TOUT EST DIT

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mardi 8 mars 2011

Kadhafi, le dernier admirateur d’Israël

De ma vie entière, je n’aurais jamais pensé vivre assez longtemps pour voir ceci: un despote arabe justifiant une opération militaire de manière favorable, la comparant à ce que fait Israël pour se défendre !

Interviewé sur France 24 lundi, Mouammar Kadhafi a défendu le droit à son armée d’opprimer les activités des rebelles, en comparant ses mesures de répression à la guerre d’Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza en 2009, disant que “même les Israéliens, quand ils sont entrés dans la bande de Gaza, ils sont venus avec des tanks pour lutter contre de pareils extrémistes. C’est la même chose ici! Nous avons de petits groupes armés qui nous combattent. Nous n’avons pas fait recours à la force dès le début… Les unités armées de l’armée libyenne ont dû se battre face à de petites bandes armées d’al-Qaida. C’est ce qui s’est passé. “

Il y a, bien sûr, d’énormes différences entre l’opération Plomb Durci et la campagne de massacre de Kadhafi. Plomb Durci arrivait; par exemple, après au moins 3 ans de bombardement quotidien, par le Hamas, des villes israéliennes, ans que jamais il n’y ait une réponse militaire.
Mais ce n’est pas le point d’importance ici: un dirigeant arabe, très attaché à la cause palestinienne, un dirigeant qui attaque Israël dès qu’il le peu, qui a émis un timbre en l’honneur de la résistance du Hamas à Gaza, utilise aujourd’hui Israël pour défendre exactement les arguments qu’il attaquait il y a quelques semaines ! Par ses mots, il autorise donc Israël à entrer dans Gaza et à détruire le Hamas. Même avec l’aviation. Donc même avec cette fameuse “force disproportionnée” dont il se plaignait…
C’est un petit exemple, mais révélateur de la façon dont la géopolitique du Moyen-Orient est sensible aux crises de mégalomanies des pires dictateurs arabes. Bien entendu, Israël se serait bien passé d’un pareil commentaire, surtout quand on sait que ce sont les syriens qui ont prêté leurs pilotes de chasse pour écraser les libyens… Mais si on ajoute cela à toutes les révélations wikileaks… Cela nous donne un monde ou tous les chefs d’états admirent Israël mais l’utilisent comme vecteur de haine pour souder leurs peuples incultes…

jeudi 17 février 2011

Ben Ali aurait fait une crise cardiaque et serait dans un état critique

Cela semble être dans l’air du temps. Après les informations sur l’état de santé de Hosni Moubarak, il semblerait que c’est au tour de l’ancien président tunisien, Ben Ali, d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.
C’est un journaliste français, Nicolas Beau, spécialiste de la Tunisie qui a, dans un premier temps révélé l’affaire:
D’après les confidences de source totalement sûre obtenues à Tunis, l’ancien président tunisien Ben Ali, qui se trouve en Arabie Séoudite, vient d’être victime d’une attaque cérébrale et transporté d’urgence à l’hopital de Djedda.
L’ex chef de l’Etat a été admis dans cet établissement réservé aux princes séoudiens sous une fausse identité, pour raison de sécurité. Son état est jugé très inquiétant. Toujours d’après les mêmes sources à Tunis, Ben Ali serait plongé dans le coma.
Malade depuis déja plusieurs années, le dictateur tunisien avait été très éprouvé par son départ forcé de Tunisie. Son épouse, Leila Trabelsi, n’est plus à ses cotés.
Ce soir, JSSNews à obtenu une information d’un diplomate exerçant ses fonctions au Proche-Orient, qui confirmerait les dires cités plus haut. “Ben Ali est tombé dans le coma le 15 février en fin d’après-midi. D’après ce que nous savons, son état est critique mais les meilleurs médecins du Royaume ont été envoyés en urgence. Je pense même que des médecins occidentaux ont été également invité à prendre l’avion le plus rapidement possible pour Djeddah. Presque tout le monde diplomatique est au courant. Le nouveau président par intérim, en Tunisie, est également au courant et suit les évènements heure par heure” explique cette source à JSSNews sans pouvoir en dire plus plus l’instant.
 
En attendant plus de nouvelles, d’autres informations font état de la non-présence de la femme de Ben Ali en Arabie Saoudite. Son “libéralisme exacerbé” aurait été un problème et plusieurs sources pensent que Leila Trabelsi se serait réfugié en Lybie ou aux Emirats Arabes Unis. Malgré tout, ses liens avec Khaddafi étant très forts, la première solution serait la plus juste. A moins qu’avec les manifestations actuelles dans le pays, elle ait décidé de quitter Tripoli pour le luxe émirati.
Une chose est sûre, à la vitesse ou les crises cardiaques des leaders arabes chassés du pouvoir semblent se produire, espérons que les compagnies d’assurances vie du Proche-Orient ont le cash nécessaire en banque pour ne pas faire faillite dans deux mois…

 
 

mercredi 16 février 2011

Bienvenue en Israël. Etat d’apartheid ?

Quand vous conduisez sur la route 1 en direction de Jérusalem depuis Tel-Aviv, la route se divise en deux. La voie de gauche, en approchant de la ville sainte, est désignée par une pancarte “uniquement pour les juifs.” Celle de droite est balisée “obligatoire pour les non-juifs.”
Ah. Pardon. Je me suis trompé. Je parlais d’un voyage à la Mecque en Arabie Saoudite ou les routes se divisent en deux pour les musulmans et les non-musulmans. Parce qu’en Israël, l’Etat Juif ou l’arabe est une langue officielle, un pareil apartheid n’existe que dans l’imagination de quelques antisémites occidentaux.

L’apartheid en Israël n’a aucun sens, parce que, sous la juridiction israélienne, pour la première fois en deux mille ans, les lieux saints de Jérusalem et, en fait, de tout Israël, sont ouvertes sans restriction aux croyants (et non croyants) de toutes les religions (ou d’aucune).
Mais cela n’a pas toujours été le cas. Le tombeau des patriarches à Hébron par exemple. Les musulmans n’ont pas été autorisés à y entrer. Enfin, ils étaient interdits d’accès lorsque les croisés chrétiens ont conquis le lieu en l’an 1100. Et, lorsque les Turcs et plus tard les Jordaniens ont pris le contrôle de ce lieu Saint, les Juifs n’étaient pas autorisés à aller de recueillir. Mais jamais à cette époque, personne n’a parlé d’apartheid. C’est quand les juifs autorisent tout le monde à prier qu’il s’agit d’apartheid. Non, pire, c’est quand les juifs acceptent de diviser le caveau des patriarches en deux parties; une pour eux et une pour que les musulmans puissent y créer une mosquée que l’on accuse les juifs d’apartheid: les israéliens auraient dû accepter de donner tout le caveau pour le transformer entièrement en mosquée!
La 7e édition de la Semaine contre l’apartheid israélien est prévue d’avoir lieu à travers le monde au début du mois de mars de cette année. Ses organisateurs décrivent cette semaine comme ayant pour but «d’éduquer les gens sur la nature d’Israël, avec son système d’apartheid et la semaine à pour but d’expliquer le concept de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).”
Ceux qui sont familiers avec Israël doivent savoir que la notion même du pays étant un Etat d’apartheid est un non-sens absolu. Il y a des juges arabes, des membres arabes de la Knesset et les consuls arabes. Il y a même eu, en 2007, un Président arabe ! En Israël, il y a également des Bédouins, des Druzes ou encore des Circassiens qui servent dans l’armée aux côtés des juifs. Allez dans nos hôpitaux, où le personnel juif et arabe travail main dans la main à sauver des patients venus d’Israël ou des Territoires, qui dorment dans les mêmes chambres. A la télévision, les présentateurs arabes et juifs travaillent ensemble également. Sur la chaîne public israélienne, il y a des émissions exclusivement en arabe, avec des sous-titres en arabe.
Si vous visitez les universités (même l’Université Hébraïque de Jérusalem), vous rencontrerez des Professeurs et des étudiants qui viennent de toutes les couches de la sociétés. De toutes les origines. Faites un tour dans les banques, les  supermarchés et les centres commerciaux: vous trouverez tout le monde, achetant des produits de partout, et payant à des caissiers parlant toutes les langues, avec des billets de banque imprimés en hébreu, arabe et anglais.
Toutefois, j’aimerais citer le psychologue et philosophe américain, William James, qui a dit: “Il n’y a rien vraiment  absurde à partir du moment ou vous répétez souvent quelque chose: les gens vont y croire.” Cette stratégie, celle de BDS en l’occurrence, semble fonctionner à merveille. Malheureusement, tout ce qu’ils disent est faux et leurs exemples sont entièrement démontables!
Alors que les Juifs et les Arabes vivent côte à côte en Israël, Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, a déjà dit très clairement que les Juifs ne seront pas autorisés à séjourner dans un État palestinien dès lors qu’il est établi. Seul l’été dernier, il a été cité par l’agence officielle palestinienne Wafa comme ayant dit: “Même dans les forces de l’OTAN qui pourrait sécuriser la région, il ne faudra pas un seul juif. AUcun d’entre eux de vivra sur la terre palestinienne.”
Bien sûr, il est vrai que les voyageurs – et pas seulement les Arabes – sont soumis à un examen particulier dans les aéroports d’Israël. Bien sûr, il est vrai, surtout depuis l’Intifada, que la plupart des Palestiniens (faisons bien la différence entre “palestinien” et “arabe israélien”) ne sont pas autorisés à entrer en Israël. Bien sûr, il est vrai que certaines routes de Judée ou de Samarie sont interdites aux Palestiniens (une fois de plus, on parle de citoyen étrangers, mais de personnes de religion différente). Mais tout ceci n’est pas la cause d’une politique d’apartheid. Cela reflète plutôt une préoccupation réelle et justifiée pour la sécurité d’un pays que ses voisins (et même ceux qui ne sont pas voisins) aimeraient détruire.
Au lieu de participer a cette semaine d’apartheid, venez visiter Israël, manger dans les restaurants créés par les réfugiés du Darfour, boire un thé dans un bar à narguilé arabe de Jaffa, déguster le Houmous de la ville à majorité arabe d’Abu Gosh, manger les sushis du chef Japonnais Kiro Hito à Jérusalem, dansez avec les travailleuse venues des Philipines dans les boites de Beer Sheva, flirtez avez les beaux ethiopiens (et les magnifiques éthiopiennes) qui vivent chez eux, en Israël.

samedi 12 février 2011

Game Over : Moubarak démissionne. Le Proche-Orient dans l’instabilité.

Tremblement de terre en Égypte : Après plus de deux semaines de violentes manifestations, le président Hosni Moubarak a démissionné à l’instant même. C’est le vice-président Omar Suleiman qui l’a annoncé dans une brève apparition à la télévision vendredi. Les masses populaires et islamistes exultent.
Suleiman n’a pas fourni de plus amples détails.
Plus tôt vendredi, al-Jazeera a rapporté que Moubarak a quitté Le Caire et se dirige vers la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh. Plus tard, le bureau présidentiel avait prévenu qu’il avait l’intention de publier une déclaration importante. Ce qui s’est avéré être l’annonce du départ de Moubarak.
Tout se joue donc maintenant : ou El Baradei prend le pouvoir et c’est une catastrophe pour la région. Ou les frères musulmans le font et c’est une catastrophe également. Ou enfin Suleiman garde la main, au moins pour les prochains mois, et tout peut redevenir normal.

« Compte tenu des conditions difficiles que traverse le pays, le Président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d’abandonner le poste de Président de la République et chargé le conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays », a déclaré Omar Suleiman dans son allocution télévisée.
Les centaines de milliers de manifestants réunis place Tahrir au Caire ont explosé de joie à l’annonce de cette démission après trente ans au pouvoir.
Plus tôt dans la journée, Obama a publié un communiqué pour dire que « le départ de Moubarak du Caire est une première étape positive ». Voilà comment l’Oncle Sam traite un ami de 30 ans.  Avec de pareils amis, Moubarak n’avait vraiment pas besoin d’ennemis.
Ce vendredi matin, Hosni Moubarak avait quitté Le Caire en compagnie de sa famille pour se réfugier dans l’une de ses résidences, dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans le Sinaï. L’avenir de Moubarak avait été annoncé un peu plus tôt par la démission de Hossam Badrawi. Connu pour être plus ouvert à l’opposition que les caciques du parti, le secrétaire général du parti au pouvoir a cédé son poste, estimant que sa tâche était remplie, la délégation des pouvoirs de Moubarak à Suleiman ayant été achevée.
L’armée égyptienne a annoncé ce matin qu’elle se portait garante des réformes promises par le Président Hosni Moubarak, en appelant à un retour à la normale dans le pays et en mettant en garde contre toute atteinte à la sécurité de l’Egypte. Dans “le communiqué numéro deux” du conseil suprême des forces armées, lu à la télévision publique par un présentateur, l’armée a également assuré qu’elle garantirait des « élections libres et transparentes », au lendemain de l’annonce par Hosni Moubarak qu’il déléguait ses prérogatives à son vice-président.
Le conseil de défense assure qu’il garantira la tenue d’ « élections présidentielles libres et transparentes à la lumière des amendements constitutionnels décidés » et « met en garde contre toute atteinte à la sécurité de la nation et des citoyens ». Il souligne enfin « la nécessité d’un retour au travail dans les établissements de l’État et le retour à la vie normale ».
Une chose est sûre, avec le départ de Moubarak, c’est tout le Proche-Orient qui tombe dans l’instabilité.

lundi 7 février 2011

Réveil de l’Europe? David Cameron veut lutter contre l’intolérance islamiste!

L’Europe doit faire cesser l’intolérance des valeurs occidentales au sein de ses communautés musulmanes et des groupes d’extrême-droite si elle compte vaincre les racines du terrorisme. Le Premier ministre britannique David Cameron sonne le gong et compte bien réveiller l’Europe de son immobilisme inquiétant.
Cameron était à Munich hier ou il a participé à la Conférence Annuelle sur la Sécurité des Gouvernements Européens. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, il a tenu un discours critique contre l’islamisme. Mais plus encore, il a fait l’auto-critique de l’Europe en affirmant que trop de tolérance vers les minorités intolérantes amène la haine et la division.

Il a dit que la Grande-Bretagne avait constaté que de nombreux terroristes condamnés avait d’abord été influencé par ce qu’on appelle des “extrémistes non-violent”. Des gens qui ne sont pas impliqués dans des complots, mais qui dénoncent la politique occidentale et de la culture européenne. Un discours indirect d’incitation à commettre des actes de violence.
“Nous ne vaincrons pas le terrorisme par les seules mesures que nous prenons en dehors de nos frontières. L’Europe a besoin de se réveiller. Elle à besoin d’analyser et de voir ce qui se passe dans notre propre pays, dans notre propre union», a dit Cameron lors de la conférence.
La Grande-Bretagne et l’Allemagne ont de bruyants débats nationaux sur l’impact de l’immigration, et sur les difficultés de l’intégration de certaines communautés religieuses. Pour la France, cela devrait arriver petit à petit avec l’élection présidentielle. Sarkozy ayant décidé de choisir le terrorisme islamique comme un des thème de campagne.
“Chez nous, nous avons même toléré ces communautés séparées quand elles voulaient vivre d’une manière allant à l’encontre de nos valeurs”, explique Cameron. «Nous avons encouragé les différentes cultures à vivre des vies séparées. Nous avons laissé germer la graine de la haine.”
“C’est notre culture de tolérance qui a permis aux deux extrémistes: islamistes et d’extrême-droite, de renforcer le soutien pour leur cause. Nous avons été trop prudents. Nous avons même franchement eu peur. Peur de nous lever contre eux”, a t-il dit.
“Certains alliés européens ont critiqué la Grande-Bretagne pour héberger les pires religieux musulmans que compte l’Europe. Des religieux expulsés de leurs pays orientaux pour extrémisme. On a été critiqué pour ne pas sévir contre ces mosquées et pour laisser se promouvoir une vision pervertie de l’Islam. ”
“Si nous voulons vaincre cette menace, je crois qu’il est temps de tourner la page sur l’échec des politiques du passé», explique Cameron. “Au lieu d’ignorer cette idéologie extrémiste, nous, les gouvernements et les sociétés avons appris à y faire face.”
Réponse de la brebis: Mohammed Shafiq, de la Fondation Ramadhan: “vous tentez le diable en échauffant les esprits. Pointer du doigt les musulmans comme vous le faite alimente l’hystérie et la paranoïa de l’islam et les musulmans. “
Jusqu’à présent, aucun gouvernement européen n’a réellement osé déclarer de telles choses contre les islamistes. Pas contre les “musulmans”, non, contre les islamistes. Parce qu’a chaque mot contre les apprentis terroristes musulmans, étrangement, ce sont tous les musulmans qui se sentent visés. Il y a pourtant une barrière entre les deux.

Et maintenant, le Koweït ? Un casse-tête pour Obama…

Un groupe de jeunes koweïtiens a appelé dimanche soir à un rassemblement de masse devant le parlement, mardi, pour protester contre “des pratiques non démocratiques” utilisées par le gouvernement. L’objectif des manifestations est “de faire pression pour son éviction. “
Voilà donc un nouvel Etat prêt à se rebeller contre ses dictateurs et l’on peut s’attendre à ce que tout le monde soit content. Hormis ceux qui luttent contre l’islamisme puisque la Tunisie, l’Egypte et le Koweït ont beau être des Etats musulmans, ils n’ont pas moins combattu l’islamisme ces dernières années. J’ajoute que dans ce dernier pays, les choses sont plus compliquées mais il n’empêche, les koweïtiens collaborent beaucoup avec l’occident pour lutter contre le terrorisme.
Si le cas du Kowaït devrait donc inquiéter l’occident dans sa globalité, la question ne devrait donc pas tellement se poser aux Etats-Unis. Barack Obama devrait, en tout état de cause, inviter le peuple à continuer ses manifestations et le gouvernement à lâcher du lest.
Oui mais… La géopolitique du Proche et du Moyen Orient est souvient bien plus complexe qu’elle n’y laisse paraître. Ainsi, depuis 1991 et la Guerre du Golfe, les Koweïtiens sont dans leur très grande majorité pro-américains. Le peuple de ce pays est reconnaissant avec George Bush pour avoir sauvé le pays des troupes de Saddam Hussein.
Ainsi, quand on dit “des jeunes veulent manifester contre le gouvernement au Koweït, les choses deviennent complexes pour celui qui occupe la Maison Blanche. Que faire, soutenir les jeunes (avec qui on imagine derrière) ou, dans un premier temps en tout cas, se taire et laisser faire les répressions policières qui auront lieu ?
La situation au Koweït, malgré un certain blackout des médias, est aujourd’hui explosive. Les manifestants veulent la tête du Ministre de l’Intérieur, Cheikh Jaber Khaled Al Sabah, pour son rôle dans la mort d’un jeune, torturé par la police lors d’un interrogatoire. Pour ne pas faire trop de bruit, le gouvernement a retardé l’enquête.
Mohammad Al Mutairi Gazzai, 35 ans, est décédé le 11 Janvier dans un poste de police, après avoir été torturé pendant six jours. Seize policiers ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire.  Le Cheikh Jaber (ministre de l’intérieur), membre de la famille régnante, avait proposé sa démission… Qui a été refusée par le cabinet.


dimanche 6 février 2011

La Jamaa Islamya tape sur les Frères Musulmans

Dans une nouvelle étape de l’escalade islamiste en Égypte, le Dr Muhammad Badi, Guide Général des Frères Musulmans, a demandé à ceux qui manifestent contre les autorités en Égypte d’être patient et de persévérer pour assurer le succès de ce qu’il appelle le “saint soulèvement”, jusqu’à ce que le régime de Moubarak quitte le pouvoir.
Selon des observateurs, le guide a apparemment lui-même installé les enceintes lors de son discours en pleine rue lors duquel il a déclaré, « au nom du peuple égyptien, nous ne parlerons jamais avec le pouvoir ».

Dr. Najih Ibrahim, théoricien d’Al-Jamaa Islamiya, a déclaré au journal arabe anglophone Asharq Al-Awsat que ceux qui rejettent l’appel au dialogue qui leur est offert par le régime égyptien « cherchent le chaos et à provoquer le Caire pour brûler la capitale ». Il a souligné que les Frères Musulmans « sont des maîtres d’incitation à la haine et qu’ils savent très bien s’approprier les révolutions ».
La Jamaa Islamiya critique non seulement les Frères Musulmans mais apportent également leur soutien à ce que fait Moubarak pour sortir de cette crise. La déclaration de Nakib Ibrahim va même plus loin puisque selon lui « 90% de ce que les manifestants réclament, Moubarak leur a offert lors de son dernier discours ».
« Moubarak sait qu’il est en fin de règne. Il ira jusqu’au bout. Jusqu’en septembre. C’est simplement la fin d’une époque dans la douleur.  Qu’avons-nous besoin pour la suite ? Avons-nous besoin d’humilier le président ? Cet homme s’est battu pour l’Égypte pendant 30 ans. Je dis cela bien que je fus emprisonné par ses services pendant 2 décennies parce que je suis membre de la Jamaa. »
Ibrahim a poursuivi en disant que « les jeunes manifestants devraient rentrer chez eux. Emmener la chaos en Égypte, c’est pire que légitimer la corruption ».
Enfin, il a noté que « contrairement aux combattants du Hezbollah et du Hamas, les 12 leaders de la Jamaa Islamiya emprisonnés en Égypte ont refusés de s’échapper des prisons égyptienne ces derniers jours ».