propos cités par l'agence Mena. Une offre de dialogue refusée quelques minutes plus tard par des groupes de jeunes militants pro-démocratie, initiateurs du mouvement de contestation.
14h YEMEN: Manifestation record à Sanaa
Au coeur du Caire en guerre
L'envoyée spéciale du JDD au Caire, Karen Lajon, témoigne du climat de guerre qui prend désormais place dans la capitale égyptienne. La ville du Caire, coupée en deux, oscille désormais entre quasi long fleuve fleuve tranquille dans les quartiers chics et grand corps malade aux abords des rives du Nil. Le pays des Pharaons est en ébullition. Récit.
Rage et sauvagerie
Les jets de pierre remplacés par les tirs de kalachnikov
jeudi 3 février 2011
On a découvert un nouveau système solaire
Le télescope spatial américain Kepler vient de découvrir six planètes gravitant autour de l'étoile Kepler 11. Cette étoile est dans la constellation du cygne, à 2000 années lumières de la terre. Ce système solaire est le plus compact connu à ce jour.
Avec des périodes de 10, 13, 22, 31 et 46 jours, les cinq planètes internes de Kepler-11 sont toutes plus proches de leur étoile que Mercure du Soleil. Surtout, leurs orbites sont si rapprochées les unes des autres qu'elles tiendraient aisément entre Mercure et Vénus.
Lancé le 7 mars 2009, Kepler doit observer pendant trois ans près de 100 000 étoiles des constellations du Cygne et de la Lyre. Il a déjà repéré près 1235 planètes potentielles.
A gauche, le casse-tête des primaires pour 2012
Outsider à la nomination inattendue, le PDG de Lazard à New York est parvenu en peu de temps à river leur clou à ses détracteurs. Choisi fin 2009 face à plusieurs concurrents plus chevronnés pour succéder à Bruce Wasserstein, cet homme du sérail entré dans la maison il y a vingt-deux ans a réorganisé tout l'état-major et annoncé hier des résultats flatteurs. Pour autant, depuis son accession à la plus haute marche, l'ex-basketteur à la haute silhouette et à la figure anguleuse est demeuré fidèle à son style discret, refusant même d'occuper le bureau jugé trop vaste de son prédécesseur. S'il est new-yorkais comme l'établissement centenaire qu'il dirige, ce fils d'enseignants élevé dans une localité de lointaine banlieue n'est pas né avec une cuillère d'or dans la bouche. Il a payé ses cours d'économie à l'université de Chicago en organisant des excursions en car pour les autres étudiants, avant de partir faire un MBA à Stanford. Après s'être ennuyé un moment dans une compagnie gazière, c'est en passant quatre années chez Goldman Sachs que ce fan de nouvelles technologies a eu confirmation de sa vocation pour la finance. Père de trois enfants, il a rencontré son épouse, une Française, à l'époque où elle travaillait elle aussi chez Lazard. Reconvertie dans le cinéma, elle a notamment produit « Fahrenheit 9/11 », la charge de Michael Moore contre l'administration Bush. Une manière de demeurer en communion avec son mari, qui affiche depuis toujours sa fibre démocrate. Les journalistes étrangers, cibles des partisans de Moubarak
Mercredi, alors que la situation commençait à devenir extrêmement tendue au Caire, des équipes de France 2 et de BFM TV, notamment, ont été violemment prises à partie. Depuis, toutes les rédactions ont demandé à leurs équipes de redoubler de vigilance et de ne sortir de leur hôtel qu'en cas de nécessité.
"La télévision publique éqyptienne a désigné les journalistes étrangers comme responsables de ce qui se passe, c'est une sorte d'appel au lynchage, non déguisé", témoigne Thierry Thuillier, directeur des rédactions de France Télévisions.
"Ils sont des témoins gênants, on assiste à un tabassage systématique des journalistes étrangers", insiste-t-il, ajoutant: "La consigne c'est l'extrême prudence tout en souhaitant qu'on puisse faire notre boulot".A BFM TV, trois journalistes qui tournaient dans un marché "ont été tabassés pendant un quart d'heure, à coups de bâton, de poings, de pieds", assure Guillaume Dubois, directeur général de la chaîne info.
"Ils ont été exfiltrés par un convoi de l'armée qui passait par là, puis ils ont passé neuf heures dans une caserne avant d'être reconduits à leur hôtel. Ils ont été vraiment choqués", poursuit-il. Ces trois journalistes devaient rentrer en France jeudi, une autre équipe de BFM demeurant sur place. "On réfléchit, en fonction de l'évolution de la situation, à renvoyer une nouvelle équipe", a précisé Guillaume Dubois.
A France 24, trois journalistes ont été interpellés mercredi et étaient toujours retenus par la police militaire jeudi midi.
"Je pense que l'affaire sera réglée dans les heures qui viennent. Ils ont été pris à partie par des manifestants, l'un a été tabassé à coups de barre de fer et secouru par un passant alors qu'il était sur le point d'être lynché", explique Jean Lesieur, directeur de la rédaction. Selon lui, les pro-Moubarak "ont clairement décidé de cibler les journalistes".
"En Tunisie, souligne-t-il, la situation s'était débloquée très vite. On pourrait plus comparer l'Egypte avec la Côte d'Ivoire, où il y avait eu des intimidations visant les journalistes".
A i-Télé, les envoyés spéciaux ont été "menacés, insultés, mais il n'y pas eu d'acte de violence physique", relève Albert Ripamonti, directeur de la rédaction. "Un de nos journalistes a raconté que, même sans caméra, le seul fait d'être occidental suffisait pour être pris à partie".
"J'ai été attaqué par des citoyens normaux qui faisaient la queue devant un distributeur de billets, j'ai dû me débarrasser de deux cartes pour sauver ma peau et celle du chauffeur. Un policier présent sur les lieux a réussi à calmer les gens", témoigne en écho un photographe de l'AFP.
Du côté des journaux, il y a manifestement eu moins de problèmes.
Un journaliste de Libération qui n'avait pu regagner son hôtel mercredi soir a cependant été interpellé jeudi matin par un comité de quartier après avoir dormi chez des Egyptiens. "Les gens du comité l'ont remis, ainsi qu'un photographe, à l'armée qui les a relâchés peu après sans violence", assure François Sergent, directeur adjoint de "Libé".
"Les trois envoyés spéciaux du Figaro ne rencontrent pas de problèmes particuliers à ce jour", relève Philippe Gelie, chef du service étranger du journal.


















