TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

samedi 13 avril 2013

La république de Polichinelle

L’immense majorité des fraudeurs ne sont pas les riches dénoncés dans la presse mais simplement des gens qui essayent de vivre de leur travail.``

Lorsqu’elle a ouvert sa boutique de fleurs il y a quelques années, Mireille ne s’attendait pas à devenir riche mais espérait tout de même – à raison de douze heures par jour, cinq jours sur sept – pouvoir se payer au moins l’équivalent d’un Smic. Dès sa première année d’activité, elle a dû se rendre à l’évidence : le seul moyen d’y parvenir, c’est de faire un maximum de black. C’est en faisant le point avec son expert-comptable qu’elle en a pris conscience. Même en supposant qu’elle parvienne à maintenir son chiffre d’affaires des bons mois (la Toussaint en novembre, la fête des mères en juin…), elle ne pouvait pas espérer se payer plus de 900 euros par mois. L’expert-comptable n’a rien dit ; il a juste suggéré ; c’était suffisant pour que Mireille comprenne ce qui lui restait à faire.
Pour l’aspect pratique des choses, ça n’a pas été compliqué : il a suffi de demander à Olivier, le coiffeur d’à côté. Ça fait maintenant plus de vingt ans qu’il ne vit que grâce à cette part souterraine de son activité ; d’ailleurs, pour peu qu’on le connaisse bien, il finit par le reconnaître : « sans le black, je mets la clé sous la porte dès demain. » Olivier a fait simple, il n’accepte pas les chèques et n’a pas de gameboy (a.k.a.de terminal pour cartes bleues) : tout est en cash et le relevé d’activité qu’il envoie chaque mois à son comptable ne sert qu’à donner le change à l’administration fiscale. Quand Mireille est venue le voir pour glaner quelques conseils, la première réaction d’Olivier fut d’exprimer sa surprise : « Quoi ? Tu déclares tout ? Mais tu es folle ou quoi ? »
Secret de Polichinelle

Le black, autour de chez moi, c’est une économie à part entière. Ici, on n’a pas de compte en Suisse – on est loin rouler sur l’or et l’ISF comme la tranche marginale de l’IRPP ne concernent pas grand monde – mais dublack, presque tout le monde en fait – plus ou moins. On l’évoque à demi-mot, par métaphore mais, dès lors que vous avez affaire à une petite entreprise, vous pouvez être absolument certain que votre interlocuteur – soit qu’il accepte, soit qui le refuse – sait très bien de quoi il retourne. Le prix affiché sur le devis de votre électricien s’entend pour un paiement par chèque et la dernière fois que j’ai réglé mon boucher en liquide, il m’a simplement fait savoir que « ça ne le dérangeait pas d’être payé en carte bleue. [1] »
C’est le secret de Polichinelle. La dernière fois que j’ai eu l’occasion de discuter de manière informelle avec un inspecteur du fisc, le frère d’un ami, ses commentaires ne laissaient aucune place à l’ambigüité : non seulement tous ses collègues sont parfaitement au courant mais ils font même souvent semblant de ne rien voir. C’est illégal mais c’est toléré pour la simple et bonne raison qu’au-delà du coût pharaonique que représenterait une lutte efficace contre cette forme d’activité, mettre fin au black reviendrait à faire fermer des milliers d’entreprises partout en France. C’est aussi simple que ça : l’application systématique de la règle fiscale ferait littéralement exploser les chiffres du chômage et porterait un coup fatal aux finances de l’État.
Alors ils laissent courir. Par les temps qui courent, être inspecteur du fisc n’est déjà pas un métier facile – les gens désespérés sont capables de commettre de grosses bêtises – et ce n’est pas parce qu’on travaille pour la citadelle de Bercy qu’on est incapable d’empathie : lorsqu’on est face à eux, qu’on a épluché leurs comptes et acquis une connaissance intime de leur vie, on sait mieux que quiconque – et notamment que le ministre – que l’immense majorité des fraudeurs ne sont pas les riches dénoncés dans la presse mais simplement des gens qui essayent de vivre de leur travail. Et puis, très pragmatiquement, il vaut mieux accepter un petit manque à gagner plutôt que de tout perdre : après tous, qui paiera les salaires des inspecteurs des impôts et à quoi serviront-ils quand il n’y aura plus personne à taxer ?
Équilibre instable
À Marseille, l’affaire Cahuzac a provoqué des réactions ambivalentes : si l’on met de côté les militants politiques, le sentiment de la rue hésite entre l’ironie et la compréhension. Ironie, non pas parce que M. Cahuzac est supposé être « de gauche » [2] – le Parti socialiste à Marseille… Bref – mais surtout parce qu’un ministre du budget qui prétend lutter contre la fraude fiscale tout en cachant sa fortune personnelle en Suisse, ça aurait fait un excellent scénario dans la grande tradition de la commedia dell’arte. Compréhension, aussi, parce que tous ici savent qu’à divers degrés, tout le monde aurait fait la même chose et, à vrai dire, tout le monde le fait plus ou moins.
Dans la société de l’indécence commune, personne n’est innocent. Fraude fiscale ou perception d’aides sociales indues, par action ou par omission, nous trichons tous – à divers degrés – et cherchons à exploiter les règles du jeu au mieux de nos intérêts en post-justifiant éventuellement nos transgressions par telle ou telle posture idéologique – i.e. « je refuse de payer pour les arabes » ou « il faut faire payer les riches ». Tout le monde triche, tout le monde sait que tout le monde triche et tout le monde sait que tout le monde sait que tout le monde triche : c’est une forme de common knowledge [3] qui ne tient que par notre volonté commune de ne pas voir la réalité en face. 
Et c’est là que l’équilibre devient particulièrement instable. Il suffit qu’une tierce personne, présumée extérieure au jeu, vienne révéler publiquement ce que tout le monde sait pour que le château de cartes s’écroule ; les uns dénonçant les fraudes fiscales ; les autres accusant les premiers de chercher à vivre sur leur dos. Ce que l’opération mani pulite des Robespierre aux petits pieds risque de déclencher, c’est l’effondrement de ce système où, pour citer celui qui l’avait si bien décrit avant même qu’il n’existe, « tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » [4].
Après tout, sans doute est-ce une bonne chose. Les non-dits tuent les familles aussi sûrement que les États et il faudra bien un jour crever l’abcès et mettre fin à cette chimère. Le plus tôt sera le mieux. En attendant, Mireille a décidé de jeter l’éponge ; elle ne supportait plus de vivre dans un monde où gagner honnêtement sa vie implique nécessairement de vivre dans l’illégalité et le mensonge.
notre volonté commune de ne pas voir la réalité en face.

Odieux régime des partis

Odieux régime des partis


Le drame français actuel illustre les propos du général de Gaulle déclarant le 15 décembre 1965 : « Le régime des partis, c’est la pagaille. » A vrai dire, aucun des partis qui accaparent les institutions et les médias ne trouve grâce à mes yeux. Le système partisan est sclérosé, impuissant, coupé de la société civile, accaparé par les intérêts personnels, le népotisme familial ou clanique, la préservation ou la conquête de rentes de situation,  largement indifférent à toute notion de bien commun. Je ne suis pas loin de penser que la calamité dans laquelle  nous nous trouvons est en partie de la responsabilité des partis politiques, en particulier des 5 grands dont je laisse au lecteur le soin de deviner le nom :
-         1/ parti schizophrénique écartelé entre bonne conscience moralisatrice et cynisme mafieux.
-         2/ hors quelques exceptions, globalement dominé par des lâches soumis au politiquement correct et des benêts aveuglés par leur nombrilisme.
-         3/ jadis spécialiste des provocations sinistres et putrides, aujourd’hui reconverti à la démagogie absolue.
-         4/ enragés de salon, nostalgiques du bon vieux temps du Goulag.
-         5/ des hypocrites fanatisés et carriéristes qui se foutent de l’environnement comme de leur première chemise.
Des mouvements politiques, il en faut bien sûr, mais pas ceux-là ! Aucun de ceux-là ! Qu’ils disparaissent dans le néant comme ils le méritent! Périodiquement, tous les trente ans, la vie politique se recompose de fond en comble. De 1875 à 1902, elle était dominée par deux grands partis républicains modérés, l’union républicaine de Gambetta et la gauche républicaine de Jules Ferry. A partir de 1900, ils disparaissent et le parti radical  prend le relai pendant 4 décennies. A la Libération, la vie politique s’organise autour d’une « troisième force », composée de la SFIO et du MRP (centriste)… Sous la Vème République, le parti gaulliste est au centre de l’échiquier jusqu’à 1974 et l’émergence d’un quadripartisme autour du PS, du PC, du RPR (chiraquien) et de l’UDF (giscardien). Nous vivons désormais dans une configuration qui remonte aux années 2000, mais pourquoi faudrait-il se résoudre à l’immobilisme? Quel évènement, quelle fracture permettra de faire imploser le schéma actuel et d’ouvrir la voie à une reconstruction ? Dans l’idéal, la vie politique française s’organiserait, une fois apurée des pitres actuels, sur la base nouvelle de deux grandes formations, l’une républicaine/gaulliste, l’autre social-démocrate sur un modèle Tony Blair, sans haine l’une pour l’autre et même capables de travailler ensemble à des fins constructives, dans le respect mutuel, qui est aussi le respect des Français, avec pour point commun, l’intérêt de la France. En outre, le peuple serait appelé à s’exprimer lui-même directement, hors du système partisan, à travers le recours au référendum pour toute décision d’importance nationale.

Les sous-dieux ont soif

Les sous-dieux ont soif


La France est en passe de devenir un sujet d'angoisse pour l'Europe, alors que, sur ce plan, la concurrence est rude : elle subit désormais deux crises, économique et politique, en même temps. La double peine.
Comme en 1793, quand on guillotinait à la chaîne, les "tricoteuses" ont réservé leurs chaises pour le spectacle qui va commencer. On ne connaît pas la fin, mais rien ne permet de penser que, le moment venu, il sera plaisant.
C'est à croire qu'une moitié de la France est prête à envoyer l'autre moitié à l'échafaud pour purifier la République. Les réponses aux questions que pose ce présent lugubre, pour ne pas dire funéraire, se trouvent, pour une part, dans notre passé.
Pour bien comprendre ce que nous vivons aujourd'hui, il faut relire Tocqueville, notamment L'Ancien Régime et la Révolution, où le grand penseur libéral raconte comment l'État monarchique perdit la confiance de ses sujets quand, criblé de dettes, il cessa de tenir parole comme notre République s'apprête à le faire, entre autres, en désindexant les retraites.
La situation n'est certes pas encore révolutionnaire : gardons-nous des grands mots. Mais, après le scandale des comptes bancaires suisses, il y a dans le pays un mélange de révulsion et de sidération qui n'augure rien de bon. C'est toute la classe politique qui, injustement, semble discréditée.
On dira que c'est bien fait pour la gauche, qui, jouant avec aplomb les vierges pures, s'était spécialisée dans les leçons de morale contre la droite. L'affaire Cahuzac l'a ridiculisée et, en politique, il arrive parfois que le ridicule tue.
Quand la gauche prétend que l'arbre Cahuzac ne peut cacher la forêt des saints laïques qui nous gouvernent, les Français ont tendance à ricaner en se demandant si la Vespa du candidat Hollande ne dissimulait pas les Ferrari de certains de ses amis.
Nous sommes entrés dans l'ère du soupçon et de la violence verbale, celle qu'incarnait si bien Léon Daudet, dont les livres, dans les années 20 ou 30, suintaient tant la haine, particulièrement contre "les termites parlementaires", du "souteneur" Aristide Briand à "Mamzelle" Léon Blum, à la tête de "belette foireuse".
C'est tous les jours lynchage. Que celui-ci soit mérité ou pas n'est pas le problème. Que demande le peuple ? Des têtes, encore des têtes, toujours des têtes. Écoutez la voix qui sourd à tous les étages : elle réclame vengeance. Les sous-dieux ont soif. Comme si nous étions en train de revivre les mauvaises heures de notre histoire, celles où régnait ce que Spinoza appelait les passions tristes (la haine, la honte, le désespoir, l'appréhension, etc.).
Tous les ingrédients d'une crise de régime sont là : l'impuissance des politiques, l'impudence des uns, la démagogie des autres, sur fond de malheur social et d'aigreur nationale. Qu'on appelle ça une crise de régime ou pas, il reste qu'il flotte quelque chose d'explosif dans l'air. Pour preuve, ces cris qui s'élèvent pour demander l'ouverture de la chasse aux "salopards", dont le Parti de gauche feint d'avoir les noms et les adresses.
Sans doute le style de M. Hollande est-il parfaitement adapté à la Scandinavie. Il n'est apparemment pas en phase avec cette France macho, monarchiste et régicide, dont la colère monte crescendo. S'il veut avoir une chance de reprendre la main, il lui faut, perdu pour perdu, engager au plus vite les réformes dont nous avons besoin. En finir avec la pusillanimité. Rompre pour de bon avec la gauche de la gauche. Préparer l'union nationale autour de tous ceux qui veulent vraiment redresser le pays. Donner ainsi un projet et des perspectives d'avenir aux Français.
L'obligation pour tous les politiciens de publier leur patrimoine ne suffira pas à rendre l'atmosphère plus respirable. Certes, il n'y a pas lieu de s'opposer à cette mesure et il est comique de voir certains de nos caciques se tortiller sur leurs chaises en bredouillant des excuses pour gagner du temps avant de dévoiler leur intimité patrimoniale, comme cela se fait pourtant dans la plupart des pays démocratiques.
Mais ce n'est pas la moralisation de la vie politique qui donnera des emplois aux Français, relancera la croissance économique et remettra sur pied notre industrie vacillante. Nous attendons maintenant un sursaut, sous les rayons du crépuscule, mot dont il ne faut pas avoir peur, car, comme chacun sait, il a deux sens : 1. Lueur qui précède le lever du soleil ; 2. Lumière incertaine qui succède immédiatement au coucher du soleil (Littré).
Il est temps de faire mentir Tocqueville, qui jugeait "difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l'idée de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l'on ne fera pas croire qu'un gouvernement libéral, énergique et sage puisse jamais sortir des suffrages d'un peuple de serviteurs".
Il est temps aussi de le faire mentir quand il décrivait le peuple français comme l'un des plus civilisés de la Terre, resté cependant "plus près de l'état sauvage qu'aucun d'entre eux, car le propre des sauvages est de se décider pour l'impression soudaine du moment, sans mémoire du passé et sans idées de l'avenir".

vendredi 12 avril 2013

Le geste inadmissible de Trierweiler

Le samedi 6 avril François Hollande et Valérie Trierweiler étaient dans la ville de Tulle. Lors de leur déplacement dans la ville, de nombreux journalistes se trouvaient à côté d'eux pour questionner, faire des photos et filmer, ce qui est leur travail et leur devoir.

Une caméra a filmé Valérie Trierweiler s’approchant dans le dos d'un cameraman et le tirant par sa capuche afin de l'empêcher de
La putain de la République et son mac
filmerhttp://www.youtube.com/watch?v=DCl0iBV2_ts et, donc, de remplir sa mission de devoir d'information. Les Français ont été choqués par ce geste et ne sont pas les seuls. Les professionnels des médias sont aussi outrés et scandalisés par un tel geste d'autant plus Valérie Trierweiler est aussi journaliste !
SNJ et Reporters sans Frontières. La porte-parole du syndicat national des journalistes, le SNJ http://www.snj.fr/, contactée répond : « C'est un geste inadmissible. Je n'ai jamais vu ça. Depuis quand intervient-on auprès des journalistes. Ce n'est pas extrêmement grave car il y a des choses plus graves, mais c'est vraiment inadmissible. Il y a tellement de dossiers qui méritent une attention». Le responsable du bureau Europe de l'Est & Asie centrale de Reporters sans Frontièreshttp://fr.rsf.org/ dit à son tour : « Le geste de Valérie Trierweiler est évidemment déplacé, et significatif de la tension et de l'exaspération mutuelle qui persistent entre une bonne partie de la classe politique et des médias. Cela dit, gardons le sens des proportions : cette affaire ne nous semble pas faire peser une grande menace sur la liberté de l'information en France...». Reporters sans Frontières qui est connu pour déterminer quel pays ne respecte pas la liberté de la presse reste mitigé dans son jugement. Pourtant si la même scène avait eu lieu dans une ville russe lors de la visite de Poutine avec son épouse et que cette dernière aurait agi comme Valérie Trierweiler, il est à se demander si le jugement deReporters sans Frontières aurait été aussi tendre.
Visite de Tulle. Un témoin qui était à Tulle le jour de la visite de François Hollande et de Valérie Trierweiler explique que cette visite a eu lieu dans une ambiance menaçante envers la délégation présidentielle et que les habitants de Tulle voyant François Hollande et Valérie Trierweiler dans la rue ont montré une très grande colère emplie de haine sur leur passage. « En effet, j'étais sur Tulle pour une quinzaine de jours, dans ma belle-famille. Le cortège présidentiel, qui se déplaçait à pieds, était impressionnant. On pouvait voir près d'une trentaine de gardes du corps autour du couple présidentiel. Quelques personnes certainement triées sur le volet... parmi la section socialiste de Tulle comme il se doit, serraient la main au Président. Mais ce qui était impressionnant, c'était la montée de l'hostilité à son passage ! On a pu entendre beaucoup de sifflets et de noms d'oiseaux de toutes sortes pour lui -et sa moitié- ! « Démission », « Menteur » « Faux-culs ». Bref, aucun rapport avec les images diffusées par les médias ! C'est stupéfiant !!»Un reportage http://www.youtube.com/watch?v=ScZF2tV1gz4 montre la visite de François Hollande à Tulle mais le son est coupé, remplacé par la voix du journaliste qui se contente d'expliquer que François Hollande a réduit le programme de sa visite à Tulle en raison de l'ambiance sur place : « Il aurait dû passer sa journée à serrer les mains. En plein scandale Cahuzac a-t-il voulu éviter un accueil moins chaleureux ? Manif de la CGT, Anti-Mariage pour Toushttp://www.youtube.com/watch?v=nRFN8D-1x3s, buralistes en colère, le président a vu son programme à la baisse à Tulle. Le staff présidentiel espère éviter les images non maîtrisées... »
Pendant que le syndicat national des journalistes et Reporters sans Frontières ont donné leur position sur le geste de Valérie Trierweiler, le service presse de l’Élysée n'a pas encore donné le sien sur le geste de la compagne du Président de la République !Pour compléter ce terrain qui sent le soufre et qui montre que le président avec son cortège présidentiel ne se limite pas à mépriser la presse, nous devons rappeler ces images du déplacement de François Hollande à Dijon le 11 et 12 mars 2013 où un citoyen hélant simplement François Hollande par « Monsieur Hollande ! Elles sont où les promesses ?» a été embarqué manu militari http://www.francetvinfo.fr/hollande-les-trois-incidents-qui-ont-parasite-sa-communication-a-dijon_279545.html par le service d'ordre présidentiel. Ces images de mars et du mois d'avril ont de quoi choquer profondément surtout de la part d'un président socialiste. Comment est-ce possible qu'un Président de la République ne puisse pas aller à la rencontre du peuple de France surtout dans une période de crise et quand des chômeurs s'immolent ?

TRANSPARENCE; LE GRAND DÉBALLAGE NE SERT À RIEN

TRANSPARENCE; LE GRAND DÉBALLAGE NE SERT À RIEN


Les secrets du régime méditerranéen

Le régime méditerranéen est associé à la « bonne santé ». Et comme nous l'explique le Dr Patrick Serog, il représente avant tout un mode de vie basé sur de bonnes habitudes alimentaires.

Le régime méditerranéen est le reflet du mode de vie des habitants de ce bassin. En Grèce, Crète, où en Italie, (pays où les habitants  utilisent quotidiennement de l'huile d'olive dans leur alimentation), la mortalité cardiovasculaire serait plus basse que dans d'autres régions du monde. Ainsi, ce régime est associé à la « bonne santé » et à la longévité. Le Dr Patrick Serog nous explique pourquoi

Existe-il un ou des régimes méditerranéens ?
Dr Patrick Serog: Il existe plusieurs types de régime méditerranéen selon la région dans laquelle on vit. En général, on a comme référence le régime crétois qui a été le premier étudié dans l'ère moderne dès les années 1950. Et finalement, il constitue aujourd'hui la base du régime méditerranéen actuel que l'on recommande à certains patients.

Mais alors, en quoi consiste  ce régime crétois ?
Dr Patrick Serog: Le régime type d'un méditerranéen va commencer par du pain trempé dans de l'huile d'olive. Ensuite, il peut y avoir une boisson qui sera du thé ou du café. Pour le petit déjeuner, ça sera uniquement ça. Aux deux repas, il va y avoir des végétaux, des salades, des crudités, des légumes mais aussi des féculents. Il y aura surtout un peu de viande blanche ou encore quelques poissons ou fruits de mer. En général, il n'y aura que très peu de fromage (brebis). Après, on va avoir des fruits. Et pour ceux qui boivent du vin,  6 à 7 verres  par semaine. Il faut dire aussi que les quantités alimentaires du régime méditerranéen (à part les légumes) sont souvent nettemment inférieures, par exemple, aux quantités de viande que nous consommons.

Quels sont les bienfaits reconnus de ce type d'alimentation ?
Dr Patrick Serog: Les bienfaits reconnus du régime méditerranéen sont surtout en terme de maladies cardiovasculaires et en terme de maladies cérébrovasculaires. Une étude récente, publiée dans le New England Journal of Medicine, a porté sur  7500 espagnols, âgés de 55 à 80 ans. Ces hommes avaient un diabète de type 2 ou bien des facteurs de risque (tabac, l'hypercholestérolémie, l'hypertension artérielle, surchage pondérale). Et en suivant un régime méditerranéen de manière très précise avec de l'huile d'olive ouavec des noix comme assaisonnement, il y a eu une réduction du risque cardiovasculaire qui s'est révélée significative par rapport à un groupe témoin qui ne suivait absolument pas ce régime là.

Le régime méditerranéen permet-il de se sentir mieux ?
Dr Patrick Serog: En général dès qu'on mange un petit peu moins, on se sent mieux et plus léger, et c'est souvent le cas dans le régime méditerranéen. On a aussi imputé dans ce régime à l'huile d'olive des bénéfices particuliers sur la santé. Mais ce n'est pas lui d'olive seule qui procure ces bienfaits. La seule chose que nous savons, c'est que c'est l'ensemble des aliments et la manière de manger, plus une activité physique régulière qui entraînent ces bénéfices pour l'être humain.

Comporte-t-il des risques ?
Dr Patrick Serog: Ce régime ne comporte pas des risques à long terme puisqu'en fait on va satisfaire à la fois les besoins en protéines, en glucides, en lipides. Et on va avoir grâce aux légumes et aux fruits une quantité importante de vitamines et de minéraux. On peut dire que la seule difficulté pour nous occidentaux, c'est la régularité de suivre un tel régime. En général on y arrive bien quelques semaines, voir quelques mois. Mais au long cours, c'est difficile parce que déjà lorsque l'on sort, on rencontre une alimentation très différente de celle qu'on s'est imposée à la maison.

Peut-il entraîner une perte de poids ?
Dr Patrick Serog: Ce régime peut entraîner une perte de poids à partir du moment où il y a un changement alimentaire par rapport à ce qu'on faisait  avant, maix c'est vrai aussi pour tout régime. Chaque fois que l'on change son alimentation dans le sens évidemment d'une légère restriction énergétique ou bien d'aliments inhabituels mais qui ne sont pas caloriques, alors à ce moment là effectivement, on a une perte de poids qui est souvent modérée, c'est-à-dire de l'ordre de quelques kilos. 

Est-il adapté aux enfants?
Dr Patrick Serog: C'est un régime qui peut être adapté aux enfants, pas aux enfants en bas âge, mais aux enfants à partir de 5-6 ans. Eux même doivent manger des portions par exemple de viande qui sont petites donc ça ne pose strictement aucun problème. D'ailleurs, dans les pays méditerranéens où certaines populations suivent ce type de régime naturellement puisque c'est ancestral, les enfants le suivent très tôt dans l'enfance.


De nouveau sous pression, Pierre Moscovici se défend avec virulence

Après Mediapart, c'est Valeurs actuelles qui a accusé le ministre des Finances d'avoir connu dès décembre l'existence du compte suisse de Jérôme Cahuzac. Le ministre a déposé plainte contre le magazine.

Un bref instant, il a cru que la tempête était passée. Mercredi matin, Pierre Moscovici reçoit une sérieuse marque de confiance du chef de l'État. François Hollande, lors de son intervention sur la moralisation de la vie politique, affirme que les attaques dont son ministre de l'Économie fait l'objet sont«injustes», et balaie d'un revers de main toute hypothèse de démission. De quoi faire souffler un peu le locataire de Bercy, particulièrement sous pression et tendu depuis huit jours que le site Mediapart affirme qu'il était au courant de l'existence d'un compte de Jerôme Cahuzac en Suisse. Mercredi soir, Pierre Moscovici apparaît même plutôt détendu sur le plateau du Club LCI où il débat avec la patronne du Medef, Laurence Parisot - plaisantant même pendant les pauses publicitaires avec Éric Revel qui anime l'émission.

Mais voilà que jeudi matin, le magazine Valeurs actuelles relance les spéculations… L'hebdomadaire affirme que le grand argentier de Bercy était bien au courant de l'existence du compte caché du ministre du Budget, et ce dès décembre dernier. Il précise que le ministre de l'Économie et le directeur général des Finances publiques, Bruno Bézard - qui se seraient vus le 7 décembre pour aborder le sujet - ont mis sur le dossier «une quinzaine de fonctionnaires» chargés d'enquêter sur la véracité des affirmations de Mediapart. «Grâce aux excellentes relations nouées entre les hauts fonctionnaires du fisc français et les autorités suisses à l'occasion d'affaires politico-financières sensibles (…), la réponse parvient, semble-t-il, avant le 31 décembre», dit encore le journal. Selon qui cette réponse confirme qu'un compte existe bien.
« Il n'est pas de chose plus blessante qu'un reproche injuste ; mais quand on n'a rien à se reprocher, on affronte les reproches avec fermeté. C'est ce que je fais»
Pierre Moscovici, citant Sophocle
L'article a fait sortir de ses gonds le ministre des Finances. «Prenons garde à essayer de transformer la faute d'un homme en attaque contre un gouvernement, contre un ministre intègre», a-t-il déclaré hier au Sénat. Et de citer Sophocle: «Il n'est pas de chose plus blessante qu'un reproche injuste ; mais quand on n'a rien à se reprocher, on affronte les reproches avec fermeté. C'est ce que je fais». «L'administration fiscale n'a jamais diligenté, contrairement aux affirmations mensongères de Valeurs actuelles, de «vérification en terre helvétique»», a-t-il aussi réagi dans un communiqué - son entourage faisant savoir qu'il allait porter plainte contre Valeurs actuelles.
Bruno Bézard a, dans un autre communiqué, a également affirmé que l'administration fiscale n'a jamais lancé de «mission secrète en Suisse». Une telle démarche n'aurait pas été «conforme ni au droit ni à la pratique», renchérit-il. De fait, «un agent du fisc français ne peut pas aller mener l'enquête en Suisse auprès des banques du pays sans qu'une procédure d'entraide officielle entre les deux États ait été préalablement lancée» explique un avocat. Et pour Bercy, la procédure d'assistance administrative internationale avec la Suisse, a été déclenchée le 24 janvier dernier. En revanche, des agents du fisc ont tout à fait le droit de mener depuis la France une enquête sur un contribuable.

Des questions sans réponse

Pour avoir le cœur net sur cette affaire, les présidents UMP des commissions des Finances à l'Assemblée nationale et du Sénat - qui, à ce titre, peuvent avoir accès aux documents de l'administration fiscale - ont procédé hier à un contrôle sur place à Bercy. Gilles Carrez et Philippe Marini ont débarqué à 17 heures dans les bureaux de l'administration fiscale. «Nous faisons notre travail ; il n'y a d'acharnement à l'encontre de quiconque ; plutôt que d'avoir des informations de presse, nous préférons aller à la source», a dit Philippe Marini, en arrivant au ministère.
Ils se sont entretenus plus d'une heure avec Bruno Bézard et ses collaborateurs. Ils en sont ressortis en jugeant «peu probable»qu'il y ait eu une mission secrète en terre helvétique.En outre, «il nous a été dit fermement qu'il n'y a pas eu de réunion de crise le 7 décembre. Mais Gilles Carrez et Philippe Marini ne se disent «pas convaincus»pour autant par les arguments de Bercy. «Il nous a été dit aussi - ce que nous avons un peu de peine à admettre - qu'il y a peu de notes entre le cabinet et l'administration» sur le dossier Cahuzac, a précisé le sénateur à l'issue du rendez-vous. Ils estiment aussi que certaines procédures, qui auraient pu faire éclater la vérité ont été ralenties, non seulement par le ministre du Budget, mais aussi «au-dessus» de lui…
Bref, ils demandent en urgence une audition de Pierre Moscovici, pour faire la lumière sur des questions qu'ils considèrent être restées sans réponse. Le député et le sénateur estiment toujours que Bercy aurait dû, dans le cadre de la démarche effectuée auprès de l'administration helvète, faire porter la recherche sur l'ensemble des banques domiciliées en Suisse (et non uniquement sur UBS) et demander aussi des renseignements à Singapour. Elle devrait se tenir la semaine prochaine, vraisemblablement mardi. Le répit aura été de courte durée pour Moscovici.

Le Louvre fermé pour cause d’insécurité

Le Louvre fermé pour cause d’insécurité

Le musée du Louvre a fermé mercredi toute la journée : la presque moitié des agents de sécurité et gardiens de salle (200 sur 470 à peu près) a cessé le travail pour protester contre la recrudescence des vols et agressions dans le musée. Ambiance…

Sur le site internet du musée, cette indication : « En raison de circonstances exceptionnelles, le musée est actuellement fermé. » Ces circonstances exceptionnelles sont la grève des agents, pas les vols et agressions qui, eux, sont leur lot quotidien. Au point que, mercredi, ils ont craqué. Un arrêt de travail spontané qui fait suite à un « ras-le-bol », ce sont les syndicats qui le disent, CGT, FO, Sud : les agents « sont de plus en plus victimes d’agressions, crachats, menaces, coups et insultes de la part de voleurs en bande, souvent mineurs, qui dérobent les visiteurs et que rien n’arrête ». Rien que cela ! Et personne n’en parlait ? L’insécurité au cœur du Louvre est un sujet peu glorieux.

Les syndicats ne sont pas plus précis en ce qui concerne la description des délinquants. Voleurs en bande, souvent mineurs, on comprend bien qui ils désignent sans avoir le courage de les nommer, ou pour ne pas discriminer ni amalgamer. Les agents parlent de mineurs d’Europe de l’Est. Disons le mot : ce sont les petits Roms, qui écument les rames de RER et de métro, les abords des sites touristiques et désormais le cœur du Louvre. On décrit des bandes de vingt ou trente gamins, parfois des adultes. Entrée libre pour les moins de vingt-six ans, mais la soif de culture, le goût de l’art ne sont pas leur principale motivation. « Gratuité du musée : le Louvre est à vous », les petits Roms l’ont vite compris. Le Louvre, et tout ce qu’il y a dedans, portefeuilles, téléphones, appareils photo. Certains visiteurs se retrouvent dévalisés, sans papiers, totalement déboussolés et en détresse s’ils ne parlent pas français. Quand les agents interviennent, la réplique est rapide : menaces (« on sait où tu habites »), coups, crachats, la panoplie habituelle de « l’incivilité ». Conséquence : les agents travaillent la peur au ventre.

« Ils sont de plus en plus violents, en bandes et leur mode opératoire est rodé », explique une syndicaliste. Depuis peu ? « Depuis un an et demi ». Il était temps de réagir. La direction du Louvre a annoncé une réorganisation des effectifs à l’intérieur du musée et l’interdiction de l’entrée aux personnes identifiées comme des pickpockets. Sur leur bonne mine ou sur leur sale gueule ? La préfecture de police a procédé à onze interpellations mercredi et annonce que « ce type d’opération va s’intensifier ». Tremblez, Roms ! D’autant que le ministre de la Culture compte « sensibiliser » le ministère de la Justice en ce qui concerne les plaintes déposées par les agents et les visiteurs, souvent classées sans suite. Pas sûr que Christiane Taubira se laisse sensibiliser sur la question, elle qui refuse toute « stigmatisation » de la délinquance.

Mardi, François Hollande était au Louvre, sous la Pyramide, pas pour régler le problème mais pour la cérémonie de départ d’Henry Loyrette, qui quitte la présidence du musée. Douze années réussies, avec des projets aboutis (Arts de l’Islam, Louvre-Lens), des projets avancés (Louvre d’Abou Dhabi). Loyrette est aussi celui qui a permis à l’art contemporain et aux bandes de Roms dépouilleurs d’entrer au Louvre. S’agissant des Roms, on l’apprend au moment où il part. La grève des agents et gardiens, dès le lendemain, est un cri lancé au nouveau président, Jean-Luc Martinez : fini la sourde-oreille, la situation est intenable.

Tourisme à haut risque

La révélation de l’insécurité à l’intérieur du musée du Louvre contribue à dégrader l’image de la France et de Paris aux yeux des touristes, cœur de cible d’une délinquance de plus en plus agressive. Le 20 mars, un groupe de 23 Chinois s’est fait détrousser, passeports et argent (7 500 euros). Une agression de trop, à laquelle Pékin a réagi, demandant à la France d’assurer « une protection efficace » des touristes chinois.