TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

jeudi 17 février 2011

Paper publishes shocking pictures of skeletal Steve Jobs claiming 'cancer-stricken Apple boss may have just six weeks to live'

Apple founder Steve Jobs has lost an alarming amount of weight and is reportedly sicker than has been previously admitted.
The 55-year-old computer genius announced in late January that  'at my request, the board of directors has granted me a medical leave of absence so I can focus on my health'.

Since then, Apple employees have claimed that he can still be seen at the company's headquarters in California and is also calling all the strategic shots from his home.

But today shocking new pictures were published in the supermarket tabloid the National Enquirer which suggests things are worse than Apple would have the world believe.
The Enquirer claims that the man behind the iPod, iPhone and iPad is stricken with pancreatic cancer and may have just six weeks to live.
The new photos show Mr Jobs looking painfully frail and weak, with his jeans and dark top hanging loosely on his 6ft 2in, rail-thin body.
The pictures are not yet available online and so far the graphic images have not had an effect on Apple's share price which today closed up slightly at 363.13.
Mr Jobs's weight is said to have dropped from a pre-cancer 175lb to 130lb now, according to the National Enquirer.
His thinning hair is a sign of the effects of the advanced chemotherapy usually used to treat the disease.
The photos, which were taken on February 8, showed Mr Jobs going for breakfast with his wife Laurene Powell before heading to the Stanford Cancer Centre in California.

Dr Jerome Spunberg said: 'Mr Jobs is most likely getting outpatient chemotherapy at Stanford because the cancer has recurred.'
Dr Gabe Mirkin, a physician with 40 years' experience, said: 'He is terminal. What you are seeing is extreme muscle wasting from calorie deprivation, most likely caused by cancer. He has no muscle left in his buttocks, which is the last place to go.
'He definitely appears to be in the terminal stages of his life from these photos. I would be surprised if he weighed more than 130lb.'
Critical care physician Dr Samuel Jacobson also told the Enquirer: 'Judging from the photos, he is close to terminal. I would say he has six weeks.
'He is emaciated and looks to have lost a lot of muscle mass, which spells a poor prognosis.'
A source who recently saw Mr Jobs added: 'He is very frail, moving like a weak, feeble old man.'
'He weaves back and forth when he walks, as if he is having trouble keeping his balance, and the pain of every step is evident on his face.'
The Apple CEO, who is worth $6billion, is putting up an amazingly brave battle and even did a full day's work on February 7, the day before he went to the Cancer Centre.

He is determined to continue with plans to build a new $8million home after finally winning permission to demolish his home in Woodside, California, following a ten-year battle with preservationists.
Mr Jobs, who is currently on his third medical leave, has battled a rare form of pancreatic cancer for seven years and had a liver transplant in 2009.
He travelled to Switzerland that year for treatments unavailable in the U.S.

Only about 4 per cent of patients with any form of pancreatic cancer live longer than five years, the Enquirer reports.
Actor Patrick Swayze died in September 2009 of the same disease. Like Mr Jobs, he bravely fought it and worked on his memoirs right up until his death.
Medical experts, however, say Mr Jobs's disease is a much slower moving form of cancer than the type that killed the popular star of movies such as Dirty Dancing and Ghost.
The photos were published a day after Apple unveiled its new subscription policy which enables newspaper and magazine publishers to sell subscriptions by the week, month, year or other period of time, instead of asking readers to buy each issue separately.
The extra convenience should help publishers sell more digital copies as they look to smartphones and tablet computers to replace some of the revenue that has been lost in recent years as readers and advertisers migrate from print editions.
Mr Jobs put out a statement yesterday saying: 'We believe that this innovative subscription service will provide publishers with a brand new opportunity to expand digital access to their content onto the iPad, iPod touch and iPhone, delighting both new and existing subscribers.'
Mail Online last week reported how Apple had almost $10billion wiped off its value in just four minutes after investors took a bite out of the tech giant.
Market analysts blamed the flash plunge on unsubstantiated rumours that Apple founder Steve Jobs was in hospital.
An Apple spokesman did not comment on the new photos.


Ben Ali aurait fait une crise cardiaque et serait dans un état critique

Cela semble être dans l’air du temps. Après les informations sur l’état de santé de Hosni Moubarak, il semblerait que c’est au tour de l’ancien président tunisien, Ben Ali, d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.
C’est un journaliste français, Nicolas Beau, spécialiste de la Tunisie qui a, dans un premier temps révélé l’affaire:
D’après les confidences de source totalement sûre obtenues à Tunis, l’ancien président tunisien Ben Ali, qui se trouve en Arabie Séoudite, vient d’être victime d’une attaque cérébrale et transporté d’urgence à l’hopital de Djedda.
L’ex chef de l’Etat a été admis dans cet établissement réservé aux princes séoudiens sous une fausse identité, pour raison de sécurité. Son état est jugé très inquiétant. Toujours d’après les mêmes sources à Tunis, Ben Ali serait plongé dans le coma.
Malade depuis déja plusieurs années, le dictateur tunisien avait été très éprouvé par son départ forcé de Tunisie. Son épouse, Leila Trabelsi, n’est plus à ses cotés.
Ce soir, JSSNews à obtenu une information d’un diplomate exerçant ses fonctions au Proche-Orient, qui confirmerait les dires cités plus haut. “Ben Ali est tombé dans le coma le 15 février en fin d’après-midi. D’après ce que nous savons, son état est critique mais les meilleurs médecins du Royaume ont été envoyés en urgence. Je pense même que des médecins occidentaux ont été également invité à prendre l’avion le plus rapidement possible pour Djeddah. Presque tout le monde diplomatique est au courant. Le nouveau président par intérim, en Tunisie, est également au courant et suit les évènements heure par heure” explique cette source à JSSNews sans pouvoir en dire plus plus l’instant.
 
En attendant plus de nouvelles, d’autres informations font état de la non-présence de la femme de Ben Ali en Arabie Saoudite. Son “libéralisme exacerbé” aurait été un problème et plusieurs sources pensent que Leila Trabelsi se serait réfugié en Lybie ou aux Emirats Arabes Unis. Malgré tout, ses liens avec Khaddafi étant très forts, la première solution serait la plus juste. A moins qu’avec les manifestations actuelles dans le pays, elle ait décidé de quitter Tripoli pour le luxe émirati.
Une chose est sûre, à la vitesse ou les crises cardiaques des leaders arabes chassés du pouvoir semblent se produire, espérons que les compagnies d’assurances vie du Proche-Orient ont le cash nécessaire en banque pour ne pas faire faillite dans deux mois…

 
 

Hosni Moubarak entre la vie et la mort dans un hôpital allemand

Le 9 juillet puis le 24 juillet 2010, JSSNews écrivait que le Président Égyptien, Hosni Moubarak, était en phase terminale de cancer. Nous étions alors le premier média francophone à en parler et depuis, nombreux sont ceux qui nous ont cité dans leur traitement de l’information.
Aujourd’hui, et de source haut-placée, JSSNews apprend plusieurs nouvelles tristes sur l’état de santé de celui que les Égyptiens ont jeté dehors alors qu’il s’en serait allé avant la fin de l’année.

Ainsi, Moubarak se serait évanoui avant d’avoir prononcé son dernier discours. C’est la raison pour laquelle son allocution télévisée de jeudi a été retardé de plusieurs minutes. Son état de santé serait également la raison pour laquelle l’armée ne l’a pas poussé à partir plus tôt : qu’il parte aujourd’hui les mains devant ou demain, les pieds devant, cela revient au même.
Ce matin, le quotidien basé à Bahreïn, Al-Wasat, rapporte que juste avant de partir pour la côte de la Mer Rouge, « Hosni Moubarak est tombé dans le coma ». Le journal rapporte ces informations citant « des sources proches du leader déchu ».
Le journal égyptien Al-Masry Al-Youm affirme pour sa part que Moubarak est arrivé ce matin à Baden, en Allemagne pour un traitement médical d’urgence. Moubarak y serait entre la vie et la mort. Moubarak a déjà subi une intervention chirurgicale en Allemagne en mars 2010 (vésicule biliaire) et une autre 6 ans plus tôt pour une intervention sur le nerf sciatique.

16 février 2011 le panurgisme lexical des médias

La question de l’appauvrissement du vocabulaire des médias n’est pas nouvelle : sans cesse sur le métier tu remettras l’ouvrage*.

Une nette tendance moutonnière consiste à adopter les termes mis à la mode* et à les utiliser au détriment d’autres, souvent à tort et à travers, donnant ce sentiment d’uniformité grise, cette impression qu’on lit et entend jour après jour les mêmes litanies, les mêmes tropaires.
Voici dans un premier temps quelques verbes intrusifs : ouvrez un journal, la radio ou la télé, il en tombera par poignées.

Et pour commencer, on ne présente plus initier et entamer, qui phagocytent goulûment tous les verbes indiquant le… commencement : débuter, ouvrir, lancer, entreprendre, engager, etc. Il vaut mieux limiter initier à “apprendre les rudiments de quelque chose à quelqu’un”. Entamer, quant à lui, devrait être réservé au sens de “enlever une partie de quelque chose”, “prélever une première partie d’un tout”. C’est un terme qui devrait rester en cuisine (que l’on pense à l’entame).
Il n’a échappé à personne que les gens ayant un pouvoir de décision tranchent beaucoup, et cela au détriment de moult verbes qui feraient aussi bien l’affaire : décider, choisir, se prononcer, juger, ordonner… Mais non, il faut toujours que le journaliste reprenne une petite tranche de ce verbe qui multiplie les jugements de Salomon.
On sait aussi que ledit journaliste n’analyse plus ni n’examine : non, il décode et décrypte, c’est plus classieux et valorisant : voilà pourquoi la presse n’arrête plus de “décoder”. De même, on pointe beaucoup dans la presse, comme avec une arme pointée sur d’autres verbes, envoyés du coup ad patres : noter, souligner, relever, signaler, montrer…
N’oublions pas plancher, issu de l’argot scolaire, qui envoie au tapis travailler, réfléchir, cogiter : plancho ergo sum, désormais.
Avez-vous remarqué que prévoir tombe en désuétude, supplanté par anticiper ? Les deux sont pourtant loin d’être synonymes : considérer comme probable un événement futur n’a pas le même sens que prendre des dispositions par rapport à un événement considéré comme probable.
Enfin, que dire de clôturer, qui met au piquet clore, finir, terminer, achever, arrêter, sinon qu’il faut renverser beaucoup de barrières sémantiques ?

Iran : un régime difficile à renverser




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Iran : "Le pouvoir iranien a décidé de réagir avec fermeté"




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Etat des lieux du chômage des jeunes




Infographie : Etat des lieux du chômage des jeunes
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Premiers signes de faiblesse chez DSK

Contradictoires, les enquêtes d'opinion trahissent les interrogations de l'électorat de gauche.
Les compteurs se mettent à trembler. Le rapport de forces que les sondages enregistraient depuis des mois commence à fléchir. L'opinion n'est plus si unanime pour encenser Dominique Strauss-Kahn. Le directeur général du FMI, qui n'a pas encore dit s'il souhaitait être candidat aux primaires socialistes, pourrait-il commencer à douter ? «La force de son retour repose sur la force de l'opinion», observe un de ses amis. S'il caracole toujours en tête de la course, sa candidature reste à construire. Et déjà il subit des attaques.
En fin de semaine, le favori socialiste pour 2012 sera à Paris, où il participe aux réunions des ministres des Finances du G20. Au sein du gouvernement, on devrait en profiter pour rappeler à quel point on souhaite qu'il termine son mandat à la tête du Fonds. «Nous avons besoin de lui là où il est», a déclaré mardi la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. Mais DSK devrait voir aussi «ses amis»… ses amis politiques avec qui il pourra réfléchir aux conditions de son éventuel retour. «Ça s'achemine», dit-on . En tout cas, on lui prépare le terrain pour atterrir.
Il n'est pas question d'accélérer le tempo pour autant. Pour l'instant, il n'y a pas de raisons de s'affoler. «Il faut attendre les prochaines enquêtes d'intention de vote», explique un proche. Ne pas tirer de conclusions hâtives sur des chiffres qui sont encore contradictoires. Selon le baromètre Ifop pour Paris Match, DSK est la personnalité politique préférée des Français avec 79 % d'opinions favorables (+ 3 points). Selon une enquête Ifop pour France-Soir, il est le candidat préféré des sympathisants de gauche avec 43 % (+ 2 points). Mais, selon le baromètre Ipsos pour Le Point, il s'effondre auprès des sympathisants : - 14 points, à 54 % de jugements favorables. Martine Aubry le devance avec 75 % d'opinions favorables. Il est vrai qu'une année avant l'élection présidentielle, les sondages sont à prendre avec précaution.
Les adversaires de DSK prennent ces signes comme l'indice d'une faiblesse. S'il domine la compétition, il reste encore quatre mois avant le dépôt des candidatures aux primaires. Quatre mois de silence pour DSK, qui n'a pas le droit de s'exprimer sur la politique française, compte tenu de ses fonctions. La phrase d'Anne Sinclair, dans Le Point, expliquant qu'elle ne souhaitait pas que son époux fasse un deuxième mandat à la tête du FMI n'aura pas totalement calmé les impatiences.
La baisse était inévitable, admettent les partisans de Strauss-Kahn. «J'ai toujours dit que les sondages actuels étaient irréels», a déclaré mardi sur France Inter le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, le bras droit de DSK. «Quand vous êtes à 75 % d'opinions favorables, qu'est-ce que vous pouvez faire ? Vous ne pouvez pas passer à 100 %, vous descendez obligatoirement.» La question est de savoir si cette baisse va continuer et si elle se poursuivra s'il est candidat. Pour les partisans d'une candidature de Martine Aubry, la fragilité de DSK réside là : on craint l'effet toboggan, la chute ininterrompue.
«Au fur et à mesure que la probabilité de sa candidature devient plus forte, on sort du caractère plébiscitaire», reconnaît l'ancien ministre Pierre Moscovici. Mais, pour lui, «la popularité de DSK n'est pas friable» : le directeur du FMI est «calé sur les attentes des Français», notamment en matière de relance de la machine économique. À voir : les propositions de Dominique Strauss-Kahn ne sont pas encore connues et rien ne dit qu'elles ne seront pas «clivantes».
Dominique Strauss-Kahn s'est fait une raison : s'il décide d'être candidat, il devra se battre. L'idée d'une haie d'honneur qui le mènerait vers l'Élysée s'éloigne.

Le commentaire politique de Christophe Barbier



Explosion en vol !

Choquante bien entendu, pathétique surtout ! Ainsi apparaît l’attitude de Michèle Alliot-Marie depuis ses vacances hivernales controversées. S’il existait une loi contre le cumul entre les semi-vérités, les affirmations inexactes et les énormes bourdes, la ministre des Affaires étrangères serait sévèrement condamnée. Le sommaire des charges se résume en quelques points.

- Invitation à bord du jet privé d’un homme d’affaires local (Aziz Miled) qu’elle a voulu faire passer pour un opposant au régime, alors qu’il était proche du président tunisien.

- Affirmation selon laquelle la Tunisie n’était pas encore en crise alors que les troubles avaient commencé avant son voyage.

- « Oubli » de dire que durant ce séjour en compagnie de ses parents, ces derniers ont acheté les parts d’une société immobilière détenue par Aziz Miled, selon les révélations, hier, du Canard Enchaîné.

- Mais c’est sans doute une formule à l’emporte-pièce qui demeure la plus édifiante. « Quand je suis en vacances, je ne suis pas ministre des Affaires étrangères », avait déclaré, début février, Michèle Alliot-Marie.

Faux, puisque nous savons, depuis quelques heures également, qu’elle a eu une conversation avec Ben Ali au cours de ces mêmes vacances. Mais surtout consternante évocation du rôle ministériel, mission provisoire certes, mais à plein temps, au service du pays.

L’ancienne présidente du RPR, s’est éloignée manifestement des valeurs du gaullisme. L’actuelle patronne de la diplomatie française, a tout lieu de craindre le pire, en cas de crise internationale, si elle enchaîne aussi facilement les formules approximatives et les gaffes.

À ce niveau de désarroi, il n’y a pas de sauvetage durable, même si pour l’instant encore, le président de la République fait mine de la protéger. Michèle Alliot-Marie qui a collectionné les portefeuilles prestigieux devrait opter, d’elle-même, pour le départ. Afin de préserver quelque peu le bilan de son brillant parcours, un peu de panache ne nuirait pas. Ceci est un conseil terre à terre après un voyage en avion par lequel la ministre la plus titrée du gouvernement Fillon a bel et bien explosé en vol.


… atteinte à la vie privée ?

Je ne suis pas concerné, mais si je peux donner une idée à MAM et à ses parents, il existe le droit de déposer plainte pour diffamation, atteinte à la vie privée (justement), plainte à déposer contre ce « volatile nuisible » qui est déjà enchainé au P.S., et contre ce parti, qui comme je le pense doit financer ces ragots n’ayant plus aucun autre argument pour jouer son rôle d’opposition.
Il y a, un petit coq, à qui il faudrait couper les ergots, n’est ce pas M. Ayrault !
Si ces messieurs, dames les journalistes pouvaient être un peu impartial et ne pas tirer à boulets rouge, toujours sur les mêmes, la vie politique en France serait plus sereine.
Mais c’est bien connu, le Français adore semer la zizanie !!!!  
Kiko

Le serpent de mer

C’est le serpent de mer du Parlement européen. Comme le monstre du Loch Ness, l’«affaire du siège» surgit régulièrement des profondeurs aussi abyssales que fangeuses de la très petite politique européenne. Chaque fois qu’un eurodéputé est en mal de publicité, chaque fois qu’un groupuscule créé pour l’occasion croit devoir verser dans le populisme en dénonçant la gabegie du «cirque ambulant» entre Strasbourg et Bruxelles. Curieusement, en omettant ou en relativisant toujours Luxembourg, l’autre «siège» qui abrite le secrétariat de l’organisation, à mi-chemin de la capitale belge et de la métropole alsacienne.

Qu’ils semblent soucieux de l’argent du contribuable, ces eurodéputés en faisant du même coup croire qu’ils résident sept jours sur sept à Bruxelles... où, en réalité, ils ne sont pas plus souvent qu’à Strasbourg! Pauvres élus soumis au stress éprouvant de la bougeotte perpétuelle... dûment compensé en généreux frais de déplacements, y compris pour les fonctionnaires!

Alors, on avance les chiffres du surcoût des sièges multiples. Tantôt 220 millions d’euros par an, charge des bâtiments comprise, selon la campagne «One Seat» durant la législature précédente. Maintenant, 180 millions, plus – l’air du temps – 19 000 tonnes de CO2 inutilement rejetées dans l’atmosphère par la transhumance de 3 000 personnes par mois et la noria des camions de déménagement. Une curiosité, d’ailleurs, à l’époque de l’informatique, de la téléimpression et de l’archivage numérique. Pourquoi toutes ces caisses qui encombrent les couloirs et les bureaux du bâtiment Louise Weiss pour être rarement ouvertes?

Mais passons. Le vrai problème est politique, et il n’est pas nouveau. Les gouvernements français successifs, de gauche comme de droite, ont trop tardé à accepter la réalité du Parlement européen et, surtout, sa montée en puissance. Certes, Paris n’a jamais été avare en beaux discours, même en dotations spéciales pour la Ville de Strasbourg et a toujours su rappeler l’ «effet domino» des traités fixant les sièges des institutions européennes: toucher à Strasbourg, c’est remettre en question l’implantation de toutes les organisations européennes. Une belle détermination qui n’a pas empêché le lent glissement du Parlement vers Bruxelles, jusqu’à accepter que les «mini-sessions » en demi-journées dans la capitale belge prennent le rang de «plénières»... pourtant réservées à Strasbourg.

Et puis, il faut le reconnaître, l’élargissement de l’UE n’a pas vraiment favorisé Strasbourg. L’Union à 27 réveille le problème des liaisons ferroviaires et aériennes. Une vieille lune! Les plus anciens se rappellent le projet de liaison rapide Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg discuté début des années 1980, à l’époque de la CEE avec 12 Etats membres! Aujourd’hui, prendre le train Strasbourg-Bruxelles relève encore de l’aventure. Quant à l’aéroport dit «international» de Strasbourg... évitons les sujets qui fâchent.

Comme un miroir, la sempiternelle querelle du siège renvoie l’image de la construction européenne. Son passé en petites étapes et son présent. Un présent fait de replâtrage et de provisoire censé durer. Tant que l’Europe n’évoluera pas, le statu quo portant aussi sur le siège du Parlement restera inébranlable. Et faute de vision politique, l’évolution n’est pas pour demain.


Une diplomatie affaiblie

C'était en juillet 2010. Deux anciens ministres des affaires étrangères, un de droite et un de gauche, lançaient un appel. « L'instrument est sur le point d'être cassé, cela se voit dans le monde entier ». L'instrument, c'était l'appareil diplomatique français. Le motif de l'alarme, les coupes budgétaires. Les signataires : Alain Juppé et Hubert Védrine. Les deux derniers « vrais » ministres à avoir occupé le poste, aux dires de nombreux diplomates.

Six mois plus tard, ce diagnostic vient de se transformer sous nos yeux en un verdict politique. Les déboires de Michèle Alliot-Marie sur les multiples zones d'ombre de son récent séjour en Tunisie ternissent la voix officielle de la diplomatie française. À un moment particulièrement inopportun, compte tenu des profonds bouleversements en cours sur l'autre rive de la Méditerranée.

L'enchaînement des ratages, depuis un mois, est impressionnant. De l'aide policière proposée au régime à la veille de sa chute, à la fréquentation assidue et inopportune de membres influents de l'establishment tunisien de la période Ben Ali. Jusqu'aux affaires financières conclues, par sa famille, dans une dimension prétendument privée alors que peu de fonctions, au sein de l'État, sont aussi éminemment publiques que celle de chef de la diplomatie.

Comme pour compliquer un peu plus le tableau, le différend franco-mexicain a tourné au vinaigre et à l'affaire d'État, en l'espace de quelques heures, de quelques mots. En dehors de toute prévision pourtant possible du verdict qui condamne Florence Cassez. De toute gestion pondérée, toujours préférable lorsque le judiciaire et le politique sont si intimement mêlés. De part et d'autre. Les sauts d'humeur sont libératoires, mais le plus souvent mauvais conseillers.

Le malaise, désormais très perceptible au Quai d'Orsay, ne date pas de ce début d'année. « Le Quai est une coquille vide », affirme une diplomate. Tout se décide à l'Élysée. Au point que l'ancien ambassadeur au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, avait, l'an passé, critiqué vertement Bernard Kouchner, lui reprochant de ne pas démissionner alors qu'il était « complètement marginalisé ». Notamment sur les dossiers africains.

Nul n'ignore que, depuis 1958, la diplomatie c'est le jardin du Président. Mais jusqu'ici, le jardin était resté accessible, au moins au ministre concerné. Ce n'est plus vraiment le cas. « Les ambassadeurs se sentent comme les magistrats : méprisés », confie même un ancien ministre des Affaires étrangères, insoupçonnable pourtant de velléités subversives.

Comme sur les marchés financiers, le pouvoir est aussi une question de confiance. Le dirigisme limité à une seule garde rapprochée a peut-être l'apparence de l'efficacité, il se prive en fait de tout enrichissement extérieur. C'est un peu ce qui vient de se produire dans la séquence arabe de ce début d'année. L'alignement poli du ministre sur l'Élysée est, en diplomatie, un handicap. Il réduit le jeu des nuances, cruciales dans ce domaine.

Las d'endosser la responsabilité qui incombe aux politiques, les diplomates sourient, depuis quelques jours, à chaque révélation concernant leur ministre. Un sourire amer, car il masque mal l'impression d'un gâchis. Comme si le message politique que le pays envoie à l'extérieur était brouillon, incompréhensible. Sans suivi. Sans cohérence. Sans intuition. En un mot, sans cap. Au moment même où, de Rabat à Téhéran, l'Histoire s'emballe.

Match


Notre Président est content de lui. Pensez, il a réuni davantage de téléspectateurs que le match de foot France-Brésil ! Et jusqu’à la fin de son match à lui, « Paroles de Français », prolongations comprises. Et peu lui importe, à notre footeux présidentiel, qu’une partie du public, plus de la moitié selon les sondages, se soit endormie devant le match... Son goût de la fanfaronnade épicée de provocation fait d’ailleurs penser à un autre sélectionneur national, Raymond Domenech. Il affirme dans un magazine qu’il n’avait même pas vu les grévistes, comme notre Président. Il raille les leçons de morale des commentateurs, comme notre Président. Et il reconnaît des erreurs dans le choix des joueurs, comme notre Président devrait le faire en mettant MAM sur la touche... La différence, c’est que Raymond Domenech conclut, lucide: «Je me demande pourquoi personne ne m’a obligé à démissionner ».

Recherche made in USA

Sanofi-Aventis a enfin réussi à trouver son ticket d'entrée sur la grande scène de la biotechnologie américaine. Mais évidemment, comme il ne restait pratiquement plus de place, le groupe a dû vider son portefeuille. Genzyme est une « grosse PME » d'un peu plus de 10.000 personnes et de 4 milliards de dollars de revenu. Pour mettre dans sa poche cette société dix fois plus petite que lui, le français va payer plus de 20 milliards de dollars, soit cinq fois son chiffre d'affaires. Il n'y a que dans l'Internet que l'on peut trouver des ratios aussi stupéfiants !

A cela, deux raisons : la cible vaut surtout par l'excellence de sa recherche et sa rareté. Il n'existe pratiquement plus sur le marché de grandes sociétés de biotechnologie à vendre. Elle ont toutes basculé dans le camp des « big pharma », à l'exception d'Amgen, seule société du secteur à être devenue elle-même un géant.

Au final, ce ne sont donc pas les innovateurs qui sortent gagnants de la bataille. Voilà le paradoxe de l'innovation pharmaceutique moderne. Les grands laboratoires, mangés par leur technostructure, paralysés par l'exigence des autorités sanitaires et la peur des patients, sont en panne d'innovation. Les grandes découvertes médicamenteuses sont derrière eux et les copieurs fabricants de génériques devant. Aucun d'entre eux n'a pu susciter en interne de grande rupture technologique. Celle-ci est venue des universités américaines avec la biotechnologie, fondamentalement différente de la chimie des pharmaciens.

Et pourtant, à la différence de l'informatique, cette révolution américaine retombe finalement dans les bras des acteurs en place. L'explication est simple : les coûts de développement, tests et marketing, des médicaments sont devenus tellement élevés qu'ils constituent une barrière infranchissable pour les nouveaux entrants et ont même conduit les grands laboratoires à fusionner pour grossir encore. Est-ce pour autant une défaite de la politique industrielle américaine, qui a déversé des centaines de milliards de dollars dans la recherche pour voir ses fleurons achetés par des Français, des Suisses ou des Britanniques ? Sanofi nous apporte la réponse. Un prix d'achat faramineux et la promesse d'un développement bien plus important du site de Boston que ce qu'il ne fera jamais en France. Plus des trois quarts de la recherche médicale mondiale s'installeraient désormais à côté des universités américaines. Le capital intellectuel ne se délocalise pas si facilement. L'esprit d'entreprise non plus.

Hamad ben Isa al-Khalifa

Si, à soixante et un ans, le souverain de Bahreïn règne depuis bientôt douze années, c'est toute son existence qui a été imprégnée par le parfum du pouvoir. Fils aîné de son prédécesseur Issa ben Salman al-Khalifa, il avait quatorze ans quand il fut désigné prince héritier, avant d'épouser quatre ans plus tard une de ses cousines. Doté par ses études dans des académies militaires d'Angleterre et des Etats-Unis de la formation martiale qui sied à ses fonctions, le monarque aujourd'hui contesté par ses sujets a exercé ses premières responsabilités publiques à vingt et un ans comme ministre de la Défense. Auto-promu roi après avoir accédé au trône avec le titre d'émir, ce père de 12 enfants nés de ses 4 épouses gouverne en alternant la carotte et le bâton. Il a fait relâcher les prisonniers politiques et octroyé une charte instituant le vote des femmes et l'élection de la Chambre basse au suffrage universel. Néanmoins, ce sunnite, chef d'une dynastie de 2.500 membres, ne distille qu'au compte-gouttes les concessions démocratiques, de crainte d'être débordé par la majorité chiite, qui voit dans les Khalifa des usurpateurs depuis leur arrivée d'Arabie saoudite voilà deux siècles. Le passionné d'aviation, qui pilote lui-même ses hélicoptères, a critiqué en 2003 l'intervention des Etats-Unis en Irak. Mais il s'est donné depuis lors les moyens de rentrer en grâce à Washington en affirmant aux diplomates américains, selon WikiLeaks, qu'il juge le Rafale français « dépassé » au regard des avions « made in USA ».

Plus grande éruption solaire depuis plus de quatre ans, selon la Nasa

Le Soleil a produit mardi sa plus forte éruption depuis plus de quatre ans, signe que le nouveau cycle d'activité de notre astre a commencé après une longue période d'acalmie, selon un communiqué publié mercredi sur le site de la Nasa.
"Le Soleil a produit sa première éruption de catégorie X --la plus forte sur l'échelle-- en plus de quatre ans à 1H56 GMT le 15 février", précise l'agence spatiale américaine.
Le "Solar Dynamics Observatory" (SDO) de la Nasa a enregistré un flash de radiations ultra-violettes de très forte intensité dans une région très active de l'hémisphère sud du Soleil correspondant à la tâche numéro 1158.
L'hémisphère sud était jusque-là beaucoup moins actif que le nord.
Cette éruption a été précédée au cours des derniers jours de plusieurs autres de moindre puissance, à savoir de catégories dites M et C.
Cette forte éruption a été accompagnée d'une éjection de masse coronale, une puissante explosion magnétique dans la couronne du soleil qui projète à environ 900 km/seconde du plasma ionisé dans l'espace et qui, dans ce dernier cas, devrait atteindre l'orbite terrestre jeudi à 3HOO GMT.
Les éruptions solaires de cette puissance peuvent provoquer de graves perturbations des télécommunications au sol et dans l'espace ainsi que des systèmes de distribution électrique, prévient la Nasa.
Ainsi en 1972, une tempête magnétique résultant d'une éruption solaire avait plongé dans l'obscurité six millions de personnes au Québec.

Un médecin succombe à la grippe porcine

ALORS QUE L’INSTITUT PASTEUR SE MURE DANS LE SILENCE
Les responsables de l’Institut Pasteur refusent de communiquer sur un décès suspect.

Sommes-nous devant un autre scandale qui pourrait de nouveau ébranler l’Institut Pasteur? Le décès dû a une grippe porcine d’un chirurgien qui travaillait à l’hôpital de Rouiba, place l’Institut Pasteur au centre d’une nouvelle polémique après le scandale des vaccins. «La lenteur dont à fait preuve l’Institut Pasteur dans la délivrance des résultats des prélèvements pris sur ce médecin serait l’une des causes qui a empêché les médecins de traiter à temps le défunt contre la grippe porcine (H1N1)», raconte notre source. En effet, le Dr Koli, chirurgien à l’hôpital de Rouiba est décédé, mardi dernier à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja où il était traité pour la grippe porcine.
Le défunt a été contaminé en compagnie de deux autres médecins du même hôpital. Récit des faits: le défunt et un autre chirurgien du même hôpital ont été hospitalisés mercredi dernier pour une pneumopathie sévère. Voyant leur état s’aggraver, leurs médecins traitant ont décidé de les transférer dans des structures spécialisées en réanimation, à savoir Aïn Naâdja et Beni Messous. Entre-temps, il s’est avéré que le médecin réanimateur qui s’est occupé d’eux à Rouïba, présentait un syndrome grippal. Ce qui a mis la puce à l’oreille des médecins, qui ont décidé d’envoyer des prélèvements pour dépister le virus (H1N1).
Malheureusement, ces analyses n’ont pu être envoyées que lundi, étant donné que l’Institut Pasteur ne travaille pas les week-ends! Ce n’est pas tout...
Les résultats des analyses, qui en temps normal ne prennent qu’une journée, n’ont été communiqués que mardi pour le réanimateur, alors que les deux chirurgiens, dont le défunt, n’ont encore pas reçu les leurs! Malgré cela, le deuxième chirurgien est traité pour la grippe porcine et son état est en nette amélioration.
Notre source nous révèle cependant que les médecins de Rouiba se sont indignés contre cette anarchie qui a coûté la vie à l’un des leurs. «Comment vous expliquer qu’il n’y ait pas de permanence le week-end à l’Institut Pasteur?», s’interroge notre source. «Les virus ne prennent pas de week-end», ajoute-t-elle. «Est-ce normal que des résultats aussi importants que cela, et qui ne prennent que quelques heures pour être établis, ne soient communiqués que trois jours après?», s’indigne-t-elle. Ainsi, après l’affaire des vaccins, voilà celle de la grippe porcine...Contactés par nos soins, les responsables de l’hôpital de Rouiba «confirment le décès de leur médecin» mais refusent de «faire tout commentaire pour le moment».
Toutefois, ils affirment qu’une cellule de crise a été mise en place pour pallier toute mauvaise surprise et empêcher une épidémie. Pour cela, des mesures conservatoires ont été prises; ces dernières permetront de maîtriser la situation. Même si «les médecin sont inquiets, mais pour le moment, ils ne cèdent pas à la panique». La panique a par contre, gagné les habitants de la paisible ville de Rouiba où la nouvelle a circulé comme une traînée de poudre. Les habitants se sont rués vers les pharmacies pour acheter du Tamiflu et des gels hypocycloïdes pour les mains. Nous avons, néanmoins essayé de prendre attache avec les responsables de l’Institut Pasteur pour avoir leur version des faits. La réponse fut la même que celle de la direction saisie à Dély Brahim, ou l’annexe de Chéraga «Ils ne peuvent pas vous recevoir sans accréditation du ministère de la Santé, en plus ils sont en réunion!»

Des morts et des blessés parmi les manifestants

L’onde de choc des révoltes tunisienne et égyptienne atteint désormais le Yémen et Bahreïn.
Désormais, les feux de la contagion du soulèvement des peuples arabes se répandent et menacent de les faire tomber plusieurs régimes qui se sont imposés, des décennies durant, par la force de la matraque et la langue du feu. L’onde de choc des révoltes tunisienne et égyptienne, a, semble-t-il, atteint le Yémen et Bahreïn. C’est de la contagion pure et simple par l’effet domino. Au Yémen, un manifestant a été tué, alors que trois autres parmi les protestataires ont été gravement blessés. Ces tragiques incidents ont eu lieu, hier, lors des affrontements ayant opposé les forces de sécurité à des centaines de manifestants antigouvernementaux.
Les heurts ont éclaté, depuis mardi, dans la principale ville du Sud, Aden. Alors qu’au Bahreïn, un petit Etat du Golfe à majorité chiite, gouverné par une dynastie sunnite, deux morts ont été déjà enregistrés lundi dernier, tandis que de larges manifestations sont encore maintenues et les protestataires ne décolèrent pas. Les heurts entre les services de sécurité et manifestants ont pris de l’ampleur. Depuis le début de la semaine, les mouvements de contestations ont investi les rues du Yémen et du Bahreïn.
Les manifestants, réclamant des changements radicaux, en totale rupture avec les systèmes archaïques en place, déplorent des morts et des blessés. Au Yémen, les manifestants criaient à l’adresse du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, «Ali, dégage!».
Egalement, il est à signaler que les partisans du président, Ali Abdallah Saleh, armés de gourdins, de poignards et de pierres, se sont acharnés sur les étudiants dès qu’ils sont sortis de l’université pour tenter de se diriger vers le Palais présidentiel, sur la place Sabiine.
Cependant, des appels à l’occupation des lieux, «Ne quittez pas cette place jusqu’à la réalisation de vos revendications. Ne quittez pas cette place, c’est le message des martyrs», ont été lancés par un dignitaire religieux, pour galvaniser des milliers de personnes rassemblées sur la place.
A côté, à Bahreïn, un petit Royaume du Golfe, le mouvement de contestation, qui fait parler Obama, a été lancé à l’initiative d’internautes, qui ont appelé sur Facebook à manifester pour réclamer des réformes politiques et sociales, dans la foulée des soulèvements de Tunisie et d’Egypte.
Hier, des milliers de personnes étaient rassemblées sur une place de Manama pour réclamer des réformes. Sur cette place, l’opposition chiite a appelé à une «véritable monarchie constitutionnelle». Et puis, il faut dire que les excuses faites à la population après la mort de deux jeunes chiites et l’annonce de l’arrestation des responsables présumés, au sein des forces de sécurité, par le ministre de l’Intérieur, n’a pas refroidi la colère des protestataires.
Les manifestants scandaient «le peuple veut la chute du régime». Bon nombre d’observateurs n’excluent pas de voir ce petit Royaume du Golfe, plonger dans l’embrasement. Les Etats-Unis se sont dits «très préoccupés» après la mort des deux manifestants dans le Royaume, siège de la Ve Flotte, et ont appelé toutes les parties à la retenue. Peine perdue, car au centre de Manama, des centaines de manifestants ont passé la nuit dans des tentes sur la place de la Perle, rebaptisée par les manifestants «Place Tahrir» (Libération), à l’instar de celle du Caire, qui a été l’épicentre du soulèvement contre le président égyptien, Hosni Moubarak. Les manifestants révoltés réclamaient la libération des détenus et la démission du Premier ministre, membre de la dynastie régnante des Al Khalifa.

Une substance fait repousser les poils des souris: un espoir pour les chauves

La croissance n'est plus le bouclier des dictatures

Le développement ne protège pas les despotes. Au contraire, il les menacerait presque, de manière paradoxale, au vu de la chute d'Hosni Moubarak en Egypte (7 % de hausse annuelle du PIB depuis 2004, une des plus élevées du monde).

On objectera que cette croissance économique était fictive, qu'elle profitait seulement à une mince couche de la population, tandis que le peuple, lui, s'enfonçait dans la misère. Cela n'est pas si sûr. Tout d'abord, la théorie de la « révolte des ventres vides » cadre mal avec le profil des contestataires rencontrés au Caire, armés de téléphones portables, voire même adeptes de Facebook et de Twitter. En outre, nombre d'indicateurs de développement, quoique toujours indignes du XXI e siècle, ont réellement progressé en Egypte. La proportion d'enfants alphabétisés (80 %), de familles vivant dans des taudis (25 %), d'habitants survivant avec moins de 2 dollars par jour, de ménages ayant accès à l'eau potable et même de chômeurs s'améliorait régulièrement. L'Egypte se classait en 2010 à un rang somme toute pas désastreux, le 101 e, en matière d'indice de développement humain, devant des pays comme l'Inde, le Cameroun ou l'Afrique du Sud, où personne n'imagine la rue renverser le régime. Et une classe moyenne urbaine y émerge, même si elle ne représente encore que 15 % de la population. Certes, les Egyptiens croient que leur pouvoir d'achat n'a pas progressé depuis le début des réformes libérales de 2004, censées n'avoir profité qu'aux magnats proches de l'un des fils d'Hosni Moubarak, mais le PIB par habitant a bel et bien doublé en quinze ans. Et on constate que les paysans disposent parfois de tracteurs ou de systèmes d'irrigation, les citadins d'antennes satellites, d'électroménager et d'automobiles qui auraient été un luxe au début du siècle.

« Le régime se croit insubmersible tant qu'il a les moyens de subventionner le prix de l'"aish" », résumait en novembre dernier un banquier au Caire, faisant allusion à la galette de pain vendue au prix immuable de 25 piastres (3 centimes d'euro) depuis les émeutes de la faim de 1977. La subvention des produits de première nécessité et un appareil répressif fort de 3 millions de policiers et informateurs pour 80 millions d'habitants devaient garder le peuple sous contrôle. Mais voilà, « le bétail s'est rebiffé », selon les mots de manifestants de la place Tahrir, qui ne réclamaient pas tant du pain que de la liberté et de la dignité. Visiblement, la croissance économique et les esquisses de développement n'ont pas suffi.

Deux explications à cela. Les Egyptiens pouvaient légitimement éprouver la « frustration relative » chère aux sociologues Boudon ou Durkheim, que l'on pourrait résumer ainsi : « Que m'importe d'améliorer mon taudis si d'autres se pavanent dans des villas. » Les inégalités s'accroissaient jusqu'à l'absurde, sur fond de népotisme et de corruption. Tout le monde, au Caire, disposait de récits sur la manière dont tel ou tel ministre avait acquis des terrains à un prix dérisoire. Il y avait là de quoi susciter la colère des Egyptiens ordinaires, notamment de ces centaines de milliers de diplômés en droit, en pharmacie ou en ingénierie produits par le système éducatif mais condamnés à végéter dans de petits boulots.

En outre, le régime égyptien était confronté à un défi insoluble : comment moderniser « la momie » ? Comment prolonger le règne d'Hosni Moubarak, arrivé au pouvoir en 1981, à une époque où plus de la moitié de la population égyptienne n'était pas née, tout en s'adaptant à la mondialisation ? Comment préserver un régime policier capable d'arrêter et torturer arbitrairement -comme l'a révélé le célèbre cas du jeune Khaled Saïd -, au nom d'un état d'urgence en vigueur depuis trente ans, quasiment un record du monde, tout en attirant néanmoins des millions de touristes et les investisseurs internationaux ? Les premiers -subversion involontaire -véhiculaient des images de liberté et de prospérité ; les seconds, dont l'Egypte est la deuxième destination favorite en Afrique, avaient besoin d'un Etat de droit.

Le régime croyait avoir trouvé la parade en soulevant légèrement la soupape de la cocotte-minute, en adoptant une forme « plus subtile de néo-autoritarisme », pour reprendre l'expression d'Issandr El Amrani, l'auteur du blog de référence The Arabist. Internet n'était pas censuré. La presse égyptienne était la plus impertinente du Moyen-Orient. Grèves et protestations sporadiques étaient tolérées. Hosni Moubarak croyait pouvoir coopter des opposants loyaux. Il avait organisé, en 2005, la première élection présidentielle pluraliste du pays depuis 1952, qui n'avait servi, par le vide des bureaux de vote, qu'à révéler son manque de légitimité.

Bref, la chute de Moubarak illustre parfaitement cette fulgurance d'Alexis de Tocqueville, en 1856 : « Le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d'ordinaire celui où il commence à se réformer. Ce n'est pas toujours en allant de mal en pis que l'on tombe en révolution. Il arrive le plus souvent qu'un peuple qui avait supporté sans se plaindre [...] les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s'en allège. »

Faudrait-il cyniquement en conclure que les dictateurs pourraient se préserver en refusant sciemment tout développement, en réduisant classes moyennes, universités et Internet au strict minimum ? C'est la stratégie, pour l'instant efficace, suivie par le Turkménistan ou la Birmanie, qui disposent toutefois de l'avantage de n'avoir besoin ni d'investisseurs ni de touristes, étant abondamment pourvus d'hydrocarbures ou adossés à de puissants parrains géostratégiques. Cette posture elle-même semble aujourd'hui menacée. Des émeutes ont éclaté cette semaine en Libye. Les temps changent, décidément.

Presse: Google lance un service d'abonnement et de vente en ligne

Le groupe internet américain Google a lancé mercredi dans sept pays son service de vente en ligne pour les éditeurs de presse, auxquels il propose une plate-forme d'où ils pourront vendre abonnements et articles à l'unité.

Le service "One Pass" a été lancé en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada, en Italie, en Espagne et en Allemagne, a indiqué depuis Paris Philippe Colombet, directeur de "Google Actualités" pour Google France.

"One Pass n'est pas un site ou une application opérée par Google, mais une plate-forme destinée aux éditeurs pour qu'ils puissent, depuis leur propre site internet ou depuis leurs applications, vendre de manière très simple un abonnement ou un accès à un article", a-t-il expliqué.

Ce service "est une étape dans la valorisation de l'information payante, c'est une plate-forme technologique pour faciliter ces micro-paiements aussi bien pour l'éditeur que pour l'internaute", a ajouté M. Colombet.

"L'intérêt pour l'internaute est qu'il peut depuis tout type d'appareil - via le web ou le mobile - payer de manière très simple et fluide pour des articles ou des abonnements, et passer d'un titre à un autre", selon lui.

Cette offre se fait en partenariat avec Le Nouvel Observateur en France, Tomorrow Focus, Gruner & Jahr, Axel Springer en Allemagne, Prisa en Espagne et Rust Communications aux Etats-Unis, a précisé Google.

Le fabricant informatique américain Apple a dévoilé mardi son propre service d'abonnements à diverses formes de médias (presse, musique, vidéos) à travers son magasin en ligne App Store. Il prendra une commission de 30% des recettes d'abonnements via ce système.

James McQuivey, du cabinet de conseil en technologies Forrester research, estime que "ponctionner 30% des revenus représente une telle hausse des coûts pour une économie de contenus" que celle-ci pourrait ne pas s'en remettre.

"Je défends résolument le droit d'Apple de fixer les prix de ses produits comme bon lui semble. Mais c'est un raisonnement à courte vue", dit-il en notant qu'ainsi, "Apple a donné aux éditeurs, distributeurs et producteurs une bonne raison de chercher une alternative" à cette offre.

Dan Kennedy, professeur de journalisme à l'université Boston's Northeastern, estime également que la proposition d'Apple "paraît si chère qu'il est peu probable que beaucoup de publications l'adoptent". "Ou alors ils s'en iront dès qu'ils trouveront un système meilleur", a-t-il ajouté.

Interrogé par l'AFP sur le fait de savoir si "One Pass" était une réponse à l'offre d'Apple, Philippe Colombet a indiqué qu'il s'agissait d'un "développement prévu" par Google "et pas d'une annonce de circonstance".

"L'outil technologique est fourni gratuitement à l'éditeur et lorsqu'il y a une transaction - un abonnement ou un paiement à l'acte - l'éditeur reçoit la très grande majorité du revenu sur chaque transaction, environ 90%", a indiqué M. Colombet.

Moyen-Orient : la révolte se propage aux chiites de Bahreïn

Des milliers de personnes ont défilé à Manama, capitale de cet archipel du golfe Persique, pour les obsèques d'un des deux manifestants tués lundi lors d'un premier mouvement de contestation convoqué par Internet. 


  La propagation aux pays arabes de la révolte partie de Tunis a changé de dimension hier avec les manifestations de Bahreïn. C'est en effet la première monarchie pétrolière touchée, de surcroît sur fond de discriminations religieuses et de rivalités géostratégiques.

Des milliers de personnes ont défilé à Manama, capitale de cet archipel du golfe Persique, pour les obsèques d'un des deux manifestants tués lundi lors d'un premier mouvement de contestation convoqué par Internet. La plupart des contestataires étaient de confession chiite, comme les deux tiers des 600.000 citoyens de Bahreïn. Certains, à l'image d'Ali Salmane, chef du parti d'opposition Wefaq, réclamaient seulement l'instauration d'une «  véritable monarchie constitutionnelle où le gouvernement serait désigné par le peuple », ainsi que le limogeage du Premier ministre, Khalifa bin Salman Al Khalifa, en poste depuis... 1971. A l'inverse, d'autres ont carrément réclamé la chute du régime, c'est-à-dire de la monarchie sunnite des Khalifa qui truste les postes ministériels.
Les chiites se plaignent régulièrement de discriminations dans l'emploi et les services publics, au profit de la minorité sunnite. Cependant, ils disposent généralement d'un niveau de vie convenable, le PIB par habitant s'élevant à 28.000 dollars grâce, pour moitié, au pétrole (dont les réserves sont presque épuisées toutefois) et à un centre financier régional dynamique, aux actifs évalués à 217 milliards de dollars. La vie politique à Bahreïn est aussi relativement démocratique, ce qui est rarissime dans la région, bien que les dernières législatives aient été marquées, en octobre dernier, par l'arrestation de centaines de chiites qui protestaient contre le « charcutage » des circonscriptions.
Les manifestations des derniers jours sont d'autant plus explosives que Bahreïn (où est basée, en outre, la 5e flotte américaine, en charge du golfe Persique et de l'Afrique) est depuis longtemps l'objet d'une rivalité entre l'Iran chiite, de l'autre côté du golfe Persique, et l'Arabie saoudite sunnite, à laquellle l'archipel est d'ailleurs relié par un pont de 25 kilomètres. Riyad, numéro un mondial du pétrole, est très sensible aux ingérences iraniennes et à toute révolte chiite car ses champs pétrolifères se trouvent situés dans des régions peuplées essentiellement par sa propre minorité chiite, laquelle souffre aussi de discriminations dans le royaume saoudien...

L'autre nom de l'austérité

Jouer sur le vocabulaire fait partie de l'art de la politique. Un exemple en est donné par Angela Merkel, avec le « pacte de compétitivité » qu'elle propose à ses partenaires européens. Pressée par une opinion publique allergique aux dépenses à fonds perdus en faveur d'Etats réputés laxistes, la chancelière s'en est d'abord tenue à la ligne fixée par le traité de Maastricht -le chacun-pour-soi en matière de finances publiques. Le cours des événements l'ayant ensuite convaincue que l'éclatement de l'euro comporterait pour l'économie allemande beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages, elle s'est convertie à la solidarité communautaire. Mais il lui fallait présenter ce changement de cap en termes positifs, et sans trop effaroucher, d'un côté, ses compatriotes opposés aux largesses, et de l'autre les populations des pays en difficulté, déjà durement éprouvées : « compétitivité » et « convergence » étaient les mots magiques. On sait ce qu'ils signifient pour Angela Merkel : entre autres, un tour de vis sur les salaires, une extrême rigueur budgétaire, gravée dans le marbre par des règles constitutionnelles, l'harmonisation vers le haut de l'âge de la retraite... Et pour faire appliquer ces contraintes, le resserrement de la surveillance mutuelle au sein de l'Union. Berlin consent au « gouvernement économique » européen, à condition d'en fixer le programme.

Cette incitation à la compétitivité, autre nom de l'austérité, implique une logique économique nouvelle en Europe : la croissance ne doit plus être tirée par la demande intérieure, mais par les exportations. L'Allemagne donne l'exemple : son excédent commercial de 63 milliards d'euros pour les trois premiers trimestres de 2010 contraste avec les 170 milliards de déficit cumulé des 26 autres pays membres de l'Union. En somme, les Allemands disent à leurs partenaires : « Ressemblez-nous ». Consigne pertinente pour surmonter la crise de la dette, mais qui risque, si elle est appliquée avec trop de constance, de repousser à un horizon très lointain une vraie reprise sur le continent.