TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

samedi 25 mai 2013

Les masques sont tombés !


Au bout d’un an de présidence de François Hollande, les masques tombent ! Derrière, les vrais objectifs de notre président et de ses amis apparaissent :
Ce n’est pas un gouvernement socialiste qui nous gouverne mais une loge franc-maçonne : le Grand Orient de France, puisqu’ils sont tous franc-maçons.
Le gouvernement Z’Ayrault est incapable de gouverner, il méconnaissait tellement les dossiers qu’il revient sur toutes les promesses de campagne! Il ne sait même pas compter les français dans la rue malgré des technologies de pointe. Il ne sait pas plus gérer la France puisqu’il espère enrayer les déficits en dépensant plus !
Ramassi de sales gueules
Le gouvernement Hollande n’avait pas pour objectif la France et les Français mais l’imposition de ses idéologies socialistes dont surtout l’idéologie du gender, face cachée de l’iceberg du mariage pour tous.
Les médias sont tous soumis au pouvoir socialiste sous des couverts de liberté de la presse, d’égalité et de modernité, au point qu’au lieu d’informer ils ne font plus que désinformer.
Les instances institutionnelles telles le CESE ou même le conseil constitutionnel sont manipulés par le gouvernement.
Les élus socialistes sont pris dans des affaires judiciaires plus malhonnêtes les unes que les autres. Ils ne cherchent qu’à profiter des ors de la république et d’en faire profiter leurs amis comme Mme Trieweiler ( qui n’a aucun statut pour représenter la France au Mali).
Les français qui essaient de résister à la dictature socialiste sont traités d’extrémistes, sont méprisés et humiliés.
Voilà le bilan du carnaval socialiste, la fête touche à sa fin, les masques tombent !
Les français se réveillent, le mouvement la manif pour tous leur a permis de se documenter, de s’organiser et de s’exprimer!
Les discriminations et les insultes des médias n’empêcheront pas le réveil des consciences des Français amplifié par la manif pour tous. L’esprit gaulois leur permettra de résister à la dictature du gouvernement Hollande et de garder leur discernement dans cette période sombre. Le web permet heureusement de contourner les médias englués dans leur abêtissement. Les français commencent à savoir systématiquement décrypter les informations des médias.
Tous à la manif du 26 mai contre la loi Taubira, la PMA et la GPA mais pour l’avenir de la France.

vendredi 24 mai 2013

Le régime de l'auto-entreprise sera limité dans le temps


Selon nos informations, le régime social devrait être limité dans le temps pour les activités principales. Les activités secondaires pourraient être bridées au cas où elles dépasseraient 15.000 euros. Les artisans sont mécontents. Ils auraient souhaité que l'artisanat soit exclu du régime.
Cette pétasse n'a jamais travaillé de sa vie, alors.....???????
En dépit des recommandations du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'Inspection des finances (IGF), Sylvia Pinel, la ministre de l'Artisanat, aurait décidé de limiter à deux ans le régime pour les activités principales. C'est ce qu'elle a annoncé mercredi soir aux responsables de l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (APCMA), de l'Union professionnelle artisanale (UPA) et de la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB). Au-delà de cette limite, les auto-entrepreneurs devront soit créer une société classique, soit abandonner leur activité.
Les activités secondaires pourraient être bridées au-delà de 15.000 euros
Les activités secondaires qui génèrent des revenus inférieurs ne seraient pas concernées par cette limitation dans le temps qui devrait être de deux ans si le souhait de la ministre est exaucé. De leur côté, les artisans réclament une limitation du régime à un an. Matignon devrait trancher. En outre, Sylvia Pinel souhaite limiter le volume pour les activités de petites importances et améliorer la sécurité des consommateurs via le contrôle des créations d'entreprises, les vérifications des compétences et des obligations d'assurances. Il est envisagé à Bercy d'imposer une formation aux entrepreneurs qui dégageraient des revenus supérieurs à 15.000 euros.
Les artisans sont-ils satisfaits? Même pas. L'APCMA estime que « ces mesures ne répondent pas à la revendication prônée par l'ensemble des acteurs de l'artisanat, à savoir l'exclusion du secteur de l'artisanat du régime de l'auto-entrepreneur. Elles ne répondent pas non plus totalement à la situation de concurrence déloyale ». La ministre présentera un projet de loi en Conseil des ministres fin juillet avant un examen au Parlement en septembre.
Un coup de pouce au pouvoir d'achat et aux recettes fiscales de l'Etat
En vigueur depuis le 1er janvier 2009, dernier symbole du « travailler plus pour gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy, le régime social de l'auto-entrepreneur permet aux salariés dans le privé et le public, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour augmenter leurs revenus, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux. Depuis sa création, il a séduit près d'un million de personnes en leur permettant de stimuler leur pouvoir d'achat. Il a aussi permis à l'Etat d'engranger 3 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales.

Hollande, l'homme qui ne savait rien




Hollande, l'homme qui ne savait rien par uni-asso-fr

10 principes de vente essentiels sur lesquels les vendeurs se trompent souvent

David Mattson est le CEO de Sandler Training, mais il est également l'auteur de « The Sandler Rules: 49 Timeless Selling Principles and How to Apply Them ». Depuis 1967, sa société a contribué à améliorer les services de ventes de milliers de sociétés avec un système de techniques et de principes éprouvés, mais aussi en leur indiquant quelles étaient les techniques mauvaises que les vendeurs devaient éliminer de leur comportement. Dans Forbes, Kathy Caprino rappelle 8 de ces erreurs que les vendeurs peuvent commettre:
1/ Prendre pour hypothèse que le prospect communique son véritable problème.
Même s’il est normal de se fier à ce que le prospect indique, il est recommandé de bien étudier chaque scénario. Vous devez vérifier que ces éléments ne sont pas plutôt les symptômes d’un problème plus fondamental. Ce diagnostic doit être réalisé en posant des questions pour s’assurer que l’on connait bien la racine du problème.
2/ Penser que la présentation permettra de conclure la vente.
Vous ne devriez pas dire au client pourquoi ils devrait acheter chez vous, mais plutôt l’amener à conclure quelles sont les meilleures raisons de le faire.
3/ Trop parler.
L’un des principes essentiels de Sandler est la règle 70/30 (70% écoute contre 30% de parole). Au début de l’entrée en relation avec le prospect, les vendeurs ont souvent l’impression qu’ils doivent parler, alors qu’ils devraient plutôt écouter et poser des questions. N’oubliez jamais que s’il ne souhaitait qu’une liste des caractéristiques de votre produit, le client n’aurait eu qu’à se connecter sur le site de votre société. Le processus de vente lui-même n'est pas un monologue, mais une conversation ouverte et honnête.
4/ Croire que l’on peut tout vendre à tout le monde
Les gens n’achèteront pas simplement parce que vous leur demanderez de le faire : ils ont une résistance naturelle à faire ce qu’on leur demande. Le prospect doit traverser une étape de découverte sur lui-même avant de conclure que ce que vous vendez lui offre la meilleure solution. La meilleure méthode est donc de poser des questions importantes ou de parler de cas vécus par des tiers pour lui permettre de découvrir quels sont les bénéfices et les avantages de votre produit.
5/ Exagérer l’éducation de votre prospect alors que vous devriez vendre.
Le but initial de la vente est de découvrir pourquoi, et sous quelles conditions, votre prospect aurait intérêt à acheter de vous. Il faut donc d’abord poser des questions, puis partager vos connaissances. Les détails particuliers arrivent en troisième position de cette liste de priorités.
6/ Oublier que les vendeurs sont aussi des décideurs.
A chaque étape du processus de vente, le vendeur doit s’assurer qu’il peut continuer de passer du temps à investir dans la relation avec le prospect. Si vous êtes un vendeur incapable de trancher, votre manque de clarté et d’actions décisives se reflètera dans l’attitude de votre prospect. Souvenez-vous que plus vos cycles de vente sont courts, et plus vous pouvez approcher de prospects.
7/ Lire dans l’esprit de vos prospects.
Fiez-vous uniquement à ce que les prospects vous disent avant de sauter sur une conclusion. S’ils manquent de clarté, n’hésitez pas à poser des questions. Les mauvaises intuitions conduisent à des pertes de temps et à des opportunités gâchées.
8/ Travailler comme consultant gratuit dans l’espoir de conclure une affaire.
Quand un client potentiel vous demande plus d'informations, et que fournir ces informations vous donne plus de travail, demandez-lui d'abord de vous fournir un scénario comprenant tous les détails qui lui permettraient de signer. Si, au moment où vous proposez cette solution, le client vous pose des questions supplémentaires, et qu’il ne se montre pas acheteur, c'est qu'il est peut-être temps de lui touner le dos.
9/ Etre votre propre pire ennemi.
Ne reprochez jamais à votre prospect de ne pas décider assez rapidement, mais posez-vous d’abord la question de votre attitude. La maîtrise du processus de vente dépend de votre approche et de vos compétences de vendeur.
10/ Espérer que le client ne remarque pas un problème.
La seule façon d'éviter un problème est de le régler avant qu’il n'émerge. Restez ouvert et honnête. Si un problème surgit au cours du cycle de vente, soyez transparent. Votre prospect vous respectera pour votre franchise et ensemble, vous pourrez résoudre ce problème, tout en édifiant les fondations d’une relation solide. 

    UMP : les risques de la division


    À l'UMP, il y a ceux - peu nombreux - qui ont voté le mariage pour tous ou qui se sont abstenus. Ceux qui l'ont combattu, mais estiment que la place d'un parlementaire n'est pas d'être dans la rue. Ceux qui se méfient de la récupération du mouvement à des fins inavouées et ceux qui seront dans la rue, dimanche.

    Il y a les maires qui refusent de marier des homosexuels et ceux qui, à contrecoeur, appliqueront la loi de la République. Ceux qui promettent de défaire le texte s'ils reviennent au pouvoir et ceux qui savent qu'on ne démariera jamais les couples gays. Ceux qui considèrent qu'il faut passer à autre chose et ceux qui prétendent entrer en résistance, au mépris des institutions.
    Au sein de la droite en général, et de l'UMP en particulier, le mariage pour tous, que l'on pensait fédérateur, provoque la désunion, par exemple à Paris : les anti-mariage sont prêts à tout, y compris à faire perdre la seule, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui offre à la droite une chance de gagner la mairie.
    Nombre de cadres de l'UMP, conscients que la machine à perdre repart, tirent la sonnette d'alarme et refusent de rêver de vague bleue sous prétexte que la majorité s'effondre dans les sondages. Car cette affaire de mariage n'est qu'une illustration, parmi d'autres, de ce qui fâche et coince dans la famille.
    Si la cohérence de la majorité n'est pas toujours lisible, la ligne de l'opposition, elle, est invisible. Que ce soit sur l'Europe, sur les moyens de la croissance, sur la transformation du modèle social ou sur la décentralisation, à dix mois des municipales, personne au-delà de l'incantation, n'est clair.
    Un danger pour tous
    Même le principe de la primaire en 2016, dont l'encre est à peine sèche, est déjà oublié par certains de ceux qui l'ont voté, considérant que Nicolas Sarkozy ne devrait pas s'abaisser au rang d'un candidat ordinaire !
    Les causes ? Au moins trois : l'échec du départage entre François Fillon et Jean-François Copé prive l'UMP d'une autorité reconnue par tous les militants. Il faudrait à tout le moins qu'ils entérinent le statu quo pour déminer la contestation.
    Ensuite, depuis un an plane l'ombre d'un retour de Nicolas Sarkozy, très tributaire du calendrier judiciaire, qui empêche toute analyse sereine de l'échec de 2012 et toute reconstruction d'un projet.
    Enfin, à trop penser à 2017, on se soucie davantage de ne mécontenter personne ou de se positionner en fonction du Front national qu'à prendre les problèmes des Français à bras-le-corps.
    Pourquoi s'en inquiéter ? Pourquoi ne pas se contenter de dire tant mieux pour le pouvoir et tant pis pour l'opposition ? Parce que les deux risquent gros. Dimanche, à en croire les dispositions matérielles, il y aura foule à Paris. Mais pour réclamer des choses différentes, souvent contradictoires, parfois impossibles, au-delà du refus désormais vain du mariage gay.
    Sauf s'il s'agissait d'un baroud d'honneur, le pouvoir ne pourrait pas ignorer l'expression, sous prétexte de mariage, d'un divorce massif de l'opinion. L'opposition ne pourrait pas davantage se contenter de postures démagogiques. Car ce serait prendre le risque qu'une contestation désordonnée et passionnelle s'exprime ailleurs, sous des formes incontrôlables.

    François Schröder ou Gerhard Hollande ?


    Discours de conviction ou discours de convenance? Les mots prononcés par François Hollande à Leipzig, au congrès du SPD a l'occasion du 150e anniversaire du grand parti de la gauche allemande, n'avaient rien d'un discours purement socialiste. On avait plutôt le sentiment, en l'écoutant, que le président français  se livrait, c'est plus fort que lui, à une  synthèse. Comme il aimait le faire rue de Solférino à la tête du parti socialiste.
    Une synthèse entre, justement, d'un côté la fibre socialiste (l'insistance sur le progrès, l'égalité, l'Etat providence) et de l'autre, la fibre social démocrate (la liberté, le réalisme, le compromis, le dialogue social). C'est peut-être son côté Sciences Po, dire la synthese, partout, à tout prix. Mais compte tenu des échéances nationales et européennes à venir, et en rappelant certains de ses propos tenus lors de la conférence de presse sur la nécessité de réformes de structures, on a de plus en plus l'impression que l'an II du Président marque, dans la parole, un tournant social démocrate même si les faits ne sont pas en adéquation. Et une question pointe alors. Et si Hollande rêvait en fait, au fond, d'être un social-démocrate à l'allemande ? Extraits du discours de Leipzig...
    Français, socialiste, européen

    "Cette cérémonie transcende les clivages politiques, les calculs électoraux et les frontières géographiques. Elle renvoie une belle image de votre démocratie, dont vous pouvez être légitimement fiers.
    Ma présence est une nouvelle preuve de la force de l’amitié franco-allemande qui nous permet d’évoquer, ensemble, les moments forts de nos histoires nationales.
    Je suis ici aujourd’hui comme Président de la République française, comme un socialiste qui sait ce qu’il doit à la social-démocratie et surtout comme un européen."
    Culture du compromis et du dialogue
    "Au moment où fut fondé le SPD, le progrès c'était «la fixation de salaires minima, l’enseignement gratuit, l’assurance maladie, la liberté d’association, la réduction de la durée du travail, la création de coopératives de production ».
    Tout cela fut acquis au cours des décennies qui suivirent et largement étendu à l'ensemble du continent européen.
    Grâce à l'action et à l'influence du SPD, le progrès prit ensuite la forme de la démocratie sociale avec la reconnaissance des droits des salariés à être informés et consultés sur les choix stratégiques des entreprises, avec la culture du compromis pour faire évoluer le droit du travail et avec la négociation entre partenaires sociaux pour faire évoluer l’Etat providence."
    Ode à Schröder
    "Le progrès, c’est aussi de faire des réformes courageuses pour préserver l’emploi et anticiper les mutations sociales et culturelles comme l’a montré Gerhard Schröder. On ne construit rien de solide en ignorant le réel.
    Le réalisme c’est le troisième apport de la social-démocratie.
    Le réalisme n’est pas le renoncement à l’idéal, mais l’un des moyens les plus sûrs de l’atteindre. Le réformisme ce n’est pas l’acceptation d’une fatalité mais l’affirmation d’une volonté. Le compromis n’est pas un arrangement mais un dépassement.
    Unité
    "L’Europe a été capable, ces derniers mois, d’en finir avec l’instabilité financière. Elle a su apporter la preuve que les pays de l’Union n’abandonneraient jamais l’un des leurs à ses difficultés. Elle a introduit des règles et des disciplines en matière budgétaire et bancaire.
    L’Europe doit désormais faire preuve de la même détermination pour donner priorité à la croissance et offrir à la jeunesse une nouvelle espérance.
    C’est le rôle des Etats mais aussi des partis politiques que d’y travailler sans relâche. Et je salue tous ces militants qui se dévouent de génération en génération à cette cause qu’est l’Europe. Et à cette belle idée du progrès. Je leur dis de ne jamais se désespérer et d’unir leurs forces face à l’égoïsme, au populisme et au nationalisme.
    Si je n’avais qu’un seul message à vous transmettre aujourd’hui, un seul mot à vous dire, ce serait celui par lequel j’ai ouvert mon propos et par lequel je veux le clore : unité.
    Unie, l’Allemagne est devenue plus forte.
    Unies, la France et l’Allemagne feront avancer l’Europe."

    Ressources humaines


    Le rapport de la Cour des comptes tombe à pic pour Vincent Peillon. Même s’il a dû se racler la gorge en lisant que 60 000 profs en plus ou en moins, finalement, ça ne changeait rien à la donne alors que l’on sait pertinemment que la diminution du nombre d’enseignants pèse mécaniquement sur la qualité de l’apprentissage, il n’aurait pu rêver meilleur prospectus promotionnel. En dehors de cette ligne qui va compter à l’heure des arbitrages budgétaires, tout est parfait. À commencer par le timing.
    Six mois après avoir été confronté à l’inévitable fronde des enseignants et syndicats qui suit immanquablement toute tentative de réforme, il n’a ainsi pas eu à pousser très loin l’exégèse pour trouver, au fil des pages, le réconfort dont il avait besoin en ces temps hostiles.
    Avec ce rapport, il possède désormais un instrument de poids, moral et chiffré, à opposer aux blocages corporatistes qui fonctionnent comme autant de verrous autour d’une chambre forte.
    Car les sages n’ont pas fait que réaffirmer des vérités certes connues mais qui restent toutefois largement taboues et méritent donc d’autant plus d’être dites. Leur démonstration en creux valide quasiment point par point le projet de “refondation” scolaire du ministre déployé à la rentrée dernière.
    Elle relève notamment que si la France pointe au 18e rang (sur 34 pays membres de l’OCDE) pour la performance de ses élèves, ce n’est pas parce que les profs sont nuls, toujours en grève ou en vacances mais tout simplement parce que le système scolaire lui-même n’est pas correctement « configuré » à la base. Qu’il reproduit depuis trente ans les mêmes erreurs structurelles en n’exploitant pas idéalement les formidables richesses humaines dont il dispose et qu’il ne correspond ni aux attentes, ni aux besoins des enseignants et des élèves. En clair qu’il est inadapté, l’État et son ministère de l’Éducation nationale se comportant comme un DRH has been incapable d’optimiser les ressources humaines de son entreprise.
    Ce constat conforte de facto les desseins du ministre qui a prévu, à l’automne, d’entamer une grande discussion sur les métiers de l’enseignement. Et justement de remettre la formation des professeurs et l’humain au centre du dispositif. La vie est décidément bien faite…

    Primaire à Paris : NKM tacle encore Peltier sur son passé frontiste

    Ces deux-là ne partiront pas en vacances ensemble. Depuis une semaine, Guillaume Peltier et Nathalie Kosciusko-Morizet s'attaquent par médias interposés. Dernière épisode : vendredi matin NKM, candidate à la primaire à droite en vue de l'élection municipale à  l'an prochain, a taclé le leader de l'aile droite du parti en faisant de nouveau allusion à son passé au 
    Tout est parti lundi quand le patron du mouvement la Droite Forte a appelé à voter contre NKM à la primaire UMP, car elle s'est abstenue lors du vote à  l'Assemblée sur la loi sur le mariage gay, alors que l'écrasante majorité des députés  a voté contre. Il a exprimé sa préférence pour deux autres candidats, Pierre-Yves Bournazel et Jean-François Legaret, qui «ont eu tous les deux une position très claire puisqu'ils ont dit que s'ils avaient été parlementaires, ils se seraient opposés à cette loi dite Taubira.»

    La réponse de NKM n'a pas tardé, accusant Peltier d'être le «Buisson qui cache la forêt», en référence à l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy avec qui elle est en profond désaccord politique, depuis qu'il a voulu mettre le curseur à droite lors de la dernière campagne présidentielle.  «Derrière tout cela, il y a des gens qui voudraient prouver que la droitisation et l'alliance avec le Front national sont indispensables», avait-elle ajouté.

    «Quand on change de parti, il faut changer de méthode»


    NKM : "Beaucoup de tensions au sein de la manif... par Europe1fr
    Cette passe d'arme a été réglé mercredi au bureau politique de l'UMP, où Guillaume Peltier, fait rarissime, a été rappelé à l'ordre. Pas de quoi refroidir ce dernier qui a fait savoir par la suite que ses «convictions restent intactes.» NKM non plus ne semble pas prête à enterrer la hache de guerre. Sur Europe 1, elle en a remis une couche. «Cette méthode qui consiste à montrer l'un ou l'autre du doigt dans sa famille politique et à dire celui là, c'est celui qu'on ne veut pas, ce sont des méthodes qui viennent du Front National. Et quand on change de parti, il faut changer de méthode», a-t-elle assené. Avant d'intégrer l'UMP, Guillaume Peltier avait tour à tour milité au Front national, puis au côté de Bruno Mégret et de Philippe de Villiers.

    Comme toujours quand elle est attaquée par l'aile droite de l'UMP, elle a estimé que cette manière d'agir est la cause des échecs successives de la droite. «Cette agressivité-là, c'est celle qui a entraîné la droite dans la spirale de la défaite pendant 10 ans. Derrière les gens qui voudraient ne pas choisir le meilleur candidat pour battre la gauche à Paris, il y a aussi le Front national. Ce sont ces gens qui ont fait perdre Nicolas Sarkozy en 2012. Il ne faut pas laisser ceux qui ne veulent pas gagner (à Paris), choisir.»

    L’Allemagne, l’euro et les socialistes


    Les socialistes français s’inspireraient-ils de Silvio Berlusconi ? Au plus bas dans les sondages, le Cavaliere s’était refait une popularité en entonnant les sirènes de l’antigermanisme… Moins que par le risque de réveiller les démons du passé, la position du PS frappe surtout par son incohérence.
    Les exigences de Mme Merkel ne sont pas “égoïstes”. Elles ne font que rappeler les conditions nécessaires à la survie de l’euro : le redressement des comptes publics de tous les États de la zone, une baisse forcée du coût du travail là où il a trop augmenté, comme en France, le refus des facilités inflationnistes telle la monétisation des dettes souveraines. Ces mesures, efficaces ou non, c’est une autre question, sont l’unique alternative à un abandon de l’euro, et donc à de nouvelles parités monétaires.
    À partir du moment où le PS n’envisage pas le démantèlement de la monnaie unique (nous préférons cette expression à celle de “sortie de l’euro”, car qui peut croire que l’euro pourrait continuer sans la France ? ), il est obligé d’en tirer les conséquences : il faut faire de la rigueur à l’allemande !
    Certains voudraient que Berlin prête à fonds perdus — ou mieux, que la République fédérale donne, via le budget européen, aux paniers percés de l’Europe. Elle n’y tient pas : qui le lui reprocherait ? Elle, que les perroquets du souverainisme ne cessent de soupçonner de “fédéralisme”, ne fait que prendre en compte cette réalité de base : il n’existe pas, en Europe, de solidarité analogue à celle qui a pu s’établir entre l’Allemagne de l’Ouest et les anciens territoires de l’Est, qui appartenaient à une même nation allemande. Les Allemands ne sont pas davantage enthousiastes à faire comme les Français : ajouter à leurs dettes, déjà lourdes, en empruntant pour aller au secours des pays, encore plus endettés, du sud de l’Europe. Là encore, qui le leur reprocherait ?
    La même inconséquence se retrouve dans certains cercles socialistes proches du pouvoir, tel le collectif Roosevelt 2012, qui prône un New Deal à la française, une politique publique de relance à base de dépenses publiques, sans nullement remettre en cause l’appartenance à l’euro.
    Lors d’un colloque franco-allemand, qui s’est tenu, le 8 avril dernier, à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, l’économiste Alain Cotta a justement rappelé que François Hollande, fils spirituel de Jacques Delors, était si viscéralement attaché à l’euro qu’il irait jusqu’à sacrifier le dernier centime de la politique sociale française pour en assurer la survie. Au lieu de mettre en cause stupidement l’Allemagne, les socialistes français feraient mieux de tirer les conséquences de cette conviction du président de la République.

    De la difficulté d’être libéral en France


    Être libéral, c’est vouloir ramener l’État sous le contrôle du droit et étendre les libertés individuelles. Et c’est là que les problèmes commencent, bien sûr.

    Je vais avoir 70 ans, l’âge où les ombres s’allongent sur le sol, et, de temps en temps, je me pose la question : « Mais pourquoi est-ce aussi difficile d’être libéral en France ? » Qui peut aussi se traduire par : « Mais qu’est-ce que je suis allé faire dans cette galère ? » Voici ce qui, pour moi, est un début de réponse à ces étranges questions.
    Tout d’abord, le libéralisme est une philosophie du droit et non pas du tout une série de recettes économiques. Des principes juridiques ont émergé au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, ont été appliqués aux États-Unis et au Royaume-Uni et, à la stupéfaction générale, ont amené au décollage économique d’abord ces deux pays, puis ensuite tous les autres États qui ont suivi leur exemple. L’application des principes juridiques du libéralisme amène à la croissance économique, mais c’est une conséquence heureuse et non recherchée. Ces principes juridiques définissent, d’un côté, les relations des individus entre eux et, de l’autre, la relation entre ceux-ci et l’entité à qui ils ont librement délégué le monopole de la violence légale, je veux dire l’État.
    Le principe fondamental du libéralisme est donc que le droit régit tout et est supérieur à tout. Dans un monde organisé selon une philosophie libérale, le droit est le coeur même du système, ainsi qu’on le voit aux États-Unis, où le président élu lors de sa prise de fonctions, jure de respecter la Constitution des États-Unis, cette Constitution étant, comme chacun le sait, la clef de voûte de tout le système juridique, légal et économique aux États-Unis. Et cette Constitution est inchangée depuis son origine, à l’exception de quelques amendements, dont le plus célèbre reste le premier : « Le Congrès ne fera aucune loi accordant une préférence à une religion ou en interdisant le libre exercice, restreignant la liberté d’expression ». Ce qui interdit par exemple toutes les stupides lois mémorielles dont nous souffrons dans notre pays. Or, dans le subconscient des Français, rien ne peut être supérieur à l’État.
    Et donc, nous ne pouvons avoir aucune stabilité juridique, puisque chaque changement dans l’État amène avec lui des changements dans le droit. Depuis que les États-Unis existent, nous avons eu le bonheur d’avoir cinq Constitutions républicaines, deux ou trois monarchies, un ou deux empires et quelques régimes indéterminés tels le Consulat ou Vichy. Et tous les agents de l’État qui avaient juré fidélité à la Constitution précédente n’ont jamais eu aucun problème à continuer à servir quand bien même la Constitution aurait changé, puisque l’État et ses serviteurs restaient en place.
    En France, l’État est pérenne, alors que les Constitutions et donc le droit sont tout à fait transitoires. Et d’ailleurs, depuis Napoléon, l’État a même son droit à lui, ce qui est une monstruosité philosophique, puisque cela veut dire que l’État et ses agents répondent à des règles différentes du commun des mortels.
    Dans un monde libéral, le droit est supérieur à l’État. En France, l’État est supérieur au droit. Et donc, prendre le contrôle de l’État en France, c’est se retrouver dans la position de Moïse, en contrôle du droit et de l’État, c’est-à-dire être à la fois roi et prêtre, et non pas simplement président (temporaire), ce qui est quand même beaucoup plus intéressant que d’être brimé par des textes rédigés il y a deux cents ans.
    Et donc, pour moi, être libéral, c’est vouloir ramener l’État sous le contrôle du droit. Et c’est là que les problèmes commencent, bien sûr. Hélas, je ne pense pas que les choses vont beaucoup bouger de mon vivant ni que j’aurai une grande influence, mais cela ne m’importe guère. Ce qui compte, c’est de porter le flambeau, quelqu’un d’autre le relèvera un jour. Après tout, il n’est pas honteux d’échouer là où Montesquieu, Benjamin Constant, Tocqueville, Bastiat, Raymond Aron, Jouvenel, Revel et tant d’autres ont échoué avant moi. Et comme le disait un grand Français, Pierre de Coubertin : « L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. » Charles Gave, économiste et président de l’Institut des libertés.

    La fête des incompétents

    Manuel Valls souffre d’un trait de caractère qui domine tout : il a toujours raison. Voilà pourquoi le saccage du Trocadéro est accablant pour lui.

    Le ministre de l’Intérieur ne va pas pouvoir continuer à parader très longtemps comme ça. Mardi matin, après la soirée de pillage place du Trocadéro, il répétait au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1 : « Pas de leçons, pas de leçons ! » L’après-midi, à l’Assemblée, c’était sa fête, pas celle du PSG. Manuel Valls souffre d’un trait de caractère qui domine tout : la prétention. Il ne se trompe jamais. S’il y a une erreur de jugement, une “faille” dans un dispositif, c’est la faute des autres, ou mieux, celle de ses prédécesseurs. François Hollande l’encourage dans cette attitude en le citant comme l’un de ses “meilleurs ministres”. Mais la prétention conduit à l’aveuglement ; c’est ce qui le perdra.
    Des leçons, il n’en reçoit pas ; c’est lui qui en donne. En arrivant au ministère de l’Intérieur, il n’a rien eu de plus pressé que de remplacer le préfet de police de Paris et le directeur général de la Police nationale. Il voulait des hommes à sa main, politiquement conformes avant d’être professionnellement compétents. Dans ce domaine, le préfet de police, resté sans affectation opérationnelle de premier plan pendant douze ans, est un modèle. Mais pour le ministre, c’est secondaire, puisque le patron, c’est lui. Lui qui manoeuvre, dirige les compagnies de CRS et les escadrons de gendarmes mobiles selon ses humeurs et ses choix politiques.
    Il se fait la main avec les manifestations anti-mariage gay. La droite, qui le jugeait ferme à l’égard des délinquants et voyait en lui un bon successeur de ce pauvre Jean-Marc Ayrault, découvre un ministre méprisant et hautain. Pris à contre-pied par l’ampleur des défilés, par les mauvais renseignements de ses préfets zélés, qui préfèrent le laisser s’enfermer dans des impasses et le commentaire de chiffres de manifestants truqués. Par réaction, il en fait trop : il interdit les Champs-Élysées à la “manif pour tous” et se fait surprendre à l’Étoile, le 24 mars ; du coup, le 28, lors de l’intervention télévisée de François Hollande, il envoie 1 400CRS et gendarmes casqués barrer la route aux 2 000 manifestants pacifiques qui cernent le siège de France Télévisions. Mieux, le soir du 15 avril, alors qu’un groupe de la “manif pour tous” installe deux ou trois tentes sur le côté de l’Assemblée nationale, il fait interpeller 67 jeunes gens, les place en garde à vue durant vingt-quatre heures, avec prise d’empreinte ADN et inscription au fichier de la délinquance !
    Lundi, Manuel Valls paradait donc, à Lyon, avec Christiane Taubira pour célébrer ses résultats en matière de lutte contre la délinquance et les progrès de ses 64 zones de sécurité prioritaires, alors que les habitants de Villeneuve-d’Ascq et d’ailleurs devaient se constituer en comité d’autodéfense ou que l’on continuait à jouer de la kalachnikov à Lille, Marseille ou Istres… Et le soir même, le saccage de la place du Trocadéro venait spectaculairement ruiner les “acquis” de sa politique.
    Mais ce n’était pas sa faute, il ne savait pas que le football entraîne avec lui des cortèges de violence, que le PSG avait expulsé des rangs de ses supporters des hooligans qui n’attendaient qu’une occasion pour se venger ; il ne savait pas ce qui s’était déjà passé la veille aux ChampsÉlysées, ni que la place du Trocadéro était impossible à “boucler” avec quelques rideaux de policiers, surtout quand on conserve ouvertes les stations de métro. Il a sous-estimé les événements, ne mobilisant sur place que la moitié des effectifs engagés à France Télévisions pour la “manif pour tous”. Il s’est ridiculisé en parlant dans un communiqué prématuré de « mouvements de foule et de bousculades » quand les chaînes d’information montraient déjà des images d’émeutes. Ce soir-là, les policiers ont mis 38 casseurs en garde à vue, 30 de moins que pour les “campeurs” de l’Assemblée nationale, alors que le saccage faisait 32 blessés, dont trois parmi les forces de maintien de l’ordre (zéro pour les centaines de milliers de manifestants de droite).
    La démonstration est accablante. Non pas que le phénomène des pilleurs (il fallait voir l’autocar de touristes dévalisé dans l’impuissance policière sous l’oeil des caméras étrangères) soit nouveau, mais le ministre de l’Intérieur nous avait fait croire que cela ne se reproduirait plus avec lui. C’est pourtant à l’image d’une politique pénale où les casseurs encagoulés ne risquent rien, puisque Mme Taubira a supprimé l’emprisonnement pour les peines inférieures à six mois et qu’elle considère que de tels débordements ne devraient pas être exagérément grossis. Sauf que ceux-ci ont produit leurs effets à la veille d’une conférence de presse du président de la République. Le procès en incompétence se poursuit sans désemparer.

    jeudi 23 mai 2013

    Éducation, mauvaise gestion

    Éducation, mauvaise gestion


    Par temps gris de disette budgétaire – et elle est bien placée pour le savoir – la Cour des comptes ose pourtant poser la question de la rémunération des enseignants. Elle met les pieds dans les plats de la refondation de l’école mitonnés par Vincent Peillon. Nos professeurs, dit-elle, restent mal payés et mal gérés. S’il y a une crise des vocations, ne cherchez pas ailleurs. L’Éducation nationale est un piètre employeur qui mène ses troupes, ses 837 000 enseignants, à l’ancienne. 

    Bref, le « Mammouth », solidement archaïque, survit à tous les ministres. Le monde enseignant vit un profond malaise, diagnostique la Cour des comptes, et une « inquiétante crise d’attractivité ». Autrement dit, ce métier parmi les plus nobles, sacralisé par la République, mythe national avec ses hussards noirs, ce métier ne fait plus rêver : statut social détérioré, enseignants chichement payés. Leur rémunération nette annuelle est 35 % inférieure à celle d’un cadre non enseignant de la Fonction publique. Mais entre enseignants, l’écart est très net (5 000 €) entre le professeur des écoles débutant et l’agrégé très capé. 

    Vincent Peillon affirme partager l’essentiel de l’analyse. Au fond, il se rassure. La Cour, dit-il, règle surtout les comptes de la gestion de mes prédécesseurs. Alors que l’actuel gouvernement, lui, refonde et recrée 60 000 postes quand le quinquennat précédent en a supprimé 80 000. Mais tout cela est vain, assène Didier Migaud, le président de la Cour, si les règles de gestion de l’Éducation nationale demeurent inchangées. 

    L’École ne souffre pas d’un déficit budgétaire, d’un manque de moyens, de bras, de cerveaux. Elle dépérit d’être gérée à l’ancienne. Avec les plus jeunes enseignants affectés dans les académies et les établissements les plus difficiles, là où les plus aguerris seraient les bienvenus. Malheureusement, on progresse dans la carrière selon un barème, l’âge, la situation familiale, et non au gré des besoins réels des établissements. 

    Tous ces constats, toutes ces critiques, nul ne les ignore dans l’Éducation. Par ci par là, des correctionsont ététentées.Mais,pour l’instant, et depuis longtemps, un conservatisme rassurant l’emporte au détriment des élèves les plus en difficultés et des résultats globaux de l’enseignement français qui recule dans les classements internationaux. 

    Nicolas Sarkozy avait fait le choix de l’argent : moins d’enseignants, mieux rémunérés grâce aux heures supplémentaires. François Hollande a fait le choix de l’emploi. 60 000. Mauvais choix ? Insuffisant, si on ne redynamise pas l’Éducation nationale dans ses méthodes, ses principes, ses statuts. C’est la leçon Migaud. Formation, déroulement des carrières, conditions de travail, rémunération… Tout est à revoir, et cela passe bien évidemment par la révision du sacrosaint statut des enseignants, qui date des années cinquante. 

    Par crainte de heurter les syndicats, Vincent Peillon a renvoyé à plus tard cette question, et donc celle des heures de présence dans les établissements. En son temps, la candidate Ségolène Royal avait osé parler des 35 heures à l’école. En réalité, ce n’est pas une affaire de chronomètre qui est posée, mais celle d’une réorganisation de l’ensemble du temps scolaire. Peu ou prou, nous en sommes restés à une organisation des classes, des horaires, héritée des vieux lycées napoléoniens. Innovons. Il n’est jamais trop tard.

    mercredi 22 mai 2013

    Suicides à l'école, au travail et même à Notre-Dame : la souffrance sociale mène-t-elle à une multiplication des pétages de plomb ?


    Dominique Venner, essayiste d'extrême droite, s'est suicidé hier mardi dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Jeudi dernier, un homme avait mis fin à ses jours dans le hall d’une école. Faits divers isolés ou symptômes du basculement d'une France épuisée socialement, propice aux manifestations de violence qui caractérisent généralement la société américaine ?

    Dominique Venner, essayiste d'extrême droite, s'est suicidé ce mardi dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris tandis que jeudi un quinquagénaire avait mis fin à ses jours dans le hall d’une école devant les yeux d’une dizaine d’élèves. Enfin, un anonyme a également lancé sur internet des menaces de fusillade dans un lycée en Alsace. Se dirige-t-on vers une société à l’américaine marquée par les "pétagede plomb" ?

     Michel Wieviorka : Il faudrait faire la comparaison non pas avec d'autres sociétés, mais avec la notre en d'autres temps. La période actuelle n'est pas la seule qui ait connu des suicides. J'appartiens à une discipline, la sociologie, dont le père fondateur, Émile Durkheimest justement connu pour sa grande étude sur le suicide. Le phénomènenous dit quelque chose sur l'Etat de la société, mais n'est pas nouveau. Il est toujours difficile d'expliquer des comportements isolés par des attributs généraux de la société. Il faut éviter deux écueils : le "sociologisme" qui consisterait à tout expliquer par le social et le psychologisme qui à l'inverse consisterait à voir dans ces suicides des cas particuliers ou pathologiques sans tenir compte de l'environnement social.
    Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'interroger sur le sens de ces suicides. Quand un certain nombre de suicides ont lieu dans une entreprise cela dit quelque chose sur les rapports sociaux ou plutôt sur l'absence de rapport sociaux dans cette entreprise. Les suicides chez France Télécom ont évidemment à voir avec la brutalité des changements qui se sont opérés dans cette entreprise, avec les techniques de management et les conditions de travail.  Dans le cas d'un suicide devant une école comme celui-ci, on pense effectivement aux "school shootings" américains comme le massacre de Colombine. Le fait que l'école soit un lieu où l'individualisation se fait mal pour un certain nombre de personnes est très important. Dans les affaires de "school shooting", les enquêteurs ont souvent relevé que les criminels n'avaient pas eux-même trouvé leur place dans l'école, avaient été maltraités, avaient subi des humiliations. Le fonctionnement de l'école crée des conditions qui contribuent à l'explication de tels gestes. Quelqu'un qui se suicide ne choisit pas complètement au hasard l'endroit où il va se donner la mort. Quelqu'un qui se suicide devant une agence Pôle emploi ne dit pas la même chose que quelqu'un qui se suicide du dernier étage de son immeuble.
    Eric Delbecque : Je ne sais pas vraiment ce qu’est une société "à l’américaine" !... En revanche, il est vrai que nous devons faire face, y compris en Europe, à de nouvelles formes de violence qui remettent en cause bien des catégories. Ce qui importe c’est de ne pas voir des drames en puissance à tous les coins de rue, de ne pas imaginer que notre voisin peut être un tueur en série ou croire que les tueurs de masse vont se multiplier comme des petits pains ! Il faut raison garder tout en analysant consciencieusement la réalité de cette violence et surtout se garder des amalgames : un tueur de masse ne se confond pas avec un terroriste ou un tueur en série ! Parfois il y a des intersections mais ces individus n’ont pas les mêmes profils psychologiques ni les mêmes parcours de vie. Quant à leurs motivations, elles sont différentes.
    Ne cédons pas à la caricature. Il faut quand même rappeler que la violence en Europe n’a rien à voir aujourd’hui par rapport à ce qu’elle était au Moyen Âge. Contrairement à ce que l’on dit nos sociétés ne sont pas de plus en plus violentes : c’est la métamorphose des formes de la violence qu’il faut parvenir à penser, pour pouvoir les combattre.

    Cette violence est-elle causée par une progression de la souffrance sociale ? Est-elle liée à la crise ?

    Michel Wieviorka : Un raisonnement trop élémentaire consisterait à dire : "il y a une crise, il y a des difficultés et il n'y a plus les médiations qui permettent de transformer la crise en conflit. En d'autres temps, des syndicats puissants, des partis politiques actifs, une Église plus influente auraient peut-être apporté un traitement institutionnel, politique, culturel, religieux à ces problèmes." Dans un premier temps, on pourrait donc dire que la crise exacerbe les difficultés dans un contexte où il n'y a plus de médiations. 
    Mais, à mon sens, la question est plus complexe. Dans le passé, les questions sociales étaient formulées en termes de grands ensembles : la classe ouvrière ou les paysans par exemple. Il y avait de grand agrégats et chacun pouvait se dire partie prenante d'un ensemble. Aujourd'hui, les gens se sentent de plus en plus livrés à eux-mêmes, de moins en moins pris en charge par de grands ensembles. Dans le passé, il était possible de dire : " si je ne réussis pas, si je ne trouves pas ma place, c'est la faute du système, de l'entreprise, du capitalisme, etc..." 
    Désormais, avec les progrès de l'individualisme, l'idée de l'échec personnel s'est imposé : "si je ne réussis pas, c'est ma faute à moi, c'est que je n'étais pas capable de trouver ma place." On intériorise beaucoup plus qu'avant l'idée qu'on est responsable de ses propres difficultés et le suicide est certainement une façon d’exprimer cette intériorisation. Il arrive un moment où l'on considère que la meilleurs solution est de se détruire. On exprime le sentiment de ne plus avoir sa place dans cette école, dans cette société, sur cette terre...
    Eric Delbecque : "Causée" non, mais favorisée sans doute. Cependant, il importe de ne pas sombrer dans la "culture de l’excuse". Personne n’est mécaniquement porté à devenir un tueur. En revanche, moins les individus sont intégrés dans des structures de sociabilité leur fixant des repères et créant des solidarités positives plus ils sont susceptibles de basculer vers des comportements allant jusqu’au bout de l’horreur.

    Quels sont les points communs et les différences dans le rapport de la société française et américaine à la violence ?

    Eric Delbecque : Les deux sociétés connaissent les conséquences de l’hypermodernité, y compris dans le domaine de l’insécurité. De nos jours, les organisations criminelles ou terroristes ne sont plus les seules à pouvoir propager la violence. Des individus, par exemple radicalisés par les idéologies, comme les terroristes, peuvent devenir de terribles porteurs de mort au nom des idées les plus folles et les plus inacceptables pour les démocraties. Il n’en reste pas moins que la société américaine connaît un climat général de violence qui constitue un terreau pour les actes meurtriers.Sans doute le rapport aux armes facilite-t-il le passage à l’acte mais il ne doit pas monopoliser la réflexion et les "ripostes" politiques.
    Un autre point mérite d’être souligné. Les tueurs de masse ou en série démontrent en particulier un comportement érostratique (du  nom de l’incendiaire du temple d’Artémis à Ephèse qui visait à ce que l’on retienne son nom par-delà la mort) : ils veulent que l’on se souvienne d’eux et font donc tout pour attirer l’attention collective, médiatique.Malheureusement, dans leur esprit défaillant, tuer devient le moyen de se faire connaître, de s’assurer d’une future célébrité. Il faut briser cette logique terrifiante en réfléchissant à un autre traitement médiatique de ces actes déments.  

    Une tragédie comme le massacre de Colombine, qui avait causé la mort de 12 étudiants américains en 1999 ou comme la fusillade d'Aurora (dix tués dans une salle de cinéma en 2012) pourrait-elle désormais se dérouler en France ? La tuerie d’Utoya en Norvège est-elle le symptôme d’un basculement de l’Europe dans l’ère des tueurs de masse ?

    Eric Delbecque : Il faut en tout état de cause s’y préparer : faire des pronostics n’a aucun sens, l’affaire Merah en témoigne. On ne saurait dire ce qui arrivera ou pas. Mais dès lors qu’un événement a eu lieu, il convient d’en tirer des conclusions, c’est-à-dire d’acter que la chose est possible. Je ne crois pas pour autant qu’il faille affirmer que nous sommes entrés dans l’ère des tueurs de masse. Disons plutôt que certaines idéologies ou faits sociaux, contextes globaux, favorisent l’éclosion de tel ou tel passage à l’acte. Dans le cas des terroristes islamistes, c’est un radicalisme religieux mortifère qui pousse des individus vers l’horreur, mais ce dernier exploite une "faille", une carence précoce.

    La mondialisation provoque-t-elle dans les pays occidentaux un accroissement de l’insécurité notamment sur le plan économique, social et culturel. Comment cela se manifeste-t-il. Quelles en sont les conséquences ?

    Michel Wieviorka : Ce serait trop facile de mettre sur le dos de la mondialisation des phénomènes aussi précis que le passage à l'acte d'un individu qui vient mettre fin à ses jours devant une école. La mondialisation est un élément qui nous permet de décrire le monde dans lequel nous vivons. On peut peut-être trouver des articulations entre le passage à l'acte d'un individu et des phénomènes planétaires. Mais ce serait une facilité paresseuse que d'établir un lien direct entre le fait que des gens se suicident et la mondialisation. Des gens se donnent la mort dans une société qui est pour le meilleur et pour le pire partie prenante de la mondialisation. Mais ils se suicident d'abord pour des raisons personnelles.
    Eric Delbecque : Ce genre de liens mécaniques n’existe pas. L’insécurité constitue une réalité protéiforme, qui n’a pas le même visage, la même intensité, selon les lieux, les temps et les situations. Elle exige une analyse différenciée et se prête mal aux explications univoques et caricaturales. Il est donc trop facile de mettre la mondialisation en accusation. Qu’elle accentue certaines précarisations, c’est certain. Mais en aucun cas ses "victimes", si tant est que le mot soit approprié, ne deviennent mécaniquement des délinquants. Ce serait faire injure aux personnes en difficulté en regard de leurs difficultés socio-économiques. On cumulerait l’ignorance et l’injustice en propageant ce cliché.

    L'Europe contre la fraude fiscale ?


    L'Europe va-t-elle caler dans la lutte contre l'évasion et la fraude fiscale ? Ou aura-t-elle la volonté politique de s'y attaquer de front ? Dans la foulée de l'affaire Cahuzac et des révélations de « l'Offshore leaks » sur les paradis fiscaux, les chefs d'État des Vingt-sept, réunis aujourd'hui à Bruxelles, ne sont pas tous sur la même longueur d'ondes.
    Le fléau représente un manque à gagner colossal pour les Européens : 1 000 milliards d'euros par an, 80 rien qu'en France. C'est dire si la triche, où blanchiment et délinquance financière font bon ménage, s'est érigée en sport national ici ou là. C'est dire si le jeu, qui consiste pour chacun des pays floués à vouloir récupérer des fonds « souverains » évaporés dans des stratégies fumeuses de contournements fiscaux, en vaut la chandelle.
    Reste, pour y parvenir, à faire sauter des verrous. Car la lutte ne sera efficace que si elle est internationale. Mais, puisque l'Asie et l'Amérique continuent d'oeuvrer sans trop se poser ce genre de questions, d'abord européenne. Or, l'Autriche et le Luxembourg, farouches défenseurs du secret bancaire, freinent des quatre fers. Ces deux-là demandent, au préalable, des négociations abouties avec les pays tiers comme la Suisse, pour éviter une fuite de leurs clients (et surtout de leurs capitaux !). Des postures intenables dans le contexte de crise persistante en Europe.
    Vote à l'unanimité
    Car la fraude galopante est plus insupportable que jamais pour nos économies. Pour tous ces États en mal de trésorerie, en quête de lendemains meilleurs pour les peuples à bout de souffle, soumis à l'austérité et aux affres d'un chômage record. Alors que la zone euro est engluée dans la récession, l'Europe doit donc absolument convaincre tous ses membres de lever leurs ultimes résistances.
    Le changement des règles fiscales impose un vote à l'unanimité des 27. Pourquoi attendre pour agir ? Échouer, là, laisserait à penser que le scandale perdure à nos portes, au vu et au su de tous, alors que la fraude contribue à accroître le niveau d'endettement des États, détruit la possibilité de concurrence loyale entre les firmes honnêtes et les tricheuses.
    La Suisse y mettrait-elle aussi de la mauvaise volonté ? Non-membre de l'UE mais place financière incontournable, elle ne veut pas entendre parler de nouvel arrangement avec les Européens tant qu'il n'y aura pas de standard mondial sur l'échange automatique d'informations de certaines données bancaires. La Commission européenne, mandatée pour renégocier des accords fiscaux avec elle comme avec Andorre, Monaco, Saint-Marin et le Liechtenstein, plaide pourtant pour que le principe d'un tel dispositif voie le jour au 1er janvier 2015. Que dira la Grande-Bretagne plutôt adepte, comme d'autres, d'accords bilatéraux ? Là encore, les chances de consensus restent faibles.
    Fer de lance dans ce combat, la France, elle, continue la traque sans merci de ses exilés fiscaux, quitte à durcir son arsenal répressif. Mais quid de la fraude sociale estimée à 20 milliards d'euros annuels ? De l'économie souterraine ? Le seul travail au noir pèserait entre 6 et 10 % du Produit intérieur brut. Certes, c'est moins qu'en Bulgarie, en Grèce, en Italie ou en Allemagne. Mais dans un pays où un euro sur cinq échappe déjà à l'impôt, peut-on, sérieusement, s'en réjouir ?

    L'Europe, remède miracle et bouc émissaire

    Selon la presse, François Hollande veut « sortir l'Europe de sa langueur ». On se demande dans quel dimension il vit pour proférer pareil propos. L'Europe n'a jamais été aussi active. Entre l'aide au pays en difficultés, et la réforme bancaire, elle n'a jamais évolué aussi rapidement.

    Ce que veut Hollande, c'est que l'Union européenne emprunte pour donner de l'argent à ses membres. C'est toujours l'idée d'une relance par l'endettement financée par l'Europe que veut le socialiste. Il se place ainsi dans la continuité de l'utilisation que font les politiciens français de l'Europe.
    Quand il s'agit de voter un référendum, l'Europe est parée de tous les atouts. Ceux qui votent contre sont des europhobes. Car l'Europe doit permettre à la France d'imposer sa politique à tout le continent. Par contre, quand la France connaît des difficultés économiques, c'est la faute à l'Europe. Celle-ci libéralise les services, et tire les salaires vers le bas, où elle maAintient un euro trop fort et pénalise les exportations françaises.
    Aujourd'hui, Hollande refuse toute réforme en France et attend le salut de l'Europe. Pourtant, croire qu'un emprunt européen relancera par miracle l'économie est une totale absurdité.
    En effet, pour emprunter, l'Union européenne a deux solutions. Soit les États membres garantissent les emprunts. Ce qui fait que les emprunts dépendent de leur capacité à rembourser, finalement. C'est déjà ce qui existe aujourd'hui pour l'aide aux pays en difficultés. Et ne change rien pour la France.
    Soit l'Union européenne instaure un nouvel impôt, sur les citoyens, les entreprises ou les nations, pour rembourser l'emprunt. Ce qui signifie des prélèvements supplémentaires sur la France. Et donc plus d'austérité. D'autant que la France est la deuxième économie de la zone euro. Elle supporterait une part importante d'un emprunt européen.
    De plus, le taux d'intérêt d'un emprunt européen ne serait pas forcément très bas. Il dépendrait de la situation de l'Union dans son ensemble. Le taux pourrait dépendre du maillon le plus faible. Un problème en Espagne et le taux augmenterait. Finalement, la France devrait, indirectement, payer un taux plus élevé que pour ses propres emprunts.
    Hollande considère sans doute que c'est l'Allemagne qui paiera. Mais l'Allemagne n'a pas une situation budgétaire si saine. Son endettement est important, du même ordre que celui de la France. D'autre part, l'Allemagne n'est pas assez grande pour financer l'Europe à elle seule. La France est la deuxième économie de la zone euro, l'Italie la troisième. L'Allemagne n'est pas à ce point puissante pour financer ces pays.
    François Hollande propose donc un emprunt européen sans se soucier des modalités qu'il pourrait prendre. Dans la droite ligne de l'attitude des politiciens français vis-à-vis de l'Europe. Et se défausse sur l'Europe des problèmes de la France : si la France va mal, c'est la faute à l'Europe qui ne veut pas l'aider !
    Et pourtant, la France a beaucoup profité de l'Union. Son agriculture s'est construite avec l'Europe. L'euro a maintenu des taux d'intérêt très bas pour les entreprises et les particuliers. L'euro a permis à la France d'emprunter à des taux très bas, et continue de lui permettre d'emprunter à des taux très bas. L'euro permet le déficit budgétaire, et la politique de relance que mène le pays. En effet, les établissements financiers de la zone euro ont des obligations d'investir en euro, et dans des titres d’État. La France, dans une Europe en crise, est un des pays les moins mal en point. Elle a une économie diversifiée. Son marché obligataire est large. Donc des capitaux affluent pour financer la France. Ils affluent d'autant plus que les difficultés d'autres pays réduisent le choix des gérants de fonds.
    Malheureusement, la France n'a pas utilisé les facilités que lui offre l'Europe pour chercher à améliorer son économie. Elle en a profité pour ne rien faire. Et elle accuse l'Europe qui l'aide de l'obliger à des efforts, alors que l'Europe soulage les efforts que la France devrait faire sans elle. Ce faisant, elle crédibilise les extrémistes qui accusent eux aussi l'Europe.
    L'Europe est une grande idée. Elle a permis la paix. Là est son plus grand apport. Auparavant, une crise comme celle d'aujourd'hui entraînait une guerre. Ce sont les leçons des guerres qui ont conduit à l'Europe. Malheureusement, les politiciens ne respectent rien. Ils sont prêts à gâcher une belle idée à leur intérêt personnel.